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Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

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dimanche 28 mai 2017

Locoal-Mendon : un oiseau rare retrouvé piégé par une ligne électrique



Locoal-Mendon : 

un oiseau rare retrouvé piégé 

par une ligne électrique


Par LH


Un balbuzard pêcheur a été retrouvé mort à Locoal-Mendon dans le Morbihan. 
L'oiseau rare s'est électrocuté sur une ligne.

C'est un ornithologue qui a eu la mauvaise surprise de découvrir le cadavre d'un balbuzard pêcheur à Locoal-Mendon.

L'oiseau rare et menacé était pris au piège d'une ligne électrique. "Il avait encore un poisson entre ses serres. Il s'est sans doute posé sur le poteau pour manger sa prise. Son aile a dû toucher une ligne et il s'est électrocuté" raconte Élise Rousseau de Bretagne Vivante.

La découverte du cadavre de ce balbuzard pêcheur est d'autant plus tragique que l'oiseau, dont l'envergure dépasse souvent 1,5m, est très rare en France et donc dans la région. 
Il ne niche pas en Bretagne, mais dans le nord de l'Europe
"Le balbuzard pêcheur est en reconquête en Europe. Il ne niche pas en Bretagne, mais dans le nord de l'Europe. Il est en transit et on le retrouvait quelquefois à proximité de la rivière d'Etel, un réservoir à poissons, mais surtout en automne" détaille Guillaume Gelinaud, ornithologue et conservateur de la réserve naturelle de Séné.

Bretagne Vivante interpelle les services d'Enedis (ex ERDF) pour demander la mise en place d'aménagement sur les lignes électriques pour éviter aux oiseaux de se blesser ou pire, de mourir
Des dispositifs existent pour améliorer la visibilité des lignes ou éviter l'électrocution
"Les lignes électriques présentent deux risques pour les oiseaux. D'une part, les collisions et d'autre part, l'électrocution. Des dispositifs existent pour améliorer la visibilité des lignes ou éviter l'électrocution, notamment sur des zones identifiées comme axes de vol" détaille Guillaume Gelinaud.

 Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/locoal-mendon-oiseau-rare-retrouve-piege-ligne-electrique-1259653.html

Ici http://www.balbucam.fr/fr/en-direct-nie/

vous pouvez observer chaque jour, en direct, une famille de balbuzards pêcheurs.
 (3 poussins sont nés cette semaine)



samedi 27 mai 2017

Ils soutiennent un faucheur volontaire

 Ils soutiennent un faucheur volontaire

 Publié le 25/05/2017



Une manifestation de soutien à un faucheur volontaire d'OGM a eu lieu hier, dès 9 heures, à Lacaune. À l'appel de la Confédération paysanne et du collectif Vigilance OGM du Tarn, une bonne soixantaine de personnes, venues du Tarn, de l'Aude et de l'Hérault, se sont réunies devant la mairie puis sont parties en cortège à travers la ville direction la gendarmerie, en arborant des banderoles et en chantant.

Alain Hébrard, 75 ans, habitant La Bassine, à 7 km de Lacaune, en tête du cortège, était attendu à 9 h 30 pour une audition.

16 gendarmes de la compagnie de Castres, dont un maître-chien, étaient présents, sous les ordres du commandant Garrigue.

Pendant l'audition qui a duré une cinquantaine de minutes, les manifestants ont expliqué leurs revendications dans une atmosphère sereine et pacifique.

Tandis que sur les banderoles, on pouvait lire « Non aux OGM ! Oui à la biodiversité ! Pesticides, ça suffit ! Citoyens contre agrobusiness », Yves Le Masson, de Viane, l'un des porte-parole de la Confédération paysanne, expliquait que la manifestation voulait surtout alerter les consommateurs contre l'usage des OGM.

« Ces derniers, affirme-t- il, secrètent des pesticides tout au long de leur vie et ils correspondent à 7 / 8 fois plus qu'un simple traitement ponctuel et ces insecticides se retrouvent dans les matières premières consommées et génèrent des cancers et autres maladies graves. »

Il soulignait que les faucheurs volontaires sont d'utilité publique, pour avoir des aliments de qualité sans pesticide et autres OGM.

À sa sortie de la gendarmerie, Alain Hébrard, tout sourire, a rappelé qu'il a été convoqué au motif de « destruction et dégradation de parcelles ».

Un dossier vieux de trois ans (juin 2014), où des faucheurs volontaires avaient détruit 9 parcelles de colza à Os, petit village près de Muret (31).

Il entend par cette action alerter le nouveau gouvernement pour qu'il prenne en compte les revendications avancées.

Y aura-t- il une suite à cette audition ? C'est au procureur de la République de Toulouse d'en décider !

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/25/2581214-ils-soutiennent-un-faucheur-volontaire.html

vendredi 26 mai 2017

Pétition : Président Macron, non à la mine d’or industrielle en Guyane !

Président Macron, 

non à la mine d’or industrielle 

en Guyane !





Ce qui attend la Guyane et ses forêts avec l’industrialisation de la filière aurifère (© Droits réservés - Montage : Sauvons la forêt)

En toute discrétion, l’Etat français encourage l’industrialisation de la filière aurifère en Guyane. Le projet Montagne d’Or, prévu pour 2018, deviendrait la plus grande mine du territoire français. Il aurait de graves impacts humains et environnementaux et ouvrirait la porte aux autres multinationales minières en attente !

Un monstre industriel : le projet «Montagne d’Or» s’inscrit sur 190 km2 de concessions et prévoit une fosse de 2,5km de long, 500m de large et 400m de profondeur. Son usine de traitement de minerai par cyanuration exige l'énergie de 20% de la consommation annuelle de la Guyane.

Les sites industriels de ce type détruisent immanquablement la forêt et les écosystèmes sur lesquels ils s’implantent et bien au-delà, du fait du probable drainage minier acide. Le risque majeur repose sur le stockage en digue de millions de tonnes de boues cyanurées. Au moins 25 ruptures de digue ont eu lieu depuis 2000 dans le monde. En 2015, le Brésil a connu un accident similaire considéré comme l'une des pires catastrophes écologiques.

La Guyane inclut une partie encore intacte de la forêt amazonienne, poumon de notre planète, et zone de biodiversité extraordinaire. Ce territoire doit absolument être préservé d’activités aussi destructrices.

L’exploitation minière de l’or n’est pas indispensable. Les besoins industriels représentent seulement 8% de l’or extrait. La filière du recyclage en a fourni 3 fois plus en 2015.

Si la France autorise l’exploitation à grande échelle de ce premier gisement, elle s’exposera nécessairement à la multiplication de projets miniers équivalents.
Ce choix de société n'est pas une solution de développement pérenne. La population n'a d'ailleurs pas été consultée et les procédures imposant de recourir au Conseil Consultatif des Populations Amérindiennes et Bushinengué n'ont pas été respectées.

Le collectif Or de question qui regroupe des ONG locales et nationales, demande au gouvernement français l'arrêt immédiat des projets de méga-industrie minière. L’économie guyanaise doit s’orienter vers un développement écologiquement et socialement soutenable.

Merci de le soutenir en signant la pétition

 PÉTITION  
  https://www.sauvonslaforet.org/petitions/1084/#updates


 
Au Président et au gouvernement de la France

Monsieur le Président,
Monsieur le Premier ministre,
Madame la Ministre, Monsieur le Ministre,

L’Etat français semble encourager des multinationales étrangères à lancer de gigantesques exploitations minières en plein coeur de la forêt guyanaise. Parmi elles, le projet « Montagne d’Or » dont le démarrage est prévu pour 2018.

Avec son gisement s'étendant sur 190 km2, sa fosse de 2,5 km de long, de 500 m de large et de 400 m de profondeur, il s’agirait alors de la plus grande mine d’or jamais exploitée sur le territoire français. Il signifierait l’industrialisation de la filière aurifère dans la seule forêt tropicale humide de l’Union européenne.

Les mines industrielles d’or ont été et sont encore aujourd’hui à l’origine d’impacts humains et environnementaux graves, souvent irréversibles. Le Brésil, pays frontalier de la Guyane, peut en témoigner avec son « accident » en 2015 considéré comme l'une des pires catastrophes écologiques.

On ne peut accepter de détruire une partie de l’exceptionnelle biodiversité guyanaise et de prendre le risque d’accidents majeurs pour l’extraction d’une substance dont l’utilité sociale et industrielle est négligeable aujourd'hui.

Par la présente lettre, nous souhaitons manifester notre soutien aux revendications du Collectif « Or de question ! ».

Nous vous demandons en conséquence l'arrêt immédiat des divers projets de méga-industrie minière en commençant par celui de la « Montagne d'or » et d'orienter l''économie guyanaise vers un développement écologiquement et socialement soutenable.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, l'expression de notre profond respect.



Lettre ouverte du Collectif Or de question ! au président Macron


22 mai 2017

Lettre ouverte du Collectif Or de question ! à Emmanuel Macron qui, en tant que Ministre de l’Economie et des mines du gouvernement Valls, poussait le projet de méga-mine industrielle en forêt guyanaise.

Président Macron, non à la mine d’or industrielle en Guyane !

Lors de votre visite protocolaire en Guyane (août 2015), en tant que Ministre de l’Economie du gouvernement Hollande, vous avez martelé votre fort attachement pour un projet de méga-mine industrielle dans la seule forêt primaire, tropicale et humide, de la communauté européenne. « Nous allons tout faire pour qu'un projet de cette envergure puisse voir le jour ici. » (…) aviez-vous d’abord déclaré, puis, citant la multinationale Colombus Gold, instigatrice du projet minier : « Cet industriel est l’un des fers de lance de la mine responsable. ».

Jacques Attali, votre soutien et mentor, saura vous donner tous les éléments sur ce dossier puisqu’il a occupé le poste de Conseiller consultatif de la Colombus Gold ! jusqu’à très récemment

Maintenant que vous avez atteint le plus haut sommet des responsabilités de l’Etat, Monsieur le Président, nous en appelons à votre courage politique pour rester objectif sur les impacts négatifs du projet minier du consortium russo-canadien Colombus-Nordgold, car ce chantier gigantesque, gouffre financier, inutile et insensé, risque fort de conduire à un désastre sanitaire et écologique pour les générations futures à l’instar de la grande majorité des anciens sites miniers.

Le territoire guyanais est un joyau de biodiversité pour ses habitants et pour l’Humanité toute entière.

Le Collectif Or de question !


jeudi 25 mai 2017

Film débat "Les voleurs de feu" au cinéma le Castillet Perpignan

catEnR, Enercoop LR et Energ'éthiques 66 vous proposent un

Film débat "Les voleurs de feu"
 
Documentaire de Brigitte CHEVET - 1 h - 6 €

au cinéma Le Castillet à Perpignan

mardi 30 mai à 19h00



Synopsis :

Partout dans le monde l'énergie solaire se développe de manière spectaculaire,... sauf en France ou la filière photovoltaïque a perdu entre 15 et 20 000 emplois depuis 2010.

 
L'enquête de la réalisatrice sur le gâchis de cette filière et les opportunités à venir est riche et passionnante, depuis les pionniers jusqu'aux artisans installateurs d'aujourd'hui.

Comment participer, contribuer à cette révolution énergétique ?


A la suite de la projection, débat animé par :
 
Gilles BARATOUX, Président de catEnR

Claude BASCOMPTE, ambassadeur Enercoop LR
Vincent THEVEN, animateur Energ'éthiques 66

 

Vous pouvez d'ores et déjà réserver vos places en ligne.



catEnR
Coopérative d'énergie citoyenne
26, rue de l'Avenir
66 000 Perpignan
http://catenr.org/

 

mercredi 24 mai 2017

Moralisation de la politique : n’oubliez pas les lobbies


Moralisation de la politique : 

n’oubliez pas les lobbies


 23 mai 2017 / Michèle Rivasi et Sébastien Barles 




La démocratie est grandement affaiblie par les groupes d’intérêts privés, les lobbies. Dans une lettre ouverte au président de la République, les auteurs de cette tribune proposent des pistes juridiques et une plus grande intervention des citoyens dans les décisions concernant le bien commun.

Michèle Rivasi est députée européenne EELV, cofondatrice de la Criirad. Sébastien Barles est docteur en droit public, enseignant à l’université Paris 8 Saint-Denis.



Monsieur le Président,

À l’époque du New-Deal aux États-Unis, le président Roosevelt était parti en chasse contre ce qu’il appelait « l’argent organisé » pour désigner l’alliance des nantis contre le bien commun. La démocratie représentative est aujourd’hui clairement entre les mains de lobbies répondant à cette définition d’argent organisé contre l’intérêt général. L’épidémie de conflits d’intérêts et des scandales de corruption participe à la contamination du « tous pourris » qui fait le lit du Front national.

Vous-même d’ailleurs, pendant la campagne présidentielle, avez été victime de cette porosité avec le monde des multinationales en ayant dû évincer précipitamment votre conseiller santé, M. Jean-Jacques Mourad, après avoir appris qu’il avait bénéficié de dizaines de contrats de prestations par le laboratoire Servier, à l’origine du scandale du Mediator.

Dans notre société du risque, l’éthique de responsabilité et le sens de l’intérêt général des dirigeants ont disparu du fait, bien souvent, de la dépossession des acteurs publics par les lobbies, dont la conduite est dictée par la défense de leurs seuls intérêts privés.

L’armée secrète des lobbies nous mène une guerre que nous ne voulons voir. Une guerre contre l’intérêt général. Une guerre pour la dictature de l’argent roi, pour la dérégulation des marchés, la déréglementation… Il est temps de désarmer ceux qui procèdent à la capture de nos institutions : la finance, les Bayer-Monsanto et autres mastodontes de la chimie, de la pharmacie, de l’agroalimentaire…

Construire un mur étanche entre intérêts privés et décision publique 


Leur emprise sur la sphère publique résulte de la démission des régulateurs, de leur soumission. Pour reprendre la célèbre phrase d’Étienne de la Boétie dans son Discours de la servitude volontaire : « Ils ne sont puissants que parce que nous sommes à genoux. »

La clé de voûte des lobbies est le contrôle de l’appareil d’État et des autorités régulatrices. Or, l’argent facile des grands lobbies industriels inonde les experts des agences censés garantir la sécurité des consommateurs, les politiques impliqués dans le secteur concerné et la haute administration. Ces relations se nouent dans l’anonymat et le secret. Souvent, le lobby tient le stylo du législateur et détricote des dispositions législatives ou réglementaires défavorables à la pérennité de ses activités et de son emprise sur les pouvoirs publics. C’est le règne des trois « D » : l’industrie décide ; elle désinforme en payant de la contre-expertise pour semer le doute quand des risques ou des scandales sanitaires sont révélés ; et enfin, elle diffère, avec la complicité des pouvoirs publics, en arguant qu’il faut réaliser de nouvelles études (c’est le cas de la Commission européenne par rapport aux perturbateurs endocriniens).

De plus, le but d’un lobby pour asseoir son influence et sa « capture scientifique et réglementaire » en usurpant le pouvoir démocratique est de provoquer le désintérêt des citoyens par le dégoût ou la dépossession de tout contrôle démocratique du domaine qui est visé. Le culte du secret, les barrières scientifiques et techniques érigées par le petit microcosme scientifique et politique, sont là pour créer ce sentiment d’impuissance et cet entre-soi antidémocratique.

Il convient donc, Monsieur le Président, de construire un mur parfaitement étanche entre les intérêts privés et la décision publique. La gestion des biens communs et des services publics doit être fondée uniquement sur l’intérêt général, la transparence et les principes qui fondent le service public pour les usagers : la gratuité et l’égalité d’accès des citoyens.

Généraliser des outils pouvant servir de parades démocratiques 


Pour ce faire, Monsieur le Président, un renforcement de notre arsenal législatif est essentiel. Il faut :

  • assurer la transparence de la recherche et la traçabilité des financements publics en créant un pôle d’expertise indépendant ;
  • utiliser des mécanismes de recherche qui n’imposent pas de monopole en réorientant la recherche vers les besoins et non le profit ; en conditionnant les aides à la recherche au maintien de l’emploi et à une maîtrise publique ; en taxant les profits des firmes multinationales pour sauver les services publics ;
  • prohiber les « portes tournantes » (public / privé et vice-versa) et le pantouflage en instaurant un délai de carence de sept ans pour les dirigeants et hauts fonctionnaires comme cela est le cas au Canada ;
  • revoir les instances d’évaluation et de contrôle trop en lien avec l’industrie et ses intérêts ;
  • garantir une formation indépendante des professionnels et experts ;
  • garantir une information indépendante du public et la transparence ;
  • reconnaître après les actions collectives le statut de lanceur d’alerte.
  •  
Outre ces dispositions réglementaires participant à améliorer la transparence et à éviter les situations de conflits d’intérêts, il convient de généraliser des outils pouvant servir de parades démocratiques afin de limiter l’influence des lobbies et du clientélisme pour restaurer l’intérêt général. Nous citerons ici :

  • le contre-lobbying citoyen ;
  • l’initiative citoyenne à l’instar de l’ICE au niveau de l’UE ou de la votation suisse ;
  • la coélaboration des politiques publiques à chaque échelon ;
  • les nouvelles formes de débat public pour éclairer la prise de décision sur des politiques publiques d’infrastructures ou des questions sociétales à trancher : convention citoyenne / jury citoyen…
  •  

Vaincre la défiance des citoyens envers leurs dirigeants


Ces nouveaux mécanismes de délibération collective permettent également de répondre à la crise de représentation et de légitimité qui frappe notre démocratie. Ils répondent, selon l’heureuse formule de Jacques Testart, au concept d’« humanitude », qui porte en lui à la fois l’idée d’émancipation collective en visant la recherche active de solutions partagées, mais aussi le caractère altruiste, fraternel et empathique que véhicule la notion d’humanisme.

Car, comme l’écrivait le philosophe Alain, « la démocratie, c’est l’exercice du contrôle des gouvernés sur les gouvernants. Non pas une fois tous les cinq ans ni tous les ans, mais tous les jours ».

Puisse ce renforcement de la démocratie et de la transparence face à l’opacité et au règne des puissances de l’argent se produire, Monsieur le Président, pour réhabiliter la chose publique et vaincre la défiance des citoyens envers leurs dirigeants.



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Lire aussi : Les méthodes des lobbies pour empêcher la réglementation des perturbateurs endocriniens
Source : Courriel à Reporterre
- Dans les tribunes, les auteurs expriment un point de vue propre, qui n’est pas nécessairement celui de la rédaction.
- Titre, chapô et inters sont de la rédaction.

Photos :
. chapô : Pixabay (CC0)

 Source : https://reporterre.net/Moralisation-de-la-politique-n-oubliez-pas-les-lobbies

mardi 23 mai 2017

Une nouvelle génération d’OGM divise la communauté scientifique aux États Unis

Une nouvelle génération d’OGM 

divise la communauté scientifique 

aux États Unis


De nouvelles technologies permettent aux industriels de contourner la législation des OGM




Ce n’est pas nouveau, l’Amérique peine à garder la main sur tout ce qui se fait sur son sol concernant les Organismes génétiquement modifiés. La législation, relativement flexible sur la question depuis trois décennies – c’est Ronald Reagan qui autorisa en 1986 les recherches génétiques appliquées dans le domaine industriel – permet aux compagnies d’utiliser près d’une soixantaine d’OGM.

Or, on arrête pas le progrès pour le meilleur ou pour le pire : de nouveaux OGM sont désormais disponibles sur le marché. Le problème est que scientifiques et législateurs ne savent pas encore comment le définir.

Depuis les cinq dernières années, ils gagnent du terrain. Ces nouveaux OGM portent une variété de noms comme le Crispr-CAs9 ou le Talen. Cependant, ces derniers échappent à la définition d’OGM au sens commun. Les technologies qui les portent sont identifiées comme des « nouvelles techniques de production » ou encore des « montages génétiques ».

D’après les scientifiques, le risque sanitaire lié à la modification de l’ADN serait diminué par rapport aux OGM normaux. Cependant, le procédé reste inchangé : il s’agit toujours de manipulation génétique dans un but industriel.

De quoi s’agit-il ?

Ces « nouveaux OGM » se posent en rupture par rapport aux OGM « classiques ».
Pour rappel, les OGM « classiques » se réfèrent aux produits dont un gène a été remplacé par un autre, qui lui confère une propriété particulière. Par exemple, un gène peut être extrait d’une bactérie et introduit dans un plant de maïs pour le rendre plus résistant aux agressions. Certains plants de soja possèdent de tels germes pour les rendre insensibles aux pesticides.

Dans les « nouveaux » OGM, l’ADN se voit directement modifié sans introduction d’un gène étranger.

D’après les scientifiques, un OGM « classique » ne pourra jamais être trouvé dans la nature, contrairement aux « nouveaux » OGM qui pourraient être une forme d’évolution de l’organisme dans son milieu naturel, ou encore le résultat d’une hybridation cultivée sur plusieurs générations.

L’idée est donc d’utiliser la technologie de laboratoire pour intervenir directement sur les propriétés de la plante en modifiant ses gènes ou en créant de nouvelles combinaisons. Par exemple, la compagnie de biotech Calyxt, au Minnesota, a réussi à supprimer le gène d’une pomme de terre qui serait à l’origine de la dégradation du sucre, conférant ainsi au légume une plus longue conservation.

On estime à 5 % la part de ces nouveaux OGM dans les plants de colza au Canada. Actuellement, les compagnies préparent des plans commerciaux officialisant l’utilisation de nouveaux produits d’ici les deux prochaines années. Les cultures de blé, maïs, soja ou lin font partie du champ d’application de ces nouvelles technologies.

Toute la question est maintenant de savoir si ces « nouveaux » OGM doivent être vus comme les anciens. Outre atlantique, les avis des scientifiques sont très partagés sur la question.

Pour une nouvelle régulation

De tous les États-Unis, Marin est le seul comté résistant encore à l’envahisseur OGM. Depuis 2004, leur utilisation est bannie sous l’injonction du décret Measure B. Sans surprise, les responsables sanitaires sont contre les nouveaux OGM.

 » Quand le décret, soumis au vote populaire, est entré en fonction, l’interdiction couvrait déjà cette application « , a indiqué Stacy Carlsen à Epoch Times. Pour cette agricultrice du Comté de Marin,  » la technologie OGM du Crispr-Cas9 sera elle aussi interdite dans les termes du décret. Cela reste une technique de modification génétique « .

Le National Organic Standard Board (NOSB), organisme de conseil fédéral rattaché au département de l’agriculture américain, a émis en novembre un avis proposant l’interdiction de la commercialisation à grande échelle de ces nouvelles techniques sur le sol américain.

 » Il est plus que jamais impératif que la communauté des biologistes trace une ligne sur ce qui relève ou non de la recherche génétique « , recommande l’organisme, ajoutant que tous les acteurs ou parties prenantes de cette communauté doivent  » être très clairs «  sur le  » danger imminent lié à l’intégrité biologique « .

 » Le NOBS se doit d’entreprendre tous les efforts nécessaires pour protéger cette intégrité « , souligne l’organisme fédéral. D’après ses experts, tout organisme dont le patrimoine génétique est altéré par la biotechnologie répond à l’appellation d’OGM.
Cependant, la nouvelle législation fédérale sur les OGM, entérinée l’année dernière, n’inclut pas les nouvelles cultures utilisant ces technologies. Celle-ci se limitait simplement à imposer l’utilisation de QR Codes pour que les consommateurs puissent tracer et mieux être informés sur la provenance de produits à base d’OGM.




Michael Rodeneyer, expert en biotechnologie et membre de l’organisme public National Research Council of the National Academies, parie sur un statu quo des législateurs. Car d’après lui, les lois fédérales encadrant l’utilisation des OGM s’appliquent précisément aux organismes dont les gènes ont été modifiés de façon artificielle.

Les nouvelles technologies échappent à ce cadre.  » Je pense que nous allons avoir une période d’incertitude, un statut quo avec tous les problèmes que cela pose « , remarque-t-il.

Jusqu’ici, les laboratoires de recherches ont été soumis à diverses législations ressemblant plus à un méli-mélo qu’à un cadre réglementaire. Cela existait avant les OGM, et ces législations ne tiennent pas forcément compte de l’étendue et du champ couvert par les programmes de recherches.

Par exemple, le Département de l’agriculture américain ne régule que les modifications génétiques liées aux agents pathogènes, car cette administration est la seule à avoir ce pouvoir.

De la même façon, l’agence de protection de l’environnement américaine se borne à surveiller la sécurité sanitaire des pesticides et n’a autorité que sur les plants génétiquement modifiés pour résister aux insectes.

La Food and Drugs Administration a pour sa part un rôle de consultant concernant la nourriture produite à base d’OGM. Elle offre des services d’évaluations aux compagnies agro-alimentaires qui lui en font la demande.

Ainsi, dans le cas des nouveaux OGM, aucune de ces entités administratives n’a de solution. Le Département de l’agriculture américain a indiqué aux laboratoires qu’il n’avait aucune autorité sur la nature de leur recherche. La FDA ne se focalise que sur le produit final, et non sur le processus. De son point de vue, que le produit alimentaire fini soit issu d’une technologie ou d’une autre n’a pas vraiment d’importance.

Étude de cas : Talen

Talen est le nom d’une de ces nouvelles technologies. Développée par la compagnie de biotech Calyxt, elle consiste à supprimer un gène responsable de graisses saturées dans l’huile de soja. Une fois mise au point, cette technique a été soumise à la FDA par Dan Voytas, investisseur de Talen. En accord avec le directeur de recherche de Calyxt, la procédure suivait son cours normal.

Suite à l’examen de l’huile de soja modifiée par le Talen, la FDA conclut que la composition des protéines et des acides gras saturés semblait similaire à celle des huiles commercialisées sur le marché.

Cela a encouragé Calyxt  à poursuivre ses recherches dans le Midwest des États-Unis, où la compagnie possède actuellement près de 500 hectares de plantation de soja. Et d’après Dan Voytas, le soja sera bientôt proposé aux agriculteurs.

Calyxt n’est pas la première à avoir recours aux nouveaux OGM. Cibu, un groupe basé en Californie, utilise du colza résistant aux herbicides. Leur produit est largement répandu et se retrouve dans de nombreuses huiles de friture aux États-Unis. Le colza de Cibu, présent sur près de 35 000 hectares de cultures, représente ainsi 5 % du marché américain. Et se prépare à entrer au Canada en 2017.

De son côté, la FDA a fait savoir qu’elle ferait obstacle dans le cas de produits faits de viande modifiée, mais qu’elle serait flexible sur les végétaux. L’administration indique sur son site web que l’"altération intentionnelle d’un gène destiné à modifier le patrimoine ADN d’un animal relève de notre régulation sur la médication".

Catégorisation

Pour l’ONG Greenpeace, qu’il s’agisse d’animaux ou de végétaux, ces nouvelles technologies sont des manipulations génétiques.

D’après Franziska Achterberg, directrice du programme alimentaire de la branche européenne de Greenpeace, la Commission européenne ne s’est pas encore prononcée sur le fait que ces nouvelles techniques tombent sous la coupe des restrictions alimentaires de la législation européenne.

La Commission était censée rendre une évaluation juridique l’année dernière, mais s’est ravisée. Ayant fouillé dans les documents que les autorités européennes se doivent de rendre publics, l’ONG a découvert que le sujet de ces nouvelles technologies « concernait principalement les lobbys américains ».

La prudence reste donc de mise du côté d’un certain nombre d’acteurs et d’organismes sanitaires. L’organisation à but non lucratif Project Non-GMO, qui fait autorité outre-Atlantique et est devenu un label alimentaire. Elle considère toute manipulation génétique effectuée sur un organisme comme un OGM. Tout produit ayant recours à ces technologies ne pourra accéder au label. La décision de Project Non-GMO est ainsi un signal fort adressé au consommateur.

 » Il y a une volonté de plus en plus forte de la part des compagnies utilisant la biotechnologie de prendre de la distance par rapport aux OGM classiques, car ils font l’objet d’un rejet de plus en plus fort de la part des consommateurs. Ces  » nouveaux  » OGM leur permettaient d’utiliser la manipulation génétique tout en se proclamant « non OGM » », explique Megan Westgate, directrice exécutive de Project Non-Gmo, contactée par mail.

Article original : GMO 2.0 : A New Kind of Modified Food Escapes Regulation



Source : http://www.epochtimes.fr/nouvelle-generation-dogm-divise-communaute-scientifique-aux-etats-unis-31902.html