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samedi 17 janvier 2026

Publicité, transports et voitures électriques : les 10 bonnes nouvelles de la semaine !

 


Publicité, transports 

et voitures électriques : 

les 10 bonnes nouvelles de la semaine !


Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actu ? 

Voici les 10 bonnes nouvelles de la semaine.



1. Royaume-Uni : interdiction de la publicité pour les produits trop gras, salés ou sucrés

Au Royaume-Uni, la publicité pour les produits trop gras, salés ou sucrés est interdite depuis lundi à la télévision avant 21 heures. La mesure vise à lutter contre l’obésité infantile, qui touche 22 % des enfants à l’entrée en primaire et près de 36 % à 10-11 ans. Selon le gouvernement britannique, cette interdiction pourrait éviter 20 000 cas d’obésité par an. En France, des tentatives similaires ont jusqu’ici échoué. (Reporterre)

 

2. Lancement du « plus grand réseau de transport gratuit » 

Dans le bassin minier du Pas-de-Calais, les agglomérations de Lens-Liévin, Hénin-Carvin et Béthune-Bruay ont lancé un vaste réseau de transports publics gratuits. Les bus sont gratuits pour tous les usagers, tandis que le train est gratuit pour les habitants du territoire, sous conditions. Le dispositif concerne près de 650 000 habitants(Politis)

 

3. Norvège : près de 100 % de voitures neuves électriques

En Norvège, 95,6 % des voitures neuves immatriculées en 2025 sont électriques, un niveau proche de la généralisation. Cette transition repose sur de fortes incitations publiques financées par la rente pétrolière (avantages fiscaux, malus sur le thermique, réseau de recharge dense). Malgré leurs impacts, les véhicules électriques émettent 2 à 3 fois moins de CO₂ que les voitures thermiques sur l’ensemble de leur cycle de vie. (TV5monde)

 

4. Congo : des habitants replantent des arbres pour sauver leur île

Sur l’île d’Idjwi, au Congo, des habitants se mobilisent pour replanter des arbres après des années de déforestation liée au charbon de bois et à l’extraction de sable. Portées par des associations de femmes, des écoles, des églises et une radio communautaire, ces initiatives visent à lutter contre l’érosion, les inondations et la perte de terres agricoles. Si la pression économique reste forte, les habitants cherchent à concilier exploitation du bois et reboisement durable(Reporterre)

 

5. Bande de Gaza : l’école à tout prix

Dans la bande de Gaza, les enfants recommencent progressivement à aller à l’école depuis le cessez-le-feu. Les cours se tiennent dans des écoles partiellement détruites, encore occupées par des familles déplacées, ou sous des tentes installées dans les camps. Selon l’ONU, près de 90 % des établissements scolaires ont été visés par des attaques israéliennes depuis octobre 2023, laissant une génération d’enfants lourdement marquée par la guerre. (Politis)

 

6. Bretagne : découverte exceptionnelle d’un martin-pêcheur

En Bretagne, un martin-pêcheur d’Amérique, jamais observé officiellement auparavant en France hexagonale, a été identifié le long du canal de Nantes à Brest, près de Glomel. Probablement victime d’un accident de migration, l’oiseau attire depuis plusieurs semaines des centaines d’ornithologues venus de toute l’Europe. L’individu, un jeune mâle, semble en bonne santé et s’est adapté à son environnement, mais sa présence suscite aussi des débats sur l’afflux de visiteurs et les dérangements possibles. (Vert)

 

7. Amazonie : des abeilles sans dard obtiennent des droits légaux

Au Pérou, deux municipalités d’Amazonie (Nauta et Satipo) ont reconnu aux abeilles sans dard le statut de sujets de droit, une première mondiale. Ces pollinisatrices essentielles obtiennent le droit d’exister, de prospérer, de vivre dans un environnement sain et d’être représentées en justice en cas de menace. La décision s’appuie aussi sur l’importance écologique et culturelle de ces abeilles pour les peuples autochtones. (La Relève et La Peste)

 

8. France : la LPO veut sauver un sanctuaire d’oiseaux menacé par des rats

Sur l’atoll de Clipperton, territoire français du Pacifique nord, la LPO alerte sur une crise écologique majeure liée à l’invasion de rats noirs introduits accidentellement. Les rongeurs détruisent œufs et poussins, provoquant l’effondrement de la reproduction de plusieurs espèces d’oiseaux marins, dont certaines sont déjà proches du point de bascule. Une éradication totale des rats est jugée techniquement possible et urgente, mais elle nécessite un fort soutien logistique et politique de l’État français. (La Relève et La Peste)

 

9. États-Unis : une entreprise condamnée pour discrimination raciale

Aux États-Unis, une entreprise américaine a été condamnée à verser 115 millions de dollars à une ancienne salariée pour discrimination raciale et représailles. La justice a reconnu un environnement de travail hostile et des sanctions professionnelles liées à des dénonciations internes. Cette décision judiciaire est présentée comme exemplaire. (L’Humanité)

 

10. Colombie : Gustavo Petro augmente le salaire des travailleurs

En Colombie, le président Gustavo Petro a annoncé une hausse historique de 23,7 % du salaire minimum pour 2026, bien supérieure aux 7,21 % demandés par le patronat. Le chef de l’État affirme vouloir garantir un salaire permettant aux familles de vivre dignement, et non simplement de survivre. Cette décision, prise fin décembre, suscite une vive opposition des employeurs, mais s’inscrit dans la ligne sociale assumée du gouvernement Petro. (L’Humanité)

 

Source :https://mrmondialisation.org/publicite-transports-et-voitures-electriques-les-10-bonnes-nouvelles-de-la-semaine/

vendredi 16 janvier 2026

« Une très bonne nouvelle », la Norvège interdit les élevages d’animaux à fourrure


« Une très bonne nouvelle », 

la Norvège interdit les élevages 

d’animaux à fourrure


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Vison la lune. L’interdiction des élevages d’animaux pour la vente de leur pelage est entrée en vigueur en Norvège ce samedi. Une nouvelle qui intervient dans un contexte global de diminution de la production de fourrure en Europe.

En Norvège, visons et renards ne seront plus élevés pour être transformés en manteaux. Après avoir voté la loi en 2019, le pays scandinave interdit officiellement les élevages à destination du commerce de la fourrure, à partir de ce 1er février.

« Une très bonne nouvelle », savoure auprès de Vert Muriel Arnal, présidente de One voice, association française engagée contre l’élevage destiné à la fourrure. Elle se réjouit pour le bien-être animal, mais aussi « parce que ces élevages industriels polluent énormément ». Les excréments de ces animaux d’élevage peuvent contaminer les eaux aux phosphores et à l’azote, indique le collectif.

Un vison d’Amérique à l’état sauvage. © Wikimedia

À cause de la densité d’animaux enfermés, cette industrie représentait un risque élevé de propagation du Covid-19, avait mis en avant l’Organisation mondiale de la Santé pendant la pandémie. Le Danemark et les Pays-Bas avaient alors arrêté leur filière.

Plusieurs enquêtes avaient aussi détaillé les conditions de vie déplorables de ces animaux, et révélé que les visons ou les lapins que l’on tue pour leur pelage pouvaient être mutilés à vif.

Premier pays producteur

Au moment du vote de la loi, en 2019, la Norvège était l’un des principaux pays producteurs de fourrure au monde, avec 250 fermes sur son territoire – soit 610 000 visons et 150 000 renards exploités.

Elle produisait environ 1% des peaux de vison et entre 2 et 3% des peaux de renard. Dans les années 1940, le pays était même le premier producteur de fourrure au monde. En 2019, la filière était sur le déclin, mais elle exportait encore massivement, surtout vers la Russie ou la Chine, pays qui domine le marché mondial, devant l’Union européenne.

Sur le vieux continent, la production du précieux textile poursuit son déclin. La fourrure de vison représentait 18 millions de peaux en 2020, contre 7,5 millions en 2022, selon la Fur free alliance. The Good Goods, média qui analyse les impacts de la mode sur le vivant, souligne que la Chine voit également sa production diminuer depuis quelques temps.

La France encore consommatrice

Avant la Norvège, dix pays européens, dont le Royaume-Uni, l’Autriche ou encore les Pays-Bas avaient mis un terme à la production de fourrure. En France, seul l’élevage d’animaux sauvages (les visons) à destination de cette filière est interdit depuis une loi de 2021. Subsistent encore des fermes de lapins, pour commercialiser leur fourrure ou faire de la laine angora. Pour extraire cette dernière, One voice décrit des sessions de dépilation de lapines, au cours desquelles elles « sont étirées et maintenues en place sur une planche, tandis que leurs poils leur sont arrachés partout sur le corps ».

Une filière presque anecdotique, comparée à l’industrie mondiale. Mais l’association One voice dénonce des conditions de dépilation déplorables, au cours desquelles « les animaux sont torturés ».

« La France n’a jamais été un gros pays producteur de fourrure, par contre elle a toujours été un leader dans la mode », souligne Muriel Arnal. Et rien n’interdit l’import ni la vente de ce textile sur notre territoire.

Des marques comme Gérard Darel ou American vintage, épinglées par l’association de défense du bien-être animal Peta, ne se passent pas encore de fourrure ou d’angora. D’autres enseignes de luxe y ont pourtant renoncé : à l’image de Gucci, Versace, Lacoste ou Ba&sh. Muriel Arnal note que « de plus en plus de marques s’engagent en ce sens. Mais si la mode et les prescripteurs de la mode mettent en avant la fourrure de lapin ou l’angora, l’usage persistera. »

 

Source : https://vert.eco/articles/une-tres-bonne-nouvelle-la-norvege-interdit-les-elevages-danimaux-a-fourrure

jeudi 15 janvier 2026

Une proposition de loi veut supprimer l’obligation d’utiliser un cercueil et relancer le débat sur la liberté des funérailles

Une proposition de loi veut supprimer 

l’obligation d’utiliser un cercueil 

et relancer le débat 

sur la liberté des funérailles

La loi de 1887 sur la liberté des funérailles cantonne le choix à une alternative : inhumation ou crémation, avec obligation de recourir à un cercueil dans les deux cas. Lightspruch/Shutterstock

 

Une proposition de loi déposée à la toute fin 2025 entend rouvrir un débat ancien mais de plus en plus actuel : celui du choix réel des modalités de disposition du corps après la mort, au-delà du seul face-à-face entre inhumation et crémation.


L’actualité du droit funéraire est très vivante ces dernières années et cela n’est pas prêt de s’arrêter. Pour preuve, une proposition de loi a été déposée le 23 décembre 2025, proposition visant à rendre effective la liberté des funérailles à travers le développement d’alternatives à l’inhumation et à la crémation et s’inscrivant dans la lignée d’une proposition précédente visant à développer l’humusation, un sujet qui reste dans l’actualité depuis 2023 malgré une certaine instabilité politique.

Quel est l’objet de cette nouvelle proposition de loi ?

La proposition de loi no 2297 portée par le député LFI François Piquemal (4ᵉ circonscription de Haute-Garonne) vise « à rendre effective la liberté des funérailles ». Autrement dit, l’enjeu de ce texte n’est pas de promouvoir une alternative en particulier à l’inhumation et à la crémation mais d’offrir une plus grande marge de manœuvre aux citoyennes et citoyens français quant au choix de leurs funérailles. Pour rappel, il s’agit normalement d’une liberté déjà inscrite dans la loi de 1887 sur la liberté des funérailles mais qui est souvent interprétée comme une liberté « contrainte » puisque cantonnée au choix entre inhumation ou crémation avec obligation de recourir à un cercueil dans les deux cas.

Ainsi, le texte propose de renforcer cette liberté par une mesure forte : l’abrogation de l’obligation d’utiliser un cercueil au profit d’une liberté de choix de l’enveloppe mortuaire (article 2), suivie d’une invitation à la reconnaissance légale d’alternatives à l’inhumation et la crémation (la terramation, l’humusation et l’aquamation sont ainsi nommées dans l’article 3 de la proposition).

Là est la différence majeure entre cette proposition de loi et celle de 2023 citée en introduction : la liberté de choix de l’enveloppe mortuaire. Autant les alternatives à l’inhumation et à la crémation commencent à être connues, autant il s’agit là d’une mesure totalement inédite qui vient porter un coup à plus de 200 ans de tradition juridique, l’obligation légale d’utiliser un cercueil datant d’un arrêté du préfet de Paris de 1801 pour des raisons d’hygiène.

Enfin, là où cette nouvelle proposition de loi rejoint la précédente, c’est sur la technique légistique de l’expérimentation. Les deux propositions proposent de passer par la voie de l’expérimentation avec un délai plus crédible pour la nouvelle proposition (5 ans) contre 6 mois seulement dans celle de 2023.

Une proposition inspirée par l’actualité internationale du droit funéraire

Cette nouvelle proposition de loi n’est pas une initiative isolée. Cela commence à faire plusieurs années que nous entendons parler de reconnaissances légales d’alternatives à l’inhumation et à la crémation. C’est le cas notamment aux États-Unis, en Allemagne et peut-être bientôt en Suisse.

Ce mouvement de légalisation dans le monde témoigne d’une nouvelle sensibilité écologique et de l’aspiration de nos concitoyens à davantage de liberté dans l’organisation des funérailles.

La France n’est d’ailleurs pas le seul pays à réfléchir à l’abrogation de l’obligation légale d’utiliser un cercueil. En région bruxelloise (Belgique) il est ainsi permis depuis janvier 2019 de s’affranchir du cercueil au profit d’un linceul. On reconnait ici la théorie défendue par Alexandre Flückiger, légisticien, selon laquelle « le droit d’un État voisin est susceptible de déployer des effets d’ordre recommandationnel sur un territoire limitrophe. Le droit étranger déploie dans ce contexte un effet symbolique qui agirait sur les comportements au même titre qu’une recommandation très implicite. »

La situation en France

Enfin, en dehors de la proposition de loi, il est possible de trouver plusieurs indicateurs sur le sol français qui démontrent un vif intérêt pour une plus grande liberté des funérailles et pour l’abrogation de l’obligation légale du cercueil.

À défaut de pouvoir supprimer le cercueil, certains réfléchissent à le rendre plus vert. À Saint-Étienne, la jeune entreprise Pivert Funéraire a ainsi créé un modèle pour crémation fabriqué à partir de déchet des industries sylvicoles et oléicoles.

D’autres organisent des colloques académiques sur le sujet. C’est l’exemple du colloque récent « Cercueil(s) & droit(s) », qui s’est tenu à l’Université Toulouse Capitole, le 28 novembre 2025.

D’autres encore mènent des expériences effectives sur le déploiement d’alternatives à l’inhumation et la crémation. C’est l’exemple de l’expérimentation sur des brebis qui a lieu dans l’Essonne à travers le projet ANR F-Compost.

En somme, les acteurs de la recherche et des pompes funèbres préparent le terrain pour que des projets, comme celui porté par cette proposition de loi, puissent voir le jour. Si une réserve pouvait être émise il y a quelques années sur l’intérêt du Parlement pour ces questions, il est permis de penser qu’à plus de cent ans la loi sur la liberté des funérailles pourrait bientôt connaître une nouvelle vie…


Source : https://theconversation.com/une-proposition-de-loi-veut-supprimer-lobligation-dutiliser-un-cercueil-et-relancer-le-debat-sur-la-liberte-des-funerailles-272831

mercredi 14 janvier 2026

Crustacés, marché et forêts millénaires : les 10 bonnes nouvelles de la semaine

 

Crustacés, marché et 

forêts millénaires : 

les 10 bonnes nouvelles 

de la semaine

Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actu ? Voici les 10 bonnes nouvelles à ne surtout pas manquer cette semaine. 

1. Le Royaume-Uni s’apprête à interdire l’ébouillantage des crustacés 

Après avoir reconnu en 2021 que les homards, crabes et crevettes sont des êtres sensibles, le gouvernement britannique prépare une interdiction de l’ébouillantage à vif pour 2030. Des méthodes d’abattage alternatives, jugées moins cruelles, devraient être imposées. La Suisse, la Norvège, l’Autriche et la Nouvelle-Zélande l’ont déjà proscrit. (Reporterre)

2. Dans ce marché, les clients choisissent le prix qu’ils paient

Dans les locaux de l’ancienne Manufacture des tabacs, dans un quartier populaire de Bergerac, aucun tarif n’est affiché au marché “des trois prix” : chacun donne selon ses moyens ou ce qu’il estime juste. Ce système solidaire permet l’accès à une alimentation de qualité tout en assurant l’équilibre économique du lieu. (Reporterre)

3. Des mobilisations pour sauver les forêts millénaires du Canada

Dans la forêt de Walbran, sur l’île de Vancouver, au Canada, militants, habitants et communautés autochtones s’opposent à des projets d’exploitation menaçant des forêts anciennes. Ils dénoncent la destruction d’écosystèmes irremplaçables, essentiels à la biodiversité et au climat. (La Relève et la Peste)

4. Les politiques écologiques urbaines s’installent durablement

Bio dans les cantines, pistes cyclables, rues aux écoles : dans de nombreuses grandes villes comme Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Grenoble ou Marseille, ces mesures ne sont plus remises en cause. Même les alternances politiques ne reviennent pas sur ces transformations. (Libération)

5. Une espèce disparue depuis un siècle réapparaît en Lot-et-Garonne

Sur les bords de la Garonne vers Agen, le castor d’Europe, absent des observations locales depuis près de cent ans, a été repéré le long d’un fleuve. Une redécouverte liée à l’amélioration progressive des milieux naturels. (Actu)

6. Des orangs-outans sauvés du trafic vont à l’école de la jungle

A l’Orangutan Information Centre (OIC), à Sumatra, en Indonésie, les orang-outans victimes du commerce illégal, vont ensuite à l’école de la jungle, suivre une longue réhabilitation pour réapprendre à se nourrir seuls, construire des nids et éviter les humains avant leur réintroduction. (Mongabay)

7. Un recensement inédit du léopard des neiges au Népal

397 individus léopards des neiges ont été recensés à travers sept régions montagneuses du Népal, avec une densité moyenne de 1,56 léopard pour 100 km². Une prouesse rendue possible grâce à des années de relevés de terrain. Menacé dans les 12 pays où il est présent. Ce recensement permet d’orienter les actions de protection, notamment dans les zones non protégées où subsistent encore de nombreux léopards des neiges. (WWF)

8. Le chauffage urbain va coûter moins cher à Paris

Au 1er janvier 2027, Dalkia remplacera Engie à la tête du réseau de chaleur parisien (décision validée le 17 décembre par le Conseil de Paris), via un contrat annoncé à 15 milliards d’euros sur 25 ans. La Ville annonce une baisse des tarifs en 2027 pour 69 % des usagers. (Journal du Geek)

9. Un label pour identifier le bœuf sans déforestation au Brésil

Un nouveau label reposant sur quatre niveaux de certification pour le bœuf sans déforestation a été lancé au Brésil. Si la filière bovine brésilienne ne l’a pas encore largement adopté, les entreprises devraient progressivement s’y engager à mesure que la demande de bœuf certifié BoT augmente chez les exportateurs. Un premier pas qui amènera sans doute à quelques critiques prochainement.  (Mongabay)

10. Un tribunal suédois bloque l’abattage de loups prévu pour 2026

En Suède, un tribunal administratif a suspendu un projet d’abattage de loups prévu pour 2026, estimant que les conditions légales n’étaient pas réunies pour justifier ces tirs. La décision rappelle que le loup est une espèce strictement protégée par le droit européen et que les autorités doivent démontrer l’absence d’alternatives et l’absence d’impact négatif sur l’état de conservation de l’espèce. (30 Millions d’Amis)

–  Mauricette Baelen

Source :  https://mrmondialisation.org/crustaces-marche-et-forets-millenaires-les-10-bonnes-nouvelles-de-la-semaine/

mardi 13 janvier 2026

Ce médecin opposé aux pesticides que l’extrême droite veut faire taire

Ce médecin 

opposé aux pesticides 

que l’extrême droite 

veut faire taire

 
Par Emmanuel Clévenot
6 janvier 2026 

Le médecin Louis-Adrien Delarue, opposé aux pesticides, a reçu une plainte d'une députée du Rassemblement national.

 

Médecin, Louis-Adrien Delarue refuse de voir défiler dans son cabinet davantage de malades du cancer. Il a décidé de se battre contre les pesticides et les élus les promouvant. Quitte à finir au centre d’une plainte d’une députée d’extrême droite.

Angoulême (Charente), reportage

Le Dr Bruno Sachs est médecin de campagne. Pas de ces vieux toubibs hermétiques à la misère humaine. Plutôt de ceux attentifs et bienveillants. Parfois rongés par ce trop-plein de malheur défilant dans leur cabinet. Sauf que le Dr Bruno Sachs n’existe pas. Il est le héros malgré lui du romancier Martin Winckler dans son best-seller La Maladie de Sachs. Le bouquin préféré de Louis-Adrien Delarue, et on comprend vite pourquoi.

Ajoutez au personnage fictif un peu de rébellion, du grunge de Nirvana et une touche du film Goliath — où l’acteur Pierre Niney incarne la froideur terrifiante des lobbyistes de l’agrochimie —, et vous obtiendrez un premier portrait-robot de l’homme que l’on attend au Café des halles d’Angoulême, en cette fraîche matinée de décembre.

Il débarque avec un bon quart d’heure de retard, lunettes embuées et front perlé de gouttelettes. « Toutes mes excuses… J’enchaîne les rendez-vous avant de baisser le rideau pour les fêtes. » Les vendredis du généraliste sont sacrés : aucune consultation à l’agenda, c’est sa journée militante. Son écharpe déroulée, le quadra commande un allongé et rembobine la cassette de son enfance.

Petits fours et bourgeoisie

Naissance : le 6 mars 1980, au Havre. Premier port d’attache véritable : Versailles. Son père, diplômé de la prestigieuse HEC — même promo qu’un certain François Hollande —, côtoyait la haute. Partageant tantôt la tête de l’ancêtre de l’armateur de porte-conteneurs CMA CGM, tantôt celle du groupe Crédit Mutuel. Un aristo ? « Non, mais un bourgeois assurément », nuance son fils. Le petit Louis-Adrien traînait ainsi dans les cocktails sélects, où il croisa entre autres le Premier ministre Laurent Fabius.

« J’ai rompu les liens à mon dix-huitième anniversaire », claque-t-il. Pour des histoires intimes l’ayant poussé à choisir le camp maternel, d’une part. Parce qu’il exècre tout ce qu’incarne le paternel, d’une autre. Ce capitalisme élitiste des plus froids. « Il n’a jamais supporté que je devienne un simple généraliste. Lui me rêvait chirurgien ou cardiologue. » Le docteur en parle avec détachement, le cœur léger. Il a eu la chance de goûter à deux univers que tout oppose, les a comparés, et a choisi le sien.

« Mes vraies racines sont paysannes », dit-il, la fierté retrouvée. Une fois le divorce prononcé, il a suivi sa mère, infirmière et fille d’éleveurs, dans les Deux-Sèvres. La ferme des grands-parents s’est métamorphosée en terrain de jeu des grandes vacances, et les genoux de papy sont devenus le meilleur rehausseur pour conduire le tracteur. Louis-Adrien Delarue revoit encore son aïeul y grimper à 90 ans passés, et sa mamie continuer d’élever « trois poules et un cochon » jusqu’au dernier sommeil. « Cette maison, c’est ma madeleine de Proust », sourit-il.

Parkinson à 40 ans

Léchant son pouce pour mieux dompter les pages, un vieil homme feuillette le canard local à l’extrémité de la banquette. Dehors, les cabanons du marché de Noël se réveillent péniblement, chahutés par le crachin matinal. Louis-Adrien Delarue se fait plus grave : en octobre, quatre de ses patients âgés de moins de 40 ans ont déclaré un cancer. Dont trois du sein. Neuf mois plus tôt, le professeur Fabrice Barlesi, oncologue et directeur de l’Institut Gustave Roussy, évoquait un imminent « tsunami » de cancers précoces. Une tendance « absolument palpable », confirme le praticien charentais.

Et le voilà lancé dans une démonstration bien ficelée : « Le lien entre les pesticides et les pathologies cancéreuses et neurologiques est de mieux en mieux documenté. » Une myriade de travaux scientifiques appuie chacun de ses arguments. Quelques anecdotes familiales aussi. Comme celle de ce cousin, agriculteur conventionnel, victime de la maladie de Parkinson à 40 ans. « Il est mort cette année dans des conditions pas croyables, déplore Louis-Adrien Delarue. Son frère, lui, est né la langue pendante. Sans jamais pouvoir communiquer. »

En juillet, Louis-Adrien Delarue était aux côtés de Fleur Breteau, cofondatrice du collectif Cancer Colère, dans les tribunes de l’Assemblée nationale pour dénoncer la loi Duplomb, dévastatrice pour la santé. © Emmanuel Clévenot / Reporterre

Pas question d’aborder ces sujets de ce côté-là de la cousinade. « Pauv’ gars. Encore un qui mourra jeune », lançait-on simplement lorsqu’un voisin contractait une tumeur. C’était comme ça. Et personne ne cherchait à savoir pourquoi. Personne ou presque.

Une fois à la fac de médecine de Poitiers, le toubib en herbe ne manquait pas d’opérer un crochet par la ferme de ses aïeuls. Une brioche achetée en chemin, une tasse de café au creux de la paume, et le trio passait des heures à discuter. « Ne pas s’être affranchi des pesticides au lendemain de la guerre a sûrement été le plus grand regret de mon grand-père. Il en parlait souvent les larmes aux yeux. »

Dans le viseur du RN

Derrière les consultations, et les diagnostics qu’elles amorcent, se cachent des destins déchirés. Le généraliste le sait bien. Un cancer peut aussi être synonyme de couples qui se séparent, de proches vous tournant le dos, et de peur dévorante de la mort. Pour ces malades, il a décidé d’être là où on ne l’attendait pas. Là où l’on imagine mal une blouse blanche se glisser.

Tantôt perché dans les tribunes de l’Assemblée nationale, aux côtés de Fleur Breteau, figure du collectif Cancer Colère — l’une des grandes rencontres de sa vie —, pour pointer « les alliés du cancer ». Tantôt sur le blocage furtif d’une usine BASF, géant de l’agrochimie accusé de produire un pesticide pourtant interdit.

« Bonjour, c’est la gendarmerie »

Ce militantisme décomplexé lui a toutefois valu un inattendu coup de téléphone, le 1er décembre : « Bonjour, c’est la gendarmerie. » En pleine consultation, le praticien a appris sa convocation au poste avec prises d’empreintes et photo de face. Au bout de la ligne, son interlocuteur a fini « par cracher le morceau » : la députée du Rassemblement national, Caroline Colombier, a déposé plainte contre le quadra pour outrage envers un agent dépositaire de l’autorité publique. Son tort ? Un commentaire publié sur Facebook en réaction aux déclarations de la parlementaire sur l’acétamipride, un pesticide interdit que le projet de loi Duplomb entendait réautoriser.

Les mots exacts de l’intéressé ? « Heureusement que le ridicule ne tue pas, vous seriez morte deux fois dans la même interview. » Lui n’y voit pas d’injure. Juste un goût pour le sarcasme hérité des colonnes de Charlie Hebdo. Quant à la stratégie de la lepéniste ? « Une procédure-bâillon visant à éteindre le débat public, suppose-t-il. On croirait avoir affaire à une mafia. » Ce musellement des voix dissidentes lui évoque le chef-d’œuvre de George Orwell, 1984. Une dystopie devenue réalité à bien des égards. Contactée par Reporterre, Caroline Colombier n’a pas répondu à nos sollicitations.

Identités caviardées

De tels coups d’éclat médiatiques, Louis-Adrien Delarue en a signé d’autres. À commencer par une thèse retentissante, levant le voile sur les conflits d’intérêts gangrenant la Haute Autorité de santé. Et comme le redoutait l’étudiant d’alors, la soutenance — censée être une formalité — ne se déroula pas comme imaginé. « Faire des courbettes à un jury de professeurs en toge fixant leur petit nombril… Ce n’est pas ma tasse de thé, sourit-il. Mon sujet les a vexés. Certains l’ont pris pour eux et m’ont sacrément cuisiné. »

Pour valider son diplôme, et prononcer le serment d’Hippocrate, une condition lui a été imposée : noircir les noms des experts fautifs de recommandations frauduleuses, pointés du doigt dans le document de 216 pages.

« Ce silence sur les ravages des pesticides m’insupporte »

Omerta, non merci. Le soignant livrera en pâture ses travaux, un mois plus tard, sans en caviarder la moindre ligne. Les médias s’en saisiront. La justice aussi. Quatorze années se sont depuis écoulées, mais l’homme à la marinière n’a rien perdu de son envie de secouer l’univers feutré de la médecine : « Ce silence sur les ravages des pesticides m’insupporte. Pourquoi les professeurs n’en parlent pas à la fac, alors que la documentation existe depuis les années 1970 ? Certainement par peur de se faire rabrouer par le Conseil de l’Ordre. » Lui s’en moque : tant qu’il le pourra, il criera haut et fort dans l’espoir d’interpeller un à un ses collègues généralistes.

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Source : https://reporterre.net/Ce-medecin-oppose-aux-pesticides-que-l-extreme-droite-veut-faire-taire

lundi 12 janvier 2026

Victoire ! - Abandon des poursuites contre le journal L’Empaillé à Perpignan : « Le droit est un rempart contre les procédures abusives des mairies RN »

Abandon des poursuites 

contre le journal L’Empaillé 

à Perpignan : 

« Le droit est un rempart 

contre les procédures abusives 

des mairies RN »

 

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  • Ce 8 janvier, devant les juges perpignanais, l’avocat de Philippe Rouch, directeur de la police municipale (PM) et celui du journal L’Empaillé ont chacun plaidé la cause de leur client dans cette affaire de droit de la presse. D’un côté, le directeur de la PM considérant que le mot « caïd » employé dans un article du journal était une « injure publique », de l’autre, le directeur de la publication qui avait publié en octobre 2023, l’article « Purge sur la ville ». Après une première plaidoirie, le tribunal s’est retiré près d’une trentaine de minutes pour finalement prononcer la « nullité des poursuites ».

    Devant le tribunal, plusieurs dizaines de personnes s’étaient rassemblées pour soutenir les trois journalistes venus défendre leur travail. « Nous nous retrouvons aujourd’hui devant le tribunal de Perpignan pour défendre la presse libre. L’Empaillé, notre journal, est attaqué en justice », ont expliqué les journalistes. De leur côté, les manifestants scandaient des slogans hostiles à Louis Aliot, maire RN de Perpignan et des chants de solidarité à l’égard du journal.

    « Une victoire pour tous les journalistes »

    Une fois l’audience démarrée, les débats ont porté sur les aspects techniques du dossier. Car si en droit, le dossier est complexe sur le fond, il a été jugé sur un élément de forme. Techniquement, c’est l’absence de notification par le juge d’instruction au prévenu de sa faculté « à garder le silence » qui « lui a nécessairement occasionné un grief », précise le juge pour justifier sa décision. De fait, la procédure est close et le journal peut poursuivre son travail.

    À l’issue du procès, l’avocat du journal, Octave Nitkowski, précise que « l’intégralité de la procédure a été annulée parce que les droits de la défense n’ont pas été respectés dès le début du dossier. Monsieur Grysole est définitivement innocenté dans cette procédure qui représentait une entrave à sa liberté d’expression. »

    Selon Octave Nitkowski, il s’agit « non seulement d’une victoire pour la liberté d’expression, mais aussi pour les droits de la défense de tous les journalistes. »

    Le tribunal n’a pas jugé si le mot « caïd » pouvait être qualifié d’injure

    Durant la suspension d’audience, l’avocat de Philippe Rouch et ancien bâtonnier, Raymond Escalé, s’est rapproché des journalistes présents dans la salle pour justifier la procédure contre le mot caïd. « Philippe Rouch est un fonctionnaire, ce n’est pas un homme politique qui accepte le jeu des médias ». Quand bien même, il livrait il y a quelques jours une longue interview vidéo pour le site Omerta. En clair, selon son avocat, le directeur de la police se serait senti insulté par l’utilisation du mot caïd, allant même jusqu’à demander 5 000 euros de dommages et intérêt.


    Pour le directeur de la publication et journaliste de L’Empaillé, Simon Grysole, le verdict laisse un sentiment de frustration. « C’est le principe des procédures baillons, c’est fait pour ne pas parler du fond. J’avais préparé une déclaration que j’aurais aimé lire sur cette politique d’extrême droite menée ici et qui est dangereuse. C’est là-dessus qu’on a enquêté et c’est ce qu’on combat en tant que journal militant. On ne se le cache pas. C’est vrai que c’est un peu frustrant mais ça reste une victoire ».

    L’avocat de la défense a enfoncé le clou en déclarant que « le droit est un rempart contre l’instrumentalisation qui en est faite par les mairies RN. »

     Source : https://madeinperpignan.com/perpignan-abandon-poursuites-contre-le-journal-lempaille-le-droit-est-un-rempart-contre-les-procedures-abusives-des-mairies-rn/

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    Victoire !

    Ce 8 janvier au tribunal de Perpignan, Messieurs Aliot et Rouch ne se sont pas déplacés. Le directeur de la police municipale de cette mairie RN attaquait L’Empaillé. Nous l’avions qualifié de « caïd » dans notre enquête d’octobre 2023. Celle-ci documentait la politique d’extrême droite menée à Perpignan, et révélait l’existence d’une police municipale aux méthodes brutales et arbitraires, forte de deux cents agents armés de flashballs et pour certains décorés d’un écusson aux relents néo-fascistes. Cette plainte relevait avant tout d’une procédure bâillon, destinée à nous faire perdre du temps et de l’argent.

    Lors de l’audience, il n’y a même pas eu de débat sur cette supposée injure, puisque l’instruction n’a pas respecté la notification de droit au silence lors de la mise en examen du directeur de publication. Ce point de nullité, plaidé avec brio par notre avocat, a bien soulevé quelques gesticulations verbales de la part de la procureure et de l’avocat de la mairie d’extrême droite, mais sans succès : les juges ont décidé de l’abandon des poursuites. Cette victoire avant même l’examen du fond nous a privés de la possibilité d’argumenter sur l’indemnisation de nos frais de procédures.

    Nous remercions les dizaines de personnes qui se sont déplacées, de Perpignan et d’ailleurs, pour nous soutenir devant le tribunal, ainsi que le fonds Ripostes pour le financement des frais liés à la procédure.

    Plus que jamais, nous continuerons à enquêter sur l’extrême droite, et nous resterons le relais de toutes les luttes pour combattre ces gens dangereux, que ce soit dans les villes tenues par le RN, à l’Assemblée ou dans des groupuscules néofascistes éparpillés sur le territoire.

    Vive la presse libre, vive la résistance antifasciste !

    L’équipe de l’Empaillé

    Source : https://lempaille.fr/victoire