Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
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vendredi 17 mai 2024

CONCERT DE SOUTIEN : BARRUT FORFAIT, VOICI LAURENT CAVALIÉ + DE LA CRAU !!!

 
Que cela ne nous empêche pas d'être solidaires !

Le foyer Laïque relaie cette info :

CONCERT DE SOUTIEN : 
BARRUT FORFAIT, 
VOICI LAURENT CAVALIÉ
 + DE LA CRAU !!!

Les Barrut décimés par des pépins de santé et forfaits de dernière minute, nous avons en toute urgence concocté un programme de substitution, et quel programme ! 
 
 
 
Jugez plutôt :

SOIRÉE-CONCERT DE SOUTIEN
AUX LUTTES CONTRE LA BÉTONISATION
FILLOLS- SAMEDI 18 MAI - Salle des Fêtes


17h00 - Palabres pour une assemblée populaire de l'eau
19h00 - Apéro avec cantada et chorale Les Revolution'Airs
             Cantine, buvette, expo...

21h00 - Concert : Laurent Cavalié + DE LA CRAU

Entrée : PAF 5 euros et + en soutien !

DE LA CRAU est un groupe marseillais aux influences Rock, Folk, Punk, mâtiné de poésie moderne. Un univers sobre, à la puissance contenue, des mélodies traversées de poésies aux mille visages. Sam Karpienia chante un provençal rugueux et hors-sol distordu par des riffs en boucle de guitares électriques. Thomas Lippens martèle la transe à coups de percussions et de bois ferraillés. Manu Reymondà la contrebasse fait grincer et mordre son archet dans des séquences rythmiques syncopées amenant à l’extase. Le trio nous emmène dans sa transe poétique post-rock… Musique ainsi nommée puisque qualificatif et genre, il faut apposer. Mais De La Crau est du genre inclassable : c’est une vague d’émotions entre rage et passion, un souffle musical rauque qui vous transporte là où vous n’auriez même pas imaginer vagabonder. A découvrir sur scène pour se laisser complètement électriser !
 
https://www.youtube.com/watch?v=Ldoi8qLFE58


LAURENT CAVALIÉ n’est pas de ceux qui attendent l’inspiration sous un clair de lune pour transformer leurs états d’âme en création. Loin de tout nombrilisme, il exprime sa vision du monde en musique et en mots pour la partager avec ceux de son entourage, de sa contrée et de son pays. Dans sa poésie, les questions sociales et politiques ne sont jamais loin.

Laurent Cavalié, chanteur, percussionniste et accordéoniste trouve sa voie en prenant conscience de la culture et de l’histoire locale. Il réapprend la langue occitane avec ses premières chansons. Il approfondit cette recherche en se lançant dans le collectage de chants traditionnels oubliés et réunit un trésor de 300 chansons, qu’il met en partage avec d’autres musiciens de l’Aude.
 
https://sirventes.com/artiste-3-laurent-cavali-.html
https://www.youtube.com/watch?v=WiiRiBlWEbM


Suite au rassemblement qui avait retardé l'ouverture de l'édition 2022 du Festival Pablo Casals, une douzaine de membres du Collectif des Brulls ont été poursuivis pour entrave à la circulation. Le 16 janvier dernier, le tribunal de Perpignan a relaxé l'ensemble des personnes poursuivies. C'est une victoire, certes, mais celle-ci a un coût : frais de justice et d'avocat portent la note à près de 5.000 euros. Une collecte a été lancée il y a quelques mois sur une plateforme, mais nous sommes loin du compte. Nous vous invitons donc à une soirée d'échanges et de musique pour soutenir notre lutte, nos luttes : pour que nous puissions faire face aux effets matériels de la répression, pour faire face aussi aux nécessités et conséquences des actions à venir. Car une chose est sûre, face à l'avancée du béton, le combat sera long, semé d'embûches et de joie... Mais n'en doutons pas, nous serons de plus en plus nombreuses et nombreux à nous mobiliser !

Retrouvons-nous le samedi 18 mai à Fillols pour nous donner du cœur à l'ouvrage et partager un beau moment de chants et de palabres !

Depuis plus de dix ans, le collectif des Brulls se bat contre la bétonisation et l'artificialisation des sols en Conflent et soutient les luttes pour la préservation des terres agricoles et des espaces naturels sur le territoire des Pyrénées Orientales.

  

mercredi 15 mai 2024

[info_brulls] Soirée-Concert de soutien - samedi 18 mai - Fillols

 



Le collectif des Brulls présente :

 

SOIRÉE-CONCERT DE

SOUTIEN
AUX LUTTES CONTRE

LA BÉTONISATION


FILLOLS

SAMEDI 18 MAI 

Salle des Fêtes


Suite au rassemblement qui avait retardé l'ouverture de l'édition 2022 du Festival Pablo Casals, une douzaine de membres du Collectif des Brulls ont été poursuivis pour entrave à la circulation. Le 16 janvier dernier, le tribunal de Perpignan a relaxé l'ensemble des personnes poursuivies.

C'est une victoire, certes, mais celle-ci a un coût : frais de justice et d'avocat portent la note à près de 5.000 euros. 

Une collecte a été lancée il y a quelques mois sur une plateforme, mais nous sommes loin du compte. Nous vous invitons donc à une soirée d'échanges et de musique pour soutenir notre lutte, nos luttes : pour que nous puissions faire face aux effets matériels de la répression, pour faire face aussi aux nécessités et conséquences des actions à venir. 

Car une chose est sûre, face à l'avancée du béton, le combat sera long, semé d'embûches et de joie... Mais n'en doutons pas, nous serons de plus en plus nombreuses et nombreux à nous mobiliser !

Retrouvons-nous le samedi 18 mai à Fillols pour nous donner du cœur à l'ouvrage et partager un beau moment de chants et de palabres !

Depuis plus de dix ans, le collectif des Brulls se bat contre la bétonisation et l'artificialisation des sols en Conflent et soutient les luttes pour la préservation des terres agricoles et des espaces naturels sur le territoire des Pyrénées Orientales.



AU PROGRAMME :

17h00 - Palabres pour une assemblée populaire de l'eau
19h00 - Apéro avec cantada et chorale Les Rêvolution'Airs
             Cantine, buvette, expo...
21h00 - Concert : BARRUT
Entrée : PAF 8 euros et + en soutien !


Le « BARRUT », qu'es aquò ?

Barrut, c'est une bête composée de trois femmes et quatre hommes qui font de la polyphonie et qui tapent très fort sur des tambours.


Une bête sonore, sauvage, qui pleure parfois, rugit souvent, une bête qui a grandi dans la garrigue montpelliéraine et dont l'insatiable appétit l'a conduite à s'abreuver à la table de nombreux étrangers, qui ne le sont plus dès lors qu'ils acceptent de nourrir l'estomac prodigieux.


Si la bête mange et boit tellement, c'est pour pouvoir irradier ensuite du feu qui la fait chanter, car telle est sa raison d'être. La bête du Barrut est un animal poétique. Elle met en mouvement des stances dans sa langue maternelle, l'occitan.

 
 
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Le Collectif des Brulls agit pour la défense des terres agricoles et contre l'artificialisation des sols et des espaces naturels.

Le Collectif des Brulls participe au large mouvement des Soulèvements de la Terre.

Pour nous écrire : laterrecestnosoignons@riseup.net

mardi 18 octobre 2022

Chez Castex autour de Prades : C’est contre le béton que se construit une vraie opposition

 

Chez Castex 

autour de Prades :

 
C’est contre le béton 

que se construit 

une vraie opposition

 

Le béton a cessé d’être l’option d’évidence, 

qui ne se discute même pas.

 

 


Autour de Prades, sous-préfecture des Pyrénées-orientales, le combat contre l’artificialisation des terres agricoles, d’abord très localisé, cristallise en projet de société et tourne aux actions plus déterminées.


 

Un instant de franche explication, un soir de septembre à Prades, au cours de la réunion de rentrée des animateurs de “La terre c’est nos oignons”. Dans ce groupe de militants en lutte pour la préservation des terres agricoles, deux appréciations se font face, brièvement (on va y revenir), à propos de l’action d’éclat qui s’est déroulée en plein milieu de l’été.

Cette action remonte au vendredi 29 juillet, soirée d’ouverture du Festival de musique classique Pablo Casals, qui fait la fierté de la sous-préfecture catalane depuis bientôt trois quarts de siècle. Pour le concert inaugural, retransmis en direct sur France-Musique cette année, beaucoup de notables et décideurs du secteur, sous-préfet en tête, ont pris la route le l’abbaye de Saint-Michel-de-Cuixà. Mais en chemin, tous tombent sur des ballots de paille en travers de leur route. Une centaine de manifestants brandissent leur grande banderole : “Qui sème le béton aura bientôt la dalle”.

Dans un communiqué, ils s’excuseront auprès des musiciens et des simples spectateurs, tout en affirmant qu’ils exigent « des élu.e.s, fonctionnaires, politiques et aménageurs du département venus (ou pas) assister à cette ouverture, de stopper tous les projets inutiles et imposés qui poursuivent une idéologie du développement à tout prix (…) [Ces projets] se multiplient frénétiquement, en ne prenant en compte ni la réalité climatique, ni l’état des ressources naturelles, ni notre souveraineté alimentaire, ni même les aspirations des habitants ».

Depuis lors, plus d’une vingtaine des personnes présentes sur ce blocage ponctuel ont été auditionnées en gendarmerie — et ce contexte de répression fait que toutes les personnes citées plus loin dans cet article le seront avec des prénoms maquillés. Même sans la moindre violence, le moindre dégât, cette action passe un cran dans une mobilisation qui n’a jamais cessé en fait depuis des années. Elle change de tonalité, après tant de campagnes d’affichage et de réunions publiques.

À la réunion de septembre, Mickaël s’enthousiasme : « Il est dorénavant acquis que toute une diversité de personnes du secteur sont déterminées à passer à l’action, sans qu’elles soient des habituées des barricades. Des gens peuvent se mêler, comme ils ne l’auraient pas imaginé auparavant, par exemple en côtoyant des néo-ruraux. Désormais les décideurs risquent d’être un peu moins tranquilles, et ils n’aiment pas tellement ça. » Depuis le printemps, les affiches du collectif se concluaient sur la phrase : “Maintenant, on décide, on agit”. Claquante.

La tache urbaine s’est agrandie de mille hectares

Alors d’où vient la dissension interne, évoquée plus haut, passagèrement ? Elle vient de réserves exprimées par des habitants de la commune que traverse la route qui mène à l’abbaye. Là, une lutte a été menée l’an dernier contre un projet de lotissement sur des terres agricoles. Un projet finalement retiré. Et les habitants concernés sont convaincus d’être parvenus à un bon niveau de dialogue avec le maire de la localité. Lequel n’a pas du tout, mais alors pas du tout, apprécié que le coup d’éclat du 29 juillet focalise à nouveau l’attention sur sa commune. Cela au point que certains participants ont trouvé à redire sur le mode d’action.

Ce point de friction méritait qu’on le relève. Ne recoupe-t-il pas un enjeu de fond dans ce type de luttes ? Ou bien celles-ci se focalisent sur un seul projet, de façon extrêmement circonstanciée et localisée. Et ce pourrait être le retour de la logique du NIMYB (“Not in my backyard”, autrement dit : “je ne veux pas de cette nuisance, si c’est dans ma propre cour”). Ou bien la question de la sauvegarde des terres agricoles et espaces naturels appelle réflexion et mobilisation générale, mettant en cause tout un modèle de développement, dont chaque projet destructeur ne constitue qu’une déclinaison ponctuelle.

« Finalement, ce qu’on a fini par construire, au fil des ans autour de cette question, c’est une véritable opposition », estime Isabelle. Personnellement plutôt rattachée à l’univers néo-rural, elle argumente : « Le fait de choisir de nous installer ici a constitué un choix de vie très fort, pour lequel on a aussi renoncé à pas mal d’avantages. Alors nous sommes extrêmement soucieux de la qualité et de l’évolution de notre espace de vie. Pas question de le laisser sombrer dans la même dégradation que ce que nous avons voulu quitter. Et cette lutte au long cours pour la défense des terres a fourni une plateforme commune à tout un tas de gens finalement bien divers et investis dans des projets personnels, parfois pas simples, qui pourraient finir par les accaparer et les isoler. »

Même si le contexte est aujourd’hui porteur comme jamais, Claude, un ancien, insiste sur les continuités : « Je me souviens de notre dénonciation de l’implantation du McDo à Prades. C’était en 2003 ! » Puis sont évoqués le “Forum d’initiatives locales”, les “forums des possibles” où des centaines de participants échangeaient sur les alternatives concrètes. Un Café-Repaire a défié les ans, sur le modèle inspiré par Daniel Mermet. « Ça a été tout un remue-méninges ». Mickaël relève : « C’est quand ça en venait à des questions locales que ça devenait vraiment intéressant. »

Survint l’étincelle : le projet des Brulls, lancé voici dix ans par la mairie de Prades alors socialiste, puis reconduit tel quel avec l’arrivée de Jean Castex aux affaires : vingt-huit hectares de très bonnes terres agricoles, irriguées, encore cultivées pour bonne part, soudain vouées à la construction de logements, commerces et entreprises. Les estimations les plus officielles l’établissent : le Conflent, région montagnarde qui entoure Prades au pied du somptueux massif du Canigou, percée d’un bassin de cultures maraîchères et fruitières, a perdu plus de 30 % de ses exploitations agricoles depuis l’an 2000. La tache urbaine (alors que le secteur ne compte que 20 000 habitants) s’est agrandie de mille hectares — une multiplication par trois), depuis 1950.

« Le terrain agricole de base vaut un peu plus d’un euro du mètre carré. Le terrain à bâtir est autour de cent quarante euros du mètre carré ; parfois bien plus, selon les emplacements », nous indique un élu du secteur, qui tranche : « Pour un propriétaire, passer d’une catégorie dans l’autre, c’est un coup de baguette magique ! Hormis l’élevage de moyenne montagne, il n’y a plus beaucoup d’agriculteurs pour croire en l’avenir. L’immense majorité des élus fonctionne dans la même logique. Place aux lotissements, aux ronds-points, aux zones d’activités. »

C’est tellement installé dans les têtes qu’un beau jour, la page locale du quotidien L’Indépendant titre sur la présence d’une trentaine de personnes sur les bancs du public lors d’une réunion du conseil municipal de Prades, où figurent à l’ordre du jour des délibérations connexes au projet d’aménagement urbain des vingt-huit hectares de la zone des Brulls. Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour qu’une présence aussi exceptionnelle soit relevée ? Quelques semaines plus tard la vraie réunion publique de présentation officielle du projet se fait carrément houleuse. Le béton a cessé d’être l’option d’évidence, qui ne se discute même pas.

 Les opposants ont entamé un travail de fourmi, sur le terrain. Ils se souviennent, entre autre, d’une journée entière de travail dans un village de montagne, en commissions et ateliers : « Il y a beaucoup de compétences de toutes sortes dans nos rangs, dues à nos expériences, nos formations, nos luttes, nos professions. On construisait l’avenir, ça carburait », se souvient Isabelle. Mickaël remet l’enjeu en selle : « Les hostilités étaient lancées, il y avait une opposition, un rapport de force, la presse en rendait compte. »

Le 13 mai 2016, les délégués au Conseil communautaire Conflent-Canigou n’entrent dans leur salle de délibération qu’encadrés par des haies d’honneur où leurs habitants rebelles se sont regroupés commune par commune, chacun son panneau hostile à la bétonisation. Et deux cents personnes s’agglutinent, à l’extérieur, contre les baies vitrées. « Les élus daignent parler de concertation une fois que tous les dossiers sont bouclés. Ils misent sur l’idée que leurs techniciens savent tout, et que les gens, pas tellement contre, n’y comprennent rien de toute façon », expliquent aujourd’hui les animateurs de cette lutte. « Or nous avons nous aussi gagné notre image de sérieux, fait connaître nos arguments, et surtout, un grand nombre d’habitants ont été très choqués de sentir que leurs élus les avaient complètement tenus à l’écart sur des projets qui engagent leur territoire sur les décennies à venir. Cela nous a beaucoup servi. »

Finalement, Jean Castex aurait confié à des proches « je ne jouerai pas ma peau sur les Brulls », à la grande surprise de ses élus communautaires les plus engoncés dans leurs vieux usages. Habilement, le futur Premier ministre de la France renvoie le dossier à l’étude d’un prochain Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi). En clair, c’est un recul. Et ses opposants l’entendent bien de cette oreille.

Ce fameux PLUi a été adopté entretemps. Mais jamais le foyer de résistance allumé aux Brulls ne s’est éteint. Un travail colossal de contre-expertise a été mené à bien, de manière bénévole, à l’occasion de l’enquête publique d’adoption de ce document stratégique. Certains militants, plus activistes, moins intéressés par la rigueur aride des textes s’y sont moins reconnus. Ceux qui ont joué le jeu soulignent les nouvelles occasions d’autoformation, les réunions publiques, les campagnes d’affichages, l’influence gagnée dans certaines instances publiques, le changement d’oreille de quelques élus, la mise à jour de manques et incohérences flagrants dans l’approche technocratique.

Au final, déjouant certains tours de passe-passe dans les présentations de données, il a été établi que le PLUi adopté prévoit encore cent hectares supplémentaires d’urbanisation dans les prochaines années, dont une nette majorité sur des terres très intéressantes pour l’agriculture. Pendant ce temps, Jean Castex, Premier ministre de la France, adressait au Préfet ses consignes en vue de l’adoption de l’objectif “Zéro artificialisation des terres”, dans le contexte de la loi climat.

Plus ou moins activistes, plus ou moins studieux, plus ou moins attachés aux formes légales, plus ou moins enclins à l’action d’éclat, les héritiers de la lutte des Brulls, rejoints par bien des nouveaux, se sont retrouvés le 29 juillet sur la route d’une abbaye romane, retardant de trois quarts d’heure un concert, avant qu’il soit trop tard.

Gérard Mayen

 

 Gérard Mayen (né en1956) est journaliste, critique de danse, auteur. Il est titulaire d'un master 2 du département d'études en danse de l'université Paris 8 Saint-Denis-Vincennes. Il est praticien diplômé de la méthode Feldenkrais. Outre des chroniques de presse très régulières, la participation à divers ouvrages collectifs, la conduite de mission d'études, la préparation et la tenue de conférences et séminaires, Gérard Mayen a publié : De marche en danse dans la pièce Déroutes de Mathilde Monnier (L'Harmattan, 2004), Danseurs contemporains du Burkina Faso (L'Harmattan, 2005), Un pas de deux France-Amérique – 30 années d'invention du danseur contemporain au CNDC d'Angers(L'Entretemps, 2014) G. Mayen a longtemps contribué au Midi Libre et publie maintenant de nombreux articles pour "Le Poing", Lokko.fr ... et Altermidi.

 

Source : https://altermidi.org/2022/10/11/cest-contre-le-beton-que-se-construit-une-vraie-opposition/


mardi 26 mars 2019

Remettre le territoire dans son assiette – Acte1

Remettre le territoire 

dans son assiette

- Acte 1 -


En Conflent (Pyrénées-Orientales), un réseau de paysans et d’habitants veut faire du projet très officiel de Plan Alimentaire Territorial autre chose qu’un chiffon de papier. En commun, les idées se bousculent pour que le bio ne soit plus réservé à une clientèle sélective ; et que les agriculteurs parviennent à vivre correctement de leurs productions locales.



C’est l’histoire d’un essai à transformer. Un magnifique essai. Cela se passe en Conflent, tout autour de Prades (sous-préfecture des Pyrénées-orientales). Dans le paysage somptueux des flancs du Canigou, un collectif militant apparaissait en 2015. Il s’agissait de sauver les Brulls (prononcer Brouills). Soit trente hectares d’excellentes terres agricoles, en zone plane et irriguée, tout en bordure de ville. Mais trente hectares reversés en zone constructible dans les documents préparatoires du Plan local d’urbanisme de la Communauté de communes du Conflent.


Symboliquement, les Brulls étaient les trente hectares de trop, après que mille autres aient été urbanisés en Conflent depuis soixante ans. Ce secteur pré-montagnard connaît une forte activité néo-rurale, avec quelques beaux succès. Tandis que le modèle dominant de l’arboriculture intensive est en perte de vitesse. Le maraîchage en déclin. Plus haut, les surfaces d’élevage, grassement bonifiées par la Politique agricole commune de l’Union européenne, avec ses logiques quantitatives et productivistes, finissent par éveiller des cas de vocations purement spéculatrices. De grands pans de paysage s’abandonnent aux friches rébarbatives, lotissements déprimants, zones commerciales à giratoires.


Le 16 février 2019 à Prades, une cinquantaine de personnes se retrouvent, à l’appel du comité qui, à force de réunions et pétitions, est parvenu à arracher les Brulls à leur avenir béton. Thème de la réunion : Produire et manger local en Conflent. Car sauver les Brulls, c’est bien. C’est une victoire chaleureusement applaudie dans la salle. L’essai est magnifique. Encore faut-il le transformer. Sur place, ces terres elles aussi pourraient très vite décliner sur la pente de la déshérence et de la déprise agricole.


Cet après-midi s’annonce comme d’ « auto-formation ». Il est affublé de la mention “Acte 1”. Car le chemin risque d’être long vers l’objectif que Cyril, l’un des participants, désigne en ces termes : « réinventer un circuit économique entre, d’un côté, des paysans sous-payés, certains au RSA, laissant à l’abandon les terres disponibles, et de l’autre côté une population où beaucoup ont du mal à se nourrir au tarif Super U ». Prades, petite capitale du Conflent avec ses six mille habitants, est cernées par trois moyennes et grandes surfaces, à chaque entrée de ville. Une étude a établi que ces trois enseignes trustent quatre-vingt pour cent de la fourniture alimentaire de la zone.


Revenons au Plan local d’urbanisme. Ce n’est pas qu’une machine à bétonner. Tout aussi bien il comporte un Plan alimentaire territorial. Cela n’a d’ailleurs pas échappé aux élus. Comme dans l’exemple des Brulls, ils ont compris que l’heure n’est plus à s’afficher hermétiques à l’écologie. Ils se retournent vers un outil qu’ils maîtrisent : la fourniture des cantines scolaires. Banco pour une transition bio, en circuit peu ou prou raccourci. Mais ce ne sont que deux mille cinq cents repas quotidiens, le midi pour les seules journées ouvrables hors vacances scolaires. On est loin des quarante-mille déjeuners et dîners, sept jours sur sept, douze mois sur douze, qu’ingurgitent les Conflentois. Non compté l’apport de population touristique saisonnière, considérable.


L’objectif d’atteindre toute cette population est-il surdimensionné ? Sophie, qui aide aux installations d’agriculteurs avec l’organisme Terres vivantes, remarque : « Historiquement, l’énorme Sécurité sociale que nous connaissons aujourd’hui est née de modestes caisses de solidarité ouvrières locales. Qui nous dit que les AMAP1d’aujourd’hui ne seront pas au coeur de groupements d’achats à grande échelle pour fournir une population importante, à l’avenir ?».


Avec Terres de liens, Simon promeut le financement participatif, par lequel tout un chacun peut aider des fermes à s’installer : « L’agriculture est l’affaire des citoyens, et pas que des seules professions agricoles. Il faut que la société parle d’agriculture ; et qu’elle parle à l’agriculture ». Retour au ras du terrain avec Michel. Lui est exploitant arboriculteur. Il fournit la Biocoop de Prades. Il vante « un système très simple. Sur un tableau, la Biocoop trace deux colonnes. L’une où elle inscrit ses besoins. L’autre où les agriculteurs indiquent ce qu’ils sont à même de fournir ». Techniquement simple, pour autant que les deux colonnes se complètent : la Biocoop locale écoule neuf tonnes de carottes chaque année ; pas une ne peut être fournie par un producteur local.


Conclusion : « Méfions-nous des usines à gaz, où on paiera cher des études avec de l’argent public, pour ne déboucher sur rien de concret ». Car le plus compliqué est ailleurs. Michel a eu à s’impliquer auprès de la SAFER2, en soutenant trois projets d’implantation d’agriculteurs. Mais dans les faits, aucun des trois n’aura tenu dans la durée. Il avertit : « politiquement, ce serait redoutable qu’un tel scénario se reproduise aux Brulls ! ». Il en profite pour populariser sa nouvelle expérience : « Je suis en train de renouveler tous mes vergers, à raison de dix pour cent de leur superficie par an. Avant replantation, je propose que ces terres libérées soient utilisés en pacage, par qui cela intéresse. Et tant mieux, si c’est l’occasion de réfléchir à des complémentarités d’usage à plus long terme ».


L’après-midi aura débuté par la présentation, assez fastidieuse et institutionnelle, de toute une série d’organismes, syndicats, associations spécifiques. On en sort avec l’étrange impression qu’il y a dans ce monde une foule de compétences et d’outils éprouvés, entre gens qui semblent se connaître assez bien, et passent énormément de temps en réunions sérieuses de toutes sortes. Mais que pourtant quelque chose bloque. C’est intrigant ; et peut-être représentatif d’un versant du monde un peu ancien.




Puis suivent les tables rondes, où tout le monde, et souvent les mêmes que précédemment, se met à parler en nom propre, à partir de son expérience et compétence personnelles. Total renversement, du moins pour l’observateur extérieur. Les idées fusent de toute part. La plupart combinent adroitement une réflexion très globale et une effectivité souvent pragmatique. Quoique très concerné, le public est finalement bien divers, qui va d’une ancienne contrôleuse de la PAC, à un maire de l’intercommunalité lui-même agriculteur, d’une adhérente vraie militante de Nature et progrès à un élu syndicaliste de la Confédération paysanne, d’une ancienne directrice de jardins d’insertion à un gestionnaire de réseau d’irrigation. Etc.



François suggère que des micro-coopératives, pourvoyeuses d’emploi, s’insèrent pour le conditionnement, le stockage et la distribution des produits frais attendus par la restauration collective. Alexandra veut que le Lycée agricole mette ses élèves au contact le plus proche de leur environnement local. Jean-Christophe considère qu’une installation volontariste de jardins familiaux devrait intéresser les familles les plus pauvres, pour qu’elles ne restent pas sur le bord de la route, rebutées par la cherté du bio. Noémie rêve de prix à la vente qui seraient modulés en fonction des moyens des familles ; sinon d’un système public de tickets repas. Devant le scepticisme soulevé, elle évoque un choix politique de subventionner la consommation, et non pas exclusivement la production, tout comme il y a des bourses et des allocations familiales. Jean-Christophe est persuadé que les mairies pourraient salarier des agriculteurs en régie de production agricole. Maxina est élue dans un village et raconte qu’elle a proposé qu’on plante des arbres fruitiers sur un terrain public qu’il fallait réaménager (mais sans convaincre) face aux massifs décoratifs passe-partout. Au contraire, dans le village d’à côté, de tradition solidaire et alternative, on s’est jeté sur la subvention de 40 % que le département verse pour l’acquisition foncière en vue d’un jardin maraîcher collectif. Michel prône l’activation d’une taxe sur l’artificialisation des terres, qui permettrait des micro-aménagements de terrain, notamment sur les canaux d’irrigation, qui sont aujourd’hui dangereusement fragilisés.


Impossible de répertorier ici cette multitude de données, suscitant autant de relances, débats, corrections et précisions. A un moment, Hélène esquisse un enjeu politique plus global : « Dans beaucoup de questions que nous évoquons, par exemple typiquement le réseau d’irrigation, on voit qu’il y a eu des logiques de bien commun. Ce sont des collectivités d’usage qui ont inventé des outils adaptés à des besoins. Or, à tous ces niveaux, aujourd’hui, il y a des fragilisations ». Simon venait de donner un exemple : « Le mauvais fonctionnement des SAFER tient à la déréliction générale des moyens des services publics, qui va de pair avec un défaut de projet politique ».


Qu’espérer de ce côté ? François a une solide expérience d’élu local d’opposition. Or il se montre plutôt pragmatique : « Dans ce domaine, les politiques n’ont pas de politique. On peut être très efficace si on les attire sur des idées à traduire dans des réalisations concrètes, auxquelles ils peuvent s’associer ». A ce stade, l’honnêteté consistera à préciser que plusieurs défenseurs farouches des Brulls ne se sont pas montrés à l’Acte 1 de Produire et manger local en Conflent. De ce fait, nous n’avons pas pu recueillir leur point de vue. Mais nous avons compris qu’ils en dénoncent une logique par trop co-gestionnaire à leur goût, préférant tenir la ligne de rupture entre logiques d’intérêts incompatibles.

Pour encore plus d’acuité, et de concret, rendez-vous à l’Acte 2 ; dans quelques semaines.


Gérard Mayen


1 AMAP : association pour le maintien de l’agriculture paysanne. Les AMAP se constituent entre d’une part des agriculteurs, d’autre part des consommateurs, qui entrent en lien direct pour que les premiers fournissent au second de manière régulière des paniers de produit. Les AMAP sont un modèle de circuit court, mais œuvrant souvent à une échelle assez modeste.

2 SAFER : société d’aménagement foncier et d’établissement rural. Cet organisme officiel est un acteur des transactions foncières agricoles, visant à réguler celles-ci, tout particulièrement en procédant à l’achat de terres disponibles, pour les attribuer ensuite à des agriculteurs dont les dossiers sont débattus en commissions.


mercredi 2 janvier 2019

BRULLS - REUNION vendredi 4 janvier 19h30 ENTONNOIR PRADES

On a reçu ça 


Bonjour à tous,

Le CEBTA et l'association "La terre c'est nos oignons !" se réunissent 
le 04/01/2019 à l'Entonnoir 19h30 
(juste après le rassemblement 'Nous voulons des coquelicots' 0 pesticides à 18h30 sur la place de Prades) 
pour organiser une journée d'auto-formation ouverte à tous sur les enjeux liés à l'agriculture et l'alimentation dans le Conflent. (Journée prévue le 16 février salle du Foirail).

Le collectif s'est mobilisé pour protéger les terres agricoles contre les projets de bétonisation sur les Brulls.
Mais quel usage en faire ?
Quel projet agricole et alimentaire voulons-nous dans notre pays fortement impacté par des politiques de soutien de la PAC mal réparties ?
Comment défendre une agriculture paysanne, des petites exploitations diversifiées, aider à l'installation de nouveaux agriculteurs ?
Comment agir pour la préservation d'une agriculture nourricière qui prenne en compte également les zones sèches (anciennes terres à oliviers, vignes, amandiers) ?
Et l'eau et les canaux traversés par des tensions entre besoins du tourisme de masse sur la côte et ceux de l'agriculture méditerranée de l'arrière pays ?
Quels leviers pour relocaliser notre alimentation ?
... etc.


Vous êtes chaleureusement invités à nous rejoindre le vendredi 4 janvier 19h Atelier de l'Entonnoir Prades
pour définir ensemble le contenu de cette journée d'autoformation, organiser son déroulé et sa communication.

Repas tiré du sac.

hs pour le collectif

dimanche 16 septembre 2018

Café Repère du Conflent - Jeudi 20 septembre - 19h30 - bar du Canigou - Villefranche de Conflent

Bonjour tout le monde

Voici l'affiche du Café Repère du Conflent ; vous pourrez la trouver à la Biocoop pour mettre dans vos villages ainsi qu'à Prades.
Ce Café Repère aura lieu le jeudi 20 septembre à 19h30 au bar du Canigou à Villefranche de Conflent.

On y parlera du PLUi (plan local d'urbanisme intercommunal) qui met en danger les terres agricoles nourricières comme les Brulls ou les jardins potagers de Catllar qui pourraient être bétonnés...

... et de tout autres sujets que vous voudrez bien partager

A bientôt 

mardi 26 juin 2018

Café Repaire et réunion publique (PLUi valant SCOT) à Prades jeudi 28 juin 18h30


Bonjour tout le monde

Une réunion publique concernant le PLUi valant SCOT aura lieu au Lido à Prades, le jeudi 28 juin, à 18H30, le même jour que le Café Repaire décalé d'une semaine, pour cause de Fête de la musique.

Bien sûr, il faut qu'il y ait un maximum de monde puisque le bruit a couru que les terres des Brulls seraient à nouveau menacées de bétonisation.

Les gens qui auraient voulu venir au Café Repaire de ce mois de juin sont donc invités à participer à cette réunion publique de la Communauté de Communes Conflent/Canigou à Prades...



N'oublions pas que :

"Notre Terre c'est nos oignons !"


jeudi 16 février 2017

Brulls : PLUi - REUNION PUBLIQUE le 20 février 2017 à PRADES

On a reçu ça :

Bonjour,

l'annonce pour la REUNION PUBLIQUE le 20 février 2017 à PRADES (18h30 salle LOUSA) vient de paraître.

Le Collectif CEBTA lance un appel à tous pour aller y manifester notre intérêt et nos exigences pour la défense des terres agricoles dans le cadre du PLAN LOCAL D'URBANISME INTERCOMMUNAL (PLUi).

Si l'annonce précise que cette réunion publique "intéresse spécifiquement la population pradéenne", nous rappelons :

- que les enjeux du PLUi pour l'ensemble des communes sont soumis à la position centrale et principale de Prades dans le dispositif
- que l'avenir des terres des BRULLS à Prades dépendra de la mobilisation jusqu'à la fin de l'élaboration du PLUi et que cela concerne tout le Conflent

De Prades et d'ailleurs, allons-y encore nombreux.

L'assemblée de notre Communauté de Communes qui votera le PADD (Plan d'Aménagement et de Développement Durable), texte fondateur des orientations du PLUi se tiendra le VENDREDI 3 MARS à 18h30 (lieu non encore connu).

D'ici au 3 mars chaque commune devra valider par un vote en Conseil municipal le PADD. Merci de vous renseigner, et de communiquer au CEBTA les dates de ces conseils municipaux (et réunions d'informations communales) dans votre commune.




vendredi 11 novembre 2016

Brulls : Réunion publique lundi 14 novembre Prades

Le Collectif CEBTA appelle à participer nombreux à  la réunion publique du
lundi 14 novembre  à 18 h 30 salle Louisa - complexe sportif de Prades.
 
La vigilance sur le devenir des Brulls et terres nourricières du Conflent reste d'actualité, car il se joue dans l'élaboration en cours du PLUi (classement des terres, ouverture partielle à  l'urbanisation, ou de la totalité des terres, à court ou moyen terme ?)
 Exprimons nos priorités en faveur d'un PROJET D'AGRICULTURE DURABLE 
pour notre territoire communautaire !
​


Pour rappel, lors de l'assemblé des Maires du 13 Mai 2016 à  Marquixanes, le Président de la Communauté de Communes Conflent Canigo (4C) déclarait lors du Conseil Communautaire du 4 juillet 2016 :














A ce jour, 6 mois après le démarrage du PLUI, aucune information ni document conséquent n'a été porté à  la connaissance du Public sur le travail engagé par les Elus et techniciens.

Paradoxalement, la "concertation " du PLUi est ouverte depuis janvier 2016 (voir délibération du 4/12/2015 jointe) avec des registres dans les mairies de Prades, Vinça, Olette, Vernet-les-Bains et Sournia, pour recevoir les observations du Public...


vendredi 24 juin 2016

Animé par le Collectif de Défense des Brulls - Film à voir absolument ! Mardi 5 juillet - L'Intérêt Général et Moi - au Lido à Prades dans les Pyrénées Orientales (Conflent)

On a reçu ça :

Vu les deux bandes annonces c'est à faire circuler un grand maximum.
Enfin notre point de vue est mis en avant ! 
Ce n'est pas tous les jours et ça fait chaud au coeur profitons-en..
DEMAIN c'était bien mais là c'est autrement percutant et... 

  ...  Politique au sens premier : Vie de la Cité ... 


(toujours d'après les deux bandes-annonces).

Le film est sorti ce 1er juin sans tambour ni trompette...
Ce docu passera le  
mardi 5 juillet 
à 
21h  
au 
Lido
à faire circuler 
car sera animé par 
Collectif des Brulls


“En explorant quelques grands projets d'infrastructures comme Notre Dame des Landes Sophie Metrich et Julien Milanesi interrogent, dans ce documentaire, la notion d'intérêt général”_. **(Le Canard Enchaîné, “Les films qu'on peut voir cette semaine“)

“Il s’agit d’un documentaire sur le juste milieu entre intérêt local, décision étatique, mais aussi aménagement du territoire ou absurdité administrative. (…) C’est un sujet, franchement, qui interpelle!” **(La Chaîne Parlementaire)

“Derrière une réflexion de politique appliquée sur l'intérêt général, intérêt privé et intérêt supérieur, se dessine la remise en cause d'un fonctionnement dit démocratique et d'un mode de vie qui s'essouffle”. (Politis)

“On l’aura compris, les réalisateurs ont clairement choisi leur camp. Mais ce n’est pas tant celui de l’opposition systématique aux grands projets que l’appel à mettre fin à la confiscation d’un débat démocratique nécessaire autour de choix qui engagent profondément toute la société.”( Alterecoplus)

_“« L’intérêt général et moi » : un film d’utilité publique face à la multiplication des grands projets imposés” _(Basta!)

“Après les succès de Merci Patron et de Demain, sort dans les salles un nouveau film militant, qui pose la question des grands travaux lancés en France et qui ont soulevé des vagues de contestations… et qui ont aussi un écho outre-mer.“ (Outre-mer 1ère)

“L’Intérêt général et moi est un film engagé au côté des opposants aux grands projets d’aménagement. C’est aussi un formidable témoignage de la transition écologique, économique et sociale en cours.” (Sciences et Avenir)

“Un film original, à la fois ludique et artistique” (Consoglobe)

_“En résumé, « L’Intérêt général et moi » est un film citoyen, didactique et original de nature à provoquer des débats” _(L’ESSentiel-france.org)

“Un mois avant le référendum sur Notre-Dame-des-Landes, ce documentaire qui invite à la réflexion tombe à pic.” (Association des Journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie, http://jne-asso.org/)

“A travers les histoires croisées de trois luttes contre des projets inutiles, coûteux et destructeurs (une autoroute, hélas déjà réalisée, un aéroport désormais nationalement connu, et une Ligne Grande Vitesse tout juste déclarée d'utilité publique), le film "L'intérêt général et moi" démonte parfaitement les mécanismes d'une décision publique dévoyée : parodie de démocratie, montages financiers privilégiant les intérêts privés, mépris total du territoire et de ses habitants… L'alternance des témoignages, des animations pédagogiques et des respirations chorégraphiques permet à chacun de découvrir comment se décident aujourd’hui dans notre pays des investissements sans réelle utilité sociale. A voir absolument pour passer de la compréhension au refus et peut-être… à la résistance active !“ (Françoise Verchère, co-présidente du Collectif d'élus Doutant de la pertinence de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.)

Réalisé par Sophie Metrich et Julien Milanesi, “L'intérêt général et moi” plonge le spectateur dans une réflexion vivante et sensible sur cette notion d'intérêt général. Au fond, de quoi s'agit-il ? De quoi parle-t-on ? Les auteurs partent d'un conflit qu'ils connaissent bien : la construction de l'autoroute A 65 Pau-Langon. Ce projet a vivement opposé les populations, les élus, il a produit des contradictions et des tensions au sein de la technocratie de l'Etat. Pourquoi ? Quelles luttes d'influence ? Au service de qui et de quoi ? Que reste-t-il de tout cela aujourd'hui ? _Progressivement, les auteurs enquêtent sur d'autres “grands projets inutiles”, LGV, Notre Dame des Landes. A partir de là, le propos s'élargit et se prolonge par une réflexion sur la nature même de notre démocratie dans un monde globalisé. Qu'est-ce qu'une démocratie au 21e siècle ? Quelle société organise-t-elle? Elus, dirigeants politiques nationaux et locaux, militants associatifs, journalistes, fonctionnaires exposent leurs points de vue et la question interpelle le spectateur lui-même, naturellement. On ressort de ce film l'esprit concerné pour longtemps.

En partenariat avec :

Agir pour l’environnement / ATTAC France / Les amis du Monde Diplomatique / Politis

Deux bandes-annonces du film :

 https://vimeo.com/165355385

mercredi 11 mai 2016

ZAC des Brulls : FAISONS ENTENDRE NOTRE VOIX ! Vendredi 13 mai 18h / Salle des Fêtes de Marquixanes

ZAC des Brulls
FAISONS ENTENDRE NOTRE VOIX !
Afin de préserver à Prades 30 ha des meilleures terres
agricoles d'un projet d'urbanisation inutile.

REUNISSONS-NOUS VENDREDI 13 MAI à 18h
devant la Salle des Fêtes de MARQUIXANES
1 avenue Roger Roquefort (le long de la RN 116)

La Conférence intercommunale des maires qui s'y déroulera portera sur le projet de ZAC,

LA MOBILISATION DE TOUS EST PRIMORDIALE
pour que les élus écoutent l'avis des citoyens.

Pour le covoiturage, RDV à 17h30 au parking de la Maison des entreprises
de Prades (« maison bleue »).


PRÉVENEZ VOS AMI-E-S ET VENEZ NOMBREUX-SES


Banderole adressée aux éluEs
                 

CEBTA
"Collectif Els Brulls Terres Agricoles"
       http://cebta66.blogspot.fr/
             pétition en ligne

mardi 26 avril 2016

Brulls - Communiquons ce Diaporama aux EluEs !

Partageons ce diaporama !
 
Le 13 mai aura lieu la 'Conférence des Maires' 
de la Communauté de Communes Conflent Canigou (CCCC ou 4C)

***
Faites circuler ces informations auprès de touTEs vos éluEs 

pour qu'ilelles puissent se positionner en toute connaissance de cause sur le projet de bétonisation de la zone des Brulls 28 hectares de terres agricoles excellentes et irriguées.