Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
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Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

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lundi 29 janvier 2018

Les Chimpanzés du futur contre le transhumanisme



Les Chimpanzés du futur

contre le transhumanisme

Appel des Chimpanzés du futur

 

Ici Pièces et Main d’œuvre

Voici un appel des Chimpanzés du futur

Frères humains, sœurs humaines,

Vous avez entendu parler du transhumanisme et des transhumanistes ; d’une mystérieuse menace, groupe fanatique, société de savants et d’industriels, discrète et puissante, dont les menées occultes et l’objectif affiché consistent à liquider l’espèce humaine pour lui substituer l’espèce supérieure, « augmentée », des hommes-machines. Une espèce résultant de l’eugénisme et de la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des neurotechnologies et des immenses progrès de la science.

Vous avez entendu l’ultimatum, cynique et provocant, de ce chercheur en cybernétique : « Il y aura des gens implantés, hybridés, et ceux-ci domineront le monde. Les autres qui ne le seront pas, ne seront pas plus utiles que nos vaches actuelles gardées au pré. » (1) et encore, « Ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. » (2)

Et vous vous êtes demandé s’il fallait prendre ces esbroufes au sérieux, ou s’il ne s’agissait que de science-fiction et de l’expression boursouflée de l’orgueil technocratique.

Hélas, le danger est véritable, et l’Humanité affronte une tentative d’extinction, fomentée par et pour une faction égoïste, implacable et toute-puissante, lasse de partager ce monde résiduel avec des masses de bouches inutiles et toujours plus nombreuses.

Comment en sommes-nous venus là, et que devons-nous faire ?

Au début, il y avait les poètes.

Rimbaud : « J’ai créé toutes les fêtes, tous les triomphes, tous les drames. J’ai essayé d’inventer de nouvelles fleurs, de nouveaux astres, de nouvelles chairs, de nouvelles langues. J’ai cru acquérir des pouvoirs surnaturels. Eh bien ! je dois enterrer mon imagination et mes souvenirs ! Une belle gloire d’artiste et de conteur emportée ! »

Ducasse : « C’est un homme ou une pierre ou un arbre qui va commencer le quatrième chant. »

Puis les artistes futuristes, Français, Italiens, Soviétiques ; Marinetti, Maïakovski, Apollinaire et tant d’autres, chantres de la violence et de la vitesse ; clairons et rescapés de la Grande Guerre industrielle et mondiale, exaltèrent dans la technologie le vrai moyen de « changer la vie » et de « transformer le monde ». Ils firent la guerre aux vieilleries poétiques, au soleil et à la lune ; ils glorifièrent les aéronefs, les barrages, les moteurs, l’électricité, les Titanic, les Métropolis, les armées blindées, les stades gigantesques. Et les robots, les masses mécanisées.

Ils propagèrent les deux grands mouvements de l’époque : la technologie et le totalitarisme. Deux mouvements convergents. Deux aspects d’un même mouvement d’ingénieurs des hommes et des âmes, visant la fabrique de l’homme nouveau, de l’Übermensch nazi à l’Homme d’acier communiste en passant par toutes les variétés de surhommes et de Supermen, pour aboutir au cyborg ; à l’homme bionique des laboratoires transhumanistes, « hybridé » d’implants et d’interfaces.

Dès les années Trente, le national-révolutionnaire Ernst Jünger, critiquait le racisme biologique et grossier des nationaux-socialistes, pour lui opposer l’avènement d’un nouveau type d’humanité : Le Travailleur – en tchèque, le robot.

Ces progressistes au plan technologique sont des régressistes au plan social et humain, des partisans de la pire régression sociale et humaine ; ce qu’en langage commun on nomme des réactionnaires. Le nazisme, le fascisme et le communisme n’ont succombé que face au surcroît de puissance technoscientifique des Etats-Unis. Mais l’essence du mouvement, la volonté de puissance technoscientifique, s’est réincarnée et amplifiée à travers de nouvelles enveloppes politiques.

 Le laboratoire est florissant d’où s’est enfuie la créature immonde.

Dès 1945, Norbert Wiener mettait au point la cybernétique, la « machine à gouverner » et « l’usine automatisée », qu’IBM implante aujourd’hui sous le nom de « planète intelligente ». C’est-à-dire la fourmilière technologique ubiquitaire, avec ses rouages et ses connexions, ses insectes sociaux-mécaniques qui se nommaient eux-mêmes, jadis, des zoon politikon, des animaux politiques.

Pour les transhumanistes et les collabos de la machine, l’humain est l’erreur. L’humain est faible et faillible, l’humain est fini. L’humain leur fait honte. Ils aspirent à la perfection, au fonctionnement infaillible et à l’infinité du système technologique ; à se fondre dans cette totalité autonome.

Les transhumanistes trouvent des soutiens partout. Ils s’expriment dans les émissions de radio et dans les journaux de référence. « L’homme augmenté, c’est déjà demain », proclame l’hebdomadaire citoyen qui se réjouit du fait accompli. « Un autre transhumanisme est possible », déclare l’Association française transhumaniste. On n’arrête pas le progrès et la gauche est pour le progrès.

Etre de gauche, c’est réclamer le droit et les moyens de l’hybridation homme-machine pour toussétoutes ; d’un service public de l’eugénisme, nouvelle branche de la sécurité sociale.

Cependant, nous les chimpanzés du futur, nous n’avons pas perdu, et la machine n’a pas gagné.

L’Humain reste une bataille en cours tant qu’il ne s’abandonne pas, et il ne s’abandonne pas tant qu’il pense les choses et les dit avec des mots. Nommer une chose, c’est former une idée, et les idées ont des conséquences inévitables. Nous devons garder les mots et nommer les choses du mot juste. Nous devons former des idées avec leurs conséquences inévitables.

Les transhumanistes n’ont qu’une idée : la technologie.

Nous, chimpanzés du futur, n’avons qu’une technologie : les idées.

Cependant les idées sont plus actives, plus rapides, plus performantes que n’importe quelle technologie ; plus véloces et puissantes qu’Internet et l’électricité.

Nous disons : le transhumanisme est un nazisme en milieu scientifique. C’est ce techno-totalitarisme, ce « fascisme » de notre temps que nous combattons, nous, animaux politiques : Et nous vous appelons à l’aide.

Sauvons les mots.

Brisons les machines.

Reproduisez et répandez l’Appel des Chimpanzés du futur.

Grenoble, le 5 novembre 2014

www.piecesetmaindoeuvre.com

NOTES

- (1) cf. Magazine Au fait, mai 2014
- (2) Libération, 12/05/02


Source : https://chimpanzesdufutur.wordpress.com/

dimanche 28 janvier 2018

Crispr en bédé... pour se détendre :-)


mardi 20 septembre 2016

Mardi, génétique 


 






























 SOURCES :
 

– Cet article a été fait avec l'aide et les explications de Nicolas Vabret que je remercie vivement et dont le compte twitter, pour ceux qui veulent approfondir le sujet, relaie de nombreux liens sur CRISPR-CAS9.
 
_CRISPR-CAS9 est l'acronyme de : Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeat... à ressortir durant les buffets froids pour briller un peu.

– Nicolas Vabret apparaît aussi dans cette vieille note sur le virus du Sida.
 
– Si vous êtes abonnés au site Lemonde.fr, il y a pas mal d'articles sur le sujet, la chronologie de la découverte CRISPR-CAS9 : , ici, , etc.
 
– Si vous n'avez pas d'abonnement, vous pouvez lire ces articles en français du SLATE ou de libération, ou encore de l'Huffingtonpost.
 
– Article du CNRS
 
– Une petite vidéo, c'est toujours rigolo – ou pas. 

SI VRAIMENT VOUS N'AVEZ RIEN PIGÉ :
 
– Une vidéo très claire de la chaîne "la science étonnante"
 
Un article de Pierre Barthélémy assez clair sur PASSEUR DE SCIENCE



 Source : http://tumourrasmoinsbete.blogspot.fr/2016/09/mardi-genetique.html

samedi 27 janvier 2018

Huit ans après la catastrophe de Deepwater, Trump relance l’exploitation offshore

Huit ans après la catastrophe 
de Deepwater, 
Trump 
relance l’exploitation offshore

 

Washington a fait part de son intention d’ouvrir la quasi-totalité des eaux littorales américaines à l’exploitation pétrolière et gazière, défaisant l’héritage environnemental de Barack Obama.

LE MONDE | 05.01.2018

Par

 
En mai 2010, une plateforme pétrolière offshore au large du canal de Santa Barbara en Californie. MARK J. TERRILL / AP


C’était le 20 avril 2010. La plate-forme de forage pétrolier Deepwater Horizon, exploitée pour le compte de BP, explosait dans le golfe du Mexique, faisant onze morts et provoquant la pire marée noire que les Etats-Unis aient jamais connue. Après ce désastre écologique, Barack Obama avait renforcé la réglementation et les mesures de sécurité.

Près de huit ans plus tard, marche arrière toute : l’administration Trump veut relancer tous azimuts les forages pétroliers et gaziers en mer, qui représentent le sixième de la production d’hydrocarbures américains. L’annonce, qui couvait, en a été faite par le secrétaire à l’intérieur, Ryan Zinke, jeudi 4 janvier. « Nous nous engageons de nouveau dans la voie de la dominance énergétique en Amérique, en particulier offshore », a-t-il déclaré lors d’une conférence téléphonique : « Il y a une claire différence entre la faiblesse et la domination énergétiques. Nous allons devenir la superpuissance de l’énergie. »

Démantèlement de l’héritage Obama

 

Pour cela, Washington compte, progressivement à partir de 2019, ouvrir à l’exploration pétrolière 90 % des zones maritimes américaines. La mesure, qui sera mise en œuvre sur plusieurs trimestres, s’accompagne de deux autres décisions importantes : l’autorisation des forages dans un sanctuaire de l’Alaska, l’Arctic National Wildlife Refuge – surprenant cavalier inclus dans la réforme fiscale adoptée en décembre 2017 – ainsi que l’assouplissement des régulations techniques sur le forage en mer, qui avaient été adoptées après la catastrophe Deepwater Horizon.

Ces trois mesures défont l’héritage environnemental de Barack Obama. L’ancien président américain a prêté le flanc à ses détracteurs en protégeant les côtes américaines pendant l’interrègne, alors que le président élu, Donald Trump, n’était pas encore investi. Le 20 décembre 2016, M. Obama avait interdit les forages de manière permanente au large de l’Alaska et dans l’Atlantique, du Maine à la Virginie.

« M. Obama a invoqué une obscure disposition d’une loi de 1953 qui lui donne le droit d’agir unilatéralement », écrivait le New York Times, qui notait à l’époque que cette manœuvre était « qualifiée de créative par ses soutiens, d’abusive par ses opposants ». Ces dispositions avaient déjà été utilisées, mais avec une ampleur moindre. Donald Trump démantèle consciencieusement ces décisions.

Des centaines de millions de dollars sur dix ans

 

Parallèlement, les réglementations sont en voie d’assouplissement. Dès avril 2017, M. Trump avait signé un décret demandant de réexaminer ces mesures accusées de « priver [le] pays de milliers et de milliers d’emplois potentiels et de milliards de dollars de richesse ».

A l’avenir, le gouvernement fédéral s’impliquerait moins dans le contrôle des puits, laissant aux entreprises le soin de se réguler. Il appartiendrait aux industries pétrolières et non pas à l’Etat de déterminer si une installation est sécurisée ou non.

Le Bureau de mise en œuvre de la réglementation environnementale (BSEE) estime que l’industrie pétrolière pourrait économiser des centaines de millions de dollars sur dix ans. « En réduisant le fardeau réglementaire sur l’industrie, nous encourageons l’augmentation de la production nationale de pétrole et de gaz tout en maintenant un niveau élevé de sécurité et de durabilité environnementale », déclarait, le 28 décembre 2017, Scott Angelle, le directeur du BSEE, en présentant la future réglementation.

L’idée générale est que l’industrie peut se réguler elle-même, qu’elle a tiré les leçons de la catastrophe qui a coûté à BP 18,7 milliards de dollars (15,5 milliards d’euros) en pénalités et dommages et intérêts, et qu’au fond, la nature est plus résiliente qu’on ne le croit.

C’est le propos que tenait, en décembre 2017, l’universitaire Kelvin Droegemeier, secrétaire d’Etat à la science et à la technologie de l’Oklahoma. Interrogé sur l’irréversibilité ou non du réchauffement climatique, il citait en exemple l’affaire Deepwater Horizon : « Ce fut un désastre environnemental massif, et pourtant, grâce à la digestion microbienne d’une grande partie de la nappe, les impacts sont bien moindres que ce qui était craint. Il n’empêche, il n’est pas sage de tester Mère Nature. »  Les associations écologistes contestent cette théorie de « nettoyage » par les microbes avancée dans une étude financée par BP. Elles soulignent au contraire les malformations constatées sur les espèces marines et estiment qu’il faudra au moins une décennie pour réellement évaluer les dégâts de Deepwater sur les écosystèmes.

Tollé sur la côte pacifique

 

Logiquement, l’industrie du pétrole se réjouit, alors que les cours du brut remontent. « Ce sont nos terres, elles appartiennent au contribuable et doivent être disponibles », a déclaré Thomas Pyle, le président de l’Alliance américaine de l’énergie. Les autorités américaines envisagent d’accorder quarante-sept autorisations de forage sur cinq ans – les eaux fédérales s’étendent de 3 milles à 200 milles nautiques des côtes. Le plan de M. Trump prévoit d’octroyer sept concessions sur la côte Pacifique, douze dans le golfe du Mexique et dix-neuf en Alaska.

A court terme, la relance de l’offshore devrait surtout être favorable au golfe du Mexique, où les infrastructures pétrolières sont très développées. L’exploration du plateau continental atlantique est beaucoup moins avancée, et les industriels sont loin d’être en mesure d’extraire des hydrocarbures. Les gouverneurs des Etats des côtes Pacifique et Atlantique sont globalement opposés à ces nouveaux forages.


L’affaire suscite la vive inquiétude de la Floride, qui est à la fois sur l’Atlantique et sur le golfe du Mexique et qui vit largement du tourisme et entend protéger ses ressources naturelles. « Ma priorité absolue est de protéger les ressources naturelles de la Floride », a immédiatement déclaré Rick Scott, le gouverneur républicain de l’Etat.

Sur la côte Pacifique, à majorité démocrate, l’annonce suscite un tollé : « Ils ont choisi d’oublier les dégâts des marées noires passées sur la faune, la vie aquatique et les industries du tourisme dans nos Etats. Ils ont choisi d’ignorer la science, qui nous dit que notre climat change et que nous devons réduire notre dépendance aux énergies fossiles », ont accusé les gouverneurs de la Californie, de l’Oregon et de l’Etat de Washington. Il existe près d’une trentaine de plates-formes pétrolières sur le plateau continental pacifique, mais un gel des nouvelles concessions est observé depuis 1984.
« Personne n’est meilleur que les Etats-Unis pour produire une énergie propre, de qualité et responsable », a pour sa part assuré Ryan Zinke.


Source : http://www.lemonde.fr/energies/article/2018/01/05/huit-ans-apres-deepwater-horizon-donald-trump-relance-l-exploitation-de-petrole-en-mer_5237694_1653054.html


vendredi 26 janvier 2018

Point de vue sur les 11 vaccinations obligatoires

Aujourd'hui : cette lettre ainsi que deux articles de Fabrice Nicolino sur les vaccins

On a reçu ça :



Point de vue.


Ma fille naîtra fin mars 2018, d'ores et déjà, avant même son arrivée au monde, une obligation de 11 vaccins pèse sur sa tête, ils lui seront injectés dès ses premiers mois, en cas d'opposition des parents, des poursuites sont prévues.

Sur ces 11 vaccins, 8 contiennent de l'Aluminium. Sujet pour lequel le Ministère de la Santé ne trouve rien de préoccupant.


Sujet préoccupant, si l'on se réfère aux travaux du professeur Gherardi neurologue au CHU henri Mondor Créteil 94, lequel étudie depuis 20 ans les victimes de l'aluminium par les vaccins, des patients atteints des symptômes de la Myofaciite à Macrophage, situation pathologique très invalidante.

Ces malades sont regroupés en association sous l'appellation E3m, ils ont participé à la réalisation d'un documentaire dont le titre est:


" L'Aluminium, les Vaccins et les 2 Lapins ", projeté lors du salon Marjolaine en novembre 2017,

en présence du professeur Ghérardi et du président de ladite association. C'était très éclairant pour le moindre des ignorants, dont j'étais jusqu'alors ;

500 à 600 cas diagnostiqués pour le seul centre du service d'Henri Mondor Créteil, compétent en la matière.

Combien dans toute la France.....?

Comme la poussière mise sous le tapis, seraient-ils des patients que les autorités sanitaires de notre pays ne veulent pas voir...?

Mais alors le service du professeur Ghérardi à Créteil n'existe pas....? "Couvrez ce médecin que je ne saurais voir..!.".

A moins que ce service soit voué à disparaitre comme il est prévu pour la chirurgie hépatique, comme en 2011 la chirurgie cardiaque.


Certaines autorités médicales, comme celle du professeur d'immunologie Alain Fischer, expert interviewé sur France-Inter le 3 janvier 2018, n'attache pas d'importance aux patients du professeur Ghérardi et approuve les 11 vaccins injectés aux nourrissons, pas plus que l'adjuvant des vaccins n'a d'importance, d'après son expertise.


Mais il est nécessaire de rappeler que la plupart de nos vaccins étaient fabriqués par l'institut Pasteur jusqu'en 1985, puis le laboratoire Mérieux s'associe sous une forme de participation-acquisition à Pasteur département vaccin, puis Sanofi rachète Mérieux par étape.


Dès lors Sanofi se retrouve seul fabricant de l'ensemble des vaccins en France, en situation de monopole, importante société du CAC40.

11 vaccins fabriqués par un seul fabriquant, c'est plus facile pour les coûts de production.

Autrefois les vaccins étaient étalés dans le temps, jusqu'au service militaire, voire dans les milieux professionnels.


Mais signalons un oubli du professeur Alain.Fischer, oh ! pas grand chose, rassurez-vous.

IL a reçu le Prix Sanofi-Pasteur en 2013, la somme de 100 000 Euros, pour ses travaux et la concertation citoyenne au sujet des vaccins !

Bien sûr l'adjuvant des vaccins n'a pas d'importance, sinon l'industriel devrait revoir toutes les chaînes de production.

Une telle situation serait plus préoccupante pour les coûts de production.

Que diraient les actionnaires ?

Les malades de l'aluminium ne rentrent pas dans les coûts et prix de revient de Sanofi,

mais ils sont à la charge de la Sécurité-Sociale et des mutuelles.

Dès lors le fossé, entre la Science indépendante et les intérêts de l'industrie, ne doit pas apparaître aux yeux des consommateurs de soin, -autrement dit les citoyens que nous sommes - sinon ils pourraient se mettre à réfléchir et douter ; alors les experts officiels sont chargés de nous rassurer.




jmarc Guillon



AmisMonDiplo

3 - Vaccins et aluminium : la loi des lobbies


Vaccins et aluminium : 

la loi des lobbies


5 janvier 2018 / Fabrice Nicolino (Reporterre)





Le sérieux du travail du professeur Gherardi et de son équipe sur la maladie provoquée par les adjuvants aluminiques des vaccins est reconnu. Mais la recherche approfondie est empêchée, tandis qu’une ministre proche des firmes pharmaceutiques impose l’obligation de onze vaccins. 3e volet de notre enquête.

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Cet article est le troisième et dernier de notre récit. Il suit « Vaccins et aluminium : ce danger que l’État refuse de voir » et « Vaccins et aluminium : la recherche interdite ».



En décembre 2012, les malades de l’association E3M commencent une grève de la faim. Ils réclament des choses évidentes. Un, la reconnaissance de leur maladie. Deux, de l’argent pour des recherches. Trois, la remise sur le marché d’un vaccin DT-polio — obligatoire — sans aluminium. Car en effet, et c’est toujours le cas, on ne trouve pas en France, en cette fin 2012, de vaccin obligatoire sans sels d’aluminium. Alors même qu’il existe au moins un adjuvant parfaitement inoffensif, le phosphate de calcium, qui n’est pas utilisé.

Donc, une grève de la faim de gens affaiblis, malheureux et méprisés. Gherardi continue de son côté à tendre sa sébile dans l’espoir d’éclairer la « migration systémique et cérébrale » de l’aluminium vaccinal. La grève de la faim semble, dans un premier temps, débloquer la situation. Le ministère accepte le principe de nouvelles études, pilotées par l’Agence du médicament (ANSM, selon son acronyme), qui a pris la suite de l’Afssaps. On offre la somme de 150.000 euros, qui ne seront obtenus qu’en avril 2014, mais on exclut du travail l’équipe de Gherardi, seule à travailler sur la question depuis plus de quinze années. Le professeur est finalement réintégré grâce à de puissants coups de gueule de quelques élus, dont Laurence Cohen, présidente de la Commission des affaires sociales du Sénat.

Pendant trois ans, Gherardi travaille avec l’aumône qui lui a été octroyée. Aumône ? Comment réaliser un travail scientifique d’importance avec 150.000 euros ? Le chiffre d’affaires mondial des vaccins était de 27,5 milliards d’euros en 2014 et pourrait atteindre 68 milliards en 2025. Gherardi travaille néanmoins sur les prédispositions génétiques qui permettraient d’expliquer pourquoi si peu de vaccinés, qui sont des millions, développent une myofasciite. Et voilà qu’en mars 2017, l’Agence du médicament (ANSM) réapparaît. Un débat a lieu dans le cadre de son conseil scientifique, et l’on s’écharpe à propos des résultats de Gherardi. Les experts réunis sont divisés, mais reconnaissent le sérieux du travail, et demandent dans un avis consultatif la poursuite des travaux et donc des financements.

« Cent vingt nouveaux vaccins, en majorité aluminiques, dans les “pipelines” de l’OMS » 


Mais cet avis reste délicatement déposé sur une étagère jusqu’en septembre, quand le journal Le Parisien met les pieds dans le plat et accuse l’Agence d’avoir caché un débat essentiel. Au cœur de la polémique, une question qui porte sur la toxicologie. Depuis Paracelse il y a 400 ans, la plupart des spécialistes pensent, après lui, que la dose fait le poison. Plus on en reçoit, plus on réagit. Or une révolution, celle des « effets non linéaires », est en cours. Il apparaît désormais certain que des doses plus faibles peuvent, dans certains cas, avoir des effets plus importants. Le peu d’aluminium contenu dans une dose vaccinale — ce n’est qu’une hypothèse — pourrait être la cause d’un grand désordre général. On peut, malgré l’ampleur de l’expression, parler de rupture paradigmatique. Un avant, et surtout, un après.

À ce stade, Gherardi ne réclame qu’un financement ridicule de 550.000 euros — qui montera à 670.000 euros — pour continuer un travail dont personne ne conteste le caractère scientifique. Mais l’Agence du médicament refuse son crédit, arguant qu’il lui faut s’adresser, ce qui peut se défendre, à l’Agence nationale de la recherche (ANR). Laquelle constate, dans un document en notre possession, l’excellence scientifique du projet, qui recueille 42 points sur un total possible de 45. Avant de pourtant refuser le financement, et de placer le tout dans une waiting list qui a l’apparence d’une impasse !

Il n’est que temps de rassurer ceux qui pourraient croire ici à une croisade contre la vaccination. Dans un texte récent qu’il nous a adressé, le professeur Gherardi insiste pour la centième fois sur les bienfaits de la vaccination, mais met en garde justement sur la crise de confiance. « Il faut mesurer les effets à long terme des adjuvants aluminiques car une expansion massive des approches vaccinales est programmée par l’OMS, qui annonce plus de 120 nouveaux vaccins, en majorité aluminiques, dans les “pipelines”, pour une croissance annuelle de 20 % du marché des vaccins, le chiffre d’affaires étant passé de 5 à 43 milliards de dollars de 2000 à 2016 et devant atteindre 100 milliards en 2025. Le plus satisfaisant serait bien entendu que la suppression des adjuvants aluminiques soit envisagée à terme. »

« Les faits sont têtus : les malades sont là » 

 

Optimiste envers et malgré tout, après vingt années de mépris glacial, Gherardi nous écrit par ailleurs : « Les faits sont têtus : les malades sont là et on identifie deux nouveaux cas par mois dans le seul hôpital Henri-Mondor. La piste d’une susceptibilité génétique chez ces patients sentinelles est très forte, leur maladie existe chez le mouton et peut être reproduite avec l’administration des adjuvants seuls, les consciences s’éveillent chez nos collègues partout dans le monde et même chez nos adversaires qui, à la lecture de notre analyse critique des articles de référence, admettent (en privé) que tout doit être repris à zéro. »

L’hôpital Henri-Mondor, à Créteil (Val-de-Marne), où travaillent le professeur Gherardi et son équipe.


Que vient faire le mouton dans cette histoire ? Eh bien, un chercheur espagnol de l’université de Saragosse, Lluís Luján, a réalisé une étude édifiante sur ces animaux, en leur injectant des vaccins contenant de l’aluminium. Une faible partie des vaccinés — autour de 0,5 % — développent un syndrome passant par « un épisode neurologique aigu » et des changements neurodégénératifs, proches des symptômes observés avec la myofasciite.

C’est dans ce contexte plutôt lourd que madame Agnès Buzyn, ministre de la Santé du gouvernement d’Édouard Philippe, annonce fin août que 11 vaccins infantiles deviendront obligatoires dès le 1er janvier 2018, contre 3 aujourd’hui, qui sont ceux contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP). Les huit autres concernent la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l’hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae, le pneumocoque, le méningocoque C. La ministre a alors précisé que « [s]on objectif n’est pas de sanctionner » les récalcitrants, car il s’agit pour elle « de rendre la confiance dans les vaccins ». La tâche paraît tout sauf évidente.

« La nature des adjuvants utilisés dans la fabrication des vaccins doit faire l’objet d’une attention particulière » 

 

Au printemps 2012, la députée Marisol Touraine n’est pas encore ministre de la Santé du gouvernement Jean-Marc Ayrault. Responsable « du pôle social de la campagne de François Hollande », elle écrit une lettre instructive à l’association des malades de myofasciite, E3M, et notamment ces mots : « Dans le contexte de perte de confiance de nos concitoyens envers les institutions sanitaires, en particulier depuis la gestion catastrophique de l’épidémie de grippe A et la dénonciation de graves conflits d’intérêts ayant provoqué de trop nombreux scandales sanitaires, il faut donner les meilleures assurances de sécurité pour effectuer les vaccinations obligatoires dans l’intérêt de la santé de notre population. La nature des adjuvants utilisés dans leur fabrication doit faire l’objet d’une attention particulière et doit être communiquée aux familles afin qu’elles soient pleinement informées. Elles doivent également avoir le choix de faire procéder aux vaccinations obligatoires par des vaccins sans sel d’aluminium, d’autant plus que c’était le cas jusqu’en 2008. »

La première réaction à ces mots ne peut être qu’un sourire crispé, car madame Touraine aura, tout le long des cinq années passées ensuite au ministère de la Santé, tout oublié des promesses préélectorales de son candidat. Mais il faut aller au-delà, et constater avec l’ancienne ministre qu’au plus haut niveau de l’État, la question des adjuvants aluminiques des vaccins est bel et bien posée. Où en est-on aujourd’hui alors que les nouvelles obligations vaccinales sont effectives depuis le 1er janvier 2018 ?

Le 8 février 2017, répondant à une demande de 2.300 personnes, le Conseil d’État rend une décision très attendue : le ministère de la Santé — celui tenu encore par madame Touraine — dispose de six mois pour rendre enfin disponibles dans les pharmacies des vaccins, dits trivalents, contre le fameux trio diphtérie-tétanos-polio. Aussi surprenant que cela paraisse, à cette date, les parents n’ont pas le choix. Ils sont obligés d’acheter des vaccins hexavalents, qui outre les trois premiers, protègent aussi contre la coqueluche, l’Haemophilus influenza et l’hépatite B. Six mois plus tard, au 8 août donc, la décision du Conseil d’État n’est toujours pas respectée, entraînant une requête réclamant la condamnation de l’État.

Rien n’a bougé depuis, mais il y a pis : les vaccins DTP vendus en France contiennent de toute façon des sels d’aluminium. Et plusieurs des vaccins obligatoires à venir — ceux contre l’hépatite B, la coqueluche, la Haemophilus influenzae — en contiennent eux aussi, ce qui ne peut qu’augmenter les risques. Combien cette décision coûtera-t-elle au budget national, qui contient aussi la cassette de la Sécurité sociale ? Nul ne sait exactement, mais il faudra au moins compter en centaines de millions d’euros d’un argent public qui ne sera pas dépensé ailleurs. On doute que les laboratoires pharmaceutiques s’en plaignent.


Comment ne pas employer le mot de sidération 


Et justement. Il ne s’agit évidemment pas d’accuser madame Buzyn d’avoir favorisé ces mêmes labos, mais une vraie question se pose néanmoins. Est-il sain qu’une ministre de la Santé ait eu tant de liens, y compris financiers, avec l’industrie pharmaceutique ? Membre du conseil d’administration de l’Institut national du cancer (Inca) entre 2009 et 2011, madame Buzyn faisait partie en même temps du board de deux puissants labos, Novartis et Bristol-Meyers Squibb. Elle a en outre été rémunérée pour différents travaux par le laboratoire Genzyme, aujourd’hui filiale de Sanofi, entre 1998 et 2011. Comme Roselyne Bachelot en son temps. Pareillement.

Agnès Buzyn, ministre de la Santé.

Et pendant ce temps, Gherardi attend toujours une aumône pour enfin aller au fond des choses. Ayant tout supporté depuis plus de vingt ans, il envisage de faire appel à nous, au vaste public qui souhaite enfin des réponses précises à une authentique question de santé publique. Cela pourrait prendre la forme d’un vaste crowdfunding, ce qui serait une première en France dans le domaine si ravagé de la recherche médicale. Pourquoi pas ?

Pour le reste, comment ne pas employer le mot de sidération ? Une ministre qui a été en partie payée, pendant des années, par des labos pharmaceutiques, décide sans argument majeur le passage à onze vaccins obligatoires, dont plusieurs contiennent de l’aluminium, sans que les parents aient le moindre choix. Pas de malentendu : nul n’accuse ici madame Buzyn de servir des amis. Mais la notion de conflit d’intérêts existe précisément pour couvrir la zone grise dans laquelle tant de mauvaises décisions sont prises. Or, il n’y a aucune urgence. Or, les questions posées par Gherardi sont non seulement légitimes, mais scientifiques. Comment écarter le doute avec tant de désinvolture après tant de scandales de santé publique ? Oui, le seul mot qui convient est celui de sidération.



Cette série doit beaucoup au livre extraordinaire que Romain Gherardi a publié chez Actes Sud en octobre 2016




  • Toxic Story. Deux ou trois vérités embarrassantes sur les adjuvants des vaccins, par Romain Gherardi, éditions Actes Sud, octobre 2016, 256 p., 21 €.

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Lire aussi : Vaccins et aluminium : la recherche interdite

Source : Fabrice Nicolino pour Reporterre

Photos :
. chapô : Pixabay
. Henri-Mondor : Wikimedia (Sam67fr/CC BY-SA 3.0)
. Agnès Buzyn : @agnesbuzyn via Twitter



Source : https://reporterre.net/Vaccins-et-aluminium-la-loi-des-lobbies

2 - Vaccins et aluminium : la recherche interdite

Vaccins et aluminium : 

la recherche interdite


4 janvier 2018 / Fabrice Nicolino (Reporterre)

 



Comme Reporterre a commencé à le raconter, le professeur Gherardi et son équipe ont découvert dans les années 1990 le lien entre une maladie grave et l’utilisation de l’aluminium comme adjuvant des vaccins. Suite de notre enquête : qui raconte comment les autorités de santé ont décidé de… stopper toute recherche sur la question. 



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Un autre rendez-vous important attend Gherardi après sa visite à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en septembre 1999. On ne l’a pas oublié, et mieux, on le prend au sérieux. Les CDC [Centers for Disease Control, les centres fédéraux pour le contrôle des maladies aux États-Unis] déjà cités invitent notre professeur à Porto-Rico en mai 2000. Le service états-unien en charge de la vaccination — le NVPO — organise le 10 de ce mois une conférence internationale au titre limpide : Aluminium In Vaccines. Les CDC, qui y sont associés, ont estimé à juste titre que Gherardi a toute sa place dans pareil événement scientifique.

Il est l’un des rares étrangers présents, un peu perdu au milieu de centaines de spécialistes américains des vaccins. Pourquoi ce choix exotique de Porto-Rico ? Gherardi pensera des années plus tard avoir trouvé une réponse qui s’appelle le Big Pharma, ou grande industrie du médicament. Porto-Rico, État associé aux États-Unis, bénéficie d’une fiscalité si intéressante que de très nombreux groupes industriels y ont installé des centres de production. Et parmi eux, Novartis, Pfizer, Merck, géants de la pharmacie, dont les enseignes et affiches pullulent dans la ville. Mais quel rapport avec un colloque scientifique ?


L’adjuvant aluminique ne sert à rien dans les injections de rappel 

 

Eh bien, voyons toujours. La réunion est dominée par la personnalité d’un chercheur états-unien, Stanley L. Hem [1]. Hem est le coauteur d’une contribution importante sur les adjuvants aluminiques, parue en 1997, qui assure qu’ils disparaissent très vite par les voies urinaires. Au rendez-vous de Porto-Rico, il préside une session consacrée à la pharmacologie des sels d’aluminium. Dès le premier jour, Gherardi apprend une chose qui a son importance : l’adjuvant aluminique, s’il permet en effet, dans un premier temps, de renforcer l’effet du vaccin, ne sert à rien dans les injections de rappel.

Mais en ce cas, pourquoi ne pas au moins les supprimer dans ces dernières ? La réponse est limpide : un médicament pour les humains doit être testé dans sa totalité. Si l’on modifie sa composition, fût-ce en enlevant les sels d’aluminium, il faut repartir pour un processus coûteux — pour l’industriel — d’homologation.

Ce n’est encore qu’un modeste élément du dossier. Et voilà que Hem entre en scène. Du haut de la tribune, il tonne, d’après une expérience menée sur des lapins, que l’aluminium ne saurait rester dans le corps, et qu’il est rapidement éliminé. Pourquoi pas ? Mais Gherardi constate que si certains sels d’aluminium semblent en effet disparaître, c’est loin d’être le cas pour l’hydroxyde d’aluminium, celui incriminé dans la survenue des myofasciites. Le pire est à venir, car Gherardi fait à son tour une communication qu’on ne peut décrire en détail. Cela chauffe. Hem, qui règne en vedette sur la salle, accule Gherardi qui, sans perdre son sang-froid, vacille sous les coups.

C’est d’autant plus injuste que Hem a travaillé — ce n’est pas une critique —, en chimiste qu’il est, négligeant, à la différence du biologiste Gherardi, le rôle des cellules dans un organisme humain. Bien plus embêtant pour lui : son étude de 1997 repose sur deux — 2 ! — lapins, et n’a pas été poursuivie au-delà de 28 jours. Elle prouverait néanmoins que l’aluminium ne peut subsister dans le corps.

Un terrible communiqué de l’Agence française de sécurité sanitaire


Du côté de l’OMS, le climat s’est soudain alourdi. Après le rendez-vous de 1999, deux réunions ont eu lieu à Genève. La première, en mai 2000, semble prometteuse, car l’OMS affirme vouloir financer des études complémentaires. Mais au cours de la troisième, en décembre 2000, sans la présence de Gherardi, il se passe quelque chose. Et en janvier 2001, l’OMS envoie un courrier indiquant que le financement d’études sur les adjuvants aluminiques est finalement refusé. Selon Gherardi, qui n’a pas de preuve, l’un des médecins importants aurait basculé dans une hostilité de combat contre ses travaux après avoir obtenu une chaire prestigieuse financée par Mérieux, l’un des leaders de la vaccination.

Quoi qu’il en soit, le vent a cette fois tourné, et après quelques méandres, l’affaire de l’aluminium ajouté aux vaccins se termine par un terrible communiqué de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, cette Afssaps ancêtre de l’Agence du médicament. Le 6 mai 2004, le conseil scientifique de l’Afssaps écrit qu’aucun « syndrome clinique spécifique n’est retrouvé associé à la vaccination avec des vaccins contenant un adjuvant aluminique », et en bonne logique estime qu’aucune étude complémentaire ne doit être menée. Sans mettre en cause à ce stade l’Afssaps, il faut tout de même ajouter un éclairage : une forte majorité des experts sollicités par l’Agence sont ou ont été en lien avec l’industrie, et l’Agence a été lourdement mise en cause dans le grand scandale Mediator des laboratoires Servier.
 
Communiqué de l’Afssaps du 6 mai 2004.
 https://reporterre.net/IMG/pdf/afssaps_6_mai_2004.pdf

Détaillons l’arrière-plan du communiqué. La veille, le 5 mai, le conseil scientifique de l’Afssaps se réunit pour évaluer le travail d’une épidémiologiste, Annie Fourrier. Elle-même et quelques collègues ont réalisé une étude dite de cas-témoins sur la fameuse myofasciite, de haute qualité, selon l’avis de Gherardi. Mais elle est passée à la moulinette, au cours de ce que Gherardi décrit comme un « passage à tabac », symbolique s’entend. Et par qui ? Par des « experts épidémiologistes » appelés en renfort. Les trois rapporteurs de la sévère mise en cause du travail d’Annie Fourrier ont tous eu des liens financiers avec l’industrie pharmaceutique, ce qui n’invalide pas leurs propos, mais peut les éclairer.

Synthèse des débats de la séance extraordinaire du Conseil scientifique de l’Afssaps du 5 mai 2004.


La ministre de la Santé, Mme Bachelot, ex-employée d’une firme pharmaceutique, sourde à l’alerte du docteur Gherardi


Le communiqué du 6 mai 2004 a une conséquence immédiate : les 250 malades diagnostiqués auparavant n’existent plus en tant que tels, même si leurs symptômes renvoient sans discussion au syndrome de fatigue chronique, reconnu comme maladie neurologique grave par… l’OMS ! Les travaux de Gherardi, privés de tout financement public, s’achèvent en même temps. Le silence de mort va durer dix ans. Les chercheurs du CHU Henri-Mondor de Créteil entrent dans une sorte de clandestinité, ou du moins, selon le mot de Gherardi lui-même, la « marginalité ».

Que se passe-t-il quand même ? L’équipe de Gherardi continue à comptabiliser par centaines ces malades qui n’existent pas, et recommence pas à pas à valider chacune de ses découvertes. De leur côté, les malades atteints de myofasciite ont créé en 2001 une très combative association, E3M (l’association d’entraide aux malades de myofasciite à macrophages), aujourd’hui présidée par Didier Lambert. Le 4 décembre 2007, à force d’obstination, E3M obtient une réunion au ministère de la Santé pour parler enfin de la myofasciite. Gherardi est de la partie, qui détaille les résultats d’examens cliniques méticuleux menés à Créteil. C’est simplement affreux : la mémoire visuelle et la mémoire de travail sont gravement atteintes chez les malades, et dans 92 % des cas, un test au moins évoque ce que les neuropathologistes appellent la démence, c’est-à-dire de profondes altérations cognitives.

En face, les deux conseillers de la ministre en place, l’ancienne pharmacienne Roselyne Bachelot, cachent à peine leur ennui. Écoutent-ils seulement Gherardi citer une étude prouvant que l’aluminium vaccinal peut migrer jusque dans le cerveau, passant donc la barrière hémato-encéphalique ? Comme ce travail reste modeste, il faudrait, avance Gherardi, que le ministère finance d’autres études. Mais les deux conseillers abrègent, et disparaissent à jamais du tableau.

Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé, se faisant vacciner contre la grippe A-H1N1.

En 2009, la mobilisation controversée contre le virus grippal H1N1 aura coûté, notamment pour les vaccins, entre 1 et 2 milliards d’euros. Déléguée médicale du laboratoire ICI Pharma — devenu AstraZeneca — entre 1969 et 1976, Roselyne Bachelot sera chargée des relations publiques de Soguipharm — un autre labo pharmaceutique — entre 1984 et 1989. AstraZeneca a été au cœur de la fabrication de vaccins contre le virus H1N1, ce qui ne prouve rien, mais mérite d’être rappelé.

  • La recherche sur le rôle des adjuvants aluminiques restera-t-elle interdite ? La suite de notre enquête est à lire ici



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[1La liste de ses publications est consultable ici.

Lire aussi : Vaccins et aluminium : ce danger que l’État refuse de voir

Source : Fabrice Nicolino pour Reporterre

Photos :
. chapô : Max Pixel (CC0)
. Bachelot : La santé dans la cité


Documents disponibles

  Communiqué de l’Afssaps du 6 mai 2004.  

jeudi 25 janvier 2018

Bidouillage génétique : jusqu’au point de rupture ?

Bidouillage génétique : 

jusqu’au point de rupture ?

 


Sébastien Gabriel

La célèbre phrase du biologiste Theodosius Dobzhansky : « rien, en biologie, n’a de sens si ce n’est à la lumière de l’évolution », signifie que tout, en biologie, tout être, en fait, est constitué par son histoire et l’histoire du système (la biosphère) dans lequel il a émergé. Elle signifie donc la nécessité (condition pour avoir du sens !) de resituer tout être, tout concept, dans un contexte qui est l’histoire du monde.

Très curieusement, alors que Dobzhansky est cité « quarante douze mille fois » dans la littérature scientifique, il n’est jamais tenu compte de la signification pourtant très profonde de ce qu’il dit. Ainsi, pour la plupart des biologistes, les OGM, y compris les derniers produits des dernières technologies, n’ont pas d’histoire et sont réduits au seul contexte implicite du laboratoire et ce alors même que ces produits, pour ceux qui nous intéressent ici, sont utilisés dans la société et dans la nature, c’est-à-dire dans un contexte totalement différent ! Ce qui constitue l’identité de l’OGM au laboratoire, c’est-à-dire essentiellement sa séquence génétique, perd sa pertinence dans les contextes ouverts de son usage (à savoir : la société n’a rien à faire de la séquence d’un OGM utilisé dans les champs ou ailleurs dans la nature).

Depuis des années, le Groupe International d’Études Transdisciplinaires (Giet) incite les militants et citoyens à se réapproprier la parole, c’est-à-dire à ne pas se placer dans le contexte fourni par les laboratoires et l’industrie, comme s’il s’agissait de la seule manière de penser possible. Ces OGM-là ne sont pas les nôtres et pourtant, la propagande de l’industrie, partagée par les experts, nous a largement fait croire que si.

Dangereux experts


Avant d’aller vers le thème de la santé, qui nous occupe dans l’immédiat et qui découle de ces préliminaires, allons directement vers les dernières techniques de manipulation du vivant, pour mieux nous faire comprendre : dans leur argumentation visant à faire en sorte qu’une partie des OGM obtenus par « édition de gènes », dont Crispr/Cas, ne soit pas règlementée, les « experts » se sont basés sur le fait que si on regarde une séquence d’organisme muté, on ne peut pas savoir avec ces seules données si la mutation a été naturelle, provoquée par des méthodes classiques ou par des techniques modernes, dont Crispr/Cas. Donc, si on ne sait pas distinguer, c’est pareil, clament-ils ! Voilà qui rappelle furieusement un temps pas si lointain (juste avant le temps de la vache folle) où les experts disaient que comme on ne sait pas distinguer une protéine animale d’une protéine végétale, les deux sont identiques et utilisables de la même façon.

Outre le fait que l’impossibilité de distinguer ces différents mutants n’est pas tout à fait vraie (Inf’OGM l’a montré), le point essentiel est que cette réduction à la vision du laboratoire ne convient en rien à la situation. Comme l’ont souligné un certain nombre d’ONG dans une lettre à la Commission européenne, « la nature « peut » produire les « mêmes » mutations, mais dans un temps qui n’a rien à voir avec les réalités biologiques et humaines ». Ainsi, parlant du blé résistant à l’oïdium obtenu avec Crispr/Cas9 qui a nécessité la modification simultanée de trois gènes, Limagrain déclare : « la probabilité d’occurrence naturelle d’obtenir les trois bonnes versions du gène dans la même plante était de 10-21. Ça veut dire quoi ? Il aurait fallu observer tous les plants de blé cultivés sur la planète pendant quatre millions d’années pour avoir une chance de trouver une seule plante présentant spontanément les trois bonnes versions du gène ».


 Cette fantastique accélération des possibilités de transformer le vivant est-elle compatible avec l’organisation sociale et l’organisation de la biosphère ? Qu’il s’agisse de la société ou des écosystèmes ou de la biosphère (écosystème global), il s’agit de systèmes hypercomplexes de connexions et de flux de matière, d’énergie, d’information, voire d’autres choses ou non-choses. Ces systèmes ont une organisation qui provient de leur histoire (ils ne sont pas quelconques). Ces systèmes complexes ont aussi un caractère essentiel : ils ont une très forte résilience. Ce caractère a fait qu’on a considéré implicitement, dans la civilisation occidentale, qu’il n’était pas nécessaire de se préoccuper des effets que pouvaient avoir nos actes sur l’organisation des systèmes sus-cités, notamment sur la biosphère, qui apparaissait comme ayant une résilience infinie. Or, cet a priori implicite ne peut plus être considéré aujourd’hui comme étant valide et LA question majeure actuelle est, justement « est-ce que l’organisation qui nous permet d’exister est mise en péril par nos actes ? ».


Les biologistes changent le rythme de l’évolution

 

Pour les systèmes vivants, l’évolution a consisté essentiellement à varier les vitesses des réactions biochimiques. Toutes les transformations des molécules de la biosphère sont spontanément possibles. La première gorgée de lait ingérée par le nourrisson peut être spontanément digérée dans un tube stérile… mais en une vingtaine d’années. Ce qui permet la vie, c’est l’accélération modulée des réactions biochimiques par les enzymes, qui ne font rien d’autre qu’accélérer des réactions qui se produisent spontanément. Ainsi, la biosynthèse de l’ADN comporte une étape, qui est la décarboxylation de l’acide orotique. Cette substance, en milieu aqueux et à température ordinaire, se décarboxyle spontanément avec une demi-vie de… 78 millions d’années. L’enzyme en cause accélère la réaction de décarboxylation par 1017 fois (la demi-vie passant à 0,025 secondes), ce qui rend la vie possible. C’est bien cette temporalité différentielle qui sous-tend l’organisation des systèmes vivants à toutes les échelles. Elle n’est pas quelconque, elle est le fruit de l’histoire des systèmes vivants. Au niveau de l’évolution de la biosphère, on ne modifie pas notablement les vitesses des changements sans prendre des risques pour le maintien de l’organisation même de la biosphère (et de l’organisation sociale).

Les systèmes naturels évoluent. A priori, ils évoluent sans intention de devenir quoi que ce soit, ils évoluent, c’est tout. Lorsqu’un nouvel élément, un nouveau flux, survient, c’est que le système a rendu possible cette émergence, du fait de la compatibilité (non absolue) de cette nouveauté avec l’organisation actuelle du système. Les actions humaines, elles, sont intentionnelles. Elles cherchent à atteindre un but. Elles sont, en ce sens, artificielles. Il est possible d’évaluer la satisfaction apportée par ce résultat (évaluation classique) mais non la cohérence de ce qui est produit avec le système avec lequel la nouveauté interfère. La majorité des interactions sont en effet hors de la vue, quelconques et donc aléatoires par rapport à l’organisation du système.

Si nous écrasons une mouche, à l’instant même, tous les éléments de la mouche sont toujours présents. Ce que nous avons fait, c’est d’introduire une quantité considérable d’aléatoire dans le système organisé « mouche » et nous l’avons désorganisé. Cette même mouche vivante a besoin d’aléatoire pour vivre. Mais la quantité est une notion pertinente. Un peu d’aléatoire est nécessaire à la vie, trop la désorganise. Depuis 20 000 ans, l’humanité artificialise les êtres vivants qu’elle cultive ou élève. Ce qui est maintenant en cours, c’est de changer cette petite quantité d’artificiel en une énorme quantité. Encore une fois, les systèmes complexes sont résilients, mais jusqu’à un certain point de rupture. Où est ce point ? La réponse est impossible à donner, par contre, on peut voir que la technoscience évolue de manière grossièrement exponentielle. Après une évolution très longue et très lente, nous sommes maintenant dans une phase quasi-verticale de cette évolution. Il n’est donc pas nécessaire de savoir quantifier l’aléatoire introduit puisqu’on sait, par l’allure de la courbe évolutive, que dans quelques pas (années), le seuil, quel qu’il soit, sera dépassé.

L’accélération exponentielle des biotechnologies via, notamment, Crispr, potentialise l’accélération de l’évolution des technosciences. À partir de quand le point critique de basculement du système sera-t-il atteint ? Manifestement très bientôt. Et l’effet des OGM sur la santé dans tout ça ? Je vous laisse en juger.


Source : https://www.infogm.org/6379-bidouillage-genetique-jusque-point-de-rupture