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mardi 28 juillet 2026

Bonne nouvelle - Blocs de roches jetés en mer par Greenpeace : le tribunal administratif de Montpellier rejette la demande de poursuites du préfet des Pyrénées-Orientales

Blocs de roches jetés en mer 

par Greenpeace : 

le tribunal administratif 

de Montpellier rejette 

la demande de poursuites 

du préfet des Pyrénées-Orientales

 

Esmeralda Terpereau

Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté les poursuites engagées par le préfet des Pyrénées-Orientales contre Greenpeace, après l'action menée par l'ONG en mai 2025 dans le parc naturel marin du golfe du Lion. © LORRAINE TURCI / GREENPEACE FRANCE

 


En mai 2025, l'ONG Greenpeace a immergé 15 blocs de calcaire au large du Barcarès et de Port-Leucate, entre l'Aude et les Pyrénées-Orientales, pour dénoncer le chalutage de fond dans une aire marine protégée. Poursuivie par le préfet des Pyrénées-Orientales, l'ONG a obtenu gain de cause devant le tribunal administratif de Montpellier, qui a annulé les poursuites.

Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté, le 2 juillet 2026, les poursuites engagées par le préfet des Pyrénées-Orientales contre Greenpeace et le capitaine de l'Arctic Sunrise, après l'action menée par l'ONG en mai 2025 dans le parc naturel marin du golfe du Lion.

Cette décision met un terme à la procédure engagée par le représentant de l'État. Si le volet judiciaire est désormais clos, le combat est loin d'être terminé pour Greenpeace.

🚨 Nous venons de construire une barrière de blocs de pierre à 6 km au large des côtes méditerranéennes. On vous explique pourquoi. #ProtectTheOceans

https://www.facebook.com/watch/?ref=embed_video&v=1102932521856597

Le préfet avait lancé 15 procédures distinctes, une pour chaque bloc de roche immergé. Il réclamait plusieurs amendes, pour un montant total de 90 000 euros, ainsi que le retrait des rochers sous astreinte financière.

Le tribunal a estimé qu'au sein d'un parc naturel marin, seul le directeur de l'Office français de la biodiversité (OFB), ou ses représentants par délégation, est compétent pour engager de telles poursuites. L'ONG accueille cette décision avec soulagement, tout en assurant rester mobilisée.

Aujourd'hui encore, l'action du gouvernement est insuffisante face aux activités de pêche dans les zones protégées.

François Chartier

Chargé de campagne Océans chez Greenpeace France


Rochers anti-chalut

Une action pour dénoncer l'absence de protection effective des aires marines protégées. En mai 2025, Greenpeace avait immergé 15 blocs de calcaire dans le parc naturel marin du golfe du Lion afin d'empêcher les chalutiers de pratiquer le chalutage de fond dans cette zone protégée.

L'ONG souhaitait avec cette opération dénoncer l'inaction des autorités face à une méthode de pêche qu'elle juge particulièrement destructrice.

Cette action s'était déroulée en marge de la 3e Conférence des Nations unies sur l'océan (UNOC), organisée à Nice en juin 2025, alors que la France affichait son ambition de devenir un pays moteur de la protection des océans.

Le 21 mai 2025, Greenpeace a déposé 15 blocs de calcaire dans le parc naturel marin du golfe du Lion pour dénoncer l’absence de protection effective des aires marines protégées françaises. © Lorraine Turci / Greenpeace France

Greenpeace affirme avoir constaté que les aires marines protégées ne sont pas épargnées par le chalutage de fond. Une pratique qu'elle présente comme l'une des techniques de pêche les plus destructrices pour les écosystèmes marins. En raclant les fonds, les engins de pêche peuvent dégrader les habitats marins et contribuer à la destruction de la biodiversité.

Sur le papier, plus de 30 % des eaux françaises sont protégées. Mais, en réalité, moins de 0,1 % le sont réellement. Ce sont des protections de façade !

François Chartier

Chargé de campagne Océans chez Greenpeace France

Greenpeace estime que la Méditerranée est touchée par la surpêche. Selon l'ONG, la protection effective de zones marines protégées permettrait de préserver les écosystèmes marins et de reconstituer les stocks de poissons.


Source : https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/perpignan/blocs-de-roches-jetes-en-mer-par-greenpeace-le-tribunal-administratif-de-montpellier-rejette-la-demande-de-poursuites-du-prefet-des-pyrenees-orientales-3391096.html?shem=dsdf,sharefoc,agadiscoversdl,,sh/x/discover/m1/4 

samedi 25 juillet 2026

Appel à solidarité suite au feu dans les P.O - Mobilisation solidaire chez Elsa à Montalba mardi 28 juille

La solidarité s'organise pour aider les gens qui ont tout perdu suite au feu dévastateur dans les P.O
Voici cet appel



💪 MOBILISATION SOLIDAIRE – 
*MARDI 28 JUILLET* 💪

 
 
 
Chez *Elsa* , à *Montalba*

Rendez-vous à 8 h

Point GPS :
https://maps.app.goo.gl/uScxKagpuC9N5MHa7?g_st=com.google.maps.preview.copy

📞 Si besoin, contactez Elsa : 06 85 33 29 22

*Dégâts constatés* :
Elsa a perdu une serre à semis (bois), une serre de stockage, un container (plancher intérieur et tout le matériel détruits), câbles et panneaux solaires (forage + panneaux), cuve, tuyaux, remorque, débroussailleuse.

*Au programme* :
Sonder le terrain pour enlever les clous, déblayer ce qu'il y a en dessous du container et remettre en état le container.

*À prévoir* :
Bottes, gants, masques, vêtements qui ne craignent rien, chapeau.
Assiettes et couverts pour le repas partagé (l'hôte prévoit de quoi manger).


🛠️ *Outils utiles* (si vous en avez, vos bras et votre énergie, c'est bien aussi) :
Râteaux, balais, pelles
Aimants (disponibles sur le terrain d'Éric)
Balais brosse
Groupe électrogène
Aspirateur de chantier
Seaux (disponibles chez Éric)
Planches pour refaire le plancher (cf. Jérôme)


🚚 *Véhicules et matériel spécifique* :
Deux voitures avec des boules pour évacuer les remorques
À compléter si besoin

📞 Vous pouvez contacter *Valérie* (06 79 64 57 95) pour l'organisation du matériel.

vendredi 24 juillet 2026

La fin d'un mondial de la honte

 

La fin d'un mondial de la honte

 

Enfin on respire ! Pas seulement parce que la météo s'est enfin radoucie en métropole, mais aussi parce que la coupe du monde de foot est enfin terminée. Un mondial qui a donné lieu à un festival de récupérations politiques et autres sorties racistes. Mais pour une fois, l'histoire s'est plutôt bien terminée. En tout cas aussi bien que peut finir une compétition où les nationalismes s'affrontent symboliquement à travers 22 types en short courant derrière un ballon et où les responsables du désastre écologique peuvent faire de la pub en mondiovision.
 
Un mondial de foot est toujours un espace politique et diplomatique, et pour une fois c'est la France qui représentait le camp antiraciste aux yeux de la planète, déclenchant l'hypocrisie la plus totale de nos gouvernants. Et dans le camp suprémaciste, le Paraguay et l'Argentine, sur fond de collusion avec des pouvoirs fascistes, de scandales d'arbitrage et de mise en scène trumpiste. Le scénario semblait presque écrit d'avance : la victoire de l'Argentine, championne américaine de l'anti-jeu, devait signer la victoire de la race blanche face aux nations européennes grand remplacées.
 
Et finalement, au terme d'une finale humiliante, c'est l'Espagne qui s'impose. Une monarchie gouvernée par la gauche molle, mais qui soutien à la Palestine, ne s'enfonce pas dans les polémiques racistes et tient tête à Trump sur la scène internationale. On prend, même si on aimerait voir la Catalogne ou le Pays Basque indépendants et qu'il reste encore quelques franquistes à parader dans les rues.
 
Mention spéciale pour le tweet programmé de Javier Milei, qui annonçait un jour férié national pour fêter la victoire. Savoir que ce truand ne pourra pas tirer d'avantage politique du football nous fait au moins un peu plaisir.
 
Vive le sport, à bas sa marchandisation !

jeudi 23 juillet 2026

Incendies : quel est ce produit rouge largué sur les forêts ?

Incendies : 

quel est ce produit rouge 

largué sur les forêts ? 

Dash Q400-MRE à Bouleternère, dans les Pyrénées-Orientales, le 6 juillet 2026.

 Par Scandola Graziani
17 juillet 2026 

Pour freiner les feux de forêt, les pompiers français utilisent du « retardant », un produit rouge vif. Des scientifiques cherchent une alternative car il peut entraîner une fertilisation excessive des rivières et contenir des métaux lourds.

Un puissant jet rouge vif jaillissant d’un camion-citerne, un autre se déversant depuis le ventre d’un avion Dash… Pour maîtriser l’incendie en forêt de Fontainebleau, au sud-est de Paris, les pompiers ont épandu des litres de « retardant ». Cette substance colorée freine la progression du feu et protège la végétation, en la rendant moins inflammable.

Sa couleur rouge provient usuellement de l’oxyde de fer, un pigment d’origine naturelle, qui permet aux pompiers de savoir quelle zone ils ont déjà aspergée. Sur une vidéo du journal Le Parisien, on peut voir comment se déroule le largage, avec la mention « produit chimique non dangereux » à côté. Cette mixture rougeoyante est-elle vraiment sans risque pour l’environnement ?

En France, les pompiers utilisent du Fire-Trol-931, le cousin du Phos-Chek, massivement utilisé contre les incendies aux États-Unis. Il est produit par la même entreprise étasunienne, « Perimeter Solutions », nous informe la chimiste Lola Zavattoni, jointe par Reporterre. Doctorante sur les retardants à faible impact environnemental, elle participe à un programme national de recherche (ANR PREFIBIO) pour développer des solutions anti-incendie avec une entreprise française (Bioex).

Pas d’effet négatif sur la végétation

À l’instar du Phos-Chek, le Fire-Trol est formulé à base de phosphate d’ammonium, une substance que l’on trouve habituellement dans la composition des engrais agricoles. La conséquence : « En cas de ruissellement ou de largage accidentel près d’une zone humide, sa présence dans les cours d’eau peut avoir un effet eutrophisant », explique Jean-Valère Lorenzetti, un post-doctorant qui participe également à ce programme de recherche. Soit un enrichissement excessif de l’eau par des nutriments, ce qui entraîne une prolifération des microalgues et des cyanobactéries au détriment des poissons et des écosystèmes aquatiques, montre une étude étasunienne de 2023.

Normalement, il s’agit d’une pollution « ponctuelle », mais dans certains cas, le produit peut s’infiltrer dans le sol, et polluer la nappe phréatique : « Ça dépend de la composition du sol, qui favorise ou non l’infiltration », précise Lola Zavattoni.

Si le produit peut temporairement polluer l’eau, il n’aurait en revanche pas d’effet négatif à long terme sur la végétation. « Le retardant peut provisoirement gêner la pousse des plantes à cause de son effet occultant, qui va bloquer la photosynthèse. Mais comme c’est un fertilisant, on remarque souvent un effet rebond avec une croissance rapide dans les années qui suivent », décrit Jean-Valère Lorenzetti.

Cependant, des études menées outre-Atlantique soulèvent un autre risque de pollution lié à la présence, dans ces retardants, de métaux lourds comme du cadmium, du chrome, de l’arsenic et de l’antimoine.

Une étude étasunienne publiée en 2024 montre que certains retardants, y compris le Phos-Check, contiennent des seuils de métaux lourds 4 à 2 880 fois supérieurs aux limites réglementaires pour l’eau potable, et potentiellement supérieurs aux seuils de toxicité pour la vie aquatique.

À la suite des incendies qui avaient ravagé la Californie en 2025, le média d’investigation indépendant LAist avait également mené une enquête pour étudier les concentrations en métaux lourds dans des échantillons de Phos-Chek. Leurs analyses confirmaient la présence de métaux lourds à des taux variables en fonction des prélèvements, sans que cela ne représente de réelle menace pour la santé humaine. En revanche, l’accumulation de ces métaux cancérigènes et reprotoxiques dans l’environnement pourrait, à terme, avoir un effet sur la biodiversité, s’inquiètait le média californien.

Un produit très encadré en France

Comment expliquer la présence de ces métaux lourds dans les retardants anti-incendie ? « Cela pourrait venir des minerais d’où provient le phosphate d’ammonium, qui sont souvent riches en métaux [1] ou des inhibiteurs de corrosion qui sont ajoutés dans la formulation pour protéger les équipements », avance Maude Jimenez, enseignante-chercheuse en chimie à l’université de Lille, et directrice de thèse de Lola Zavattoni.

La chercheuse précise toutefois ne pas avoir entendu parler d’un tel problème de métaux lourds dans le Fire-Trol, utilisé en France : « Ce produit a été testé et validé par le Centre d’essais et de recherche qui fait beaucoup de tests, notamment sur la germination des plantes… C’est vraiment très encadré. »

Les trois scientifiques rencontrés par Reporterre s’accordent d’ailleurs tous pour dire que : « Les émissions issues de la combustion des incendies sont bien plus dangereuses, cancérigènes et délétères pour l’environnement que la pollution liée au produit retardant. Il n’y a pas photo. »

Pour autant, dans un souci d’écologie et de souveraineté, il et elles continuent à chercher des alternatives plus écologiques et plus locales au Fire-Troll étasunien. « Au sein du projet Prefibio, on travaille avec des écotoxicologues et on teste des produits biosourcés à base de protéines végétales. Pour cela, on utilise des déchets ou des produits secondaires de l’industrie agroalimentaire », explique Lola Zavattoni, qui n’a pas encore le droit de révéler la formulation de son produit.

Notes

[1Il s’agit d’une hypothèse similaire à celle expliquant la présence de cadmium dans les engrais azotés.

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Source : https://reporterre.net/Incendies-quel-est-ce-produit-rouge-largue-sur-les-forets