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mercredi 16 septembre 2026

[FLASH INFO] Un nouveau-né de 2 jours en pleine mer







 

SOS MEDITERRANEE est une association qui a pour mission de sauver des vies, de protéger les personnes rescapées et de témoigner de la situation en mer et des multiples visages de la migration.

Elle est habilitée à recevoir les legs, donations et assurances-vie, entièrement exonérés des droits de mutation.
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lundi 14 septembre 2026

5 raisons de végétaliser les cours d’école

 


5 raisons de végétaliser 

les cours d’école

 

De nombreuses générations d’enfants ont connu le modèle traditionnel de la cour d’école entièrement recouverte de bitume et même parfois privée de tout végétal. Aujourd’hui, de plus en plus d’établissements expérimentent d’autres manières d’aménager leurs cours, en laissant davantage de place à la nature. Une configuration qui offre de multiples avantages, notamment en termes écologiques et éducatifs. Après un été caniculaire quasiment partout en France – n’en déplaise aux climato-négationnistes dans le déni, Mr Mondialisation revient sur un projet de renaturation plus que nécessaire.

 

En juin dernier, des parents très inquiets se sont mobilisés pour limiter la surchauffe des salles de classe, devenues de vraies fournaises.

Pourtant, avec des moyens et une organisation collective anticipée, végétaliser une cour de récréation pourrait devenir vital. Opter pour cette solution permettrait de lutter activement contre l’emballement climatique, mais aussi d’ouvrir l’esprit des plus jeunes à des problématiques environnementales et sociales. Mr Mondialisation vous présente à nouveau cinq raisons de généraliser cette idée à tous les établissements scolaires.

Lien pour voir la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=g0D5ICi6xrA

1) Lutter contre le dérèglement climatique

Si les environnementalistes se battent pour limiter l’intensité du réchauffement climatique, celui-ci est inévitable et a d’ailleurs déjà bien commencé. Résultat, les fortes températures, les sécheresses et les canicules vont se multiplier ces prochaines années.

Or, les espaces artificialisés, en particulier avec du bitume noir, favorisent grandement les îlots de chaleur. À l’inverse, les végétaux peuvent rafraîchir une zone, notamment grâce à l’ombre que peuvent offrir les arbres.

 

Lien pour voir la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=ftJSarL9qgw

En outre, les plantes ont également l’avantage de capturer du CO2 et donc de contribuer à limiter le dérèglement climatique. Enfin, retirer le bitume permet aussi au sol d’absorber l’eau de pluie et faciliter son cycle naturel.

2) Apprendre à vivre ensemble

C’est un rapport que l’on fait sans doute moins spontanément, et pourtant, une cour végétalisée offre plusieurs avantages au niveau de la socialisation des enfants. Elle permet d’abord de diversifier les jeux et mieux intégrer les filles.

En effet, les espaces traditionnels mettent fréquemment les garçons à l’honneur, notamment avec un terrain de football qui occupe généralement une place centrale dans l’école. Un sport qui a tendance à moins intéresser le genre féminin, qui de fait reste souvent en marge, comment le montre une enquête de l’UNICEF.

Avec une organisation spatiale différente, les enfants peuvent participer à plus d’activités ludiques et améliorer leur relation et leur coopération. Cette diversité permet en outre aux occupations des uns de ne pas empiéter sur celles des autres et donc de mieux cohabiter et intégrer tout le monde.

3) Améliorer sa santé et ses capacités

Une étude néerlandaise établit un lien de cause à effet entre la présence de la verdure et la diminution de l’agressivité, la violence et le harcèlement entre enfants. Il faut dire que de nombreuses recherches confirment également que le contact avec la nature fait énormément baisser le stress.

 

Lien pour voir la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=QbUUj9DDjWw

Mais ce n’est pas tout, puisque cette exposition améliorerait aussi le système immunitaire, les capacités motrices (notamment par la diversification des jeux et l’interaction avec l’environnement) et l’estime de soi. Elle inciterait les enfants à se dépenser. Et pour couronner le tout, le contacte avec la nature augmenterait tout simplement la sensation de sérénité.

4) Rêver

En présence d’un terrain vide, bétonné et sans vie, il est sans doute beaucoup plus simple de surveiller les élèves. Et c’est probablement pour cette raison que les cours d’école modernes ont été conçues ainsi.

Lien pour voir la vidéo sur YouTube :  https://www.youtube.com/watch?v=QOaCIB0_9lM

Et pourtant, pour évoluer de façon équilibrée, un enfant a, à l’inverse, besoin d’être stimulé, pour pouvoir rêver, escalader, manipuler, construire, inventer, ou encore se cacher. La diversité des espaces offerts par la végétalisation peut contribuer à fournir les éléments nécessaires à tous ces besoins.

Ce foisonnement va aussi permettre de développer une plus grande créativité à travers tout un imaginaire, mais également à encourager la curiosité et à porter un intérêt réel et empathique à tout ce qui entoure l’écolier.

5) S’ouvrir à la nature

Dans un monde où l’urbanisation est galopante et où les écoles en milieu rural ferment les unes après les autres, les établissements scolaires sont de plus en plus situés dans les agglomérations où la nature est elle-même déjà bien discrète.

Pour beaucoup d’enfants citadins, il n’existe donc presque plus aucun moyen de se connecter avec elle et d’apprendre à la respecter et à la protéger. Dans ce contexte, les cours végétalisées peuvent devenir une fabuleuse façon d’atteindre ces buts.

 Lien pour voir la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=UHGqySplHnY

 

Mieux, elles peuvent même prendre une dimension éducative avec une participation au jardinage, à la découverte des plantes ou encore à l’observation de la biodiversité (notamment les insectes et les oiseaux) favorisée par une telle configuration. Et dans une époque où la défense de la planète s’avère de plus en plus cruciale, ouvrir les futurs citoyens à ce genre d’enjeux apparaît comme une nécessité absolue.

– Simon Verdière, mise à jour par Mara Pron


Photo de couverture de Vitolda Klein sur Unsplash

Source : https://mrmondialisation.org/5-raisons-vegetaliser-cour-ecole/ 

samedi 12 septembre 2026

« On devient victime une deuxième fois » : de la responsabilité de la presse

 « On devient victime 

une deuxième fois » : 

de la responsabilité de la presse


dimanche 06 septembre 2026

Toutes les deux semaines, votre lettre sur #MeToo, les questions de genre, les mobilisations féministes et LGBTI+. 

Cette lettre vous a été transférée par un·e ami·e ? Vous pouvez vous inscrire directement en cliquant ici.

Le mot de la semaine
« On devient victime une deuxième fois » : de la responsabilité de la presse


Par Lénaïg Bredoux, responsable aux questions de genre
Toutes et tous l’ont craint. Celles et ceux qui, un jour, ont choisi de se confier à un·e journaliste ou de livrer un témoignage à la justice, ont redouté que « ça fuite », que leur anonymat soit brisé et que leur récit soit livré en pâture dans la presse sans leur accord. Parfois sans même avoir été prévenu·es, au mépris de leur vie personnelle, de leur réputation professionnelle et de leur santé mentale.

La chanteuse et actrice Helena Noguerra vient d’en faire l’amère expérience. Deux médias français, RTL et Paris Match, ont divulgué son nom alors qu’elle avait choisi de témoigner anonymement dans l’affaire Patrick Bruel. Auprès de Mediapart (dans l’enquête de Marine Turchi et dans une tribune en accès libre sous pseudonyme) et auprès de la justice. C’est ce dernier témoignage qui a manifestement été communiqué à des journalistes peu scrupuleux.

Ce manque de scrupules et/ou cette déontologie défaillante n’est pas un cas isolé. Nous l’avons constaté dans de nombreuses affaires telles Hakimi, Epstein, PPDA, Quatennens, Besson, Plaza, Lomepal

À Mediapart, nous le constatons depuis dix ans que nous menons des enquêtes sur les violences sexistes et sexuelles (VSS) : l’anonymat est un trésor que de nombreuses personnes – majoritairement des femmes –, victimes ou témoins, chérissent. Il est souvent la condition impérative de leur parole.

Ce n’est ni par amour du secret ni pour jouer les OSS 117 des VSS. La réalité est bien plus triviale. Les victimes – plaignantes ou témoins – craignent les répercussions d’une publicisation de leur nom : le cyberharcèlement sur les réseaux sociaux, la réaction hostile de leurs proches, l’obligation d’en parler avec ces mêmes proches… Ceux-ci parfois n’en savaient rien : des parents ou le ou la conjoint·e sont souvent totalement ignorant·es de ce qu’elles ont vécu cinq, vingt ou trente ans auparavant.

Elles redoutent de subir des revers professionnels : de perdre des contrats, d’être mises sur la touche d’un parti ou d’un syndicat, de ne plus être les bienvenues sur un plateau de télévision ou de cinéma. Les soutiens des mis en cause, surtout quand ils sont des hommes puissants, occupent des positions de pouvoir aux ramifications parfois insoupçonnées…

Il y a aussi la peur, qui perdure : celle que l’agresseur a insufflée à sa victime, celle qui permet souvent l’impunité et scelle le silence. Le traumatisme est encore là, palpable, sensible. Souvent, les femmes qui témoignent craignent celui qu’elles mettent en cause : pas besoin de menaces ou de coups, le souffle de la violence subie suffit.