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vendredi 6 octobre 2023

"Méga-bassines" : la justice annule deux projets de retenues d'eau en Poitou-Charentes

"Méga-bassines" : 

la justice annule 

deux projets de retenues d'eau 

en Poitou-Charentes

 
Ces projets attaqués par des associations de défense de l'environnement visaient à créer des réserves d'une capacité totale d'environ trois millions de mètres cubes.

 franceinfo avec AFP

 Publié


Deux projets de retenues d'eau destinées à l'irrigation agricole en Poitou-Charentes, surnommées "méga-bassines" par leurs opposants, ont été annulés mardi 3 octobre par la justice administrative, qui a pointé leur inadaptation aux effets du changement climatique. Ces projets visaient à créer et exploiter 15 réserves dites "de substitution", d'une capacité totale d'environ trois millions de mètres cubes.  

Le litige portait sur neuf retenues prévues sur les bassins de l'Aume et de la Couture dans les départements de la Charente, Charente-Maritime et des Deux-Sèvres ; et six autres dans le sous-bassin de la Pallu (Vienne). Des associations locales de défense de l'environnement avaient saisi le tribunal administratif de Poitiers pour faire annuler les arrêtés préfectoraux ayant autorisé, en 2021, ces projets portés par des collectifs d'agriculteurs irrigants. Le principe de ces retenues consiste à prélever de l'eau dans les nappes superficielles en hiver, pour la mettre à disposition d'agriculteurs irrigants en été quand la pluie se fait rare.

"Inexactitudes" dans l'étude d'impact environnemental

Une première décision consultée par l'AFP épingle des "inexactitudes, omissions et insuffisances" dans l'étude d'impact environnemental des neuf bassines programmées dans le bassin Aume-Couture. Ces dernières ont eu "pour effet de nuire à l'information complète de la population". Le tribunal considère par ailleurs que "le projet n'est pas associé à de réelles mesures d'économie d'eau et ne tient pas compte des effets prévisibles du changement climatique".

Dans la Vienne, les juges pointent un "sur-dimensionnement du projet" en termes de volumes d'eau à prélever pour remplir les réserves, au regard de ce que le milieu hydrologique local "est capable de fournir dans des conditions écologiques satisfaisantes" et compte tenu des "effets prévisibles du changement climatique".

Source : https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/mega-bassines-la-justice-annule-deux-projets-de-retenues-d-eau-en-poitou-charentes_6099027.html

 

jeudi 5 octobre 2023

Photovoltaïque sur des terres naturelles, agricoles ou forestières : nous ne tomberons pas dans le panneau !

Photovoltaïque sur des terres naturelles, agricoles ou forestières : 

nous ne tomberons pas 

dans le panneau !

 


  26 septembre 2023 

 

Alors qu'Emmanuel Macron affirme vouloir travailler avec les agriculteurs pour leur permettre d’avoir « par l’agrivoltaïsme » une réponse à la baisse des rendements, plus de 200 organisations rejettent ici cette « vision d'une transition écologique allant vers une société de surconsommation ultra-connectée » et appellent à une opposition massive à tous ces projets photovoltaïques.

 

Nous, organisations en lutte contre les centrales photovoltaïques sur les terres agricoles, naturelles, forestières et en milieux aquatiques, refusons les dérives des énergies renouvelables prises dans des logiques de marché.

Nous récusons le terme « agrivoltaïsme », qui relève du marketing et vise à légitimer un opportunisme foncier et financier dans un contexte difficile pour le monde paysan. « L'agrivoltaïsme » éloigne de l'autonomie : il ajoute à la dépendance au complexe agro-industriel (industries de la grande distribution, des engrais, pesticides et semences, machines agricoles, banques, organisations syndicales défendant leurs intérêts...) une autre dépendance plus moderne, car porteuse de l'image de l'énergie renouvelable.

Nous dénonçons la diversion introduite dans la loi d’Accélération des Énergies renouvelables (AER) qui permet de distinguer un « agrivoltaïsme » soi-disant en synergie avec l'agriculture, d'un autre photovoltaïque qui irait sur des terres dîtes « incultes ». Or d'une part ces deux catégories relèvent de la même pratique marketing permettant aux industriels de s'accaparer du foncier, et d'autre part « c'est bien sur des terres considérées comme pauvres que s'est en grande partie développé l'élevage » (1). Et alors même que les lobbies œuvrent afin que les textes légaux considèrent de moins en moins ce phénomène comme de l’artificialisation : « on va vous louer le volume d’air au-dessus de votre parcelle pendant trente ans » (2) déclare ainsi cyniquement un prospecteur, nous affirmons que des tonnes de métal dénaturent les espaces agricoles, naturels et forestiers. Et quand bien même dans leurs discours, la production d’électricité est cyniquement présentée comme étant « secondaire », tandis que le but premier serait d’aider l'agriculture face au changement climatique en créant de l'ombre, nous affirmons que la rente issue de la production d'électricité est bien l'unique raison de ces projets. Surtout, il est passé sous silence qu' « en terme de résilience, les pratiques agroécologiques de couverture du sol, d’amortissement climatique avec des arbres, de diversification en réduisant la monoculture et la densité de plantation des fruitiers apportent plus de sursis que des panneaux » (3).

Alors que la Loi AER permettra de cumuler les coupes-rases de forêts de 25 hectares pour y mettre des panneaux, nous déplorons l'idéologie productiviste de parlementaires qui considèrent que « certaines terres classées forestières sont d’une telle pauvreté et d’une telle médiocrité qu’un arbitrage pourrait justifier qu’on y installe un parc photovoltaïque » (4). Pourtant, de par l’incroyable biodiversité qu’elles recèlent, leurs beautés et leurs rôles essentiels, ces zones sont un patrimoine irremplaçable. Et quand bien même les panneaux seraient un jour retirés et que l’évolution du climat le permette, il faudrait des centaines d’années pour recréer un écosystème aussi riche.

Nous dénonçons également les conflits d’intérêts des chambres d’agriculture. Ces dernières peuvent demander 20 000 euros par projet pour réaliser l’audit, puis 50 euros par hectare et par an pour suivre le projet, ainsi que 1 500 euros par mégawatt installé en compensation de l'artificialisation des terres agricoles (5). D'ailleurs, pourquoi compenser financièrement, alors même que les thuriféraires de cette pratique marketing n'ont de cesse de parler de la « synergie » de leurs tonnes de métal avec l’agriculture ? En réalité il s'agit uniquement d'une synergie financière qui tend à bénéficier principalement à l'agro-industrie et aux grands propriétaires fonciers.

Nous appelons à la sobriété énergétique, et rappelons que les surfaces déjà artificialisées sont suffisantes (6). L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie évalue ainsi les gisements à 123 GW sur grandes toitures, 49 GW sur les friches industrielles et 4 GW pour les parkings (7). Le gisement global sur toitures est de 364,3 GW (dont 241 GW de toitures résidentielles) (8). Ajoutons que la France compte entre 24 000 et 32 000 zones d’activités, soit 450 000 hectares déjà artificialisés (9), ainsi que 90 000 à 170 000 hectares de friches industrielles (10). Si installer des panneaux solaires sur des toitures coûte plus cher que de les poser au sol, l'Agence explique que ce surcoût est faible : il avoisine les 550 millions d'euros, soit 2% du coût des énergies renouvelables (11). Et alors même que les projets peuvent atteindre 800 000 euros par hectare (12), nous affirmons que ces investissements peuvent aller sur ces zones artificialisées.

Lorsque E. Macron et la FNSEA prônent la robotique, la génétique et le numérique pour l'agriculture (13), et que le syndicat agro-industriel co-préside le lobby France Agrivoltaïsme ; le fondateur de ce dernier met en place la gestion des champs via l’intelligence artificielle (14). Ce sont ainsi deux visions de l'agriculture et de la société qui s'affrontent : l'agriculture industrielle, ultra-mécanisée et numérique sur des surfaces toujours plus grandes, face à l'autonomie paysanne ; les serveurs face aux cerveaux ; l'intelligence artificielle face à l'observation, la sensibilité et savoirs-faire des paysan·nes. Nous affirmons qu'il est nécessaire d'amorcer la désescalade de l’emprise technologique afin que les paysan·nes puissent travailler la terre eux-mêmes sans être dépendants de l'agro-industrie.

Nous refusons l'industrialisation des campagnes, car quelle que soit sa surface, ou sa « participation citoyenne », une centrale photovoltaïque sur des terres agricoles, naturelles ou forestières, est une installation de nature industrielle. Les tonnes de métaux (silice, aluminium, zinc, plomb, étain, indium, antimoine) (15) recouvrant les terres; les milliers d'ancrages bétons et kilomètres de voies d'accès et de clôtures grillagées, lignes électriques enterrées ou aériennes, les postes de transformations et de livraisons, le bruit engendré par les onduleurs (16), les caméras de surveillance, les divers capteurs connectés, les obligations de déboisement en périphérie, détruisent nos campagnes. Les méga-centrales électrifient nos champs avec des effets documentés sur les animaux d'élevages (17). Nous n'oublions pas la fabrication industrielle de ces panneaux : exploitation d'êtres humains, extractivisme ravageur. Afin de produire 40 000 tonnes de silicium métal, l'une des six unités de production en France brûle 120 000 tonnes de quartz et 80 000 tonnes de bois (18), et engloutit en moyenne 11 mégawatts/heure par tonne de produit fini (19), soit chaque année l’équivalent électrique d’une ville de 150 000 habitants. Il faut aussi 280 kg de produits chimiques par kilo de silicium produit (20). Sans oublier les risques de pollution des eaux (21) et que les centrales peuvent entraîner « l’altération, la dégradation voire la destruction des milieux naturels (défrichements puis gestion de la végétation au plus près du sol ; terrassement et compactage des sols ; instauration de microclimats différenciés au-dessus et en dessous des panneaux ; création d’exclos par les clôtures, etc.). La modification des fonctions hydriques, climatiques ou biologiques qui peut en résulter conduit à l’artificialisation d’une partie parfois importante des sols [ainsi qu'une] modification des cortèges d’espèces végétales et animales » (22).

Nous défendons un rapport sensible au monde qui nous est plus que jamais primordial. Alors même que l’agriculture est l’une des professions qui rémunère le moins, qu’un malaise est reconnu et qu’il faudra recruter massivement pour faire face aux nombreux départs en retraite, une motivation essentielle est la qualité de vie au travail, en plein air, dans un cadre beau ; regarder le ciel et écouter les sons de la vie. Travailler sous des panneaux, c’est dégrader notre qualité de vie au travail, mais aussi l’environnement et les paysages pour le bénéfice de quelques propriétaires et promoteurs. Au contraire, l'agriculture paysanne doit participer avec les citoyen·nes à rendre le milieu rural vivant dans un cadre de vie apprécié par toutes et tous.

Notre autonomie de choix et d’action, n’est pas de devenir des jardiniers sous des panneaux. Notre métier n'est pas de cultiver des kilowatts, mais de produire une alimentation saine et de qualité pour le plus grand nombre, et d'être rémunéré en conséquence. Car si la contrepartie financière de plusieurs milliers d'euros par année et par hectare peut sembler alléchante (23), et générer un véritable dilemme pour des paysan·nes en difficulté ; en mettant notre outil de production à disposition de ces sociétés, nous les enrichissons et détournons la vocation nourricière de la terre agricole.

L’unique raison de la pression industrielle actuelle sur les terres agricoles, naturelles et forestières est financière. Rejetant le mythe d'un capitalisme vert, ainsi que la vision d'une transition écologique allant vers une société de surconsommation ultra-connectée, nous appelons à une opposition massive à tous ces projets photovoltaïques industriels et exigeons leur interdiction sur toutes les terres agricoles, naturelles, forestières et les milieux aquatiques.

Les organisations en lutte contre les mégas-centrales photovoltaïque sur les terres agricoles, naturelles, forestières et en milieux aquatiques.

Si votre organisation souhaite signer cette tribune, cliquez ici.

Signataires :

  1. Confédération Paysanne nationale

  2. Terre de Lutte

  3. SNE FSU- Syndicat National de l'Environnement FSU

  4. SNETAP-FSU- Syndicat National de l’Enseignement Technique Agricole Public

  5. SNUPFEN-Solidaires national. Syndicat National Unifié des Personnels des Forêts et de l’Espace Naturel (SNUPFEN), un syndicat de l’Office National des Forêts (ONF).

  6. Le SNUPFEN-SOLIDAIRES Midi-Pyrénées -Syndicat National Unifié des Personnels des Forêts et de l’Espace Naturel (SNUPFEN), un syndicat de l’Office National des Forêts (ONF).

  7. Fondation Danielle Mitterrand

  8. Bureau d'Union des Sections du SNUPFEN Solidaires Lorraine

  9. Collectif SOS Forêt France

  10. La Confédération paysanne interdépartementale d'Île-de-France

  11. Nature en Occitanie-NEO

  12. LPO Occitanie

  13. Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées

  14. les Amis de la Terre Limousin

  15. France Nature Environnement Occitanie Pyrénnées

  16. Association Territoriale PACA Terre de Liens

  17. Des Agros qui désertent

  18. Confédération Paysanne de l'Aveyron

  19. Collectif de réflexion citoyenne sur le photovoltaïque du Causse Comtal, Aveyron touroulisducaussecomtal@gmail.com

  20. Terre & Humanisme.

  21. TPNV : Terres et Patrimoine de Nos Villages : terrespatrimoinedenosvillages@gmail.com

  22. TCGR : collectif d'opposition à un projet agrivoltaique de 80 hectares sur le territoire de 4 communes de la Marne Treslon Germigny Courcelles Rosnay : lesterresdenosvillages51@gmail.com

  23. Le collectif Sauvegarde des Aspres, Pyrénnées-Orientales

  24. Association Quels Paysages Pour La Piège ? Aude quelspaysagespourlapiege@gmail.com

  25. Association le Spot (11260)

  26. La Confédération paysanne 21 (Côte d'Or)

  27. FRENE 66 - Fédération pour les Espaces Naturels et l'Environnement des Pyrénées-Orientales

  28. collectif énergie citoyenne 58

  29. association Hurlevent

  30. SEPANSO Landes

  31. SOS Nature Fenouillèdes

  32. C.U.R.T.I.L - département 21

  33. Protection de l'environnement de Sarrant, gers

  34. Gers Danger Agrivoltaisme

  35. Attac de Reims (51-Marne)

  36. Association Nature et Tempo Drôme

  37. le comité local des Soulevements de la Terre Drôme Sud Provence, Drôme

  38. La Fédération Aude Claire, association de protection de la Nature, Aude

  39. Association Vent mauvais

  40. Attac 58- Nièvre

  41. Le Vent Tourne, Pyrénnées-Orientales

  42. « Le Chêne Blanc ». ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE

  43. Bien vivre en Pyrénées catalane

  44. Association naturaliste Ecodiv, basée près de Castelnaudary dans l'Aude (11400 Fendeille)

  45. Toutes Nos Energies - Occitanie Environnement réunit une centaine de fédérations départementales, collectifs et associations de la région Occitanie qui agissent pour la qualité de vie des habitants et la protection de l’environnement, pour une transition écologique et énergétique solidaire et respectueuse des territoires ruraux

  46. Nature&Progrès12, association pour la bio associative et solidaire, pour notre santé et celle de la terre.

  47. Sites et Monuments Rodez

  48. Les amis de la terre 66

  49. En commun 66

  50. Collectif Agly en transition

  51. La coordination Viure des Pyrénées-Orientales

  52. Collectif Citoyen Corbières Vivantes

  53. Sauvegarde de Berrac Gers

  54. Collectif pour des Alternatives aux Pesticides (CAP66)

  55. Terres du Larzac Terres de Biodiversité Terres de Paysans

  56. Attac Alès Cévennes

  57. Les Amis de la terre 32

  58. L’ACCU (Alerte Citoyenne Communauté Urbaine) 71 (Saône et Loire)

  59. La Gauche Démocratique et Sociale

  60. Le Collectif Citoyen Occitanie Aude - ccoa11@orange.fr

  61. Association de défense du Riou bourdoux, alpes de haute provence

  62. Association pour l autonomie énergétique de Roquecor et ses environs. environnement@roquecor.info

  63. L'association Résistance 5G Nantes,

  64. collectif Nantes1 anti-Linky5G,

  65. collectif 44 contre Linky

  66. Les Prés de la Garde -58

  67. Sauvons le bocage nivernais-58

  68. La Conf' du Lot

  69. L'association "Tronçais Ruralité Environnement" Allier 03350  Cérilly t-r-environnement@hotmail.com

  70. le collectif départemental aveyronnais Co-27-XII Environnement

  71. l'association Protégeons nos espaces pour l'Avenir

  72. Fédération pour la vie et la sauvegarde du pays des Grands Causses- Aveyron

  73. le collectif Elzéard Lure en Résistance (Alpes de Haute Provence)

  74. Adret Morvan (asso environnementale du Morvan) département de la Nièvre

  75. Le collectif Stop Linky et 5G du Pays de Condé

  76. Confédération Paysanne de la Nièvre

  77. Le comité des Soulèvements de la Terre 11

  78. XR Toulouse (xrtoulouse@protonmail.com)

  79. Collectif Citoyen du Pays Saint-Affricain (CCPSA)

  80. Bien vivre à Nolay en Nivernais- Nièvre

  81. le Collectif Nivernais pour une Agriculture Durable (CNAD) situé dans la Nièvre (les Morins 58320 Germigny sur Loire)

  82. Collectif Citoyen pour un Autre Photovoltaïque dans les Alpes du Sud (CCAPAS)

  83. Confédération Paysanne de l'Aude

  84. Le collectif de riverains SALEN du Finistère (29)

  85. Association CERCA NATURE Pyrénées Orientales

  86. Collectif Citoyens Résistants - 39 300 -jura

  87. Nature et Progrès 31 : j.viana@laposte.net

  88. Attac Comminges : comminges@attac.org

  89. Collectif les sentinelles 31, contre un projet à Aulon

  90. Foyer rural de Larroque, contre un projet sur la commune (31 aussi) : robinp@free.fr

  91. Vivre en Comminges, association du 31 : contact@vivreencomminges.org

  92. comité local des Soulèvements commingeois.

  93. Union Locale SOLIDAIRES Comminges ul.comminges@solidaires31.fr

  94. INSOUMIS Comminges Savès - Mél : insoumis.comminges.saves@gmail.com

  95. Le Café des Vallées (Blog d'infos, d'opinions et relais des initiatives citoyennes du sud de la Haute-Garonne / Pyrénées centrales) - Mél : contact@lecafedesvallees.fr

  96. Trans'Humans (Asso)

  97. association Foll'avoine -protection de la biodiversité sans OGM ni pesticides  et  la protection des terres fertiles- Avignon

  98. le réseau Terres Vivantes en Cévennes

  99. Jura Nature Environnement (département 39 - Jura)

  100. L' association le PoirieR (verger villageois) à Reillanne 04

  101. Attac Rhône

  102. association JE SUIS SENSIBLE

  103. Association Stop linky-5G 88

  104. Attac Gard rhodanien

  105. Attac Uzège

  106. Amilure

  107. Robin des Toits

  108. "Nous Voulons des Paysan-ne-s, Gascogne" Association loi 1901, siège social 32100 Béraut

  109. Aude Nature

  110. GABNI -Groupement des agriculteurs bio de la Nièvre.  58

  111. Le Comité local des Soulèvements de la terre 66

  112. Association pour la Défense de l’Agriculture Paysanne, la Protection de l’Environnement et la Prévention des Risques Industriels (AEPI)

  113. LFI Groupe d’action de Corbigny (58)

  114. Terres libres, centre bretagne

  115. Vents à contre-courant (vacc82)

  116. « Bien vivre aux Bruyères » Avril sur Loire 58

  117. "Collectif Salies sans Linky" (491 chemin de Mailhos - 64270 - Salies de Béarn)

  118. Le collectif de la forêt des sources du Touch

  119. Les Amis de la Terre Drôme.

  120. Association Environnement Juste. Une association pour la protection de notre environnement et la sobriété énergétique.

  121. Confédération Paysanne de Gironde

  122. Haut Buëch Nature

  123. Alpes Provence Côte d'Azur Environnement

  124. Soulèvements de la Terre Gers

  125. Association Protection Environnement Patrimoine -46

  126. Attac Hauts Cantons - Bédarieux

  127. Les Gilets Jaunes de Gignac et alentours (34)

  128. Comité local des Soulèvements de la Terre - Chalon sur Saône

  129. Confédération paysanne de l'Ardèche

  130. PasDeVentChezNous-AvenirBoischautSud Indre 36

  131. NON AU SOLAIRE FLOTTANT LOUPIAC 81 non-solaire-flottant-loupiac81@proton.me

  132. Les Soulèvements de la Terre La Rochelle, laterreetleau@proton.me

  133. Confédération Paysanne des Pyrénées-Orientales

  134. Le comité creusois des soulèvements de la terre

  135. Attac Aveyron

  136. Les Soulèvements des Volcans 63

  137. Association Apifera-81

  138. Environnement et Patrimoines en Pays du Serein (EPPS)-Yonne

  139. Confédération Paysanne 34

  140. Amis de la Terre des Landes

  141. Comité Local d'Attac Villeneuve d'Ascq 59650

  142. ATTAC marsan département des landes

  143. ATTAC 46 LOT.

  144. France insoumise groupe d'action de Souillac.‌

  145. France Insoumise Aveyron

  146. La Confédération paysanne de Corrèze

  147. CALELH », association pour la qualité de vie et de l'environnement en Haut-Languedoc

  148. Confédération Paysanne des Landes

  149. association Vivre à Noyers - Val du Serein, l'Yonne

  150. ABIVIA, Association bien Vivre en Astarac et en  Fezensac

  151. Confédération paysanne de la Drôme

  152. ATTAC Var

  153. Les amis de la terre Moselle

  154. Le comité local Les Soulèvements du Forez, Loire (42)

  155. Le comité Soulèvements de la Terre Royans-Vercors

  156. Alternatiba des Pyrénées-Orientales (Alternatiba66)

  157. Attac Pays malouin – Jersey

  158. Le Comité SDLT du Morvan des Lacs

  159. ATTAC Cher-18

  160. Villes et villages en campagnes-Yonne

  161. COMITE SUD-VENDÉE DES SOULÈVEMENTS DE LA TERRE

  162. comité local SDLT Quimperlé-Concarneau

  163. association OzACTES - Quimperlé(29)

  164. Les Picnors- Somme 80

  165. Le Comité 61 des Soulèvements de La Terre

  166. Comité Local 83 des Soulèvements de la Terre.

  167. Le comité des Soulèvements de la terre du Havre

  168. Les Amis de la Terre 13/Provence

  169. Les Soulèvements de la Terre - Comité de Metz

  170. Comité de soutien aux Soulèvements de la Terre Doué-la-Fontaine/Montreuil-Bellay"

  171. La terre se soulève en Corrèze

  172. Le Comité Sèvre Niortaise des Soulèvements de la Terre

  173. Confédération Paysanne du Gers

  174. XR Hautes-Alpes (hautes-alpes@extinctionrebellion.fr)

  175. Comité Hautes-Alpes des soulèvements de la terre (comite-terre-eau-rabou05@proton.me)‌

  176. BIOCONSOM'ACTEURS MER ESTEREL

  177. Association "Les Sérigons Terre Vivante" (05) ayant pour but de lutter contre la déforestation de la forêt des Sérigons à La Roche des Arnauds au profit d'un parc photovoltaïque

  178. Comité des Soulèvements de la terre de Touraine

  179. Association Châtellerault L'Insoumise

  180. "DesterresMINEes35"

  181. Les Soulèvements de la Terre du Tarn - SDLT Tarn

  182. La LFI 23

  183. Les Soulèvements de l'air- Bretagne

  184. association Les Perdigones 06670 Levens

  185. Le Comité Causse Comtal, association agréée protection de l'environnement (12)

  186. Les grèbes castagneux (37- Chinon et alentours)

  187. La Confédération paysanne Saône et Loire-71

  188. la Confédération paysanne Yonne-89

  189. La confédération paysanne du Vaucluse -84

  190. Nous voulons des coquelicots grand Châtellerault 86

  191. les Soulèvements de la Terre de Châtellerault -86

  192. Comité Haut-Jura des Soulèvements de la Terre

  193. La Confédération paysanne de l'Allier (03)

  194. LPO Loire-Atlantique

  195. La Confédération Paysanne du Gard 30

  196. Association Mont de Transet Vent Debout 23250 Thauron

  197. FARE SUD (Fédération d'Action Régionale pour l'Environnement - Provence Alpes Côte d'Azur) (PACA).

  198. Association Hêtre vit vent -Lorraine

  199. Conf'Ardennes-08

  200. Conf' du Cher

  201. Le comité local des Soulèvements de Loire

  202. Présidente association Les Lacs du Lauragais- projet de centrale photovoltaïque flottante sur le lac de Bourg Saint Bernard (31) par EDF-RE

  203. Confédération paysanne Meuse

  204. Confédération paysanne Moselle

  205. le comité local des soulèvements de la terre de l'Allier (03) - l'Allier se soulève

  206. association Bee Friendly

  207. Collectif Transitions du Périgord Noir

  208. La Confédération paysanne d'Ille-et-Vilaine

  209. La Conf' Alsace

  210. Collectif eau Quimper QBO

  211. Association Animalure (protection faune sauvage et domestique du territoire de Lure)

  212. SAUVEGARDE DE LA HAUTE VALLEE DU SEREIN

  213. Collectif "Sauvons la Forêt de Mercy" -57

  214. Site et Monuments déléguation du Var

  215. Collectif Citoyens Lotois

  216. association paysages et forets de l'Armançon

  217. Cercle des Citoyens 32

  218. Vous N'êtes Pas Seuls

  219. JAG- Jeunesse Autochtone de Guyane

Notes :

1 : Confédération Paysanne Centre Val de loire https://ccaves.org/blog/wp-content/uploads/Centre-Val-de-Loire-2022-Contribution-SDRADDET.pdf

2 : « Dans la gadoue agrivoltée : plongée dans la rhétorique des industriels du photovoltaïque https://ccaves.org/blog/wp-content/uploads/dans-lagadoue-agrivoltee-2.pdf

3 : Fabien Balaguer directeur de l’Association française d’agroforesterie. « Contre l’agrivoltaïsme, l’autonomie paysanne », journal L’Empaillé automne 2022 https://lempaille.fr/contre-lagrivoltaisme-lautonomie-paysanne; entretien à lire en entier ici https://ccaves.org/blog/wp-content/uploads/agroforesterie-balaguer-entretien-1.pdf

4: Le député socialiste de Meurthe et Moselle Dominique Potier lors du vote la loi AER en décembre 2022 https://ccaves.org/blog/wp-content/uploads/dans-lagadoue-agrivoltee-2.pdf

5 : « Faire vivre le débat public et renverser le rapport de force » Campagnes solidaires, n°384, juin 2022 Cité dans « « l'agrivoltaïsme, entre pression financière et conflits d’intérêts », revue Silence, septembre 2023

6: https://ccaves.org/blog/wp-content/uploads/choix-politique-de-ne-pas-financer-le-pv-sur-toiture-1.pdf

7: Trajectoire du mix électrique 2020-2060,2018, https://presse.ademe.fr/wp-content/uploads/2018/12/ADEME_%C3%A9tude_mix-electrique.pdf, et Évaluation du gisement relatif aux zones délaissées et artificialisées propices à l’implantation de centrales photovoltaïques – Ademe Transénergie, avril 2019, rapport et synthèse, disponibles sur : https://www.ademe.fr/evaluation-gisement-relatif-zones-delaissees-artificialisees-propices-a-limplantation-centrales-photovoltaiques

8: Selon le rapport de l'ADEME « Coûts énergies renouvelables et de récupération des données 2019 » https://librairie.ademe.fr/cadic/767/couts-energies-renouvelables-et-recuperation-donnees-2019-010895.pdf

9: CEREMA, https://www.cerema.fr/fr/centre-ressources/boutique/zones-activite-economique-peripherie-leviers-requalification

10 : Selon Rollon Mouchel-Blaisot, préfet chargé depuis février dernier d'une mission interministérielle de mobilisation pour le foncier industriel. https://www.lesechos.fr/pme-regions/pays-de-la-loire/les-friches-industrielles-eldorado-foncier-des-collectivites-1947507

11 : « L’analyse qui suit démontre que si l’on déplace le curseur de répartition PV sol / PV toitures, les surcoûts pour le système sont faibles (…) On observe ainsi un surcoût capacitaire annuel allant jusqu’à 550 M€ (pour 100% de PV sur toitures), soit 2% du coût capacitaire total des EnR (32.3 Mds € annuel) et 10% du coût capacitaire du PV (5.6 Mds €) ». https://librairie.ademe.fr/cadic/2889/mix-electrique-rapport-2015.pdf

12 : « Tout le monde déteste sun'agri » L'Empaillé hiver 2022-2023 https://lempaille.fr/tout-le-monde-deteste-sun-agri

13 : https://www.bfmtv.com/economie/consommation/c-lambert-le-numerique-la-robotique-et-la-genetique-sont-la-troisieme-revolution-agricole_VN-202110120459.html

14 : Voir « Sun'Agri, quand l'agrivoltaïsme rencontre le numérique » revue Silence septembre 2023 : « Ainsi des capteurs installés sur le terrain mesurent de nombreux paramètres tels que l'humidité de l'air et du sol, la température, la lumière, la croissance des feuilles, etc. Puis dans un centre de supervision à Lyon, les données sont couplés à des modèles algorithmique de la croissance des plantes et Sun' Agri rétro-agit ainsi vers toutes ses parcelles. Cette boîte, rachetée par Eiffage, teste actuellement des caméras infrarouges pour détecter le début de la floraison. « C'est quoi le mieux entre les yeux de l’agriculteur et ceux de la caméra ? », soulève Cécile Magherini, déléguée générale. La vision du futur de la directrice générale est assez explicite : « Dans notre système, à l’avenir on peut imaginer des robots, qui vont se brancher et travailler sous la structure. » Mettre des panneaux solaires dans les champs pour produire de "l’énergie décarbonée", puis mettre des robots pour consommer cette électricité. Le tout, contrôlé à distance depuis des bureaux grâce à une série de capteurs et à l’intelligence artificielle ». Voir aussi « Sun'agri et ses cultivateurs de kilowatts font main basse sur les Pyrénées-Orientales », février 2023 https://ccaves.org/blog/les-cultivateurs-de-kilowatts-font-main-basse-sur-les-pyrenees-orientales/ ainsi que « Tout le monde déteste Sun'agri » L'Empaillé hiver 2022

15 :Silice, aluminium, zinc, plomb, étain, indium, antimoine présent dans les panneaux : voir « Composition des panneaux photovoltaïques mono et polycristallins » (Special Report on Solar PV Global Supply Chain, AIE, 2022, p. 21). Voir aussi Mineralinfo, 2020 (Antoine Boubault, BRGM)

16 : MRAE de Bretagne https://ccaves.org/blog/wp-content/uploads/10116_centralephotovoltaique_folgoet_29_2022.pdf

17 : Christian Dupraz, l'un des principaux propagandiste et inventeur du terme, met en garde quant aux « impacts agronomiques originaux à évaluer » tels les « risques électriques en présence d’animaux (électro-sensibilité, électrocution) » https://ccaves.org/blog/wp-content/uploads/dans-lagadoue-agrivoltee-2.pdf Voir aussi la MRAE de Bretagne qui préconise quant à une centrales PV« une simulation du champ électromagnétique au niveau des habitations les plus proches (...) en particulier pour des personnes électrosensibles » https://ccaves.org/blog/wpcontent/uploads/10116_centralephotovoltaique_folgoet_29_2022.pdf

Le 7 novembre 2022 le tribunal administratif d’Alençon reconnait que la dégradation du troupeau laitier d’Alain Crouillebois (éleveur dans l’Orne) est « la conséquence directe et certaine » de l’installation d’une ligne souterraine de 20 000 volts et de son transformateur Enedis. Le tribunal condamne Enedis à verser 140 000€ à l’éleveur. Le 29 avril 2022 le tribunal de Coutances dans la Manche condamne RTE (réseau transport électricité) à verser 460 000€ à l’éleveur laitier D.Vauprès suite au passage d’une ligne très haute tension sur sa ferme. En 2015, l’éleveur laitier T. Charuel a gagné son procès face à RTE suite aux pollutions engendrées par une ligne très haute tension.Voir ausssi l'enquête de France 3 « Agriculteurs sous tensions, l'omerta française » https://ccaves.org/blog/wp-content/uploads/Agriculteurs-sous-tension-FR3-2020.mp4. Voir aussi le rapport du Député Philippe Bolo https://www.senat.fr/rap/r20-487/r20-487.html

18 : Chiffres de 2017, Courrier de l’Oisans, n°15, hiver 2018

19 : « Le silicium : un élément chimique très abondant, un affinage stratégique », 2020, sur mineral.info

20 : « Le silicium : les impacts environnementaux liés à la production », https://ecoinfo.cnrs.fr/2010/10/20/le-silicium-les-impacts-environnemen Voir aussi Commissariat général au développement durable 2020 cité dans https://www.jne.asso.fr/wp-content/medias/2023/06/Photovoltaique-10-idees-recues-contre-argumentees.pdf et Chowdhury et al. 2020, ibidem et « Le silicium : les impacts environnementaux liés à la production », https://ecoinfo.cnrs.fr/2010/10/20/le-silicium-les-impacts-environnemen / Voir Composition des panneaux photovoltaïques mono et polycristallins, (Special Report on Solar PV Global Supply Chain, AIE, 2022, p. 21). Voir aussi Mineralinfo, 2020 (Antoine Boubault, BRGM)

21 : Rapport de la LPO https://ccaves.org/blog/wp-content/uploads/2022_pv_synthese_lpo.pdf . Voir aussi la MRAE Bretagne. Avis délibéré de la mission régionale d’autorité environnementale de Bretagne sur le projet de centrale photovoltaïque au sol sur la commune du Folgoët (29) https://ccaves.org/blog/wp-content/uploads/10116_centralephotovoltaique_folgoet_29_2022.pdf et aussi FRB : (Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité) 27/10/2017, la synthèse de l’étude « Énergie renouvelable et biodiversité : les implications pour parvenir à une économie verte » Référence Alexandros Gasparatos, Christopher N.H. Doll, Miguel Esteban, Abubakari Ahmed, Tabitha A. Olang. 2017. Renewable and Sustainable Energy Reviews 70, p161–184

22 : Rapport de la LPO d'octobre 2022 https://ccaves.org/blog/wp-content/uploads/2022_pv_synthese_lpo.pdf, «Centrales photovoltaïques et biodiversité LPO oct. 2022 » qui compile 151 études scientifiques dans le monde et seule synthèse publiée en français à fin 2022. Voir Aussi la synthèse de Jura Nature Environnement https://www.jne.asso.fr/wp-content/medias/2023/06/Photovoltaique-10-idees-recues-contre-argumentees.pdf, ainsi que l'étude de la Fondation pour la Recherche et la Biodiversité : FRB : (Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité) 27/10/2017 « Énergie renouvelable et biodiversité : les implications pour parvenir à une économie verte » Référence Alexandros Gasparatos, Christopher N.H. Doll, Miguel Esteban, Abubakari Ahmed, Tabitha A. Olang. 2017. Renewable and Sustainable Energy Reviews 70, p161–184

23 :Louer ses terres peut rapporter de 2500e par année et par hectare à 10 000e par année et par hectare. Faire pâturer ses brebis sous 90 hectares peut aussi rapporter 30 000e annuelement. Voir la Note de positionnement de la Confédération Paysanne https://www.confederationpaysanne.fr/sites/1/mots_cles/documents/Positionnement_agriphotovolta%C3%AFsme.pdf

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/260923/photovoltaique-sur-des-terres-naturelles-agricoles-ou-forestieres-nous-ne-tomberons-pa?fbclid=IwAR1UkxeaGf_JY3KF7kruC43M6X174Dxm-JMiQFsOdzVL4luQ-nfD3w0nocs

mercredi 4 octobre 2023

DIMANCHE 8 OCTOBRE - VIDE-GRENIER A FILLOLS


 Le Foyer laïque de Fillols vous informe :

LE VIDE-GRENIER A FILLOLS
 

c’est le

 
DIMANCHE 8 OCTOBRE

sur la place et rue de l’église, 


de 8H00 À 18H00


 

 

 

 

Pour celles et ceux qui souhaitent tenir un stand, il faut s’inscrire, bien entendu. 

Réservation des emplacements (5 euros les 4 mètres) au 06 27 69 15 22.
Fin des inscriptions le vendredi 6 octobre.

Rendez-vous est donné aux exposants le dimanche matin à 6h45 pour l’installation : pas de voitures au village, on déballe et on va se garer au parking…

Venez nombreux, l'ambiance est toujours belle !

(bars et restauration sur place)

mardi 3 octobre 2023

Les patrons obtiennent la création d’une amende pour vol à l’étalage

 

Les patrons obtiennent 

la création d’une amende 

pour vol à l’étalage


 29 septembre 2023

 

Le nombre de vol à l’étalage a augmenté de près de 15% l’année dernière. Il faut dire que se nourrir coûte 25% de plus qu’en janvier 2022 selon l’UFC Que Choisir. Au point que des dizaines de millions de personnes se privent de nourriture : la consommation alimentaire des ménages a chuté de 17% en un an et demi. Et lorsque l’on a rien a manger, chaparder pour se nourrir est juste de la légitime défense.

D’autant que « la marge brute de l’industrie agroalimentaire s’est hissée au deuxième trimestre 2023 à 48,5% ». Un niveau jamais vu depuis 30 ans. Et que, de toute façon, les patrons de commerce répercutent les vols sur le prix de leur produit. Ils ne perdent rien. Pourtant, un syndicat de patrons, la Confédération des petites et moyennes entreprises – CPME – a obtenu une victoire symbolique cet été dans la guerre aux pauvres. À sa demande, une circulaire du ministère de la justice a été publiée le 6 juillet pour étendre le champ d’application de la procédure de l’amende forfaitaire délictuelle pour les vols à l’étalage. En clair, pour le vol simple « d’une chose dont la valeur n’excède pas 300 euros », une amende forfaitaire délictuelle de 300 euros sera délivrée et majorée à 600 euros en cas de retard de paiement.

Cette circulaire instaure « une procédure simplifiée, permettant au policier ou au gendarme qui constate l’infraction de prononcer directement une sanction pénale, sans juge ni procès ». Sauf que 300 euros, c’est énorme. Surtout quand on a faim.

Le 30 août, la CPME publiait un communiqué triomphal, se vantant d’avoir obtenu « gain de cause ». Interrogé, un patron déclarait « Ils volent des alcools, du vin, parfois du chocolat… Sur le mois, ça peut représenter 2-3% du chiffre d’affaires ». Un fléau terrible, comparé aux 100 milliards d’euros d’évasion fiscale estimés. Ce gérant est content : « C’est dissuasif. Ça évite la procédure, le problème se règle sur place ». Avec tous les risques d’abus de pouvoir que cela comporte.

Avec le néolibéralisme autoritaire, les problèmes sociaux ne sont traités que par la répression. Les pauvres ont faim ? Punissons-les plus fort. Ils réclament des retraites décentes ? Écrasons-les. C’est dans cette logique que le macronisme impose 15 heures de travail forcé par semaine en échange du RSA alors que la misère explose, et instaure une forte amende « simplifiée » pour des voleurs de pomme.


Une source : https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/09/05/la-cpme-se-felicite-de-voir-le-vol-a-l-etalage-desormais-sanctionnable-d-une-amende-forfaitaire-de-300-euros_6187988_3234.html

 

Source : https://contre-attaque.net/2023/09/29/les-patrons-obtiennent-la-creation-dune-amende-pour-vol-a-letalage/ 

 

lundi 2 octobre 2023

Vivants, préparons la fête des morts ! à l'Atelier de l'Entonnoir 66500 Prades

 

Bonjour cher.es adhéren.tes !
Un petit maill pour vous inviter ce
mercredi 04 octobre à 11h, à participer à la préparation de la fête des morts. Il y aura ce que vous amènerez comme énergie, comme idées, quelques-unes sont déjà là. Il nous faut des bricoleureuses, des vivant.es, des mort.es, une peu de sensation et de frousse, un peu d'ombre et de couleurs et surtout beaucoup de joie !

Avec le soutien de...

dimanche 1 octobre 2023

Contre l’A69 : Thomas Brail se dit prêt à mourir

Contre l’A69 : 

Thomas Brail se dit 

prêt à mourir

 

29 septembre 2023

 


 

Après 28 jours de grève de la faim contre l’A69, le grimpeur Thomas Brail envisage d’entamer une grève de la soif le 3 octobre. Sa « dernière cartouche », contre ce projet contesté d’autoroute.

 

En contrebas de l’imposante dame de fer, il paraît encore plus frêle qu’il ne l’est déjà. Nous sommes le 28 septembre à Paris et Thomas Brail, en grève de la faim depuis vingt-huit jours, a donné rendez-vous dans le parc du Champ-de-Mars. Cette fois-ci, il n’est pas perché dans un arbre : après avoir été expulsé de son platane situé près du ministère de la Transition écologique dimanche 24 septembre, c’est au sol que l’homme donne une conférence de presse.

Devant les journalistes, le grimpeur cherche parfois ses mots, il a « la tête qui tourne ». Vincent, un de ses camarades du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA), le prend par le bras, afin de l’aider à se maintenir debout. Thomas Brail est certes « extrêmement faible » physiquement, mais sa détermination n’a fait que s’accroître.

« Je vais jouer ma dernière cartouche », avertit-il. Les mots « grève de la soif » ne sont pas prononcés, mais le sous-entendu est là. L’homme se dit prêt à mourir pour la « cause » qu’il porte. Si les travaux de l’autoroute A69 devant relier Toulouse et Castres ne sont pas suspendus incessamment, il lancera son action mardi 3 octobre à 14 heures.

Ces derniers jours, il a été rejoint dans sa grève de la faim par quatorze autres personnes dont Olga, « une gamine de 21 ans » dont l’état de santé est aujourd’hui critique.

« Pas de garanties environnementales satisfaisantes »

Le GNSA et le collectif La Voie est libre, qui lutte aussi contre cette « aberration écologique », demandent également une « médiation » avec Carole Delga. La présidente du conseil régional d’Occitanie, favorable à la construction de cette autoroute nécessitant l’abattage de milliers d’arbres et l’artificialisation de centaines d’hectares de terres agricoles, leur a proposé une rencontre le 3 octobre. « C’est un bon signe, à voir ce que cela va donner », dit Thomas Brail. Le grimpeur souhaite en outre interpeller Emmanuel Macron : « En tant que président, il a la possibilité de dénouer cette situation, qui ne peut pas durer. »

 

Thomas Brail (à g.) et des membres du GNSA dans le parc du Champ-de-Mars, le 28 septembre 2023. © Amélie Quentel / Reporterre

 

Le 26 septembre, au lendemain de l’allocution du chef de l’État sur sa stratégie de planification écologique, Clément Beaune a annoncé l’arrêt de certains projets autoroutiers… mais pas celui de l’A69. Le ministre des Transports a cela dit affirmé que ce dernier « serait amélioré en réduisant son impact environnemental », sans plus de précisions.

De quoi faire dire à La Voie est libre, dans un communiqué du 27 septembre, que l’exécutif « fait l’aveu que le dossier n’apporte pas en l’état les garanties environnementales satisfaisantes, mais laisse se poursuivre le chantier au mépris du code de l’environnement et de la pleine information du public ». Le collectif a également déposé plainte contre Atosca, le concessionnaire de l’A69, pour « destruction d’habitats d’espèces protégées » et « abattages d’arbres d’alignements routiers en méconnaissance de la réglementation applicable ». Enfin, les 21 et 22 octobre, La Voie est libre organise une manifestation « Ramdam sur le macadam » le long du tracé de l’A69.

« Quand je dis que je fais, je fais »

On peut présager que cette mobilisation attirera du monde : comme le note Thomas Brail, lui et ses camarades ne sont pas les seuls à dénoncer « l’absurdité » d’un tel projet. « La paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte est venue me soutenir, 200 scientifiques ont demandé l’arrêt des travaux », énumère-t-il.

En outre, 162 élus locaux, la vice-présidente de la région Occitanie ou encore six députés ont affirmé leur opposition à cette autoroute, comme en témoigne la longue liste de noms amenée par le défenseur des arbres. Interrogé par Reporterre, Thomas Brail estime qu’il « s’est passé quelque chose » autour de cette lutte, qui a permis de mettre en lumière, au-delà de l’A69, l’enjeu des projets autoroutiers « écocides ».

« Les politiques vont être de plus en plus confrontés à la mobilisation des citoyens, qui en ont marre qu’une poignée de personnes prennent des décisions qui mènent tout le monde dans le mur », ajoute-t-il, à présent assis sur un banc, à l’ombre des arbres qu’il aime tant. En tout cas, il ne « lâchera pas » : « Il va falloir apprendre à me connaître : quand je dis que je fais, je fais. » Vincent, qui a bien conscience du jusqu’au-boutisme de son ami du GNSA, rappelle ainsi que le temps presse : « On soutient totalement Thomas, mais on est aussi très inquiets. Il va falloir qu’il se passe quelque chose, et ce très vite. »

 

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Source : https://reporterre.net/Greve-de-la-soif-contre-l-A69-Thomas-Brail-se-dit-pret-a-mourir?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nl_quotidienne