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jeudi 5 juillet 2018

En Alaska, les pétroliers gèlent le sol réchauffé par l’augmentation des températures

En Alaska, 

les pétroliers gèlent le sol 

réchauffé par l’augmentation 

des températures


Pour accéder aux pipelines, les groupes pétroliers placent des milliers de tubes réfrigérants dans le permafrost afin qu’il soit suffisamment solide pour rouler dessus.


LE MONDE |


Le trans-Alaska oil pipeline, en 2006. RICK BOWMER / AP
























Chassez le réchauffement climatique par la porte, il reviendra par la fenêtre : en respectant les strictes consignes environnementales américaines sur la circulation dans la toundra, les groupes pétroliers d’Alaska pensaient pouvoir maintenir le fragile permafrost suffisamment solide pour continuer à accéder aux oléoducs et les entretenir tout au long de la saison hivernale.

Mais c’était sans compter sur l’augmentation des températures, en partie due à l’exploitation même de ces hydrocarbures en Alaska : les routes de glaces disparaissent de plus en plus rapidement, réduisant du même coup la période d’exploitation des puits de pétrole.

En 2003, la fenêtre de tir avait diminué de deux mois en moyenne par rapport aux années 1970, au moment où les routes de glace étaient praticables plus de la moitié de l’année. Un désastre pour les industriels, qui payent régulièrement 300 000 dollars (environ 250 000 euros) par jour pour maintenir leurs équipes prêtes dans l’attente d’être autorisées à accéder aux champs pétrolifères.

Des tubes réfrigérants dans le sol


Toute une économie s’est alors développée pour maintenir les routes et les installations en état : l’entreprise BeadedStream s’est par exemple spécialisée dans la vente de détecteurs de températures aux compagnies pétrolières. L’analyse des résultats des nombreux capteurs dispersés dans le « North Slope », le versant nord de l’Alaska, permet aux autorités et aux industriels de savoir exactement quand les conditions climatiques sont réunies pour accéder aux installations — et de gagner ainsi un temps précieux.

Inventée dans les années 1970, une autre technologie s’est largement développée lors des dernières saisons hivernales : l’installation de tubes réfrigérants dans le sol pour garder la couche de permafrost gelée.

« Pour être honnête, le dérèglement climatique est plutôt bon pour nos affaires », s’est satisfait Ed Yarmak, fondateur d’Artic Foundations, qui a vendu des milliers de ses tubes métalliques aux compagnies pétrolières installées en Alaska. En partie enterrés dans le sol, ils en expulsent la chaleur, afin de lutter contre la fragilisation des routes de glace, des pipelines et des bâtiments.

Un allongement de la période hivernale


C’est aussi la lutte contre la fonte du permafrost qui permet aux groupes pétroliers de rester dans le cadre imposé par les normes environnementales : depuis 2003, les déplacements sur la toundra sont autorisés uniquement quand « la terre est gelée sur une profondeur de 30 centimètres et avec au moins 15 centimètres de neige sur le sol ». Auparavant, les autorités attendaient simplement l’annonce d’une température en dessous de zéro pour ouvrir les champs de pétrole à la circulation.

Les effets de la mesure ont été immédiats : les terres dans le nord de l’Etat sont devenues praticables sur des périodes d’au moins cinq mois pendant treize années de suite, avant que cette période ne se raccourcisse de nouveau depuis 2015.

Le cadre imposé par les autorités a également permis, depuis le début des années 2000, d’observer un rallongement de la période de gel. Un apparent paradoxe pour le journaliste Alex DeMarban, qui soulignait en 2016 le lien entre une industrie aux lourdes conséquences environnementales et l’urgence de prendre soin d’un environnement menacé :
« C’est l’indubitable ironie d’une industrie pétrolière travaillant à étendre la saison hivernale, pour exploiter les hydrocarbures qui contribuent à plus de réchauffement climatique et d’émissions de gaz à effet de serre, qui eux-mêmes réduisent cette saison hivernale. »


Source : https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2018/06/13/en-alaska-les-petroliers-gelent-le-sol-rechauffe-par-l-augmentation-des-temperatures_5314498_4832693.html


dimanche 14 mai 2017

Neuf fois où Donald Trump a prouvé que l'écologie était le dernier de ses soucis


Neuf fois où Donald Trump a prouvé que l'écologie était le dernier de ses soucis

 

Alors que le président américain réfléchit à sortir de l'accord de Paris sur le climat, franceinfo revient sur ses positions sur la protection de l'environnement.

 
Le président Donald Trump signe un décret devant un trophée de chasse, le 26 avril 2017, à Washington (Etats-Unis).  (KEVIN LAMARQUE / REUTERS)


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Julie RasplusFrance Télévisions
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Il laisse planer le doute sur une éventuelle sortie des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat. Donald Trump a reporté, à une date indéterminée, une réunion cruciale qui devait se tenir, mardi 9 mai, à la Maison Blanche. Il va encore falloir patienter pour connaître la décision officielle du président américain, alors qu'il a promis "d'annuler" l'accord tout au long de sa campagne.

Climatosceptique élu à la tête du deuxième pays plus gros émetteur de gaz à effet de serre, Donald Trump n'a jamais placé la lutte contre le réchauffement climatique au rang de ses priorités et s'illustre souvent comme un ennemi de la planète. La preuve en neuf (autres) exemples.

1 Quand il martèle que le réchauffement climatique est un "canular"


C'est l'un des slogans de Donald Trump, qu'il expliquait déjà sur CNN en 2015, comme le relate L'Obs : "Je ne crois pas au changement climatique". Bien avant d'être élu à la tête des Etats-Unis, le milliardaire a multiplié les sorties fracassantes sur le climat. Son compte Twitter regorge de messages dans lesquels l'homme d'affaires assure que la crise climatique n'est qu'une invention des scientifiques. "Le concept de réchauffement climatique a été créé par les Chinois pour rendre l'industrie américaine non-compétitive", avançait-il (déjà) en 2012.


Un an après, Donald Trump jurait que le réchauffement climatique ne pouvait être qu'un "hoax" (un canular) vu les températures glaciales qui frappait le Texas, le Tennessee ou Los Angeles. Pourtant, le réchauffement climatique n'est pas incompatible avec des hivers rudes. Troublé par la météo et visiblement peu informé sur le sujet, le milliardaire est même allé jusqu'à suggérer au comité des Nobel de retirer son prix à Al Gore, décerné en 2007 pour son engagement environnemental.


2 Quand il nomme un climatosceptique pour protéger l'environnement

 

Ce fut l'un des choix contestés de son début de mandat. Pour défendre l'environnement au niveau fédéral, Donald Trump n'a pas eu d'autre idée que de nommer le climatosceptique Scott Pruitt. Principaux faits d'armes de cet ancien procureur général de l'Oklahoma : avoir voulu supprimer l'Agence de protection de l'environnement (qu'il dirige aujourd'hui) et avoir mené une bataille judiciaire pour bloquer le plan de Barack Obama pour le climat.

Sa nomination, bien que contestée par le sénateur démocrate Bernie Sanders, n'a rien changé : Scott Pruitt continue toujours de rejeter les conclusions scientifiques concernant le réchauffement climatique. Invité de NBC News (en anglais) en mars, il a jugé que le CO2 n'était "pas le premier responsable du réchauffement climatique que l'on constate".

3 Quand il juge que le budget alloué à la recherche n'est que du "gâchis"

 

Trois mois après sa prise de fonction, Donald Trump a présenté son premier projet de budget. Et la lutte contre le réchauffement climatique et contre la pollution ne compte pas parmi les priorités, bien au contraire. Le président a proposé d'amputer de presque un tiers l'enveloppe allouée à l'Agence de protection de l'environnement, soit 2,6 milliards de dollars en moins. Dans les faits, cette coupe drastique entraînerait la suppression de 3 200 postes sur 15 000 et cinquante programmes de recherches visant à améliorer la qualité de l'air ou l'énergie. En conférence de presse, le responsable du budget a ainsi défendu le choix de Donald Trump :

"Nous ne dépensons plus d'argent sur cela, désormais. Nous considérons qu'il s'agit d'un gaspillage de votre argent."
Mick Mulvaney
le 16 mars, à la Maison Blanche

4 Quand il offre un boulevard au charbon


Durant la campagne présidentielle américaine, Donald Trump, casque de mineur sur le crâne, n'a cessé de répéter une de ses promesses-phares : "Trump creuse le charbon." Au nom de l'emploi, et alors même que cette industrie ultra-polluante n'a plus la cote, le milliardaire s'est rangé aux côtés des mineurs, leur promettant un nouvel âge d'or.

Donald Trump enfile un casque de mineur lors d'un meeting à Charleston (Virginie), le 5 mai 2016, durant la campagne présidentielle américaine.  (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)
 Lors d'une réunion publique à Louisville (Kentucky), en mars, Donald Trump en a remis une couche : "Nous allons remettre nos mineurs au travail. Ils n'ont pas bien été traités, mais ils vont être mieux traités maintenant. Charbon propre, pas vrai ?" a-t-il lancé en promettant de redonner des emplois aux mineurs. Une semaine plus tard, il a joint le geste à la parole grâce à un décret supprimant le "Clean Power Plan" de Barack Obama. Ce plan imposait aux centrales électriques de réduire leurs émissions de CO2 d'ici à 2030 et promouvait le développement des énergies renouvelables.

5 Quand il envisage d'autoriser de nouveaux forages en mer

 

Barack Obama a tenté de l'en empêcher, mais la sanctuarisation de larges zones maritimes situées en Arctique (au nord de l'Alaska) ou dans l'Atlantique, au large du Massachusetts jusqu'à la Virginie, n'a pas refroidi Donald Trump.
"On ne va pas passer trop de temps à parler des forages dans l'Arctique, pas vrai ? Alors, on les autorise."
Donald Trump
le 28 avril
Le 28 avril, soit quatre mois après la loi passée par son prédécesseur, le nouveau président a signé un décret ordonnant de revenir sur l'interdiction des forages pétroliers et gaziers dans les océans Arctique, Atlantique et Pacifique. Cette mesure autorise l'exploration de millions d'hectares maritimes, détaille le Washington Post (en anglais). Objectif : "Faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat et créer du travail."

Malheureusement pour Donald Trump, ce n'est pas si simple. D'abord, de nombreuses villes de Californie, de l'Oregon ou encore de l'Etat de Washington sont opposées à de nouveaux forages. Il faudra les contourner. De plus, des avocats interrogés par ABC (en anglais) doutent que la décision de Barack Obama de protéger les zones puisse être totalement renversée. La bataille devrait donc se poursuivre en justice.

6 Quand il veut alléger les normes anti-pollution des voitures


Le 15 mars, à Detroit (Michigan), Donald Trump a continué de s'en prendre aux régulations environnementales, en promettant aux constructeurs automobiles de les libérer des normes trop contraignantes. Le président a ainsi annoncé un réexamen de la limite autorisée de consommation moyenne des véhicules neufs, mise en place par son prédécesseur. Elle devait atteindre 4,3 litres pour 100 km à l'horizon 2025. Concrètement, cela ouvre la porte à une augmentation de la pollution de l'air et des émissions de CO2 liées au secteur automobile.

7 Quand il relance deux projets d'oléoducs

 

Dès son entrée en fonctions, Donald Trump a affiché la couleur en relançant, par décret, deux projets d'oléoducs controversés et suspendus par l'administration Obama : le Keystone XL et le Dakota Access Pipeline. Le premier doit relier les champs de sables bitumineux de l'Alberta (Canada) aux raffineries américaines situées sur les côtes du golfe du Mexique. Or, ce mode d'extraction du pétrole est l'un des plus polluants. C'est pourquoi l'administration Obama avait décidé de bloquer l'avancée du projet, en l'occurrence la construction d'un tronçon entre le Canada et l'Etat du Nebraska.

De son côté, le pipeline Dakota Access, long de 1 900 km, permettra de transporter des milliers de barils de pétrole de schiste du Dakota du Nord jusque dans l'Illinois. Son tracé avait suscité une forte contestation de tribus amérindiennes et de militants écologistes, inquiets d'éventuelles fuites, notamment dans la rivière Missouri sous laquelle le pipeline doit passer. Leur mobilisation avait réussi à mettre le projet sur pause.

Mais cela n'a pas bloqué Donald Trump. Dans le Dakota, les travaux ont repris dans la foulée du décret passé par le nouveau président. Concernant le Keystone XL, des associations écologistes ont tenté de bloquer la décision. Mais elles ne devraient pas obtenir gain de cause.

8 Quand il rouvre la chasse aux loups et aux ours


Donald Trump se positionne aussi comme un président peu sensible à la conservation de la biodiversité. Une de ses dernières lubies consiste d'ailleurs à rouvrir la chasse aux ours et aux loups dans les réserves naturelles protégées de l'Alaska. Début avril, Donald Trump a promulgué une loi supprimant les protections pour ces animaux, accordées sous le mandat de Barack Obama.

Les élus républicains de l'Alaska, soutenus par le principal lobby des armes, la National Rifle Association (NRA), estimaient que cette législation empiétait sur leurs prérogatives et mettait en danger d'autres animaux, comme les cerfs. En conséquence, les chasseurs ont désormais la voie libre pour abattre les ours et les loups dans leurs abris, en présence de petits. Ils peuvent viser les grizzlis depuis des avions, ou les tuer à l'aide de pièges situés près des tanières ou en se servant d'appâts, détaille The Independent (en anglais).

9 Quand il protège quand même ses intérêts de la montée des eaux (au cas où)

 

Donald Trump "ne croit pas" au réchauffement climatique... sauf quand ça pourrait le concerner ! Alors qu'il valide, chaque mois, des mesures anti-écologiques, le président américain s'est inquiété, en mai, de la perspective d'une montée du niveau de la mer aux abords d'un de ses complexes hôteliers, situé en Irlande.

Selon le site Politico (en anglais), le milliardaire réfléchit à construire un mur côtier pour protéger de l'érosion le terrain de golf de son hôtel du comté de Clare. Une demande de permis de construire a été établie par la Trump International Golf Links Ireland et cite, explicitement, le phénomène du réchauffement climatique (et ses conséquences) pour le justifier. Un comble, d'autant que ce projet pourrait menacer un minuscule escargot en voie de disparition. Selon le Guardian (en anglais), les autorités locales ont d'ailleurs brandi cet argument pour bloquer la construction du mur.

A lire aussi

Source : http://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/neuf-fois-ou-donald-trump-a-prouve-que-l-ecologie-etait-le-dernier-de-ses-soucis_2183039.html



vendredi 22 juin 2012

Sauver l'Arctique : Rendez-vous à Perpignan, samedi 23 juin à 15h30 Quai Vauban

 http://savethearctic.org/

Un message de Maryse pour GreenPeace

Bonjour 

L'Arctique est l'un des derniers espaces sauvages et préservés de notre planète,universelle et unique, elle fait partie du patrimoine naturel commun ... et maintenant en DANGER. 
En 30 ans la banquise a perdu 30 % de sa surface et pourrait disparaitre d'ici 2030 ...
Et nos sociétés industrielles avides et accros veulent tirer parti de cette fonte et se jettent sur les hydrocarbures non conventionnels devenant plus accessibles ...
Nous allons vers la destruction d'un écosystème fragile et unique et un risque de marée noire pour seulement 3 ans de consommation !!! 
Les glaces de l'Arctique sont essentielles à l'équilibre de la Terre et du climat

La ruée de l'or noir de l'Arctique a commencé. !!!
Crime insoutenable contre les générations à venir ! 

Nous entrons dans une ère de désordre climatique dont nous serons tous les victimes ... les conséquences des changements climatiques observées aujourd'hui en  Arctique sont les présages de ce qui nous attend au niveau mondial.

Greenpeace démarre une longue campagne internationale de protection de l'Arctique face aux industriels du pétrole et de la pêche ... une marée noire en Arctique serait totalement incontrôlable !!!!

Le message est clair "la paix dans le monde et le respect de la planète dépendent de la préservation de l' ARCTIQUE ! "

Nous serons présents pour démarrer cette campagne (avec un visuel "adapté" et les nouvelles pétitions)

SAMEDI 23 JUIN QUAI VAUBAN (face aux galeries lafayettes) à PERPIGNAN et vous donnons rendez vous à 15h30 (visuel et pétitions)

cordialement maryse GRAVEY  pour GREENPEACE 66 contact anne : 06 37 25 01 08  



Samedi 23 juin : Greenpeace mobilisée dans 20 villes françaises pour sauver l’Arctique des pétroliers


Paris, 21 juin 2012 – L’Arctique fond à une vitesse inquiétante, la banquise a perdu 30% de sa surface en 30 ans, et pourrait disparaître complètement l’été d’ici 2030. Plutôt que de considérer ce signal d’alarme sérieux, les industriels du pétrole et de la pêche y voient l’opportunité d’exploiter des ressources jusque-là inaccessibles du fait de la glace. 200 villes dans le monde et 20 en France sont mobilisées ce samedi pour faire passer le message : chacun peut devenir un défenseur de l’Arctique !

Pourquoi l’Arctique  est cruciale pour chacun d’entre nous ?

La banquise, en réfléchissant l’essentiel de la chaleur des rayons du soleil qu’elle reçoit, aide à réguler les températures, et ce pour les 7 milliards d’habitants de notre planète. La disparition de la banquise serait un point de non retour pour le climat. L’Arctique est aussi, paradoxalement, la zone géographique où les symptômes du dérèglement climatique sont les plus flagrants, à la fois symbole et témoin de ce qui pourrait se passer sur l’ensemble du globe. C’est un des derniers endroits préservés de la planète, une réserve de biodiversité unique, et le lieu de vie de centaine de milliers de personnes qui est menacé. Autour d’animations et d’ours polaires, les bénévoles de Greenpeace informeront et mobiliseront dans 20 villes de France et 200 villes dans le monde.

Rendez-vous à Perpignan, le samedi 23 juin à 15h30

Quai Vauban (face aux Galeries Lafayettes) Perpignan

Contact presse sur place :   Maryse ou Anne  06  37 25 01 08


Exploiter le pétrole de l’Arctique, c’est reculer pour mieux sauter !

L’exploitation du pétrole de l’Arctique, particulièrement chère et risquée, est un non sens absolu à plusieurs titres.  
Les réserves de pétrole de l’Arctique ne correspondant qu’à 3 ans de notre consommation actuelle. L’extraction dans ces conditions extrêmes pourrait coûter jusqu’à 10 fois plus cher que le prix actuel du pétrole. 
Enfin une marée noire en Arctique, du fait là encore des conditions climatiques, serait quasiment impossible à contenir et à nettoyer (pétrole  pris sous la glace, éloignement des ports, etc…).


Devenez défenseur de l’Arctique sur www.savethearctic.org

Greenpeace, organisation internationale 100 % indépendante a donné le coup d’envoi d’une campagne mondiale de longue haleine, pour exiger l’interdiction de toute activité de forage en mer et de pêche industrielle dans l’ensemble de l’Arctique. 
Greenpeace demande aussi que les eaux internationales autour du pôle Nord soient déclarées « zone naturelle préservée ». 
Comment y arriver ? 
D’abord en faisant appel aux Nations Unies, pour obtenir une résolution, mais aussi en travaillant avec les pays frontaliers de l’Arctique pour obtenir un traité régional. 
Greenpeace va mobiliser ses forces autour de ces objectifs, tout comme elle l’avait fait dans les années 80 pour la protection de l’Antarctique, territoire depuis interdit à l’exploitation minière et dédié à la paix et à la science. 
De nombreuses stars internationales, parmi lesquelles Robert Redford, Penelope Cruz, Thom Yorke, ont déjà rejoint l’appel. 
Rendez-vous sur www.savethearctic.org.




Contact
Sur place :  anne 06 37 25 01 08  

Contact presse national : Isabelle Philippe, Communication, 06 73 89 48 90


jeudi 31 mai 2012

Les dangers des forages en Arctique

http://groupescolairemauricedocagne.wordpress.com/2012/04/22/lassureur-lloyds-sinquiete-des-forages-en-arctique/

L’assureur Lloyd’s s’inquiète des forages en Arctique

22 avr
L'assureur Lloyd's s'inquiète des forages en Arctique
(…) La compagnie d’assurance Lloyd’s et l’organisation Chatham House mettent en garde les investisseurs contre les risques que pose le forage pétrolier en Arctique, alors que le réchauffement climatique présente de nouvelles opportunités économiques dans la région.
Dans un rapport publié jeudi, la célèbre compagnie d’assurances britannique et le groupe de réflexion soulignent à quel point les connaissances sur les conséquences d’une catastrophe environnementale en Arctique liées au développement économique de cette région sont insuffisantes pour permettre une gestion du risque adéquate.
« Le nettoyage d’un quelconque déversement pétrolier en Arctique, tout particulièrement dans une aire couverte de glace, présenterait de multiples obstacles, qui, combinés, constituent un risque unique et difficile à gérer. » — Extrait du rapport Arctic Opening: Opportunity and Risk in the High North
Les auteurs du rapport soulignent notamment que l’on ignore, à ce jour, comment se biodégraderait le pétrole en Arctique en cas de fuite. La vitesse de la dégradation pourrait y être inférieure à celle observée dans des régions plus tempérées du monde, comme dans le Golfe du Mexique, où un déversement pétrolier de la compagnie BP a engendré une catastrophe écologique dans plusieurs États américains en avril 2010.
Par ailleurs, les techniques employées pour contenir le pétrole au même endroit après une fuite ont leurs propres effets sur l’environnement, qui pourraient avoir des répercussions sur des lieux imprévus étant donné l’impossibilité de prédire jusqu’où le mouvement des glaces arctiques pourrait les diffuser.
« Comme cela a déjà été observé », ajoutent aussi les experts, « il est fort probable qu’une future activité économique en Arctique perturbera les écosystèmes déjà bousculés par les conséquences des changements climatiques. » La migration des caribous et des baleines, par exemple, risque d’être touchée par le rejet de polluants, la construction de pipelines ou l’activité sismique engendrée par les forages.
La fonte et les ambitions commerciales
La rapidité à laquelle s’effectuent en ce moment les transformations environnementales en Arctique n’est comparable à celle d’aucune autre région sur terre, observent les auteurs du rapport.
« Certains experts estiment que l’océan Arctique pourrait être complètement dégelé pendant les mois d’été d’ici 25 à 40 ans, mais d’autres experts croient même que cela pourrait se produire au cours de la prochaine décennie », soulignent-ils.
En conséquence, le forage pétrolier, mais également l’exploitation gazière, minière et le développement de nouvelles voies navigables pour les cargos font l’objet de beaucoup d’attention commerciale depuis quelques années.
Ces constats font anticiper des investissements qui pourraient atteindre plus de 100 milliards dans la région dans les 10 prochaines années, évalue le rapport.
L’Arctique pourrait contenir 30 % des réserves non découvertes de gaz naturel, ainsi que 13 % des réserves de pétrole non découvertes.
Au Canada, plusieurs permis d’exploration en Arctique, d’une durée de neuf ans, ont été attribués entre 2007 et 2010, observe le rapport. Ces licences ont été accordées sur des promesses d’investissement de 1,8 milliard.
Selon le journal britannique The Guardian, les compagnies Cairn Energy et Shell sont au nombre des entreprises qui ont commencé à construire des puits ou qui prévoient le faire dans le nord du Canada et du Groenland.
La pétrolière Total, présentement aux prises avec un déversement pétrolier au large de l’Écosse, souhaite quant à elle exploiter la zone nordique russe de Shtokman, dans la mer de Barents…”
Sources from radio-canada.ca