Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

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...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...

jeudi 5 janvier 2017

Chronique des ZAD décembre 2016 : Notre Dame Des Landes, mort de Rémi Fraisse/Sivens, Mexico, Europa City, Dakota du nord, Gudmont-Villiers, Rouen, baie de Lannion, GCO, Roybon, Lyon/Turin

Des infos, des liens, des photos pour tout savoir (ou presque) sur ce qu'il s'est passé en décembre 2016 autour des Zones A Défendre : on y parle de Notre-Dame-Des-Landes et de plein d'autres choses.

Merci à l'auteur, membre du Collectif de Soutien NDDL66, pour cette compilation mensuelle



PROJET D’AYRAULT – PORT de 
NOTRE DAME DES LANDES (44)

Source : ZAD.nadir.org et médias

décembre 2016

Et ailleurs : Mort de Rémi Fraisse/Sivens (81) – collectif Cimarron (Mexico) – Europa City (95) -

Dakota du nord (USA) – Gudmont-Villiers (52) - Rouen (76) – baie de Lannion (22) – GCO (67) – Roybon (38) – Lyon/Turin (74) -



ZAD de NDDL - 44

 

Infos du 1er au 4 décembre

 
Jeudi 1er décembre


Du 13 au 16 décembre, un convoi de foin produit sur les terres de la ZAD ira jusqu' à des fermes du sud de la Manche en manque de fourrage : Chaque relais, sur les places des bourgs ou villages, sera l’occasion de communiquer sur la lutte et ses enjeux nationaux. COPAIN appelle les paysans et les comités de soutien sur le trajet à accueillir ou accompagner le convoi.


On relaie un appel à rassemblement le Samedi 3 décembre à 14h à Rennes du Collectif Justice pour Babacar Gueye, il y a un rdv covoiturage depuis la ZAD à 12h.


Vendredi 2 décembre


Ce Collectif est constitué d’organisations syndicales et de militants et de militantes syndicalistes qui ensemble luttent pour le maintien de l’aéroport de Nantes Atlantique et contre l’expulsion des habitants et habitantes de la ZAD.

Premiers signataires de cet appel : Union Départementale Solidaires 44 - CNT 44 - CGT AGO - Collectif National des Syndicats CGT de Vinci - CGT Travail-Emploi-FP 44 - CGT CDC - et des syndiqués CGT opposés à l’aéroport.

L’appel en entier là et un extrait ici : "L’expérience de la ZAD est pour nous militants syndicaux si marquante comme choix de vie en rupture avec le capitalisme qu’en conséquence nous nous opposerons résolument à toute tentative d’expulsions ou démarrage des travaux. Nous ne laisserons pas détruire la ZAD et ses terres, ni expulser celles et ceux qui la font vivre, pour le seul intérêt des actionnaires de VINCI et des spéculateurs immobiliers. En lien avec le mouvement anti-aéroport nous prendrons toute initiative pour empêcher que les lobbies pro-aéroport ne parviennent à leurs fins." 
 
►A lire le texte "RésistanceS : Et toujours sabotage !" signé "Des occupant.e.s de la ZAD et la réunion des occupant.e.s du jeudi 1er décembre".

Dans la section "la justice juge la police" (et ça se passe de commentaires ...) :

→Demain se tient à Rennes une marche commémorative pour Babacar Gueye, tué par la police le 3 décembre 2015 alors qu’il était en situation de détresse psychologique, dont la plainte pour homicide volontaire portée par la famille vient d’aboutir à un non-lieu pour les policiers.

→Hier, le Tribunal administratif de Nantes a condamné l’État pour un tir de LBD 40. Extrait du communiqué : "Ce jugement du TA de Nantes tombe dans une période particulière, où la mairie de Nantes a décidé à son tour de doter sa police municipale de Lanceurs de Balles de Défense. Un choix extrêmement grave qui confirme le processus de militarisation de la police et l’escalade sécuritaire observés ces dernières années, au niveau national et local." En même temps, "les juges de Nantes ont décidé de ne pas suivre le rapporteur public en opérant un partage de responsabilité à 50%, comme si les blessés et ceux qui leur ont tiré dessus étaient également responsables de leurs préjudices."

►Le temps bien frisquet n’a pas empêché les gens de venir à Bellevue aujourd’hui à l’appel de COPAIN pour réaffirmer l’opposition à toute tentative de début de travaux ou d’expulsion. Les tracteurs (et leurs conducteurs-ices) se sont affairés pour monter sur la route de la ferme une barricade impressionnante :





S’en est suivie une prise de parole des paysan-ne-s de COPAIN puis des occupant-e-s de la zad qui ont aussi redit leur soutien à la famille d’Adama Traoré tué par la police cet été et relayé l’appel pour la marche commémorative pour Babacar Gueye demain à Rennes. Un bon pot au feu réchauffe maintenant les participant-e-s.

Samedi 3 décembre

►Aujourd’hui on ne va pas vous parler de Marine le Pen qui essaie de faire son beurre sur l’écologie, beurk !

►Mais plutôt de camarades mexicains : d’ici on a rédigé à quelques un.e.s un message de soutien aux potes du Chanti Ollín, un squat de la ville de México DF qui a été expulsé la semaine dernière pour faire un projet immobilier. L’immeuble est actuellement sous haute surveillance, en attendant sa potentielle destruction, un campement de résistance s’est installé devant le bâtiment. D’ici on se sent bien évidemment solidaires de toutes les personnes qui se font expulsées au nom du profit, où que ce soit sur cette planète.

►On vous conseille aussi de jeter un coup d’oeil à l’agenda, il se passe plein de choses sur zone la semaine prochaine, discussions autour des contraceptions masculines avec le collectif Thomas Bouloù Lundi 5 Décembre suivies d’ateliers pratiques le lendemain. Le mercredi c’est autour d’une projection de "life in the fast lane" qu’on vous propose un échange sur les formes d’actions directes dites "non-violentes".


 

Infos du 5 au 11 décembre


Lundi 5 décembre


►Hier a eu lieu une nouvelle balade de repérages sur les lieux probables d’éventuels débuts de travaux. Un article en parle dans Reporterre : A Notre-Dame-des-Landes, les opposants multiplient les balades de repérage des lieux d’intervention.



►Un nouvel épisode de la série d’émissions de radio Des habitants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes par Polémix et La Voix Off est sorti et sera diffusé cette semaine diffusée sur 70 radios associatives françaises.

►La dernière page de l’Equipe du 3 décembre :



Mardi 6 décembre

►Une photo de la super journée plantations au verger de dimanche dernier. Au moins une vingtaine d’arbres ont pu être déplacés : pommiers, poiriers, pêchers, cerisiers et un abricotier. A vite pour les récoltes et prochains chantiers à venir !!



 
Mercredi 7 décembre


►OUps désolé. la projection de « life in the fast lane » de ce mercredi à la Rolandière et le débat sur les formes d’action sont reportés à janvier. On vous redira la date.
A+

►*Polémix et La Voix Off : *

Des habitants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes – 5/6 – *Vive la « commune du bocage » !*
<http://www.polemixetlavoixoff.com/h...>
Emission cette semaine diffusée sur 70 radios associatives françaises.


 
Jeudi 8 décembre 


►Aujourd’hui, c’était la journée internationale contre les GPII :
A Nantes, il y avait un rdv devant le chateau à l’appel du groupe GPII de la Coordination de Notre-Dame-des-Landes :




 ►Et puisqu’on parle de ce qu’il se passe à Nantes, samedi prochain, la CNT organise un banquet contre la répression, en soutien à des personnes inculpées pour le mouvement contre la loi travail.


Vendredi 9 décembre 


►Grande moyenne nouvelle aujourd’hui nous disent les médias, qui s’enflamment à partir de sources pas franchement claires : « Nous devons avant tout clarifier une situation de précontentieux avec la Commission européenne », a déclaré l’entourage du premier ministre Bernard Cazeneuve vendredi matin. « Il n’y a pas d’évacuation possible tant que le contentieux avec Bruxelles n’est pas réglé », affirme également une source gouvernementales aux agences de presse. Serait-ce une certaine manière de botter en touche ? Toujours est -il que Retailleau peut encore compter sur la cellule psychotraumatisme de la zad.


►Ça n’empêche pas la répression de s’abattre : Suite à une action contre Vinci en janvier 2016 à Limoges, une personne a pris une énorme amende, les détails ici .
Ce soir un premier concert anti-rép avec plein de groupes trop bien est organisé sur le plateau de millevaches à la salle des fêtes de Faux la Montagne, l’affiche ici
C’est prix libre (et à titre indicatif s’il y a 200 personnes c’est à peine 92,53 euros par personne, c’est juste le prix d’une place en fond de salle pour Johnny Hallyday, dans la vie faut faire des choix...
Voila, si vous voulez les soutenir ya un mail : laloutre@millevaches.net

►Dans le registre musico, sachez qu’on nous envoie toujours des chansons très chouettes, aujourd’hui en voila de Grèce, à écouter dans la rubrique "chansons", merci a vous tous-tes !

►RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN A LA FAMILLE TRAORÉ MERCREDI 14 DECEMBRE A 18H PLACE DE LA MAIRIE A RENNES. RDV A 15H30 AU CARREFOUR DE LA SAULCE POUR COVOITURER.
Rappel : Adama Traoré a été assassiné le 19 juin 2016 par les gendarmes a Beaumont-sur-Oise (95). Depuis, la maire de Beaumont-sur-Oise a porté plainte contre Assa , la soeur d’Adama, pour diffamation et 2 de ses frères ont été mis en prison le 23 nov pour avoir tenté de participer au conseil municipal.

 
Samedi 10 décembre 


 ►Un phare se lève du côté de la Rolandière,


Dimanche 11 décembre

Fournisseur Riseup peut-être compromis


Salut tout le monde,

je vous fais suivre un message que j'ai reçu sur la liste de l'AFED (Anarchist Federation). J'ai pas le temps de tout traduire, mais pour
faire simple ça dit que :

- normalement, les équipes de riseup publient un message pour dire que tout va bien. Dans l'éventualité où le message n'est pas publié, ça veut dire qu'il y a un souci (aux USA, si le gouvernement lance une procédure contre vous, il est légalement interdit de prévenir les utilisateurs).
Or ce message n'a pas été mis à jour récemment, suggérant une potentielle attaque de l'état contre ce fournisseur de service de messagerie et autres, monté par des anarchistes (mails cryptés, VPN etc.). De plus les gens de riseup ont laissé quelques messages sur twitter qui ressemble fort à une mise en garde à peine masquée (en 2012 le FBI avait déjà saisit un de leur serveur, sans données d'utilisateurs dessus heureusement).

- si c'est bien ce qu'il se passe, les camarades préféreront sans doute détruire le service (c'est ce qui est dit dans les FAQ) que de collaborer avec le FBI. Donc pour ceux et celles qui utilisent riseup, sauvegarder vos mails et vos contacts, c'est plus prudent !
- et enfin, si ça tourne vraiment au vinaigre, il faudra se tenir prêt pour aider les camarades qui seraient dans la merde.

Pour info, sans pouvoir vérifier en ce qui me concerne. Mais je transmets au cas où les listes seraient effectivement supprimées du jour au lendemain.

PP
 

Infos du 12 au 18 décembre

Lundi 12 décembre
19H00 : Le nouveau gouvernement n’a plus l’air d’avoir envie de nous expulser cet hiver « Le projet d’aéroport n’est pas abandonné, mais une telle opération, l’évacuation de la zone, se prépare dans des conditions qui doivent être sécurisées, à la fois sur le plan juridique et sur le plan opérationnel ». Plus d’infos dans Le Monde.

Une vidéo du montage du Phare à la Rolandière samedi dernier :

Mardi 13 décembre
21H04 : Mardi soir embelli par une (presque) pleine lune toute rousse et un temps bien clément pour un mois de décembre. Aujourd’hui, au moins une bonne nouvelle :

Eric Petetin est sorti de prison ! http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2016/12/12/eric-petetin-est-sorti-de-prison,2079006.php Un camarade dehors, ça fait toujours plaisir.

Des paysan.nes de COPAIN 44 se mobilisent pour soutenir les éleveureuses en galère de foin en Normandie. Illes feront donc un convoi du 13 au 16 décembre pour leur apporter du foin de la zad.

Mercredi 14 décembre

Une nouvelle carte "pour défendre la zad" est disponible. Et très bientôt d’autres à venir ...

Pour rester fidèle à son habitude le gouvernement communique à nouveau des messages contradictoires aux précédents : d’après Reuters Cazeneuve aurait déclaré lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale : "J’ai demandé au ministre de l’Intérieur, dans la continuité du travail engagé, de bien vouloir, selon les étapes à franchir, déterminer les conditions d’une opération pragmatique, efficace et qui permettre de faire en sorte que cet aéroport puisse se faire". Il faut dire que tous les pro-aéroport ont exprimé leur colère contre le gouvernement ces derniers jours.
De notre côté c’est beaucoup plus simple, on reste "encore et toujours" serein-e-s et déterminé-e-s : il n’y aura pas d’aéroport !


On peut lire sur Presqu’île Gazette un récit du repas des Naturalistes en lutte dimanche dernier.

Jeudi 15 décembre

L’acharnement se poursuit contre la famille d’Adama Traoré, assassiné en toute impunité par la gendarmerie le 19 juillet dernier. Hier, le tribunal de Pontoise a condamné Youssfou et Bagui, les deux frères de la victime, à trois et huit mois de prison ferme pour des outrages et violences présumées envers des flics. Selon le procureur, « c’est Bagui Traoré qui s’acharne, c’est pas la société  ». Ou comment la faire à l’envers, comme toujours dans les affaires de crimes policiers. Le combat continue.

Solidarité avec la famille Traoré.

Infos du 19 au 25 décembre


Lundi 19 décembre

L’automne finit dans deux jours et on est toujours là. Un petit texte à ce sujet : ça y est, l’hiver est là.

Ça y est, le SCOT est adopté, et il est supposé résoudre tous les problèmes légaux de l’aéroport.. « L’État a demandé que notre Scot serve de véhicule législatif pour le Commission européenne. Nous l’avons accepté. » Vive la démocratie !

En direct du bocage, l’équipe radio vous parle :


Mercredi 21 décembre

    WINTER IS COMING !


Et même, ça y’est l’hiver est là.. et nous aussi, on est toujours là.
Pas d’hélico, pas de Retailleau et pas de Manuel aux commandes.
Les fanfaronnades du gouvernement ont l’air d’être terminées pour cette année.

Alors encore bravo à toutes les personnes qui participent de près ou de loin à l’effort collectif, à ce que la vie continue ici et que les luttes restent fortes et belles partout dans le monde.

Et ce soir, un mini carnaval pour fêter ça sur la zone le Burning Valls !


Jeudi 22 décembre

Le Lance Pierres-Bleues est heureux d’accueillir le spectacle de théâtre "Notre Dame d’Haïti" : le 14 Janvier 2017 à 20h30 à la salle polyvalente (face à la mairie) à ABBARETZ.

Pour la petite histoire : Lolita Monga et son équipe du Centre Dramatique de l’Océan Indien (île de la Réunion) ont créé ce spectacle après un mois de résidence en Haïti puis un mois sur la ZAD de Notre Dame des Landes se penchant sur la figure du révolté. Un spectacle poétique et politique que nous avons le plaisir de recevoir. Alors notez dès à présent dans vos agendas cette date mais aussi partagez l’info autour de vous.
La participation au spectacle est à prix libre.



La Parisienne Libérée _ [procès politiques, turquie, nddl] https://www.youtube.com/watch?v=USXdn4XxCuM


Police, encore plus le droit de tuer
Chaque situation dans laquelle les keufs pourront nous buter en toute impunité est interprétable....
"Le projet de loi prévoit que les policiers pourront désormais, à l’instar des gendarmes, ouvrir le feu dans quatre situations déterminées, après sommations : - face à la menace de personnes armées ; - lorsqu’ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu’ils occupent ou les personnes qui leur sont confiées ; - lorsqu’une personne cherche à se soustraire à leur garde et qu’ils ne peuvent l’arrêter autrement ; - lorsqu’ils ne peuvent arrêter autrement un véhicule en fuite." En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/12/21/vers-un-assouplissement-des-regles-de-la-legitime-defense-pour-les policiers_5052196_1653578.html#SevxkUMmzgmC032y.99

Infos presse : les nouvelles annonces de Cazeneuve, il pouvait pas s’en empêcher..
Echéances, recours, évacuation : où en est le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ? Le Monde Le tango de Notre-Dame-des-Landes, un pas en avant, deux pas en arrière, continue d’être dansé par le gouvernement et l’opposition. Mercredi 21 ...
<https://www.google.com/url?rct=j&am...
 
[camarades de lutte] comité Bigouden :
On a fêté hier soir le solstice d’hiver autour de notre nouveau panneau au rond-point de Kerouant, dans la joie, la bonne humeur mais la lutte toujours !

Photos et communiqué de presse à voir/lire : cliquer ici <http://www.bigouden-nddl.org/actual...
 
Vendredi 23 décembre

Fin de semaine calme – si on ne se laisse pas distraire par les nombreuses agitations politiques, notamment autour d’ici – conclue par une bourse aux graines pendant le non-marché, histoire de commencer à penser au prochain printemps !

Quelques nouvelles des ami.es d’ici et là pour bien commencer le week-end :
 [
baie de Lannion] Une action contre l’extraction de sable en baie de Lannion, et un petit conte en prime
 [
antirep] Relaxe pour les 5 personnes poursuivies pour « non dispersion après sommation » lors de la manif du 9 juin à Nantes
 [
histoires de Luttes] il y a eu de la visite aux Tanneries, et ça a causé des années de rêves et de plombs en Italie, dans les années 70. C’est ici que ça s’écoute.


Bon courage à celleux qui devront affronter les deux prochains jours comme des festivités s’illes n’en ont pas envie, joyeux moment(s) à celleux pour qui ce ne sera pas une corvée, une bonne nuit à tou.tes !

Infos du 26 au 31 décembre

Mardi 27 décembre

La ZAD se réveille ensoleillée et toute givrée. C'est joli !

Grands projets :Une réflexion sur les « grands Projets inutiles et imposés » qui reculent : Sale temps pour les mégalos


Vendredi 30 décembre

C’est toujours joli gelé sur la zad, le rythme hivernal ralentit nos journées, et c’est pas pour déplaire !




En cette veille de dernier jour de l’année, des tas de gen.tes se souhaitent des tas de choses, et nous on a reçu des voeux rigolos de l’asso à la criée, dont voilà un extrait :

"Cette année, selon des sources bien informées, il ne se passera rien que nous ne sachions déjà, seuls les jeunes enfants en phase de pré-verbalisation découvriront que tout problème traité sans être compris est finalement aggravé.
Cette année, Daech revendiquera tout, même les carambolages en Vendée, et Bruno Retailleau démissionnera après avoir été nommé Maréchal en Chef de nos Troupes Extérieures.
Cette année, Jean-Marc Ayrault, qui avait cessé toute activité politique depuis une quinzaine d’années au profit d’une carrière underground de marionnettiste (après un stage en République tchèque) ouvrira à Saint-Herblain un collège Freinet dont il sera le référent pédagogique.[...]
Cette année, [...] les expositions et vernissages se feront de nuit dans la plus stricte obscurité, les manifestations se tiendront au
domicile de chaque manifestant et les prises de parole seront réservées aux titulaires d’un permis de port d’arme, l’adjoint à la tranquillité publique sera chargé de l’application du dit arrêté (en conscience).
Cette année, dans les établissements scolaires de plus de 500 élèves, les enseignants volontaires recevront un lanceur de balles de défense accompagné d’une notice pédagogique et d’une cinquantaine de cartouches, un bilan nuancé, mais positif, sera tiré en fin d’expérimentation.
Cette année, le Carnaval sera permanent, et avec la bénédiction du Pape François (et même sa présence inopinée à l’occasion de son passage à Notre-Dame-des-Landes), le PIB en sera durablement et durement affecté, fort heureusement, l’arrivée à Nantes du grand cinéaste italien Francisco Rosi et le démarrage d’un tournage international à gros budget (le blockbuster Main basse sur la ville) viendront créer les points de croissance nécessaires permettant que le château de sable ne s’écroule pas sur lui-même.
Cette année, le bubble-gum sera au prix de l’électricité (nucléaire) et on rasera gratis.
Cette année, l’état d’urgence sera prolongé pour une année.
Cette année, on vous aimera toujours autant et même plus."

Et en prime, des nouvelles du comité NDDL 41, toujours à Blois tous les mardis soirs, 18h au Liber’thé : http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/Environnement/n/Contenus/Articles/2016/12/27/Notre-Dame-des-Landes-un-comite-pret-a-decoller-2950200

Samedi 31 décembre

Pour cloturer feu 2016 , une petite balade sur la ZAD ;) Une zone à défendre toujours debout, vibrante d’énergies si diverses et de la puissance du soutien tout autour.

...Au détour d’un chemin…

Un morceau du dôme refait, le Gourbi :
 
Rencontre d’Allo-win ( avec un cèpe d’un kilo fraîchement ceuilli) :
 
Entre chiens et loups...
 
Ici et partout, cette nature se défend :
 
"1312" :
 
Pause café sur la route des chicanes :
Z’êtes arrivées, détendez-vous !
 
A l’année prochaine !!


AILLEURS

Infos du 1er au 4 décembre

Jeudi 1er décembre



Mort de Rémi Fraisse : l’ancien chef des gendarmes poursuit un internaute pour diffamation




Denis Favier était le plus haut gradé de la gendarmerie nationale au moment de la mort de Rémi Fraisse en octobre 2014. Il a ensuite été recruté au sein du groupe Total. Cette évolution a suscité l’ire d’un internaute bordelais, qui l’a vertement critiqué sur sa page Facebook. Il sera jugé en diffamation le 12 janvier prochain. Pendant ce temps, l’enquête sur la mort par les gendarmes de Rémi Fraisse piétine.

  • Bordeaux (Gironde), reportage


Il a gardé son habit de travail pour se présenter au tribunal, ce jeudi 24 novembre. Siglé du nom d’une grande surface, son badge « Stéphane, conseiller de vente » scintille sous les néons de la salle d’audience ultramoderne du tribunal de grande instance de Bordeaux. Une pile de dossiers à la main, Stéphane Nouzarède s’avance fébrilement à la barre pour se voir notifier la date de son procès, fixée aussitôt au 12 janvier prochain. « Vous devriez faire appel à un avocat, vous ne pouvez pas vous représenter tout seul », lui enjoint d’une voix ferme la présidente de la 4e chambre, avant d’ajouter : « C’est une affaire particulière. »

Car le vendeur de 54 ans est poursuivi pour injure et diffamation par le général Denis Favier, ex-directeur général de la gendarmerie nationale, après la publication de commentaires sur Facebook l’été dernier. Il lui faudra revenir dans deux mois dans cette même salle pour être jugé. Sa défense était pourtant fin prête, explique-t-il en montrant son carnet de notes rempli d’une écriture fine : « Je ne peux pas faire appel à un avocat, je suis fauché », poursuit l’habitant de Mérignac (Gironde) en quittant le palais de justice.

Stéphane Nouzarède est dépassé par la situation. Faute de temps pour s’investir sur le terrain, l’ancien partisan déçu du Parti socialiste utilise depuis quelques années les réseaux sociaux comme une plate-forme militante. Jusqu’à l’automne, il publiait des liens d’articles agrémentés de commentaires à ses 2.800 amis « et des poussières » sur son compte Facebook, accessible à tous. Le 22 juin dernier, lorsqu’il apprend la nomination de Denis Favier, alors directeur de la gendarmerie nationale, à la tête de la sûreté du groupe Total, son sang ne fait qu’un tour. « Petite promotion pour un des fumiers qui a couvert la mort de Rémi Fraisse… Fumier !! » réagit-il aussitôt. Il récidive plus d’une semaine plus tard, alors que la justice annule la déclaration d’utilité publique du barrage de Sivens (Tarn) : « C’est pour éviter d’être jugé que Favier est parti chez Total ? Ce fumier a “couvert” la mort de Rémi Fraisse. Aujourd’hui, on apprend que Rémi est vraiment mort pour rien, car là où il se trouvait, non seulement il n’y avait rien à défendre, mais le projet de barrage était complètement débile », écrit Stéphane Nouzarède le 1er juillet 2016. Face aux termes employés qui lui sont aujourd’hui reprochés, le quinquagénaire pousse un long soupir : « J’aurais dû écrire “cynique personnage” au lieu de fumier. Mais, pour moi, ce n’est pas une nomination, mais une promotion, un “recasage” pur et simple par un pouvoir qui est aux abois. »

    « C’est vraiment le pot de terre 

    contre le pot de fer » 



L’employé de grande surface a reconnu être l’auteur de ces propos au commissariat de Mérignac, où il a été convoqué le 6 septembre dernier : « Je ne regrette rien, je m’exprime […] Si lui [Denis Favier] est choqué par ça, moi je suis choqué par son attitude, qui me semble plus importante que mes propos », déclare Stéphane Nouzarède à un officier de police judiciaire.

Car la machine judiciaire s’est rapidement mise en marche. Le 20 juillet, Denis Favier a déposé plainte au Parquet de Paris. Le 29 juillet, une enquête préliminaire pour « injure publique envers un fonctionnaire public » et « diffamation publique à l’encontre d’un fonctionnaire public » est ouverte. Début septembre, Stéphane Nouzarède a été entendu par les policiers. « Ensuite, je n’y ai plus pensé, je pensais que l’affaire était classée », explique-t-il. Il met cette histoire de côté jusqu’à fin octobre, lorsqu’un huissier se présente sur son lieu de travail pour lui signifier une citation à comparaitre devant le tribunal de Bordeaux, jeudi 24 novembre.

Stéphane Nouzarède au tribunal de grande instance de Bordeaux.
 
« C’est vraiment le pot de terre contre le pot de fer », s’écrie le quinquagénaire en instance de divorce qui dénonce un acharnement judiciaire : « Denis Favier me demande jusqu’à 13.000 euros pour les dommages et intérêts, les frais d’avocats et la publication d’un communiqué dans la presse. Moi, je gagne 1.200 euros par mois. Je ne suis pas parano, mais là on veut m’étrangler économiquement pour me faire taire ! » Stéphane Nouzarède ne s’est jamais rendu sur la Zad de Sivens, mais à l’époque de la mort de Rémi Fraisse, tué par la grenade offensive d’un gendarme mobile en octobre 2014, il s’est senti concerné et a continué à suivre l’affaire de près. Ses yeux verts rougissent et se remplissent de larmes : « Ça aurait pu être mon fils, un gamin innocent tué comme ça, alors que les gendarmes n’avaient rien à protéger, il y a de quoi péter un plomb », souffle-t-il en pianotant sur son smartphone. Il tente d’accéder à son profil Facebook. En vain : son compte est suspendu depuis début septembre pour une « vérification d’identité ».

Comment ces commentaires Facebook litigieux, sur une page à la fréquentation assez faible, sont-ils parvenus aux oreilles du plus haut gradé de la gendarmerie ? Reporterre a tenté d’obtenir une réponse auprès de l’avocat de Denis Favier, qui n’a pas donné suite à notre sollicitation.

En poste chez Total depuis le 1er septembre, l’ancien patron de la gendarmerie a fait ses adieux aux armes le 30 août dernier. Au cours de la cérémonie, le chef du gouvernement, Manuel Valls (dont Denis Favier a été le conseiller gendarmerie au ministère de l’Intérieur de mai 2012 à avril 2013), a salué un « général d’exception, aux mots pesés, au regard acéré, au caractère trempé ». Décrit comme un « héros de la gendarmerie », Denis Favier, 33 ans de service et qui a également commandé le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), a toujours été réputé pour être proche de ses hommes. Le 29 octobre 2014, soit le jour de l’ouverture de l’instruction sur la mort de Rémi Fraisse, Denis Favier exprime sa compassion « à l’endroit de la victime et de sa famille », mais affirme apporter un soutien total aux militaires de l’unité déployée dans la forêt de Sivens et annonce que le gendarme mis en cause ne sera pas suspendu.

    Les avocats de la famille de Rémi Fraisse 

    ont demandé l’audition de Denis Favier. En vain

L’enquête judiciaire ouverte pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » et requalifiée depuis en « homicide involontaire  » est toujours en instruction plus de deux ans après son ouverture. Comme l’a révélé Reporterre dans son enquête sur la mort de Rémi Fraisse, les autorités à Paris ont suivi avec attention le déroulé des évènements sur la Zad du Testet dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014. C’est à ce titre que les avocats de la famille du jeune homme ont demandé l’audition de Denis Favier. En vain. Anissa Oumohand et Élodie Billot, les deux juges d’instruction chargées de l’affaire, ont refusé d’entendre l’ex-directeur général de la gendarmerie nationale, ainsi que l’ex-préfet du Tarn et son ancien directeur de cabinet, estimant que ces auditions ne semblent pas utiles « pour l’heure et en l’état », selon des documents auxquels Reporterre a eu accès.

Pourtant, depuis cet été, les magistrates toulousaines semblent remonter petit à petit la chaîne des responsabilités. Trois supérieurs hiérarchiques directs du maréchal des logis J., le gendarme lanceur de grenade, ont chacun été placés sous le statut de témoin assisté et entendus par les juges les 22, 23 juin et 21 juillet dernier. Ces procès-verbaux d’audition que Reporterre a pu consulter pointent le rôle de la chaîne de commandement, et donc du directeur général de la gendarmerie nationale, représentant du ministère de l’Intérieur.


Auditionné par les juges le 23 juin 2016, le commandant L., chef du groupement tactique de gendarmerie qui dirigeait les unités de gendarmes mobiles déployés à Sivens le 25 octobre 2014, a confirmé que ce qui se jouait ce week-end-là dans la vallée paisible du Tarn n’était pas une opération de maintien de l’ordre comme une autre. « On parle de rétablissement de l’ordre de haute intensité », a-t-il déclaré aux juges, soit un quasi-état de guerre, selon le jargon militaire [1]. Avant de préciser que le lieutenant-colonel Rénier, le commandant du groupement de gendarmerie du Tarn qui supervisait la totalité des opérations, « était en relation permanente avec le directeur de la gendarmerie [nationale] ». « Cette mission était très sensible », a insisté le commandant L. auprès des magistrates.

Ce même commandant du Tarn avait justement reçu le 25 octobre un SMS décisif. « On est attendu sur les interpellations », lui indiquait alors le directeur général de la gendarmerie nationale depuis Paris. Interpellations qui pourraient expliquer les moyens démesurés mis en œuvre par les forces de l’ordre à Sivens.

Qui est ce « on » ? Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur auquel doit répondre Denis Favier, ou Manuel Valls, le Premier ministre, qui a déclaré la guerre aux Zad et dont l’ex-directeur général de la gendarmerie nationale est un proche ? L’audition par les juges des plus hauts maillons de la chaîne de commandement permettrait de le déterminer. Bien loin des ors de la République, Stéphane Nouzarède s’est décidé à faire appel à un avocat bordelais avec lequel il prépare sa défense pour son procès en diffamation. Il a ouvert un autre compte Facebook, où, dit-il, il fait beaucoup plus attention à ce qu’il publie.

 [1Voir la différence entre maintien de l’ordre et rétablissement de l’ordre dans l’enquête de Reporterre déjà citée.
 

les Chroniques Carcérales des prisonniers du collectif Cimarron, anthologie de textes produits depuis l’intérieur de la prison Nord de Mexico


►Une vidéo montée et envoyée par une petite équipe de clowns "activistes" film pour communiquer un maximum sur la situation des migrants du moment, semblable à de la déportation, à diffuser dans les réseaux.



Mort de Rémi Fraisse :
un rapport pointe la responsabilité du préfet

Le Défenseur des droits, dans un rapport sur l'affaire Rémi Fraisse que Mediapart met en ligne intégralement, estime que les instructions données aux gendarmes par le préfet du Tarn voilà deux ans n'étaient pas claires.

Deux ans après la mort de Rémi Fraisse, tué par la grenade offensive d’un gendarme le 26 octobre 2014 à Sivens, les juges d’instruction de Toulouse en charge du dossier n’ont toujours procédé à aucune mise en examen. Parallèlement à la procédure judiciaire, qui suit un cours assez lent et très prudent, il se trouve que le Défenseur des droits a rendu public ce jeudi 1er décembre un avis sur cette affaire (qui est daté du 25 novembre, et que l'on peut lire ci-dessous (sur Médiapart), cela après s’être saisi d’office, avoir consulté le dossier et procédé à quelques auditions.

En substance, le Défenseur des droits pointe la responsabilité du préfet du Tarn en poste fin 2014.

Il « constate le manque de clarté et les incompréhensions entourant les instructions données aux forces de l’ordre par l’autorité civile, préfet et commandant du groupement de gendarmerie départementale, ainsi que les incertitudes sur l’état d’esprit dans lequel elles devaient assurer leur mission : fermeté ou apaisement, entre défense de la zone ou riposte ou retrait des militaires ».

Le Défenseur des droits constate également « qu’en l’absence de l‘autorité civile, à partir de 21 h 30, le choix de l’adaptation des objectifs et du dispositif à mettre en œuvre, malgré ce flou, a été laissé à la seule appréciation de la hiérarchie opérationnelle sur le terrain ». En clair, les gendarmes ont été placés dans une situation où ils ont fait usage de la force pour défendre une « zone de vie » qui ne présentait pas grand intérêt, jusqu’au drame.

Cet usage de la force en lui-même, de la part des gendarmes, n’apparaît pas critiquable au Défenseur des droits, qui note toutefois que « la réglementation actuelle n'est pas suffisamment précise pour effectuer un usage réellement gradué de la force ».

Tout en estimant qu’il ne peut « établir avec certitude les circonstances dans lesquelles le maréchal des logis chef D. a effectué son lancer » de grenade, le Défenseur des droits croit pouvoir estimer que celui-ci « n’a pas commis d’imprudence et n’a pas manqué à ses obligations déontologiques et professionnelles ». Cela même s’il est « possible de penser » que « la visibilité était suffisante pour distinguer les manifestants et les divers mouvements », et que le gendarme « a utilisé des jumelles intensificatrices de lumière pour mieux appréhender la situation », ce qui aurait dû lui permettre d’éviter de lancer la grenade sur Rémi Fraisse, et de le tuer sur le coup.

Les gendarmes mobiles avaient déjà été dédouanés une première fois de leur responsabilité dans la mort de Rémi Fraisse, dans un rapport de l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) du 2 décembre 2014 rendu public par le ministère de l'intérieur. Bernard Cazeneuve avait, par ailleurs, interdit l'usage des grenades offensives dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre. Le Défenseur des droits lui recommande de « vérifier l'ensemble des cadres d'emploi des armes explosives, notamment la grenade lacrymogène instantanée (GLI) toujours en dotation ».

Le gendarme auteur du lancer mortel a été placé sous le statut de témoin assisté par les juges d'instruction, cela depuis janvier 2015. En droit, les magistrats ne sont pas tenus par les conclusions des rapports de l'IGGN et du Défenseur des droits, et les juges d'instruction ont tout pouvoir pour procéder à toutes les mises en examen qu'ils jugeraient utiles, que ce soit au sein de la gendarmerie ou de la préfectorale, pour des faits d'homicide involontaire.

Selon des témoignages recueillis au cours de l'enquête judiciaire, et révélés par Mediapart en mars dernier, Rémi Fraisse avait une attitude pacifique pendant les violents incidents entre manifestants et gendarmes, dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014 à Sivens. Selon certains témoins, le jeune homme s'avançait vers les gendarmes les bras levés, en leur demandant d'arrêter de tirer.

Rémi Fraisse est mort à 21 ans, une grenade offensive lancée vers lui par un gendarme ayant explosé entre sa nuque et son sac à dos.

Michel Deléan – Médiapart





Pourquoi le Grand Paris
n’a pas besoin d’Europa City

 
Europa City est un nouveau centre commercial et de loisirs que le groupe Auchan veut construire au nord de Paris.

Gazette Debout vous explique pourquoi ce projet est contesté.


Dans la famille des grands projets inutiles et imposés (GPII), voici Europa City, un gigantesque centre commercial et de loisirs que le groupe Auchan veut construire dans le nord de Paris. Un complexe qui détruirait des terres fertiles, concurrencerait les commerçants de la région, et qui ne tiendra pas ses promesses en matière d’emploi. Les opposants, réunis au sein du collectif pour le Triangle de Gonesse, ont organisé le 8 novembre dernier un forum-débat en partenariat avec Reporterre pour mieux faire connaître leur combat. « Les gens ne sont pas au courant de ce qui se passe à quelques kilomètres au nord de la capitale », assure l’un des militants. Gazette Debout avait publié leur tribune en mai dernier et de nombreux articles sont déjà parus dans les médias (voir notre revue de presse en fin d’article). Pour mieux comprendre les enjeux de cette lutte, nous tentons de faire le point sur l’ensemble des problématiques soulevées par Europa City.  

Europa City temple des loisirs et de la consommation.


En 2010, le groupe Auchan décide de lancer un projet titanesque baptisé. Europa City. Ce nouveau temple dédié à la consommation et aux loisirs serait construit dans le triangle de Gonesse, sur une zone cultivée de 80 hectares, entre les aéroports de Charles de Gaulle et du Bourget. Le site comprendrait une dizaine d’hôtels pour environ 2 700 chambres, un centre de conférences, un parc aquatique, un parc à thèmes, une ferme urbaine et un parc des neiges. Autrement dit, une piste de ski intérieure, comme celle de Dubaï. Ses promoteurs espèrent créer « la nouvelle destination de loisir du Grand Paris« . Mais derrière les alléchantes vidéos d’architectes se cache une réalité bien moins reluisante. Un collectif a d’ailleurs détourné ce film institutionnel pour dénoncer le « désurbanisme«  et le « fanstame » du projet. « Voici donc une réponse, joyeuse, vivante, au fantasme de verrouillage d’une métropole de béton, conçu par quelques mercenaires, entériné par une poignée d’élu.es de la région Île-de-France, plat comme une circulaire administrative, et agité comme un agonisant. »


De fausses promesses d’emplois :


Auchan assure que 11 800 emplois seront créés par Europa City, dans un territoire connaissant l’un des taux de chômage les plus élevés d’Île-de-France. Des estimations largement surestimées selon les opposants, qui peine à obtenir des études précises et sérieuses à ce sujet de la part d’Auchan. Dans un entretien accordé à Mediapart,Jacqueline Lorthiois, une socio-économiste qui a travaillé dans plusieurs ministères, rappelle qu’aucune promesse de création d’emploi par de grands projets, comme Europa City, n’a jamais été tenue. Elle cite notamment le cas de Paris Aéroport (Roissy et Orly) qui, lors des études prévisionnelles en 1975, promettait 70 000 emplois. En 1978, les résultats du recensement Insee ne comptabilisaient que 18 000 postes. Autre exemple, Disneyland Paris, ouvert en 1992, qui prévoyait jusqu’à 100 000 emplois, contre seulement 15 000 aujourd’hui. Ainsi, l’argument économique, qui permet de séduire les hommes politiques, est totalement galvaudé.

Dessin pour le Collectif du Triangle de Gonesse
 

Un groupe chinois en embuscade :

Auchan ne peut pas financer seul ce colossal investissement de 3,1 milliards d’euros. Il s’est donc associé au groupe Chinois Wanda. Pour comprendre ce que ce géant asiatique des loisirs vient faire dans la banlieue parisienne, il faut lire cet excellent article de Reporterre. On y apprend que Wang Jianlin, le PDG, est un richissime homme d’affaires qui possède notamment des dizaines d’immenses centres commerciaux, de parcs à thèmes et d’hôtels de luxe à travers le monde. De quoi rivaliser avec l’empire Disney ? Auchan veut faire croire qu’il s’appuie sur un partenaire d’expérience pour l’accompagner dans la partie « loisirs ». Mais comme le rappelle Reporterre, Wanda a été contraint de fermer l’un de ses parcs d’attraction en Chine très récemment.

Signalons également les craintes des parcs d’attraction français, à l’instar de la Compagnie des Alpes. Ce groupe possède notamment le Parc Astérix, qui se trouve à seulement 25 km du futur Europa City. Il a publié un cahier d’acteur dans lequel il détaille ses inquiétudes contre Wanda qui « ne cache pas ses velléités de conquête du marché des loisirs en Europe ». Son alliance avec Auchan reviendrait à «faire entrer sur le marché français un challenger qui ne dispose pas des savoir-faire ni de la connaissance du marché » et qui risquerait de déstabiliser les acteurs français « sur leur propre marché domestique ». Signalons au passage que la Compagnie des Alpes est actuellement en négociation avec le groupe chinois Fosun pour une entrée dans son capital. De quoi rappeler que la France est devenue un nouveau terrain de jeu pour géants asiatiques en mal d’investissements.

Une menace pour le commerce de proximité :

Europa City menace à la fois les petits commerçants de la région et les plus gros centres déjà existants. L’association des commerçants d’Aulnay-Sous-Bois (CAPADE) vient de déposer un recours gracieux contre l’arrêté préfectoral afin d’empêcher la construction d’Europa City. Lors du débat organisé par le collectif pour le Triangle de Gonesse, Francis Palombi, le président de la confédération des commerçants de France, est monté au créneau. « Nous sommes le pays qui possède le plus grand nombre de mètres carrés de centres commerciaux. Nous devons dire non à cette dérive et rappeler le rôle de lien social des commerçants de proximité ». Au-delà de la désertification des centres-villes, une participante s’interroge sur le devenir des centres commerciaux dans le voisinage du futur Europa City. « Déjà qu’Aéroville a du mal à s’en sortir, Europa City tuerait sûrement O’Parinor. Donc, si on fait le total entre le nombre d’emplois créés et ceux qui vont être perdus, je ne suis pas sûre qu’on y trouve notre compte ». Les visiteurs, attendus en masse pour dépenser leur salaires dans les boutiques et espaces de loisirs, seront-ils au rendez-vous ? « Les gens n’ont pas le porte-monnaie élastique. Ce n’est pas parce que l’on augmente l’offre de sorties, que cela va augmenter les dépenses « , rappelle Jacqueline Lorthiois dans son entretien à Mediapart.

Un environnement dévasté :

L’Île-de-France est l’une des terres les plus fertiles du monde comme l’ont rappelé plusieurs associations présentes lors de la soirée organisée par le collectif pour le triangle de Gonesse. Il faut donc protéger ces terres agricoles à tout prix. D’autant que la chambre d’agriculture d’Île-de-France rappelle que « 100 000 hectares de terres fertiles ont disparu en l’espace de 50 ans au profit de l’expansion parisienne. Plus que jamais, le défi de la région est désormais de préserver un équilibre environnemental ainsi qu’un cadre de verdure appréciés par les citadins. » Pour éviter que ces terres ne disparaissent sous le béton, les collectifs proposent de nombreuses alternatives autour de l’agriculture urbaine. Les Ateliers Citoyens organiseront l’année prochaine des réunions à ce sujet. Le réseau de magasins Biocoop réfléchit également à lancer des partenariats avec des agriculteurs qui exploiteraient ces terres. Enfin, huit associations de protection de l’environnement de la région ont déposé le 21 novembre un recours devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Ils veulent faire annuler le décret préfectoral créant officiellement la zone d’aménagement concerté (ZAC) du Triangle de Gonesse qui autorise la construction d’Europa City.



Le logo pour dire Non à Europa City


Et l’usine de PSA ?
A quelques kilomètres du site choisi pour implanter Europa City se trouve l’ancienne usine de PSA Aulnay-sous-Bois, fermée en 2014. Soit 160 hectares devenus aujourd’hui une friche industrielle. Pourquoi ne pas implanter ce nouveau temple de la consommation à cet endroit ? Les opposants estiment qu’Auchan ne veut pas s’embêter à détruire cette ancienne usine alors qu’il peut tranquillement s’installer sur des terrains vierges juste à coté. D’autres éléments de réponse sont donnés sur le site dédié au triangle de Gonesse. Parmi les excuses indiquées la « volonté de préserver la vocation industrielle du site. » Un logisticien y construit deux entrepôts qui créeront environ 170 emplois. La Société du Grand Paris et Siemens vont y installer un site de maintenance et d’entretien pour le futur métro du Grand Paris Express. PSA a annoncé vouloir y installer un centre de formation technique et commerciale destiné à accueillir 10 000 collaborateurs par an. Enfin la mairie d’Aulnay a pour projet de créer sur place une pépinière d’entreprises. Mais pour l’instant, tous ces projets peinent à se concrétiser.

De l’argent public gaspillé :


Les collectivités locales vont devoir mettre la main au portefeuille. En effet, pour desservir Europa City, il est prévu de construire une gare supplémentaire sur la future ligne 17 du grand Paris. Un surcoût à la charge du contribuable. Mais l’utilité publique de cette gare est loin d’être une évidence selon l’association des usagers des transports. De plus, il faudra aussi installer les réseaux d’eau, d’électricité, également à la charge des collectivités.


Une nouvelle ZAD au nord de Paris ?

Le projet Europa City pourrait-il devenir une nouvelle ZAD, à l’image de la célèbre Notre-Dame-des-Landes ? François, un reporter debout a posé la question lors du débat. Mais les militants ne semblent pas vraiment emballés par l’idée. L’un d’entre eux explique que la situation est bien différente de celle du bocage nantais, où les agriculteurs soutiennent depuis longtemps les occupants. Dans la banlieue parisienne, il s’agit plutôt d’agriculture extensive, de gros exploitants qui, s’ils sont correctement indemnisés, ne se battront pas pour préserver ces terres.

Commencer la lutte :
Pour lutter contre ce nouveau projet inutile vous pouvez faire un don au collectif ou signer la pétition qui doit récolter 5000 signatures d’ici le 13 décembre. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site du collectif pour le triangle de Gonesse et suivre leurs actualités sur Facebook. 

Revue de presse (non exhaustive) :
Basta Mag : Bienvenue dans EuropaCity, future cathédrale de la consommation à quelques kilomètres de Paris
Reporterre : Le projet Europacity va se poursuivre malgré un débat public au bilan mitigé
Libération : Europacity, projet trop commercial pour convaincre
Le Parisien :  EuropaCity : la région soutient le projet… et agace les élus du 93

Article publié dans Gazette Debout.


Vendredi 2 décembre

Mort de Rémi Fraisse : le Défenseur des droits constate

la responsabilité de la hiérarchie et des autorités civiles




Au terme de deux ans d’enquête, le Défenseur des droits a publié jeudi 1er décembre un rapport sur les circonstances de la mort de Rémi Fraisse à Sivens. Il pointe les lacunes de l’encadrement et la responsabilité d’une partie de la chaîne de commandement.
Il avait déjà été blanchi en décembre 2014 par un rapport de l’IGGN (Inspection générale de la gendarmerie nationale). Le maréchal des logis J., auteur du lancer de grenade offensive qui a tué Rémi Fraisse à Sivens (Tarn), a cette fois été dédouané par le Défenseur des droits, Jacques Toubon. Dans une décision datée du 25 novembre 2016 et rendue publique le 1er décembre, l’autorité administrative indépendante juge que le gendarme n’a pas « commis d’imprudence et n’a pas manqué à ses obligations déontologiques et professionnelles ». Les sites d’information ont repris en boucle la dépêche signalant cette décision. Mais en laissant dans l’ombre les autres constats, pourtant cruciaux, consignés dans ce rapport précis et circonstancié de 28 pages.
  • Lien vers le document en PDF. 
    https://reporterre.net/IMG/pdf/rapport_defenseur_des_droits_-_remi_fraisse.pdf 
     

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, qui s’était saisi d’office de l’examen des conditions de la mort du jeune de 21 ans dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, a eu accès au dossier de l’instruction judiciaire et auditionné une dizaine de protagonistes. Il souligne les responsabilités de la hiérarchie du gendarme.

    Un encadrement défaillant

Le Défenseur des droits constate d’abord un « manque de clarté et les incompréhensions entourant les instructions données aux forces

de l’ordre par l’autorité civile » ce soir-là à Sivens. A titre d’exemple : les consignes contradictoires d’apaisement et de fermeté formulées par la hiérarchie. Les gendarmes mobiles qui sont déployés sur la Zad du Testet ont pour mission de défendre la « zone-vie » du chantier. Le rapport souligne le « caractère non-vital de cet objectif pour aucun des protagonistes » même si, selon lui « les circonstances [étaient] légalement réunies pour un emploi de la force ». L’homme qui supervisait la totalité des opérations de maintien de l’ordre était le commandant de gendarmerie du Tarn, le lieutenant-colonel Rénier, qui a depuis été promu au grade de colonel. Il affirme avoir reçu des consignes d’apaisement du ministère de l’Intérieur, via le Directeur général de la gendarmerie nationale, Denis Favier.

Or, sur la Zad, c’est un « dispositif de défense ferme » qui est mis en place selon l’aveu même des gendarmes. Le commandant Loddé, qui depuis a été promu au grade de lieutenant-colonel, chef du groupement tactique de gendarmerie dirigeait les unités de militaires ce soir-là. Il avait affirmé dans l’enquête préliminaire que le préfet du Tarn avait demandé de faire preuve « d’une extrême fermeté ». Auditionné par le Défenseur des droits, il revient sur ses déclarations et soutient qu’il n’a pas reçu de consignes directes du préfet, mais qu’il a «  considéré que le commandant du Groupement de gendarmerie du Tarn souhaitait de la fermeté ». La question du retrait un moment envisagé des troupes de gendarmerie est tout aussi brumeuse. Autant d’incohérences soulignées par le Défenseur des droits qui souligne que ses « investigations (…) n’ont pas permis de dissiper la confusion qui entoure le contenu exact des instructions données aux forces de l’ordre par autorité civile ».

    Une autorité civile absente

Car selon ce rapport, c’est bien l’autorité civile qui est responsable. Comme le révélait Reporterre dans son enquête sur la mort de Rémi Fraisse, elle est absente ce soir-là. Une absence qui, dans le cadre d’ « une situation tendue et violente, n’est pas admissible » remarque le Défenseur des droits. Ce dernier considère que Thierry Gentilhomme, le préfet du Tarn de l’époque, et le colonel Rénier ont violé des articles du Code de Sécurité Intérieure.

« C’est la première fois que la responsabilité de la chaîne de commandement apparaît ainsi dans un document officiel », indique à Reporterre Arié Alimi, l’un des avocats de la famille de Rémi Fraisse. « Les violations des articles du Code de Sécurité Intérieure par le préfet et le commandant du Tarn sont des éléments constitutifs de l’homicide involontaire. On espère que les juges d’instruction s’en saisiront. Si ce n’est pas le cas, nous le ferons », prévient-il.

Le préfet du Tarn, qui a quitté ses fonctions en août 2016 pour rejoindre le Conseil supérieur de l’appui territorial et de l’évaluation (CSATE), n’a toujours pas été entendu par les juges d’instruction toulousaines en charge du dossier. Anissa Oumohand et Elodie Billot ont refusé son audition, ainsi que celle de Denis Favier, le directeur général de la gendarmerie nationale, estimant qu’elles ne semblent pas utiles « pour l’heure et en l’état » selon des documents que Reporterre a pu consulter. Elles permettraient pourtant d’éclaircir les nombreuses zones d’ombre pointées par le Défenseur des droits. Mais aussi d’examiner de nombreux aspects laissés en suspens dans ce rapport.

Comment l’autorité civile compétente a-t-elle pu laisser « le choix de l’adaptation des objectifs et du dispositif à mettre en oeuvre (…) à la seule appréciation de la hiérarchie opérationnelle sur le terrain », selon les termes du Défenseur des droits, alors que cette opération était un rétablissement de l’ordre de haute intensité, soit un quasi état de guerre ? Pourquoi n’est-il pas fait mention du texto envoyé par Denis Favier au commandant du groupement de gendarmerie du Tarn ? « On est attendu sur les interpellations », a alors écrit Denis Favier depuis Paris où l’on suivait avec la plus grande attention les événements de Sivens. Pourquoi la responsabilité des supérieurs hiérarchiques du préfet du Tarn, à savoir le ministre de l’Intérieur et le Premier ministre, n’est-elle pas évoquée dans le rapport pourtant exhaustif du Défenseur ?

« Normalement le préfet doit répondre du ministre de l’Intérieur. Mais on peut supposer que le Premier ministre Manuel Valls était particulièrement investi dans ce dossier et qu’il a pu donner des instructions particulières », avance Maître Alimi. Une implication dans l’affaire Rémi Fraisse qui pourrait être un caillou dans la chaussure de celui qui s’apprête désormais à entrer dans la course pour l’Elysée.

Marine Vlahovic - Reporterre


Infos du 5 au 11 décembre


Lundi 5 décembre



 
Aux États-Unis, la lutte des peuples autochtones du Dakota du Nord contre un oléoduc géant a remporté une belle victoire dimanche 4 décembre : le gouvernement fédéral, par la voix de l’US Army, a annoncé que le trajet envisagé pour l’oléoduc ne serait pas autorisé et qu’un autre itinéraire devrait être envisagé. C’est un fort coup d’arrêt à ce projet qui suscitait une farouche résistance des peuples autochtones et des écologistes aux États-Unis, que Reporterre vous a raconté (en novembre et dès septembre).

Eh oui, il y a de bonnes nouvelles ! Et pour les faire venir, c’est simple dans le principe : il faut se battre, être ferme sur les valeurs, tenace dans la bataille.
Bonne semaine !
Hervé Kempf - Reporterre


Mercredi 7 décembre 



Solidarité avec les interpellés du mouvement contre la loi travail : La Conjuration des Fourneaux à Rouen


Il ne reste plus que quelques jours. Nous ne parlons pas ici de Noël et de la nécessité de se jeter dans les boutiques pour mettre sa liste de cadeaux à jour. Nous parlons de solidarité. Ce mouvement comme tant d’autres mais avec un acharnement tout particulier s’est accompagné d’une répression tant policière que judiciaire. La legal team de Rouen a lancé un pot commun car ses caisses sont vides. Si vous aviez prévu de donner mais pas encore trouvé le temps. Si vous prenez connaissance de ce pot commun à l’instant. Si vous étiez encore hésitant, c’est le moment pour la Solidarité financière avec les manifestants du mouvement contre la loi travail. Il reste quatre jours.
https://www.lepotcommun.fr/pot/9013p4ip

Le Conseil d’Etat ne s’oppose pas à l’extraction de sable dans la baie de Lannion :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/12/05/le-conseil-d-etat-ne-s-oppose-pas-a-l-extraction-de-sable-dans-la-baie-de-lannion_5043741_3244.htmlutm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Twitter&utm_term=Autofeed#link_time=1480956514

EuropaCity: des scénarios sombres pour un projet pas clair


Le rapport du CGEDD (Conseil général de l'environnement et du Développement Durable) demandé en juin par le ministère du logement a été publié. Il expose le risque que fait courir EuropaCity au territoire.

Allez, commençons par la conclusion ! 

"Et si le projet Europacity n’était, par sa taille et ses répercussions sur les secteurs voisins, qu’un révélateur de l’absence de gouvernance et de vision métropolitaine à l’échelle du quadrant Nord-Est francilien, autorisant la « prise d’options » sur un foncier dont la valeur ne peut que croître ? Il semble que même si le projet Europacity revenait à une dimension plus modeste, l’ensemble des problèmes soulevés, notamment lors du débat public, resterait identique."

N'est ce ce pas exactement la même chose, la cession de terrains à prix bradés au secteur privé, que ce que l'on a vu dans le reportage de France 5 "Pour quelques hectares de plus" à voir en replay (http://www.france5.fr/emissions/le-monde-en-face/diffusions/06-12-2016_525919)

Plus que 6 jours avant ... l'annonce de l'abandon du projet ?! 

On continue la mobilisation, pour faire signer nos réseaux ! ;-)

Pour consulter le rapport en intégralité :
http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/.../010722…

CPTG - Collectif Pour le Triangle de Gonesse


Samedi 10 décembre

Quelques infos qu’on nous signale sur Vinci 



En Alsace, la lutte contre le contournement autoroutier de Strasbourg se poursuit : Même s’il y a des fouilles archéologiques et des sondages géotechniques en cours, nous n’avons pas renoncé et nous n’excluons pas de nouvelles actions sur les chantiers en cours…


Infos du 12 au 18 décembre



Vendredi 16 décembre

Center Parc de Roybon : la Cour d’appel confirme la suspension des travaux


La décision de la Cour d’appel administrative de Lyon est tombée ce vendredi 16 décembre : elle confirme la décision du tribunal administratif de Grenoble, à savoir la suspension du chantier du Center Parc de Roybon, en Isère.

Les opposants, défenseurs de l’environnement, dénonçaient ce projet qui impliquait une emprise de 110 ha sur des zones humides « précieuses pour l’alimentation en eau potable de la région ». Ils avaient demandé l’annulation de l’autorisation préfectorale au titre de la loi sur l’eau. Le tribunal leur a donné raison. Cette victoire juridique met un nouveau coup de frein au projet, lancé depuis 2007.

Infos du 19 au 25 décembre



Samedi 24 décembre

Lyon-Turin et corruption : Anticor saisit le parquet national financier


L’association Anticor a saisi le parquet national financier suite à l’approbation de l’accord franco-italien sur le projet de ligne ferroviaire Lyon-Turin, a-t-elle annoncé dans un communiqué diffusé jeudi 22 décembre au soir.

« Anticor s’interroge sur les conditions dans lesquelles certains marchés relatifs à ce projet ont été passés », lit-on dans ce communiqué. Elle s’attarde sur la personne d’Hubert de Mesnil, président de Réseaux ferrés de France (RFF) de 2007 à 2012, puis président de la société Lyon-Turin ferroviaire à partir d’avril 2013, puis de Tunnel euralpin Lyon-Turin SAS (Telt) à partir de mars 2015.

« D’autre part, M. du Mesnil a également été élu, en 2012, président de l’Institut de la gestion déléguée (IGD), une fondation d’entreprises dont l’objet est de promouvoir la gestion déléguée des services publics et les partenariats public-privé qui comprend, parmi ses membres fondateurs, Engie, Eiffage, et SPIE-Batignolles, précise l’association. Or, M. du Mesnil, en sa qualité de président de Telt, a attribué, en 2014, des marchés importants à deux membres de l’IGD : la réalisation d’ouvrage de reconnaissance du tunnel à SPIE Batignolles, et la certification des coûts (dans le cadre d’un marché de gré à gré) à Tractebel, filiale d’Engie. »

 


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