Après la panique morale visant le jeune Hamza orchestrée par l’extrême
droite et la droite extrême, les chants fascistes proclamant
« Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir ! »,
à peine condamnés par le gouvernement, après le harcèlement policier à
Clermont-Ferrand visant des gamins racisés à la recherche d’un peu de
fraîcheur en pleine canicule, voilà que la journée du 7 juillet a
enfoncé les derniers clous du cercueil démocratique dans lequel nous
sommes condamné·es à nous débattre.
Tout en ayant à souffrir
de l’arrogance et de l’omniprésence médiatique de celles et ceux qui
capitalisent sur les privilèges que leur accorde leur assignation
raciale à la blanchité.
Ainsi, l’ultime pirouette de Marine Le Pen, tout sourire, au «
20 heures
»
de TF1, mardi soir, pour annoncer sa candidature à l’élection
présidentielle, après sa condamnation – très clémente – en appel dans
l’affaire des assistant·es parlementaires européen·nes, qui lui laisse
le choix de briguer l’Élysée. Ce palais construit avec des capitaux liés
à la traite et au commerce esclavagiste dans les colonies françaises
d’Amérique. Un hasard ? Je ne crois pas.
Mais aussi la
nomination comme défenseur des droits, à la demande encore une fois de
l’Élysée, de François-Noël Buffet, sénateur Les Républicains proche de
Bruno Retailleau, cet homme atteint d’une hypermétropie raciale qui lui
permet de voir le racisme d’une sénatrice paraguayenne, mais jamais le
racisme qui émane de lui. Les
« Français de papier » et autres
« barbares », pour reprendre les mots de l’ancien ministre de l’intérieur, le remercient de ses
fulgurances antiracistes pétries d’opportunisme pour «
défendre
» Kylian Mbappé !
Et puis, bonjour misère, hier encore, la
présomption de légitime défense
pour le policier ou le gendarme qui ferait usage de son arme à feu a
été approuvée par l’Assemblée nationale, avec le soutien du
gouvernement, de la droite et de l’extrême droite.
Cette campagne électorale va être longue, très longue.
Prenez soin de vous.
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