Pour
comprendre à quel point l’extrême droite est un danger mortel,
remontons le temps. Certains cadres et adhérents du RN financent,
fournissent des armes ou commanditent des meurtres et des attentats. Le
racisme, l’antisémitisme et le terrorisme sont bien à l’extrême droite.
-
Affaire Claude Herman : ancien du service d'ordre du Rassemblement
national (ex-Front national). Il a fourni des armes à Amedy Coulibaly
qui a tué cinq personnes lors de l'attentat antisémite de l'Hyper Cacher
en 2015. Herman a été condamné à sept ans de prison.
- Affaire
Jean-Claude Veillard : ancien candidat du RN au municipal de Paris mis
en examen par le parquet antiterroriste pour avoir participé à financer
Daesh et Al-Qaïda à hauteur de 13 millions d'euros. Il a supervisé la
collaboration de Lafarge avec des groupuscules terroristes en Syrie.
-
Affaire Claude Sinké : cet ex candidat RN a tenté, en 2019, d'incendier
la mosquée de Bayonne et a tenté d'assassiner deux hommes avec son arme
à feu.
- Affaire Thibault Gond Manteaux, investi tête de liste à
Strasbourg par le Rassemblement national en 2019, malgré son passé «
d’organisateur de ratonnades » dans « l’affaire des kebabs d’Auxerre »
entre 2004 et 2005. Il figure parmi les neuf condamnés pour des
incendies à caractère raciste commis notamment à l'aide de cocktail
molotov.
- Affaire Sébastien Dudognon, ancien secrétaire
départemental du Front National de la jeunesse a voulu commettre des
attentats à l'explosif. Il a été mis en examen pour association de
malfaiteurs terroriste et criminelle.
Puis il y a eu les meurtres et tentatives de meurtres de ces trois dernières années.
Federico Martín Aramburú fût lâchement tué par trois militants
d'extrême droite : Loïk Le Priol, Romain Bouvier et Lyson Rochemir.
Depuis décembre 2022 et malgré sa mise en examen pour complicité
d'assassinat, cette dernière n'est plus en prison, elle a été remise en
liberté. Alors je passe en revue tous les événements des derniers mois.
Lorsque le 23 décembre 2022, à Paris, William M., armé d'un pistolet
semi-automatique et de plusieurs chargeurs avait abattu trois personnes
kurdes et en avait blessé d'autres, revendiquant les motivations
racistes de son crime, Darmanin, la justice, les médias avaient refusé
de parler de terrorisme . Comment un homme ayant déjà attaqué au sabre
un camp de réfugié, n'était-il pas fiché S quand on sait que des gilets
jaunes, des militants écologistes, d'extrême gauche, anarchistes et des
journalistes le sont ? Pourquoi le procès de cet homme se tient à huit
clos ? Pourquoi, au bout de seulement quelques jours, parlait-on d'une
maladie mentale ? Le racisme n'est pas une maladie, c'est une idéologie
politique mortifère. D'ailleurs son acte, et pour des raisons politiques
d'alliance idéologiques entre la Macronie et l'extrême droite, ne sera
jamais qualifié d'attentat et lui ne sera jamais qualifié de terroriste,
l'expertise psychiatrique ramenant son acte à « une altération de son
discernement ».
Quelques jours plus tard un homme, Tonny F.
voulait rendre hommage à ce terroriste, William M, ayant tué les trois
personnes Kurdes. Il voulait s'en prendre, selon ses dires à une «
voisine bougn*ule », il dénonçait une cité progressivement transformée
en « califat » et le rôle du gouvernement, accusé de « sublimer
l’africanisation de l’Union européenne » : un racisme revendiqué. Il
tire donc sur une adolescente de 13 ans d'origine maghrébine et la
circonstance aggravante de racisme n'est pas retenue. Lorsque le maire
de Saint-Brévin subit plusieurs tentatives de meurtres de la part de
groupuscules d'extrême droite, l'État ignore ses demandes de protection.
Un mois après la dernière tentative, les réseaux néonazis responsables
de ces attentats défilaient à nouveau à Saint-Brévin sous la protection
des CRS, qui selon plusieurs témoins (journalistes), leur ont serré la
main. Ces mêmes CRS qui ont ensuite tiré des grenades sur les opposants
antifascistes.
Le 3 juillet 2024, un site d’extrême-droite
avait publié une liste de noms d’avocats qui avaient signé une tribune
contre le RN. Tribune intitulée : « Liste (très partielle) d’avocats à
éliminer » et illustrée d’une photo de guillotine. Lors de ces
législatives, parmi les candidats présentés par le Rassemblement
national, 109 d’entre eux ont été épinglés par le média Street Press
pour des propos racistes, antisémites, homophobes, complotistes,
anti-IVG. La Macronie, pourtant si prompte à défendre à plusieurs
reprises le RN dans les médias et vouloir l’intégrer dans l’arc
républicain, est restée très silencieuse concernant les menaces de mort
et les agressions émanant de sympathisants d’un parti créé par des
criminels de guerre. Le média d’extrême droite Frontières a diffusé les
identités d’une soixantaine d’avocats. Dans un hors-série paru le 30
janvier, le magazine dresse une liste des « coupables de l’invasion
migratoire » les accusant d’être « complices des personnes en situation
irrégulière cherchant à obtenir un titre de séjour. Citation : « Nous
vous livrons […] le podium, tous tribunaux administratifs confondus, des
avocats les plus empressés à défendre les étrangers en situation
irrégulière. » Des menaces de mort ont aussi été proférées contre trois
magistrats ayant siégé au procès de Marine Le Pen et des cadres du
Rassemblement national (RN). Le parti d’extrême droite est poursuivi
pour détournements de fonds publics, dans l’affaire des assistants
européens du parti, le jugement sera rendu le 31 mars. « Les procureurs
Louise N. et Nicolas B. ainsi que la présidente du tribunal Bénédicte de
P. ont reçu des menaces de mort de la part de personnes écrivant dans
la section de commentaires du site d’extrême droite Riposte Laïque ».
Une « balle de 9 mm dans la nuque », écrit un certain François Desvignes
ou encore un certain Job, estimant que Bénédicte de P. doit être «
éliminée au plus vite » .
Le 31 août 2024, Djamel Bendjaballah,
éducateur de 43 ans, a été tué sous les yeux de sa fille de 10 ans
devant le collège Van der Meerch de Capelle-la-Grande près de Dunkerque
(Nord). Il est passé à trois reprises sous les roues de la berline de
l’ex-conjoint de sa compagne, Jérôme Decofour, membre d'une milice
d'extrême droite : la Brigade Française Patriote. Pourtant, entre
décembre 2022 et août 2024, Djamel Bendjaballah avait déposé à
l'encontre de Jérôme Décofour plusieurs plaintes pour injures racistes.
Des plaintes qui n’avaient pas déclenché de mesures spécifiques de la
part de la justice, jusqu’au jour du crime. Trois plaintes classées sans
suite. Trois occasions de lui sauver la vie. Malgré les preuves du
caractère raciste du crime, la justice et l'État refuse de le qualifier
en tant que tel.
Le dimanche 16 février, une trentaine
d'individus d'extrême droite "cagoulés et munis de tessons de bouteille"
ont pénétré dans la cour d'un immeuble du Xe arrondissement où se situe
l'association culturelle des travailleurs immigrés de Turquie (ACTIT)
alors que des militants antifascistes regardait le film Z de
Costa-Gavras. Après avoir hurlé "Paris est nazi" et avoir blessé à
l'arme blanche un homme, six d'entre eux ont été arrêtés. Retailleau n'a
réagit que deux jours plus tard dans un discours – médiocre – à
l'Assemblée Nationale. Je le cite : « S’il y a un combat qui devrait
nous réunir, c’est le combat contre la violence, contre le fascisme, le
nazisme, l’extrême droite… et aussi contre l’ultragauche ! ». Le mot
"ultra gauche" est crié. L'extrême droite tente de nous tuer et
Retailleau trouve le moyen de nous criminaliser. Nous, antifascistes,
nous existons parce que les fascistes existent. Il est révoltant de
renvoyer dos à dos des groupuscules fascistes se battant pour la "pureté
de la race" et des militants d'extrême gauche luttant contre le racisme
et les autres formes de discrimination. Retailleau a toujours tenu des
propos racistes, identitaires, autoritaristes. Il est celui qui a parlé
de "régression ethnique" lors des révoltes dans les banlieues, suite à
l'assassinat de Nahel. Il est celui qui affirme que la situation
catastrophique à Mayotte est du fait des "noirs" et des "Musulmans".
Alors, si aujourd'hui des groupuscules d'extrême droite tentent
d'assassiner des personnes racisées et des militants de gauche, c'est
aussi à cause des discours racistes et décomplexés du Ministre de
l'Intérieur. En ciblant la gauche antifasciste, Retailleau vise un autre
objectif : nous empêcher de réagir et de nous défendre face aux
tentatives de meurtre de l'extrême droite. Son discours stigmatisant
tend aussi à nous museler et à nous priver de notre légitime défense.
Nous n'avons à demander à un gouvernement, responsable de cette
situation, son autorisation pour défendre nos vies.
Le 8 avril,
Zora et Lila, deux mères de famille française d'origine maghrébine ont
été étranglées et tabassées aux cris de « sales arabes » par trois
personnes. Tout ceci a débuté par un banal accrochage entre leur voiture
et une autre roulant en sens inverse. Les trois occupants de l'autre
véhicule leur disent : « c'est à vous de partir, sale arabe ». Zora et
Lila sont insultées, étranglées, frappées. « J’ai pas arrêté de crier :
arrêtez, arrêtez… J’ai sorti mon téléphone pour filmer, pensant que ça
les arrêterait, raconte Lila à France Bleu, Mais non. Ils se sont jetés
sur moi ». Zora, plaquée au sol, est étouffée par une main posée sur sa
bouche. « L'adolescent me frappait, pendant que la dame me tenait les
jambes. » Lila est étranglée par l’arrière. Les agresseurs finissent par
lâcher leurs victimes. Celles-ci font constater par un médecin « des
griffures, des marques, des bleus... » « On n’a même pas eu le temps de se
remettre, qu’il fallait déjà calmer nos enfants. »
Le vendredi
24 avril, une vingtaine d'individus d'extrême droite ont attaqué un bar
à Albi, dans le sud-ouest de la France. Le groupuscule "Patria Albiges"
a ciblé et attaqué ce bar "considéré comme recevant une clientèle de
gauche". Les agresseurs cagoulés étaient armés d'une bombe lacrymogène.
Sur une vidéo, on voit le commando gazer la terrasse, mais aussi donner
des coups de poings à une cliente âgée d’une soixantaine d’années.
Libération a identifié le frappeur comme étant Matteo V., membre d’un
groupe de supporters ultras de l’Olympique Lyonnais. Les néofascistes
ont frappé des clients au hasard avant de fuir vers la cathédrale.
Thomas Rouquette, leader de "Patria Albiges" et ancien candidat du RN
aux municipales de 2020 à Albi. Autre fasciste identifié : Lorenzo
Bodino, porte-parole de Patria Albiges, condamné en avril 2023 à huit
mois de prison avec sursis pour l’agression de deux étudiants de gauche.
Un client était toujours hospitalisé ce dimanche matin et la femme
sexagénaire frappé a eu le nez cassé.
Le 25 avril 2025. Un
attentat islamophobe a visé une mosquée du Gard, le terroriste a tué de
plusieurs dizaines de coups de couteau un fidèle nommé Aboubakar. Puis
il a filmé sa victime agonisante en répétant à deux reprises : « Je l’ai
fait (…), ton Allah de merde ». Le Ministre de l'intérieur et des
cultes Bruno Retailleau ne s'est pas rendu sur place et n'a fait aucune
déclaration. Ayant lui même tenu des propos racistes et islamophobes qui
ont conduit la Ligue Des Droits de l'Homme à saisir la Cour de Justice
de la République, il n'y a rien à attendre de cet étron raciste et
islamophobe dont le discours conforte l'extrême droite dans ses projets
d'attentats terroristes. Oui, terrorisme. On martèle la définition :
Ensemble d'actes de violence (attentats, prises d'otages, etc.) commis
par une organisation ou un individu pour créer un climat d'insécurité,
pour exercer un chantage sur un gouvernement, pour satisfaire une haine à
l'égard d'une communauté, d'un pays, d'un système.
Le mois de
mai 2025 se terminait encore mal. Des militants d’extrême droite ont
fait irruption dans la nuit du 30 mai dans un bar communiste d’Alès, où
ils ont agressé une vingtaine de personnes. On n'a pas entendu Bruno
Retailleau les taxer de "barbares". Le 31 mai, à Puget sur Argens, un
homme a tué son voisin tunisien, Hichem Miraoui, et a blessé un homme de
nationalité turque. Il filme ses actes, diffuse les vidéos et clame son
racisme. C'est tout un arsenal d'armes qui a été retrouvé dans sa
voiture. Bien sûr Bruno Retailleau n'a réagi que bien trop tard en
prétendant que "le racisme doit sévèrement être puni" : celui des
autres, mais pas le sien ? Lui qui a banalisé les discours xénophobes,
racistes et islamophobes. Banalisé la violence envers les personnes
musulmanes et racisées. Chaque agression ou meurtre commis depuis son
arrivée au pouvoir porte les empreintes de sa politique. Chaque femme
qui se fait arracher son voile, chaque musulman exécuté froidement,
chaque personne racisée abattue au nom d'une pseudo "pureté nationale"
par un souchien bercé par ses paroles. Il a adoubé les suprémacistes
nommées Nemesis, il a soutenu un État xénophobe et génocidaire, il a
voté des lois racistes et ségrégationnistes. Et aujourd'hui tout se
passe comme prévu.
16 personnes, islamophobes, suprémacistes
et identitaires, faisant partie d'un groupuscule terroriste
d'extrême-droite nommé "AFO" prévoyaient d'assassiner 200 imams,
d'empoisonner au cyanure et à la mort aux rats de la nourriture Halal
et de faire exploser une mosquée. Une grande partie des membres du
groupuscule étaient des sympathisants RN et l'un d'entre eux un ex
candidate FN. Les faits remontent à 2018. Les membres de ce groupuscule
sont jugées depuis le 10 juin 2025 pour association de malfaiteurs
terroriste et de recherches d’armes. Dans la presse vous lirez sûrement
le terme "ultra droite" pour qualifier ces terroristes. Mais ce terme a
été inventé par les médias et les politiques pour dédiaboliser le RN et
dissocier le parti d'extrême droite de ses fanatiques suprémacistes.
Tout ce qui se joue dans ce procès émane bien de l'idéologie
d'extrême droite : violence, islamophobie, racisme, identitarisme,
terrorisme, théorie complotiste du "grand remplacement" alors ici, a
contrario de toute la presse, j'emploie le vrai terme : extrême droite.
La cellule AFO, "Action des forces opérationnelle" est repérée par la
DGSI en février 2018. Ce groupe prévoyait donc des actes terroristes
visant exclusivement des musulmans et des Arabes. Guy Sibra, retraité de
la police nationale, a été identifié par les enquêteurs comme étant à
l’origine de la formation d’AFO. Sa compagne, Marie-Véronique R.,
animait le blog « Réveil patriote », organe prosélyte du groupe.
L'infiltration d'un membre de la DGSI a permis de mettre au jour les
agissements et projets terroristes d'AFO : entraînements au lancé de
grenades en forêt, détention de dizaines d'armes à feu et de milliers de
munitions, des éléments servant à fabriquer des explosifs. "Faute de
charges suffisantes" la plupart des membres sont remis en liberté et
placés sous contrôle judiciaire. Et l'on se demande bien ce qu'il
fallait de plus à la justice pour les mettre en détention provisoire.
Peu de médias relatent qu'en juillet 2018, trois suspects avaient été
interpellés et placés en garde à vue pour avoir projeter d'assassiner le
rappeur Médine. En juin 2019, un autre membre de l'AFO, diplomate de
l'ambassade de France au Salvador, est inculpé pour son appartenance au
groupe.
En mai 2023, le Parquet national antiterroriste (Pnat)
requiert un procès pour 15 personnes membres de l'AFO soupçonnées
d'association de malfaiteurs terroristes et d'un autre membre de l'AFO
pour infractions à la législation sur les armes ou les explosifs. Le
groupuscule organisaient également des stages survivalistes :
utilisation d'armes à feu et de l'arbalète, apprentissage de techniques
pour déjouer la surveillance policière, fabrication de napalm et
d'explosifs, techniques militaires de combat ou formation juridique en
cas de garde à vue. Dans les différents attentats que fomentait le
groupuscule d'extrême droite, la DGSI a découvert : « l' opération halal »
qui prévoyait de dissimuler les femmes d’AFO sous des niqabs pour
empoisonner de la nourriture dans les rayons halal de supermarchés avec
du cyanure ou de la mort aux rats, tuer « 200 imams radicalisés » faire
exploser la porte d’une mosquée de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine),
ou encore piéger un couscoussier avec des explosifs. Le procès a débuté
le 10 juin. À la barre, c'est une succession de mauvais sketch : la
mamie amnésique qui ne se rappelle soit-disant de rien hormis d'avoir
mis du jambon dans le rayon Halal d'un supermarché. Daniel R, ancien
militaire, qui fabriquait des grenades, dit à la juge qu'il se croyait
dans la série "walking dead" et rêvait de "remonter en scooter des files
de voitures et de balancer des grenades dans les véhicules des
musulmans" mais ajoutant que "c’était pas possible ce plan, c’était
irréalisable. Et puis on risquait de faire des dommages collatéraux et
de tuer des non musulmans". Philippe C., téléopérateur de taxi, qui se
prenait pour un agent secret. C'est à se demander s'ils ne font pas
exprès de passer pour des idiots. Le procès se poursuit : il s'agit du
dossier d'extrême droite violente le plus important présenté devant la
justice française.
Ce procès qui se tenait 7 ans après les faits,
avec des personnes mises en examen comparaissant "libres", se déroule
dans un contexte où la violence de l'idéologie d'extrême droite a gagné
les politiques et les médias. D'un Retailleau, incitateur à la haine
raciale et religieuse, qui hurle "à bas le voile" ou méprise Aboubakar
Cissé victime d'un attentat terroriste dans une mosquée, en passant par
une criminalisation systématique des musulmans accusés tour à tour soit
d'antisémitisme soit de terrorisme pour un soutien affiché à la
Palestine. Mais déjà en juillet 2018, le Parisien avait publié une
interview complaisante de Guy Sibra, le fondateur du groupuscule
terroriste. Article sobrement nommé " les confidences du fondateur du
groupuscule AFO", illustré d'une photo le faisant passer pour un gentil
papinou, le laissant étaler ses mensonges sans aucune mention
contradictoire.
Je ne sais pas si l'Histoire du fascisme se
répète mais ce dont je suis certaine, c'est que certains s'inspirent des
heures les plus sombres de ce passé pas si lointain. Face aux menaces,
aux crimes et aux attentats des extrêmes droites, il nous faut organiser
une légitime défense à la hauteur de la violence qu'elles nous
infligent.