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dimanche 9 décembre 2018

"Nous, médecins, réclamons une loi pour l'euthanasie"

« Nous, médecins, 

réclamons une loi pour l'euthanasie »


 


FIGAROVOX/TRIBUNE - Trente-six médecins, membres du « Choix citoyens pour une mort choisie », répondent à un appel de confrères à ne pas céder sur l'interdiction de l'euthanasie. Ils plaident pour une nouvelle loi qui reconnaisse à chacun le droit de décider du moment de sa mort.




L'association « Choix citoyens pour une mort choisie » a pour but la légalisation du suicide assisté en France.


 
La responsabilité de décider de la vie et de la mort d'un patient ne nous revient pas. Nous, médecins, pensons qu'un être humain doit avoir le droit de décider du moment de sa mort et de la manière d'y parvenir lorsqu'une maladie grave et incurable lui retire toute qualité de vie et lui fait subir d'intolérables souffrances.

Or, dans une tribune récente, un groupe de nos confrères refuse ce droit aux malades, en les qualifiant de « personnes vulnérables » qu'il convient de protéger comme des enfants mineurs. Même si, heureusement, les droits des malades ont progressé au fil du temps, il reste encore un cap à franchir, qui est de reconnaître la liberté de chacun de choisir sa fin de vie.



Le refus d'accorder cette liberté à une personne majeure et capable, revient à laisser ce droit aux médecins.

Le refus d'accorder cette liberté à une personne majeure et capable, revient à laisser ce droit aux médecins. En vertu de la loi actuelle, ce sont eux qui décident de placer le malade sous sédation profonde et continue et d'arrêter l'alimentation et l'hydratation, jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Pour tenter de justifier leur position, les signataires de cette tribune évoquent des arguments qui ne tiennent pas face à la réalité telle qu'elle est vécue par les malades.

Ils prennent pour acquis que l'être humain n'envisage une aide active à mourir que lorsqu'il est en bonne santé, ou, s'il est déjà malade, que cette demande est faite sans qu'il y ait vraiment réflexion, dans la légèreté, comme s'il s'agissait simplement de partir en voyage. Ils ne semblent pas pouvoir accepter que, lorsqu'un malade demande à mourir, après que tous les soins disponibles lui ont été prodigués, c'est qu'il n'y a plus, à ses yeux, d'alternative.

Nos collègues ont raison lorsqu'ils disent que l'être humain veut vivre, il est prêt à négocier avec la maladie pour rester parmi les siens un peu plus longtemps. Mais n'oublions pas le corollaire de cette affirmation qui est que lorsque la personne malade dit « je veux mourir, aidez-moi à en finir », c'est qu'il n'en peut plus des souffrances physiques et psychologiques provoquées par sa maladie.



Dans le cas où la mort intervient sans qu'on la provoque, celle-ci peut survenir à tout moment.

Nous sommes surpris que ce groupe de médecins ne puisse envisager que, lorsque la mort est programmée, comme c'est le cas en Belgique lorsqu'une euthanasie doit être pratiquée, tout ce qu'ils décrivent des derniers moments de la vie, les « belles choses » dont, selon eux, le malade et ses proches seraient privés lors d'une euthanasie, existent et sont vécues de façon encore plus intense et sereine, car chacun connaît le moment où la vie se terminera et a pu s'y préparer.

Dans le cas où la mort intervient sans qu'on la provoque, celle-ci peut survenir à tout moment. Quel médecin n'a pas tenté, sans succès, de consoler des proches submergés par la tristesse et la culpabilité de ne pas avoir été présents lorsque ce moment est arrivé.

La loi, telle que nous la souhaitons, devra, à l'exemple de la loi belge, prévoir plusieurs étapes incontournables pour que les médecins s'assurent que c'est bien la volonté du malade, qu'il est bien atteint d'une maladie grave et incurable dont il mourra à plus ou moins brève échéance, qu'il n'est pas dépressif, atteint de troubles psychologiques ou psychiatriques, qu'on lui a bien expliqué quels sont les traitements encore possibles et quels avantages il pourrait en tirer et, finalement, qu'il n'est pas l'objet de pressions extérieures. La question lui sera posée plusieurs fois, pour s'assurer qu'il n'a pas changé d'avis. S'il ne peut plus exprimer sa volonté de vive voix, sa personne de confiance le fera en son nom, en s'appuyant sur ses directives anticipées.

Si, à l'issue de cette procédure, le malade, ou sa personne de confiance, continue de demander l'aide à mourir, nous n'aurons pas à mettre en doute sa volonté car c'est lui qui souffre et qui est arrivé à la difficile décision de ne pas prolonger sa vie. Comme vous l'écrivez, nous devons faire preuve de compréhension à son égard et cela signifie que nous devons respecter son choix.

Ces médecins évoquent, comme nous l'avons souvent entendu, le risque de dérives. Nous leur répondons que c'est l'absence de loi qui pose des risques importants. Qu'au contraire, la loi, lorsqu'elle est bien rédigée et actée, empêche ces dérives car elle fixe le cadre précis de son application.

Prétendre que l'expression de la volonté de mourir serait symboliquement un ultime appel envers la solidarité humaine plutôt qu'un souhait de voir provoquer la mort, revient à se placer au-dessus de ceux qui vivent ces moments et à les traiter comme s'ils étaient des êtres inférieurs. Il s'agit d'une « vue de l'esprit » qui n'a rien à voir avec cette souffrance bien réelle, cette totale absence de qualité de vie, ces heures, journées, mois interminables passés dans un lit à attendre que tout cela s'arrête.

Les malades demanderaient à mourir sous la pression de leur entourage familial. Dans l'éventualité où une loi serait votée, celle-ci prévoirait que les médecins et psychologues s'assurent de l'absence de toute pression, avant de donner leur accord pour une aide active à mourir.

Le temps éprouvant de l'agonie ne serait plus d'actualité car il est maintenant accompagné médicalement. Cela est vrai dans un grand nombre de cas, mais il y a d'autres cas, encore trop nombreux, de personnes qui sont atteintes, notamment, de maladies neurodégénératives et qui ne peuvent pas être placées sous sédation profonde et continue, avec des traitements analgésiques. Que faire de tous ces gens qu'on ne peut pas, qu'on ne sait pas, soulager ? Les abandonner à leurs souffrances ?


La loi peut empêcher des dérives.

L'opposition entre soins palliatifs et aide active à mourir est une pure création des opposants à l'aide active à mourir. Au contraire, ces deux approches de la fin de vie sont essentielles et se complètent. Il est évident que les soins palliatifs doivent être accessibles à tous nos compatriotes, quel que soit l'endroit où ils vivent. Les soins palliatifs et l'aide active à mourir devraient être deux options de fin de vie accessibles dans une même structure de soins, selon le choix du patient.

Si ces médecins opposés à l'euthanasie sont de bonne foi, ce dont nous ne doutons pas, nous sommes certains qu'ils reconnaîtront qu'il y a trop de personnes malades qui, malgré les soins palliatifs, ne peuvent pas terminer leur vie paisiblement et sans souffrances.

Pour eux, il faut que nous fassions en sorte qu'ils puissent choisir le moment de leur mort, dans les limites d'une loi encadrant précisément le processus, sans tomber dans d'éventuels excès.

Nous, médecins, ne pouvons pas continuer de vivre cette hypocrisie qui consiste à faire comme si nous ne donnions pas la mort tout en la donnant, soit par la sédation profonde et continue et l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation, ou dans le secret, en outrepassant ce qu'autorise la loi Claeys-Leonetti.

Nous demandons qu'une loi autorisant l'euthanasie et l'aide au suicide soit votée avant la fin de ce quinquennat.


Médecins signataires :


Roland ALIMI
Jean François BERTHOLON
Geneviève BEUROIS
Jean Claude BOURRIN
Agnès BRYN
Christine CHARLES
Ana Maria CHOUILLET
Martine DANAUX
Patricia ERBIBOU
Jean Claude GRÉGOIRE
Pascale HOMEYER
Alain HUVENNE
Michèle JAGOT
Christian JEANDARD
Arnaud i Figueiras JOSEP
Eline KATZ
Olivier LAMBLIN
Christian LEPEZ
René MASSEYEFF
Guy METEREAU
René METTEY
Viviane MEYLON DEFRANCE
Jean louis MILLOT
Christian NEGRE
Anne Marie OUDRER
Pierre PAULET
Hervé RAVARY
Pascal RENE
Annie ROBERT
Bernard SENET
François SCHEIDT
Sophie TALEGHANI
Jocelyne VIATEAU
Anne Marie VIDONNE
Martin WINCKLER
WISER Jean

Source : http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2018/11/23/31001-20181123ARTFIG00329--nous-medecins-reclamons-une-loi-pour-l-euthanasie.php

samedi 8 décembre 2018

Daniel Mermet - La vérité sur les casseurs


La vérité sur les casseurs



Le



Entre 10 heures du matin et 21 heures, 10 000 grenades ont été tirées dans Paris ce samedi 1er décembre. 900 à l’heure, 15 à la minute, une grenade toutes les 4 secondes contre les mauvais Gilets jaunes.

Les Gilets jaunes, il y a les bons et il y a les mauvais. Les mauvais, on les appelle des casseurs.

Mais qui sont ces casseurs ? Nous en connaissons un. Pas de masque, pas de cagoule, le casseur le plus violent, c’est lui, lui et le petit monde dont il est le fondé de pouvoir.

La France est choquée par cette explosion de violence et de vandalisme. Mais ce n’est rien à côté de la violence des riches, à côte de la violence du président des riches.

Pas de capuche, pas de lunette de piscine, pas de gilet jaune, pas besoin de courir, ni de hurler, leur violence ne date pas d’hier. Leur violence est admise, elle est si naturelle qu’on ne la remarque même plus, mais elle détruit beaucoup plus, depuis beaucoup plus longtemps. C’est d’abord cette violence-là que la lutte des Gilets jaunes a mise en évidence. Ce samedi 1er décembre, la canaille s’en est pris aux beaux quartiers, banques, arc de triomphe, prestige, grand luxe, belles autos, grands parfums, hôtels particuliers. C’est mal, c’est très mal, mais ça change un peu de la Bastille et de Clichy-sous-Bois, non ? C’est violent, mais c’est mille fois moins violent que la violence des fauchés de l’avenue Foch et ça ne date pas d’hier.

À la Chambre des députés, en 1906, Jean JAURÈS parlait de la violence des riches et de la violence des pauvres :

« Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. [...] Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité. [1] »

Voilà la violence de Macron, voilà à quoi nous nous sommes habitués jusqu’à trouver ça normal, jusqu’à trouver ça inéluctable et naturel.

Et c’est cette violente inégalité qui soudain est dénoncée, condamnée, combattue, non par des penseurs éclairés, non par des commentateurs de plateaux télé ni par des Youtubeurs en trottinette engagés, non, mais par le peuple.

Oui, ils s’appellent comme ça, les Gilets jaunes, nous sommes le peuple. C’est l’inconscient de la Révolution française qui parle ? Allez savoir. Ça leur permet surtout d’échapper aux étiquettes politiques. Gauche, droite, Marine, Mélenchon, Macron, vote blanc, abstention, peu importe. On ne s’arrête plus à ça. On nous fait croire que c’est ça la politique, mais ça c’est les élections, les élections, c’est pas de la politique, disons que ça vient après. Les Gilets jaunes, c’est le retour de la politique, la seule, l’essentielle : ce qu’il faut pour vivre. C’est ça la politique, c’est simple. Ce qu’il faut pour vivre, chacun le sait, chacun y a droit. Et quand il ne l’a pas, quand il ne l’a plus, quand il craint de ne plus l’avoir, il pourrit. Ça s’entasse, ça ronge, ça fermente, longtemps, des années. Et soudain, on ne sait pas pourquoi, d’un seul coup ça pète, ça sort du tube, et c’est impossible de remettre tout ça dedans. C’est un suicide ou c’est une révolution. Une révolution, c’est quand ça fait ça en même temps pour des milliers, pour des millions qui se croyaient chacun tout seul à vivre comme ça. Très rare, oui. Un genre de miracle, si vous voulez.

C’est avec eux qu’on était samedi, tandis que ça pétait à Paris et un peu partout, Dillah Teibi est allé rencontrer des Gilets jaunes qui tiennent le carrefour à Montabon, dans la Sarthe, vers Le Mans.

Tandis que les médias récupèrent et formatent l’événement, et dramatisent jusqu’à la nausée, nous voilà avec eux, avec cette frange de France à l’origine de ce qu’il faut bien appeler donc une révolution. Une révolution qui, c’est sûr, va changer le monde, mais qui les a déjà changés eux, chacun personnellement dans leur vie et dans la solidarité avec les autres grâce à la lutte qui s’invente à chaque instant, chemin faisant, sans grand leader, sans grande organisation, ce qui ne les empêche nullement de rédiger un très judicieux cahier de revendications. Comme disait Mark Twain, « ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». Une idée qui leur va bien.

 Daniel Mermet

Notes


[1Jean Jaurès, discours devant la Chambre des députés, séance du 19 juin 1906.
 
 

Source : https://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/la-verite-sur-les-casseurs

vendredi 7 décembre 2018

Chronique des Zones A Défendre (ZAD) du mois de novembre 2018

Des infos, des liens, des photos pour tout savoir (ou presque) sur ce qu'il s'est passé dans les Zones A Défendre (ZAD) pendant ce mois de novembre 2018 ; on y parle de Notre Dame Des Landes et de plein d'autres zones à défendre.


Merci à l'auteur, membre du Collectif de Soutien NDDL66, pour cette compilation mensuelle précieuse.



NOTRE DAME DES LANDES (44) : 

Enraciner l’avenir


 
Source : ZAD.nadir.org et médias

novembre 2018



Et ailleurs : La plaine à Marseille (13) - Bure (55) – Utrecht (Pays bas) – Amassada (12) – GCO / Strasbourg (67) – collectif Mauvaise troupe : squat d’Errekaleor à Gasteiz (Pays basque espagnol) / antigazoduc en Calabre (Italie) / No Tav au Val de Suza (Italie) – Roybon (38) – Landivisiau (29) - Beynac (24) – gilets jaunes à Lachamp (43) - 
 



ZAD de NDDL - 44

Carte de la zone centrale de la Zad.
 

Infos du 5 au 11 novembre

Lundi 5 novembre



AG du mouvement : c’est mardi prochain !!!. On avait oublié de le mettre dans l’agenda, mille excuses ! on vous attend nombreu.se.s, à 20H30 à la Wardine

Jeudi 8 novembre



Toutes nos excuses pour ce long silence : ce n’est pas qu’on ne pense pas à vous, juste qu’on a été pris.e.s dans d’autres choses.

Commençons par vous rappeler le rendez vous samedi prochain pour le bal des malfaiteur.trices. De nouveaux bals ont été annoncés, déjà une quinzaine dans toute la France ! N’hésitez pas à rejoindre la danse ! A Nantes c’est à 17h, place du Bouffay.
Voir l’article d’agenda ici

 
Surtout, certains comités ou groupes commencent déjà à envoyer des propositions de chansons pour donner de la voix ensemble ! N’hésitez pas à envoyer toutes vos propositions de paroles, poèmes, contes et autres compositions pour que résonnent les c(h)oeurs des malfaiteur-e-s !

Voir l’article de compilation ici "Chansons, poèmes et contes pour animer de beaux bals !"


Site : noussommestousdesmalfaiteurs.noblogs.org 

 

Vendredi 9 novembre



Salut zad nadir,


Alors voilà deux évènements que ce serait cool de publier. C’est deux évènements différents mais qu’on veut lier, un à la ZAD le 30 novembre et le lendemain 1er décembre à Rennes pour la commémoration du meurtre de Babacar par la police :

 On vous invite à lAMBAZADA le vendredi 30 novembre 2018 à 18h pour découvrir l’exposition "Des années immigrées... aux années banlieues, 30 ans de luttes pour l’égalité" proposée par l’association l’Écho des cités.

  Le lendemain on vous invite au rassemblement commémoratif du meurtre de Babacar Gueye par la police au quartier Maurepas à Rennes :


 On met à votre disposition 2 numéros du zine Graine de libération, revue antispéciste Cette lutte a toujours eu sa place sur la zad, comme une forme de lutte contre les dominations. On n’est pas forcément d’accord avec tout ce qui est écrit, à vous de vous faire un avis !



Infos du 12 au 18 novembre



Mardi 13 novembre




Jardin des ronces



Des nouvelles du jardin des ronces ! Oyé ami-e-s du jardin des ronces


Malgré un temps plus que maussade les 6 et 7 octobre dernier, la magie du Jardin des Ronces et la richesse du programme ont fait de notre nouveau festival ’Ô s’courges !’ un beau succès. Merci aux plusieurs centaines de personnes qui ont bravées la pluie et le froid !


Les festivités passées, la vie du jardin reprend tranquillement. Poireaux, navets, radis d’hiver, et autres choux profitent des quelques pluies, encore trop rares. Paillage et engrais verts ont quant à eux pris place pour préparer les zones de culture pour le printemps prochain. Pour nous aider dans nos activités potagères, nous faisons un appel à don : nous recherchons des rejetons de framboisiers pour augmenter la surface de cette culture ! Aussi, pour puiser l’eau du puits, nous sommes à la recherche d’une corde d’au moins 10 mètres de long, et de diamètre d’environ 3 ou 4 cm !


Nous profitons de cette newsletter pour vous transmettre deux émissions de radio diffusées sur JET FM au sujet du jardin, et de la lutte que nous menons contre le projet urbain des Gohards !


Lien Emission La quotidienne : Visite du Jardin des Ronces à Nantes Lien Emission La quotidienne : 2 visions du monde celle de la Métropole et celle du collectif


Le repos potager hivernal sera d’ailleurs pour nous l’occasion de prendre le temps de mieux organiser notre résistance. N’hésitez pas à nous contacter si cela vous intéresse !


Roncièrement, Le collectif des ronces


Jeudi 15 novembre



Occupation de la DDTM en cours.


Ce matin à 10h, la délégation avait rdv avec des représentants de l'état et de la DDTM, il n y a aucune avancée dans les discussion hormis les mêmes soit-disant promesses des mois passée. 

Mais une très bonne ambiance sur le parvis ou environ 200 personnes sont venues, une petite AG a eu lieu à l’intérieur pour voir ce qui se passait pour la suite.


on est encore là, venez nous rejoindre !!!!


10 bd gaston Serpette à Nantes, pas loin du parc de procé.

communiqué de presse ici




14h45min

DDTM toujours...

Etant donné le manque d’avancement, l’occupation de la DDTM continue. quelques personnes sont montées dans les étages pour interpeler les employés de la DDTM et échanger avec elleux, sur ce que serait un vrai diagnostic foncier et leur demander de participer.


 

Infos du 19 au 25 novembre

Vendredi 23 novembre

Punchline du jour


"En 3 jours, on recense presque autant de blessés parmi les forces de l’ordre qu’en 3 mois lors de l’évacuation de Notre-Dame-des-Landes."

https://www.lejdd.fr/Politique/christophe-castaner-denonce-la-derive-totale-des-gilets-jaunes-3804083

Pour rappel, a suivre le bulletin d’adhésion de l’asso "poursuivre ensemble en attendant l’arrivée du site internet. Des infos supplémentaires ICI

 

Infos du 26 au 30 novembre

Lundi 26 novembre

Vidéos & Images :

 

La ZAD, un dessein en plans. Un livre de photos et d’architecture sur Notre-Dame-des-Landes s’attache à illustrer la logique des constructions dans la zone à défendre.

https://next.liberation.fr/images/2018/11/23/la-zad-un-dessein-en-plans_1693858


Violences policières :
Vidéo - Pour Babacar Gueye Ni oubli, ni pardon - Appel à la marche du 1er décembre à Rennes

Nous vous envoyons un mail de rappel pour venir en soutien à Awa Gueye et à ses proches pour commémorer la mémoire de son frère Babacar Gueye le samedi 1er décembre à 13h12 à Maurepas, quartier populaire du nord de Rennes.
 
Vidéo d’appel à la marche en la mémoire de Babacar Gueye


A DIFFUSER LARGEMENT - MERCI Le Collectif Vérité et Justice Pour Babacar Gueye 

Le blog du Collectif - La page Facebook du Collectif

Chantier verger - Arbres à donner : On a une trentaine d’arbres fruitiers à donner de notre pépinière. Ce sont principalement des pommiers et des pruniers pas greffés qui sont devenus trop grands pour leur emplacement, mais il y a aussi des greffés. Dimanche on va les déterrer, donc n’hésite pas à passer les chercher dimanche, ou sinon à nous envoyer une message à racinespourlouest riseup.net


Mercredi 28 novembre

Contre les grands projets :


Amazon ?! 
Un appel lancé par le groupe Ariaa, Association des riverain.e.s inquièt.e.s par l’Arrivée d’Amazon, pour se retrouver et s’organiser contre la future installation d’Amazon à Grandchamp-des-Fontaines. Le 14 décembre à NDDL.

https://zad.nadir.org/spip.php?article6232





AILLEURS

Infos du 1er au 4 novembre

 

 Lundi 1er novembre


 

À La Plaine, le mur de la honte



Après la mobilisation massive et pacifique des Marseillais pour défendre un centre-ville populaire le 20 octobre, une réponse policière démesurée est intervenue.
 
Les citoyens résistant à cette requalification de La Plaine ont plusieurs fois subi une répression injustifiée. S’entêtant, la SOLEAM a annoncé lors de sa conférence de presse l’édification d’un mur de plus de 2 m de haut entourant toute la place pendant la durée des travaux. Ce délire coutera 390 000 euros aux Marseillais, sans compter le coût de la mobilisation des forces de police ou d’une campagne de communication discutable notamment sur l’état sanitaire des arbres abattus. 
 
La France Insoumise condamne la disproportion des moyens utilisés. Nous déplorons que la seule réponse officielle soit la construction d’un mur, symbole de fermeture et d’indifférence glacés envers une partie des habitants qui subissent ces travaux contre leur volonté. Les pouvoirs locaux se sont montrés incapables d’écouter les forains, les commerçants ou les citoyens, qui se sont tous mobilisés contre la façon dont la rénovation de la place la plus emblématique de Marseille était conduite. 
 
La France Insoumise demande la réouverture immédiate du dialogue et le retrait des blocs de béton. Nous nous joignions aux riverains pour une autre rénovation au service des habitants avec des moyens de transports et de parking permettant d’anticiper la piétonisation, pour l’arrêt de l’abattage des arbres, et le maintien de la vie du quartier et du marché pendant les travaux.

Communiqué de presse de Jean-Luc Mélenchon, député des Bouches-du-Rhône

Vendredi 2 novembre



Les travaux de l’Andra près de Bure menacent 

la tenue du débat public sur les déchets radioactifs

  Dans la Meuse, l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs réalise des travaux en des points stratégiques de Cigéo, son projet d’enfouissement. Problème : l’agence n’a reçu aucune autorisation pour Cigéo, dont la pertinence doit être discutée lors du prochain débat public sur les déchets radioactifs. La Commission nationale du débat public s’en inquiète, révèle Reporterre.


L’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs, l’Andra, cherche-t-elle à escamoter le débat public ? Depuis plusieurs semaines, engins et travailleurs du bâtiment ont été aperçus dans la Meuse. Plus précisément, ils ont été vus dans au moins quatre endroits du passage de la future voie ferrée destinée aux wagons de déchets radioactifs en direction du centre d’enfouissement de Bure. Pour les opposants à ce projet de poubelle nucléaire, ces travaux constituent un nouveau « passage en force » de l’Agence pour faire accepter le projet Cigéo, alors même qu’un débat public sur les déchets nucléaires doit permettre d’ici quelques mois de questionner la faisabilité et l’utilité d’un tel projet.

Dans un courrier daté du 2 août 2018 que Reporterre a pu consulter, la présidente de la Commission nationale du débat public, Chantal Jouanno, a d’ailleurs fait de la mise en retrait de l’Andra une condition sine qua non de la tenue du débat : « Un principe fondamental du débat public est que le maître d’ouvrage s’abstienne de prendre toute décision durant ce temps de concertation », a -t-elle insisté. Mme Jouanno a demandé expressément que « la concertation autour de la ligne ferroviaire » ainsi que « les opérations de défrichement, d’installation de clôtures ou de forages » nécessaires à l’étude d’impact global n’aient pas lieu en même temps que le débat public.

 
Dans sa lettre au ministre, Chantal Jouanno écrit : « Un principe fondamental du débat public est que le maître d’ouvrage s’abstienne de prendre toute décision durant le temps de la concertation ».
Pour réaliser Cigéo, l’Andra devrait en effet réhabiliter une ancienne voie de chemin de fer, la « ligne 027000 », afin de relier la ligne Paris-Strasbourg au centre d’enfouissement. Cette section de 40 kilomètres partirait de la gare de Nançois/Tronville jusqu’à la « zone descenderie », sur le territoire de Saudron, près de Bure, traversant plusieurs villages, dont Ligny-en-Barrois, Tréveray, Horville ou Gondrecourt-le-Château. Lors d’une réunion d’information organisée par l’Andra sur ce sujet en septembre dernier, David Mazoyer, le directeur du centre Meuse-Haute-Marne de l’Andra, est resté évasif quant au nombre de colis radioactifs qui emprunteraient ce chemin de fer ainsi que sur la distance entre la voie et les habitations, « très variable ». Le premier train de déchets serait prévu à l’horizon 2030, mais des wagons transportant le matériel nécessaire aux travaux de construction du projet pourraient arriver dès… 2020.

 
La ligne 027000, section de 40 kilomètres qui partirait de la gare de Nançois/Tronville jusqu’à la « zone descenderie », sur le territoire de Saudron, près de Bure, traversant plusieurs villages, dont Ligny-en-Barrois, Tréveray, Horville ou Gondrecourt-le-Château.
Compte tenu des délais très courts annoncés, l’Andra a-t-elle décidé de prendre de l’avance sur les travaux, alors que le projet Cigéo ne bénéficie à l’heure actuelle d’aucune autorisation ? C’est ce que laissent à penser différents chantiers entrepris depuis le printemps. D’abord à Horville-en-Ornois, où des riverains ont constaté des travaux de déblaiement d’un chemin qui longe cette voie ferrée. « Quand nous avons demandé aux ouvriers ce qu’ils faisaient, ils nous ont répondu qu’il s’agissait d’aménager le chemin de promenade pour les habitants, en accord avec la mairie, a indiqué un habitant qui préfère garder l’anonymat. Mais cela pourrait aussi permettre d’amener des engins. »
Depuis cet été, Jean-François Bodenreider, kinésithérapeute établi à Gondrecourt-le-Château, a également observé des mouvements dans sa commune. « Nous avons vu plusieurs camions entrer et décharger des matériaux dans l’ancienne usine de meubles », a-t-il expliqué à Reporterre. L’Andra a acheté cette friche industrielle, située stratégiquement près de la future voie ferrée, en 2013, et obtenu un permis de démolir en août dernier. Dans un communiqué publié mardi 30 octobre, l’Agence a indiqué qu’il s’agissait là d’une « deuxième phase de travaux » visant à déconstruire « des bâtiments techniques qui menacent de tomber en ruine ». Quant à la fonction du site, « c’est une annexe du laboratoire qui sert à entreposer du matériel et à conserver des échantillons de roche (carottes) issus de différentes campagnes d’investigations géologiques », a précisé l’Andra. Rien à voir donc avec le chemin de fer…

    Des coïncidences suffisamment troublantes pour inquiéter les opposants 


Cependant, toujours à Gondrecourt-le-Château, l’Andra a commencé à évacuer un ancien dépotoir à proximité des rails. « Si cette décharge se situe sur l’éventuel tracé de la future voie ferrée, cette opération ne préjuge pas des autorisations futures propres à la liaison ferroviaire et contribue, indépendamment de Cigéo, à la résorption d’un site pollué et à une amélioration de l’environnement local », écrit-elle dans son communiqué. D’après Jean-François Bodenreider, le conseil municipal aurait demandé à l’Agence d’effectuer ces travaux de nettoyage « afin d’économiser quelques dizaines de milliers d’euros, vu que l’Agence aurait dû de toute façon le faire pour aménager le chemin de fer ».

L’ancienne usine de meubles de Gondrecourt-le-Château, propriété de l’Andra, 
 qui prévoit d’y détruire deux bâtiments.
 
Enfin, deux habitants de Bure et des alentours ont confirmé à Reporterre la venue d’agents de l’Andra mi-octobre devant l’ancienne gare de Luméville-en-Ornois, aujourd’hui occupée par des opposants. « Ils sont venus à plusieurs et des géomètres ont réalisé des mesures, a expliqué l’un d’eux, qui souhaite rester anonyme afin d’éviter la répression. Mais nous n’avons pas su s’il s’agissait d’une nouvelle provocation ou de travaux en lien avec la future ligne ferroviaire. » Fin septembre, des agents de l’Andra accompagnés de gendarmes mobiles s’étaient déjà rendus près de l’ancienne gare, entrainant des tensions et trois gardes à vue.

Pris isolément, tous ces événements pourraient passer pour anecdotiques, « des chantiers dans le cadre de la gestion de notre patrimoine foncier et immobilier », comme l’a indiqué l’Andra. Sauf que ces travaux semblent se multiplier depuis plusieurs mois, et qu’ils ont tous eu lieu à proximité directe de la future voie ferrée. Des coïncidences suffisamment troublantes pour inquiéter les opposants. « La voie de chemin de fer est une étape particulièrement importante que l’Andra tente de franchir en 2019, ont-ils écrit sur leur site. Il est donc urgent et nécessaire de lutter contre les travaux tant que ceux-ci n’en sont qu’à leur début, d’autant plus que, sans cette voie, le projet dans son ensemble ne peut aboutir. » Quant à la Commission nationale du débat public, restée jusqu’ici silencieuse, elle suit de très près les manœuvres des pelleteuses de l’Andra. Qui, si elles se continuent, pourrait remettre en cause le débat public.


Des documents liés au projet d’enfouissement Cigéo 

 piratés en juin




Des documents « confidentiels, mais pas si sensibles », en lien avec le site d’enfouissement de déchets nucléaires de Bure (Meuse), ont été piratés en juin, selon Le Monde qui a enquêté avec des médias allemands.

L’attaque a été portée dans la nuit du 10 au 11 juin contre une société française, Ingérop, qui fait partie des prestataires travaillant au projet Cigéo de stockage en profondeur des déchets nucléaires à Bure, via un courriel envoyé aux 1.700 salariés du groupe, relate le journal dans son article mis en ligne jeudi 1er novembre. Basée à Rueil-Malmaison, la société Ingerop, qui se présente comme un « groupe d’ingénierie technique », n’a pas pu être jointe par l’AFP.

Le courriel de provenance inconnue évoquait des « actions diverses visant votre entreprise et les personnes impliquées dans le projet Cigéo » et appelait les salariés à transmettre toutes les informations confidentielles à leur disposition sur le projet Cigéo à une adresse électronique prétendument sécurisée. Dix jours plus tard, des documents ont commencé à être mis en ligne, concernant non seulement le site de Bure mais également la centrale nucléaire de Fessenheim, et des centres pénitentiaires français, ajoute le journal en précisant toutefois que les éléments publiés sont « confidentiels, mais pas si sensibles ». Malgré les enquêtes menées en France et en Allemagne, notamment par la section du Parquet de Paris spécialisée sur la cybercriminalité en coopération avec le parquet de Cologne, les hackers n’ont toujours pas été identifiés, selon le journal.
Samedi 3 novembre

 

GCO : 

200 élus appellent Emmanuel Macron 

à rencontrer les grévistes de la faim




Dans la soirée du dimanche 4 novembre, le président de la République est attendu en compagnie son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier à un concert de l’orchestre symphonique de l’Académie supérieure de Strasbourg à la Cathédrale. Cet événement marquera le début des célébrations du centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale.

À l’occasion de cette venue en Alsace, 200 élus locaux de tous bords politique interpellent le chef de l’État sur le Grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg, un projet d’autoroute de 24 kilomètres. L’appel a vocation à s’étendre à d’autres élus nationaux dans la journée de samedi.

Les signataires demandent demandent à ce que le chef de l’État rencontre les grévistes de la faim opposés au projet. Ce samedi 3 novembre représente le treizième jour de jeûne pour 9 d’entre eux. Le plus âgé, Jean-Jacques Pion, 79 ans, s’est arrêté à la demande d’un médecin. Ils demandent un moratoire du projet, le temps de ré-analyser les prévisions de trafic.

Un rassemblement des opposants est prévu dimanche à 15h place de l’Étoile.

Texte de l’appel des élus : 
 
« Le 22 octobre 2018, 10 femmes et hommes ont entamé une grève de la faim pour demander un moratoire sur le Grand Contournement Ouest de Strasbourg et la remise à plat du dossier. Après 12 jours de jeûne, leurs demandes à l’Elysée restent sans réponse.

Alors que les experts pour le climat (GIEC) ont une fois de plus tiré la sonnette d’alarme,

Alors qu’Emmanuel Macron déclarait le 16 octobre la nécessité de « faire des choix clairs et profonds pour changer notre manière de produire, de nous déplacer (…), »

Nous, élu.e.s d’Alsace et du Rhin supérieur, appelons le Président de la République à accepter une rencontre avec les grévistes lors de sa venue à Strasbourg ce dimanche 4 novembre. »

Dimanche 4 novembre

La connerie des aménageurs n’a pas de frontières, notre solidarité non plus !! On envoie du bocage tout notre soutien aux occupant.e.s du Marais, forêt d’Utrecht, au Pays Bas, qui ont été expulsé vendredi dernier.


Infos du 5 au 11 novembre

Jeudi 8 novembre


Amassada (Aveyron) : pique-nique des "malfaiteurs" ce samedi 10 novembre


Bonjour,
nous vous invitons à un pique-nique des "malfaiteurs" ce samedi 10 novembre à 12H sur le chantier éolien. 

Il s'inscrit dans le cadre de la journée nationale de soutien à Bure. Il sera ausi pour nous l'occasion de montrer clairement que malgré ce que veulent faire croire certains élus, les projets industriels sont loins de faire l'unanimité.


Voici le texte d'appel à cette journée en pj. Merci de le relayer le plus rapidement et le plus largement possible et à samedi !!!

Aprés le pique-nique se tiendra à Saint-Affrique à la salle Caylus à 20h30 une réunion du comité de soutien à Bure.

Certains d'entre vous ont reçu les courries d'indemnisations de la part de RTE, nous vous conseillons de répondre à ses courriers en refusant la proposition.

On vous souhaite une bonne semaine depuis La Plaine occupée !


PIQUE-NIQUE DES MALFAITEURS

SAMEDI 10 NOVEMBRE À 12H

SUR LE CHANTIER ÉOLIEN DE CRASSOUS (12)



Le 14 novembre prochain se tiendra à Nant (12) une énième réunion servant de propagande sur les énergies renouvelables et leur « capacité » à dynamiser les territoires.

Mr Fauconnier, Maire de Saint-Affrique, Président du Parc Naturel Régional des Grands Causses , ardent défenseur du projet de transformateur à St Victor et du parc éolien de Crassous y sera présent. Ce sera pour lui l’occasion de s’exprimer sur « l’acceptabilité » de l’éolien industriel dans la région. Ce personnage continue de fabriquer son image de Mr Propre en affirmant haut et fort, sans honte, que la population accepte très bien la soi-disant « transition énergétique ». A en croire ses propos il n’y aurai pas d’opposition au fait que la région soit vendu aux promoteurs. Comme si la quasi totalité des projets éoliens n’était pas contestée. Comme si un collectif (TNE Occitanie) regroupant plus de 150 associations n’existait pas. Comme si des terres au dessus de Saint-Affrique n’étaient pas occupées. Mais comment accorder du crédit à quelqu’un qui d’un coté parle d’écologie et d’un autre accueille à bras ouvert un Mac Donald dans sa ville. Peu importe d’où vient l’argent. Toujours l’argent.

Quant à nous, nous faisons parti de cette multitude de gens qui voyons la vie et les espaces où nous vivons depuis d’autres points de vue que celui de l’économie, qui plus est quand elle se prétend « verte ».

Non, nous n’acceptons pas. Non, nous ne cautionnons pas. Non, nous ne nous taisons pas.
Nous vous invitons à venir le faire entendre le 10 novembre à Crassous.

Le 10 novembre est aussi une date importante en ce qui concerne nos luttes. Depuis Bure et la résistance contre l’enfouissement des déchets radioactifs, un appel est lancé pour dénoncer la criminalisation de celles et ceux qui n’accepte pas. Celles et ceux qualifié d’ « association de malfaiteurs ». Un appel à organiser partout en France des « bals de malfaiteurs ». Ce pique-nique se veut solidaire. Il nous paraît plus qu’important de mettre au grand jour cet outils de répression que l’État appliquera partout ou une résistance lui sera opposé.

Lors de la dernière Fête du Vent à l’Amassada, une camarade Mexicaine de l’isthme de Tehuantepec est venue nous parler du projet d’EDF (et oui!) de dresser des éoliennes sur 4000 hectares. Nous vous laissons imaginer ce que cela signifie pour les communautés qui habitent et travaillent sur ces terres. A l’issue de la discussion il a été convenu de mener de part et d’autre de l’atlantique des actions de solidarité. Nous vous invitons à venir pique-niquer muni d’un bandana rouge (symbole de communautés en lutte au Mexique) afin d’exprimer là aussi notre solidarité totale.


NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS DES MALFAITEURS
SOYONS NOMBREUSES ET NOMBREUX A LE MONTRER

RDV AU VILLAGE DE CRASSOUS À MIDI
ET ALLONS PIQUE-NIQUER ENSEMBLE SUR LE CHANTIER


Vendredi 9 novembre

Les opposants au projet GCO ont manifesté chez Vinci 

 et au ministère des Transports








Ce vendredi 9 novembre, plusieurs actions non violentes ont été successivement menées afin de dénoncer le projet de « grand contournement ouest » de Strasbourg (GCO), qui menace 300 hectares de terres agricoles et forestières.

Dès 9 h 30, 25 activistes se sont rendus devant le siège du concessionnaire de la future autoroute, Vinci Constructions, à Nanterre, afin de déverser des feuilles mortes, symbole des arbres coupés pour faire place aux travaux. Des mains rouges, encadrées de l’inscription « coupable + 3 °C », ont également été peintes sur le bâtiment. « Ces mains sont le symbole de l’Appel de Bayonne, qui demandait aux citoyens de se mobiliser pour le climat. Cette main est celle des citoyens qui s’opposent pour défendre le climat, et qui désignent les responsables », explique Félix Deve, porte-parole du collectif GCO non merci Paris, à l’origine de l’action.

À midi, c’est à Strasbourg que les militants locaux ont déroulé des rubans jaunes marqués « scène de crime climatique » devant une agence du Crédit agricole, le financeur du projet.

 
De son côté, le collectif parisien a mené une deuxième action dans l’après-midi, vers 15 h 30, devant le ministère de la Transition écologique, qui abrite aussi le ministère des Transports. Là encore, des feuilles mortes ont été déversées et des mains rouges apposées.

« L’objectif était aussi de remettre à Vinci et au ministère les sept rapports négatifs sur le GCO, ainsi que le rapport du Giec, poursuit Félix Deve. Ces rapports sont ceux des commissions d’enquête publique, des services du ministère lui-même et le rapport Mobilité 21. Ils montrent que le GCO ne permettrait pas de décongestionner Strasbourg, avec seulement 4 % de report modal. »

Par ailleurs, depuis le 22 octobre, dix femmes et hommes sont en grève de la faim. Cette grève « se poursuivra jusqu’à l’obtention d’un moratoire, écrit dans son communiqué le collectif GCO non merci. Cette prise de décision extrême et dangereuse — unique recours pour être entendus — doit nous alerter sur l’état de notre démocratie et l’hypocrisie des pouvoirs publics, qui aiment à manipuler les objectifs climatiques en les laissant toujours lettres mortes. »

  • Source : GCO Non Merci - Paris et France 3 Grand Est
  • Photos : . chapô : devant Vinci Construction (© Clément Tissot). à Strasbourg : capture d’écran France 3 Grand Est
    sur Reporterre

 Des nouvelles de la Mauvaise Troupe, collectif d’écriture à géométrie variable qui avait écrit un livre sur la zad et la lutte No-Tav, "Contrées", ainsi qu’une série d’entretiens avec des acteur.trices de ces luttes, disponibles sur leur site internet. Ils ont par la suite commencé un nouveau cycle de brochures intitulé "Territoires en Batailles. La premiere évoquait le squat basque d’Errekaleor. La seconde relate la lutte contre le gazoduc TAP au sud de l’Italie.


18 mois de combat durant lesquels les No TAP n’ont pas ménagé leurs efforts pour stopper les travaux et les arrachages d’oliviers : presidi, manifestations fleuves, grève générale des commerçants et sabotages. Ils ont déployé avec célérité tout le savoir-faire élaboré ces dernières années dans les luttes territoriales. Mais face à eux, la contre-offensive gouvernementale est elle aussi très bien rodée. En à peine quelques mois, la zone du chantier a été militarisée, et de nombreuses amendes ou interdictions de territoire délivrées par la Préfecture. Le projet, un temps mis en débat, vient d’être la semaine dernière relancé par le gouvernement italien.

► Si le gouvernement a tranché sur le TAP, l’avenir du TGV dans le Val Susa est lui encore en débat. Dans ce contexte incertain, les No TAV ont convoqué une assemblée des luttes contre les grands projets nuisibles de tout le pays, le 17 novembre à Venaus. http://www.notav.info/post/venaus-17-18-11-appello-per-unassemblea-nazionale/


Samedi 10 novembre

Une première victoire juridique pour les défenseurs 

de la forêt de Romainville 

 

 


C’est une première victoire juridique pour les opposants à l’abattage des arbres dans la forêt de la corniche des forts de Romainville, en Seine-Saint-Denis. La région Île-de-France avait saisi le juge des référés du tribunal administratif de Montreuil pour demander l’expulsion de militants, qui occupaient, selon elle, le site. Selon l’ordonnance du tribunal, la demande est rejetée.
Sept personnes avaient été convoquées mercredi 7 novembre au tribunal, pour avoir, selon la région, occupé le site. Dans son ordonnance, le juge note que « des opposants au projet d’aménagement du site en base de loisirs se sont effectivement introduits à plusieurs reprises sur le chantier pour en perturber voire en bloquer le bon fonctionnement ». Mais il constate aussi que « l’instruction du dossier ne fait ainsi pas apparaître que le site serait encore illégalement occupé par des opposants à la réalisation du projet », ce qui l’oblige à rejeter la demande de la région.


►Comme un bruit qui court sur France Inter : la Plaine à Marseille et la forêt de Romainville (93)

https://www.franceinter.fr/emissions/comme-un-bruit-qui-court/comme-un-bruit-qui-court-10-novembre-2018





Infos du 12 au 18 novembre

Mardi 13 novembre

 

Contre le GCO, ils et elles poursuivent la grève de la faim





Une « fausse » grève de la faim ? C’est à ces « rumeurs », selon les opposants au « grand contournement ouest » (GCO) de Strasbourg, qu’ont voulu répondre les six grévistes de la faim restants. Non-alimentées depuis 22 jours, deux dames ont perdu près de 15 % de leur poids.

Strasbourg (Bas-Rhin), reportage

Lundi 12 novembre, il restait six grévistes de la faim opposés au Grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg sur les dix qui avaient entrepris un jeûne de protestation 22 jours plus tôt. Alors que les travaux ont débuté, ils demandent un moratoire et une médiation sur le projet d’autoroute payante de 24 kilomètres, le temps d’examiner les alternatives du collectif GCO Non merci. Ils en appellent au président Emmanuel Macron.

À quelques mètres de l’hôtel du préfet de Strasbourg, cinq des grévistes se sont déshabillés pour montrer les effets sur leurs corps de l’absence de repas. Cinq et pas six ? Pierre Rosenszweig, 69 ans, était en train de rejoindre ses homologues en traversant à pied la place. Les regards étaient portés sur les grévistes maigrichons et dénudés. Et en se retournant, journalistes, militants et spectateurs ont découvert les uns après les autres qu’il était au sol, visiblement à bout de force. Très vite, les policiers postés derrière les barrières sont venus lui porter secours. Il a été emmené à l’hôpital de Hautepierre par les pompiers. Il est tombé et se serait fait mal au dos, rapporte une militante à ses côtés quelques secondes avant sa chute.

Pierre Rosenszweig, affaibli, s’est écroulé par terre.
  Quant au quatre qui ont arrêté leur grève, trois l’ont fait pour reprendre leur activité professionnelle, dont Marc Hoffsess, qui a travaillé dans les cabinets des dirigeants strasbourgeois jusqu’à 2014 et a écrit une lettre au président de la République. Le plus âgé d’entre eux, Jean-Jacques Pion (79 ans) s’est arrêté en suivant les conseils de son médecin.

Si les grévistes ont choisi de s’effeuiller, c’est surtout pour répondre à des « rumeurs », selon lesquelles ils rentreraient dîner chez eux. Les pouvoirs publics ont en effet un regard sur leurs activités puisque des agents des services de renseignements ont effectué des visites à l’Église protestante où ils sont basés et se reposent.

C’est par exemple le cas de Christine Ludes, retraitée : « Je rentre le soir à 21h et je commence ma deuxième vie. Je m’occupe de ma mère, handicapée. Le matin, je fais encore des courses. »

Les opposants ont en particulier nommé le secrétaire général de la préfecture, Yves Seguy, en évoquant une cérémonie pour fêter la Légion d’honneur de la maire de Holtzheim, Pia Imbs, durant laquelle il aurait propagé cette rumeur. Contacté, l’intéressé dément : « J’y étais invité, mais je n’y ai pas pris la parole. Il n’y a jamais eu de prise de parole publique pour mettre en doute cette grève. La seule question à ce moment, c’est à quelle condition ces personnes peuvent sortir de la grève autrement que par un moratoire, puisque le gouvernement s’y est opposé. »

D’autres conversations informelles ont été rapportées aux opposants, sans pouvoir les circonstancier avec précisions.

Aurélie Kühn et Michel Dupont.
 
Mais l’essentiel n’est pas là. Outre leurs corps dénudés, les grévistes ont présenté une attestation médicale signée par six médecins, qui relève que Rachel Kuhn a perdu 14,5 % de son poids (8 kilos), tandis que Christine Ludes a perdu 11 kilos (14,2 % de son poids).

« Ils sont très affaiblis et fatigués. Malgré tout, ils entament la quatrième semaine de jeune avec motivation. Les derniers tests sanguins sont inquiétants pour une des femmes grévistes. Elle présente un taux de potassium dans le sang trop bas. Cela peut engendrer des problèmes cardiaques.Le plus grand risque pour les grévistes, c’est l’arrêt cardiaque surtout pour les quelques personnes âgées de plus de 60 ans. »

Aurélie Kuhn, 35 ans, est la plus jeune des grévistes de la faim : « C’est un sentiment bizarre que d’avoir du mal à descendre les escaliers, ou devoir s’asseoir dans la salle de bain pour se brosser les dents. La médecin m’a dit que je ne dois pas descendre sous la barre des 72 kilos. Et je suis déjà à 70... Mais cette problématique est tellement énorme que je ne peux pas m’arrêter là. »

Quant à Christine Lude, elle s’attendait à une grève longue, mais pas à se déshabiller un jour : « C’est la première fois que je suis en bikini. Emmanuel Macron sait qu’il y a cette grève, il a été interpellé par (la députée LREM ndlr) Martine Wonner ou des militants dans la rue. Personne n’a pu faire barrage. »

Lors de la venue d’Emmanuel Macron à Strasbourg le 4 novembre, seule une conseillère « territoire » a reçu des membres du collectif. Les grévistes ont décliné l’invitation, estimant que ce n’est pas l’interlocutrice qu’ils avaient demandé, appuyés par 200 élus locaux. Ils n’ont pas eu de retour depuis.

Ce lundi 12 novembre, la préfecture a indiqué sur Twitter que le préfet souhaite rencontrer les grévistes.

En voyant ce tweet, Maurice Wintz, vice-président d’Alsace Nature se dit étonné que le préfet dise « réitérer » sa proposition puisque « on n’avait jamais eu de première proposition ». Gréviste pendant deux semaines, il a repris son alimentation pour poursuivre ses enseignements en sociologie de l’Environnement à l’Université, après avoir perdu 12 kilos (15 % de son poids). Yves Séguy indique de son côté avoir pris contact avec la pasteur de l’église et reste disposé à recevoir ou rencontrer les intéressés avec son supérieur.

    Sur le terrain, la mobilisation continue


Plusieurs déboisements ont été empêchés, notamment du côté de Vendenheim au nord, où quelques dizaines de citoyens s’opposent à tour de rôle à des déboisements. En l’absence de gardes mobiles, cela suffit à bloquer les machines. Lundi 12 novembre, c’est la coupe d’un alignement d’arbres entre Pfulgrisheim et Pfettisheim qui a été empêché. L’arrêté autorisant ces coupes avait été suspendu par le tribunal administratif, car signé à tort par le préfet. Mais le conseil départemental a rédigé un texte qui autorise à nouveau ces coupes et l’a publié samedi.

Côté justice, le tribunal administratif de Strasbourg étudiera « sur le fond » le recours concernant les travaux préparatoires, en grande partie effectués. Il n’avait pas suspendu ces derniers en avril 2017.





No TAV 

Des infos sur la lutte No Tav

https://www.lamontagne.fr/paris/transport/france/2018/11/12/pourquoi-le-projet-de-ligne-a-grande-vitesse-lyon-turin-est-a-nouveau-dans-l-impasse_13049142.html

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/11/11/20002-20181111ARTFIG00124-mobilisation-en-italie-pour-defendre-le-projet-de-tgv-lyon-turin.php

https://www.ledauphine.com/savoie/2018/11/08/lyon-turin-on-manifeste-samedi-a-turin-avant-une-rencontre-ministerielle-lundi

Amassada


Des news de l’Amassada.

Bonjour à tous !

Le pique nique de ce samedi fut enthousiasmant, on a décidé de recommencer samedi prochain le 17 novembre. On se retrouve samedi à 11h30 à l’Amassada. Voir le communiqué ci-joint. On fera la réunion hebdomadaire dans la foulée.

Nous signalons ce vendredi 16 à Millau au lieu Petites perspectives illustrées présentation du livre le pari de L’autonomie, récit de luttes en Espagne dans les années soixante dix.

A voir la conférence de Fressoz : La transition, piège à cons. (Youtube) Le titre est nul, mais la conférence est très intéressante.


Des sons de luttes



Émission #72 Le bras long...


On retransmet une rencontre qui a eu lieu au Quartier Libre des Lentillères le 22 septembre dernier, avec Matthias Monroy, travaillant à l’Institut en Science politique de l’Université Libre de Berlin.


Cette rencontre se déroulait dans le cadre d’un infotour autour des questions de coopération policières européennes à l’encontre de la gauche radicale. C’est donc un décryptage des stratégies et agissements policiers contre les activistes que nous écoutons.


Matthias Monroy trace surtout une cartographie des agissements policiers européens et produit une analyse des coopérations à l’œuvre entre États notamment au travers de la répression post G20 de Hambourg, où la police – malgré un dispositif de 31000 policiers dirigé par un policier à la retraite habitué aux opérations de police jugées à posteriori comme illégale – a été battue sur le terrain.


Elle tente depuis un an de mettre en œuvre une répression à l’échelle européenne assez inédite, et se sert de sa « défaite » pendant le G20 pour organiser de nouvelles coopérations policières…

A télécharger ici : https://tvnr.noblogs.org/post/2018/11/11/72-le-bras-long/


Bonne écoute !


Bure



Récolte de fonds et lecture antirep


1. Campagne Bure : Soutenir une œuvre de "malfaisance" ;-)

Oyé, oyé !


Appel à solidarité !


Tandis que les malfaitrices et malfaiteurs dansent et luttent contre le nucléaire, sa répression et son monde, leurs avocats et avocates bûchent et s’apprêtent à quelques joutes dans les palais de la capitale contre élucubrations et entraves de l’ennemi, certes, en faisant montre de charitable et solidaire militance, néanmoins pour quelques écus d’une monnaie sonnante et trébuchante...


Il nous faut donc remplir notre bourse d’œuvre de malfaisance :

https://www.helloasso.com/associations/cacendr/collectes/nouvel-appel-a-don


A vot’ bon coeur et grand merci !


Et n’oubliez point de colporter cette (re)quête par monts et par vaux !

2. Bure, laboratoire de la répression : https://www.revue-ballast.fr/bure-laboratoire-de-la-repression/?fbclid=IwAR2nyw8_au1bF_jpWAWvKekjuWiNqPczK9F9F4j0eG3clAAzNegNp022KDw


3. Communiqué - Contrôle judiciaire contre les opposant.e.s au projet Cigéo à Bure

Nous transférons ici ce communiqué de positionnement de la coordination des associations opposantes à CIGEO et du Réseau Sortir du Nucléaire au sujet des contrôles judiciaires frappant les mis en examen de l’instruction pour "association de malfaiteurs".


Après la vingtaine de "Bals des Malfaiteurs" qui se tiendront partout en France, et y compris en Allemagne, l’audience devant la Cour de Cassation se déroulera le 14 novembre à 9h45. Une prise de parole se tiendra à 10h30, en présence de mis.e.s en examen, de membres d’associations locales et du Réseau Sortir du Nucléaire.


Communiqué de presse commun du Réseau "Sortir du nucléaire et de la Coordination Stop Cigéo - 9 novembre 2018 Contrôles judiciaires contre les opposant.e.s au projet Cigéo à Bure : la Coordination Stop Cigéo et le Réseau "Sortir du nucléaire" dénoncent une atteinte grave aux libertés fondamentales


*Le 14 novembre 2018, la Cour de Cassation examinera le recours formulé par cinq opposant.e.s au projet Cigéo contre leur scandaleux placement sous contrôle judiciaire. Celui-ci fait suite à une mise en examen pour "association de malfaiteurs" en juin 2018.*


* Nous dénonçons ici un dispositif contraire aux libertés fondamentales, qui vise à paralyser tout un mouvement de lutte, celui d’opposition à un mégalomaniaque projet de l’industrie nucléaire, dont les travaux menacent de commencer à tout moment.*

Le 20 juin 2018, une vague de répression inédite en 25 ans s’est abattue sur le mouvement d’opposition au projet Cigéo d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure 

<http://www.sortirdunucleaire.org/In...> . Ce jour-là, au motif d’une information judiciaire ouverte en juillet 2017 par le juge d’instruction de Bar-le-Duc Kevin le Fur, pour "association de malfaiteurs", quatorze lieux ont été perquisitionnés, des dizaines d’ordinateurs et téléphones saisis, et neuf personnes ont été brutalement arrêtées. Elles ont subi entre 48 et 60 heures de garde à vue. Début septembre et octobre, deux autres personnes ont été arrêtées dans des conditions tout aussi brutales. 

La diversité des personnes concernées reflète celle de la lutte contre Cigéo : opposante depuis plus de 20 ans à la poubelle nucléaire, personnes récemment installées à Bure et dans les environs, militant.e.s associatif.ve.s, et même un des avocats du mouvement.


*Au total, parmi elles, 7 personnes ont été mise en examen pour "association de malfaiteurs" et placées sous contrôle judiciaire. Pendant plusieurs années que durera l’enquête d’instruction, elles n’auront plus le droit "d’entrer en relation" entre elles et avec les trois autres personnes mises en cause :* plus le droit de se parler, de se voir, de se toucher, de se trouver dans la même pièce ou sur le même trottoir. Elles sont interdites de Bure, Mandres, parfois de plusieurs villages ou même de l’ensemble de la Meuse et/ou de la Haute-Marne ; et dans certains cas de sortie du territoire national. 

*Ce sont donc 10 personnes investies dans cette lutte qui voient leur vie sociale impactée et une partie de leurs amitiés interdites.* Passer des soirées ensemble, participer à un événement, ou même se rendre à l’enterrement d’un ami commun : autant de moments auxquels elles doivent renoncer par peur de se croiser.


*Nos organisations dénoncent une mesure qui, outre ses conséquences délétères sur la vie privée et affective des personnes, constitue une atteinte très grave à la liberté d’association, reconnue comme un droit fondamental dans l’article 20 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.* Une grande partie d’entre elles sont impliquées dans les mêmes structures, qu’il s’agisse de collectifs, associations de fait, ou d’associations de loi 1901. En suivant cette mesure absurde, il leur faut maintenant s’auto-exclure d’échanges et de groupes de travail qui leur tenaient à coeur pour éviter d’entrer en contact.


*Du fait de ces mesures injustes et perverses, le fonctionnement interne de nos associations et collectifs se voit lourdement entravé. * L’organisation des échanges, tout comme la tenue de réunions, relèvent maintenant du casse-tête. Deux administratrices du Conseil d’Administration du Réseau "Sortir du nucléaire" ne peuvent plus se parler sans prendre le risque de la détention préventive : comment tenir des réunions dans ces conditions ? La même paralysie plane sur les réunions de la Coordination Stop Cigéo, de nombreux autres groupes de travail, juridique notamment, et de toute forme d’organisation collective dans les assemblées de lutte et les réunions des différentes composantes. En interdisant à 10 personnes de se voir, c’est sur l’ensemble du mouvement que pèse cette chape de plomb, cette menace d’être le ou la prochaine à subir le même sort.

*Nous ne sommes pas dupes : cette répression consternante est directement proportionnelle aux failles du projet.* Cigéo est fragilisé sur le plan technique, sa sûreté ayant été remise en question par l’ASN début 2018 <http://www.sortirdunucleaire.org/L-...> , et infaisable sur le plan économique, au vu du manque crucial de provisions (<http://www.sortirdunucleaire.org/Ci...> ). Alors qu’il n’y a jamais eu autant de raisons légitimes de s’y opposer, ces contrôles judiciaires sont utilisés pour tenter de paralyser la lutte, isoler, discréditer les personnes et provoquer un sentiment d’impuissance. Cette stratégie d’asphyxie et de criminalisation s’apparente à une tentative de l’État de balayer toute opposition aux travaux actuels de l’Andra sur le terrain, celle-ci souhaitant déposer au plus vite la Demande d’Autorisation de Création mi-2019.


*Lutter contre cette criminalisation c’est directement lutter contre CIGEO. Nous soutenons la démarche des personnes qui contestent ce contrôle judiciaire. Après un refus en appel le 22 août 2018, la Cour de cassation doit se pencher sur leur cas le mercredi 14 novembre. Nous appelons à mettre fin à ces mesures absurdes et liberticides.*


L’audience aura lieu à 9h45 en présence de mis.e.s en examen et sera suivie d’une prise de parole lors d’un point presse devant la Cour à 10h30.


*Contact presse :* Angélique Huguin (pour le Réseau "Sortir du nucléaire") - 06 88 27 16 06


Juliette Geoffroy (pour le CEDRA) - 06 50 69 72 61


*Chargée de communication :* 

Charlotte Mijeon (Réseau "Sortir du nucléaire") - 06 64 66 01 23


Gaspard d’Allens est relaxé à Bar-le-Duc



Le militant écrivain Gaspard d’Allens a été relaxé des charges dont il était accusé. C’est la décision qu’a annoncé mardi 13 novembre le tribunal de Bar-le-Duc (Meuse). Gaspard d’Allens avait été jugé le 16 octobre sans même avoir été prévenu, pour des actes supposément commis lors d’une action de résistance contre des bulldozers de l’Andra en janvier 2017.

D’autres activistes étaient également poursuivis. L’une a été également relaxée, deux ont été condamnés à des amendes de 450 € et 150 € pour « outrages » à policiers, et un autre à trois mois de prison avec sursis.
    Source : Reporterre



Mercredi 14 novembre


Roybon 

 

Bonjour,

Il y a une semaine se tenait l’audience devant le Conseil d’État durant laquelle Le rapporteur public a conclu au rejet du dernier recours de Pierre & Vacances à propos du projet de Center Parcs à Roybon. L’autorisation préfectorale « loi sur l’eau » avait été annulée en première instance à Grenoble puis en appel à Lyon.

En attendant le jugement que devrait donner les magistrats d’ici quelques jours, vous trouverez, à la page 13, l’article « L’opposition au projet de Center Parcs, Pierre & Vacances et le lobby du tourisme » publié dans le numéro 283 du mois d’octobre de la revue Courant Alternatif.

http://oclibertaire.lautre.net/IMG/pdf/ca_283_octobre_2018-2.pdf

Dans un prochain numéro de cette même revue je vous invite à retrouver un article sur le tourisme qui s’en prendra non seulement aux excès du tourisme de masse mais également à ses alternatives qu’elles soient collaboratives ou autres.

La répression contre les militants anti-Cigéo 

devant la Cour de cassation



« Peut-on museler l’activité militante, telle est la question qui se pose à vous aujourd’hui. » Devant la Cour de cassation, Maître Guillaume Lécuyer n’a pas mâché ses mots. Ce mercredi 14 novembre, il défendait le pourvoi de cinq militants anti-Cigéo, frappés, dans le cadre d’une instruction pour association de malfaiteurs, d’un contrôle judiciaire très strict, « non nécessaire et disproportionné », a estimé l’avocat, qui en a demandé la levée. 

Interdiction de se rendre en Meuse, en Haute-Marne, ou sur les communes de Bure et de Saudron, interdiction d’être en contact avec d’autres personnes poursuivies (ainsi notamment qu’avec Me Ambroselli, un des avocats des anti-Cigéo), interdiction de sortir de France sans autorisation.

« Derrière ce mot de contrôle judiciaire, il est question de notre liberté, a expliqué à la presse Angélique, une des requérantes. C’est un casse-tête d’organiser le moindre événement, militant, festif ou autre. » En tant qu’administratrice du réseau Sortir du nucléaire, elle ne peut par exemple plus assister à de nombreuses réunions où elle risquerait de croiser un des autres activistes concernés. « On parle de ma liberté de militer contre un des plus grands projets inutiles, imposés et dangereux actuellement en cours dans l’histoire de l’humanité, a-t-elle insisté. Cigéo, c’est une poubelle nucléaire qui va accueillir 99 % de la radioactivité française enfouie dans le sol. »

À quelques mètres d’elle se trouvait Joël, lui aussi sous contrôle judiciaire. Bien qu’amis de longue date et compagnons de lutte, ils ne peuvent plus se parler, « ni se saluer ni se serrer dans les bras comme nous avons l’habitude de le faire », a précisé Angélique. Sinon ? Le non respect du contrôle judiciaire peut être sévèrement sanctionné par le juge de l’application des peines, notamment avec l’emprisonnement du « fautif ».


Angélique, devant la Cour de cassation, à Paris, le 14 novembre. Joël est au centre, à l’arrière plan (sac à dos rouge).

 

« C’est aussi ma liberté de vivre mes amitiés avec d’autres militants qui est entravée, a ajouté la militante. C’est un formatage de l’esprit, une autocensure permanente. » Récemment, elle n’a pas pu se rendre à l’enterrement d’un ami, historique de la lutte antinucléaire, là aussi afin de ne pas croiser une des personnes « interdites ».

Devant les juges de la Cour de cassation, Me Lécuyer a fait valoir « des atteintes disproportionnées à la liberté d’expression et d’opinion », occasionnées par cette mesure répressive. « Ce contrôle judiciaire n’était aucunement impératif, a-t-il expliqué, car il n’y avait pas de risques évidents de commission de nouvelles infractions. » Comme le racontait Reporterre, les personnes concernées se voient reprocher des faits de « participation sans arme à un attroupement après sommation de se disperser », de « transports de substances incendiaires », de présence lors d’une manifestation non déclarée, et pour la plupart de « participation à une association de malfaiteurs ». Pour l’avocat, « le contrôle judiciaire vise à mettre à bas la stratégie militante » développée par les opposants à Cigéo, ces « empêcheurs d’enfouir en douce ».

Un avis partagé par Joël : « Entre la présence quotidienne d’un escadron de gendarmerie mobile à Bure et un harcèlement judiciaire qui peu à peu écrème les militants, la lutte contre Cigéo devient de plus en plus difficile, a-t-il raconté. Parmi les mis en examen, il y a plusieurs personnes très investies depuis au moins deux ans, donc ça handicape la lutte. Cette répression très forte a un effet dissuasif, les gens hésitent à venir militer contre Cigéo, car le contexte est dur, effrayant. » 
 
L’avocat général a, sans surprise, balayé ces arguments, arguant que « les interdiction de contact et de territoire ne constituent pas une interdiction de mener une activité sociale et militante ». L’arrêt sera rendu le 28 novembre prochain.
    Source et photos  : Lorène Lavocat pour Reporterre.



À Bure, 

la justice sert à réprimer la lutte 

contre les déchets nucléaires



 
La Cour de cassation s’est penchée mercredi matin 14 novembre sur le contrôle judiciaire que subissent plusieurs militants opposés à Cigéo. Mais derrière le théâtre de la justice, c’est en fait la liberté de lutter qui est en jeu.

Actualisation mercredi 14 novembre à 13 h30 — La Cour de cassation a étudié le pourvoi des cinq militants anti-Cigéo. Elle rendra son arrêt le 28 novembre prochain. 



La Cour de cassation — l’instance la plus élevée de l’ordre judiciaire français — doit dire ce mercredi 14 novembre si elle lève le contrôle judiciaire qui a été imposé depuis juin à plusieurs militants antinucléaires. On se rappelle que le 20 juin dernier, sous l’autorité du jeune juge d’instruction de Bar-le-Duc, Kévin Le Fur, des dizaines de policiers et gendarmes ont opéré des perquisitions brutales chez une dizaine de personnes opposées au projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires. Sept d’entre elles sont restées en garde à vue pendant plusieurs dizaines d’heures, subissant plusieurs interrogatoires des policiers. Fait exceptionnel, un avocat, Maître Étienne Ambroselli, a été lui aussi perquisitionné et retenu près de 48 heures en garde à vue — avant que, le 25 juin, le juge de la liberté et des droits ne lui fasse rendre son matériel informatique : un signe clair que l’opération avait dépassé les bornes.



Les cinq personnes qui restent sous contrôle judiciaire ne se voient pas reprocher des faits précis, mais de participer à une « association de malfaiteurs », du nom d’un article du Code pénal né après les attentats anarchistes de la fin du XIXe siècle et réactivé avec les attentats terroristes de la fin du XXe siècle. Qu’auraient fait ces personnes ? Elles auraient été membres d’un « groupement formé en vue de la préparation de délits punis de cinq ans d’emprisonnement », les délits concernés étant la dégradation d’un bâtiment de l’Andra appelé l’Ecothèque en février 2017 et situé près du « laboratoire » de Bure — où le gouvernement voudrait enfouir des déchets radioactifs —, un début d’incendie en juin 2017 dans un restaurant appartenant à l’Andra et également proche de Bure, et l’organisation d’une manifestation qui a mal tourné le 15 août 2017 dans le village meusien.


Des bâtiments de l’Andra et d’EDF, près du « laboratoire » de Bure.
 

Le dossier compte pour chaque accusé jusqu’à 9.000 pages. Il a été alimenté par des écoutes téléphoniques pratiquées durant un an par un groupe de dix à trente policiers regroupés dans une « Cellule Bure » installée à Nancy et à Commercy. Il ne semble cependant pas s’y trouver de preuve irréfutable de la participation d’une des personnes poursuivies à un des délits cités. Mais telle est la vertu de l’association de malfaiteurs : il n’est pas besoin d’être l’auteur précis d’un acte, il suffit que des présomptions permettent de lier une personne à l’acte pour prétendre à une culpabilité. Ainsi, telle qui s’occupait de la « Legal Team », c’est-à-dire de l’organisation juridique collective de défense face à la police, est associée aux dégradations qui ont été commises ; tels autres qui animaient le site vmc.camp des opposants se voient supposer être impliqués parce que le site n’a pas critiqué les actes délictueux ; on reproche même à Me Ambroselli — qui n’est pas sous contrôle judiciaire — d’avoir porté « autour de son cou un morceau de tissu violet spécifique, comme d’autres participants à la manifestation »… Toute la démarche, visant à mettre en évidence une organisation pyramidale de la lutte contre Cigéo, ignore les pratiques horizontales et anti-autoritaires de cette lutte qui, comme à Notre-Dame-des-Landes, cherche à épanouir une organisation collective et sans chefs — quitte à endurer de fréquents ratés.

Mais réduire l’affaire au seul dossier juridique serait faire bon compte de tout le contexte de l’histoire. Car l’enjeu fondamental est de casser la lutte qui s’amplifiait contre Cigéo. Depuis 2015, la lutte contre le projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure a connu un second souffle, marqué notamment par un camp estival. Quelques dizaines de jeunes et moins jeunes ont alors commencé à s’installer à Bure, dans la Maison de résistance appartenant à des associations antinucléaires et dans les villages alentour : un vrai coup de fraîcheur dans une région désertifié par les grandes cultures et l’abandon rural. Alors que depuis des années, l’Andra (Agence nationale des déchets radioactifs) avançait ses pions sans résistance notable, voilà qu’en juillet 2016, elle voyait le bois Lejuc — où elle prévoit de créer des installations nécessaires à l’enfouissement -– occupé par les activistes soutenus par une troupe joyeuse. De même, elle reculait sur le terrain juridique, comme en février 2017, quand le tribunal administratif de Nancy invalidait la cession du bois à l’Andra.

Quand M. Macron est arrivé au pouvoir –- lui qui, comme ministre de l’Économie, avait tenté plusieurs fois de faire avancer le processus législatif concernant Cigéo —, en juin 2017, un tournant a commencé à être pris : pas question qu’une « Zad » s’installe à Bure. La surveillance par les gendarmes à Bure et dans les villages proches a commencé à s’appesantir, tandis qu’en juillet, était ouverte une information contre X par le procureur du tribunal de Bar-le-Duc, Olivier Glady, « des chefs de dégradation par moyen dangereux et association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni de dix ans d’emprisonnement ». Dans une période où les moyens de la justice sont souvent limités, le jeune juge d’instruction Kévin Le Fur –- c’est son premier poste — se voyait allouer sans coup férir des dizaines de policiers, on l’a vu, pour enquêter pendant plus d’un an. C’est dire que tout l’appareil de l’État, habillé ici du majestueux manteau de la justice, s’est mis en branle pour mettre hors d’état de nuire un groupe d’opposants au nucléaire. Compte tenu du petit nombre de personnes qui, sur place, dans les villages, mènent la lutte, en toucher quelques-unes suffit à déstabiliser celle-ci. Car le contrôle judiciaire impose à ces personnes de ne pas se voir entre elles et de ne pas se rendre dans certaines communes, notamment à Bure. D’autres personnes, citées dans les dossiers d’instruction, sont aussi sous la menace d’un contrôle judiciaire, tandis que l’organisation même du Réseau Sortir du nucléaire, pourrait se voir incriminer au motif que, possédant 40 % des parts de la Maison de résistance, elle serait aussi dans « l’association de malfaiteurs ».

La « justice » continuera-t-elle à réprimer un mouvement d’opposition politique ? C’est au fond l’enjeu de cette affaire, qui concerne autant les libertés publiques que les déchets nucléaires.



Jeudi 15 novembre

GCO : 

la grève de la faim reste déterminée, 

tandis que les gendarmes se livrent à des violences

 



 
La lutte continue contre le projet d’autoroute dit GCO (« grand contournement ouest »), près de Strasbourg (Bas-Rhin).
  • les cinq grévistes de la faim continuent leur action de manière déterminée, dans une église protestante, à Bisheim, près de Strasbourg. « On est au 25e jour, dit ce jeudi 15 novembre l’un d’entre eux, Michel Dupont, à Reporterre, on se ménage, mais le moral est intact. » La solidarité grandit autour d’eux, notamment par les jeûnes d’une journée : « 500 journées de jeûne solidaire ont déjà eu lieu », dit Maurice Wintz, le président d’Alsace Nature.
  • mercredi 14, le tribunal administratif de Strasbourg a examiné le recours contre les arrêtés de janvier 2017 autorisant les travaux préparatoires du contournement autoroutier. Ils donnaient le feu vert à la société concessionnaire de l’autoroute, Arcos (filiale de Vinci), pour endommager les milieux naturels à la condition de mettre en place des mesures compensatoires aux dégâts occasionnés à la faune et à la flore. Le rapporteur public du tribunal a recommandé l’annulation de ces arrêtés. Le tribunal rendra sa décision le 28 novembre.
  • mercredi 14 aussi, des gendarmes sont intervenus violemment contre des militants, entre Dingsheim et Griesheim-sur-Souffel. L’un d’entre eux, qui s’opposait à un engin de chantier, a été violemment pris à partie par les gendarmes, qui l’ont brutalisé à terre. Voir la vidéo ici. Le jeune homme devait être jugé ce jeudi, mais, au vu des faits, le procureur a fait reporter l’audience et laissé le militant en liberté.
    Source : Reporterre
Samedi 17 novembre


70 parlementaires demandent à M. Macron 

le moratoire sur le GCO




 

A l’initiative de Martine Wonner, député (LREM) du Bas-Rhin, soixante-dix parlementaires ont adressé vendredi 16 novembre un message au président de la République, Emmanuel Macron. 
Le voici :
« Le 22 octobre 2018, un groupe de femmes et d’hommes a entamé une grève de la faim pour demander un moratoire sur le Grand Contournement Ouest de Strasbourg (projet autoroutier datant de plus de 40 ans). Après 26 jours de jeûne continu, leur état de santé est très préoccupant et aucune réponse de la part des ministres concernés ne leur a été apportée.

Alors que les experts pour le climat (GIEC) ont, une fois de plus, tiré la sonnette d’alarme, alors qu’Emmanuel Macron déclarait le 16 octobre la nécessité de "faire des choix clairs et profonds pour changer nos manières de produire, de nous déplacer…",

Nous, parlementaires à l’Assemblée Nationale, au Sénat et au Parlement Européen appelons, avec 250 élu.e.s locaux, le Président de la République à répondre aux grévistes de la faim engagés depuis de 26 jours, en décidant d’un moratoire sur le Grand Contournement Ouest de Strasbourg. »

Les sénateurs et députés :

Martine Wonner, députée du Bas-Rhin
Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique
Delphine Batho, députée des Deux Sèvres
François Ruffin, député de la Somme
Esther Benbassa, sénatrice de Paris
André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme
Delphine Bagarry, députée des Alpes-de-Haute-Provence
Joël Labbé, sénateur du Morbihan
Pierre Laurent, sénateur d’Ile de France
Jean-Luc Mélenchon, député des Bouches-du-Rhône
Eliane Assassi, sénatrice de Seine-Saint-Denis
Guillaume Gontard, sénateur d’Isère
Fabien Roussel, député du Nord
Nicole Trisse, députée de Moselle
Stella Dupont, députée de Maine-et-Loire
Sandrine Mörch, députée de Haute-Garonne
Fabien Gay, sénateur de Seine-Saint-Denis
Cécile Cukerman, sénatrice de la Loire
Céline Brulin, sénatrice de Seine-Maritime
Pierre Dharreville, député des Bouches-du-Rhône
Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne
Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis
Ugo Bernalicis, député du Nord
Éric Coquerel, député de Seine-Saint-Denis
Alexis Corbière, député de Seine-Saint-Denis
Caroline Fiat, députée de Meurthe-et-Moselle
Bastien Lachaud, député de Seine-Saint-Denis
Michel Larive, député de l’Ariège
Danièle Obono, députée de Paris
Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne
Loïc Prud’homme, député de Gironde
Adrien Quatennens, député du Nord
Jean-Hugues Ratenon, député de La Réunion
Muriel Ressiguier, députée de l’Hérault
Sabine Rubin, députée de Seine-Saint-Denis
Bénédicte Taurine, députée de l’Ariège
Elsa Faucillon, député des Hauts-de-Seine
Hubert Wulfranc, député de la seine Maritime
Alain Bruneel, député du Nord
Sébastien Jumel, député de Seine Maritime
Marie-Noël Lienemann, sénatrice de Paris
Laurence Vanceunebrock-Mialon, députée de l’Allier
Béatrice Piron, députée des Yvelines
Gabriel Serville, député de Guyane
Bernard Jomier, sénateur de Paris

Et les parlementaires européens :

José Bové, France
Marie-Pierre Vieu, France
Philippe Lamberts, Belgique
Edouard Martin, France
Maria Heubuch, Allemagne
Yannick Jadot, France
Monika Vana, Autriche
Molly Scott Cato, Royaume Uni
Josep-Macia Terricabras, Espagne
Tilly Metz, Luxembourg
Karima Delli, France
Klaus Buchner, Allemagne
Eva Joly, France
Pascal Durand, France
Franz Roméo, Allemagne
Michèle Rivasi, France,
Bart Staes, Belgique
Patrick Le Hyaric, France
Marie-Christine Vergiat, France
Younous Omarjee, France
Emmanuel Maurel, France
Guillaume Ballas, France
Isabelle Thomas, France
Reinhard Bütikofer, Allemagne.



Dimanche 18 novembre


7 ans de lutte ! On lâche rien... et on prend racine !


En 2010, Jean Yves Le Drian, président de la Région Bretagne et l’État français signaient le «Pacte électrique breton» dont la pièce maîtresse était la décision de construire une centrale électrique à gaz de 450MW à Landivisiau (Finistère), subventionnée par l’État français à raison de 50 millions d'euros par an pendant 20 ans reconductibles. L'opérateur retenu était Direct Énergie qui a depuis été racheté par TOTAL. C'est donc TOTAL, le responsable de plus des 2/3 des émissions de gaz à effet de serre en France, qui serait subventionné pour en émettre encore plus.

Depuis 7 ans l'association «LANDIVISIAU DOIT DIRE NON A LA CENTRALE» se bat contre ce projet. De manifestations en recours administratifs elle est parvenue à ce qu'il ne soit toujours pas engagé.

7 ANS DE LUTTE ENRACINÉE, 7 ARBRES PLANTÉS pour que ce projet soit ENTERRÉ !

Dimanche 25 novembre 2018 à partir de 14h00, plantons 7 arbres pour fêter les 7 années de lutte contre le projet de centrale à gaz et montrer qu'il y a mieux à faire sur ce terrain ! Ce sera aussi l'occasion de se retrouver et de discuter autour d'un vin chaud (n'oubliez pas votre gobelet !) et de délicieux gâteaux proposés à prix libre.

Apportez votre pelle pour nous aider à enterrer ce grand projet inutile et polluant et devenez planteur volontaire !

Vous souhaitez participer en nous offrant un arbre ? Contactez-nous à 
nonalacentrale.landivisiau@gmail.com
Rendez-vous au rond point du Drennec à Landivisiau.

A très vite !
Melanie BESSON - Landivisiau, France


Bure :

 


Des nouvelles encore une fois vraiment très rassurante de Bure et de la situation répressive. On vous soutient les potes !!!

A Bure, nous dénonçons le scandale qui consiste à donner 3 mois fermes pour un outrage créé par un contexte de tension !


Infos du 19 au 25 novembre

Lundi 19 novembre

La Zad du moulin appelle à bloquer Vinci : https://zad.nadir.org/article6225

La CGT de Vinci soutient les grévistes de la faim et demande un moratoire

Dans un communiqué en date du 15 novembre, les syndicats #CGT de Vinci soutiennent les grévistes de la faim et demandent l’arrêt des travaux du #GCO. Comme pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ils prennent position contre le projet : " nous disons non à un projet de couloir à camions européen, conçu pour alimenter les caisses déjà bien pleines de VINCI Autoroutes, au détriment de la santé des strasbourgeois et sans améliorer significativement leurs conditions de circulation. Nous dénonçons la médiocrité des mesures de « compensation » écologique bricolées par VINCI et plusieurs fois dénoncées par le CNPN, qui mettent en danger des espèces protégées et accentuent les destructions de terres agricoles. "

A Bure, paroles de malfaiteur.e.s


Forêt de la Corniche des Forts 

 


A Romainville (93), la Forêt de la Corniche des Forts lutte contre une base de loisirs. Une lutte peu connue dans l’Ouest mais qui s’active dans la métropole parisienne. Plus d’informations et de news prochainement.


Romainville : les opposants à la base de loisirs au tribunal

http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/romainville-les-opposants-a-la-base-de-loisirs-au-tribunal-07-11-2018-7937565.php


Mercredi 21 novembre


La grève de la faim contre le GCO s’arrête

 


Les grévistes de la faim contre le projet autoroutier de GCO, près de Strasbourg, ont annoncé mardi 20 novembre qu’ils arrêtaient cette grève. Voici le texte de leur communiqué :

 

« Aujourd’hui, 20 novembre 2018, nous avons décidé d’arrêter notre Grève de la Faim. Nous en sommes au 30è jour sans manger, ne buvant que de l’eau ou de la tisane. La 5è semaine qui a débuté est le moment où le risque d’atteinte aux organes nobles s’aggrave vraiment.

Face au silence assourdissant des autorités et à la violence des passages en force sur le terrain de VINCI et de ses opérateurs, face à l’écho insuffisant dans les médias, face à l’inertie d’une majorité d’élus, la grève de la faim est apparue comme l’action, extrême mais nécessaire, pour obtenir un Moratoire assorti d’une mission de médiation.

Nous avons choisi une action violente envers nos corps mais non-violente envers nos protagonistes. Mais leur attitude, leur fin de non recevoir ne valent pas qu’on mette plus encore notre vie en danger

Le Président de la République, à qui nous avons demandé de nous rencontrer, ne nous a pas témoigné le moindre signe d’attention.

Il est vrai que nous avons placé la barre très haut en nous adressant directement à lui mais le fait est que tous les échelons intermédiaires sollicités ne nous ont opposé qu’un discours convenu, fallacieux voire mensonger dans ses argumentations, jusqu’aux décisions de justice où il était difficile de ne pas voir la main directe des promoteurs du projet. Nous voulions ainsi offrir au « champion de la terre » l’opportunité d’accorder ses actes à ses paroles.

Mais aujourd’hui, nous désespérons de nos dirigeants dont les actes n’hésitent pas à sacrifier la vie des citoyens, l’avenir de nos territoires à la seule voracité financière des multinationales et de leurs sous-traitants !

Notre grande victoire est que les frontières virtuelles de notre combat ont sauté ! Des médias, des réseaux sociaux ont relayé les problèmes graves que soulève le GCO. Des citoyens d’Alsace, de la France entière et au-delà, des élus des communes, des députés, des sénateurs, des parlementaires de l’Union Européenne ont découvert notre combat et nous soutiennent.

Au-delà de la grève de la faim, notre motivation est d’autant plus grande pour nous opposer encore à ce projet néfaste – l’inventivité pour cela est de notre côté ! – mais aussi pour « reconquérir le territoire » de la vie, de la biodiversité et promouvoir de nouvelles mobilités porteuses d’avenir. »

 L’association Alsace Nature précise de son côté :

« Pour autant, la lutte contre le GCO ne s’arrête pas là. Les actions vont se poursuivre dans les jours et semaines à venir.

Nous allons continuer d’essayer de convaincre la population, les médias (nationaux notamment), les élus, … et nous nous retrouverons sur le terrain.

Par respect pour ce que les grévistes de la faim ont fait et enduré, il nous appartient à tous de relever le défi et de faire tomber ce projet d’une manière ou d’une autre. Nous devons être de plus en plus nombreux à nous engager et refuser la résignation. »


VIDÉO - 

Les « malfaiteurs » de Bure disent leur vérité

 


Voyant leurs libertés durement restreintes par un contrôle judiciaire, les militants anti-nucléaires poursuivis par la justice ont décidé de s’exprimer. En vidéo, ils et elles racontent ce qu’ils subissent et pourquoi ils luttent contre le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires.


En juin dernier, des dizaines de policiers et gendarmes ont opéré des perquisitions brutales chez une dizaine de personnes opposées au projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires. Sept d’entre elles sont restées en garde à vue pendant plusieurs dizaines d’heures, subissant plusieurs interrogatoires des policiers. Fait exceptionnel, un avocat, Maître Étienne Ambroselli, a été lui aussi perquisitionné et retenu près de 48 heures en garde à vue. Depuis, cinq personnes restent sous contrôle judiciaire, et deux autres ont, en septembre et octobre, été aussi placées par l’appareil judiciaire dans cette situation.
 
Les militants sous contrôle judiciaire se voient reprocher de participer à une « association de malfaiteurs ». Ils ne sont pas visés pour des faits précis et ne sont pas condamnés, mais subissent du fait du contrôle judiciaire des restrictions fortes de leurs libertés. Le 28 novembre, la Cour de cassation doit décider si ce contrôle judiciaire est levé.

Plusieurs d’entre eux ont choisi de s’exprimer ouvertement, de dire pourquoi ils luttent et ce qu’ils subissent. Voici leurs témoignages.

    Angèle : « Ne pas baisser les bras, même si l’on sacrifie beaucoup de sa vie personnelle »

    Joël : « La mise en commun, c’est une façon de répondre à une industrie nucléaire qui joue sur l’isolement des gens »

https://youtu.be/pi_7Ni3zg6c

    Pivoine : « Le contrôle judiciaire que je subis, c’est déjà une peine. Mais je ne vais pas m’arrêter »


    Chloé :« Je me sens bloquée dans ma vie. Mais ils ne détruiront jamais mes idées »



Jeudi 22 novembre

En Dordogne, à Beynac, 

il occupe une grue depuis six jours 

contre un projet de béton

 



Jérémy est installé depuis vendredi dernier sur une grue du chantier de la déviation de Beynac, en Dordogne. Et des dizaines de militants le soutiennent en bas. Ils protestent contre ce projet qui, selon eux, va défigurer ce village.



Actualisation - Jeudi 22 novembre, 14 h 00 - Jérémy a été interpellé jeudi matin, par les gendarmes. Selon un communiqué de la préfecture de la Dordogne, "un dispositif a été mis en place afin de faire descendre la personne occupant la grue sur le chantier. A 10H20, l’intéressé était à nouveau au sol et a été interpellé.".- 
 
 

 Bordeaux, correspondance et Beynac (Dordogne), reportage photo

Jérémy est installé depuis vendredi 16 novembre sur une des grues du chantier de la déviation de Beynac, en Dordogne, à Saint-Vincent-de-Cosse, près du pont du Pech. Elle est située au milieu de la rivière. Un autre zadiste, Arnold, a été interpellé mercredi matin 21 novembre, quand il est descendu se soulager. Il est entendu en auditeur libre à la gendarmerie du Bugue. « Il a fait l’erreur de quitter sa base. Au moins, l’interpellation s’est faite en douceur », dit Abi, sa mère. Elle soutient son fils dans le combat depuis le début. « Le moral reste très bon, mais on attend de voir la suite ».

Cela fait sept mois que les opposants sont installés dans la Zad de Beynac à quelques mètres des travaux de la déviation. La construction comporte une route de 3,5 km avec deux ponts qui enjambent la rivière, un tunnel sous une voie ferrée, un nouveau rond-point d’un côté et un nouveau carrefour de l’autre. Plusieurs actions « 100 % non-violente » ont été menées depuis le début du combat : banderoles monumentales « Non au massacre de la vallée » affichées sur les murs des châteaux et les murs du village, manifestations ponctuelles, occupations du chantier suivies d’expulsions... Mais le ton s’est durci depuis vendredi, avec l’occupation sans limite de la zone de travaux.

 

De l’autre côté du pont du Pech, Jérémy reste quant à lui enchaîné à une grue, à une quinzaine de mètres. Il vient de passer six nuits dans des températures avoisinant les -5°C au petit matin. Après l’arrestation d’Arnold, il est « attristé, mais plus déterminé que jamais. Ça va, je suis bien installé, il fait beau, j’ai une vue magnifique sur la Dordogne et Beynac. J’irai jusqu’au bout et je resterai là le temps qu’il faudra », dit-il à Reporterre. Selon ses camarades de lutte, il peut tenir au moins une semaine avec les nouveaux ravitaillements apportés mardi. Il a d’ailleurs « passé une excellente nuit » alors que la veille, son corps commençait à lâcher après deux jours de jeun.

Si jamais une tentative d’évacuation de Jérémy est ordonné par les forces de l’ordre, il annonce qu’il montera plus haut sur la grue.


Ils sont une cinquantaine sur place à vouloir stopper le « massacre de la vallée ». La Zad de Beynac est installée depuis avril 2018 à quelques mètres du chantier. Les lanceurs d’alerte voient en ce projet la destruction de l’écosystème de la vallée. « L’impact écologique est évident et colossal. Le dragage de la Dordogne n’était pas prévu dans les documents que nous avons eu et pourtant il est en cours dans le lit de la rivière, dit Alix, une zadiste présente depuis quelques semaines. Des arbres centenaires ont été rasés. Ils sont en train de détruire l’écosystème spécifique de la rivière ».

 

Les zadistes connaissent précisément le dossier. « Nous demandons aussi à ce qu’un architecte viennent vérifier la conformité de la plateforme installée au milieu de la Dordogne au niveau du pont du Pech », dit l’un d’entre eux, avant de rappeler qu’un site gallo-romain a été détruit pour faire passer la nouvelle route.

Cette zone Natura 2000, classée Réserve de biosphère par l’Unesco est aujourd’hui souillée. 9 hectares vont disparaître, compromettant l’activité agricole. L’eau de la Dordogne est désormais grise, des déchets flottent à la surface. L’écologue Bernard Bousquet et d’autres spécialises assurent que les poissons ne peuvent plus frayer : « Les poissons migrateurs (anguilles, saumons) ne peuvent plus migrer. La rivière est trop dérangée et les polluants constituent pour eux deux barrières infranchissables. Le béton est constitué de produits très toxiques pour la faune aquatique », dit l’écologue.

Outre son obstination à mener ce projet, un reproche est fait à Germinal Peiro, député (PS) et président du département de la Dordogne : il porte la double casquette de président du département et de l’établissement public chargé de la politique de gestion de l’eau et de l’environnement (Epidor). 
Les opposants le soupçonnent d’avoir privilégié le projet de déviation, malgré des consultations négatives prouvant que le projet n’est pas le seul viable pour désengorger le village de Beynac.


Après plusieurs revers judiciaires, les opposants sont dans l’attente d’une réponse en Cassation sur la suspension de l’arrêté préfectoral de janvier autorisant les travaux du contournement de Beynac. Les opposants réclament en attendant le gel des travaux et la médiation de Stéphane Bern. L’animateur de télévision s’est déjà positionné en septembre dernier : « Je ne supporte pas qu’on porte des atteintes marquées contre le patrimoine ».

 


C’est « un ignare, répond Germinal Peiro à France 3. Il répète bêtement ce que lui disent ses amis châtelains ! On n’a pas de leçons à recevoir de monsieur Bern ».

Du coup, la discussion est rompue. « On nous promet des réunions et des concertations, mais on n’a toujours aucun dialogue ouvert et aucune réponse à nos sollicitations » se désole Alix.

La récente nouvelle qu’Anne-Gaëlle Baudoin-Clerc, l’actuelle préfète de la Dordogne allait quitter le département pour celui du Puy-de-Dôme, relance un espoir de nouvelles négociations avec les pouvoirs publics. En attendant, l’occupation continue.


Jeudi soir, une réunion d’information publique de projection et de débats aura lieu à Sarlat, salle Pierre Denoix, près du centre culturel. Elle est organisée par Isabelle Petit, élue d’un village voisin. 

« Il s’agit d’informer la population de ce qu’il se passe réellement. Il y a un manque d’information, voire de la désinformation. Il faut sensibiliser le public, et notamment celui qui ne s’engage pas, mais qui doit être mis au courant des conséquences du chantier sur la biosphère de la Dordogne. Ce projet est incongru ».


Le Center Parcs de Roybon relancé par le Conseil d’Etat

 


La justice va devoir se prononcer une nouvelle fois sur le sort du Center Parcs de Roybon (Isère), enlisé depuis des années dans des recours juridiques. Une décision du Conseil d’État a donné tort, mercredi 21 novembre, aux défenseurs de la nature opposés à ce projet censé s’implanter sur 200 hectares de forêt.


La plus haute juridiction administrative française a en effet cassé un arrêt de la Cour d’appel administrative de Lyon, qui avait annulé en 2016 l’une des autorisations préfectorales délivrée à Pierre & Vacances. Par cette décision, le Conseil d’État valide le pourvoi en cassation du numéro un européen des résidences de loisirs.

Dans sa décision, le Conseil d’Etat a estimé que la Cour d’appel administrative de Lyon avait commis une « erreur de droit » en omettant « de confronter l’autorisation litigieuse à l’ensemble des orientations et des objectifs fixés par le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) 2016-2021 du bassin Rhône-Méditerranée ».


Vendredi 23 novembre


La Plaine (Marseille)

 

Émission #73 Bataille de la Plaine

Depuis un mois, une bataille fait rage à Marseille : la Bataille de la Plaine. Contre la requalification de cette espace (comprendre le nettoyage et l’évacuation des populations qui y résident), une assemblée des usager-e-s et habitant-e-s s’est formé en 2015 et anime depuis la contestation.

Aujourd’hui, après le démarrage des travaux, c’est tout une partie de Marseille qui s’oppose à ce projet de gentrification métropolitain. Nous tentons alors de donner à entendre ce qui se trame là-bas depuis le 11 octobre dernier...

A écouter et/ou télécharger ici : https://tvnr.noblogs.org/post/2018/11/20/73-bataille-de-la-plaine/

Bure : Anti-Nucléaire 

 

 

CYCLE DE CONFÉRENCES GRAND EST 2018-2019 : Voyage vers un avenir non atomique !


_VOYAGE VERS UN AVENIR NON ATOMIQUE _

POURQUOI CE CYCLE DE CONFÉRENCES ?

Éthique, social, sciences, technique, économie, philosophie, politique  : Cigéo est un projet au carrefour de nombreuses préoccupations. Les portes d’entrée dans ce sujet sensible sont multiples, et comprendre le projet et ses enjeux n’est pas évident. Par ce cycle de conférences, nous souhaitons rendre le sujet le plus accessible en abordant ses divers aspects, afin que tout le monde puisse recevoir les informations leur permettant d’en saisir les différentes facettes.

NOUS COMMENCERONS DONC CE CYCLE… PAR L’EXISTANT. Quel est le point commun entre une base de maintenance nucléaire à Saint-Dizier, une laverie nucléaire à Suzannecourt, ou encore des travaux sur la voie ferrée aux alentours de Gondrecourt ? Ce sont les prémisses d’un centre de stockage de déchets radioactifs que l’on cherche à implanter sur un seul et même territoire. 
Ce qui se dessine dans le Grand-Est est une région au service du nucléaire : car si Cigéo n’existe pas encore, ses conséquences sont déjà bien visibles. C’est ce que nous allons voir dans un premier temps.

TOUT CELA POSE DES QUESTIONS AUXQUELLES NOUS ESSAYERONS ENSUITE DE RÉPONDRE : Cigéo serait-il créateur d’emplois ? Engendrerait-il des risques pour nous ainsi que pour les milieux naturels ? Est-ce que le fait d’habiter loin nous préserve de certains dangers ? Comment allons-nous faire pour transmettre aux générations futures les connaissances qui leur permettront de continuer à s’occuper de ces déchets ? Est-il sans alternative ? Avons-nous vraiment eu le choix ?

CES ÉLÉMENTS EN TÊTE, NOUS SERONS ALORS PARÉ.E.S POUR NOUS PLONGER DANS L’HISTOIRE DE LA LUTTE CONTRE CIGÉO. La lutte contre Cigéo ? Non : les luttes contre Cigéo ! Et chacune s’enchevêtre tout en ayant sa propre histoire : parce-que nous sommes plusieurs à les avoir vécues, nous allons vous les raconter.

Et parce que le Grand-Est a aussi une histoire hautement radioactive, alors nous lui demanderons de nous conter quelques-uns de ses chapitres  : de Chooz à Cattenom en passant par Wittelsheim, nous reviendrons sur les luttes passées mais aussi sur celles à venir.

En effet, NOUS N’AVONS PAS CHOISI DE FAIRE CE CYCLE DANS LE GRAND EST PAR HASARD. Nous souhaitons aller à la rencontre de ses habitant.e.s parce-qu’ielles sont les grand.e.s oublié.e.s des considérations publiques. Non, Bure ne concerne pas que la Meuse et la Haute-Marne. Cigéo n’est pas qu’un problème meusien, ni lorrain, mais bien national et international. En dépassant nos frontières, nous souhaitons donc parler de ce qui se joue chez nous en montrant combien Cigéo implique également les habitant.e.s du Grand Est. De fait, il nous paraît évident que les réponses à apporter aux problèmes qu’il pose devraient dès lors être pensées par tout le monde.

_« OUI, BON, C’EST BIEN GENTIL TOUT ÇA… MAIS CES DÉCHETS, IL FAUT BIEN EN FAIRE QUELQUE CHOSE ! ALORS, ON EN FAIT QUOI ? »_

Patience, nous répondrons à cette question dans la dernière partie de notre cycle ! Et plus que cela, nous vous expliquerons même comment, très concrètement, il serait possible de sortir du nucléaire en moins de 10 ans.

De Strasbourg à Chaumont en passant par Nancy ou Bar-le-Duc : retrouvons-nous, et parlons-en !

POUR PLUS D’INFORMATIONS :

Adresse mail : cycledeconferences-grandest@riseup.net

Agenda disponible sur : stopcigeo-bure.eu

Page facebook : @voyageversunavenirnonatomique

SOMMAIRE

_CHAPITRE I : EN ROUTE VERS UNE NUCLÉARISATION DU TERRITOIRE ?_

LES TRANSPORTS DE CIGEO : UN TRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE Mardi 18 décembre 2018, 20h – Bar-le-Duc Mercredi 19 décembre 2018, 20h – Abainville

CIGEO : UN PROJET À TRÈS HAUTE TENSION ? Jeudi 20 décembre 2018, 20h – Couvertpuis

UNITECH : À SUZANNECOURT, LE NUCLÉAIRE VEUT LAVER SON LINGE SALE ! Jeudi 3 janvier 2019, 20h – Suzannecourt (à côté de Joinville)

UN GRAND EST AUSSI NUCLÉARISÉ QUE LA HAGUE ET LA VALLÉE DU RHÔNE ? Vendredi 11 janvier 2019, 20h – St Dizier

_CHAPITRE II : VOUS AVEZ DES QUESTIONS ? _

SOUS-TRAITANT.E.S DANS LE NUCLÉAIRE EN MEUSE ET HAUTE-MARNE : 
COMMENCEZ VOTRE RECHERCHE ! Vendredi 18 janvier 2019, 20h – Joinville Samedi 19 janvier 2019, 20h – Bar-le-Duc

CIGEO : DE GÉNÉRATIONS FUTURES À CIVILISATIONS FUTURES, LA QUESTION DE LA MÉMOIRE Mercredi 23 janvier 2019, 20h – Nancy Jeudi 24 janvier 2019, 20h – Bar-le-Duc Vendredi 25 janvier 2019, 20h – Montiers

« _ DESSINE-MOI LA RADIOACTIVITÉ_ » – TOUT CE QUE VOUS AVEZ ENVIE DE SAVOIR SANS OSER LE DEMANDER Lundi 28 janvier 2019, 20h – Troyes Mardi 29 janvier 2019, 20h – Verdun

CIGÉO : CHRONIQUE D’UN ÉCHEC ANNONCÉ QUELLE(S) ALTERNATIVE (S) ? Samedi 9 février 2019, 20h – Nancy Samedi 16 février 2019, 20h – Chaumont

ACCIDENT NUCLÉAIRE : QUELLES CONSÉQUENCES SUR LES POPULATIONS ? LES ENSEIGNEMENTS DE TCHERNOBYL Vendredi 15 février 2019, 20h – Bar-le-Duc

_CHAPITRE III : HISTOIRES DES LUTTES CONTRE LE PROJET CIGEO _

HISTOIRES ET TÉMOIGNAGES DES LUTTES À BURE, DE 1994 À AUJOURD’HUI Mardi 19 février 2019, 20h – Commercy Jeudi 21 février 2019, 20h – Reims Vendredi 22 février 2019, 20h – Metz

BURE : HISTOIRES DE LA RÉPRESSION POLICIÈRE ET JUDICIAIRE Vendredi 1 mars 2019, 20h – Strasbourg Samedi 2 mars 2019, 20h – Nancy

LE PROCÈS DE CIGEO : AUDIENCE AU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE MARBOT Mercredi 6 mars 2019, 20h – Bar-le-Duc

BURE : LA FABRIQUE DU CONSENTEMENT Vendredi 15 mars 2019, 20h – Ligny

_CHAPITRE IV :_

PROJET MANHATTAN : LE COMMENCEMENT DE L’ÈRE NUCLÉAIRE ? Mercredi 20 mars 2019, 20h – Nancy (partie 1) Jeud 21 mars 2019, 20h – Nancy (partie 2)

_CHAPITRE V : HISTOIRES DE LUTTES DANS LE GRAND EST _

STOCAMINE : CACHEZ CES DÉCHETS QUE NOUS NE SAURIONS VOIR ! Jeudi 28 mars 2019, 20h, Montiers-sur-Saulx

LUTTES ANTI-NUCLÉAIRES DU GRAND-EST : ENTRE RÉTROSPECTIVES ET COMBATS ACTUELS  Avril 2019 (dates à venir) – Longwy

CHOOZ : QUAND SIDÉRURGISTES ET ANTINUCLÉAIRES FUSIONNENT  Avril 2019 (dates à venir) – Bar-le-Duc

_« MAIS CES DÉCHETS, IL FAUT BIEN EN FAIRE QUELQUE CHOSE… »_

_CHAPITRE VI :_

SORTIR DU NUCLÉAIRE EN MOINS DE 10 ANS : C’EST POSSIBLE, ET SANS CIGEO

Jeudi 4 avril 2019, 20h – Nancy Mercredi 17 avril 2019, 20h – Couvertpuis Mercredi 24 avril 2019, 20h – Epinal Jeudi 25 avril 2019, 20h – Strasbourg Mardi 30 avril 2019, 20h – Ligny



La Plaine à Marseille : 

un appel à manifester le 24 novembre 

 


Depuis plus d’un mois, Marseille est le terrain d’une bataille acharnée contre le projet de rénovation de la Plaine. Lundi Matin publie un nouvel appel à une manifestation nationale le samedi 24 novembre qui prévoit de s’en prendre à la politique de la ville et au désormais fameux « mur » de la Plaine.


« Le mur de la Plaine et les morts de Noailles, si différents, forment les deux facettes d’une même logique vorace et mortifère, menées par les mêmes rapaces », estiment les auteurs de l'appel à manifester samedi.

Samedi 24 novembre

 

 

Le tribunal administratif de Strasbourg a suspend vendredi 23 novembre la poursuite des travaux de l’échangeur nord avec le futur contournement de Strasbourg. Cette décision judiciaire d’importance couronne une lutte obstinée contre ce projet.


Strasbourg, correspondance

Drôle de semaine sur le front des opposants au Grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg. Mardi 20 novembre, les cinq grévistes de la faim avaient arrêté leur action engagée un mois auparavant, fatigués de n’avoir eu aucun retour du sommet de l’État. Certains auraient pu continuer, selon leurs médecins, mais pas tous. Alors que leur santé se dégradait, une décision collective a prévalu. “L’attitude des autorités, leur fin de non-recevoir ne valent que l’on mette plus encore notre vie en danger”, a déclaré Élisabeth Dupeux, 66 ans, lors d’un discours chargé d’émotion.

 
Le 12 novembre, les grévistes de la faim s’étaient dénudés en pleine ville.

 

Mais la veille, une autre bataille se jouait au tribunal administratif de Strasbourg, comme pour la cinquième fois depuis septembre. Et quatre jours plus tard, vendredi 23 novembre, les juges du référé ont accordé une victoire d’ampleur aux opposants, en suspendant les travaux de l’échangeur au nord du projet autoroutier. Cette partie du tracé de l’autoroute payante de 24 kilomètres est construite par la société gestionnaire de l’A4, la Sanef. L’échangeur et ses bretelles sont estimées à 43 millions d’euros, financés par le prolongement de deux ans de la concession de la Sanef. Le reste de l’infrastructure - développé par Vinci via sa filiale Arcos - est censé faciliter le trafic du nord au sud de l’Europe, notamment pour les poids qui seraient alors détournés de l’autoroute A35 qui traverse Strasbourg. Certes, l’association Alsace Nature avait déjà remporté deux autres référés ; mais celui-ci constitue la première décision avec un impact immédiat et lourd. Car sans échangeur, le GCO s’arrêterait net en pleine forêt...

Sans échangeur routier, pas de GCO.

 

Comme il s’agit d’un bois avec 57 espèces protégées dont des chiroptères (chauve-souris), des pélobates bruns (crapauds), des oiseaux, des insectes et autres batraciens, les déboisements ne sont autorisés que du 1er septembre au 28 février. Sauf rebondissement rapide (recours en Cassation, nouvel arrêté permettant les coupes, etc.), les déboisements ne devraient donc pas se dérouler durant l’hiver 2018-2019. Les délais pour un nouvel examen du recours sur le fond par le tribunal strasbourgeois sont de l’ordre de plusieurs mois, voire davantage. Le calendrier table désormais sur une décision à la mi-2021.

Avant le jugement intervenu vendredi, l’avocat d’Alsace Nature, Me François Zind, rappelait que beaucoup des arguments étaient similaires au référé sur les travaux définitifs du reste de l’autoroute, en septembre dernier. La même formation de trois juges n’avait pas suspendu, “à titre exceptionnel”, l’autorisation pour les travaux définitifs .

« Ne nous laissons pas abattre ».

 

À la lecture du jugement de vendredi, l’avocat a son explication. “En audience, j’ai parlé du référé perdu de septembre en m’interrogeant sur ses raisons. J’ai estimé que malgré des doutes relevés sur la légalité, les juges ont invoqué les troubles à l’ordre public pour éviter que la situation dégénère comme à Notre-Dame-des-Landes. À ce moment là, je les ai vu sourire. Aujourd’hui, la situation a changé, car il n’y a pas de trouble et qu’il y a eu entre temps les rapports du Giec et du WWF. En tout cas, cette décision montre une nouvelle fois que la question fait débat au sein de la juridiction.”

La suspension reste fragile. Dans leur décision, les magistrats reprochent au préfet d’affirmer que « la raison impérative d’intérêt public majeur » est notamment justifiée par les mesures de compensation. Or l’intérêt général doit, selon le Code de l’environnement, pouvoir s’apprécier sans ces mesures. Mais ils n’ont pas indiqué, à la différence du jugement de septembre, que la situation est “aisément régularisable”.

Sur le terrain, la Sanef “a joué le jeu”, dit Stéphane Giraud, directeur d’Alsace Nature. Des coupes ont débuté dès lundi 15 octobre, suite à un vote du conseil municipal de Strasbourg autorisant la vente de parcelles pour permettre les compensations naturelles. Mais la Sanef n’a plus entrepris de travaux une fois que le référé a été déposé le 26 octobre après quelques face-à-face avec des opposants.

    Le GCO, 

    une « bêtise écologique »

    selon Nicolas Hulot


Le ministre de l’Écologie François de Rugy et son homologue aux Transports, Élisabeth Borne, ont indiqué en octobre que “seule une décision de justice suspensive était de nature à faire évoluer la position du gouvernement”. Les opposants, appuyés par la députée Martine Wonner (LREM), demandent un moratoire, en vain pour le moment.

Jeudi soir, sur le plateau de l’« Emission Politique » de France 2, jeudi 22 novembre, l’ancien ministre Nicolas Hulot a lui-même évoqué le GCO comme un exemple de dossier où il était “coincé”, d’un point de vue juridique et sous pression des élus locaux. Il a qualifié le projet de “bêtise écologique” - il l’avait pourtant autorisé en dépit des avis négatifs du conseil national de protection de la nature et avant les enquêtes publiques finales.


    La mobilisation ne se relâche pas

 
La décision de justice vient conforter une mobilisation qui n’a jamais cessé : pour Michael Kugler, un des animateurs du collectif GCO Non merci, "la décision nous donne raison dans le sens où on n’est pas allé s’opposer tout les matins pour rien. Il y avait tout le temps une dizaine de personnes sur place. On arrivait à être plus nombreux que les gendarmes."

La bataille dans les tribunaux est loin d’être finie. Une décision sur le fond doit être rendue mercredi 28 novembre à propos des travaux préparatoires du GCO. Lors de l’audience préalable, le rapporteur public avait proposé l’annulation des arrêtés, bien que les sondages archéologiques, études des sols et les déboisements aient été effectués en grande partie.



Michel Dupont, membre très actif du collectif GCO Non merci et l’un des anciens grévistes de la faim attend avec impatience la décision pour confronter les ministres face à leurs dires : “La grève n’est pas un échec. On a percé avec notre opération de “bikini party” et le malaise d’un des gréviste près de la préfecture. Notre violence sur nos corps, mais non-violence envers les forces de l’ordre ont renvoyé une autre image que celle des gazages. Si on avait une deuxième décision de justice, cette fois sur le fond, on aurait deux éléments pour remonter très fortement au créneau auprès des ministres, avec les députés et nos alternatives qui n’ont jamais été étudiées.”

Sur le terrain plusieurs actions dispersées continuent, notamment des plantations de végétaux là où les terrassements ont été entamés. Ce vendredi, un appel a été lancé par des étudiants et 75 enseignants depuis le Palais universitaire de Strasbourg : ils demandent un moratoire sur le GCO et veulent réunir des signatures d’universitaires à travers la France.
Reporterre


Infos du 26 au 30 novembre


Lundi 26 novembre


Punchline du jour :

 

"A Lachamp, on n’est plus sur le mouvement des Gilets jaunes mais sur un début de ZAD (Zone à défendre rendue célèbre à Notre-Dame des Landes, ndlr) avec une occupation du domaine public, des pentes du rond-point, avec des feux, une guillotine en carton représentant le président Macron. Il fallait dégager ce carrefour et le rouvrir à la circulation"

https://www.leveil.fr/puy-en-velay/social/transport/2018/11/25/gilets-jaunes-le-rond-point-de-lachamp-evacue-des-plaintes-deposees-pour-degradations_13063583.html


Mercredi 28 novembre

 

La Cour de cassation avalise les contrôles judiciaires 

des militants anti-Cigéo

 


Mercredi 28 novembre, la Cour de Cassation a rejeté le pourvoi déposé par cinq militants antinucléaires de Bure mis en examen dans le cadre d’une enquête pour association de malfaiteurs, et sous contrôle judiciaire très strict.

La Cour a ainsi suivi l’avis de l’avocat général jugeant que ces contrôles judiciaires, qui interdisent notamment à ces personnes d’entrer en contact et de circuler librement, « ne constituent pas une interdiction de mener une activité sociale et militante ».

« Ce revers judiciaire ne nous arrêtera pas, a précisé dans un communiqué la coordination Stop Cigéo, qui regroupe les collectifs d’opposants. Le combat que nous menons contre la criminalisation de la lutte de Bure se poursuivra en tout état de cause. (...) Nous engagerons toutes les procédures nécessaires et les mèneront jusqu’à la Cour européenne des Droits de l’Homme s’il le faut, afin de faire jurisprudence et dissuader tout usage de ces dispositifs liberticides à l’avenir. »

Plus de 100 personnalités ont par ailleurs lancé un appel demandant la levée des contrôles judiciaires et dénonçant un scandale d’État. Prochaines audiences en lien avec la lutte anti-Cigéo : le 10 janvier ainsi que le 5 février devant la Cour d’Appel de Nancy et au Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc.

Ce mercredi, la Ligue des Droits de l’Homme a également annoncé la mise en place d’une « commission d’enquête sur le traitement judiciaire et les opérations de maintien de l’ordre à Bure ».

Source : communiqué de la coordination Stop Cigéo.sur Reporterre


Le recours contre les travaux préparatoires du GCO 

est rejeté

 


Le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté ce mercredi 28 novembre le recours en annulation d’Alsace nature contre les travaux préparatoires du projet de contournement autoroutier de Strasbourg.


Les travaux préparatoires sont donc autorisés... même s’ils sont désormais quasiment terminés. En effet, Alsace nature avait déposé son recours en annulation début 2017. Celui-ci n’étant pas suspensif, le concessionnaire a depuis réalisé les sondages archéologiques, géothermiques, et les déviations.

Au micro de France 3 Grand est, Maurice Wintz, le vice-président d’Alsace nature, a exprimé sa déception : « On a l’impression que tout est fait pour le GCO se fasse. Alors que tous les scientifiques nous annoncent une catastrophe environnementale, nous en France, on continue à faire comme avant ».

Le combat judiciaire n’est pas terminé pour autant. L’association conteste la prorogation d’utilité publique devant le Conseil d’État. Elle a également déposé un référé suspension devant cette même juridiction concernant le viaduc de Kolbsheim. Elle s’est aussi pourvue en cassation après avoir perdu au sujet de l’autorisation unique.

Vendredi 23 novembre, le tribunal administratif de Strasbourg a suspendu en référé l’arrêté préfectoral autorisant les travaux de l’échangeur nord du GCO. Les travaux ne pourront pas reprendre avant que le tribunal ne rende son avis sur le fond.
Source : France 3 Grand est. sur Reporterre