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mardi 15 septembre 2026
lundi 14 septembre 2026
5 raisons de végétaliser les cours d’école
5 raisons de végétaliser
les cours d’école
De nombreuses générations d’enfants ont connu le modèle traditionnel de la cour d’école entièrement recouverte de bitume et même parfois privée de tout végétal. Aujourd’hui, de plus en plus d’établissements expérimentent d’autres manières d’aménager leurs cours, en laissant davantage de place à la nature. Une configuration qui offre de multiples avantages, notamment en termes écologiques et éducatifs. Après un été caniculaire quasiment partout en France – n’en déplaise aux climato-négationnistes dans le déni, Mr Mondialisation revient sur un projet de renaturation plus que nécessaire.
En juin dernier, des parents très inquiets se sont mobilisés pour limiter la surchauffe des salles de classe, devenues de vraies fournaises.
Pourtant, avec des moyens et une organisation collective anticipée, végétaliser une cour de récréation pourrait devenir vital. Opter pour cette solution permettrait de lutter activement contre l’emballement climatique, mais aussi d’ouvrir l’esprit des plus jeunes à des problématiques environnementales et sociales. Mr Mondialisation vous présente à nouveau cinq raisons de généraliser cette idée à tous les établissements scolaires.
1) Lutter contre le dérèglement climatique
Si les environnementalistes se battent pour limiter l’intensité du réchauffement climatique, celui-ci est inévitable et a d’ailleurs déjà bien commencé. Résultat, les fortes températures, les sécheresses et les canicules vont se multiplier ces prochaines années.
Or, les espaces artificialisés, en particulier avec du bitume noir, favorisent grandement les îlots de chaleur. À l’inverse, les végétaux peuvent rafraîchir une zone, notamment grâce à l’ombre que peuvent offrir les arbres.
Lien pour voir la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=ftJSarL9qgw
En outre, les plantes ont également l’avantage de capturer du CO2 et donc de contribuer à limiter le dérèglement climatique. Enfin, retirer le bitume permet aussi au sol d’absorber l’eau de pluie et faciliter son cycle naturel.
2) Apprendre à vivre ensemble
C’est un rapport que l’on fait sans doute moins spontanément, et pourtant, une cour végétalisée offre plusieurs avantages au niveau de la socialisation des enfants. Elle permet d’abord de diversifier les jeux et mieux intégrer les filles.
En effet, les espaces traditionnels mettent fréquemment les garçons à l’honneur, notamment avec un terrain de football qui occupe généralement une place centrale dans l’école. Un sport qui a tendance à moins intéresser le genre féminin, qui de fait reste souvent en marge, comment le montre une enquête de l’UNICEF.
Avec une organisation spatiale différente, les enfants peuvent participer à plus d’activités ludiques et améliorer leur relation et leur coopération. Cette diversité permet en outre aux occupations des uns de ne pas empiéter sur celles des autres et donc de mieux cohabiter et intégrer tout le monde.
3) Améliorer sa santé et ses capacités
Une étude néerlandaise établit un lien de cause à effet entre la présence de la verdure et la diminution de l’agressivité, la violence et le harcèlement entre enfants. Il faut dire que de nombreuses recherches confirment également que le contact avec la nature fait énormément baisser le stress.
Lien pour voir la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=QbUUj9DDjWw
Mais ce n’est pas tout, puisque cette exposition améliorerait aussi le système immunitaire, les capacités motrices (notamment par la diversification des jeux et l’interaction avec l’environnement) et l’estime de soi. Elle inciterait les enfants à se dépenser. Et pour couronner le tout, le contacte avec la nature augmenterait tout simplement la sensation de sérénité.
4) Rêver
En présence d’un terrain vide, bétonné et sans vie, il est sans doute beaucoup plus simple de surveiller les élèves. Et c’est probablement pour cette raison que les cours d’école modernes ont été conçues ainsi.
Lien pour voir la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=QOaCIB0_9lMEt pourtant, pour évoluer de façon équilibrée, un enfant a, à l’inverse, besoin d’être stimulé, pour pouvoir rêver, escalader, manipuler, construire, inventer, ou encore se cacher. La diversité des espaces offerts par la végétalisation peut contribuer à fournir les éléments nécessaires à tous ces besoins.
Ce foisonnement va aussi permettre de développer une plus grande créativité à travers tout un imaginaire, mais également à encourager la curiosité et à porter un intérêt réel et empathique à tout ce qui entoure l’écolier.
5) S’ouvrir à la nature
Dans un monde où l’urbanisation est galopante et où les écoles en milieu rural ferment les unes après les autres, les établissements scolaires sont de plus en plus situés dans les agglomérations où la nature est elle-même déjà bien discrète.
Pour beaucoup d’enfants citadins, il n’existe donc presque plus aucun moyen de se connecter avec elle et d’apprendre à la respecter et à la protéger. Dans ce contexte, les cours végétalisées peuvent devenir une fabuleuse façon d’atteindre ces buts.
Lien pour voir la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=UHGqySplHnY
Mieux, elles peuvent même prendre une dimension éducative avec une participation au jardinage, à la découverte des plantes ou encore à l’observation de la biodiversité (notamment les insectes et les oiseaux) favorisée par une telle configuration. Et dans une époque où la défense de la planète s’avère de plus en plus cruciale, ouvrir les futurs citoyens à ce genre d’enjeux apparaît comme une nécessité absolue.
– Simon Verdière, mise à jour par Mara Pron
Photo de couverture de Vitolda Klein sur Unsplash
Source : https://mrmondialisation.org/5-raisons-vegetaliser-cour-ecole/
dimanche 13 septembre 2026
L'Alchimie - Programme - Prades - 🍇 L'infolettre Alchimique du 12/09. Au plaisir de vous croiser par ici ou par là !

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samedi 12 septembre 2026
« On devient victime une deuxième fois » : de la responsabilité de la presse
« On devient victime
une deuxième fois » :
de la responsabilité de la presse
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vendredi 11 septembre 2026
jeudi 10 septembre 2026
Les 10 bonnes nouvelles - Banc d’allaitement, dépollution des sols et retour du kākāpō
Banc d’allaitement,
dépollution des sols
et retour du kākāpō :
Top 10 bonnes nouvelles
Pour contrer la morosité des actus,
voici 10 bonnes nouvelles
à ne pas manquer !
1. Des lycéens fabriquent un banc d’allaitement pour l’espace public
À Avion, des élèves du lycée Auguste-Béhal de Lens ont conçu et fabriqué un banc d’allaitement installé au parc de la Glissoire,
offrant aux parents un espace calme et intime pour allaiter ou donner
le biberon. Un second banc est prévu, dans une démarche visant à favoriser l’allaitement dans l’espace public. (La Voix du Nord)
2. Une cour d’appel confirme la protection fédérale des zones humides de Floride
La justice américaine a confirmé que l’État
ne pouvait pas gérer seul certains permis de destruction des zones
humides sans respecter les obligations de la législation sur les espèces
menacées. Les autorisations resteront donc soumises au cadre
fédéral, qui prévoit davantage de contrôle public et de consultation des
nations autochtones. (Earthjustice)
3. À Dives-sur-Mer, la lutte contre la spéculation immobilière s’organise
À Dives-sur-Mer, où les résidences secondaires représentent près de la moitié des logements, la commune développe des BRS, logements sociaux, préemptions et taxes sur les résidences secondaires et logements vacants pour maintenir des habitant·es à l’année. Le dispositif BRS permet notamment à un trentenaire d’acheter son appartement 155 000 €, soit presque deux fois moins cher que les logements voisins. (Grand Format)
4. Une décision judiciaire renforce les droits des peuples autochtones face au projet de pipeline Line 5
La Cour suprême du Michigan a annulé le permis de construction du tunnel destiné à faire passer l’oléoduc Line 5 sous le détroit de Mackinac.
La décision intervient après les recours de plusieurs nations
autochtones et de collectifs écologistes opposés aux risques pour les
eaux des Grands Lacs. (Earthjustice)
5. Des vêtithèques pour lutter contre la fast fashion
À Genève, l’association Vet’Lok permet aux familles d’emprunter des vêtements pour enfants plutôt que de les acheter, favorisant réemploi, partage et réduction des achats neufs. Le modèle, encore marginal, existe aussi en France et pourrait réduire la surconsommation textile. (la Brèche)
6. Des plantes peuvent contribuer à dépolluer les sols contaminés au cadmium
Certaines plantes, comme le tabouret des bois, le saule ou l’arabette de Haller,
accumulent naturellement le cadmium et d’autres métaux lourds, ouvrant
des pistes pour dépolluer les sols. La laitue est particulièrement
efficace en laboratoire, mais son usage alimentaire pose problème puisqu’elle concentre aussi le cadmium présent dans les sols. (La Relève et la Peste)
7. Nantes transforme deux cours d’immeubles en jungle urbaine
À Nantes, l’artiste Evor a transformé progressivement deux cours d’immeubles en une jungle de 600 m² et des milliers de plantes, offrant un îlot de fraîcheur
en plein centre-ville. Désormais intégrée au parcours du Voyage à
Nantes, elle est accessible au public depuis un belvédère aménagé par la
Ville. (Marcelle)
8. Après un été brûlant, la mobilisation écologiste se renforce
Face aux canicules, sécheresses et incendies de l’été, les associations écologistes constatent une hausse de la mobilisation citoyenne.
Une dizaine de manifestations sont prévues en septembre, avec des
convergences inédites entre syndicats, associations sociales et
écologistes, tandis que les collectifs entendent maintenir la pression
sur les enjeux climatiques à l’approche de la présidentielle de 2027. (Vert)
9. Le kākāpō dépasse les 300 individus pour la première fois depuis 75 ans
En Nouvelle-Zélande, la population du kākāpō, perroquet nocturne incapable de voler, atteint 325 individus,
après une saison de reproduction exceptionnelle marquée par 90 nouveaux
poussins. L’espèce, tombée à seulement 51 individus en 1995, bénéficie
depuis de décennies d’un programme de conservation intensif combinant
suivi scientifique, gestion des prédateurs et aide à la reproduction. (Le Cercle)
10. En Sardaigne, la mobilisation fait reculer un projet de « glamping » de luxe
En Sardaigne, la mobilisation de collectifs citoyens et environnementaux a conduit les autorités à révoquer les autorisations d’un projet de complexe touristique de luxe à Cala Finanza, qui bénéficiait d’un régime dérogatoire aux règles environnementales et paysagères. La décision bloque pour l’instant la construction du site, même si le promoteur a engagé un recours. (EuroNews)
– Mara Pron
Photo de couverture : Kakapo – Dianne Mason / WikimediaCommons




















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