Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...

mercredi 27 novembre 2019

SDHI - Selon l'Inserm, une molécule utilisée dans des fongicides agricoles est toxique pour l'environnement et pour l'homme

Pour tout comprendre sur les pesticides et particulièrement les SDHI : une émission à ré écouter ici avec :

https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles/affaires-sensibles-18-novembre-2019

 

Selon l'Inserm, 

une molécule utilisée 

dans des fongicides agricoles 

est toxique pour l'environnement 

et pour l'homme


Des chercheurs avaient déjà alerté en 2018 sur la dangerosité de cette molécule. En vain.

Une étude de l'Inserm révèle que certains fongicides, pulvérisés comme ici par un tracteur sur un champ, seraient toxiques pour l'Homme. (JEAN-MARC QUINET / BELGA MAG)



franceinfo 
Radio France
Mis à jour le
publié le


L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) montre, dans une étude publiée ce jeudi et dont franceinfo a eu connaissance, qu'une molécule utilisée dans des fongicides agricoles est toxique pour l'environnement et les cellules humaines.

Ces pesticides contiennent des substances nommées SDHI (pour inhibiteurs de la succinate déshydrogénase) qui ont pour principe de bloquer une enzyme impliquée dans la respiration cellulaire des champignons. "Nous montrons que huit des onze SDHI actuellement autorisés en France sont toxiques pour les cellules humaines", explique Pierre Rustin, chercheur à l'Inserm et membre du CNRS, qui a participé à cette étude.

Des risques accrus de maladies comme Parkinson ou Alzheimer


En 2018, des chercheurs avaient déjà alerté sur la dangerosité de cette molécule mais en janvier 2019, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail), avait conclu qu’il n’y avait pas d'éléments pour justifier une alerte sanitaire. Cette fois, c'est l'Inserm, un organisme de recherche public, dont certains chercheurs sont eux-même membres de l'Anses, qui remet en cause l'autorisation des SDHI.

Selon Pierre Rustin, ces substances augmentent le risque de maladies neurologiques "telles que Parkinson ou Alzheimer", en particulier pour les agriculteurs utilisateurs de ces produits. Le fongicide a également des effets délétères sur les vers de terre et les abeilles.

Des fongicides utilisés pour les fraises... et les terrains de football


Le SDHI est autorisé en France et en Europe. Il entre dans la préparation de nombreux fongicides. Il est utilisé dans l’agriculture, dans onze produits autorisés en France pour le blé, le colza mais aussi les fraises, les carottes ou la vigne. Et sur des terrains de football. 


Source : https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/selon-l-inserm-une-molecule-utilisee-dans-des-fongicides-agricoles-est-toxique-pour-l-environnement-et-pour-l-homme_3693023.html


-----------------------------------------------------------

Les fongicides SDHI 

sont toxiques 

pour les cellules humaines


07 novembre 2019

Les mitochondries sont des organelles présentes dans les cellules eucaryotes.
Elles contiennent des chaînes respiratoires, cruciales pour la survie des organismes. Sans les mitochondries, impossible d’extraire, en présence d’oxygène, l’énergie contenue dans les aliments pour permettre le fonctionnement des cellules. Chez l’être humain, un dysfonctionnement d’une enzyme clé de la chaîne respiratoire, la succinate déshydrogénase (SDH), est associé à de graves pathologies. De nombreux traitements fongicides employés dans les parcelles agricoles ou sur les terrains de sport, agissent en bloquant l’activité de la SDH de champignons parasites, et de ce fait empêchent leur développement. Ces composés, inhibiteurs de la SDH, sont appelés SDHI. Des scientifiques français1 viennent de mettre en évidence que huit molécules fongicides SDHI commercialisées en France ne se contentent pas d’inhiber l’activité de la SDH des champignons, mais sont aussi capables de bloquer celle du ver de terre, de l’abeille et de cellules humaines, dans des proportions variables. En effet, l’équipe de recherche dirigée par Pierre Rustin, directeur de recherche émérite du CNRS, a montré que les SDH de 22 espèces différentes étaient très similaires, en particulier dans les zones ciblées par les SDHI. Enfin, les chercheurs et chercheuses ont montré que les conditions des tests réglementaires actuels de toxicité masquent un effet très important des SDHI sur des cellules humaines : les fongicides induisent un stress oxydatif dans ces cellules, menant à leur mort. Cette étude est publiée dans la revue PLOS ONE le 7 novembre 2019.

 

 


 

Notes

  1. Ont participé à cette étude des scientifiques du CNRS, de l’Inserm, de l’Inra, de l’Université de Paris, de Université Toulouse III - Paul Sabatier et de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris.


Bibliographie
Evolutionarily conserved susceptibility of the mitochondrial respiratory chain to SDHI pesticides and its consequence on the impact of SDHIs on human cultured cells. Paule Bénit, Agathe Kahn, Dominique Chrétien, Sylvie Bortoli, Laurence Huc, Manuel Schiff, Anne-Paule Gimenez-Roqueplo, Judith Favier, Pierre Gressens, Malgorzata Rak et Pierre Rustin. PLOS ONE, le 7 novembre 2019. DOI : 10.1371/journal.pone.0224132

Source : http://www.cnrs.fr/fr/les-fongicides-sdhi-sont-toxiques-pour-les-cellules-humaines

  -------------------------------------------------

 

Notes de lecture Anne Gaudron, coresponsable GT "environnement"
"Le crime est presque parfait" – Fabrice Nicolino – Editions Les liens qui libèrent

... Mais nous ne sommes pas dans un scénario de fiction : c'est la description étayée par de nombreux témoignages scientifiques de la grande saga mortifère des pesticides (=tueurs de ravageurs), et notamment des SDHI, dont le but est de détruire champignons et moisissures présents dans nos cultures agro-industrielles. Ils visent à bloquer une enzyme essentielle dans la respiration cellulaire, présente chez tous les êtres vivants.

Fabrice Nicolino, journaliste d'investigation, a déjà commis des ouvrages sur le risque que nous fait courir sans vergogne la société de consommation et ses multinationales de la chimie. Plus récemment, il a co-fondé le mouvement "Nous voulons des coquelicots". Il nous entraîne dans le monde sans pitié des Bayer, Monsanto, Basf et Syngenta, qui vendent partout dans le monde ces produits contenant du SDHI, surtout depuis 2013. En France, il est épandu sur 80% des surfaces de blé, sur les arbres fruitiers, les tomates, les pommes de terre, sur la plupart des terrains de sport.

D'ici 2023, il est prévu un quadruplement de leur commercialisation !

Or ces SDHI sont hautement toxiques pour le système respiratoire des humains, mais aussi des abeilles et des vers de terre. L'agrochimie s'attaque, donc, massivement, à ce qui respire, ainsi que le montrent des études in vitro. Le 15 avril 18, une tribune publique d'alerte est signée dans Libération Pierre Rustin et son équipe de spécialistes mondiaux des maladies mitochondriales (la mitochondrie est considérée comme la « centrale énergétique » de la cellule)

Ils demandent le retrait de ces substances du marché, afin de procéder à une évaluation sérieuse.
Réponse officielle de l'Anses, l'autorité sanitaire française chargée d'autoriser la mise sur le marché des pesticides : « L'alerte des scientifiques n'est pas fondée, il n'y a pas lieu d'interdire ces produits. »
Pourquoi prendre un tel risque quand la mission première, capitale, des autorités sanitaires est de protéger les citoyen.ne.s, leur santé et leur environnement ?!

Il faudrait aussi analyser le processus de construction sociale de l'ignorance et du déni autour de ces sujets (Amiante, Médiator, ... ), et continuer à dénoncer l'impunité des responsables économiques, privés et publics


Pour tout comprendre sur les pesticides et particulièrement les SDHI : une émission à ré écouter ici avec :

https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles/affaires-sensibles-18-novembre-2019

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire