Bientôt les 4e Journées
du matrimoine
en Conflent !
Depuis 2023, les Journées du matrimoine en
Conflent mettent en lumière l'apport des femmes à notre héritage
culturel commun. |
Depuis 2023, les Journées du matrimoine en
Conflent mettent en lumière l'apport des femmes à notre héritage
culturel commun. |
Cet article est en accès libre, et nous voulons qu’il le reste. Mais après dix ans, Made In Perpignan est menacé. Sans le soutien de ses lecteurs, notre média ne passera pas l’année ➡️ Si vous le pouvez, faites un don.
En s’installant en Afghanistan en 2021, Elise Blanchard découvre l’impact de la sécheresse sur le pays. Alors qu’elle se rend dans un camp de réfugiés, la majorité d’entre eux lui explique avoir quitté leur domicile suite à la sécheresse qui a sévi à partir de 2018. « Je m’attendais à ce qu’on me parle de la guerre, mais non, c’était la pauvreté, la sécheresse. Alors c’est un sujet que je me suis promis de faire en profondeur. »
Elle découvre que les fillettes sont parmi les premières victimes. Vendues en mariage pour permettre aux familles de survivre. Dans la province de Badghis où 95 % de la population dépend directement des cultures pluviales et de l’élevage, près de la moitié des jeunes filles sont mariées avant leurs 18 ans. Parfois fiancées à un mois, les fillettes sont vendues pour permettre aux familles de payer leur dette et de se nourrir. Une situation qui les expose à des grossesses à la puberté et souvent à des violences domestiques.
« Je savais que ça existait. Mais ça a été particulièrement dur. J’avais couvert les violences domestiques, les frappes aériennes, la malnutrition, les morts de femmes et d’enfants par manque d’accès à une clinique ou à une sage-femme. Mais ce qui a été incroyablement difficile, c’est de voir l’impact psychologique sur ces fillettes. C’était un truc que dans leurs regards. »
« L’Afghanistan, c’est plein de douleurs pour les femmes et les filles », explique Elise Blanchard après y avoir vécu sept ans. « C’était ma maison. » Alors comment se positionner, entre un pays que l’on souhaite comprendre, et un régime taliban violent ? « J’ai voulu mettre en avant des sujets qui n’étaient pas forcément couverts, montrer la complexité de l’Afghanistan. En sachant que je ne comprendrais jamais tout. Mais j’ai voulu amener de la nuance, montrer tous les oxymores, toutes les contradictions qui composent le pays. » Une ambivalence qui traverse son livre Dans la maison d’un taliban, où elle fait le récit du quotidien qu’elle a partagé avec une famille talibane.
Pour cela, il est essentiel selon elle de raconter le sort de ces enfants dans leur ensemble. Ne pas décorréler un mariage d’une situation économique et climatique. « L’idée était de montrer tout le processus dans une seule expo. Montrer la sécheresse, les fillettes, les montrer avant de partir chez leur mari. Lorsqu’elles ont encore vraiment cette innocence d’enfant. Et aussi les montrer après, quand elles y pensent. C’était réellement inclure différents lieux, les villages, les camps de déplacés, les villes… un ensemble. Pas juste un mariage. »
De la même manière, elle insiste sur le besoin de sortir de l’image préconçue. Les hommes mariés, par exemple, ne sont pas forcément très âgés, parfois même mineurs. « Ce n’est pas dire que ce n’est pas un problème dans ce cas-là, mais c’était essayer de montrer qu’il n’y a pas un cas unique. » Plutôt que de suivre quelques familles, Elise Blanchard a d’ailleurs préféré en inclure le plus possible, pour exposer l’ampleur du phénomène dans sa diversité.
Au cœur de la série de photos, les fillettes. Des regards qui retiennent l’attention au milieu des images de paysages asséchés. « C’était rentrer dans leur intimité, les voir dans leur vie de tous les jours. Ce sont des filles qui jouent, qui ont des vies, qui vont étudier le Coran. J’ai passé beaucoup de temps avec elle. Et c’est comme ça qu’on voit l’impact psychologique. »
Les photos se gardent de pointer du doigt les parents, à qui Elise Blanchard accorde aussi une place. « Une mère me disait : ‘Comment est-ce que vous pensez qu’une mère puisse vouloir faire ça ? Une autre m’a dit : ‘J’aurais préféré la voir mourir que de l’imaginer vivre avec ce vieil homme.’ » Le souvenir aussi d’un père qui lui montrait les photos de ses filles vendues en mariage à 7 et 9 ans.
« Il n’avait pas l’argent pour aller les voir, et il s’est mis à pleurer. Voir un homme afghan pleurer, ça ne m’est pas arrivé beaucoup. Et il me disait : ‘J’ai dû sacrifier une de mes filles pour sauver le reste de la famille.’ »
Avec sa série, Elise Blanchard place le dérèglement climatique au cœur de Visa pour l’Image à travers des photographies où l’humain occupe l’objectif. Elle démontre plus que jamais comment les femmes et les enfants sont en première ligne.
La série « Afghanistan, les fillettes
vendues pour survivre aux sécheresses » est à voir au Couvent des
Minimes jusqu’au 13 septembre.
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Pour voir sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=glCEAcFTQi4&t=3s
Source : https://madeinperpignan.com/fillettes-vendues-mariage-secheresse-elise-blanchard-afghanistan/
Le 10 septembre 2026, des artistes locaux font halte à Villefranche-de-Conflent. Leur idée : pas d’exposition figée dans une salle, mais des dessinateurs et dessinatrices qui bougent, en bus, en train ou à pied, pour aller à la rencontre des gens.
Pendant la journée, ils se promèneront dans les rues de la cité pour croquer ce qu’ils voient : les habitants, les visiteurs, les vieilles pierres… Un peu comme un reportage, mais fait au crayon !
En fin de journée, tous ces dessins seront exposés le temps d’une soirée au Jardin Saint-Pierre, avec un vernissage pour clôturer la journée en beauté.
L’événement est organisé par le Collectif La Clé, en collaboration et avec le soutien de la commune. Gratuit et ouvert à tous.
Venez voir votre ville dessinée sous vos yeux !
Lundi, Romain Bouvier, Loik Le Priol et sa compagne Lyson Rochemire, vont comparaitre aux Assises pour le meurtre du rugbyman Federico Martin Aramburu. Au Poste y sera.
Au petit matin du 19 mars 2022, des coups de feu transpercent le silence du Boulevard Saint Germain dans le très chic 6ème arrondissement de Paris. Le corps du rugbyman Federico Martin Aramburu gît au sol, criblé de balles, dans les bras de son camarade, sous le choc, Shaun H.. Quelques minutes plus tôt, ils ont croisé la route de trois militant-es d’extrême droite : Romain Bouvier, Loik Le Priol et sa compagne Lyson Rochemire.
Leur procès aux Assises s’ouvre ce lundi 7 septembre 2026 au tribunal de Paris, devant lequel ils devront répondre des chefs d’accusation d’« assassinat et de complicité d’assassinat ». Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.
Cette
nuit-là, ils se croisent au Café Mabillon. À la suite d’une première
altercation avec les accusés, les deux sportifs, amochés par un échange
de coups, quittent l’établissement. Loik Le Priol, ancien militaire
ultra-violent et multirécidiviste, ancien responsable du Groupe union
défense (GUD), se serait lancé à leur poursuite. Lyson Rochemir, accusée
de « complicité d’assassinat », aurait alors pris le volant de la Jeep
de son conjoint au côté de Romain Bouvier, pour ce qui s’apparente à une véritable chasse à l’homme.
À peine quelques minutes plus tard, Romain Bouvier aurait ouvert le feu à plusieurs reprises à « bout portant » sur le célèbre rugbyman, selon le témoignage de son ami Shaun H. Une fraction de seconde se serait écoulée avant que Loïk Le Priol rejoigne la scène de crime. On l’accuse d’avoir à son tour fait feu à de multiples reprises sur la victime, déjà grièvement blessée, à un mètre d’elle, et en direction de zones vitales. En moins d’une minute, le double champion de France de rugby, Federico Martin Aramburu, s’écroule. Il est abattu. Il avait 42 ans.
Les trois accusés auraient alors pris la fuite. Loïk Le Priol est interpellé en Hongrie quatre jours plus tard. Il est placé en détention provisoire ainsi que les deux autres mis en examen. Seule Lyson Rochemire est remise en liberté sous contrôle judiciaire en décembre 2022 en attente du procès.
Ancien militaire, Loïk Le Priol avait été rapatrié en France depuis Djibouti en juillet 2015, à la suite d’accusations de violences commises sur une jeune éthiopienne. De retour en France, le militant a été condamné, avec son co-accusé Romain Bouvier, pour avoir violemment frappé deux hommes en sortie de boite de nuit. Leur courroux? S’être adossés à leur Jeep. Quelques mois plus tard Loïk Le Priol est de nouveau condamné pour la violente agression d’un autre militant du GUD. Une nouvelle condamnation qui conduira à sa radiation de l’armée.
Lors de la perquisition au domicile de Romain Bouvier sont saisis un exemplaire de « Mein Kampf », une plaque portant les inscriptions « BAC » et « Police nationale », ainsi que diverses munitions, des gilets par balles et un casque balistique…
Au cours de l’enquête, les accusés reconnaissent les violences tout en niant l’intention homicide, se positionnant en victimes : ils plaident la légitime défense. Lors de sa détention provisoire, l’un d’eux est pourtant surpris au téléphone par une surveillante de l’administration pénitentiaire qui l’entend répéter à plusieurs reprises : « Ce que j’ai préféré, ce sont les quatre dernières bastos que je lui ai mis dans le buffet ». Les accusés restent présumés innocents.
Plus de quatre ans après les faits, les juré-es populaires et les magistrat-es de la cour d’Assises de Paris se pencheront pendant ces trois prochaines semaines sur cet effroyable évènement. Au Poste sera présent.
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Les pesticides tuent, de plus en plus et depuis bien trop longtemps !
Le 3 octobre 2026, nous, paysan·nes, travailleurs et travailleuses
agricoles, personnes malades et habitant·es de territoires contaminés
convergeront vers le site de Syngenta à Saint-Pierre-la-Garenne, dans
l’Eure. Nous y appelons à une manifestation massive pour dénoncer les
ravages de l’industrie agrochimique et obtenir la mise à l’arrêt de ce
site majeur, emblématique de l’impunité dont bénéficient les
multinationales qui nous empoisonnent. Simultanément, des mobilisations
auront lieu sur plusieurs autres continents pour dire « Pesticides,
Syngenta, ni ici ni ailleurs ! »
Le Teaser de la mobilisation en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=SRCp1qZ00ME
Les pesticides tuent, de plus en plus et depuis bien trop longtemps, en premier lieu les travailleurs et travailleuses agricoles. Les quelques multinationales qui en tirent profit intoxiquent toujours plus les terres et les populations. Depuis des années, nous accumulons pourtant les preuves, les alertes et les combats : dossiers de reconnaissance de maladies professionnelles, recours juridiques, enquêtes de terrain, rassemblements devant des points de captage d’eau pollués, manifestations, accompagnement des personnes contaminées... Pourtant, nous ne sommes toujours pas entendu.es. Alors que les scandales sanitaires à ce sujet se multiplient, les pouvoirs publics et les instances européennes continuent de favoriser un modèle agricole soumis aux pesticides et de légiférer en ce sens. Ils installent ainsi une insécurité chimique sur la population entière, C’est pourquoi nous avons engagé une campagne d’actions pour désarmer les infrastructures de production des pesticides sur nos territoires et promouvoir une autre agriculture.
Le site de Saint-Pierre-la-Garenne illustre concrètement les dégâts de ce système. Depuis des décennies, Syngenta y produit de nombreux pesticides dangereux. Les nappes phréatiques voisines sont fortement polluées, et des arrêtés préfectoraux interdisent régulièrement aux riverain.es d’utiliser l’eau de leurs puits pour arroser leurs cultures. Dans les environs, les pathologies, notamment certains cancers, sont en constante augmentation. Le territoire lui-même en subit les conséquences durables.
Cette pollution s’accompagne de conditions de travail indignes. Sur les 150 salarié·es du site, plus de la moitié sont en procès avec leur employeur au sujet des primes de douche, que l’entreprise refuse de verser. Or le Code du travail impose à l’employeur de mettre à disposition des douches et des installations sanitaires adaptées dans les établissements où sont réalisés certains travaux insalubres et salissants. Ces obligations prennent un sens particulier lorsque les travailleur·euses manipulent chaque jour des substances chimiques toxiques et que des maladies professionnelles associées sont reconnues sur le site.
L’usine s’inscrit aussi dans une économie d’exportation des poisons. Jusqu’en 2023, elle produisait encore des substances actives de pesticides interdites en Europe, que ce soit pour leur usage agricole, leur production, leur stockage ou leur circulation. Ces produits étaient ensuite envoyés vers d’autres continents, avec des conséquences sociales et environnementales dramatiques. Des pratiques comparables se poursuivent dans d’autres sites industriels proches, notamment chez BASF à Saint-Aubin-lès-Elbeuf. Ce commerce des toxiques repose sur une logique de double standard et de colonialisme chimique que nous refusons : ce qui est interdit ici ne doit pas être imposé ailleurs.
À moins de deux kilomètres se trouve également le site de Nufarm, autre acteur majeur de l’agrochimie, qui produit notamment de l’imidaclopride, du glyphosate ou de la butraline. Jusqu’en 2025 au moins, l’entreprise a exporté en Afrique de l'Ouest et sans accord des pays importateurs d’importants volumes de prochloraz, un fongicide retiré du marché français en 2021 en raison de ses effets sur les cancers hépatiques et sur l’environnement. Malgré ces faits, aucune sanction n’a été prise par les services de l’État.
Le site de Saint-Pierre-la-Garenne abrite notamment le Centre d’Étude Technique d’Application des Produits de Protection des Semences (CETAPPS), où d’importants volumes de semences propriétaires sont enrobés chimiquement avant leur diffusion. La production industrielle des pesticides est intrinsèquement liée à celle du contrôle des semences, et donc à la perte d’autonomie des paysan·nes. Nous refusons que les semences soient brevetées et génétiquement modifiées par ces firmes alors que nous les sélectionnons depuis des générations pour préserver une biodiversité cultivée indispensable à la souveraineté alimentaire.
Syngenta, aux côtés de BASF, Bayer-Monsanto et Corteva, domine un secteur organisé en oligopole. Depuis son rachat en 2017 par le conglomérat public chinois ChemChina, l’entreprise occupe une place centrale dans le marché mondial des pesticides et des semences. Ce pouvoir économique s’appuie sur une forte concentration industrielle et sur le soutien de grands actionnaires comme BlackRock, Vanguard, State Street, Capital Group et Fidelity. Ce système fragilise l’agriculture paysanne et entretient une dépendance structurelle aux intrants chimiques, au prix de la maladie des populations et de la disparition progressive des paysan·nes.
Lorsque ces enjeux sont soulevés, les entreprises agitent souvent le chantage à l’emploi et la menace de délocalisation. Nous répondons clairement à cet argument. Nous défendons des reconversions industrielles utiles aux salarié·es comme aux paysan·nes, mais nous ne voulons de ces productions ni ici ni ailleurs. Les mobilisations prévues dans d’autres pays le 3 octobre exprimeront elles aussi cette exigence commune et cette solidarité internationale.
Un seul chemin est possible : la transformation du modèle agricole. Nous voulons cultiver, nourrir et vivre de notre travail sans nous empoisonner. Nous refusons que nos terres soient accaparées et leur fertilité brisée par les multinationales de l’agro-industrie. Nous nous opposons à ce que les semences paysannes soient brevetées et que la biodiversité cultivée soit réduite à une marchandise.Les alternatives agroécologiques aux pesticides existent, et leur généralisation suppose de lever les freins économiques et politiques qui maintiennent la dépendance à l’agrochimie. Nous devons sortir du système libéral qui tire les prix vers le bas et impose à une majorité de paysan.nes l’utilisation massive de pesticides utilisés comme moyens de survie à court terme sur le marché international. Les coûts cachés des pesticides en France (soutien financier public, coûts environnementaux, coûts sanitaires), estimés à 18 milliards d’euros par an, devraient au contraire être consacrés à la transformation du modèle agricole.
Le 3 octobre 2026 à Saint-pierre-la-Garenne, nous viendrons de Normandie, de partout en France et au-delà pour marquer notre détermination à en finir avec les industriels des pesticides. Pour mettre un terme à l'insécurité chimique, l'expression de la colère citoyenne est essentielle. Nous exigerons que soient établies les responsabilités dans la contamination de l’eau, des sols et des corps, que cessent les productions les plus toxiques, que les salarié·es soient justement indemnisé.es et soutenu.es dans la reconversion de ces secteurs. L’omerta tout comme les crimes de Syngenta doivent cesser !
MANIF’ et FÊTE : Parce que face aux industrie de la mort, nous partageons une immense envie de vivre, notre mobilisation débordera de sons et de couleurs. Une grande fête paysanne aura lieu le samedi soir à l'issue de la manifestation
ACCUEIL : Il sera possible de camper, dans des endroits dédiés, la veille et le soir même de la manifestation -
SOIRÉE D'INFOS, BUS, COVOITURAGE : Des soirées d'information afin de se regrouper localement pour la mobilisation, ainsi que des bus s’organisent depuis diverses villes en France. Si vous souhaitez organiser une soirée de mobilisation dans votre ville ou village nous pouvons vous envoyer un kit de présentation.
À l'appel de la Confédération paysanne, Cancer Colère, le CSVPO (collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest), les Soulèvements de la terre.
Avec le soutien d'organisations syndicales, paysannes, décoloniales, écologistes, culturelles...
Pour plus d'infos : stop-syngenta3oct.com
Contact : stop-pesticides3oct@riseup.net
Nous demandons :
1. L'accompagnement des fermes vers une transition agroécologique. Les politiques publiques et notamment la PAC 2028-2034 doivent soutenir des pratiques agricoles respectueuses de la santé, des sols et de la biodiversité et aider à l'emploi. Aucun fonds public ne doit aller à une agriculture mortifère ;
2. L'instauration de prix minimum garantis qui visent à interdire l'achat des produits agricoles par les distributeurs alimentaires en dessous du prix de revient qui comprend les charges, la rémunération du travail et la protection sociale ;
3. l'application de la décision rendue le 3 septembre 2025 par la cour administrative d'appel de Paris imposant la réévaluation des procédures d'homologation des pesticides du fait de leur impact environnemental et sanitaire désastreux ;
4. l'interdiction effective des substances cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques et des perturbateurs endocriniens ;
5. l'abandon des projet de loi Duplomb 2, du projet de directive omnibus et la mise à distance du lobby agrochimique vis à vis des espaces de décisions des politiques publiques ;
6. la reconnaissance élargie des maladies professionnelles et des réparations pour les travailleurs et travailleuses agricoles malades de l'utilisation des pesticides ;
7. la garantie d’une protection sociale pleine et entière pour tous les salarié·es de l’agrochimie, victimes ou exposé·es aux risques de leur activité et des mesures protectrice d'accompagnement à la reconversion de leurs secteurs d'activités ;
8. l'arrêt de l'exportation de pesticides interdits en Europe sur d'autres continents, des réparations pour les victimes du chlordécone dans les Antilles, le paraquat en Guyane, ou le malathion en Te Ao Maohi - Polynésie, dépollution et la restitution des terres spoliées par l'empire constitué par le groupe Bernard Hayot (GBH) ;
9. le refus des nouveaux OGM issus des Nouvelles Techniques Génomiques (NGT) et des variétés de semence brevetées qui engendrent une privatisation du vivant au dépend de l'agriculture paysanne et de l'autonomie alimentaire des populations ;
10. la protection immédiate de tous les points de captage et cours d'eau, ainsi que la dépollution des sols et des milieux naturels ;