Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

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vendredi 21 juillet 2017

Communiqué des Chimpanzés du futur - France Inter soutient les inhumains

Communiqué des Chimpanzés du futur

France Inter soutient les inhumains


Ce jeudi 13 juillet 2017, l’émission « Le débat de midi » sur France Inter s’intitulait : « Demain, tous transhumains ? ». Dorothée Barba, l’animatrice qui passe son temps à promouvoir les nécrotechnologies dans son émission « Demain la veille », offrait une heure d’antenne aux idées inhumaines. Elle avait convié deux transhumanistes français - le médecin et homme d’affaires Laurent Alexandre et l’Artiste virtuel Yann Minh - ainsi qu’une auteur de science-fiction qui se dit « bio-fascinée », Catherine Dufour.

Sur France Inter, on ne conçoit le « débat » qu’entre techno-progressistes. Vous avez le choix entre la version Alpha Plus de l’énarque millionnaire Laurent Alexandre – morgue grossière, techno-prophéties tapageuses, mépris pour les inférieurs au QI limité et les « bioconservateurs » (les Chimpanzés du futur) ; le modèle cyber-clignotant du bouffon Yann Minh au QI supérieur – seul scoop de l’émission : le fait nous avait échappé ; et la version féministe de gauche de Catherine Dufour – pour une taxe robot et un revenu universel.

Cette complaisance envers les inhumains n’est pas nouvelle, d’une radio qui passe son temps à nous donner des leçons de bonne pensée. France Inter, comme Le Monde, L’Express ou La Tribune, offre à longueur d’année l’accès de nos cerveaux aux transhumanistes. C’est ainsi qu’ils propagent l’obligation de s’automachiner pour rester au niveau de la machine (et des Chinois) et pour acquérir les nouveaux moyens de la puissance (Alexandre : « On industrialise l’intelligence artificielle, si les cerveaux biologiques ne bougent pas, ça va très mal se passer ; nous abandonnons les ressorts de la puissance aux géants du numérique »). Ils répandent l’idée d’un monde-machine inéluctable donc « désirable » (Minh : « La solution aux milliards d’habitants sur Terre, c’est l’infini du cyberespace qui va nous sauver de cette concentration ») et celle de la colonisation spatiale comme seule issue à une surpopulation (d’immortels) sur une planète dévastée. Ils diffusent le mépris pour ceux qu’ils nomment les Chimpanzés du futur ou les « bioconservateurs » (Alexandre : « On a toujours eu des gens paniqués par le progrès technologique ; on va pas revenir éternellement sur les discours du passé, depuis 2000 ans on raconte qu’on va tous mourir à cause des technologies »).

Il faudrait des pages pour décortiquer le monceau de bêtises et de mensonges proférés en une émission. Mais il faut toujours des pages d’analyse pour répondre à une bêtise lapidaire. En une heure, nul n’a expliqué pourquoi il serait souhaitable de consacrer nos ressources et nos recherches à augmenter les machines, et à nous fabriquer un ennemi plus puissant que nous.

Beaucoup s’imaginent que le transhumanisme n’est qu’une lubie californienne. Il est en fait l’idéologie de la classe dominante du capitalisme technologique globalisé : la technocratie. D’où le rappel enthousiaste par Catherine Dufour des performances des « start up, des laboratoires et des pointures françaises » en intelligence artificielle, tels Jean-Gabriel Ganascia (président du comité d’éthique du CNRS, c’est dire) et Yann LeCun (responsable de l’intelligence artificielle chez Facebook, c’est tout dire). Les Français aussi, font progresser l’inhumain.

Imaginez la même émission avec des faucheurs d’OGM, des profs contre l’école numérique, des opposants au nanomonde, sur le thème : « Demain, tous humains : comment vaincre les technocrates, les transhumanistes, les machins et les machines ». Au lieu d’enseigner aux auditeurs l’invincibilité du « progrès » technologique, elle propagerait un message de résistance : restons libres et humains. Ah oui, mais là il faudrait une radio de service public.

À défaut, c’est à nous, humains, de servir cette résistance humaine. Faites circuler ce message, rejoignez vous aussi les Chimpanzés du futur, protestons contre les émissions et les médias qui font la propagande de l’inhumain.

Pièces et main d’œuvre
Grenoble, le 13 juillet 2017
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=944


À lire à la rentrée :
Le manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme, par Pièces et main d’œuvre
(en librairie)

Et en attendant :
Transhumanisme : du progrès de l’inhumanité, Pièces et main d’œuvre
Pièce détachée n°68
(par la Poste, envoyer un chèque de 5 € à l’ordre de « Service compris » :
Service Compris – BP 27 – 38172 Seyssinet-Pariset cedex)

jeudi 20 juillet 2017

Arrêtez l’acharnement contre Jean-Marc Rouillan

L'article d'hier faisait part d'un financement participatif pour Jann-Marc Rouillan.

"Dans le cadre du pourvoi en cassation de Jean-Marc Rouillan nous lançons un pot commun afin de participer aux frais d'avocats qui s'élèvent à plus de 3000 euros.
Nous vous remercions donc de bien vouloir diffuser et partager ce mail avec vos réseaux afin que la solidarité se concrétise.

Solidairement c'est ici :



 
Pour les personnes qui se posent des questions voici quelques réponses

Arrêtez l’acharnement contre Jean-Marc Rouillan

10 juil. 2017 Par Théo ROUMIER

Blog : à celles et ceux qui luttent et qui résistent

Jean-Marc Rouillan – qui prépare son recours en cassation – est aujourd’hui menacé de retourner en prison. Pourquoi ? Parce que durant quelques brèves secondes il a dit n’importe quoi en février 2016 sur une radio à l’audience confidentielle. Cette affaire est en réalité un symptôme de plus de la dérive liberticide dans laquelle nous a engagé le régime d’état d’urgence.

Jean-Marc Rouillan, comme tout le monde, dit parfois n’importe quoi. On peut penser qu’il l’a fait en parlant du « courage » de ceux qui ont tué des centaines de personnes à Paris le 13 novembre 2015. Le courage est une notion bien subjective et ce n’est pas une notion qui nous vient à l’esprit pour parler de ceux ou celles qui massacrent des êtres humains ; que ces actes soient le fait de personnes agissant « à leur compte » ou au nom d’États (on appelle alors cela une « armée »).

Jean-Marc Rouillan a pu dire ça, n’importe quoi donc, pendant quelques brèves secondes. Mais il faut préciser que c’est dans une interview, en direct, de 58 minutes. Il est fort compréhensible, et même bien légitime, que ces propos aient choqué des victimes et des proches de victimes du 13 novembre. Mais il est scandaleux que des ministres et nombre de politiciens et politiciennes s’en soient saisis pour dénoncer là une « apologie du terrorisme », alors même que l’interview est sans équivoque sur ce qu’il pense et dit de ces groupes qu’il dénonce.

La France en danger : c’est la faute à Radio Grenouille !

Jean-Marc Rouillan a été condamné à retourner en prison, à la demande de celles et ceux qui prétendent nous représenter, parce qu’il parait que ses propos mettent en danger la sécurité publique. Mais alors, sommes-nous si mal protégés ? La curie médiatique a débuté le 7 mars 2016 alors que son interview avait été diffusée le 23 février.

Pendant 14 jours (deux semaines entières !), nous aurions été sous cette menace et personne n’aurait rien fait ? Si on reprend l’argumentation de celles et ceux qui parlent d’apologie du terrorisme, finalement, qui y aura le plus contribué ? Jean-Marc Rouillan via la puissance médiatique, bien relative il faut le dire, de Radio Grenouille (le média qui a diffusé son interview) ou bien les habituels plumitifs des médias dominants qui ont monté en épingle toute cette affaire à travers des chaînes de télévision, des radios et des journaux, en reprenant ces extraits 15 jours plus tard ?

Tout ceci est ridicule. Mais pas seulement ; c’est aussi un signe supplémentaire que le fond de l’air est bien malsain, que l’ultra-répressif se porte bien. Qui croira qu’on peut mériter la prison pour quelques mots sur Radio Grenouille ? La dérive liberticide a pris un cours nouveau avec l’état d’urgence voté par l’Assemblée nationale et le Sénat les 19/20 novembre 20151. C’est un exemple parmi bien d’autres2.

Imposer le silence et la prison ne fait rien avancer

Outre ce nouvel acharnement, nous voulons aussi dire notre désaccord avec ce qui frappe déjà Jean-Marc Rouillan depuis sa libération dite conditionnelle, puisqu’il n’a pas le droit de s’exprimer sur les faits pour lesquels il avait été condamné. Cela a des conséquences, pour lui, bien sûr. Mais aussi collectivement : comment faire le bilan, comment solder historiquement une période de l’histoire quand on interdit d’en parler à certains des acteurs !

En l’occurrence, en ce qui nous concerne, nous ne sommes pas partisans de l’action armée minoritaire alors pratiquée, loin de là. Bien au contraire, nous avons fait le choix du syndicalisme pour construire les conditions d’une profonde transformation sociale, d’une rupture avec le capitalisme s’appuyant sur des mobilisations larges et collectives. Ce choix n’a pas été celui de Jean-Marc Rouillan, tout le monde le sait.

Syndicalistes, que faisons-nous dans cette affaire ?

On peut se demander ce que des syndicalistes ont à dire sur tout ça. Il nous semble que les questions soulevées par cette « ténébreuse affaire » intéressent toutes celles et tous ceux épris de libertés publiques et de débat démocratique. Il n’est ici question que de dénoncer un acharnement institutionnel envers une personne, un exemple de dérive répressive où des mots vaudraient emprisonnement. Notre propos ne porte pas sur les faits d’il y a plus de 35 ans pour lesquels Jean-Marc Rouillan a déjà « payé » comme on dit (et comme d’ailleurs la justice l’avait reconnu en le libérant une première fois). Par ailleurs, sa propre vie ne se limite pas à ces actions.. Pour nous, rien ne justifie aujourd’hui l’acharnement dont il est l’objet : c’est tout ce que nous disons…

La prison pour des mots ? Et quoi pour la mort d’Adama Traoré et les mensonges officiels répétés depuis des mois ? Et quoi pour ceux qui tirent profit d’un système économique qui broie des vies, qui tue les travailleurs et les travailleuses, à coup d’intoxication, de travail dangereux, de normes de sécurité non respectées, de cadences infernales, etc. ? Et quoi pour les crimes coloniaux d’hier et d’aujourd’hui ? Et quoi pour les politiciens et politiciennes qui bloquent le processus de paix au Pays basque et défendent l’apartheid d’État contre le peuple palestinien ?

La prison pour avoir dit n’importe quoi ? Ce n’est pas possible ni sérieux : la surpopulation carcérale est déjà un problème, n’y ajoutons pas toutes et tous ces professionnel-les de la politique, ou toutes et tous ces spécialistes, ces « experts », de tout et de rien qui vont de plateau-télé en plateau-télé… qui encourraient alors des peines très longues pour récidives aggravées !

Christian Mahieux et Théo Roumier, syndicalistes Solidaires dans le Val-de-Marne et le Loiret

Jean-Marc Rouillan prépare aujourd’hui son recours en Cassation. Un soutien financier est organisé ; les chèques, à l’ordre du Secours rouge, sont à adresser à : Ibanez - Boîte Postale 110 - 75921 Paris Cedex 19.

Il y a bien sûr d’autres témoignages de solidarité de militant.e.s du mouvement social et syndical. Ici, en vidéo, les soutiens d’Annick Coupé, Driss El Kherchi, Gaël Quirante : 



 Pour la relaxe de Jean-Marc Rouillan © Jean Asselmeyer


1 : Seulement 6 parlementaires sur 925 avaient voté contre : 3 PS et 3 EELV !
2 : Plusieurs articles du récent numéro 5 des Cahiers Les Utopiques, la revue de l’Union syndicale Solidaires, reviennent sur ce contexte : les résistances, la seconde nature de l’État, la vraie nature de l’antiterrorisme, et aussi les désobéissances au fil de l’histoire…


 Source : https://blogs.mediapart.fr/theo-roumier/blog/100717/arretez-l-acharnement-contre-jean-marc-rouillan

mercredi 19 juillet 2017

Solidarité avec Jean-Marc Rouillan





  On a reçu ça : 

Bonjour

Dans le cadre du pourvoi en cassation de Jean-Marc Rouillan nous lançons un pot commun afin de participer aux frais d'avocats qui s'élèvent à plus de 3000 euros.
Nous vous remercions donc de bien vouloir diffuser et partager ce mail avec vos réseaux afin que la solidarité se concrétise.

Solidairement c'est ici :
































La solidarité c'est aussi de participer aux frais des camarades, Jann-Marc se pourvoit en cassation, il n'est pas seul face à cet acharnement, en mettant ne serait ce que 10 euros chacun on peut déjà essayer de couvrir les frais d'avocats.


La liberté d’expression est un droit fondamental, Jann-Marc Rouillan en a fait usage dans une interview. Ces propos ont été transformés en apologie d’un acte de terrorisme. La liberté d’expression ne peut être un droit à géométrie variable, réservé aux seuls gouvernants. Le contexte émotionnel fort qui conduit à engager des poursuites pour apologie d’un acte de terrorisme est précisément celui auquel la justice doit savoir se soustraire. C’est pourquoi les poursuites contre Jean-Marc Rouillan doivent être immédiatement abandonnées.

« Il n’y a de liberté pour personne s’il n’y en a pas pour celui qui pense autrement » - Rosa Luxembourg

lundi 17 juillet 2017

Fillols 22, 23 juillet : Impro Jazz et le Jour du Défilé

 On a reçu ça :

Le Foyer Laïque de Fillols vous présente


IMPRO JAZZ A FILLOLS, le samedi 22 juillet

et

LE JOUR DU DÉFILÉ, le dimanche 23 juillet



Venez donc au village partager avec nous ces deux événements, dont voici le programme détaillé :


SAMEDI 22 JUILLET

IMPRO JAZZ

18h : trio local avec
Pierre Baradel : batterie
André Kaleykis : guitare
Olivier Puisais : basse

Trois musiciens perpignanais qui ont accepté de jouer le jeu périlleux de l’improvisation libre.

20h : la paella de Patrick
(repas complet à 12 euros vin compris, sans réservation)

22h : trio de belges avec
Jozef Dumoulin : fender rhodes
Teun Verbruggen : batterie
Pierre Vervloesem : guitares

Trois musiciens d’exception, qu’il est rare de voir et d’entendre sous nos latitudes.

L’Impro Jazz est une manifestation que le Foyer Laïque de Fillols propose gratuitement au public, mais celui-ci est invité à participer librement aux frais, selon l’humeur et les moyens de chacun.



DIMANCHE 23 JUILLET

LE JOUR DU DEFILÉ
MODE PLOUC & TENDANCE RURALE



16h30 - La Cie A l'improviste (joutes verbales)
18h00 - Courses de planches (PMU plouc)
19h00 - Lou Valmonde (crieuse à pied)

20h : DEFILÉ INSOLITE

21h30  CONCERT

JAKO ET SA TCHAKPOOM MACHINE
(one man rock'n roll show)

LE SKELETON BAND
(folk noir et blues baston)


buvette / bar à vin / sandwiches

Manifestation gratuite / Renseignements Foyer Laïque de Fillols :
 04 68 05 63 68

dimanche 16 juillet 2017

Sète : le port bloqué par une opération anti-OGM + Dossier de presse Necrocarburants


Sète : le port bloqué 

par une opération anti-OGM



 Les Faucheurs volontaires dénoncent l'importation de colza transgénique - 
 10 juillet 2017. / © Nicolas Chatail / France 3 Occitanie

Le port de commerce de Sète a été bloqué tôt ce lundi matin par des militants dénonçant l'importation de colza génétiquement modifié.

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Par R. D. (avec AFP)   

Les Faucheurs volontaires, collectif de militants anti-OGM, ont investi le port de commerce de Sète tôt ce lundi 10 juillet au matin.

Ils étaient plus d’une cinquantaine. L’objectif de leur rassemblement : bloquer l’accès à un port "OGM". "Port fermé, pollution en cours" pouvait-on lire sur une grande banderole accrochée à un portail.


 "Zone polluée", dénoncent les manifestants - 10/07/2017 / 
© Nicolas Chatail / France 3 Occitanie

Ce n’est pas la première fois que le port de Sète est dans la ligne de mire du collectif. Des actions y ont déjà conduites en avril 2010 et en mars 2016.

Le reportage de Daniel de Barros et Nicolas Chatail : 
 
Sète : le port bloqué par une opération anti-OGM
Les Faucheurs volontaires demandent un moratoire sur l'importation du colza génétiquement modifié. - France 3 Occitanie - D. de Barros / N. Chatail 
 Voir la vidéo ici :
http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/sete/sete-port-bloque-operation-anti-ogm-1295213.html


 Les militants dénoncent notamment les importations de colza génétiquement modifié par la société agro-alimentaire SAIPOL.

 Les militants étaient plus d'une cinquantaine, venus de différents départements. - 10/07/2017 / © Nicolas Chatail / France 3 Occitanie


Venu du Brésil et d’Argentine, ce colza est utilisé pour fabriquer du biodiesel comme le Diester produit par le groupe SAIPOL. Les militants préfèrent eux le terme de "nécrocarburant".

Activité "marginale et ponctuelle"


Dans un communiqué, la direction de l’usine a rapidement condamné une action "pénalisant un site principalement dédié à la valorisation des productions françaises non-OGM". Elle précise que le site de Sète transforme essentiellement des graines de colza issues de l’agriculture française, non-OGM et à destination du marché français. La transformation de graines OGM importées n’est qu’une activité "marginale et ponctuelle".

Evacuation


En fin de matinée, les Faucheurs volontaires ont été évacués du site par les forces de l'ordre. Pas tout à fait dans le calme :

Blocage du port de Sète : évacuation des manifestants
Les militants anti-OGM ont été évacués par les forces de l'ordre - 
France 3 Occitanie - D. de Barros / N. Chatail  
 Voir la vidéo ici :  



Opération de militants anti-OGM 

devant le port de Sète


Par Romain Berchet et Gaëlle Schüller, France Bleu Hérault et France Bleu lundi 10 juillet 2017 à 10:43 



 Les militants anti-OGM devant l'entrée est du port de Sète © Radio France - Gaëlle Schuller


Une petite centaine de militants anti-OGM venus de toute la France bloquent ce lundi matin l'entrée Est du port de Sète (Hérault). Ils dénoncent les importations de colza OGM du Brésil et d'Argentine par la société agro-alimentaire SAIPOL. 

Opération de militants anti-OGM au port de Sète. Environ 80 personnes du Collectif des faucheurs volontaires ont bloqué l'entrée Est ce lundi matin.

Ils accusent la société agro-alimentaire SAIPOL d'importer du colza traesgénique depuis le Brésil et l'Argentine. L'entreprise est spécialisée dans la transformation d'oléagineux en huile, en carburant et en alimentation animale.

Dans un communiqué, la société condamne le blocage "qui pénalise et stigmatise une filière agricole et industrielle locale." SAIPOL rappelle que le site sétois "transforme essentiellement des graines de colza issues de l’agriculture française, non-OGM."

L'entreprise emploie 87 salariés sur son site à Sète.



 Opération de militants anti-OGM devant le port de Sète © Radio France - Gaëlle Schuller

 Les faucheurs volontaires ont accepté de lever leur blocus de leur propre gré en début d'après-midi. Ils ont obtenu un rendez-vous ce mercredi matin avec Jean-Claude Gayssot, le président du Port de Sète