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lundi 14 septembre 2026

5 raisons de végétaliser les cours d’école

 


5 raisons de végétaliser 

les cours d’école

 

De nombreuses générations d’enfants ont connu le modèle traditionnel de la cour d’école entièrement recouverte de bitume et même parfois privée de tout végétal. Aujourd’hui, de plus en plus d’établissements expérimentent d’autres manières d’aménager leurs cours, en laissant davantage de place à la nature. Une configuration qui offre de multiples avantages, notamment en termes écologiques et éducatifs. Après un été caniculaire quasiment partout en France – n’en déplaise aux climato-négationnistes dans le déni, Mr Mondialisation revient sur un projet de renaturation plus que nécessaire.

 

En juin dernier, des parents très inquiets se sont mobilisés pour limiter la surchauffe des salles de classe, devenues de vraies fournaises.

Pourtant, avec des moyens et une organisation collective anticipée, végétaliser une cour de récréation pourrait devenir vital. Opter pour cette solution permettrait de lutter activement contre l’emballement climatique, mais aussi d’ouvrir l’esprit des plus jeunes à des problématiques environnementales et sociales. Mr Mondialisation vous présente à nouveau cinq raisons de généraliser cette idée à tous les établissements scolaires.

Lien pour voir la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=g0D5ICi6xrA

1) Lutter contre le dérèglement climatique

Si les environnementalistes se battent pour limiter l’intensité du réchauffement climatique, celui-ci est inévitable et a d’ailleurs déjà bien commencé. Résultat, les fortes températures, les sécheresses et les canicules vont se multiplier ces prochaines années.

Or, les espaces artificialisés, en particulier avec du bitume noir, favorisent grandement les îlots de chaleur. À l’inverse, les végétaux peuvent rafraîchir une zone, notamment grâce à l’ombre que peuvent offrir les arbres.

 

Lien pour voir la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=ftJSarL9qgw

En outre, les plantes ont également l’avantage de capturer du CO2 et donc de contribuer à limiter le dérèglement climatique. Enfin, retirer le bitume permet aussi au sol d’absorber l’eau de pluie et faciliter son cycle naturel.

2) Apprendre à vivre ensemble

C’est un rapport que l’on fait sans doute moins spontanément, et pourtant, une cour végétalisée offre plusieurs avantages au niveau de la socialisation des enfants. Elle permet d’abord de diversifier les jeux et mieux intégrer les filles.

En effet, les espaces traditionnels mettent fréquemment les garçons à l’honneur, notamment avec un terrain de football qui occupe généralement une place centrale dans l’école. Un sport qui a tendance à moins intéresser le genre féminin, qui de fait reste souvent en marge, comment le montre une enquête de l’UNICEF.

Avec une organisation spatiale différente, les enfants peuvent participer à plus d’activités ludiques et améliorer leur relation et leur coopération. Cette diversité permet en outre aux occupations des uns de ne pas empiéter sur celles des autres et donc de mieux cohabiter et intégrer tout le monde.

3) Améliorer sa santé et ses capacités

Une étude néerlandaise établit un lien de cause à effet entre la présence de la verdure et la diminution de l’agressivité, la violence et le harcèlement entre enfants. Il faut dire que de nombreuses recherches confirment également que le contact avec la nature fait énormément baisser le stress.

 

Lien pour voir la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=QbUUj9DDjWw

Mais ce n’est pas tout, puisque cette exposition améliorerait aussi le système immunitaire, les capacités motrices (notamment par la diversification des jeux et l’interaction avec l’environnement) et l’estime de soi. Elle inciterait les enfants à se dépenser. Et pour couronner le tout, le contacte avec la nature augmenterait tout simplement la sensation de sérénité.

4) Rêver

En présence d’un terrain vide, bétonné et sans vie, il est sans doute beaucoup plus simple de surveiller les élèves. Et c’est probablement pour cette raison que les cours d’école modernes ont été conçues ainsi.

Lien pour voir la vidéo sur YouTube :  https://www.youtube.com/watch?v=QOaCIB0_9lM

Et pourtant, pour évoluer de façon équilibrée, un enfant a, à l’inverse, besoin d’être stimulé, pour pouvoir rêver, escalader, manipuler, construire, inventer, ou encore se cacher. La diversité des espaces offerts par la végétalisation peut contribuer à fournir les éléments nécessaires à tous ces besoins.

Ce foisonnement va aussi permettre de développer une plus grande créativité à travers tout un imaginaire, mais également à encourager la curiosité et à porter un intérêt réel et empathique à tout ce qui entoure l’écolier.

5) S’ouvrir à la nature

Dans un monde où l’urbanisation est galopante et où les écoles en milieu rural ferment les unes après les autres, les établissements scolaires sont de plus en plus situés dans les agglomérations où la nature est elle-même déjà bien discrète.

Pour beaucoup d’enfants citadins, il n’existe donc presque plus aucun moyen de se connecter avec elle et d’apprendre à la respecter et à la protéger. Dans ce contexte, les cours végétalisées peuvent devenir une fabuleuse façon d’atteindre ces buts.

 Lien pour voir la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=UHGqySplHnY

 

Mieux, elles peuvent même prendre une dimension éducative avec une participation au jardinage, à la découverte des plantes ou encore à l’observation de la biodiversité (notamment les insectes et les oiseaux) favorisée par une telle configuration. Et dans une époque où la défense de la planète s’avère de plus en plus cruciale, ouvrir les futurs citoyens à ce genre d’enjeux apparaît comme une nécessité absolue.

– Simon Verdière, mise à jour par Mara Pron


Photo de couverture de Vitolda Klein sur Unsplash

Source : https://mrmondialisation.org/5-raisons-vegetaliser-cour-ecole/ 

samedi 12 septembre 2026

« On devient victime une deuxième fois » : de la responsabilité de la presse

 « On devient victime 

une deuxième fois » : 

de la responsabilité de la presse


dimanche 06 septembre 2026

Toutes les deux semaines, votre lettre sur #MeToo, les questions de genre, les mobilisations féministes et LGBTI+. 

Cette lettre vous a été transférée par un·e ami·e ? Vous pouvez vous inscrire directement en cliquant ici.

Le mot de la semaine
« On devient victime une deuxième fois » : de la responsabilité de la presse


Par Lénaïg Bredoux, responsable aux questions de genre
Toutes et tous l’ont craint. Celles et ceux qui, un jour, ont choisi de se confier à un·e journaliste ou de livrer un témoignage à la justice, ont redouté que « ça fuite », que leur anonymat soit brisé et que leur récit soit livré en pâture dans la presse sans leur accord. Parfois sans même avoir été prévenu·es, au mépris de leur vie personnelle, de leur réputation professionnelle et de leur santé mentale.

La chanteuse et actrice Helena Noguerra vient d’en faire l’amère expérience. Deux médias français, RTL et Paris Match, ont divulgué son nom alors qu’elle avait choisi de témoigner anonymement dans l’affaire Patrick Bruel. Auprès de Mediapart (dans l’enquête de Marine Turchi et dans une tribune en accès libre sous pseudonyme) et auprès de la justice. C’est ce dernier témoignage qui a manifestement été communiqué à des journalistes peu scrupuleux.

Ce manque de scrupules et/ou cette déontologie défaillante n’est pas un cas isolé. Nous l’avons constaté dans de nombreuses affaires telles Hakimi, Epstein, PPDA, Quatennens, Besson, Plaza, Lomepal

À Mediapart, nous le constatons depuis dix ans que nous menons des enquêtes sur les violences sexistes et sexuelles (VSS) : l’anonymat est un trésor que de nombreuses personnes – majoritairement des femmes –, victimes ou témoins, chérissent. Il est souvent la condition impérative de leur parole.

Ce n’est ni par amour du secret ni pour jouer les OSS 117 des VSS. La réalité est bien plus triviale. Les victimes – plaignantes ou témoins – craignent les répercussions d’une publicisation de leur nom : le cyberharcèlement sur les réseaux sociaux, la réaction hostile de leurs proches, l’obligation d’en parler avec ces mêmes proches… Ceux-ci parfois n’en savaient rien : des parents ou le ou la conjoint·e sont souvent totalement ignorant·es de ce qu’elles ont vécu cinq, vingt ou trente ans auparavant.

Elles redoutent de subir des revers professionnels : de perdre des contrats, d’être mises sur la touche d’un parti ou d’un syndicat, de ne plus être les bienvenues sur un plateau de télévision ou de cinéma. Les soutiens des mis en cause, surtout quand ils sont des hommes puissants, occupent des positions de pouvoir aux ramifications parfois insoupçonnées…

Il y a aussi la peur, qui perdure : celle que l’agresseur a insufflée à sa victime, celle qui permet souvent l’impunité et scelle le silence. Le traumatisme est encore là, palpable, sensible. Souvent, les femmes qui témoignent craignent celui qu’elles mettent en cause : pas besoin de menaces ou de coups, le souffle de la violence subie suffit.

jeudi 10 septembre 2026

Les 10 bonnes nouvelles - Banc d’allaitement, dépollution des sols et retour du kākāpō


Banc d’allaitement, 

dépollution des sols 

et retour du kākāpō : 

Top 10 bonnes nouvelles


Pour contrer la morosité des actus, 

voici 10 bonnes nouvelles 

à ne pas manquer !

1. Des lycéens fabriquent un banc d’allaitement pour l’espace public

À Avion, des élèves du lycée Auguste-Béhal de Lens ont conçu et fabriqué un banc d’allaitement installé au parc de la Glissoire, offrant aux parents un espace calme et intime pour allaiter ou donner le biberon. Un second banc est prévu, dans une démarche visant à favoriser l’allaitement dans l’espace public. (La Voix du Nord)

2. Une cour d’appel confirme la protection fédérale des zones humides de Floride

La justice américaine a confirmé que l’État ne pouvait pas gérer seul certains permis de destruction des zones humides sans respecter les obligations de la législation sur les espèces menacées. Les autorisations resteront donc soumises au cadre fédéral, qui prévoit davantage de contrôle public et de consultation des nations autochtones. (Earthjustice)

3. À Dives-sur-Mer, la lutte contre la spéculation immobilière s’organise

À Dives-sur-Mer, où les résidences secondaires représentent près de la moitié des logements, la commune développe des BRS, logements sociaux, préemptions et taxes sur les résidences secondaires et logements vacants pour maintenir des habitant·es à l’année. Le dispositif BRS permet notamment à un trentenaire d’acheter son appartement 155 000 €, soit presque deux fois moins cher que les logements voisins. (Grand Format)

4. Une décision judiciaire renforce les droits des peuples autochtones face au projet de pipeline Line 5

La Cour suprême du Michigan a annulé le permis de construction du tunnel destiné à faire passer l’oléoduc Line 5 sous le détroit de Mackinac. La décision intervient après les recours de plusieurs nations autochtones et de collectifs écologistes opposés aux risques pour les eaux des Grands Lacs. (Earthjustice)

5. Des vêtithèques pour lutter contre la fast fashion

À Genève, l’association Vet’Lok permet aux familles d’emprunter des vêtements pour enfants plutôt que de les acheter, favorisant réemploi, partage et réduction des achats neufs. Le modèle, encore marginal, existe aussi en France et pourrait réduire la surconsommation textile. (la Brèche)

6. Des plantes peuvent contribuer à dépolluer les sols contaminés au cadmium

Certaines plantes, comme le tabouret des bois, le saule ou l’arabette de Haller, accumulent naturellement le cadmium et d’autres métaux lourds, ouvrant des pistes pour dépolluer les sols. La laitue est particulièrement efficace en laboratoire, mais son usage alimentaire pose problème puisqu’elle concentre aussi le cadmium présent dans les sols. (La Relève et la Peste)

7. Nantes transforme deux cours d’immeubles en jungle urbaine

À Nantes, l’artiste Evor a transformé progressivement deux cours d’immeubles en une jungle de 600 m² et des milliers de plantes, offrant un îlot de fraîcheur en plein centre-ville. Désormais intégrée au parcours du Voyage à Nantes, elle est accessible au public depuis un belvédère aménagé par la Ville. (Marcelle)

8. Après un été brûlant, la mobilisation écologiste se renforce

Face aux canicules, sécheresses et incendies de l’été, les associations écologistes constatent une hausse de la mobilisation citoyenne. Une dizaine de manifestations sont prévues en septembre, avec des convergences inédites entre syndicats, associations sociales et écologistes, tandis que les collectifs entendent maintenir la pression sur les enjeux climatiques à l’approche de la présidentielle de 2027. (Vert)

9. Le kākāpō dépasse les 300 individus pour la première fois depuis 75 ans

En Nouvelle-Zélande, la population du kākāpō, perroquet nocturne incapable de voler, atteint 325 individus, après une saison de reproduction exceptionnelle marquée par 90 nouveaux poussins. L’espèce, tombée à seulement 51 individus en 1995, bénéficie depuis de décennies d’un programme de conservation intensif combinant suivi scientifique, gestion des prédateurs et aide à la reproduction. (Le Cercle)

10. En Sardaigne, la mobilisation fait reculer un projet de « glamping » de luxe

En Sardaigne, la mobilisation de collectifs citoyens et environnementaux a conduit les autorités à révoquer les autorisations d’un projet de complexe touristique de luxe à Cala Finanza, qui bénéficiait d’un régime dérogatoire aux règles environnementales et paysagères. La décision bloque pour l’instant la construction du site, même si le promoteur a engagé un recours. (EuroNews)

Mara Pron


Photo de couverture : Kakapo – Dianne Mason / WikimediaCommons

mercredi 9 septembre 2026

17 > 20 septembre - Bientôt les 4e Journées du matrimoine en Conflent !

Bientôt les 4e Journées 

du matrimoine 

en Conflent !

  


Depuis 2023, les Journées du matrimoine en Conflent mettent en lumière l'apport des femmes à notre héritage culturel commun.

Le thème « Femmes, Pouvoirs, Ruralités » de ces 4e Journées du matrimoine en Conflent invite à la fois à célébrer le girl power à la campagne et à « s'empouvoirer » ensemble, en apprenant les un·es des autres, pour cultiver notre humanité.
💜
Suivant des trajectoires individuelles ou collectives, figures d'hier ou d'aujourd'hui, des femmes créent, nourrissent ou soignent, font du lien, vitalisent nos territoires ruraux. En écho au titre du livre de Fanny Renard et Sophie Orange, ce sont souvent elles « qui tiennent la campagne ». Elles sont plus nombreuses qu'autrefois aux responsabilités, mais si peu inscrites dans nos mémoires, dans nos livres d'Histoire et sur les plaques de nos rues. Si cela soulève la question de « pouvoir », cela ne signifie pas se placer au-dessus des hommes et du vivant, mais obtenir les conditions de réaliser sa vie. 

Exposition, conférence gesticulée, apéro-radio, salon d'écoute, ateliers, film, concert : découvrez le programme des 4e Journées du matrimoine en Conflent, du 17 au 20 septembre 2026 à Prades et Fillols, organisées par Beau bruit, le Collectif LaClé, le Foyer Laïque de Fillols et de nombreux partenaires !

Programme complet à télécharger sur
 notre site ou celui de LaClé.
 

(© Illustration : Stefania Arcieri. Création graphique : Annelise Gal)