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samedi 13 juin 2026
vendredi 12 juin 2026
Pétition - Pour rendre obligatoire l’affichage du Nutri-Score sur les emballages des aliments en France
Pour rendre obligatoire
l’affichage du Nutri-Score
sur les emballages des aliments
en France
Le 7 novembre 2025, dans le cadre de la discussion sur le PLFSS à l’Assemblée Nationale, les députés ont adopté deux amendements rendant obligatoire l’affichage du Nutri-Score sur tous les aliments.
C’est une bonne nouvelle pour les consommateurs et une victoire de la santé publique mais encore faut-il que la mesure aille au bout du processus législatif en contrecarrant l’action des lobbies qui s’y opposent.
Cette mesure est justifiée par le fait que, depuis l’arrêté interministériel du 31 octobre 2017, l’apposition du logo Nutri-Score sur la face avant des emballages des aliments repose sur le volontariat des opérateurs économiques. Cette approche facultative, bien qu’ayant favorisé une adoption partielle du dispositif sous la pression sociétale (1500 marques ont adopté le Nutri-Score, ce qui représente environ 60 % du marché alimentaire en France), elle demeure insuffisante pour garantir une information nutritionnelle transparente, accessible et compréhensible qui soit optimale pour permettre d’orienter les choix des consommateurs vers une alimentation plus favorable à la santé.
Diverses grandes entreprises, qui l’ont combattu depuis qu’il a été proposé, refusent toujours de l’afficher (Ferrero, Lactalis, Coca-Cola, Mars, Mondelez, Kraft, Unilever…) et certaines qui l’avait finalement adopté (Danone, Bjorg, Cristaline) ont décidé de ne plus l’afficher suite à la mise en place en mars 2025 du nouveau Nutri-Score mis à jour par les scientifiques et plus sévère pour les produits sucrés et les boissons édulcorées.
Or, dans un contexte d’augmentation continue du surpoids et de l’obésité au sein de la population — touchant en France un adulte sur deux et près d’un enfant sur cinq —et de l’incidence élevée des maladies chroniques liées à la nutrition (cancers, maladies cardiovasculaires, diabète…) qui ont un coût humain, social et économique considérable, l’État français a le devoir, de prendre toutes mesures visant à préserver et promouvoir la santé publique.
Comme l’ont montré de nombreux travaux scientifiques (plus de 150 études publiées en Europe), le Nutri-Score est un outil de santé publique efficace pour améliorer l’état nutritionnel de la population contribuant à réduire le risque de maladie chroniques. Les travaux scientifiques accumulés depuis plusieurs années démontrent clairement que le Nutri-Score peut contribuer à réduire le risque des pathologies chroniques qui constituent les enjeux majeurs de santé publique auxquels nous sommes confrontés en France. Mais pour être pleinement efficace, il doit être affiché sur l’ensemble des aliments mis à disposition des consommateurs.
A l’instar d’autres Etats Membres (la Belgique, l’Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et l’Espagne), la France a plaidé de nombreuses fois auprès de la Commission européenne pour l’adoption obligatoire au niveau européen d’un étiquetage nutritionnel complémentaire face avant tel que le Nutri-Score .
Malheureusement, en dépit de l’intérêt sanitaire d’une telle mesure pour la santé des Européens et de la reconnaissance et du soutien de la part de la communauté scientifique, de grandes organisations officielles et d’ONG actives dans le domaine de la santé et de la défense des consommateurs, la CE qui s’était engagée en 2020 dans le cadre de sa stratégie Farm to Fork à mettre en place un logo nutritionnel basé sur la science obligatoire en Europe, n’a pas progressé sur ce dossier.
L’instauration du Nutri-Score à titre obligatoire en France pour améliorer la santé des consommateurs en réduisant le risque de maladies chroniques, est donc à envisager en l’absence d’harmonisation européenne.
L’affichage du Nutri-Score sur l’ensemble des aliments permettrait en améliorant les apports et la consommation alimentaire de la population française de réduire les facteurs de risque associés aux maladies chroniques non transmissibles (MNT) (diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, certains cancers), dont le fardeau sanitaire et économique pèse lourdement sur les dépenses publiques et la société.
Dans la situation actuelle où le Nutri-Score n’est pas obligatoire, certains grands groupes agro-alimentaires refusent de l’afficher sur leurs produits (dont la composition nutritionnelle n’est le plus souvent pas favorables). Cette situation constitue donc une perte de chance pour les citoyens français. Ceci justifie qu’il soit rendu obligatoire. Les parlementaires et le gouvernement français doivent répondre à la demande sociétale. C’est une urgence de santé publique.
Signez la pétition sur le site de l’Assemblée Nationale
jeudi 11 juin 2026
Edgar et les invalides
Edgar et les invalides
Le
Invalides, c’est-à-dire impotents, impuissants, empêchés. On ne fait guère attention à ce genre de mots, mais c’était bien la France des invalides qui rendait un hommage national à Edgar Morin ce 03 juin dernier. Quel hommage pour notre intello le plus populaire, sa longévité record et son grand chapeau ? Officiels empaillés, musique de défilé, discours ChatGPT et surtout pas de sujets qui fâchent, surtout pas. L’exact contraire d’Edgar Morin, son contraire point par point. C’était l’hommage des invalides à un coureur de fond.
Ludovic Marin/AFP
Un instant, un peu de vent donnait un peu de vie et on espérait que le chapeau d’Edgar allait s’envoler, quitter ce linceul tricolore avec tout ce beau monde courant pour le rattraper, se montant sur les épaules, volant comme dans un Chagall, appelant les hélicoptères et toute l’armée de l’air.
Une jolie scène, de belles images, un bel hommage. Chapeau l’artiste ! Mais même le chapeau était attaché.
Il manquait quelqu’un pour raconter tout ça : Edgar Morin lui-même.
Ces jours derniers, dans ce fleuve d’hommages, toutes les facettes du bonhomme ont été évoquées, exagérées ou minimisées, selon la coutume du costume que l’époque vous taille pour vous faire entrer dans le cercueil de la renommée.
Mais il y a ce qui est passé sous le tapis, ce qui est invalidé par les invalides, à commencer par l’engagement d’Edgar Morin jusqu’au bout pour la cause palestinienne.
Pourtant, pour ça, en 2002, il fut poursuivi pour racisme et même pour terrorisme !
Vous le saviez ?
« Le 4 juin 2002, Edgar Morin publie dans le journal Le Monde, avec Sami Naïr et Danièle Sallenave, une tribune intitulée « Israël-Palestine : le cancer ». Cet article y développe l’idée que « ce cancer israélo-palestinien s’est formé, d’une part, en se nourrissant de l’angoisse historique d’un peuple persécuté par le passé et de son insécurité géographique ; d’autre part, du malheur d’un peuple persécuté dans son présent et privé de droit politique ».
Il critique « l’unilatéralisme » que porte la vision israélienne des choses. Pour lui, « c’est la conscience d’avoir été victime qui permet à Israël de devenir oppresseur du peuple palestinien. Le terme Shoah, qui singularise le destin victimaire juif et banalise tous les autres (ceux du Goulag, des Tsiganes, des Arméniens, des Noirs esclavagisés, des Indiens d’Amérique), devient la légitimation d’un colonialisme, d’un apartheid et d’une ghettoïsation pour les Palestiniens ».
Cet article vaut à Edgar Morin et à ses coauteurs un procès pour « diffamation raciale et apologie des actes de terrorisme », intenté par les associations France-Israël et Avocats sans frontières. Ces associations obtiennent la condamnation du philosophe par la cour d’appel de Versailles, mais ce jugement est cassé par un arrêt définitif de la Cour de cassation, qui reconnaît que la tribune incriminée relève de la liberté d’expression de ses auteurs [1]. »
La représentante de Palestine en France, Leïla Chahid, en compagnie de l’ancien ministre communiste Jack Ralite et d’Edgar Morin, défile en tête de la marche pour la Palestine organisée le 16 mai 1998 à Paris pour commémorer le 50e anniversaire de la Nakba (photo : Jack Guez/AFP)La deuxième intifada (2000-2005) a été en France l’occasion pour l’extrême droite et le lobby sioniste français d’accuser d’antisémitisme toute critique des attaques israéliennes contre les Palestiniens. La méthode n’était pas nouvelle mais elle est devenue alors plus systématique avec pour but essentiel de faire passer l’accusation d’antisémitisme de l’extrême droite vers la gauche et vers l’islam. L’avocat d’extrême droite Gilles-William Goldnadel en était déjà l’inlassable militant, son djihad à lui.
À l’époque, il s’est lancé dans une série de procès et d’attaques contre des personnes « de gauche » comme Éric Hazan, Pascal Boniface, le MRAP et beaucoup d’autres dont Là-bas si j’y suis suite à une série de reportages à Gaza pendant l’intifada en 2001.
Nous avons été relaxés et presque tous ces procès ont échoué tout en laissant les taches de ce quelque chose que la calomnie laisse pour longtemps dans les esprits.
Mais surtout, aujourd’hui, un quart de siècle après, ce qui semblait alors grotesque s’est inversé. Le Rassemblement national, parti d’extrême droite aux racines profondément antisémites, est chaleureusement reçu en Israël et c’est au contraire La France insoumise qui est soupçonnée d’antisémitisme.
Notre accusateur forcené, Gilles-William Goldnadel, grand ami de Benjamin Nétanyahou, est devenu une vedette omniprésente dans tous les médias d’extrême droite, de CNEWS à Valeurs actuelles, avec des arguments délicats : « j’accuse la France insoumise d’être un nid de cloportes antisémites et d’excréments » (12 janvier 2026).
Il faut le rappeler, l’instrumentalisation politique de l’antisémitisme mène inéluctablement à sa banalisation. À un certain moment, il finit par ne plus alarmer personne. Les responsables de cette instrumentalisation sont responsables de l’augmentation de l’antisémitisme aujourd’hui. Voilà des combats à mener pour saluer la mémoire d’Edgar.
P.S. Deux émissions de Là-bas à retrouver sur ce sujet avec Edgar Morin :
1) « Israël-Palestine, le cancer » : ne pas se taire (25 juin 2002)
la-bas.org/spip.php?page=player&id_document=70803
Programmation musicale : Tiken Jah Fakoly, Mangercratie
2) Le monde moderne et la question juive (17 janvier 2007)
la-bas.org/spip.php?page=player&id_document=70804
Programmation musicale : David Krakauer, Turntable Pounding
De livres en articles, Edgar Morin n’a pas cessé de se définir comme un « juif spinozant », qui refuse toute idée de peuple élu et qui, comme d’autres dans la persécution et l’exil, au contraire, s’est bâti une sensibilité universaliste qui rejette tout communautarisme, tout enfermement identitaire, toute fermeture aux autre persécutés, toute indifférence aux autres malheurs du monde.
Notes
Source : https://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/edgar-et-les-invalides
mercredi 10 juin 2026
Un grand tétras, première victime des travaux de la retenue collinaire du Roc d'Aude aux Angles
🚨 Mobilisation pour défendre la montagne !
Le 28 juin, retrouvons-nous au Roc d'Aude (Capcir) pour nous opposer au projet de méga-bassine destiné à alimenter les canons à neige de la station des Angles.
Face à l'artificialisation de la haute montagne, à la perte de biodiversité et à des projets guidés par une vision à court terme, nous affirmons qu'un autre avenir est possible : préserver les espaces naturels, protéger les espèces qui y vivent et adapter nos territoires aux défis climatiques.
❌ Non aux méga-bassines d'altitude.
✅ Oui à une montagne vivante, sauvage et respectée.
📍 Rendez-vous le 28 juin sur le site du chantier du Roc d'Aude.
🚡 Accès possible par télécabine puis environ 1h de marche (300 m de dénivelé).
Nous avons besoin d'être nombreuses et nombreux.
Partagez, relayez et rejoignez la mobilisation !
mardi 9 juin 2026
Perpignan 10 juin 18h30 - Liberté d’informer : un Combat Démocratique
Liberté d’informer :
un Combat Démocratique
Mercredi 10 juin 2026 18h30
Conférence–débat
Avec David Dufresne,
Mathieu Molard et Maïté Torres
Le Nautilus, Perpignan
Entrée libre
Trois responsables de médias indépendants (les nationaux Au Poste et Streetpress, le local Made in Perpignan) croisent leurs regards, partagent leurs expériences et interrogent les enjeux et combats qui traversent aujourd’hui un paysage médiatique soumis à la pression, la prédation et la polarisation.
Car sans presse réellement libre, il n’y a pas de démocratie.
Source : https://nostremar.com/liberte-dinformer-un-combat-democratique/





















