Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...

mercredi 24 août 2016

Mais qui tue les entreprises ?

On a reçu ça :

Bonjour,
Ici Jean Monestier.
Si vous ne lisez pas Fakir, peut-être lirez vous avec intérêt la PJ tirée du numéro de Juillet Août 2016.
J'ai trouvé cela intéressant et bien fait.

Amitiés.

mardi 23 août 2016

Cette semaine à Atelier de l'Entonnoir à Prades

Cette semaine à l’Atelier de l’Entonnoir :

Fanfare La Roulotte Ruche - Atelier Jonglage - Yoga Ashtanga-

Mardi 23 aout 13h   Fanfare La Roulotte Ruche - 
  
         La Roulotte Ruche est une compagnie de théâtre et musique de rue allant du théâtre de rue caustique à la fanfare burlesque en passant par le concert militant et itinérant ou l’entresort intimiste et familial. La Ruche s’active, la Roulotte se balade.

Deux spectacles : Dissident Chaber, une fanfare en treillis et paillettes qui visite les tubes des années 80 et Mortal Combo : ça tabasse métal, ca projette ska, ça fauche reggae. Un direct punk sur un punch disco !

Prix au chapeau, libre mais nécessaire !

Dissident Chaber © Caroline AndréMortal Combo © Tim Leruste

Mercredi 24 Aout 16h30 - Atelier YOGA-
·         Parce que le yoga est une pratique qui mérite d'être connue de tous,
un espace et un temps de yoga ashtanga est mis en place les dans les locaux de l'Atelier de l’Entonnoir.

2h de la première série + méditation finale.
Venir avec son tapis, l'estomac vide, et bien sur dans la joie et la bonne humeur...
Place limitée à 8, voire 10 maximum

Pour plus d'info,
Ou réservations auprès de Marie : 06 07 02 18 51

Mercredi 24 Aout 17h30 19h30 - Atelier Jonglage-
·         Jonglage : Initiation et échanges pratiques tout objet de jonglage avec Fabien et Lili
Amenez votre matériel pour jongler si vous en avez !





Et comme toujours
chaque semaine :


Mardi

Résonances, "le Conflent à nos oreilles" Permanence de 9h à 12h, sans rendez-vous avec Ariane
Plus d'infos au 07 68 09 03 41 et contact@resonances.xyz
Site internet à découvrir avec les oreilles http://resonances.xyz


L’incroyable cantine Populaire de l’Entonnoir de 12h30 à 15h, réservation par téléphone à partir de 11h le mardi matin

Mercredi
L’Amap du Conflent distribue ces paniers de 18h30 à 20h
La Grainothéque propose un échange de graines de 19h à 20h




L’info sur

Bonne semaine à tous !


Atelier de l’entonnoir
1 rue des Marchands
66500 Prades
 

lundi 22 août 2016

La face cachée de la salade

La face cachée de la salade

Le Canard Enchaîné – 27/07/2016 -Conflit de canard –
Ah, une bonne salade verte bien rafraîchissante… Tant qu’à faire, pourquoi ne pas la prendre en sachet, pour éviter de s’embêter à la trier, à la laver, à l’essorer ? Les « prêtes à l’emploi » constituent déjà 40 % des salades proposées en rayon. Mais le bonheur n’est pas forcément au fond du sachet. Passons le fait qu’on les paie trois fois plus cher que les non ensachées. Et que, pour les nappes phréatiques, ce n’est pas la panacée. Comptez en moyenne 20 litres de flotte pour laver un kilo de salade ! Une eau, qui plus est, additionnée de javel, et ce afin d’éviter que les immenses cuves de lavage se transforment en bouillon de culture, avec le risque, ensuite, d’empaqueter sous vide germes et bactéries pathogènes. Sauf que, les résidus de chlore, les chlorates, on les retrouve ensuite sur nos papilles. 
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C’est du moins ce qui ressort de l’enquête publiée ce mois-ci par l’association UFC-Que choisir. Sur les 28 salades en sachets analysées, 24 recèlent des traces de chlorates. Fâcheux quand on sait que ce rinçage chloré essore une partie des vitamines, notamment la C, et la B9, le fameux acide folique, essentiel à la formation des globules rouges, aux systèmes nerveux et immunitaire.
Ajoutez que ce lavage industriel déverse des cochonneries dans les eaux usées. Non seulement du chlore, mais aussi des sous-produits cancérigènes, les trihalométhanes. Ces joyeusetés apparaissent lors du contact de la javel avec les dépôts de terre sur les feuille de salade. Pour toutes ces raisons, les Pays-Bas, la Belgique, et la Grande-Bretagne ont cru bon d’interdire la lavage chloré des salades, mais pas nous, qui produisons pourtant chaque année 420 000 tonnes de batavia, laitue et autres scarole.
Le plus savoureux est que ce trempage industriel en bain chloré n’est quasiment d’aucune utilité pour débarrasser les feuilles des résidus de pesticides. Dans le teste de Que choisir, une seule salade, celle estampillée bio, n’affiche aucune trace de pesticides. Pour mémoire, en 2013, l’Autorité européenne de sécurité des aliments avait passé au crible 1 194 salades et relevé des résidus de pesticides dans 58 % d’entre elles, certaines culminant jusqu’à 13 produits différents.
Dommage que les Américains n’arrivent toujours pas, dans les négociations du Tafta, à nous imposer leur poulet au chlore, on aurait pu l’accompagner avec notre salade javellisée prête à l’emploi. 
Miam !
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Voir, de Générations futures les résultats de son enquête sur les pesticides dans les salades,
Source : https://resistanceinventerre.wordpress.com/2016/08/05/la-face-cachee-de-la-salade/

dimanche 21 août 2016

Comment s’est élaborée « l’acceptabilité sociale » des nanotechnologies

Comment s’est élaborée « l’acceptabilité sociale » des nanotechnologies


28 juillet 2016 / Sarah Lefèvre (Reporterre)
 


Grenoble est le centre français des nanotechnologies. Elles s’y développent par une alliance sans faille entre l’Etat, les entreprises et le Commissariat à l’énergie atomique. Qui ont réussi à avancer sans que les citoyens prennent conscience de ce que représente cette voie technologique.

- Grenoble (Isère), reportage

Au cœur des monts de l’Isère, Grenoble a la réputation d’être le plus influent technopôle européen. À l’origine de cette mutation high tech, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et son Leti, le Laboratoire d’électronique et de technologies de l’information, en plein cœur de la ville. Ils planchent de concert avec les géants voisins de la microélectronique : Philips, Motorola, STMicroelectronics ou IBM. Il y a dix ans, sous l’impulsion du CEA, le campus s’est agrandi d’un complexe de huit hectares, destiné à l’enseignement et à la recherche sur les micro et les nanotechnologies : Minatec.
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Minatec, le campus dédié aux nanos, sur la presqu’île de Grenoble.
Son inauguration, le 1er juin 2006, a rassemblé près d’un millier d’opposants à l’initiative du collectif OGN, Opposition grenobloise aux nécrotechnologies, et de Pièces et Main d’œuvre (PMO), pour la première manifestation au monde contre les nanos. « Sur les 8,6 milliards de dollars consacrés en 2004 dans le monde à la recherche et au développement des nanotechnologies, une bonne part l’aura été grâce à des budgets militaires », dénonçaient les opposants au projet. « Contre l’homme-machine, le mouchardage électronique et la tyrannie technologique », pouvait-on lire sur les tracts. Des centaines de CRS furent déployés dans Grenoble, et l’inauguration reportée au lendemain. Jacques Chirac, alors président de la République, aurait dû être de la fête inaugurale, mais ce rassemblement citoyen l’en dissuada : l’Élysée tint son locataire en lieu sûr, craignant d’attirer l’attention de la presse sur les critiques contre Minatec. Quelques politiques décidèrent malgré tout de célébrer l’événement : André Vallini, le président PS du conseil général de l’Isère, gestionnaire du projet, et le ministre de l’Industrie, François Loos.

« Capitale secrète de l’Europe pour l’innovation »


« On a entendu parler de Minatec dans la presse dès 1998, se rappelle l’un des membres de PMO, qui désire ne pas être nommé. C’était d’abord évoqué dans le compte-rendu d’un conseil de la communauté d’agglomération. Et puis, on a appris un beau jour que l’on allait investir pour développer la filière des micro et nanotechnologies. » Dans la ville, une personne sur cinq travaille aujourd’hui dans l’enseignement et la recherche. Le second membre de PMO poursuit : « Pour investir utilement et ne pas saupoudrer des crédits sur tout le territoire français — une mauvaise stratégie —, il faut renforcer les points forts. C’est ce que les technocrates appellent un “écosystème”, avec une liaison forte entre la recherche, l’industrie, les pouvoirs publics et l’armée, qui est toujours là. Un monde où tous parlent le même langage. » Le premier rebondit, non sans ironie : « Tout ça fonctionne en parfaite harmonie dans un consensus politique global. »
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Les (nombreux) mécènes du nouveau quartier de la presqu’île de Grenoble.
Après une consultation du site internet du laboratoire de pointe du CEA, la conversation prend tout son sens : « Leti, l’innovation au service de l’industrie. »

S’il est un homme qui incarne ce succès, c’est Jean Therme, ancien directeur des deux entités, CEA-Leti. Diplômé de l’école polytechnique de Grenoble, cet enfant du pays a d’abord fait carrière à « des postes opérationnels » au sein de Philips, Thomson, CSF, Alcatel et STMicroelectronics, vante sa fiche biographique. Qui précise : « Fervent promoteur des projets fédérateurs associant des personnels de disciplines et de cultures différentes en lien étroit avec le monde de l’industrie, il est le père du pôle d’innovation Minatec, premier centre de recherche européen dans les micro et nanotechnologies. » PMO rappelle que « l’homme n’a jamais été élu, mais il a fait sa carrière au sein des labos publics au service de l’industrie et a sans cesse soufflé à l’oreille des politiques ce qu’il fallait faire ».

Michel Destot, lui, a été élu. Il est resté 19 ans à la mairie de Grenoble après avoir dirigé le CEA. Geneviève Fioraso, députée PS de l’Isère et ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, fut aussi la présidente directrice générale de la plateforme de Minatec, chargée de faire le lien entre la recherche publique et les entreprises. « Grenoble, la capitale secrète de l’Europe pour l’innovation. » La formule est prometteuse en une du site de Minatec entreprises…

« Faire participer, c’est faire accepter »


Comment atteint-on ce « consensus politique global » ? À la table des discussions ministérielles, l’ensemble des corporations patronales et industrielles françaises : le Medef, l’Union de l’industrie chimique, l’Association nationale des industries alimentaires, la Fédération des entreprises de la beauté… Tous les secteurs voient la possibilité de conférer à moindre coût de nouvelles propriétés à leurs produits. Le tout sans contrainte, puisque les nanos ne subissent aucune réglementation. France nature environnement (FNE) est le seul représentant de la société civile depuis 2006. « C’est un monde fermé, difficile à comprendre. Il y avait à l’époque peu de littérature expliquant ce que sont les nanos. Il était très difficile de s’y pencher », dit José Cambou en charge du dossier au sein de l’association.

Selon elle, la seule avancée obtenue lors du Grenelle de l’environnement, en 2007, est la tenue d’une consultation citoyenne. La Commission nationale du débat public (CNDP) devait l’organiser dans plusieurs villes de France réunissant scientifiques, politiques, industriels et quelques rares associatifs, comme FNE. « Cela aurait pu être l’occasion d’un échange entre tous les acteurs dans plusieurs villes de France. Cela permettait à chacune des associations de s’emparer du sujet pour nourrir le débat public. » Mathilde Detcheverry, de l’association Avicenn, et José Cambou regrettent que le débat n’ait pas vraiment eu lieu.
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Le chantier du projet Giant, extension du campus dédié aux nanotechnologies.
Pourquoi ? Le gouvernement venait d’accorder 70 millions d’euros annuels pour un plan de développement des nanotechnologies sur cinq ans. Les opposants radicaux comme PMO ont investi les salles de réunions avec des sifflets pour « empêcher la mascarade », confient-ils. « Nous organisions des débats depuis 2002 à Grenoble et dans d’autres villes de France. En 2009, le gouvernement prend la mesure du risque d’opinion avec les textes que l’on diffuse. S’il ont décidé d’organiser un pseudo-débat, c’est pour dire ensuite : “Vous voyez, on a débattu, ceci est démocratique, les citoyens ont pu s’exprimer, il n’y a plus de problème avec ça.” »

Car le principe du débat citoyen repose sur un concept sociologique bien connu des politiques : « Il est apparu important à la mission de dresser un constat et de faire des recommandations relatives à “l’acceptabilité sociale” des nanotechnologies et des autres technologies émergentes. En effet, pour développer ces dernières, la création d’un consensus social, même limité, s’avère nécessaire. » Extrait d’un rapport cosigné des ministères de la Défense, de l’Économie, de l’Écologie, de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur qui énonce, dès le titre, leurs intentions : « Le déploiement industriel des nanotechnologies et de la biologie de synthèse sur les territoires, précurseur des manufactures du futur. » « L’acceptabilité sociale » consiste à tester l’opinion publique. Les sociologues de l’acceptabilité disent eux-mêmes : « Faire participer, c’est faire accepter. » « On en conclut que participer, c’est accepter », explique PMO pour justifier le blocage du débat public de 2010.

Tranquillement, la France a rejoint la tête de peloton des leaders mondiaux du marché des nanos. Avec 600 millions de dépenses publiques en 2012, elle se situe en 4e position, derrière les États-Unis, le Japon et l’Allemagne.
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Dépenses comparées dans le domaine des nanotechnologies par les États et les entreprises sur le marché mondial (en millions de dollars).
Au début de 2016, Stéphane Siebert a remplacé Jean Therme à la tête du CEA Grenoble. Le nouveau nommé est aussi le compagnon de l’ancienne ministre Geneviève Fioraso. Jean Therme, de son côté, a fort à faire depuis 2010 à la tête du High level group, qui conseille les commissaires européens sur les Key Enabling Technologies ou « technologies clés de l’avenir », dont les nanos font partie.
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Jean Therme reçu à l’Élysée, en novembre 2015.
Minatec a bien grandi. De huit hectares en 2006, il en occupe vingt aujourd’hui et regroupe « 3.000 chercheurs, 1.200 étudiants et 600 industriels et spécialistes du transfert technologique ». Les mots-clés de la réussite sont répétés : « rayonnement national et international » et surtout « innovation ». Les auteurs, qui n’ont pas peur de la redondance, sont parvenus à glisser ce dernier 4 fois dans les 7 premières lignes du document.

Autour du bâtiment blanc, juste derrière la caméra de vidéosurveillance, on aperçoit des grues qui s’activent sur la presqu’île du futur. Le projet Giant, « nouveau campus de l’innovation technologique », se déploie : 1,3 milliard d’euros investis sur cinq ans, 250 hectares de nouveaux laboratoires, de bureaux, de logements, d’hôtels, de commerces et de services. Le tout desservi par une ligne de tramway au gazon bien coupé. Les partenaires sont nombreux.
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La ligne de tramway qui dessert le technopôle grenoblois.
« Que reste-t-il de libre dans l’exercice politique qui ne soit pas arrimé à l’ambition technique ? » s’interroge la journaliste Dorothée Benoit Browaeys, auteure de l’enquête « Les transhumains s’emparent des nanotechs ». Face aux technologies convergentes, la convergence des luttes a encore de beaux jours devant elles.



- Cet article est le cinquième publié par Reporterre d’une enquête approfondie sur les nanomatériaux.
. 1e volet, « Le monde des nanomatériaux s’élabore en cachette », est à lire ou à relire ici.
. 2e volet, « Des nanoparticules s’imposent en secret dans les aliments », est à lire ou à relire ici.
. 3e volet, « Les travailleurs sont les premiers exposés », est à lire ou à relire ici
. 4e volet, « Le but ultime des nanotechnologies : transformer l’être humain », est à lire ou à relire ici.



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Lire aussi : Nanotechnologies

Source : Sarah Lefèvre pour Reporterre
Dessin : © Félix Blondel/Reporterre
Photos : © Sarah Lefèvre/Reporterre
sauf : . Élysée

Source : https://reporterre.net/Comment-s-est-elaboree-l-acceptabilite-sociale-des-nanotechnologies

samedi 20 août 2016

DIVERSION // le court métrage sur le TTIP-TAFTA //




« Diversion » : le film qui vous plonge en 2026, 
après 10 ans de TAFTA… (Vidéo)

Encore en négociation sous huis-clos, le Traité Transatlantique, ou TAFTA, pourrait bien modifier l’avenir de près de 800 millions de personnes réparties entre les États-Unis et l’Europe. Un court-métrage, intitulé « Diversion », nous plonge dans un possible avenir, pas très éloigné de notre présent, qui fait froid dans le dos. Dans une Belgique plongée dans la peur et l’obscurantisme médiatique, un jeune homme n’ose plus sortir de chez lui quand il rencontre l’un de ces « extrémistes » décrits partout à la télévision. Créé dans le but de générer la mobilisation contre l’adoption imminente de ce traité, le court-métrage est diffusé sur internet et sera présenté au festival Esperanzah ! en août.

« Diversion » : le film qui vous plonge en 2026, après 10 ans de TAFTA…

L’idée qu’il ne faut pas se laisser aller à la « Diversion », voilà ce qui est défendu par ce court-métrage qui cherche à éveiller les consciences quant à l’utilisation de « boucs-émissaires » dans nos sociétés, mais également quant à l’avenir de tous dans un monde où le « libre-échange », selon les règles d’un traité calqué sur le modèle américain, serait couronné.

Dans une Belgique qui s’apprête à commémorer « les dix ans de la signature du traité transatlantique », le film nous invite à entrer dans le quotidien d’Alan, un jeune homme d’une vingtaine d’années, et de sa mère, scotchée à longueur de journées devant ce qui ressemble de près à une chaîne d’information en continu. Couvre-feu, reportages alarmistes concernant les « extrémistes », forces de l’ordre et milices privées chargées de discipliner des militants qui ne font que coller des affiches… On a ici un aperçu d’un état d’urgence devenu permanent, où la liberté d’expression n’a plus lieu d’être et où toute l’économie d’un pays peut être résumée à la guerre de tous contre tous.

diversion

Vision noire d’un monde aux mains des grandes entreprises et de la peur

Le court-métrage, volontairement radical, offre également une vision inquiétante de ce que sont devenus la culture, les arts dans un monde où seule la productivité semble désormais avoir de l’importance. Ainsi, le personnage principal est un être préoccupé, stressé, qui chronomètre chacune de ses tâches, qui s’apparentent à la réalisation de graphiques pour une entreprise quelconque. Face au diktat de l’efficacité, le temps pour l’oisiveté, la peinture, disparaît. Il faudra attendre l’apparition de Shana, une jeune militante, pour qu’Alan se souvienne du plaisir éprouvé dans les arts.

Le soulèvement, face à ces conditions de vie misérables, est quant à lui évité grâce à une propagande d’État qui maintient les citoyens dans la peur par le moyen des médias à grande échelle. C’est pourquoi le personnage principal est blafard. Il n’a pas mis un pied dehors depuis un an, par peur du monde extérieur. Ses courses lui sont livrées à domicile par un coursier zélé débauché par une multinationale dans un univers où l’on répète qu’il est dangereux de « croiser des hooligans ». Certes, le tableau est exagéré, mais s’approche des visions classiques des romans d’anticipation explorant les sociétés futures soumises au dictat de « corporations » toutes puissantes.

Le film

https://www.youtube.com/watch?v=Plt5TXJiwAw


Un court-métrage engagé pour susciter la mobilisation

Pour rappel, le traité transatlantique pourrait mener à un « lissage » des normes et des réglementations entre l’ultra-libéralisme des États-Unis et les règles européennes généralement plus strictes (pas assez aux yeux de beaucoup). Il pourrait entraîner un impact direct sur les conditions de travail, la situation économique mais aussi sur l’environnement et la qualité des aliments de millions de personnes. Son vote permettrait également aux entreprises d’invoquer des « tribunaux arbitraux » contre les États sans possibilité aucune pour ces derniers de faire de même. Fortement critiquées, ces négociations se font aujourd’hui dans l’opacité complète pour les citoyens, alors que les grands industriels participent à un lobbying forcéné.

Adoptant une visée politique, l’équipe d’Esperanzah ! a voulu taper un grand coup, espérant susciter l’émotion pour mieux instituer la révolte. Constatant la fracture et le paradoxe d’une Europe qui se ferme aux réfugiés et dont les pays se replient sur eux-mêmes alors que les portes s’ouvrent en grand aux capitaux, le collectif émet le souhait de populariser « des enjeux politiques parfois abstraits ». Leur objectif est, comme on peut le lire sur le site du film, de « créer un hameçon artistique, via l’émotion, pour susciter le questionnement auprès d’un public non averti sur le sujet ». Parce qu’après tout, mieux vaut se réveiller tard que jamais.

Sources : Diversionlecourtmetrage.be / Esperanzah.be /Mr Mondialisation

Le 01/08/16 by Francky

Source : http://l1d.fr/diversion-le-film-qui-vous-plonge-en-2026-apres-10-ans-de-tafta/

vendredi 19 août 2016

Appel à la mobilisation pour les trains de nuit

Appel à la mobilisation 
pour les trains de nuit
A l'heure actuelle le gouvernement propose de démanteler une grande partie des Intercités de Jour et de Nuit. Il propose la « relance » par « cent nouveaux projets » routiers et autoroutiers : la thématique transport est servie !


Le train consomme environ 5 à 10 fois moins d’énergie par kilomètre et passager que la voiture individuelle ou l'avion. Aussi depuis 2007 de nombreux grands projets de LGV ont été financés... au-delà de toute cohérence : destructeurs environnementalement, extrêmement coûteux financièrement, ils desservent mal les villes moyennes...


A l'opposé, les voies ferrées classiques souffrent d'un grave manque de maintenance. Le service Intercité pourrait par ailleurs s'améliorer à moindre frais tant il est sabordé : souvent les trains de nuit n'apparaissent pas à la réservation; les correspondances aux frontières sont « absurdes ». Non seulement les Intercités pourraient mieux relier les régions périphériques de l'Hexagone mais également dépasser les frontières pour des liaisons européennes...


Autre thématique esquivée par le gouvernement, la taxe carbone sera tôt ou tard nécessaire pour réintégrer les coûts cachés de l'avion et de la route et financer le rail. Actuellement la complexité des tarifs SNCF sert de repoussoir aux voyageurs non-habitués. Une tarification incitative permettra de sortir de l'anomalie tarifaire pour que, en cohérence avec leurs impacts environnementaux respectifs, le train soit moins cher que l'avion ou la voiture !


Rappelons que le tramway et le vélo ont pratiquement disparu des villes au XXème siècle. Les modes sobres et simples n'ont pas de lobby pour les propulser : La mobilisation militante est nécessaire pour redonner une place aux Intercités, et au-delà aux modes de transports sobres en énergie.


Nous avons besoin de vous pour diffuser -et signer- la pétition, distribuer le tract lors de vos voyages, voire organiser des actions décentralisées... 
Plus d'informations sur : 
et  

Collectif « oui au train de nuit »