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samedi 8 novembre 2025

Climat : triste rappel à la réalité de l’inaction climatique

 La lettre écologie

Climat : 

triste rappel à la réalité 

de l’inaction climatique

mercredi 05 novembre 2025 
 
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EDITO 

Climat : triste rappel à la réalité de l’inaction climatique

 
À la veille du trentième sommet international sur le climat (COP30) 
qui démarre à Belém, au Brésil, le 10 novembre, un rapport de l’ONU 
publié le 4 novembre estime que les engagements climatiques des pays 
ne sont pas à la hauteur de la surchauffe planétaire en cours.

Conformément à l’accord de Paris sur le climat de 2015, 
les près de 200 États signataires du traité doivent déposer 
tous les cinq ans auprès des Nations unies leur « contribution déterminée 
au niveau national » (CDN), c’est-à-dire leur feuille de route, 
afin de contenir le réchauffement global dans une fourchette comprise 
entre 1,5 et 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels.

Selon le rapport de l’organisme onusien, si les États parviennent
 à respecter leurs engagements volontaires, la température moyenne 
mondiale devrait augmenter de 2,3 à 2,5 °C d’ici à la fin du siècle.
 
 
 
Les raisons de cette faible progression dans la limitation du chaos climatique s’expliquent notamment par le fait qu’à peine un tiers des États ont soumis 
ou annoncé fin septembre leurs nouveaux engagements – 
ces 64 nations représentant 63 % des émissions mondiales.

Alors que 2024 a été la première année à franchir le 1,5 °C de surchauffe 
par rapport à la période préindustrielle, l’ONU alerte dans son rapport 
sur le fait que l’urgence climatique implique « des réductions d’émissions sans précédent dans un délai de plus en plus court, et dans un contexte 
géopolitique de plus en plus difficile ».

« Nous sommes dorénavant comme face à deux univers parallèles : 
des dérèglements climatiques qui s’intensifient d’une part 
et de l’autre, un multilatéralisme qui ne répond pas assez efficacement 
aux dangers à venir, analyse pour Marta Torre-Schaub, 
directrice de recherche CNRS spécialiste en droit de l’environnement 
à l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne. « Réduire rapidement nos émissions est une course contre la montre. 
Or nous devrions tous être en train d’accélérer l’action climatique. »

Dix ans après la signature des Accords de Paris sur le climat, 
ces résultats sonnent comme un triste rappel à la réalité de l’inaction climatique.  
 
 

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