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samedi 1 août 2026

« Ils nous exterminent à petit feu »

 

« Ils nous exterminent 

à petit feu »

Témoignage de Rami Abou Jamous, journaliste, depuis Gaza

Camp de réfugiés de Bureij, au centre de la bande de Gaza, le 20 mai 2026. Une enfant palestinienne déplacée se tient debout sur les décombres au lendemain d’une frappe israélienne qui a visé une maison. EYAD BABA / AFP


Samedi 25 juillet

Salut les amis. Toujours vivant.

Chers lecteurs, chères lectrices, cela fait longtemps que je n’ai pas donné de nouvelles, et je vous prie de me pardonner. Je sais que vous vous êtes inquiétés et que les informations sur Gaza vous manquent. J’ai eu quelques soucis de santé, mais ensuite, je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas repris l’écriture. Sabah, ma femme, me demandait souvent : « Pourquoi n’écris-tu pas ? » Le problème, c’est que je n’avais pas de réponse. Depuis plus d’un mois, je vivais avec un cerveau qui voulait parler de tout, et un cœur saturé de chagrin et de tristesse qui n’avait pas envie de parler. Peut-être que ce génocide qui ne cesse pas depuis trois ans, ces catastrophes et massacres quotidiens, ce stress permanent pesaient trop lourd.

Il y a beaucoup de choses à raconter et, en même temps, la communauté internationale n’a rien à dire. Rien de ce qu’il se passe à Gaza n’a d’écho dans le silence du monde. Ni dans mon propre silence que je ne comprends pas moi-même. De quoi était-il fait ? Peut-être que j’avais simplement besoin de me reposer. Peut-être que j’étais arrivé à un point où j’avais besoin de ne rien dire, où je n’avais plus rien à dire.

Pendant le mois écoulé, nous sommes passés par de grands moments de tristesse. Sabah a perdu sa tante, pas à cause d’un bombardement, mais à cause des rats. Oui, à cause des rats. À Gaza, vous le savez, plus de 1,5 million de personnes vivent toujours sous des tentes dans des camps de fortune. Ces gens sont entassés les uns à côté des autres, concentrés dans 30 % de la surface de Gaza, c’est-à-dire à peu près 120 kilomètres carrés. Récemment, et surtout avec la chaleur, la majorité de ces tentes ont été attaquées par les rats, par les souris, par les reptiles, par les rongeurs.

Quand ils installent leurs bâches, les déplacés essaient de trouver un mur auquel adosser leur abri, afin d’économiser les toiles sur un côté, et pour avoir un pan solide où planter des clous, par exemple. C’est ce qu’avait fait la tante de Sabah. Elle n’avait été déplacée qu’une fois, contrairement à la majorité des Gazaouis, qui ont dû errer d’un endroit à un autre sous les attaques israéliennes. Elle était originaire du quartier de Shejaya — dans l’est de la ville de Gaza —, qui a été complètement rasé par l’armée israélienne. Elle avait fini sous une tente dans le centre de la ville. Cette tente, elle l’avait plantée contre le mur resté debout d’une maison détruite. Il a fini par s’effondrer sur la famille : les rats avaient creusé des trous sous ses fondations fragiles. Toute la famille s’est retrouvée à l’hôpital. Huda est morte au bout de quelques jours. Qu’elle repose en paix. Sa fille a été amputée d’une jambe. Elle est diabétique, ce qui va aggraver ses souffrances.

Il y a aussi l’histoire de cet ami que vous connaissez peut-être, le rappeur palestinien Ayman Mghames1 qui travaillait avec moi quand j’étais fixeur. Il m’aidait pour les contacts avec les journalistes et pour les traductions. Il a eu la chance de pouvoir quitter Gaza avec sa femme et ses enfants, et est actuellement en France. Malheureusement, il n’a pas pu faire évacuer sa mère, ainsi que son frère et sa famille. Sa belle-sœur a été transférée avec ses enfants en Égypte, où elle est traitée pour un cancer. Le frère d’Ayman était resté à Gaza avec sa mère. Mais il souffrait d’une insuffisance rénale qui lui a été fatale, faute de soins adéquats. Qu’il repose en paix.

Ce n’est qu’un mort parmi tant d’autres. Chaque jour, on apprend la mort d’un ami proche, d’un voisin, dans un bombardement ou à cause d’une maladie non soignée. Tout cela dans le silence du monde entier. Bien sûr, je ne parle pas des populations. Je sais qu’il y a une forte mobilisation, que ce soit en France ou ailleurs, et je sais que beaucoup de lecteurs et lectrices attendent mon journal parce qu’ils veulent savoir ce qu’il se passe à Gaza. Ils veulent savoir la vérité, connaître la réalité.

Je parle du silence des dirigeants et des décideurs de la communauté internationale. Nous sommes étranglés par l’occupation, massacrés par les Israéliens, dans une impunité totale, à Gaza comme en Cisjordanie où les colons armés attaquent sans cesse les villages. L’objectif, c’est la déportation des Palestiniens. Le plan est désormais sur la table. En Cisjordanie, il est mis en œuvre par les colons, protégés par l’armée d’occupation. Des agences de presse ont récemment rapporté la version israélienne d’une attaque de colons contre un village proche de Naplouse : des « randonneurs » auraient été « attaqués » par des Palestiniens. De paisibles promeneurs amateurs de nature parcourant les territoires palestiniens pour en admirer les paysages auraient donc été agressés par des terroristes sanguinaires qui détestent les sacs à dos.

 Il s’agissait en réalité d’une milice de colons armés de fusils M16 venus, comme à leur habitude, harceler et brutaliser les habitants. Un jeune Palestinien a saisi l’arme du chef de bande et l’a tué sur le coup. Les « randonneurs » ont le droit d’attaquer les villages, de brûler les mosquées et les champs, de tuer qui ils veulent. Les Palestiniens qui veulent simplement vivre sur leurs terres n’ont pas le droit de gâcher leurs promenades.

Comment relier ces deux réalités, celle de la propagande israélienne et celle du terrain ? Là aussi, je ne savais que dire, et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai gardé le silence pendant un moment. La réalité, la voici : à Gaza, la situation est de pire en pire. Le génocide continue. L’eau potable devient rare. Les ONG internationales, même les ONG onusiennes, sont en train de réduire leur activité dans l’enclave. La majorité de la population dépend de l’aide humanitaire qui diminue de plus en plus. Le responsable des situations d’urgence du Programme alimentaire mondial (PAM) vient d’annoncer que « ce mois-ci, l’aide en espèces qui était destinée à 75 000 personnes a été réduite de 25 %, tandis que 220 000 foyers ont vu leurs rations alimentaires divisées par deux », ajoutant que « d’ici le mois d’octobre, le PAM devra procéder à des coupes bien plus importantes à moins que des financements supplémentaires ne soient obtenus »2. Il a averti qu’une nouvelle famine risquait de s’installer à Gaza en décembre prochain. L’ONG World Central Kitchen (WCK), qui livrait jusqu’ici 1 500 000 repas par jour aux cuisines communautaires, a divisé son aide par deux. La diminution de l’aide humanitaire touche aussi l’emploi. Beaucoup d’habitants de la bande de Gaza employés par des ONG internationales ou des associations locales ont été licenciés.

Le soutien de la diaspora tend pareillement à diminuer. Depuis le début du génocide, de nombreuses familles gazaouies étaient soutenues par leurs amis, par leurs frères, par leurs familles à l’étranger qui leur envoyaient régulièrement de l’argent, ou à travers des cagnottes en ligne. Trois ans après, beaucoup de ces familles n’ont plus les moyens de financer leurs parents. Ceux qui en ont les moyens, ainsi que les donateurs des cagnottes, peuvent se lasser devant une situation sans issue. Et surtout, les Palestiniens de l’étranger peuvent être trompés par les images renvoyées par des médias occidentaux et israéliens qui prétendent que c’est la belle vie à Gaza. On nous parle d’un « cessez-le-feu » qui n’existe pas. On nous montre des épiceries où l’on trouve du chocolat, du Nutella et du ketchup. Ils ne montrent pas les 1,5 million de personnes qui vivent sous des tentes dans des conditions de vie atroces. Ils ne montrent pas le système de santé quasi anéanti, les enfants qui courent après les camions-citernes pour récupérer un peu d’eau, qui font la queue dans une chaleur torride pour un plat de lentilles. En France, la canicule a quand même fait des milliers de morts malgré un bon système de santé. Imaginez ses effets à Gaza, sur des enfants, et des personnes âgées qui vivent sous des bâches. Sous le soleil, ces bâches et ces toiles de tente se transforment en serres où les gens brûlent.

Gaza est aujourd’hui étranglée économiquement, plus que militairement. Pendant la période la plus intense du génocide, les prix de l’alimentation pouvaient être multipliés par 100. Un kilo de pommes atteignait 100 shekels (près de 29 euros), et l’on trouvait quand même des acheteurs. Aujourd’hui, le kilo de pommes est à 10 shekels (près de 3 euros), mais presque plus personne ne peut se l’offrir. Les gens qui avaient un peu d’argent n’en ont plus du tout. Ceux qui avaient un peu d’économies les ont perdues. J’ai dépensé presque toutes mes économies dans ce génocide. Je n’arrive plus à fournir à mes enfants une vie normale.

Tous les jours, il y a des bombardements, tous les jours il y a des morts soit dans les frappes, soit par manque de soins, comme le frère d’Ayman. Ceux qui souffrent de maladies graves — cancer, insuffisance rénale, problèmes respiratoires et dermatologiques —, ceux qui ont été amputés ne peuvent être soignés. Tous ces malades sont en train de mourir silencieusement, mais dans de grandes souffrances. Les Israéliens nous tuent aussi par le manque d’hygiène. Les rats attaquent des bébés. Selon Bassem Zaqout, directeur de l’organisation Palestinian Medical Relief Society (l’Association de secours médical palestinien, PMRS) :

"Il y a eu 3 958 fausses couches chez des femmes enceintes au cours du premier semestre 2026, à cause des déplacements sur des routes dégradées et à bord de moyens de transport non sécurisés, de l’état de peur permanent provoqué par les bombardements, ainsi qu’aux conditions de vie extrêmement difficiles : dormir à même le sol, absence d’eau chaude et de produits d’hygiène, et propagation de conditions sanitaires insalubres dans les camps de déplacés."


Et puis, dans cet océan de misère, il y a les nouvelles fortunes nées des divers trafics, souvent en liaison avec les Israéliens. Ces nouveaux riches aiment se montrer. Ils paradent dans des voitures à 100 000 euros, voire à 200 000 euros. Ils achètent des terrains, des maisons, ou ce qu’il en reste, et les reconstruisent, ce qui coûte une fortune à cause du manque de matériaux, mais les trafiquants trouvent les moyens de s’en procurer au prix fort.

La guerre a déchiré le tissu social de Gaza. Bien sûr, il y a toujours des cas de solidarité entre les familles, mais faute de moyens, faute d’argent, faute de tout, c’est de plus en plus « chacun pour soi ». On est en mode survie, parce qu’il n’y a pas de vie à Gaza. C’est le plus fort qui reste en vie. Le plus fort financièrement, le plus fort physiquement, qui peut chercher du travail, et qui est le premier servi dans les queues pour l’aide humanitaire et pour l’eau. Les moins forts appartiennent à la catégorie de ceux qui vont mourir.

Tout cela, c’était sans doute la raison de mon silence. L’impression d’avoir le cœur plein de choses à dire, mais en même temps de ne pas arriver à les dire. C’est l’effet de trois ans d’un génocide sans fin. Et surtout de ce sentiment de ne pas être écouté. Cette « communauté internationale », ces gouvernements qui nous voient, qui nous entendent, qui voient tout ce qu’il se passe… Pourquoi nous traitent-ils ainsi ? Pourquoi ne nous considèrent-ils pas comme des êtres humains ? Pourquoi cette impunité d’Israël ? Pourquoi cet État est-il intouchable ? Pourquoi ces massacres, ce terrorisme d’État ? Ils disent clairement qu’ils veulent nous déporter, qu’ils veulent chasser la population de Gaza et y installer des colonies. Et l’Occident ne bouge pas. Peut-être que j’avais besoin de me taire, de réfléchir à ce que nous sommes en train de vivre. Parce que notre société a changé. Nous avons changé. Nous essayons de continuer à vivre, de trouver des moments de joie, mais nous y arrivons de plus en plus rarement.

La stratégie israélienne a évolué. Elle utilise maintenant l’effet grenouille. Au lieu de nous tuer directement et en masse, ils nous exterminent à petit feu, comme une grenouille plongée dans une eau qui se réchauffe graduellement. Elle ne le sent pas, et, quand l’eau bout, il est trop tard. Pour les Israéliens, leur ministre de la défense en 2023 Yoav Gallant (inculpé par la Cour pénale internationale de « crimes de guerre » et de « crimes contre l’humanité ») l’a dit, nous sommes des « animaux humains ». J’écris ces mots avec une grande tristesse. D’habitude, c’est mon cerveau qui parle, mais là, c’est mon cœur. Je sens que la communauté internationale sait très bien qu’à la fin, la grenouille va mourir.



Fondateur de GazaPress, un bureau qui fournissait aide et traduction aux journalistes occidentaux, Rami Abou Jamous a dû quitter en octobre 2023 son appartement de Gaza-ville avec sa femme Sabah, les enfants de celle-ci, et leur fils Walid, trois ans, sous la menace de l’armée israélienne. Ils se sont réfugiés à Rafah, ensuite à Deir El-Balah et plus tard à Nusseirat. Après un nouveau déplacement suite à la rupture du cessez-le-feu par Israël le 18 mars 2025, Rami est rentré chez lui avec sa famille le 9 octobre 2025.

Le 12 octobre 2024, le Prix Bayeux pour les correspondants de guerre et le quotidien Ouest France ont récompensé, par deux fois, dans la catégorie presse écrite, Rami Abou Jamous pour son « Journal de bord de Gaza ».

Le 18 mai 2026, il a reçu le Prix Nord-Sud du Conseil de l’Europe — 31e édition. Un prix décerné depuis 1995 aux personnalités engagées pour les droits humains et la solidarité Nord-Sud.

1 Ayman Mghames, «  Ma mère a enterré son fils seule à Gaza  », [Politis, 21 juillet 2026.

2 Olivia Le Poidevin, «  WFP warns of deeper cuts in Gaza aid due to donor fatigue  », Reuters, 24 juillet 2026.

Source : https://orientxxi.info/Ils-nous-exterminent-a-petit-feu

vendredi 31 juillet 2026

Cancer - Enfin un registre national

Cancer - Enfin un registre national


Publié le 13 janvier 2026
Par Anne-Sophie Stamane

© HJBC - stock.adobe.com


Un récent décret comble une lacune importante pour connaître précisément l’épidémiologie des cancers : il prévoit le déploiement progressif d’un registre national sous l’égide de l’Institut national du cancer.

En résumé

  • Centralisation des données Le registre national des cancers regroupera les informations des hôpitaux, de l’assurance maladie et de la médecine de ville, évitant ainsi que certains cas ne passent entre les mailles du filet.

  • Enjeux de recherche Ces données permettront de mieux comprendre les parcours de soins, de mesurer les inégalités sociales et d’étudier les liens entre environnement et santé.

La disposition a été votée en juin 2025, elle va entrer progressivement en application cette année : le registre national des cancers devient enfin une réalité en France. Y seront compilés la totalité des cas, sous la supervision de l’Institut national du cancer (INCa).

Pour le moment, l’évaluation de l’incidence des cancers, de la mortalité et de la survie repose, dans notre pays, sur des registres territoriaux qui, projetés à l’échelle nationale, donnent une vision, certes représentative, mais parcellaire de la réalité, car ils ne couvrent que 20 % à 24 % de la population. En prenant une dimension nationale, l’épidémiologie gagnera en précision. « L’objectif est d’améliorer la connaissance sur les cancers, et d’agir sur la santé des populations en éclairant les décisions publiques », explique la Dr Claire Morgand, directrice du service de l’observation des sciences, des données et de l’évaluation à l’INCa. Avec ce registre, la recherche en santé disposera en effet de données plus fines ‒ par exemple sur les parcours de prise en charge, et les éventuelles inégalités sociales ou territoriales, mais aussi sur les liens entre cancers et pollutions environnementales, selon le temps où on a vécu à un endroit donné, en particulier.

Informations qui passent entre les mailles du filet

Seront intégrés dans la matrice, hébergée de façon sécurisée, plusieurs types de données : celles issues des établissements de soins et de dépistages, d’autres venant des bases de consommation de soins de l’assurance maladie, et enfin, des informations qui, aujourd’hui, passent entre les mailles du filet : « Un cancer de la peau peut être entièrement pris en charge en ville, aujourd’hui il n’est pas recensé », souligne Claire Morgand. Tout sera pseudonymisé, homogénéisé, et traité de façon à ce qu’un cas ne soit pas compté plusieurs fois. Les registres régionaux ont toute leur place dans la mise en place du registre. Ils le nourriront et en constitueront la référence.


Source : https://www.quechoisir.org/actualite-cancer-enfin-un-registre-national-n173598/

jeudi 30 juillet 2026

Les 10 bonnes nouvelles - Arménie, RN débouté et renard

Arménie, RN débouté et renard : 

les 10 bonnes nouvelles


Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actu ? 

Voici 10 bonnes nouvelles 

à ne surtout pas manquer 

cette semaine


1. L’Arménie veut protéger 20 % de son territoire d’ici 2030

L’Arménie prévoit de porter la part de son territoire classée en aires naturelles protégées de 13 % à 20 % d’ici 2030, dans le cadre de ses engagements internationaux en faveur de la biodiversité. Une réforme de la législation introduit notamment une nouvelle catégorie de paysages protégés afin de renforcer la préservation des écosystèmes. (Hetq)

2. Le RN débouté dans sa plainte contre deux médias indépendants

Le tribunal judiciaire de Nîmes a rejeté la plainte en référé de la mairie RN de Beaucaire contre L’Arlésienne et StreetPress, poursuivis après une enquête sur de possibles discriminations dans l’attribution de locaux commerciaux. Le juge a estimé que la bonne foi des journalistes constituait un élément sérieux, permettant aux deux médias de poursuivre leur travail. (Le Poing)

 

3. Le renard roux regagne peu à peu sa place dans les campagnes françaises

Longtemps considéré comme un « nuisible », le renard roux bénéficie d’une image plus favorable, portée par des agriculteurs qui soulignent son rôle dans la régulation des rongeurs et par une opinion publique plus sensible à la biodiversité. Malgré cette évolution, l’espèce reste massivement chassée et demeure classée comme susceptible d’occasionner des dégâts dans une grande partie du territoire. (Socialter)

 

4. À Marseille, d’anciens jeunes de la Castellane misent sur le sport pour éloigner les adolescents du trafic

À la Castellane, quatre amis d’enfance organisent des tournois de football et un festival de musique pour offrir des perspectives aux adolescents et les détourner des réseaux de stupéfiants. À travers ces initiatives, ils revendiquent une démarche de transmission et de solidarité entre générations au sein des quartiers populaires. (StreetPress)

 

5. La France lance une expérimentation pour le dépistage du cancer du poumon

La France déploie Impulsion, un programme pilote de dépistage du cancer du poumon destiné aux fumeurs et anciens fumeurs de 50 à 74 ans dans plusieurs régions. L’objectif est d’évaluer l’intérêt d’un dépistage organisé à l’échelle nationale, après des études ayant montré qu’un scanner régulier pouvait réduire d’au moins 20 % la mortalité liée à cette maladie. (Que Choisir)

 

6. L’euro numérique prend forme pour réduire la dépendance à Visa et Mastercard

Les institutions européennes poursuivent les négociations sur l’euro numérique, un projet porté par la Banque centrale européenne visant à créer un moyen de paiement public et à renforcer la souveraineté européenne face aux réseaux américains comme Visa et Mastercard. Les discussions portent notamment sur la protection des données, le plafond de détention et les frais appliqués aux transactions. (Alternatives Économiques)

 

7. Canicule : Lyon multiplie les refuges de fraîcheur pour protéger ses habitants

Face aux épisodes de chaleur de plus en plus fréquents, Lyon déploie son plan « Objectif fraîcheur », avec plus de 700 lieux frais accessibles au public, des musées gratuits, des parcs ouverts en soirée et même des cours d’école transformées en refuges climatiques. La municipalité présente ces mesures comme une réponse d’urgence, tout en rappelant qu’elles ne remplaceront pas la lutte contre le réchauffement climatique. (Vert)

 

8. En Bretagne, des collégiens accueillent de jeunes Palestiniens pour un échange culturel

Huit adolescents du camp de réfugiés de Balata, en Cisjordanie, ont été accueillis en Bretagne dans le cadre d’un projet mêlant danse, rencontres scolaires et découvertes culturelles. Pour les organisateurs, cette initiative visait à offrir une parenthèse de sérénité aux jeunes Palestiniens tout en favorisant le dialogue et la sensibilisation autour de leur quotidien. (La Relève et la Peste)

 

9. À Montpellier, un immeuble bioclimatique mise sur l’architecture pour mieux résister aux canicules

À Montpellier, un immeuble bioclimatique conçu avec des patios, des loggias végétalisées et des appartements traversants cherche à limiter naturellement les effets des fortes chaleurs. Si ses habitants constatent un meilleur confort qu’un bâtiment classique, les architectes rappellent que l’architecture seule ne pourra pas compenser l’intensification du réchauffement climatique. (franceinfo)

 

10. Le NHS veut récompenser les Britanniques qui marchent 30 minutes par jour

Le NHS England lancera début 2027 un défi invitant les participants à marcher 30 minutes par jour, soit l’équivalent d’un marathon par mois. Les personnes qui relèveront le défi pourront bénéficier de récompenses ou de réductions, dans le but d’encourager l’activité physique et de prévenir les maladies liées à la sédentarité. (BBC News)

Mauricette Baelen

Source : https://mrmondialisation.org/armenie-rn-deboute-et-renard-les-10-bonnes-nouvelles-de-la-semaine/

mercredi 29 juillet 2026

Les nouveaux maires RN ont déjà un bilan

Les nouveaux maires RN 

ont déjà un bilan

photo : Union départementale CGT Aude (11)

 


Les élections municipales, c’était il y a quatre mois. Le RN et ses alliés ont pris presque 70 mairies. Là-bas, ils ont déjà un bilan. Et c’est catastrophique.

Le voilà.

À Carcassonne, le maire a supprimé la subvention à la Ligue des droits de l’homme et expulsé des syndicats de la bourse du Travail.

À Liévin, suppression de la cérémonie en hommage aux mineurs qui a lieu tous les premiers mai. Volonté de mettre en place la priorité nationale pour la politique de logement dans la ville.

À Hayange, la mairie a fait fermer le seul centre social de la ville. Et dans le même temps, ils augmentent le tarif de la cantine, principalement pour les familles modestes.

À Bagnols-sur-Cèze, la maire a baissé le budget aux associations de moitié pour financer des policiers municipaux « armés comme la BAC ».

À Saint-Avold, un conseiller municipal a dû démissionner après avoir été filmé en train de chanter « Maréchal, nous voilà ».

À Castres, ils s’attaquent à la culture : déprogrammation d’une pièce de théâtre parce qu’elle raconte le parcours d’un migrant laissé pour mort à Calais. Et dans le même temps, ils coupent l’eau et l’électricité de la municipalité à une centaine de familles de gens du voyage.

À Fréjus, hausse de la taxe foncière de 147 à 476 euros annuels pour des logements de 50 à 150 m².

À Carpentras, le bilan est terrible :
 diffusion d’une chanson à la gloire du maréchal Pétain à l’occasion du 8 Mai ;
 suppression des subventions au Planning familial, réseau indispensable pour assurer le droit à l’IVG et à la contraception ;
 suppression de la ferme municipale bio pour les cantines. Elle fournissait 25 % des légumes servis aux 1 600 repas quotidiens des enfants et 42 % de produits bio pour la restauration collective.

À Canohès, la mairie a ordonné le retrait du drapeau LGBT de la mairie et la suppression du drapeau arc-en-ciel sur un passage piéton.

À Vierzon, ils ont annulé la commémoration de l’abolition de l’esclavage du 10 mai. Et supprimé l’aide à la scolarité, une aide indispensable pour les collégiens et lycéens.

À Elne, le maire a décalé puis supprimé les travaux de rénovation du château d’En Bardou, une maternité qui hébergeait les réfugiés de la guerre d’Espagne.

À Monteux, baisse de 90 % de la subvention de la Maison des jeunes et de la culture, dont 61 % des adhérents ont moins de 18 ans.

Il s’agit là que de quelques exemples, sur une liste beaucoup plus grande. Et seulement en 4 mois de mandat.

Imaginez maintenant de quoi ils seront capables s’ils l’emportent dans le pays : partout, ils s’en prennent aux droits des femmes, des plus modestes, des migrants, des personnes LGBT+, aux syndicats, à tous ceux qui résistent encore.

Gérard Mordillat

 

Source : https://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/les-nouveaux-maires-rn-ont-deja-un-bilan 

mardi 28 juillet 2026

Bonne nouvelle - Blocs de roches jetés en mer par Greenpeace : le tribunal administratif de Montpellier rejette la demande de poursuites du préfet des Pyrénées-Orientales

Blocs de roches jetés en mer 

par Greenpeace : 

le tribunal administratif 

de Montpellier rejette 

la demande de poursuites 

du préfet des Pyrénées-Orientales

 

Esmeralda Terpereau

Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté les poursuites engagées par le préfet des Pyrénées-Orientales contre Greenpeace, après l'action menée par l'ONG en mai 2025 dans le parc naturel marin du golfe du Lion. © LORRAINE TURCI / GREENPEACE FRANCE

 


En mai 2025, l'ONG Greenpeace a immergé 15 blocs de calcaire au large du Barcarès et de Port-Leucate, entre l'Aude et les Pyrénées-Orientales, pour dénoncer le chalutage de fond dans une aire marine protégée. Poursuivie par le préfet des Pyrénées-Orientales, l'ONG a obtenu gain de cause devant le tribunal administratif de Montpellier, qui a annulé les poursuites.

Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté, le 2 juillet 2026, les poursuites engagées par le préfet des Pyrénées-Orientales contre Greenpeace et le capitaine de l'Arctic Sunrise, après l'action menée par l'ONG en mai 2025 dans le parc naturel marin du golfe du Lion.

Cette décision met un terme à la procédure engagée par le représentant de l'État. Si le volet judiciaire est désormais clos, le combat est loin d'être terminé pour Greenpeace.

🚨 Nous venons de construire une barrière de blocs de pierre à 6 km au large des côtes méditerranéennes. On vous explique pourquoi. #ProtectTheOceans

https://www.facebook.com/watch/?ref=embed_video&v=1102932521856597

Le préfet avait lancé 15 procédures distinctes, une pour chaque bloc de roche immergé. Il réclamait plusieurs amendes, pour un montant total de 90 000 euros, ainsi que le retrait des rochers sous astreinte financière.

Le tribunal a estimé qu'au sein d'un parc naturel marin, seul le directeur de l'Office français de la biodiversité (OFB), ou ses représentants par délégation, est compétent pour engager de telles poursuites. L'ONG accueille cette décision avec soulagement, tout en assurant rester mobilisée.

Aujourd'hui encore, l'action du gouvernement est insuffisante face aux activités de pêche dans les zones protégées.

François Chartier

Chargé de campagne Océans chez Greenpeace France


Rochers anti-chalut

Une action pour dénoncer l'absence de protection effective des aires marines protégées. En mai 2025, Greenpeace avait immergé 15 blocs de calcaire dans le parc naturel marin du golfe du Lion afin d'empêcher les chalutiers de pratiquer le chalutage de fond dans cette zone protégée.

L'ONG souhaitait avec cette opération dénoncer l'inaction des autorités face à une méthode de pêche qu'elle juge particulièrement destructrice.

Cette action s'était déroulée en marge de la 3e Conférence des Nations unies sur l'océan (UNOC), organisée à Nice en juin 2025, alors que la France affichait son ambition de devenir un pays moteur de la protection des océans.

Le 21 mai 2025, Greenpeace a déposé 15 blocs de calcaire dans le parc naturel marin du golfe du Lion pour dénoncer l’absence de protection effective des aires marines protégées françaises. © Lorraine Turci / Greenpeace France

Greenpeace affirme avoir constaté que les aires marines protégées ne sont pas épargnées par le chalutage de fond. Une pratique qu'elle présente comme l'une des techniques de pêche les plus destructrices pour les écosystèmes marins. En raclant les fonds, les engins de pêche peuvent dégrader les habitats marins et contribuer à la destruction de la biodiversité.

Sur le papier, plus de 30 % des eaux françaises sont protégées. Mais, en réalité, moins de 0,1 % le sont réellement. Ce sont des protections de façade !

François Chartier

Chargé de campagne Océans chez Greenpeace France

Greenpeace estime que la Méditerranée est touchée par la surpêche. Selon l'ONG, la protection effective de zones marines protégées permettrait de préserver les écosystèmes marins et de reconstituer les stocks de poissons.


Source : https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/perpignan/blocs-de-roches-jetes-en-mer-par-greenpeace-le-tribunal-administratif-de-montpellier-rejette-la-demande-de-poursuites-du-prefet-des-pyrenees-orientales-3391096.html?shem=dsdf,sharefoc,agadiscoversdl,,sh/x/discover/m1/4