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mercredi 15 juillet 2026

Près de 8,4 millions d’euros engloutis pour un barrage jamais rempli : la justice vient d’ordonner sa destruction totale aux frais du département du Tarn

 

Source : DR

 

Près de 8,4 millions 

d’euros engloutis 

pour un barrage jamais rempli : 

la justice vient d’ordonner 

sa destruction totale 

aux frais du département du Tarn

  Dans ce bilan merci de ne pas oublier de mentionner la mort de Rémi Fraisse, pas seulement en toute fin d'article

 Trois hectares de forêt rasés, une digue à moitié construite, une zone humide éventrée : voilà ce qu’il restait du projet de barrage de Sivens quand la justice a fini par trancher. 
Le tribunal administratif de Toulouse a annulé les autorisations qui permettaient au chantier d’exister, condamnant de fait le département du Tarn à démolir ce qu’il avait entrepris et à remettre en état les lieux, aux frais de la collectivité. Un projet censé sécuriser l’irrigation d’une vingtaine d’exploitations agricoles s’est ainsi transformé en gouffre financier et en symbole national de l’aménagement du territoire raté.

À retenir

  • Un tribunal administratif annule rétroactivement tout fondement légal du projet de barrage
  • Les experts eux-mêmes jugeaient le projet surdimensionné et disproportionné aux besoins réels
  • La démolition et restauration coûteront plus cher que ne l’aurait coûté l’abandon initial du chantier

Un chantier lancé malgré tous les signaux d’alerte

Le projet portait sur la construction d’un barrage-réservoir sur le Tescou, un petit affluent du Tarn, près du lieu-dit du Testet. Ce projet aurait créé un lac de barrage permettant la constitution d’une réserve d’eau d’un volume de 1,5 million de m3 utilisable notamment pour l’irrigation de terres agricoles et le contrôle de l’étiage du Tescou. Sur le papier, l’ouvrage devait profiter à une trentaine d’agriculteurs pratiquant la culture du maïs. Dans les faits, les experts mandatés par l’État eux-mêmes doutaient de la pertinence du projet.

Le rapport d’expertise commandé après le début du chantier ne mâchait pas ses mots. Les experts jugeaient le projet surdimensionné, estimaient que l’étude d’impact avait été « de qualité très moyenne » et déploraient que le choix d’un barrage en travers de la vallée ait été privilégié « sans réelle analyse des solutions alternatives possibles ». Et le chiffrage financier interpellait déjà à l’époque : « Ceci est d’autant plus regrettable que le coût d’investissement (8,4 millions d’euros hors taxe, Ndlr) rapporté au volume stocké est élevé », notaient les deux ingénieurs, qui estimaient également que 40 exploitants bénéficieraient du barrage, alors que le Conseil général en annonçait le double.

Les conséquences écologiques, elles, ne se sont pas fait attendre. Depuis le début du défrichement sur le site d’une superficie totale de 34 hectares, les opposants ont mené toutes sortes d’opérations pour tenter d’empêcher la destruction d’une zone humide de 13 hectares. Peine perdue : le décapage du sol a déjà condamné définitivement la zone humide qui abritait plusieurs dizaines d’espèces protégées. Un membre du collectif d’opposants résumait la situation avec une formule qui a marqué les esprits : « Elle est détruite à 90% (…) Jamais, elle ne reviendra à l’état initial ».

La justice tranche : tout était illégal

Il aura fallu attendre juillet 2016 pour que le couperet tombe vraiment. Le tribunal administratif de Toulouse a annulé trois arrêtés fondateurs du premier projet de barrage de Sivens, une victoire juridique de taille qui remettait en cause sur le fond l’utilité du projet de retenue d’eau. Trois décisions, trois coups portés au même dossier : le tribunal a annulé la déclaration d’utilité publique (DUP), l’autorisation de défrichement et la dérogation à la loi sur les espèces protégées, alors que la zone humide de Sivens en comportait une centaine.

Le rapporteur public n’a pas mâché ses mots sur le bilan de l’opération. Il avait estimé qu’il y avait un « bilan négatif compte tenu du caractère excessif du barrage au regard des besoins, de l’atteinte à l’environnement et du coût ». Sur la question des espèces protégées, la sanction a été tout aussi nette : « le projet ne répond pas à des raisons impératives d’intérêt majeur compte tenu de ses dimensions et des mesures compensatoires inadéquates ». Détail qui a son importance pour la suite : les juges ont choisi l’annulation pure et simple des trois arrêtés, et non leur simple abrogation, une nuance juridique qui efface rétroactivement toute base légale au projet, aussi bien pour l’ouvrage existant que pour toute tentative de le faire renaître au même endroit.

Grand perdant de ce jugement : le département du Tarn, maître d’ouvrage. Le Conseil général du Tarn se retrouvait sans aucune base légale pour planifier un projet à Sivens, alors qu’un nouveau barrage redimensionné et déplacé nécessiterait une nouvelle déclaration d’utilité publique et une nouvelle enquête publique. Autant dire repartir de zéro, après avoir déjà englouti des millions dans des travaux devenus, du jour au lendemain, purement et simplement illégaux.

Démolir, indemniser, restaurer : la double peine du département

Une annulation de ce type n’est jamais qu’une formalité juridique. Elle emporte une obligation concrète : remettre les lieux en l’état, c’est-à-dire démolir ce qui a été bâti sans droit et restaurer la zone humide détruite. Un jugement ultérieur du tribunal administratif de Toulouse a d’ailleurs rappelé cette obligation de l’État à « prescrire les mesures de remise en état du site de Sivens » et à appliquer les mesures de police relatives aux opérations de défrichements.

Sur le plan financier, l’addition a été douloureuse pour les finances départementales. Au-delà des 8,4 millions d’euros déjà investis dans un ouvrage jamais mis en eau, un protocole d’accord a organisé le règlement du contentieux : l’accord transactionnel portait sur une compensation de 3,4 millions d’euros de l’État au Département sur l’abandon du projet, soit 2,1 millions pour les dépenses en pure perte et 1,3 million pour réhabiliter la zone humide. Les travaux de démolition et de restauration ont fini par démarrer avec plus d’un an et demi de retard : le 21 août 2017 démarrent les travaux de réhabilitation du site, avec pour objectif de restituer au site son état initial avant travaux, notamment en remettant en place la terre déplacée.

Curieusement, ce délai n’a pas été jugé fautif par les tribunaux, contrairement à d’autres manquements de l’État sur ce dossier. Un jugement a précisé que l’État, y compris dans un protocole d’accord transactionnel conclu avec le département du Tarn, avait mis du temps à s’occuper des mesures compensatoires consécutives à la destruction des zones humides, mais qu’un tel délai n’était pas fautif pour le juge administratif. En revanche, sur le défrichement lancé avant toute autorisation légale, l’addition judiciaire a été plus salée : l’État a été condamné à verser une indemnité de 10 000 euros pour chacune des deux associations requérantes.

Ce dossier a également coûté une vie humaine : celle de Rémi Fraisse, jeune naturaliste de 21 ans tué en marge des manifestations d’opposition à l’automne 2014, un drame qui a précipité l’abandon du projet initial et accéléré la prise de conscience politique sur le dimensionnement réel des besoins agricoles locaux. Aujourd’hui encore, la vallée du Tescou reste citée en exemple dans les débats sur les retenues d’eau et les mégabassines, preuve qu’un chantier mal ficelé peut coûter bien plus cher à démolir qu’à ne jamais avoir été construit.

L'équipe Sciencepost

Rédigé par L'équipe Sciencepost

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mardi 14 juillet 2026

Pions - Mordillat mord

Pions

  • Mordillat mord

  • Le

     

    Peter Newell, illustration pour Lewis Caroll, De l’autre côté du miroir, 1902


    Il y a la canicule, le mondial de foot, le Tour de France pour nous distraire et il y a pour 2027 la mise en place d’un régime autoritaire (pour le dire sans excès), voire d’un régime néo-fasciste pour le dire plus vertement. Plus que jamais, la fable de la grenouille qu’on fait bouillir à feu doux dans une casserole s’impose. L’union des droites (de Macron à Zemmour et consorts) compte sur le climat, les vacances et les sports pour profiter que la population a la tête ailleurs et avancer ses pions un par un.

    Les trois derniers avancés sur l’échiquier politique ont de quoi nous alarmer.

    Premier pion : supposant qu’ils agissent toujours en légitime défense – même quand ils tirent dans le dos d’un manifestant ou d’un passant (la liste, hélas, est longue) –, l’Assemblée nationale vient de voter une loi accordant aux policiers un droit de tuer. Désavouant de fait cette loi, Claire Hédon, la Défenseure des droits, vient de rendre public un rapport pointant que lors de la manifestation à Sainte-Soline, malgré tous les témoignages (visuels et enregistrés), aucune procédure disciplinaire n’a été engagée contre les gendarmes « auteurs de tirs non réglementaires et disproportionnés, ainsi qu’à l’ensemble de la chaîne de commandement » [1]. Elle rappelle aussi – ce que tout le monde a pu entendre grâce à Mediapart et Libération« l’accumulation des propos dégradants, stigmatisant l’ensemble des manifestants ». En clair : soutenus par leur hiérarchie, les gendarmes se sont régalés à viser, blesser, éborgner ceux qui protestaient contre l’installation d’une méga-bassine. « 200 blessés parmi les manifestants, dont au moins 40 blessés graves » : une véritable partie de chasse qui n’a fait l’objet d’aucune enquête ni d’aucun désaveu. Darmanin n’assurant n’avoir rien vu ni rien entendu de répréhensible et soutenant les gendarmes obligés de faire face à la violence inouïe des « écoterroristes » !

    Deuxième pion : Claire Hédon est en fin de mandat et pour la remplacer, le président Macron a trouvé la perle rare, le parlementaire idéal qui jamais ne contrariera les néo-fascistes à l’œuvre : François-Noël Buffet, sénateur Les Républicains, opposant au mariage homosexuel, chargé de l’immigration par Nicolas Sarkozy, soutien de François Fillon, de Wauquiez, opposant à la constitutionnalisation de l’IGV, contre l’extension de la PMA, etc. Le Défenseur des droits devient le défenseur des droites ! Autre rapport, celui de Domique Simonnot, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, elle aussi en fin de mandat, dénonçant les conditions d’incarcération observées à la prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe : « il ressort des constats effectués et des témoignages reçus – tant de personnes détenues que de professionnels et intervenants – que des violences systémiques sont commises sur des détenus par des membres du personnel pénitentiaire de détention » [2]. Une fois encore, Darmanin assure qu’il n’y a là rien de répréhensible et assure la hiérarchie pénitentiaire de son soutien indéfectible.

    Troisième pion : gageons que Dominique Simonnot qui, comme Claire Hédon, aura effectué un travail exceptionnel pendant tout son mandat, sera remplacé par – au hasard – un partisan d’Éric Ciotti, Marion Maréchal ou un député du Rassemblement national.

    L’union des droites a déjà pour elle l’argent, les médias, l’armée et la police, avec ces trois pions elle peaufine sa mainmise sur la République assurée de l’appui, jamais démenti, d’Emmanuel Macron. Combien de temps avant que ces victoires des néo-fascistes deviennent le modèle ordinaire d’organisation de notre société ? Combien de temps encore resterons-nous amorphes, résignés, vaincus ? Gramsci disait qu’il haïssait l’indifférence. Combien de temps encore resterons-nous indifférents à ce qui nous tue à petit feu ?

    Gérard Mordillat
     
    ____________________ 

     

    Source : https://la-bas.org/la-bas-magazine/chroniques/pions 

     

    lundi 13 juillet 2026

    Fillols - Weekend Insolite - 18/19 juillet - Programme

     

    Mesdames et Messieurs 
    c'est l'heure du grand weekend insolite, 
    prenez vos agendas car ça va être dense :
     
    Weekend Insolite
     
    Mode plouc à tendance rurale
     
    18/19 Juillet - La Place de Fillols



       Le samedi 18 :

       - 19h Concert à prix libre au café du Canigou  avec :

    ATAXIA et le TRIO DE REBETIKO (https://ataxiarebetiko.bandcamp.com/)

       - A partir de 20h seront servis wraps et frites

       - 21h30 Cinéma sous l'acacia :

       LES NOUVEAUX SAUVAGES (RELATOS SALVAJES) 

    Un film de Damian Szifron
     - 
    Argentine/2014/120 minutes 

    (Les inégalités, l’injustice, l’humiliation… Certains encaissent, d’autres s’effondrent, quelques-uns se révoltent. Et puis il y a celles et ceux qui pètent les plombs et sombrent dans la vengeance. Ce sont les « nouveaux sauvages » que le réalisateur argentin Damian Szifron met en scène dans une série de petites histoires au vitriol où les personnages se défoulent méchamment. Et certains poussent le bouchon loin, très loin…)


    Le dimanche 19 :  Le jour du Défilé !

      - 15h30 ouverture de la buvette et du bar à vin (pas la peine de faire un dessin)

      - 16h00 ouverture des jeux ploucs 
    (là par contre on vous fait un dessin, voir ci-dessous)

    - 18h00 course de planches (la coupe du monde de Fillols, paris inclus)

       -18h30 les sandwiches 1er service (un ventre plein, chasse le chagrin)

      - 19h30 défilé insolite (inutile d'en dire plus ! Milan, Paris, et désormais Fillols)

      - 20h30 les sandwiches 2ème service (à estomac rempli, point de soucis)

      - 22h concerts avec : 

    Sofaz - Sofaz a eu 10 ans en 2022, sa musique est un savant mix entre maloya, gnawa, mandingue et électro. Hyper festif et engagé, les concerts sont de véritables éruptions volcaniques. (https://www.youtube.com/watch?v=7Ae3UIdV068)

    Luciferumba - Après avoir enflammé le café du Canigou il y a un an, Fabien-Gaston Rimbaud aka LUCIFERUMBA, musicien situationniste punk originaire de Perpignan, revient sur la place pour nous faire exulter sur une transe hypnotique et puissante qui convoque les sonorités de la rumba catalane et des fantômes de langues disparues. (https://luciferumba.bandcamp.com/album/nuit-2)


    avec nos plus calorifiques sentiments,

    Le Foyer Laïque de Fillols



    dimanche 12 juillet 2026

    Programme - Alchimie - Prades 🌞 ... Ouverture le 13 / Concert le 19 / nouveaux ateliers / à venir... Au plaisir de vous croiser par ici ou par là !

    Toutes nos pensées aux personnes 
    touchées par les incendies 
    dans les Pyrénées-Orientales.
    Merci aux pompiers, aux secours, 
    aux bénévoles 
    et à toutes celles et ceux qui se mobilisent.

    🤝
    Prenez soin de vous.



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    2026.07.13LA...
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    202607_Ateli...
    Mardi 14 juillet : fermeture
    Design_sans_...
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