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vendredi 20 février 2026

Des identitaires et des néofascistes violents copinent avec la Coordination rurale

Des identitaires 

et des néofascistes

 violents 

copinent avec 

la Coordination rurale

 

5 février 2026 

La Coordination rurale, une aubaine pour l’extrême droite.

Les mobilisations agricoles menées par la Coordination rurale sont une aubaine pour l’extrême droite. Les groupuscules radicaux s’y invitent, voire organisent conjointement des actions. Le tout, sans que le syndicat ne s’y oppose vraiment.

Vous lisez la troisième enquête réalisée en partenariat avec StreetPress sur la Coordination rurale.

Vous pouvez lire la première enquête ici :
https://www.blogger.com/u/1/blog/post/edit/4631025384372552186/8280394862915472355?hl=fr


Pour lire la deuxième c'est ici :
https://lemurparle.blogspot.com/2026/02/violence-racisme-climatoscepticisme-ces.html

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« Les blindés dans les cités, pas chez nos fermiers », annonçait la banderole du groupuscule identitaire Patria Albiges déployée le 13 décembre 2025 lors d’une manifestation agricole dans le village du Séquestre, dans le Tarn. Les militants d’extrême droite avaient ce jour-là rejoint la Coordination rurale (CR) locale qui bloquait la rocade à l’entrée d’Albi pour protester contre l’abattage de vaches ordonné par l’État afin d’endiguer la dermatose nodulaire contagieuse. Les nervis ont aussitôt publié sur les réseaux sociaux des vidéos de cette « action avec les agriculteurs ». Quelques jours plus tard, le nouveau secrétaire général du syndicat, François Walraet, assurait pourtant — et peut-être un peu vite — au Canard enchaîné que « la Coordination rurale n’est absolument pas noyautée par l’extrême droite ».

Cet hiver, l’extrême droite radicale s’est invitée aux mobilisations du deuxième syndicat agricole. Le 15 novembre 2025, les nationalistes de Novelum Carcassonne étaient présents durant les manifestations à Béziers aux côtés des viticulteurs de la CR de l’Hérault. Mi-décembre 2025, plusieurs groupuscules ont mené des actions simultanées : les nervis de Patria Albiges à Séquestre, le Bloc montpelliérain devant le poste de la CRS 56, les nationalistes d’Aurora en Lorraine, ceux de Valyor Chambéry à un rassemblement du syndicat agricole.

Tandis que l’Action française de Lyon, Audace Lyon, Allobroges Bourgoin et les Bayards se sont rendus à une opération escargot organisée par la CR iséroise qui distribuait des bonnets jaunes. Plus récemment, le 8 janvier, à Paris, les militantes identitaires du collectif Némésis ont accueilli les tracteurs du syndicat à grand renfort de sourires, de pancartes de soutien et de viennoiseries.

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L’Action française les sollicite

Ces faits d’armes sont systématiquement relayés sur les réseaux sociaux de l’extrême droite radicale. Les actions sont parfois présentées comme organisées conjointement avec les CR concernées. Sur Instagram, le groupuscule identitaire Aurora mentionne le syndicat sur son opération de collage tandis que les membres de Némésis posent bras dessus bras dessous avec le médiatique Pierre-Guillaume Mercadal, de la CR du Tarn-et-Garonne, ancien secrétaire général du syndicat pour l’Occitanie.

Lire aussi : Violence, racisme, climatoscepticisme... Ces figures radicales de la Coordination rurale

Le mouvement de contestation des agriculteurs, où la CR est souvent à la manœuvre, représente pour l’extrême droite groupusculaire une aubaine et un support médiatique idéal à ses discours.

Aux yeux de l’Action française (AF), par exemple, les éleveurs sont ceux qui « façonnent nos campagnes, nos villages, nos paysages, nos traditions et notre identité », explique le mouvement royaliste dans un communiqué publié en décembre 2025. Toute la mouvance fait des paysans les représentants du « pays réel » contre un « pays légal » qui trahirait la France — en résumé, les élites politiques. Une rhétorique entendue dans les manifestations agricoles début 2024 — que les militants d’extrême droite avaient déjà infiltrées — ou lors des Gilets jaunes, où les groupuscules s’étaient fait violemment expulser des manifestations par les antifascistes.

« Une collaboration entre les agriculteurs et l’Action française »

L’AF est d’ailleurs « en lien étroit » avec les agriculteurs, assure à Reporterre et à StreetPress son porte-parole Antoine Grosjean, plutôt disert sur le sujet. Sans pour autant se revendiquer de l’Action française, leurs membres paysans participeraient fréquemment aux mobilisations. Quand c’est le cas, « nous sommes extrêmement bien reçus », dit-il. La banderole déployée par la CR de la Drôme sur la tour Eiffel ce 8 janvier, avec pour message « pas de pays sans paysans », serait issue d’une « collaboration entre les agriculteurs et l’Action française ».

À la mobilisation du 8 janvier 2026 à Paris, de nombreux drapeaux royalistes et des croix de Lorraine, symbole du gaullisme, étaient visibles. © Mathieu Génon / Reporterre

Le secrétaire général de l’Action française, Olivier Giot, a même tourné une vidéo ce 13 janvier sur le blocage de la M7 au sud de Lyon pour appeler les membres de l’AF à rejoindre les actions. Avec un succès à nuancer. Patrick Legras, président de la CR des Hauts-de-France, dit avoir été sollicité à plusieurs reprises par l’Action française pour des interviews, mais souligne avoir toujours refusé : « Je ne leur ai jamais répondu, je ne partage pas leurs façons de voir les choses. »

Un an plus tôt, le 4 décembre 2024, l’Action française de Lyon interviewait le président de la CR du Rhône, Serge Genevay, dans le cadre du blocage de la plateforme Lidl de Saint-Quentin-Fallavier. Savait-il à qui il avait affaire ? Ni la CR du Rhône ni celle de la Drôme n’ont donné suite à nos sollicitations.

Lire aussi : Qui est Bertrand Venteau, le président de la Coordination rurale qui veut « faire la peau » aux écolos ?

Les identitaires profitent également des manifestations agricoles pour renforcer leurs rangs. Le 22 décembre 2025 à Tours, les néofascistes des Tours et des Lys ont installé sur la place publique un stand de « soutien aux agriculteurs » à côté d’un simulacre de pendaison d’un épouvantail grimé en paysan — un type d’action récurrent pour la Coordination rurale. Sur la table, des flyers floqués du logo du groupuscule et pas un seul agriculteur sous le barnum.

Sur Instagram, l’initiative filmée a été saluée entre autres par le mouvement Chouan, fondé notamment par Jean-Eudes Gannat, ancien porte-parole de l’Alvarium, groupuscule angevin dissous. Les membres de Patria Albiges y voient une « très bonne idée ». À Carcassonne, Novelum a carrément utilisé des vidéos tournées lors des blocages de la CR — en floutant les visages tout de même — pour son clip promotionnel.

« Ils sont venus faire des photos et ils sont repartis »

L’extrême droite radicale se sent-elle libre de faire son beurre sur le dos de la CR en raison des liens historiques du syndicat avec la droite dure ? Née en 1991 d’une scission avec la FNSEA, le syndicat majoritaire et productiviste, la CR d’abord transpartisane s’est peu à peu radicalisée dans les années 2000, comme l’explique StreetPress. Bernard Lannes, patron de la CR de 2010 à 2022, regrettait en 2024 que le « syndicat [était] en train de perdre sa spécificité apartisane et apolitique », disait-il au Monde.

« L’extrême droite y voit une porte ouverte »

C’est particulièrement vrai dans le Sud-Ouest où l’ex-président de la section du Lot-et-Garonne — la CR 47 est connue pour ses actions choc —, Serge Bousquet-Cassagne ne cache pas son affection pour le RN. Non loin, la CR du Gard était dirigée jusqu’en 2015 par Richard Roudier, le fondateur du groupuscule identitaire la Ligue du Midi, qui est toujours bien implantée dans la branche locale, comme nous l’avons révélé. « L’extrême droite y voit une porte ouverte », déplore la membre syndicale de la CR du Tarn, avant d’ajouter : « Ce n’est pas notre combat, on ne veut pas y être associés. »

Pas si simple. Si les groupuscules d’extrême droite radicale claironnent haut et fort leur soutien aux agriculteurs sur les réseaux sociaux, il n’en va pas de même sur le terrain. Entre les tracteurs et les bottes de paille, ils se font discrets. À Séquestre dans le Tarn, comme à La Tour-du-Pin dans l’Isère, aucun n’a revendiqué son appartenance à la fachosphère locale, difficile pour les agriculteurs de savoir précisément à qui ils ont affaire. « Ils ne nous ont pas dit qui ils étaient, raconte la membre de la CR du Tarn. Ils sont venus faire des photos et ils sont repartis. » Le coprésident de la CR de l’Isère, Thierry Boiron, se souvient de jeunes hommes qui se sont présentés comme « des étudiants lyonnais ».

La responsabilité pour les sections départementales

La membre tarnaise dit effacer systématiquement les messages et les commentaires de ces groupuscules reçus sur les réseaux sociaux du syndicat. « S’ils reviennent à nos manifs, on les dégagera, assure-t-elle. Ça me dégoûte. »

De son côté, Thierry Boiron enjoint ses membres à ne pas donner de bonnets jaunes aux non-adhérents. « Il y a des gens non-agriculteurs et non-syndiqués qui prennent les bonnets et s’incrustent », s’indigne-t-il et ajoute : « Moi, derrière, je suis convoqué à la gendarmerie et je dois nettoyer leurs dégâts. »

La CR de l’Hérault ne se sent pas concernée par le problème. Son secrétaire général, Arnaud Poitrine, estime que les actions de sa section parlent d’elles-mêmes. « Nous faisons des manifestations conjointement avec la Confédération paysanne [syndicat agricole classé à gauche], des conférences de presse avec des députés écolos, nous sommes plusieurs à être en bio », énumère-t-il. Et de rappeler que chaque section est indépendante.

C’est l’argument de l’instance nationale du syndicat qui renvoie la balle aux CR départementales. À elles de redresser la barre en communiquant sur l’absence de liens avec les mouvements d’extrême droite locaux. « Nous n’avons pas de remontée au niveau national. Ces groupuscules ne sont ni conviés ni souhaités. C’est à chacun de s’autogérer. » Pourtant, ce 8 janvier, dans la capitale, aucun communiqué de la branche nationale du syndicat n’est venu condamner la proximité évidente entre certains agriculteurs de la CR et les identitaires de Némésis. Un oubli, sans doute.

Contactés par Reporterre et StreetPress, Alice Cordier de Némésis et les différents groupuscules d’extrême droite radicale cités n’ont pas répondu à nos sollicitations. Quant au Bloc montpelliérain, ils se sont simplement fendus d’un émoji « mort de rire ».

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Source : https://reporterre.net/Les-groupuscules-identitaires-des-camarades-de-l-ombre-pour-la-Coordination-rurale 

jeudi 19 février 2026

Loutres, Mexique et martinets : les 10 bonnes nouvelles de la semaine


Loutres, Mexique et martinets : 

les 10 bonnes nouvelles de la semaine



mercredi 18 février 2026

Cyberaction : Tuer les loups augmente les attaques


Cyberaction :  

Tuer les loups augmente les attaques 


En réponse à la mobilisation des agriculteurs, qui dénoncent notamment la gestion de la crise de la dermatose bovine et la signature du traité de libre échange entre l’Europe et les pays du Mercosur, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a aligné vendredi 9 janvier un « paquet » de mesures représentant —selon sa communication — 300 millions d’euros de crédits gouvernementaux. Parmi ces mesures, la ministre prévoit d’augmenter de 10 % le nombre de loup pouvant être tués, soit 22 animaux de plus.

Cyberaction mise en ligne le 16 janvier 2026 
Proposée par Cyberacteurs
Elle sera envoyée à Ministre de l' Agriculture | à votre député
Elle prendra fin le : 16 avril 2026

 

Cette hausse, réclamée par certaines organisations d’éleveurs, est jugée encore insuffisante par la Fédération des éleveurs ovins drômois. Elle affirme que le nombre d’animaux tués lors d’attaques de loup a augmenté de 20 % cette année.

« Cette façon de gérer le loup par l’abattage est une aberration »

France Nature Environnement estime au contraire, par la voix de son responsable biodiversité, Jean-David Abel, que le gouvernement « s’assoit totalement sur le droit » qui oblige en théorie les États à protéger le loup. « Dans les quotas actuels, la population avait plus de 50 % de chances de régresser », dit-il.
« Cette façon de gérer le loup par l’abattage est une aberration. Quand vous tirez sur une meute, et que vous tuez les dominants, la meute explose. Les jeunes partent à la recherche d’un territoire [et] leur sexualité n’est plus réprimée par le couple dominant », disait en août à Reporterre Pierre Jouventin, chercheur au CNRS et spécialiste du loup. C’est ainsi que la chasse au loup contribue à son expansion géographique et, faute de meute pour réguler ses comportements, entraîne davantage d’attaques sur le bétail, observe le spécialiste.


Tuer les loups : « On n’écoute pas les scientifiques sur les alternatives »
https://reporterre.net/Tuer-les-loups-On-n-ecoute-pas-les-scientifiques-sur-les-alternatives  

Plus de 8 Français sur 10 opposés à l'éradication des loups
https://www.ipsos.com/fr-fr/plus-de-8-francais-sur-10-opposes-leradication-des-loups  

Augmentation de 10% du nombre de loups pouvant être tués : la ministre "s'assoit totalement sur le droit", fustige France Nature Environnement
https://www.franceinfo.fr/economie/crise/blocus-des-agriculteurs/augmentation-de-10-du-nombre-de-loups-pouvant-etre-tues-la-ministre-s-assoit-totalement-sur-le-droit-fustige-france-nature-environnement_7732867.html   


dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus)
La consultation du 20 mai au 10 juin 2025 inclus.
https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=3178  

Avis du CNPN

Le CNPN ne peut donc pas valider les modalités de cette démarche et recommande que, sur la base des expérimentations en cours qui pourraient venir en complément des mesures dont l’efficacité a fait ses preuves, il soit au plus tôt établi un référentiel dédié assorti de financement d’aide à la protection.

le CNPN émet un avis défavorable à l’unanimité (20 votants) au projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 21 février 2024 fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus).
https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/avis_cnpn_2025-12_avis_arrete-loup-derogation-destruction_cnpn_du_21_05_2025.pdf  

La justice vient au secours des loups en dispersion !
https://www.aspas-maitre-renard.org/la-justice-vient-au-secours-des-loups-solitaires/   

 

Texte de la cyberaction proposé

 

Madame, Monsieur,
Pour aider les éleveurs, il vaudrait mieux les inciter à protéger leurs troupeaux (Berger, chiens, anes...) et supprimer les avantages douaniers au mouton néo-zélandais.

Quand vous tirez tuez les loups dominants, les jeunes partent dans la nature, à la recherche
* d’un territoire : démunis devant les animaux sauvages, ils se rabattent sur les animaux domestiques comme les moutons et les brebis.
* d’un conjoint : leur sexualité n’étant plus réprimée par le couple dominant, qui a seul le droit de se reproduire dans la meute.

Croyez en ma vigilance sur vos décisions

 

Source : https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/tuerlesloupsaugmentelesattaques-8012.html

lundi 16 février 2026

La rencontre avec Fleur Breteau : Le cancer est affaire politique (et son combat, une leçon de vie)


 
Deux cancers du sein, une loi qui réautorise des pesticides interdits, et un cri dans l’hémicycle : « Vous êtes les alliés du cancer ! ». 
Fleur Breteau, figure du collectif Cancer Colère, a transformé son combat intime en guerre politique. 
Son arme ? 
Un livre-manifeste (Cancer colère, Seuil, février 2026), une pétition record (2,1 millions de signatures), et une accusation implacable : l’État sacrifie la santé publique aux lobbies agricoles.

Alors que la loi Duplomb, partiellement censurée en 2025, pourrait revenir en force pour réintroduire l’acétamipride et le flupyradifurone, Fleur Breteau interpelle : « Guérir ne suffit plus, il faut supprimer les causes. » 
Le week-end dernier, la France a manifesté. 
Demain, elle sera devant l’Assemblée. 
Ce soir, Fleur Breteau est Au Poste

Lien vers YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=y9uMvneOYOc


La rencontre avec Fleur Breteau


Assemblée nationale déserte 
Le débat à l’Assemblée nationale sur la pétition contre la loi du plomb a révélé un hémicycle presque vide, symbole du peu de cas fait des mobilisations citoyennes. Pour elle, cette absence en dit long sur le mépris affiché par les élus envers les préoccupations sanitaires et environnementales. « Les bancs de l’hémicycle étaient quand même hyper clairsemés. »

Dénonciation des arguments fallacieux 
Plutôt que d’affronter les arguments des opposants, le gouvernement recourt selon elle à des stratégies de diversion, allant jusqu’à des accusations grotesques pour discréditer les pétitions. Cette tactique illustre l’absence totale de volonté de dialogue. « Ils sont prêts à nous raconter n’importe quoi, une invasion de nounours, je sais pas. » « Il ne faut surtout pas questionner les arguments pour leurs lois, parce qu’ils en ont pas. »

Lois taillées pour les industriels 
Les textes législatifs récents sont, d’après Fleur Breteau, rédigés par et pour les lobbies industriels, sans aucune considération pour les agriculteurs ou la santé publique. Les mots mêmes des lois trahissent cette orientation, où le terme « agriculteur » sert souvent de paravent à des intérêts purement économiques. « C’est une loi qui est fabriquée par des industriels pour des industrielles. »

Subventions détournées 
Les subventions publiques, censées soutenir le monde agricole, sont en réalité captées par les grands groupes industriels. Ce détournement aggrave la précarité des petits producteurs, tout en alimentant un modèle agricole insoutenable. « Les industriels sont massivement subventionnés par l’État. »

Souveraineté alimentaire : un mensonge 
L’argument de la souveraineté alimentaire, brandi pour justifier certaines lois, est démenti par les faits : une grande partie des cultures comme la betterave sucrière est destinée à la production de biocarburants, non à l’alimentation. Ce décalage entre discours et réalité révèle une priorité donnée aux profits industriels. « 75% des betteraves à sucre, c’t’pour fabriquer de l’éthanol pour du biocarburant. »

Mégabassines et fermes-usines 
Les mesures en faveur des mégabassines et des fermes-usines bénéficient exclusivement à une agriculture intensive et industrialisée. Les petits éleveurs et agriculteurs indépendants, eux, restent exclus de ces dispositifs, malgré leurs besoins criants. « Ce ne sont pas les agriculteurs et les éleveurs indépendants qui ont des mégabassines. »

Discours politique : un écran de fumée 
Les justifications avancées par les porteurs de lois agricoles reposent sur des éléments de langage creux, conçus pour masquer une réalité bien moins glorieuse. Pour Fleur Breteau, ces discours ne sont que des leurres pour protéger les intérêts des industriels. « Tout ça, c’est un écran de fumée qui sont là uniquement pour protéger les industriels. »

Vote unanime pour les lobbies 
Le vote systématique des partis, de l’extrême centre à l’extrême droite, en faveur des industriels de l’agriculture et de la chimie, montre une collusion généralisée. Cette unanimité politique autour des lobbies laisse peu d’espoir pour une transition écologique et sociale. « L’extrême centre, les droites et l’extrême droite votaient à 100% pour les industriels de l’agriculture et de la chimie. »

Refus des débats inutiles 
Fleur Breteau a choisi de ne plus participer à des débats où sa parole est systématiquement ignorée ou déformée. Elle préfère désormais concentrer son énergie sur la mobilisation citoyenne et les actions concrètes, jugées plus efficaces que les échanges stériles avec les responsables politiques. « J’ai pas voulu y aller, j’en peux plus, je préfère mettre mon énergie dans la mobilisation, dans la lutte. »

Colère des agriculteurs légitime 
La détresse des agriculteurs, qui se manifeste par des mois de protestations, est le résultat direct de politiques publiques qui les sacrifient au profit des industriels. Leur colère, loin d’être irrationnelle, est une réponse à des années de mépris et d’abandon. « S’ils étaient là pour protéger les agriculteurs, les agriculteurs ne seraient pas descendus dans la rue pendant plusieurs mois. »

Pétition ignorée 
Une pétition signée par plus de deux millions de Français a été balayée avec une désinvolture qui en dit long sur le dédain des institutions pour l’opinion publique. Ce mépris pour une mobilisation massive interroge sur le fonctionnement même de la démocratie représentative. « Un message envoyé par plus de deux millions de Français, moi je trouve ça hallucinant. »

Double langage des décideurs 
Les responsables politiques et les porteurs de lois agricoles utilisent des arguments trompeurs, conçus pour rassurer l’opinion sans rien changer aux pratiques. Fleur Breteau invite à creuser derrière ces discours pour découvrir une réalité bien différente. « Ils ont des éléments de langage qui nous font croire des trucs. » « Quand on creuse, on se rend compte… »

Urgence sanitaire et environnementale 
Son combat contre les pesticides et pour une agriculture saine dépasse largement cette seule question : il s’agit d’une remise en cause globale d’un système qui sacrifie la santé et l’environnement. Son expérience personnelle, marquée par la maladie, renforce sa détermination à alerter sur ces enjeux vitaux. 
« Je suis tombée de mon fauteuil de chimio, hein ! »

 

Source : https://www.auposte.fr/fleur-breteau-le-cancer-est-affaire-politique-et-son-combat-une-lecon-de-vie/ 

dimanche 15 février 2026

Prades Programme Alchimie - 🌱🌼🌷 ciné-débat avec réalisateur VENDREDI / apéro-concert DIMANCHE / nouvelle expo / atelier unique spécial dos / ateliers / événements à venir... Au plaisir de vous croiser par ici ou par là !

 

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