Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...

dimanche 4 août 2013

NDDL : Chronique juillet 2013 (8)

PROJET  D’AYRAULT – PORT     de     NOTRE DAME DES LANDES ( 44 )
Source : ZAD.nadir.org                          juillet  2013                    



Huitième chronique illustrée pour savoir ce qui s'est passé sur la ZAD et aussi  ce qui s'est dit et fait autour du projet d'aéroport inutile, imposé et destructeur à Notre Dame Des Landes pendant ce mois de juillet 2013. 
Merci encore à l'auteur partie prenante du Collectif Conflent 66 en soutien à NDDL.

Infos de la semaine : du 1er  au 7 juillet


Lundi  1er  juillet

Quelques articles de presse : 

Selon le préfet de Loire-Atlantique, les études complémentaires sont très avancées... vue du terrain, on a du mal à voir comment alors que tout les forages nécessaires ont été sabotés et sont inutilisables. 
Peux-être qu’ils font tout par satellite ? parce qu’on n’a pas vu non plus beaucoup de scientifique en tenue et matériel au poing sur la zone.

> Et pendant ce temps Hollande s’exprime brièvement sur l’aéroport, la commission de dialogue et les études complémentaires qu’ils s’engagent à faire effectuer... alors lequel  ment ?

Mardi  2  juillet

Journée tranquille sur la ZAD, ça sent les vacances pour certain-e-s, le jardinage ou la construction pour d’autres ...

*       L’association Koad Liv organise durant l’été une expo itinérante, se terminant par une vente aux enchères des oeuvres le 21 Septembre à Cavan (22) afin de soutenir financièrement les personnes ayant été inculpées à de lourdes amendes dans le cadre des manifestations contre l’aéroport de Notre Dame des Landes et lance un appel aux créateur-trice-s

Mercredi  3  juillet

*       Un texte reçu par mail d’un collectif de là-bas :

Avant d’en venir à l’affaire qui nous concerne, un bref rappel des mémoires.

1971-1981 : dix années durant lesquelles des gens, jeunes et moins jeunes, d’ici et d’ailleurs, se sont organisés pour que les terres du Larzac ne soient pas détournées de leur usage collectif et restent un bien-commun. La zone concernée, 6300 ha, fut le théâtre de manœuvres d’expropriation, d’expulsion, d’intimidation et de violence orchestrées par l’Etat et l’armée amenant les résistants d’alors à développer (entre autres) une stratégie collective d’occupation et de squat des terres et du bâti.
1985 : la zone à défendre (ZAD) du Larzac devient par contrat avec l’Etat, le premier office foncier dans l’histoire de France (et le seul à ce jour). Un bail emphytéotique (sur 60 ans donc à échéance 2045) est signé avec la Société Civile des Terres du Larzac (SCTL) nouvellement créée à cet effet.

Cela fait 28 ans que ces terres (6300 ha) sont gérées collectivement en assemblée générale et par un conseil de gérance, 28 ans que ces terres ne sont plus menacées par des projets d’État ubuesques ou par l’avidité de gros entrepreneurs, 28 ans que l’agriculture et l’élevage y sont maintenus, 28 ans sans spéculation foncière, 28 ans que le Larzac se repeuple, 28 ans que "le Larzac" n’a de cesse d’être à l’initiative ou un soutien aux luttes sociales liées à la terre et aux paysans (OGM, mal-bouffe, sans-terre d’Amérique du sud, ...).
Cette expérience unique en France constitue à elle seule un véritable pied de nez à l’efficacité de la gestion étatique et centralisée du territoire, vous en conviendrez.

Mais alors, que vient donc faire notre ministre de l’agriculture, Mr Le Foll, le 11 juillet sur le Larzac ?
Son déplacement officiel et en grandes pompes a pour but de signer un avenant au bail emphytéotique du Larzac qui repousse son échéance à 2085 (et non 2045). Bon vous nous direz, c’est toujours bon à prendre.
Oui mais alors... Quelle signification a cette signature pour le gouvernement ?
Reconnaît-il par là la nécessité et l’urgence de maintenir les terres agricoles et la paysannerie face à l’industrialisation et l’urbanisation à outrance ? Reconnaît-il donc aussi l’efficacité de la nationalisation des terres suivie de leur autogestion foncière collective ?

Si tel est le cas, qu’en est-il des autres ZAD qui en France luttent pour les mêmes raisons et à qui le gouvernement préfère envoyer des escadrons de CRS et de gendarmes mobiles ?

Pourquoi cette distinction de sort si ce n’est pour diviser les résistances ou récupérer la symbolique larzacienne ?

Pourquoi cette signature là-maintenant (32 ans avant l’échéance du bail) alors même que la ZAD de Nantes met le gouvernement en mauvaise posture depuis des mois, que d’autres ZAD se développent là où l’Etat continue d’enrichir les multinationales et les pouvoirs financiers ?

Cette signature est-elle la partie visible et communicable d’une entente politique en vue des municipales ? Entre qui alors ?
Que signifie d’ailleurs cette signature pour Mr Le Foll ?
Son acte de démission en tant que membre du gouvernement et ministre de l’agriculture, sans aucun doute.
Ben oui tout de même !! On ne peut pas à la fois serrer d’une main la lutte du Larzac et matraquer de l’autre ceux qui luttent aujourd’hui à Nantes pour des raisons sensiblement identiques !!!
Enfin... Quelle signification a cette signature pour le Larzac ?
Une victoire, sans doute, en tous cas un soulagement pour beaucoup. L’occasion de rester unique en France ou au contraire de faire levier sur le gouvernement en soutien aux autres luttes en cours ?
Cette carte blanche sur 70 ans est elle l’opportunité pour le Larzac d’entendre plus sereinement les difficultés sociales et économiques d’aujourd’hui et d’engager le territoire comme laboratoire d’expérience. L’ouverture d’états-généraux pourrait être l’occasion d’en débattre !
Tout un programme donc ! Alors bienvenue Mr Le Foll et tous au Larzac !
Benoît et Christophe pour le collectif des ZAD !

-        Le ministre des transports répète qu’il fait bien son travail dans tous les journaux : les études seront étudiées, les rapports rapportés....voir un article dans le Monde ici

-        Le préfet fait bien son travail aussi : un escadron de gendarmes est prêt à sauver la population des sauvages dixit Presse Océan ici

Jeudi  4  juillet

Notre-Dame-des-Landes. Le courrier de « pacification » Cuvillier


Le ministre des transports Frédéric Cuvillier vient d’écrire au préfet Christian de Lavernée pour « rappeler l’engagement du gouvernement à respecter et à mettre en œuvre les préconisations des trois commissions » sur le dossier Notre-Dame-des-Landes. Un mois après la décision des élus anti-aéroport de claquer la porte des réunions de la préfecture, le ministre fixe un nouveau cadre de travail avec cette garantie : « Les travaux ne pourront s’engager tant que la faisabilité des mesures de compensations environnementales n’aura pas été démontrée ». « C’est un courrier de pacification », estime le député écologiste Ronan Dantec (EELV). À l’heure où les Verts décident de faire cavalier seul pour les municipales à Nantes, la lettre de Frédéric Cuvillier met de l’huile dans les rouages politiques.
Presse océan

Les premierEs participantEs pour les rencontre inter comités arrivent à la Chat-teigne. Vont suivre 3 jours de discussion et d’organisation. N’hésitez pas à les rejoindre !
C’est le jour du pain aux Fosses noires, comme le lundi. Désormais vous pouvez aussi y acheter à prix libre les légumes du jardin.
Le chantier continue jusqu’à la fin de la semaine prochaine au Sans noms. Toute aide est la bienvenue.

Vendredi  5, samedi  6, dimanche  7  juillet

C’est le week-end de discussions des comités locaux à la Châteigne.


Opération escargot contre l'aéroport et son monde

Hier à Nantes, les opposant-e-s à l'aéroport et son monde ont organisé une opération escargot sur le périphérique.


Opération escargot, 6 juillet 2013

Une opération réussie puisque aux alentours de 11h Bison Futé faisait déjà état de 4 km de bouchons entre la porte de Gesvres et la porte d'Orvault, 4 km aussi entre la porte de Retz et porte des Sorinières et 2 km entre la porte de Saint Sébastien et la porte des Sorinières.
La mobilisation a eu de l’écho dans toute la France (où plus de 430 km de bouchons étaient dénombrés au pic de la mi-journée) et notamment en Île de France où l’on comptabilisait 35 km de bouchons au même moment.

Les oposant-e-s se sont à nouveau donné rendez-vous le week-end du 13-14 juillet pour une nouvelle opération escargot, qui devrait être de plus grande ampleur, et ce 3 semaines avant le grand rassemblement des 3 et 4 août où des milliers d’opposant-e-s sont attendu-e-s à Notre Dame des Landes.
Indymédia Nantes – 07-07-13

Infos de la semaine : du 8 au 14 juillet


Mardi  9  juillet

Sous le soleil, les chantiers continuent, les légumes poussent, l’inter-comité peaufine le CR de son week-end à la châtaigne, des discussions se poursuivent, et sans doute plein d’autres choses. ( Ça commence à sentir les vacances d’été aussi pour l’équipe derrière ce site ... on donne des nouvelles dès qu’on peut )

Mercredi  10  juillet

13h30 : 4 fourgons de GM sont à l’Isolette pour une histoire de squat de l’Isolette... 3 personnes auraient décidé de squatter un bâtiment de la ferme de l’Isolette où des gens habitent toujours
13h40 : Ça "parlemente". Les Gm sont sortis des fourgons avec tout leur attirail. Les 3 personnes seraient toujours à l’intérieur.

Vendredi  12  juillet

La semaine se termine tranquillement. Notez que comme on n’a pas d’activités salariées, on ne ralentit pas vraiment le rythme le weekend. Ainsi si vous voulez passer il y a toujours besoin de monde sur les chantiers cabanes  au Cent noms et au Coin (cabane et chantier non mixte meufs gouines trans). Sinon vous pouvez passer à la Wardine pour assister au Fesse Noise.

Il y a aussi un projet de lancement d’une petite culture de spiruline aux "Rouge et Noir" avec un appel à contribution.

Dimanche  14  juillet

 les naturalistes en lutte continuent leur inventaire : rendez-vous à 9 heures devant l’église de Notre-Dame-des-Landes avec  bottes, pique-nique et détermination.

Insolite. Nantes : la ligne verte "décolle" vers Notre-Dame des Landes

 





Et un détournement de plus. Après les commerçants masqués qui ont détourné la ligne verte du "Voyage à Nantes" pour qu'elle passe par la rue Mercoeur, voici qu'elle se transforme en piste d'atterrissage. "Voyage à NDDL" (pour Notre-Dame des Landes)  a écrit l'artiste du jour qui a réalisé trois pochoirs d'avions, un fermier, sa vache et son mouton. Mon tout est visible à quelques mètres de la place du Bouffay, non loin du mur et de ses graffs réalisés cette semaine par Kazy, Honet et Poch. Rappelons que la ligne verte a été peinte sur 15 kilomètres dans la ville et qu'elle relie les expositions et les oeuvres du "Voyage à Nantes", un événement touristico-culturel qui se déroule jusqu'au 1er septembre 2013.
Presse Océan – 14-07-13


Nantes. Une aide à un film sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes "censurée"

Le documentaire « Le Dernier continent » de Vincent Lapize, ayant pour thème l'aéroport de Notre-Dame des Landes (NDDL et ses Zadistes) a-t-il été rayé lors du vote des subventions régionales ? Une aide au développement à hauteur de 4000 euros avait en effet été acceptée par le comité technique de la région des Pays de la Loire  pour l’aide au cinéma. Cet avis favorable, habituellement suivi par la commission permanente qui les valide, a pourtant été écarté le 8 juillet dernier. Disparu ! La raison ? Le contenu du film.  Pour Olivier Deschanel de l’UDI (union des démocrates et indépendants), conseiller régional et membre de la commission culture, cela relève de la censure. "Après avoir posé plusieurs questions sur les raisons de ce retrait, il s'avère que ce dossier a été ajourné pour des raisons liées au contenu du film. Cela porte atteinte à la liberté de création et d'expression des auteurs. La position que les uns et les autres ont sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne doit en aucune façon intervenir dans un dossier exclusivement artistique". Un courrier de demande d’explication a été envoyé le 11 juillet par les conseillers régionaux Olivier Deschanel et Dominique Richard au président de la région des Pays de Loire Jacques Auxiette.
Presse Océan – 14-07-13

Infos de la semaine : du 15  au 21 juillet


Mardi  16  juillet

Barbouzeries sur la ZAD de NDDL – Saucialisme et sabotage ?


Carrefour de la Saulce, fin octobre 2012

Suite aux différents départs de feu et la série de voitures incendiées, intrusions de lieux de vie ostentatoires (objets déplacés ou disparus) en l'absence des occupant.e.s ainsi que la tentative d'intrusion par deux individus à la maison rose, nous apportons ici un nouveau témoignage sur les tentatives de déstabilisation orchestrées sur la ZAD par de mystérieux individus.

Les requins de Vinci tournent sur la ZAD...

Un témoignage de plus qui montre que certains groupes d'intérêt comme l'Etat saucialiste, la préfecture de police ou encore la DGSI (ex-DCRI, championne du monde toutes catégories en barbouzeries*), pour ne pas nommer ces institutions citoyennes garantes de la démocratie de marché, auraient tout intérêt à essayer de discréditer les squatteureuses aux yeux de la société civile, insidieusement, par petites touches lâches et isolées, alors qu'ils ont pitoyablement échoué dans leur tentative de destruction de la ZAD lors de l'opération de police dénommée pompeusement « Opération César ».

La scène décrite ci-dessous s'est déroulée devant témoins fin juin.

Alors que nous sortions de la Saulce en direction des Fosses Noires, une voiture garée sur le bas côté semble s'engager puis se ravise pour nous laisser passer.
Prêtant attention au type de la voiture (206 grise) je tente d'apercevoir le conducteur en le dépassant (homme de 40-50 ans, cheveux courts).
Continuant mon trajet, je m'arrête au niveau des Planchettes pour discuter avec un copain puis reprend la voiture en direction de Bel-Air.
 Là, nous sommes stoppés par des débris de verre et des tessons de bouteilles cassés volontairement répandus sur la route totalement impraticable en l'état.
Faisant marche arrière pour récupérer un balai chez le copain, je lui demande s'il est au courant de la situation. Ce n'est pas le cas. Mais il mentionne immédiatement dans la conversation une voiture qu'il a vu passer lentement alors que nous nous arrêtions, me décrivant le même type que tout à l'heure avec sa 206 grise.
Alors, soit cette voiture a roulé sur le verre, soit...
Nous décidons donc de pousser les débris sur le bas côté de la route afin de recréer une chicane (que nous avions signalé à l'aide de palettes).
Au même moment, un agriculteur qui travaillait dans le champ voisin souhaite sortir et s'engager sur la route. Je lui demande alors si les débris de verre et les tessons de bouteilles étaient là avant son arrivée. Il me répond que non.
C'est, pour dire le moins, une étrange coïncidence que je me retrouve nez à nez avec un paysan qui ne peut pas sortir de son champ sans être « emmerdé » au moment où des tensions sont exacerbées sur la ZAD par une suite de voitures brûlées et de lieux de vie visités ou avec des départs de feu. Paysan qui au passage n'avait pas vu les tessons de verre en arrivant, comme par hasard.
Étrange, qu'un homme d'âge mûr soit le seul protagoniste présent à ce moment précis hormis les zadistes sur les lieux, témoins de la scène...

Si la flicaille voulait nous porter préjudice par des agissements de la sorte, elle réagirait exactement comme ça. Mais ne présumons pas du désintéressement altruiste, de l'humanisme, de cet amour de la nature désintéressé et de la neutralité légendaire de ce gouvernement (et des autres...). Promouvoir tout ce qui se fait de pire en matière de développement économique à la sauce durable.
Un p'tit coup de pression de plus des terroristes saucialistes et de leurs milices ? C'est pas possible nous sommes en démocratie, m'enfin !
Barbouzes, hors de nos vies !
Un zadiste

Note : *à partir de la fin des années 50, la France exporta en Argentine son savoir faire, des méthodes de guérilla antisubversive expérimentées en Algérie, et forma les militaires à la torture et au ren­seignement.
Bob 92 Zinn - Médiapart

Mercredi  17  juillet

Sous le soleil, chantiers au Sabot ( demain aussi, avis aux amateur-trice-s), et ailleurs, sessions du théâtre de l’opprimé, discussions...


Dimanche  21  juillet

Ce matin, on est réveillé par des pompiers qui éteignent  un incendie à la cabane du carrefour libéré de la Saulce. Un peu plus loin sur la route en direction de Vigneux, on découvre de nouveaux tags fascistes sur des panneaux routiers.
Le carrefour reste libéré et le non-marché de vendredi  aura quand même lieu, encore plus maintenant.
On ne se laissera pas intimider par des actes lâches et imbéciles !

Infos de la semaine : du 22  au 28 juillet


Lundi  22  juillet

On a bien chaud en ce moment, mine de rien,
Les jardins nous attendent et plein d’autres choses à faire !

Jeudi  25  juillet

Je ne sais pas si on vous avait dit, mais la cabane du Carrefour libéré (dit carrefour de la Saulce, entre la D81 et la route des Fosses Noires/Chemin de Suez) a entièrement brûlé dans la nuit de samedi à dimanche. Le matin suivant, de nombreux panneaux de signalisation de la D81 étaient recouverts de croix gammées ou autres symboles fascistes.
Rendez-vous vendredi  aprèm, à l’occasion du marché, pour parler de ce qu’on reconstruit  au carrefour.

Dimanche  28  juillet

au petit matin : La semaine sur la Zad a été plutôt tranquille ! Beaucoup de travail dans les jardins et pour le week-end qui arrive !

Infos de la semaine : du 29  au 31 juillet


Lundi  29  juillet


Semaine "Clownistan" à la ZAD :

lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi à 14h à la cabane dite de la GOURBi (du nom de l’ancien proprio de la ferme détruite à cet endroit "Monsieur Gourbil"). Donc voilà, chaque jour à 14h y aura quelqu’un à la GOURBi  pour choper les clowns retardataire (pas là le lundi) et ensuite ben... ça va clowner ! La gourbi est située entre la Sécherie et les Fosses Noires. Contact sur place : Batman (un ambrassadeur Clownistaniais qui vous salue bien).

Mardi  30  juillet

à propos de la campagne de forage de juin 2013

Les porteurs du projet ont fait écrire dans les différents dossiers d’enquête que le sous-sol de la ZAD n’était pas de nature à représenter un potentiel hydrogéologique, en argumentant par des critères purement théoriques. Ils récidivent en affirmant que le réseau hydrographique n’est alimenté que par une nappe d’eau dite perchée, contenue dans les altérites, déconnectée de la nappe phréatique profonde. Bien évidement la commission scientifique n’a pu retenir cette affirmation basée sur aucun élément concret. C’est pour répondre à ce besoin de données que la campagne de forages de juin 2013 semble répondre : Comment se réparti la flotte dans le sol ? Y a-t-il un ou plusieurs aquifères (nappes phréatiques) ? Sont-ils connectés, et comment ? Les variations de la ou des nappes en fonction des saisons ? Mais il n’est pas question d’évaluer les volumes ni la perméabilité de la ressource en eau puisque selon les porteurs de projet il n’y a de l’eau qu’en quantité négligeable. Il serait fâcheux de découvrir que ce projet risque de dégrader une énorme éponge gorgée d’eau, qui plus est, situé en position altimétrique haute ; en bref dégrader un énorme château d’eau.Cela pourrait être mal perçu par la population qui serait capable de ne pas comprendre les priorités économiques, tellement plus nécessaire à une ressource en eau haute perchée et propre pour les générations à venir. Les logs de principe des forages sont disponibles, mais pas les coupes géologiques ni les piézomètres. Il me semble que les logs géologiques des forages de 2011 ne sont toujours pas accessibles, alors qu’il y a obligation de rendre publique les données des forages de plus de 10 mètres. Sur le terrain, un point regrettable, 2 puits réalisés à la Noé Verte l’ont été à une distance de moins de 35 m d’un tas de fumier de plus d’un an baignant dans son jus noir. L’éthique du forage comprend notamment de ne pas polluer la nappe phréatique et surtout pas avec des germes fécaux. Ceci constitue une véritable faute professionnelle. Pour finir je n’ai pu trouver dans les différents dossiers d’enquêtes mis à disposition au public, les points techniques abordant l’ancrage des tarmacs sur un sol principalement composé d’argile dépassant souvent 50m d’épaisseur. Seul un descriptif de principe est présenté. Ceci peut pourtant être un souci technique entraînant un gonflement important de la facture globale. Mais l’idée maîtresse n’est-elle pas de déplacer Nantes Atlantique plus que de construire Aéroport du Grand Ouest ?

Julien M, géologue.

*       Du 30 juillet au 2 août : caravane Nîmes- NDDL organisée par ATTAC France

départ pour l’étape à 9h à la ZAD de St Hilaire de Bréthmas (à côté d’Alès – projet d’un nième golf) direction Montredon par la D999

Mercredi  31  juillet

Sur la ZAD certain-e-s préparent les différents évènements de ce week-end, d’autres vaquent à leurs activités (extra)ordinaires. RAS quoi...






samedi 3 août 2013

Les Secrets de l'EPR

Juillet 2013. Acier low-cost, travail illégal : la face cachée du chantier de l’EPR

Alors qu’EDF vient de réaliser en grande pompe la pose du dôme du réacteur EPR de Flamanville, le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce l’hypocrisie et les pratiques inacceptables de l’industrie nucléaire. Aux innombrables déboires et malfaçons du réacteur, il faut ajouter deux nouveaux scandales :
  • l’utilisation d’acier de mauvaise qualité pour des équipements cruciaux pour la sûreté
  • le recours répété à des sociétés sous-traitantes réputées pour leurs entorses au droit du travail

1/ EDF importe des aciers low-cost pour fabriquer des équipements cruciaux pour la sûreté !

EDF, qui présente le réacteur EPR comme le plus haut standard existant pour la sûreté nucléaire, n’a pas de scrupules à économiser sur les matériaux destinés à ses équipements les plus cruciaux. Un fait reconnu par …Bernard Bigot, administrateur général du Commissariat à l’Énergie Atomique !
Le Réseau “Sortir du nucléaire“ rend public un enregistrement inédit, réalisé par un militant le 13 avril 2013 à l’occasion de « Futurapolis », un événement organisé par Le Point. Interpellé sur les surcoûts de l’EPR, Bernard Bigot déclare qu’EDF aurait acheté de l’acier à bas prix en Russie sans en contrôler la qualité.
Ecouter l’enregistrement :
Exrait questions réponses Bigot
NB : nous invitons Le Point à rendre public les vidéos réalisées lors de cette table ronde.
Retranscription :
"Ils ont acheté de l’acier à bas prix en Russie, ils n’ont pas contrôlé et donc évidemment lorsque l’autorité de sûreté - parce que la sûreté c’est primordial ... est venue et a constaté qu’il y avait des pailles [NB : des irrégularités] dans ces supports, qui sont aussi banals que n’importe quel support que vous pourriez avoir il a dit il faut démonter comme ils sont à 60 m d’altitude, démonter c’est un an et donc Edf très gentiment il a mis tous les coûts y compris cela dedans..."
Cet acier a servi à fabriquer les consoles sur lesquelles devait reposer le pont polaire, pièce maîtresse des opérations de manutention placée au-dessus de la cuve. C’est notamment à partir du pont polaire que l’on charge et décharge le réacteur.
Pont polaire du réacteur EPR en construction en Finlande


L’effondrement de ce pont – qui pèse 780 tonnes - aurait pu endommager gravement les dispositifs de pilotage du réacteur. Et effectivement, l’Autorité de Sûreté nucléaire ayant ultérieurement détecté d’importantes imperfections dans ces aciers, les 46 consoles ont dû être intégralement démontées, faisant exploser les coûts du chantier en imposant un retard d’un an.


Les fameuses consoles en acier


Pour garder comme objectif une mise en service de l’EPR en 2016, EDF a dû bousculer le planning du chantier et commencer à construire en parallèle d’autres bâtiments au pied du réacteur. La présence de ces bâtiments a imposé le recours à la grue la plus grande du monde, surnommée « Big Benny », venue directement de Chine. Coût de la location du joujou géant : douze millions d’euros !

Ce nouveau scandale apporte une démonstration de plus de l’irresponsabilité d’EDF, qui prétend donner des leçons de sûreté tout en s’abstenant de vérifier dès leur fabrication des pièces aussi cruciales. Pour une malfaçon détectée, combien d’autres passent inaperçues ?

2/ En Finlande puis à Flamanville, recours répété de Bouygues à des sociétés qui piétinent les droits des travailleurs

Le chantier de l’EPR de Flamanville, dont est en charge Bouygues, a déjà été le théâtre de nombreux accidents, dont deux mortels.
Bouygues est par ailleurs soupçonné de travail illégal. Une enquête est actuellement sur le point d’aboutir sur les conditions de travail indignes qui règnent à Flamanville, enquête diligentée par les services de l’État et qui, selon un informateur, doit être suivie d’un dépôt de plainte devant le procureur général contre des sociétés de sous-traitance employées par Bouygues.
Or rappelons qu’Atlanco, l’une des deux sociétés de sous-traitance en cause, avait déjà été sévi sous le nom de Rimec sur le chantier de l’EPR d’Olkiluoto, en Finlande :

Traduction d’un extrait d’un article du Helsingin Sanomat (1er quotidien finlandais), paru le 31 janvier 2010 :
« Sur le site il y a eu plus de 4000 travailleurs de 60 pays différents, dont 1200 polonais dont la plupart venaient de la sous-traitance. […] En septembre 2008, les polonais qui travaillaient pour le compte du sous-traitant irlandais Rimec ont menacé de faire grève. Au milieu du projet, Rimec a décidé de transférer ses bureaux à Chypre. Elle avait retenu un tiers des salaires de ses employés sans préciser ce qu’elle en avait fait. Il y avait aussi des irrégularités dans le paiement des congés, les assurances maladie et la santé. D’après les polonais, Rimec se faisait payer 24 euros de l’heure mais ne reversait que 8 euros à ses travailleurs. Le problème aurait été résolu par la suite. »
Bouygues, maître d’œuvre dans les deux cas, ne pouvait pas ignorer ces faits ; c’est sciemment qu’à Flamanville, il a sollicité à nouveau cette société aux pratiques indignes.

Les beaux discours sur la sûreté de l’EPR cachent un chantier catastrophique, géré de manière indigne. Destinées à réaliser des économies à tout prix, ces pratiques n’empêchent cependant pas l’explosion des coûts. Alors que les Français sont appelés à se serrer la ceinture, 8 milliards d’euros vont avoir été dépensés pour un réacteur monstrueux et dangereux. Pourtant, des alternatives énergétiques sûres et propres existent, qui permettraient de répondre aux besoins énergétiques du Grand Ouest pour trois fois moins cher et permis de créer une dizaine de millier d’emplois stables .
Puisque François Hollande prétend réduire la part du nucléaire, le Réseau “Sortir du nucléaire“ l’exhorte à passer à l’acte en commençant par abandonner définitivement ce grand projet nuisible payé indirectement par les contribuables français.


vendredi 2 août 2013

Mélenchon et le Parlement Européen

Article paru dans Médiapart


A quoi sert Mélenchon au parlement européen?


25 juillet 2013 |  Par Ludovic Lamant

« Emploi fictif » ou « roi fainéant », les critiques pleuvent contre l'eurodéputé Jean-Luc Mélenchon, accusé de déserter l'hémicycle européen. Au-delà des statistiques, quelles marges de manœuvre y a-t-il pour les formations minoritaires ? Le patron du Front de gauche a accepté de répondre, point par point, aux attaques et s'explique : « Je représente les gens qui ne sont pas d'accord avec ce cirque. »

Le débat se déroule le 22 mai à Strasbourg, dans l'hémicycle du parlement européen. Les députés discutent de l'ouverture à venir des négociations de libre-échange entre l'UE et les États-Unis. À l'époque, la bataille sur l'« exception culturelle » fait rage, et les élus français montent au créneau, pour tenter d'infléchir la position du parlement. Henri Weber (PS), Yannick Jadot (EELV) ou Arnaud Danjean (UMP) prennent tour à tour la parole.

Dans la salle, siège 373, Jean-Luc Mélenchon suit avec attention les échanges. Il connaît le dossier, alerte depuis des années sur les risques du « grand marché transatlantique », et ne manque pas, depuis le début de l'année, d'y faire mention dans chaque entretien qu'il donne à la presse française. Mais le patron du parti de gauche ne prend pas la parole à Strasbourg. Ce jour-là, il préfère “tweeter” en silence une série de messages, en direct de la plénière de Strasbourg :
Extrait du compte Tweeter de Jean-Luc Mélenchon.Extrait du compte Tweeter de Jean-Luc Mélenchon.

De la part de l'un des théoriciens de la « fonction tribunitienne » de l'élu, familier des sorties fracassantes dans l'arène nationale, cette stratégie surprend. « Il distribuait les bons points sur Tweeter, mais que n'a-t-il pris la parole ? » s'interroge Arnaud Danjean, membre du Parti populaire européen (PPE, droite) qui cherchait, ce jour-là, des renforts dans la salle. « Pourquoi ne médiatise-t-il pas ses sorties à Strasbourg, comme le fait un Daniel Cohn-Bendit ? »

Muet lors des séances plénières à Strasbourg, absent lors des réunions de travail à Bruxelles : les critiques pleuvent, depuis plusieurs mois, à l'encontre de l'ancien candidat à la présidentielle, membre de la Gauche unitaire européenne (GUE). À moins d'un an du scrutin européen, le ton s'est durci. « Au parlement, personne, à part les élus français, ne connaît Jean-Luc Mélenchon », tacle José Bové, du groupe des Verts européens.

Pour Catherine Trautmann, la chef de file des socialistes français à Strasbourg, « c'est une sincère déception : il ne développe aucune action au sein du parlement, il est d'emblée négatif, hostile envers l'institution ». Un « emploi fictif », évacuait, l'an dernier, Daniel Cohn-Bendit, co-président des Verts.

Les statistiques, en tout cas, ne jouent pas en sa faveur. D'après les compilations de données de VoteWatch, l'un des sites qui fait autorité au sein de la bulle bruxelloise, Jean-Luc Mélenchon a participé, depuis le début de son mandat, à 63 % des votes qui ont eu lieu en séance plénière à Strasbourg et Bruxelles, décrochant la 733e place du classement (sur un total de 764 élus, depuis l'arrivée des députés croates en ce mois de juillet). Il occupe à peu près le même rang si l'on s'en tient aux taux de présence en plénière.

« Je ne suis pas un fonctionnaire du parlement, je suis un représentant du peuple français au parlement européen. C'est la conception de base de mon mandat », se défend Jean-Luc Mélenchon dans un entretien à Mediapart. « Je n'ai pas à répondre à des critères de performance distribués par une obscure agence de notation (VoteWatch, ndlr), qui décide que le travail d'un parlementaire consiste à lever la main en cadence. »

Jean-Luc Mélenchon lors d'une plénière à Strasbourg en 2011.© PE

Au-delà du débat sur les critères du site VoteWatch (résumé sous l'onglet Prolonger de l'article), l'eurodéputé avance trois arguments pour relativiser son manque d'assiduité. D'abord, certains élus français font pire que lui, à l'instar de Marine Le Pen ou d'Harlem Désir (qui cumule son poste d'élu avec la direction du PS). De fait, toujours selon les statistiques de VoteWatch, les Français en général sont l'une des délégations qui participent le moins aux votes en plénière (voir ce graphique). 

Ensuite, lui a fait campagne, pour la présidentielle puis les législatives, en milieu de mandat – ce qui l'a tenu éloigné du parlement, et a fait chuter ses statistiques, comme ce fut le cas, également, pour Eva Joly. Il assure que son taux de présence en plénière est remonté, depuis, à plus de 88 % sur l'année en cours.

Enfin, et c'est le cœur de son argumentation, il rend en permanence des « arbitrages avec des actions de terrain » « Quand je ne suis pas au parlement, c'est parce que je suis dans les manifestations des retraites, dans les manifestations pour la défense de la sidérurgie… Rien que ces deux mobilisations me coûtent neuf jours de présence en plénière. Je l'assume : je me rends là où je suis le plus utile. »

Aucun rapport, mais des explications de vote


À José Bové qui reprochait au leader du Front de gauche, de ne pas avoir participé, en mars, au vote sur le budget européen pour les années à venir, pourtant décisif pour l'avenir de l'UE, Jean-Luc Mélenchon rétorque ainsi qu'il a choisi de rencontrer, le même jour à Paris, Evo Morales, le président bolivien.« Pourquoi? Parce que je vais discuter avec lui d'un processus révolutionnaire qui est en cours en Amérique latine. Et si je ne vais pas au parlement européen ce jour-là, ce n'est pas parce que je méprise ce qu'il se passe ce jour-là, mais qu'au pied du mur, je rends cet arbitrage. »

« S'immerger dans les questions européennes, cela ne veut pas dire, évidemment, que l'on s'immerge dans les institutions européennes », affirme Francis Wurtz, qui dirigea, pendant dix ans, le groupe GUE au parlement européen. À la différence de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui, lui était devenu une figure très respectée au sein de l'institution. Mais Wurtz ne rechigne pas à défendre, entre les lignes, l'action de l'élu français : « Il faut toujours avoir un pied dans les institutions, et un autre dans la société civile. »

Les séances plénières de Strasbourg ne sont en fait que la face visible de l'iceberg. Le gros du travail parlementaire se déroule de manière plus souterraine, dans les commissions thématiques, à Bruxelles. C'est là, dans ces petits comités, que se livrent les véritables batailles politiques, amendement contre amendement, en amont de la plénière. Et là non plus, le bilan comptable de Jean-Luc Mélenchon, membre de la commission « Affaires étrangères », n'est pas à son avantage.


Jean-Luc Mélenchon aux côtés de Jacky Hénin et Younous Omarjee, à Strasbourg, le 22 mai.© GUE

Sur les trois premières années du mandat, il a signé le procès-verbal de présence à seize reprises, sur un total de 133 réunions, selon le décompte d'un autre site d'observation de l'activité parlementaire, Parlorama. Il a déposé quelques amendements, en 2010, sur certains rapports, dont un texte sur les relations avec l'Amérique latine, ou un autre sur l'Union sur la Méditerranée (rédigé par Vincent Peillon). Mais l'exercice semble avoir tourné court. 

Il est élu vice-président de cette commission en juillet 2009, mais démissionne de ce poste en octobre 2011. « Je ne l'ai jamais vu intervenir en plénière, et je ne l'avais vu au bureau de la commission (qui fixe, entre autres, l'agenda des réunions, ndlr )», assure Arnaud Danjean, à la tête de la sous-commission défense, au sein de cette même commission Affaires étrangères.

Surtout, il n'a écrit, depuis son élection, aucun rapport, sur aucun sujet. « On ne m'en a jamais proposé. Il n'y en a pas. Et nous en avons demandé », se justifie-t-il, rappelant, à juste titre, que la GUE, qui n'est que le cinquième groupe au parlement, peine à décrocher des rapports sur des sujets importants. Jean-Luc Mélenchon insiste sur le fait qu'à la différence de bon nombre de ses collègues, il réalise un travail généraliste d'« éducation populaire » sur l'Europe, tandis que d'autres élus se spécialisent dans des commissions aux pouvoirs limités, rédigeant des rapports au devenir incertain.

Il en veut pour preuve les 577 explications de vote – l'immense majorité étant transmises par écrit, après le vote – qu'il envoie au parlement européen pour justifier ses positions (lire des exemples ici ou ). Ce qu'il recycle, ensuite, sur son blog consacré à son activité parlementaire.

« Je ne veux pas rentrer dans les débats sur la comptabilité et la présence », prévient Younous Omarjee, un eurodéputé originaire de la Réunion, proche de Jean-Luc Mélenchon. « Il n'y a pas un seul candidat, pendant la présidentielle, qui n'ait fait autant de pédagogie sur l'Europe. Il a porté les questions européennes au niveau de tous. Il a un rayonnement politique tellement grand, qu'il n'a pas besoin de faire du stakhanovisme parlementaire pour peser. »


« Ce parlement n'est pas un vrai parlement »


« C'est une chose d'avoir une vision de l'Europe, c'est autre chose de faire le boulot pour lequel on a été élu », rétorque José Bové, qui avait voté « non », comme Jean-Luc Mélenchon, au projet de traité constitutionnel européen en 2005. « Nous sommes d'abord des législateurs : c'est l'essentiel de notre travail, et c'est pour cela que l'on a été élus. »

« Très bien de faire de l'éducation populaire sur les questions européennes, mais ce serait encore mieux s'il connaissait bien le parlement européen. Or ce n'est pas le cas », tranche la socialiste Catherine Trautmann. « Il faut dire ce qui ne va pas, mais aussi ce qui fonctionne ici. Si c'est pour présenter une caricature du parlement, je trouve cela dommage. »

Une caricature ? En tout cas, Jean-Luc Mélenchon n'en démord pas : « Ce parlement n'est pas un vrai parlement. » Une enceinte privée du droit d'initiative (c'est à la commission européenne qu'il revient de formuler des propositions de directive), avec des temps de parole trop restreints : « Quand par hasard, on parle, c'est fort peu : une minute, une orgie. Deux minutes ? C'est votre jour de gloire. J'ai parlé trois fois en plénière en cinq ans, trente secondes la première fois, quarante secondes ensuite, j'ai dit stop, on arrête. »

À la différence des présidents de groupe qui disposent, à l'instar d'un Daniel Cohen-Bendit, d'un temps de parole plus étendu en plénière, les députés lambda ont effectivement des temps de parole limités, directement liés à l'importance de leur groupe. La direction de chaque groupe répartit son « nombre de minutes » quotidien, en donnant priorité aux rapporteurs et contre-rapporteurs des textes, ainsi qu'aux élus qui ont déposé des amendements sur le sujet. Selon ces règles, le patron du Front de gauche ne peut que récupérer les miettes de temps de parole.

Jean-Luc Mélenchon à Strasbourg.© GUE

Au-delà des aspects purement comptables du mandat, l'expérience de Jean-Luc Mélenchon pose une question de fond : est-il possible d'exprimer une parole radicale, au cœur de l'institution strasbourgeoise ? L'hémicycle peut-il engendrer autre chose que des compromis entre les deux grandes familles politiques qui y règnent en maîtres, les chrétiens démocrates du PPE et les sociaux démocrates du S&D ? Les formations minoritaires ne sont-elles réduites qu'à de la figuration ? 

À cette question, le patron du Front de gauche répond, sans hésiter, que le jeu politique interne est bloqué. « À l'époque où je siégeais au Sénat, c'était déjà le même argument : on arrive à faire avancer les choses, sur certains points. Mais ce n'est pas vrai du tout, et l'on n'a rien fait avancer du tout. Je ne crois pas que ce parlement soit capable d'autre chose, avec la majorité qu'il a, que de faire des compromis pourris. D'ailleurs, la plupart du temps, les rapporteurs de gauche – certains d'entre eux en tout cas – sont obligés de retirer leur nom du rapport qu'ils avaient écrit, tellement le texte est modifié », estime-t-il.

L'ancien sénateur fait notamment allusion aux déconvenues de Liêm Hoang-Ngoc, eurodéputé socialiste français, tenant de l'aile gauche du parti, qui s'est trouvé contraint, en cours de mandat, de retirer son nom de l'un des rapports qu'il avait initialement rédigé, dans le cadre du « 6-pack », cette batterie de mesures posant les bases d'une gouvernance économique européenne.

Au sein de la GUE, des élus ont toutefois adopté des stratégies moins jusqu'au-boutistes que celles de Jean-Luc Mélenchon. C'est par exemple le cas de Marisa Matias, une jeune élue du Bloco de Esquerda, au Portugal, qui s'est emparée, l'an dernier, d'un rapport sur un sujet décisif pour l'avenir de l'UE – un bilan annuel de l'action de la Banque centrale européenne (BCE).

Il est plutôt inhabituel qu'une élue de la GUE – le cinquième parti du parlement par le nombre de députés – obtienne un rapport sur un dossier aussi sensible. Preuve que des marges de manœuvre existent, dans les couloirs du parlement. « Nous n'avons pas le choix, il faut prendre toutes les possibilités qui sont à notre disposition, pour mener la bataille, et obtenir des solutions aussi concrètes que possible », explique-t-elle à Mediapart.


D'autres stratégies existent au sein du groupe GUE


Cette Portugaise est parvenue à faire adopter, d'extrême justesse, son rapport au contenu très critique, lors d'un vote au sein de la commission des affaires économiques et monétaires (23 voix pour, 22 voix contre). « Symboliquement, c'est énorme », juge-t-elle. Mais le texte a été sérieusement lissé, quelques mois plus tard, lors du débat en plénière à Strasbourg. Au terme d'un an de bataille, Marisa Matias a finalement choisi de retirer son nom du rapport, et d'appeler à voter contre : des lignes rouges qu'elles s'étaient fixées, avaient été franchies.

L'élue portugaise Marisa Matias au parlement européen en 2012.© PE.

Certains, à l'instar de Jean-Luc Mélenchon, verront dans cet épisode la preuve qu'il ne sert pas à grand-chose, pour la GUE, d'accepter des rapports au parlement, puisqu'ils sont systématiquement détricotés par la suite. D'autres insisteront au contraire sur le fait que Marisa Matias ait remporté une première bataille en commission, ce qui devrait permettre à cette élue portugaise d'être plus influente dans les débats à venir. « C'est une manière d'entrer dans le jeu, de prendre ses marques… Si vous travaillez, quel que soit votre groupe, vous serez toujours respecté », analyse de son côté la socialiste Catherine Trautmann.

Des eurodéputés français du Front de gauche ont eux aussi choisi d'écrire des rapports, et de monter au créneau en commission, bref, de donner le change en interne. C'est le cas des communistes Patrick Le Hyaric et Marie-Christine Vergiat. Preuve d'un certain malaise lorsqu'il s'agit d'évoquer le bilan de leur leader à Strasbourg, aucun des deux n'a souhaité répondre à nos questions. Il arrive d'ailleurs régulièrement, à Strasbourg, que Jean-Luc Mélenchon vote différemment de ses collègues communistes. Ce fut le cas, dans l'actualité récente, sur le déblocage des aides du « fonds d'ajustement à la mondialisation », censées faciliter la reconversion d'ouvriers licenciés (l'ancien candidat à la présidentielle s'y oppose).

Jean-Luc Mélenchon insiste également sur le fait que son action est limitée, parce qu'il appartient à l'un des plus petits groupes du parlement. Mais certains, par exemple chez les Verts européens, sont convaincus que les majorités au parlement sont bien plus souples qu'il n'y paraît. Si la droite libérale impose ses vues en matière économique, le jeu serait plus ouvert pour la gauche, par exemple sur les questions des droits de l'homme, des libertés individuelles ou encore de l'écologie.

L'avancée d'un rapport très critique sur la Hongrie de Viktor Orban, adopté début juillet à Strasbourg au prix de quelques compromis, le prouve. Tout comme le rejet spectaculaire du traité anti-contrefaçon ACTA, l'an dernier.

Là encore, Jean-Luc Mélenchon réfute l'analyse : « C'est le piège dans lequel les gens tombent : accepter de discuter, et d'entrer dans un jeu qui tourne toujours mal. La méthode du parlement européen est toujours la même : dans le meilleur des cas, vous avez un baril de miel, mais dans tous les cas, vous avez une cuillère de goudron. Et donc de toute façon, vous vous tapez la cuillère de goudron. On peut tout dire sur les libertés publiques et les droits de l'homme, mais à la fin, il est fait référence à la liberté du commerce, et à la concurrence non faussée. Et vous l'avez dans l'os : ou vous votez tout en même temps, ou vous ne votez pas… Comme il est constitué, ce parlement est incapable de résister à quelque injonction que ce soit, venant des États-Unis d'Amérique ou du grand capital. »

Mais pourquoi, alors, vouloir défendre un second mandat à Strasbourg l'an prochain, si l'institution est viciée de l'intérieur ? « Dans ces cas-là, il n'a qu'à pas aller au parlement », estime José Bové. Abandonner ce siège d'eurodéputé, et faire une croix, au passage, sur les 6 200 euros net mensuels (à quoi s'ajoutent 304 euros par jour de présence, et 4 300 euros de frais généraux, dont l'usage n'est pas contrôlé) ? Se priver, aussi, d'une manne financière qui lui permet, comme tant d'autres eurodéputés, d'employer comme assistants certains cadres de son parti ?

Réponse de l'intéressé : « J'ai déjà connu cela au Sénat. J'étais contre le Sénat tout en étant sénateur. Il y a toutes sortes de gens pour qui il y aurait une forme de contribution minimale : puisque je siège ici, il faudrait que je dise que c'est bien. Des camarades qui étaient contre le Sénat expliquaient soudainement, une fois devenus sénateurs, les merveilles du bicamérisme. Je ne veux pas m'exposer à ce ridicule. Et ceux qui me demandent : “mais qu'est-ce que vous faites-là?”… Ah bon, c'est nouveau ? Il faut être dans une assemblée que si l'on est d'accord avec elle ? Je représente les gens qui ne sont pas d'accord avec ce cirque. C'est comme cela que je conçois mon mandat. »


Du Sénat au parlement européen, la même déconvenue ?


Au fil des deux entretiens qu'il nous a accordés, l'expérience de ces années de sénateur remonte sans cesse à la surface. Comme si le Sénat et le parlement européen appartenaient à la même famille d'assemblées obsolètes, sans pouvoir, en bout de course. Il faudrait donc aussi revenir sur les enseignements de cette période, pour comprendre pourquoi Jean-Luc Mélenchon reste muet à Strasbourg.

Durant ses années de sénateur (de 1986 à 2010, avec une interruption de quatre ans), Jean-Luc Mélenchon a eu toutes les peines du monde à prendre la parole au nom du groupe socialiste. Isolé, il n'a jamais été l'orateur principal du groupe, durant ses trois mandats, et se plaint aujourd'hui, avec le recul, de ne pas avoir eu « le moindre mètre cube d'espace ». La situation semble se répéter à Strasbourg : lorsqu'il veut intervenir en plénière, l'ancien socialiste doit demander la parole à la présidente du groupe, l'Allemande Gabriele Zimmer, élue de Die Linke. Bref, en passer par l'appareil du groupe, qu'il n'apprécie guère.

Des élus du groupe GUE à Strasbourg - Marie-Christine Vergiat au premier plan, Jean-Luc Mélenchon au fond.© GUE

Si la direction de la GUE est dominée par les Allemands, ce n'est un secret pour personne que Jean-Luc Mélenchon s'entend mieux avec les élus d'Europe du Sud – les Espagnols d'Izquierda Unida ou les Portugais du Bloco de Esquerda. D'abord parce que Die Linke s'est parfois montré hésitant sur des dossiers stratégiques aux yeux de Jean-Luc Mélenchon, comme le projet d'accord de libre-échange avec les États-Unis. Ensuite parce qu'il est persuadé que c'est dans l'Europe méditerranéenne qu'il peut surgir des processus qui ressemblent, de près ou de loin, aux mouvements un temps à l'œuvre en Amérique latine.

« Je peux me tromper, mais je doute que le Danemark entre dans un processus de reconstitution de la gauche. Ce dont je suis sûr, en revanche, c'est que l'Europe du Sud souffre le martyre, et que c'est là que nos forces sont renaissantes. C'est de l'observation », assure Jean-Luc Mélenchon, qui s'est rendu en Espagne en début d'année.

Le silence du leader de Front de gauche en plénière s'explique donc aussi par ce rapport de forces interne : il appartient certes à un groupe minoritaire, mais il est surtout minoritaire au sein de ce collectif, et peine à construire des relations de travail fructueuses avec les Allemands à sa tête. D'ici le renouvellement des postes de 2014, la situation ne devrait pas changer.

Au fond, tout se passe comme si l'échelon européen – l'Europe des 28 – n'était pas l'espace de prédilection de l'ancien candidat à la présidentielle. « Il est resté bloqué sur une approche nationale », juge Catherine Trautmann. Il semble en fait partagé entre une défense de l'État-nation franco-français et des inspirations internationalistes, qui débordent de loin le cadre européen. D'un côté, il ne cesse de plaider haut et fort pour une certaine idée de la France. C'est d'ailleurs pour cette raison – ne pas nuire aux intérêts de la France à l'étranger – qu'il a décidé, assure-t-il, de ne pas intervenir, lors de la venue de François Hollande au parlement européen, le 5 février. Certains de ses adversaires politiques – Daniel Cohn-Bendit ou Marine Le Pen –, ce jour-là, ne se sont pas privés de l'occasion, pour critiquer le président français.

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De l'autre, il fait preuve d'un internationalisme qui l'amène à suivre de près les bouillonnements dans le Sud de la Méditerranée, ou en Amérique latine, où il retrouve un imaginaire politique qui lui parle davantage. Mais l'UE, dominée par les pays du Nord de l'Europe, à commencer par l'Allemagne, est un continent étranger pour Jean-Luc Mélenchon, où il peine à imaginer les batailles politiques qu'il pourrait y mener. Rien à voir avec son excitation à observer les basculements en cours tout autour de la Méditerranée.

Pour l'heure, Jean-Luc Mélenchon est impatient de livrer bataille pour les européennes. Il a déjà affiché l'objectif : passer devant les socialistes, en particulier dans sa circonscription. Le bilan de son mandat 2009-2014 ne l'aidera pas forcément à y parvenir. Mais peu importe : cela ne l'empêchera pas de tirer à boulets rouges sur le bilan des « solfériniens » au pouvoir, quitte à reléguer au second plan certains enjeux européens, qui risqueraient de diviser un peu trop, entre communistes et partisans du parti de gauche.


    J'ai réalisé un premier entretien avec Jean-Luc Mélenchon le 25 juin, à Paris, d'un peu plus de deux heures, sur son bilan au parlement européen. À sa demande, afin de « préciser des choses », nous nous sommes revus le 8 juillet, à Paris.

    Les six autres eurodéputés qui prennent la parole dans l'article ont été interviewés en face à face, dans leur bureau à Bruxelles, sur la période juin-juillet. À l'exception de José Bové et Francis Wurtz (par téléphone).

    Plusieurs élus ont refusé de répondre à nos questions, dont Patrick Le Hyaric, Marie-Christine Vergiat (Front de gauche) et Tokia Saïfi (UMP, et membre de la commission Affaires étrangères).

    jeudi 1 août 2013

    Mosset : Festival de Poche / Moules Freaks

    http://www.atelierautonomedulivre.org/spip.php?article256

    exPO & ÉVÉNEMENTS

    MOULES FREAKS / 

    FESTIVAL DE POCHE 2013 / 

    DU 6 AU 10 AOÛT À MOSSET




    Les 6-7-8-9-10 août à Mosset
    Et c’est reparti ! Après l’horreurle paradisla chasse, cette année, le Festival de Poche a jeté son dévolu sur la moule. Le bivalve sera donc au centre des ateliers artistiques, et des rencontres annexes, de notre petit village de montagne. Peintes à l’huile, marouflées ou marinières, à la crème ou au micro, moule à la Marcel Broodthaers ou à la Paul Amar, molette gonflée* ou classique mytiloïde... Toutes réunies pour graver l’axe Mosset-Bruxelles dans la nacre. Et créer un livre collectif. 

    Le Festival de Poche se tiendra dans la cour du château. Il s’ouvrira le 6 août au soir par un grand repas, de moules-frites, cela va de soi. Les ateliers auront lieu du 7 au 10 août, matin et soir. Il est possible de participer au travail sur la durée ou de venir une demi-journée. Le soir, des événements artistiques sont programmés. Le midi, des repas bio sont proposés aux participants des ateliers pour une somme modique. 

    (*appellation belge de la géante moule d’eau douce) 


    PRIX LIBRE POUR LES ATELIERS ET LES EVENEMENTS NOCTURNES 
    INSCRIPTION OBLIGATOIRE POUR LES ATELIERS ET LES REPAS. 


    ATELIERS du mercredi 7 août au samedi 10 août, de 11h à 13h et de 15h30 à 17h30 : 

    « Moules à l’huile » : peinture à l’huile sur moules. 
    Nus, natures mortes, vanités, mont Canigou (à la mode des 36 vues du mont Fuji)... Des classiques à peindre au clair cœur des moules. 
    Par Aktion Mix Comix Commando, avec la libraire et éditrice Eve Deluze, l’auteur-éditeur-prof à l’Ecole Supérieure des Arts de Bruxelles Thierry Van Hasselt et le dessinateur-auteur-sculpteur-cinémécano Vincent Fortemps . 

    « De moules et d’eau » : atelier sonore (quasi) aquatique. 
    Moules, cours d’eau, canaux d’irrigation traditionnels, bière pression et vin nature. Autant de bruits à chasser pour créer un habillage sonore. 
    Par Maizemusic, avec Lionel Rodière, designer sonore. 

    « Molette gonflée » : gravure et marouflage sur moules. 
    Autoportrait à graver, sur plexi et/ou sur lino. Puis à maroufler à l’intérieur du fameux coquillage. 
    Par l’Atelier Autonome du Livre, avec Géraldine Stringer, artiste plasticienne et Marion Dumand, journaliste bidouilleuse. 

    "Moules Freaks Pochées" : pochoir 
    A partir d’images de Freaks et d’autres films, réalisation de pochoirs. Et expérimentation sur camion. 
    Par Lito, jeune pocheur confirmé. 
    Attention, pour cause de cutter et autres bistouris, l’atelier n’est accessible qu’aux 14 et plus. 



    PROGRAMME DES SOIREES (susceptible d’être modifié, enrichi...) 

    Mardi 6 août : inauguration en soirée du festival de poche 
    * 19h : Vernissage de l’exposition en plein air et avec masques de plongée 3D de Jim Curious, voyage au cœur de l’océan, de Matthias Picard, aux éditions 2024. Vente des livres de Matthias Picard : Jeanine (l’Association) et Jim Curious (2024). 
    Découverte du Cabinet de Curiosité, dans une des caves du château. 
    * 20h : Moules-Frites. Repas sur inscription. 
    * Et tout au long de la soirée, Mademoiselle Hortensia et le catastrophone, de la gouaille, du rythme et un drôle d’instrument, et les interventions d’Yves et de ses marionnettes de La Petite Vitesse ]. 
    Après le repas, L’homme et sa poisse, un spectacle de marionnette de 30 minutes, à partir de 6 ans.

    Mercredi 7 août : 
    * 22h : Cinéma familial en plein air. 
    * 23h30 : Suivi de Sa Sainteté Paul Amar, Pape des coquillages, documentaire de Philippe Lespinasse. 

    Jeudi 8 août : 
    *19h : Relâche, tapas, détente et grands jeux en bois grâce aux Enfants du Lude. 

    Vendredi 9 août : 
    * 21h : 
    - Première partie de Live Music Box, la boîte à musique et à fantasmes habitée par le duo Françoise Monroe. 4 passes, pour une vingtaine de paire d’yeux par passe. 
    *22h : 
    - Hoye, une performance dessinée et musicale, par le duo des presque belges Vincent Fortemps et Jean-François Pauvros
    *23h : 2ème partie de Live Music Box (avec de nouveaux morceaux). 

    Samedi 10 août : clôture du festival de poche
    *16h : la Moule aux Trésors, jeu-découverte avec Vic, animateur nature. 
    * Exposition des travaux réalisés. Ecoute de la bande sonore. Casse-croûte. 
    * 22h : Concert : 
    - Raw Hide, le rock mosséto-bouleternain en première partie et pour la première fois dans son mi-village d’origine. 
    - Krekekekexkoaxkoax, les terribles punk-électro-pop au nom imprononçable et leur dernier album très Moules Freaks : Virilicide. 
    - Suivi de DJ Arnold.
    DES ARTISTES & AUTRES CURIOSITES EN BONUS : 
    La Cie La Petite Vitesse (marionnettes), Ronan Omnes, Isabelle Bienfait & Mimi D., Emilie Lordemus, ... 


    MERCI A LA DRAC LANGUEDOC-ROUSSILLON. 


    MANUEL PRATIQUE DE SURVIE EN MILIEU MOSSETAN ET (un jour) AUTONOME 

    EN GENERAL : il fait frais le soir à la montagne. Mieux vaut avoir petite laine et grande descente de lit à portée de main. 

    ATELIERS A PRIX LIBRES : 1) Il est recommandé de s’inscrire (cf ci dessous). 2) Pour l’accès de tous. De l’argent ou des poings plein les poches, chacun donne ce qu’il peut, ce qu’il veut, à hauteur de ses moyens, de notre travail et du plaisir commun. Parce que la valeur ne dépend pas toujours de l’oseille. 

    MANGER : déjeuner bio à 5 euros sur inscription pour les participants aux ateliers. 

    BOIRE : buvette avec sirop bio, vin nature et bière artisanale alzina... 

    MANGER ET BOIRE AILLEURS : l’Epicerie Mossétane est bien achalandée en produits bons et bières de collection. La Castellane, bistrot de pays avec surperbe vue sur Canigou, est aussi accueillante. Sur la route, la ferme auberge du Mas Lluganas régale de ses canards bio et de sa verdure. 

    DORMIR : camper au Moli d’Oli, au camping de Molitg-les-Bains, ou se trouver des gîtes. + d’infos sur www.mosset.fr 

    INSCRIPTION ATELIERS & REPAS : atelierautonomedulivre@gmail.com ou sur facebook