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vendredi 15 mai 2026

Préserver l'eau potable : France Nature Environnement lance un recours contre l'État

 

Communiqué de presse


Préserver l'eau potable : 

France Nature Environnement 

lance un recours contre l'État

 
 

Publié le 23 avril 2026

Entre 1980 et 2025, 14 640 captages d’eau potable ont été fermés. Parmi les captages abandonnés en raison de la dégradation de la qualité de la ressource sur la période 1980-2025, 41,6 % le sont du fait de teneurs excessives en nitrates et/ou pesticides.

La contamination des eaux du fait des pollutions agricoles conduit à des difficultés d’approvisionnement en eau de qualité et/ou à des coûts exorbitants de dépollution pour les Françaises et les Français. Il existe pourtant des outils à la disposition des préfets et des maires pour protéger les captages à moindre coût mais qui demeurent sous-utilisés par manque de volonté politique.

France Nature Environnement (FNE) et l’Association Citoyenne et Laïque des Consommateurs (ACLC) assignent l’État devant le tribunal administratif de Paris afin que l’État respecte son devoir de protection de notre ressource en eau potable.

Des pesticides présents dans la majorité des réseaux de distribution d’eau potable

Largement utilisés en agriculture conventionnelle, les pesticides épandus dans les champs ruissellent et/ou s’infiltrent dans le sol jusqu’aux rivières et nappes phréatiques. Or, c’est dans ces mêmes eaux de surface ou souterraines qu’est puisée l’eau de consommation.

La présence de pesticides dans l’eau est un phénomène massif : Les pesticides ont été détectés dans 97 % des stations de surveillance de l’eau et leur concentration a dépassé les normes dans près de 20 % d’entre elles, situées en majorité dans les grandes plaines céréalières et industrielles du nord de la France (Bassin parisien, Beauce, Picardie, Champagne…), où les traitements phytosanitaires sont plus fréquents. En 2024, d’après le ministère de la Santé, 19,2 millions de personnes ont été alimentées au moins une fois par de l’eau en situation non conforme vis-à-vis des normes pesticides.

Cette situation a été largement dénoncée par un rapport très critique de l’IGEDD-IGAS-CGAEER, qui n’a été rendu public qu’après avoir été diffusé dans la presse en novembre 2024. Ce rapport met en cause la politique de l’État en matière de protection des captages et présente une série de recommandations pour protéger les captages des pollutions chimiques.

1,5 milliard d’euros à la charge des consommateurs et consommatrices

Chaque année, les coûts liés aux services de l’eau en lien avec les pollutions d’origine agricole s’élèvent jusqu’à 1,5 milliard d’euros, payés par les consommateurs et consommatrices sur leurs factures d’eau. Par ailleurs, selon la Cour des comptes, la dépollution de l’eau vis-à-vis des pesticides engendre 251,7 millions d’euros par an de coûts supplémentaires.

Au-delà des coûts de traitement, la seule dépollution ne peut pas être une solution sur le long terme : le charbon actif utilisé est importé et les traitements membranaires, tels que l’osmose inverse, sont coûteux en énergie, en eau et en équipements. De plus, ils conduisent trop souvent à simplement « relâcher » les polluants filtrés par une installation dans le milieu naturel pour être à nouveau dépollués aux frais du gestionnaire d’eau situé en aval du cours d’eau. Enfin, certaines molécules sont extrêmement difficiles à retirer de l’eau, ce qui constitue des impasses techniques pour les gestionnaires d’eau.

Le recours à des solutions curatives accentue les inégalités territoriales entre collectivités ayant les moyens de payer des infrastructures de dépollution et les autres, et n’est simplement pas viable sur le long terme.

Une solution bon marché : le changement des pratiques agricoles

De nombreux outils fonciers, financiers et réglementaires existent pour protéger les captages d’eau potable, en incitant et en soutenant les agriculteurs et les agricultrices à mettre en œuvre des pratiques sans pesticides de synthèse, voire en dernier recours, en interdisant leur utilisation. Les initiatives de collectivités engagées ou de gestionnaires de services d’eau potable prouvent qu’il est possible de stopper l’utilisation de pesticides de synthèse dans les aires d’alimentation des captages, en concertation avec les agriculteurs et les agricultrices du territoire, et les différents acteurs et actrices des filières.

Malheureusement, l’État, dont c’est pourtant la responsabilité, et ses représentants et représentantes dans les territoires, à savoir les préfets, sous-utilisent les dispositifs à leur disposition pour protéger les captages d’eau.

« Boire de l’eau potable », un recours contre l’État et une campagne à destination des maires

Face à cette situation, et alors que le récent projet de loi d’urgence agricole est une nouvelle occasion manquée de protéger fortement les captages d’eau potable, France Nature Environnement et l’Association Citoyenne et Laïque des Consommateurs assignent l’État en justice afin de faire respecter un droit élémentaire des citoyens et citoyennes : avoir accès à une eau potable de qualité.

Ce recours devant le Tribunal administratif de Paris vise à engager la responsabilité de l’État du fait de sa carence fautive dans la protection des captages et lui demander de mettre en œuvre une série de mesures de protection, et de réparer le préjudice écologique résultant de l’atteinte “non négligeable aux éléments ou aux fonctions des écosystèmes ou aux bénéfices collectifs tirés par l’Homme de l’environnement”.

Concrètement, nous demandons que l’État :

  • Permettre un meilleur accès à l’information sur la qualité de l’eau des captages
  • Mettre en place des programmes de protection des captages, permettant de rester sous les seuils de qualité vis-à-vis des pesticides, en premier lieu vis-à-vis des captages les plus pollués, et dans un échéancier plus long pour tous les captages
  • Une réparation financière du préjudice écologique, avec un fléchage des fonds vers les agences et institutions publiques mettant en œuvre des mesures de protection des captages (par exemple, les programmes des Agences de l’eau d’aide à la conversion à l’agriculture biologique sur les zones à enjeux pour l’eau potable)

En parallèle, car des solutions existent déjà, et peuvent être mises en œuvre dès aujourd’hui, France Nature Environnement et ses 6 329 associations mettent à disposition des maires, la liste des outils qu‘elles et ils peuvent utiliser pour protéger leurs captages, ainsi qu’un dispositif de mobilisation citoyenne pour agir localement. Chacun et chacune d’entre nous est concernés et concernées, chacun et chacune d’entre nous peut participer.
 
 

Source : https://fne.asso.fr/communique-presse/preserver-l-eau-potable-france-nature-environnement-lance-un-recours-contre-l?mtm_campaign=annuel&mtm_kwd=newsletter&mtm_medium=email&mtm_source=merlin 

jeudi 14 mai 2026

À l’école, le masculinisme résiste à la prévention qui monte

À l’école, 
le masculinisme résiste 
à la prévention qui monte 





La lettre pour tous·tes
vendredi 08 mai 2026

Voici notre lettre consacrée au mouvement #MeToo, aux questions de genre, aux mobilisations féministes et LGBTQ+.

Cette lettre vous a été transférée par un·e ami·e ? Vous pouvez vous inscrire directement en cliquant ici

Le mot de la semaine
À l’école, le masculinisme résiste à la prévention qui monte


Par Livia Garrigue, journaliste
« Lors d’une séance en 5e, une élève a pris la parole pour expliquer qu’il était difficile de parler des violences, puisqu’elle voyait en chaque adulte un agresseur potentiel : le chauffeur de bus, l’enseignant, le médecin, le policier. J’ai demandé si d’autres élèves ressentaient la même chose, et la grande majorité des mains se sont levées. »

Marie Simon, enseignante, a publié un texte dans le Club de Mediapart après avoir témoigné pour cet article sur la difficile mise en place de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) dans les écoles. Malgré l’adoption d’un programme officiel en 2025, victoire d’une mobilisation de plusieurs décennies, cet enseignement repose encore sur le bon vouloir individuel des personnels de l’éducation.


Imprimer dans les jeunes esprits les mécanismes de la discrimination, leur apprendre à détricoter les stéréotypes de genre, comprendre les contours de leur intimité et les frontières du consentement : l’Evars pourrait être le nerf de la guerre contre les violences sexuelles.

Mais désemparée face à un groupe d’élèves imprégnés de culture raciste et masculiniste, Marie Simon témoigne de son esseulement, et raconte comment, identifiée comme sensible à ces sujets (« madame égalité femme-homme »), des comportements menaçants l’ont amenée à demander la protection fonctionnelle.


Outre l’histoire de Marie, paradigmatique des manques et hypocrisies institutionnelles, les enseignant·es doivent échafauder des subterfuges pour contourner les parents réfractaires, bidouiller ProNote pour éviter les absentéismes volontaires, faire oeuvre pédagogie préventive. En l’absence de volontarisme politique, l’éducation à la vie affective et sexuelle demande des trésors d’inventivité et de motivation. ll manque du temps, de l’argent, des dispositifs pour contrecarrer les campagnes de désinformation des collectifs d’extrême droite qui, de loin en loin, instillent des doutes et créent des méfiances infondées.


Mais pour la sociologue Yaëlle Amsellem-Mainguy, en contraste avec l’époque des ABCD de l’égalité, malgré des protestations sonores, la prise en compte des violences a imperceptiblement progressé à l’école. Grâce à la mobilisation des féministes, de profs avant-gardistes et du Planning familial aujourd’hui mis au ban de l’école, un consensus solide s’est malgré tout construit autour de l’Evars, et le corps enseignant est peuplé d’enseignant·es qui savent combien ces séances sont essentielles à la construction d’une culture collective d’égalité.


Et surtout, les enfants parlent, davantage qu’autrefois - c’est même ce qui pousse certains établissements, submergé·es ou en sous-effectif, à freiner les séances d’Evars. Mais en laissant seul·es les plus investi·es sur le sujet, la « neutralité complice » de l’institution, comme l’écrit Marie Simon, ajoute de la violence à la violence. Or, « si cette élève de 5e pense que tous les adultes sont des agresseurs potentiels », ajoute-t-elle, « alors la question n’est pas seulement de protéger les enfants. Elle est de savoir dans quelles conditions cette protection peut redevenir crédible. »

 

mercredi 13 mai 2026

En Anjou, 4000 hectares de quinoa bio soignent les sols et les humains

En Anjou, 

4000 hectares de quinoa bio 

soignent les sols et les humains

 

Pour des consommateurs dont la santé digestive est fragile, éviter les résidus de pesticides n'est pas une précaution abstraite. C'est une nécessité concrète.

 


Texte : Isabelle Vauconsant 
Photographie : Perles d'Anjou 
29 avril 2026

 

Pour les cœliaques et les sensibles au gluten, trouver un aliment sain, local et certifié relève du parcours du combattant. En Anjou, on a relevé le défi avec un quinoa bio français qui soigne autant les intestins que les sols.

L’équipe de Perles d’Anjou

Une filière née d’un diagnostic

Tout commence par une enfant et une maladie. En 2009, Maud Abbott, Normande, et son mari Jason, Texan, apprennent que leur fille est cœliaque. La maladie cœliaque est une pathologie auto-immune : la gliadine, protéine présente dans le blé, déclenche une destruction progressive de la muqueuse intestinale.

Elle touche 1 % de la population, souvent des années avant d’être diagnostiquée. Face au vide du marché français en produits locaux sans gluten, la famille choisit de créer la filière elle-même, en Anjou.

Benoît Calmès, généticien de formation diplômé de l’INRA, a rejoint l’aventure avec une conviction : le quinoa est une réponse agricole autant que médicale. « Nous sommes passés de 17 à 4 000 hectares », s’émerveille-t-il. Un tiers du quinoa français est aujourd’hui angevin.

                                      Plant de Quinoa

Le quinoa, allié des intestins fragilisés

Pour les personnes cœliaques, chaque repas est un arbitrage. Le moindre résidu de gluten, même infime, peut provoquer une réaction inflammatoire grave. Le quinoa est naturellement sans gluten, mais encore faut-il que sa production soit irréprochable. C’est précisément l’engagement de Perles d’Anjou. « Nous opérons sur un site sans gluten ni allergènes.», décrit Benoît Calmès.

Au-delà de l’absence de gluten, le quinoa présente un profil nutritionnel de qualité. Il contient 14 g de protéines complètes pour 100 g, avec tous les acides aminés essentiels. C’est rare dans le règne végétal.

Il apporte trois fois plus de fibres que le riz (7 g/100 g), nourrit le microbiote intestinal et favorise un transit régulier. Pour des intestins fragilisés, cette richesse en fibres douces représente un vrai soutien.

Son index glycémique bas (53) en fait également un aliment de choix pour les personnes diabétiques ou souffrant de résistance à l’insuline, fréquemment associées aux pathologies digestives chroniques.

Le quinoa angevin protège bien au-delà des intestins. Son magnésium stabilise la tension artérielle ; fibres et phytostérols baissent le cholestérol LDL cardiovasculaire. Fer (4,6 mg/100 g) et zinc (3,1 mg), cruciaux pour cœliaques carencés, rééquilibrent l’organisme. « Tout le monde peut acheter du quinoa au prix du riz », souligne Benoît Calmès : un atout santé accessible à tous.

  Quinoa dans les champs angevins

Le bio, une condition médicale autant qu’éthique

Le bio n’est pas un argument de vente mais une cohérence pour les coopérateurs. « Soutenir le bio constitue une volonté forte de notre coopérative », insiste Benoît Calmès.

Pour des consommateurs dont la santé digestive est fragile, éviter les résidus de pesticides n’est pas une précaution abstraite. C’est une nécessité concrète.

La transition vers le bio s’étale sur cinq ans, à un rythme que les agriculteurs peuvent absorber en s’appuyant sur des rotations plus diversifiées. Les légumineuses comme la lentille ou le pois chiche contribuent à l’apport d’azote dans la rotation, même si elles ne suppriment pas tous les besoins en fertilisation ni les risques sanitaires.

Tri des lentilles

« Ces légumineuses  génèrent de la biodiversité et cassent les cycles pathogènes », explique Benoît Calmès. Le bio déstocke aussi le cadmium des sols, ce métal lourd qui s’accumule dans les tissus et dont les effets sur la santé humaine sont documentés.

Le bio représente déjà 10 % des volumes produits. La coopérative entend élargir cette part, sans précipitation, en préservant la viabilité économique des 3 500 agriculteurs qu’elle fédère.

« Produire bio reste exigeant ; mais des prix trop bas pénaliseraient les agriculteurs », nuance Benoît Calmès.

 Récolte de Quinoa

Local, traçable, souverain

La question de l’origine n’est pas anodine pour les personnes souffrant d’intolérances alimentaires. Un quinoa importé du Pérou ou de Bolivie traverse des chaînes logistiques complexes, avec des risques de contaminations croisées difficiles à auditer. Le quinoa angevin, lui, est traçable du champ à l’assiette.

Pierre-Antoine Ferru, directeur général depuis janvier 2026, a posé une règle simple : « On cultive ce qu’on a vendu ». Pas de surproduction spéculative, pas de flux opaques.

« Dans une salade de lentilles origine France, il y a plus de 50 % de chances qu’elle soit angevine », révèle Benoît Calmès. Le circuit court n’est pas ici un slogan ; c’est une garantie sanitaire.

Pendant longtemps, le sans gluten a rimé avec aliments ultra-transformés, additifs compensatoires et textures décevantes. La coopérative propose une autre voie : un grain brut, complet, cultivé en bio à 300 kilomètres de Paris, certifié sans allergènes, riche en nutriments essentiels. Une réponse simple à une question complexe.

Pour les cœliaques, les sensibles au gluten et tous ceux qui cherchent à mieux nourrir leur corps, l’Anjou cultive depuis 2009 une alternative sérieuse. La santé commence dans les champs.

Un autre monde est possible. Tout comme vivre en harmonie avec le reste du Vivant. Notre équipe de journalistes œuvre partout en France et en Europe pour mettre en lumière celles et ceux qui incarnent leur utopie. Nous vous offrons au quotidien des articles en accès libre car nous estimons que l’information doit être gratuite à tou.te.s. Si vous souhaitez nous soutenir, la vente de nos livres financent notre liberté.

Isabelle Vauconsant

 

mardi 12 mai 2026

🌍 Patatras, Macron attaque encore l'écologie

 7 mai 2026

Bonjour ! Voici l’infolettre hebdomadaire de Reporterre. Tous les jeudis, retrouvez une sélection de nos articles les plus marquants de la semaine sur l’actualité de l’écologie.


✒️L'édito
La Macronie 
multiplie ses attaques 
contre l'écologie.

Le gouvernement continue son travail de sape du droit environnemental et de ses institutions. D'abord avec la loi d'urgence agricole, examinée cette semaine à l'Assemblée nationale. Cette dernière prévoit d'entraver les possibilités de recours en justice des associations environnementales et lanceurs d'alerte, et pourrait également servir de cheval de Troie à la réintroduction de l'acétamipride, le pesticide au cœur du débat sur la loi Duplomb. Plusieurs députés RN et Rennaissance ont tenté de faire passer des amendements en ce sens, révèle Reporterre.

Pendant ce temps-là, la Macronie a sorti de son chapeau deux nouveaux projets de lois aussi effarants qu'inquiétants pour l'environnement. D'abord, un texte qui vise à mettre en place un « état d'alerte de sécurité nationale » : un régime d'exception ouvrant la voie à toutes sortes de dérogations au droit de l’environnement pour réaliser des projets militaires.

Ce n'est pas tout.

Cette semaine, le gouvernement a aussi proposé de placer les agences locales de l'Ademe (l'Agence de la transition écologique) sous l'autorité des préfets. Le risque ? Que leurs missions soient dictées non plus par l’urgence écologique mais par les priorités du ministère de l’Intérieur...

Mais dans les heures sombres, il y a toujours de l'espoir, et deux victoires sont venues émailler cette semaine d'attaques environnementales : l'abandon du projet de contournement autoroutier à l'est de Rouen et celui d'un projet de parc photovoltaïque dans une forêt des Hautes-Alpes. Parfois, la lutte paie.

lundi 11 mai 2026

Reach : le victorieux lobbying de l'industrie chimique

 Reach : 

le victorieux lobbying 

de l'industrie chimique

La lettre écologie




mercredi 06 mai 2026
 
Un mercredi sur deux, retrouvez les enquêtes, reportages et entretiens de Mediapart sur l'écologie.
 
Pour recevoir cette lettre gratuite, il vous suffit, si ce n'est pas déjà fait, de vous inscrire ici
Edito
Reach : le victorieux lobbying de l’industrie chimique

Sa révision était au cœur du Pacte vert européen. Adoptée il y a vingt ans, la réglementation Reach (registration, evaluation, authorization and restriction of chemicals), qui encadre la fabrication et l’emploi des substances chimiques en Europe, a rapidement montré ses limites. Objet depuis sa création d’un intense lobbying des industriels, Reach se distingue par d’immenses trous dans sa raquette qui n’ont pas réussi à protéger les Européen·nes de vastes scandales sanitaires comme les PFAS.

Le principe d’une réforme de Reach pour renforcer cette réglementation avait été acté en 2020, ouvrant un cycle de négociations avec les acteurs. En vingt ans, les connaissances scientifiques se sont consolidées et ont mis au jour les « effets cocktail » sur la santé humaine, comme sur les écosystèmes, des expositions croisées aux substances chimiques.

Les citoyen·nes sont de plus en plus mobilisé·es autour de ces sujets, à l’image de la pétition contre la loi Duplomb en France qui a réuni plus de deux millions de signataires.

La domination de la droite et de l’extrême droite au sein de l’Union européenne depuis 2024 a conduit à revenir sur tous les piliers du Green Deal. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, pourra accrocher à son tableau de chasse l’abandon de la révision de Reach pour le plus grand bonheur du lobby de la chimie qui a organisé pas moins de quatre-vingt-treize rendez-vous avec la Commission en 2025, selon un rapport de l’ONG Corporate Europe Observatory.


« L’industrie chimique est l’industrie des industries, au début de nos chaînes de valeur, et essentielle à la prospérité et à la création d’emplois de qualité en Europe », déclarait l’an dernier le vice-président de la commission chargée de l’industrie, Stéphane Séjourné, en recevant pour les rassurer les géants de la chimie. Le vingtième anniversaire de la réglementation Reach ressemblent donc à un enterrement de première classe. 

dimanche 10 mai 2026

Programme Alchimie Prades 🌺 ... Concert le 15 ! / l'expo Anima / nos ateliers / à venir... Au plaisir de vous croiser par ici ou par là !

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