Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...

lundi 26 septembre 2016

L'Entonnoir - Programme de la semaine -

Cette semaine à l’Atelier de l’Entonnoir :


Collecte de vêtements chaud pour les réfugiés/Conférence Compteur Linky/ Poésie partage/ Spectacles Clowns/ Fermeture et TRAVAUX !!


Collecte de vêtements chauds pour les réfugiés du département
tous les jours d’ouverture de la semaine. Association ACAL.
Merci de venir avec des vêtements en bon état et propres.
Besoin prioritaire : vêtements/chaussures filles 3, 5 et 7 ans, garçon 16 ans, homme du S au XL et femme M

Mardi 27 Septembre 18h : Conférence sur le compteur Linky

Jeudi 29 Septembre 19h : Poésie partage
Lecture et partage de poésies…
​ ​
amenez des poèmes que vous aimez, que vous écrivez, que vous avez commencé !

Vendredi 30 Septembre 19h30 : Spectacles Clowns
Cache-Cash
"Bouleversé par tous ces évènements...", par la découverte du Docteur Fritz ou bien le discours d'un enfant en pleine rue,
un homme "un peu pareil que toi et moi..." se questionne, exprime son ressenti et son espoir à travers un jeu que tout le monde 
connaît depuis des décennies : le Cache-Cache !

"Un seul en scène où chacun peut se retrouver...Une ode à la liberté où l'amour prend sa place, en invitant chacun à trouver la sienne."

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 La Dame du Cirque
Avec la clowne Rustine
SPECTACLE DE CLOWNE-THEATRE POUR ADULTES SEULEMENT

 25 ans d'animation dans une école de cirque ça laisse des traces.... Rustine se fera un plaisir de vous raconter tout ça... à sa façon, bien sûr !

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Prix libre mais nécessaire
Repas entre les deux spectacles

Fermeture de l’Atelier de l’Entonnoir à partir du samedi 1 octobre
fermé pour cause de travaux : amélioration du bar, du jardin, de la cuisine…
Dons de matériels bienvenus (bois, visserie,  …) ainsi que prêt de machines. Besoin important de coup de main.
Entrée libre et gratuite pour les adhérents qui veulent venir donner la main.
Contact Jo : 06 32 22 80 87
Venez nombreux pour embellir l’Atelier de l’Entonnoir !
Réouverture le vendredi 14 octobre


Et comme toujours
chaque semaine :

Lundi
Instruction en famille
Contact : 07 88 82 96 25

Mardi
Résonances, "le Conflent à nos oreilles" Permanence de 9h à 12h,sans rendez-vous avec Ariane
Plus d'infos au 07 68 09 03 41 et contact@resonances.xyz
Site internet à découvrir avec les oreilles http://resonances.xyz

L’incroyable cantine Populaire de l’Entonnoir de 12h30 à 15h, réservation par téléphone à partir de 11h le mardi matin

Mercredi
Atelier Jonglage : initiation et pratique avec Fabien et Lili, amenez votre matériel pour jongler si vous en avez ! A partir de 18h
L’Amap du Conflent distribue ces paniers de 18h30 à 20h
La Grainothéque propose un échange de graines de 19h à 20h




L’info sur

Bonne semaine à tous !


Atelier de l’entonnoir
1 rue des Marchands
66500 Prades




Triskalia: indemnisation historique de deux salariés victimes de pesticides

Triskalia : 

indemnisation historique 

de deux salariés victimes de pesticides


PAR JADE LINDGAARD

ARTICLE PUBLIE LE JEUDI 22 SEPTEMBRE 2016

Deux anciens salariés du groupe d’agroalimentaire breton obtiennent la première reconnaissance du syndrome d’hypersensibilité aux produits chimiques par un tribunal et reçoivent plus de 110 000 euros chacun d’indemnités.

C’est le couronnement d’une procédure judiciaire pionnière dans la reconnaissance des maladies professionnelles et des souffrances liées aux pesticides. Le tribunal des affaires de sécurité sociale de Saint-Brieuc a accordé 110 000 euros d’indemnités à deux anciens salariés du groupe d’agroalimentaire Nutréa-Triskalia. Laurent Guillou et Stéphane Rouxel, employés jusqu’en 2011 à la réception des matières premières pour NNA, la filiale nutrition animale de Triskalia, ont été chacun victimes de deux accidents du travail ayant entraîné de graves problèmes physiques et psychologiques.

En 2014, ils sont les premiers salariés du monde agricole, non paysans, à faire reconnaître la faute inexcusable de leur employeur dans l’exposition aux pesticides. Le 22 septembre 2016, ils obtiennent la première reconnaissance du syndrome d’hypersensibilité multiple aux produits chimiques (MCS) par un tribunal. « Cette décision est une nouvelle victoire pour Stéphane et Laurent qui mènent maintenant depuis près de sept ans un combat sans relâche pour faire reconnaître leur maladie, exiger réparation et dénoncer le scandale sanitaire et environnemental que représente aujourd’hui l’utilisation massive et irresponsable des pesticides dans l’industrie agroalimentaire », se réjouit dans un communiqué le syndicat Solidaires, qui soutient les deux hommes. Ces deux décisions de justice braquent la lumière sur le sort des travailleurs de la conservation et de la transformation des produits agroalimentaires, victimes souvent oubliées de l’exposition aux substances chimiques.

Conférence de presse d'anciens salariés de Triskalia, à Rennes, le 9 septembre 2016 (JL).

Pourquoi ces deux hommes, conducteur installation et conducteur machine polyvalent, ont-ils été en contact avec des produits dangereux ? Ils travaillaient pour l’usine de Plouisy (Côtes-d’Armor) où ils devaient réceptionner des céréales préalablement traitées aux pesticides. Le 8 avril 2009, Laurent Guillou est victime d’un premier accident du travail lors du déchargement de produits traités par la société Eolys (une des trois coopératives ayant fondé le groupe Triskalia en 2010).

Un an plus tard, il essuie un deuxième accident alors qu’il décharge des céréales. Les cargaisons avaient reçu une telle quantité de pesticides qu’elles sont devenues toxiques. Dans le premier cas, le fournisseur avait utilisé un produit interdit (le Nuvan Total). L’employé dit ressentir des brûlures au visage et au cuir chevelu ainsi que des problèmes de respiration. Il en subit toujours les conséquences aujourd’hui, et souffre d’un syndrome d’hypersensibilité multiple aux produits chimiques (MCS). Il se manifeste par des céphalées, nausées, brûlures cutanées, toux, douleurs abdominales et musculaires dès qu’il est en contact avec des produits chimiques, même anodins, comme des produits ménagers.

Il ne peut plus supporter aucune odeur, et évite de sortir, ce qui réduit beaucoup sa vie sociale. Il a dû abandonner la chasse et la pêche, ainsi que l’entraînement d’une équipe de football. La mutuelle sociale agricole (MSA) a reconnu le caractère professionnel de l’accident.

 Stéphane Rouxel, connaît les mêmes douleurs physiques que son compagnon d’infortune lorsqu’il est exposé à des produits chimiques. Il souffre lui aussi de MCS. Selon le médecin mandaté pour expertiser son état, « il est actuellement gêné par les produits de nettoyage domestique ». Il quitte peu son domicile et se renferme sur lui-même, « très anxieux et nerveux » selon son épouse. Il souffre de ne plus être capable de travailler et n’a pu terminer son stage de reconversion professionnelle pour des raisons de santé : il était en contact avec des produits détergents. La MSA a également reconnu le caractère professionnel de ses accidents.

Mais ces deux cas ne sont pas isolés. L’inspection du travail a relevé en 2009 plusieurs cas de salariés présentant des symptômes graves suite à la réception de blé traité chimiquement. Ces personnes intoxiquées n’avaient été ni informées des risques, ni formées au port des équipements de protection. Entre avril et mai 2009, des salariés sont victimes de graves symptômes à cinq reprises. En 2010, 11 intoxications de salariés sont rapportées entre février et mars. Pour François Lafforgue, avocat de plusieurs anciens salariés de Triskalia, « les conditions de travail étaient déplorables dans cette entreprise dans ces années- là. D’anciens employés ont été obligés de saisir la justice pour obtenir une indemnisation, ce qui n’est pas normal compte tenu du désastre ».

A ses yeux, la prise en charge des salariés intoxiqués devrait être plus simple. Deux autres anciens salariés de la même usine de Triskalia, Pascal Brigant et Claude Le Guyader, n’ont pas réussi à faire reconnaître le caractère professionnel de leur accident. Dans les dossiers de Guillou et Rouxel, le parquet a classé sans suite leur plainte au pénal. Ils se sont depuis constitués partie civile, et un juge d’instruction a été saisi. En mars 2014, un chauffeur-livreur de l’usine de Plouisy a mis fin à ses jours sur son lieu de travail. Chauffeur-livreur d’aliments pour bétail, il avait été victime d’un grave accident du travail deux mois plus tôt en déchargeant des sacs d’aliments médicamenteux destinés aux porcelets.

Le calvaire des personnels de Triskalia mérite d’autant plus l’attention que leur employeur est un géant du secteur agricole breton. Né en 2010 de la fusion de trois coopératives (Coopagri, Eolys et CAM 56), le groupe emploie 4 800 salariés et a réalisé 2,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2014. Il possède 250 magasins (Point vert, Magasin vert) et est connu du grand public au travers de ses marques Paysan breton, Régilait, Mamie Nova, Prince de Bretagne, Ronsard, Planète positive.

Boite noire


J'ai appelé le groupe Triskalia jeudi après-midi pour recueillir leur réaction au jugement. En fin de journée, j'ai reçu deux messages du directeur des ressources humaines de Nutréa. Je n'ai malheureusement pas pu le rappeler car il ne m'a pas précisé à quel numéro le joindre (le standard de l'entreprise était fermé).

Source : https://www.mediapart.fr/journal/france/220916/triskalia-indemnisation-historique-de-deux-salaries-victimes-de-pesticides

dimanche 25 septembre 2016

Sur la télévision, Pierre Bourdieu

Sur la télévision, Pierre BOURDIEU, 1996, pages 14-15 :

« Prenons le plus facile : les faits divers, qui ont toujours été la pâture préférée de la presse à sensations ; le sang et le sexe, le drame et le crime ont toujours fait vendre et le règne de l’audimat devait faire remonter à la une, à l’ouverture des journaux télévisés, ces ingrédients que le souci de respectabilité imposé par le modèle de la presse écrite sérieuse avait jusque-là porté à écarter ou à reléguer.
Mais les faits divers, ce sont aussi des faits qui font diversion. Les prestidigitateurs ont un principe élémentaire qui consiste à attirer l’attention sur autre chose que ce qu’ils font.
Une part de l’action symbolique à la télévision, au niveau des informations par exemple, consiste à attirer l’attention sur des faits qui sont de nature à intéresser tout le monde, dont on peut dire qu’ils sont omnibus – c’est-à-dire pour tout le monde. Les faits omnibus sont des faits qui, comme on dit, ne doivent choquer personne, qui sont sans enjeu, qui ne divisent pas, qui font le consensus, qui intéressent tout le monde mais sur un mode tel qu’ils ne touchent à rien d’important.
Le fait divers, c’est cette sorte de denrée élémentaire, rudimentaire, de l’information qui est très importante parce qu’elle intéresse tout le monde sans tirer à conséquence et qu’elle prend du temps, du temps qui pourrait être employé pour dire autre chose. Or le temps est une denrée extrêmement rare à la télévision. Et si l’on emploie des minutes si précieuses pour dire des choses si futiles, c’est que ces choses si futiles sont en fait très importantes dans la mesure où elles cachent des choses précieuses. Si j’insiste sur ce point, c’est qu’on sait par ailleurs qu’il y a une proportion très importante de gens qui ne lisent aucun quotidien ; qui sont voués corps et âme à la télévision comme source unique d’informations.
La télévision a une sorte de monopole de fait sur la formation des cerveaux d’une partie très importante de la population. Or, en mettant l’accent sur les faits divers, en remplissant ce temps rare avec du vide, du rien ou du presque rien, on écarte les informations pertinentes que devrait posséder le citoyen pour exercer ses droits démocratiques. Par ce biais, on s’oriente vers une division, en matière d’information, entre ceux qui peuvent lire les quotidiens dits sérieux, si tant est qu’ils resteront sérieux du fait de la concurrence de la télévision, ceux qui ont accès aux journaux internationaux, aux chaînes de radio en langue étrangère, et, de l’autre côté, ceux qui ont pour tout bagage politique l’information fournie par la télévision, c’est-à-dire à peu près rien (en dehors de l’information que procure la connaissance directe des hommes et des femmes en vue, de leur visage, de leurs expressions, autant de choses que les plus démunis culturellement savent déchiffrer, – ce qui ne contribue pas peu à les éloigner de nombre de responsables politiques). »

Sur la télévision, un livre de Pierre BOURDIEU (1996, éditions Liber-Raisons d’Agir)

Source : http://la-bas.org/les-emissions-258/les-emissions/2016-17/ma-vie-au-poste

samedi 24 septembre 2016

"Les Habitants" de Raymond Depardon - Mardi 27 septembre au Lido - Prades -

Mardi 27 septembre au Lido

les Ciné-rencontres vous proposent 

le film documentaire :

 ''Les habitants'' 

de Raymond DEPARDON.

SYNOPSIS

Raymond Depardon part à la rencontre des Français pour les écouter parler. De Charleville-Mézières à Nice, de Sète à Cherbourg, il invite des gens rencontrés dans la rue à poursuivre leur conversation devant nous, sans contraintes en toute liberté...

Positif par Ariane Allard 
 
Non seulement "Les Habitants" ressemble à un voyage alternatif, fourmillant d'"instants décisifs" si chers à Cartier-Bresson ; non seulement il abolit jugement et hauteur, privilégiant l'immersion ; mais il sonne et résonne, à bien des égards. 
 
Le Nouvel Observateur par Pascal Mérigeau 
 
C’est bien simple, le film dure une heure vingt-cinq et ce n’est pas assez, on en reprendrait bien encore quelques heures. 
 
Télérama par Bruno Icher 
 
Le film apporte le luxe suprême du doute à cet instantané d'un pays que tout le monde prétend comprendre, mais que peu de gens écoutent vraiment. Alors, pourquoi eux ? Sans doute parce que eux, c'est nous. 
 
Libération par Luc Chessel 

Le cœur de l’espace public, Depardon affirme déjà qu’il n’est pas là où on le scrute chaque jour, mais là où il palpite de ses battements irréguliers, dans les rues, sur les places, dans les conversations. 

Studio Ciné Live par Thomas Baurez 
 
"Les habitants" est un drôle de film, sidérant de simplicité, qui propose de manière inédite et intelligente de restituer une parole. 
 
Le Monde par Thomas Sotinel 
 
Ce pourrait être étouffant, et c’est sans doute pour cela que Raymond Depardon a ménagé de petits interludes qui montrent les routes de France, travellings champêtres portés par une musique d’Alexandre Desplat. Surtout, il a disposé quelques séquences qui permettent de reprendre son souffle, et – pour la dernière – espoir. 

 

vendredi 23 septembre 2016

A voir sur Arte : OGM mensonges et vérités mardi 11 octobre

On a reçu ça :

Objet : [Forel-ogm] 20.55 OGM, MENSONGES ET VÉRITÉS  MARDI 11 OCTOBRE 2016 ET SUR ARTE 

AU PROGRAMME :

20.55 OGM, MENSONGES ET VÉRITÉS
INÉDIT

22.35 DÉBAT