Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
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samedi 6 mai 2023

Cette semaine, on commence par semer du troc

Ola compañer@s!

ATTENTION, nouveau numéro de téléphone :
        04 68 96 74 71


Cette semaine,


Week-end de folie en vue, ça va être la fête et on s'en réjouit, pour rappel samedi troc de plants et graines, sélection vynile toute la journée, vente aux enchères, concerts. Dimanche, rencontre exils et enfermements, jeux extérieurs, rifle!

L'infirmier de rue sera présent mardi.

Mercredi à 15h c'est Goûter-spectacle! superbe conte et gâteau offert, un après midi de rêve!

Et le vendredi ce sera à nouveau concert ! infos à venir
Bonne semaine à toustes !





et aussi...
Avec le soutien de...

 

vendredi 5 mai 2023

« Les interdictions des conférences d’Amnesty International sur Israël s’apparentent à des atteintes répétées à la liberté d’expression »

 


« Les interdictions des conférences d’Amnesty International sur Israël s’apparentent à des atteintes répétées à la liberté d’expression »

Dans une tribune publiée dans le « Monde » le 19 avril, le président d’Amnesty International France, Jean-Claude Samouiller, regrette le manque de soutien du ministère de l’intérieur alors que notre organisation est confrontée à un déchaînement de haine et de menaces parce qu’elle a qualifié d’« apartheid » le système de répression de l’Etat israélien à l’égard des Palestiniens.

Seul point commun à ces refus de débattre : ces rencontres portent directement ou indirectement sur les agissements des autorités israéliennes.

Parfois, les raisons semblent factices (un « chauffage non branché »). Plus souvent, il est invoqué un « risque de sécurité » ou de « troubles » par des autorités locales ou responsables de salles pour annuler des événements prévus de longue date. Seul point commun à ces refus de débattre : ces rencontres portent directement ou indirectement sur les agissements des autorités israéliennes.

Pour la plupart de ces rencontres, il s’agit en effet de discuter du système de discrimination et de répression en cours en Israël, que nous avons qualifié juridiquement d’« apartheid », après plusieurs années d’enquêtes sur le terrain. A chaque fois, la méthode semble la même. Une mobilisation des soutiens du gouvernement israélien sur les réseaux sociaux, soutenus par des organisations françaises, parvient à convaincre les responsables de salles que la tenue de cette réunion ne pourra qu’entraîner des problèmes, et risque implicitement d’avoir des conséquences politiques sur l’élu local qui en serait tenu responsable.

A chaque fois ou presque, les organisateurs ont trouvé une solution de repli, et les réunions ont pu se tenir dans d’autres locaux. Mais ces interdictions à répétition s’apparentent à des atteintes répétées à la liberté d’expression et constituent une dérive sans précédent. C’est particulièrement flagrant lorsqu’il s’agit d’empêcher un citoyen libre d’apporter son témoignage. A Lyon, le 1er février, l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri devait ainsi participer à une conférence à l’invitation du maire (Europe Ecologie-Les Verts) de la ville, Grégory Doucet.

La présence de ce défenseur des droits humains, libéré et expulsé par l’Etat d’Israël après neuf mois de détention administrative sans preuves ni charges ni procès, a provoqué les foudres de « haters » (militants agressifs, violents et le plus souvent anonymes sur les réseaux sociaux). Après des menaces physiques et injures proférées à l’encontre d’une adjointe au maire, ce dernier a préféré annoncer l’annulation et le report sine die de cette table ronde.

Lire aussi : Un « système d’apartheid » en Israël

Un déchaînement de messages haineux

A noter dans ce dossier que le ministre français de l’intérieur, Gérald Darmanin, avait lui-même pris la parole alors, pour affirmer que si cela n’avait pas été le cas, il aurait lui-même fait interdire la table ronde par la préfecture. Sous quel motif ? Nul ne le sait.

Nous n’acceptons pas de laisser le champ libre à des personnes malintentionnées, qui souhaitent démonter, pour des raisons politiques, un travail documenté de quatre années de recherches.

Plus récemment, encore, c’est à Nancy, le 15 mars, que le préfet de Meurthe-et-Moselle a interdit une conférence devant également accueillir Salah Hamouri pour « risques de troubles à l’ordre public ». L’autorité reprochait aussi aux organisateurs « l’absence d’anticipation des mesures d’encadrement et de sécurité nécessaires pour un tel évènement ».

Saisie par l’avocat franco-palestinien et par plusieurs ONG de défense des droits humains, dont Amnesty International France, la justice a suspendu l’interdiction, permettant ainsi à la conférence de se tenir. Ce lundi 10 avril, encore, une interview de Salah Hamouri accordée au site de Radio France internationale a de nouveau suscité un déchaînement de messages haineux et des menaces, tant à son encontre qu’en direction du média lui-même.

Nous n’acceptons pas de laisser le champ libre à des personnes malintentionnées, qui souhaitent démonter, pour des raisons politiques, un travail documenté de quatre années de recherches. Nous n’acceptons pas de laisser ces mêmes personnes bâillonner les défenseurs des droits humains sous prétexte qu’ils ne seraient pas légitimes, selon eux, à évoquer les exactions qu’ils ont vécues dans leur chair.

Lire aussi : Salah Hamouri, un avocat franco-palestinien expulsé illégalement vers la France

Libre information du public

 Nous n’acceptons pas les menaces qui pèsent sur les militants d’Amnesty International alors qu’ils tentent simplement d’ouvrir la discussion sur un sujet avec d’autres citoyens de leur commune. Les pressions exercées n’ont qu’un seul et même but : empêcher l’exercice de la liberté d’expression d’un individu ou d’une organisation, qui devrait être garantie dans un Etat de droit.

Nous n’acceptons pas les menaces qui pèsent sur les militants d’Amnesty International alors qu’ils tentent simplement d’ouvrir la discussion sur un sujet avec d’autres citoyens de leur commune.

Et de ce point de vue, les textes internationaux sont clairs. De ce droit découle en effet celui de la libre information du public, essentielle pour se forger une opinion éclairée. Si la répression de l’incitation à la haine et à la discrimination est légitime et nécessaire, elle ne peut se confondre avec la critique tout aussi légitime de la politique d’un Etat.

Il va sans dire qu’aucune conférence donnée par Salah Hamouri, ou à laquelle Amnesty International France a participé, n’a donné lieu à une expression relevant de l’appel à la haine. A l’inverse, l’actualité de ces dernières semaines en Israël et dans les territoires palestiniens occupés ne fait que confirmer les conclusions et les analyses contenues dans notre rapport concernant le système d’« apartheid » qui y prévaut.

Une qualification juridique

Cette terminologie n’est pas une provocation, mais une qualification juridique qui est clairement inscrite dans le droit international. Ce système a été qualifié comme tel par d’autres ONG palestiniennes, israéliennes, internationales, ou encore par des rapporteurs des Nations unies. De nombreux commentateurs et éditorialistes y font également régulièrement référence dans les médias israéliens.

Il n’y a strictement aucune raison légale – autre que celle d’un hypothétique trouble pour le moment fantasmé – d’interdire ou d’annuler une réunion au prétexte que la dénomination de celle-ci porte sur ce système mis en place par l’Etat d’Israël.

Jean-Claude Samouiller, président d'Amnesty International France

Nous demandons aux responsables de salles dans lesquelles ces rencontres doivent se dérouler de ne pas céder à ces pressions partisanes, et au ministre de l’intérieur de bien veiller à ce que le droit fondamental à la liberté d’expression soit pleinement respecté. Ce n’est pas aux organisateurs de ces rencontres qu’il faut s’attaquer, mais à leurs contempteurs.

 

Source : https://www.amnesty.fr/discriminations/actualites/interdictions-des-conferences-damnesty-international-sur-israel-atteintes-a-la-liberte-dexpression-france?utm_source=newshebdo&utm_medium=email

jeudi 4 mai 2023

« J’ai mis des piques sur mon fauteuil pour ne plus qu’on me déplace sans mon consentement »

 


Ces déplacements non sollicités peuvent blesser

« J’ai mis des piques

sur mon fauteuil

pour ne plus qu’on me déplace

sans mon consentement »


30/06/2022

Par Clara Monnoyeur , Maria Aït Ouariane

Certaines personnes en fauteuil roulant ont décidé d’installer des piques en métal sur leurs poignées. Ils ne veulent plus être touchés et déplacés quotidiennement sans leur consentement.

Des piques en métal fixées autour des poignées d’un fauteuil roulant. Une pancarte jaune accrochée sur le dossier avec écrit en lettres capitales noires « Ne pas me toucher ». Les photos, postées sur Twitter, interpellent. Ce n’est pas pour une soirée déguisée. « C’est pour éviter qu’on m’attrape par le fauteuil et qu’on me déplace sans me le demander », explique Léo, le propriétaire du fauteuil roulant au look atypique. Le jeune homme de 25 ans utilise depuis trois ans un fauteuil au quotidien pour se déplacer. Il a pris la décision de customiser son fauteuil fin mai, après une énième « agression ».

« J’étais au courant que ça arrivait, mais je ne pensais pas que ça pouvait avoir cette ampleur-là. C’est systématique. » Dans la rue, les magasins, ou les transports en commun, se faire agripper le fauteuil et se faire déplacer sans consentement serait récurrent. Léo explique :

« Quand je monte une rampe par exemple, je ne monte pas très vite, surtout si elle est un peu raide. Du coup les gens vont arriver dans mon dos sans me prévenir et me pousser. »

Il poursuit : « Et même si je dis : “Non”, parce que je ne veux pas qu’on me touche, on me répond : “Si, si je vous aide, ne vous inquiétez pas” et on me pousse quand même. »

« Dans ces moments-là, ça me fait peur. Les gens arrivent toujours dans mon dos, et moi, je ne peux pas me retourner suffisamment pour les voir, donc ils arrivent par surprise. » Une autre fois, alors qu’il est arrêté au bord de la route pour regarder son trajet sur son téléphone, un passant l’attrape, sans prévenir :

« Il voulait me faire traverser la route. En fait, ils veulent m’aider sauf que je ne leur ai rien demandé. »

Pour Alix, sa pire expérience s’est déroulée lorsqu’elle montait une pente. « Un monsieur au volant de sa voiture a fait demi-tour, il a planté sa voiture à ma hauteur, en laissant les clés sur le contact et moteur allumé, et il m’a emmené tout en haut de la pente en courant, et il m’a laissé là, avant de repartir. » Cette archiviste de 38 ans se souvient de la peur qu’a suscitée le fait d’être poussée si brusquement. « Je ne m’y attendais pas. À aucun moment, il ne m’a demandé l’autorisation. » Il est arrivé exactement la même chose à Noa, 22 ans, dans une côte qu’il a pourtant l’habitude de prendre sans difficulté.

 

Après une énième agression, Noa et Léo ont décidé d'installer des piques sur les poignées de leurs fauteuils. / Crédits : DR

Épaule luxée et accidents

« Quand ils attrapent le fauteuil et qu’ils poussent, ils mettent souvent un grand coup dedans et vu que j’ai des problèmes à la colonne vertébrale, c’est assez douloureux », explique Léo. Parfois, cela peut aller plus loin, comme cette fois où il s’est luxé l’épaule en sortant du tram. Il était en train de manœuvrer, quand une personne l’attrape soudainement par l’avant du fauteuil : « Il a tiré très fort, sauf que j’avais les mains sur la main courante, ça m’a luxé une épaule, et ça m’a frappé la main très fort dans le bord du tram. » Noa, le conjoint de Léo s’est lui aussi luxé l’épaule après qu’une personne l’ait poussé sans prévenir alors qu’il montait dans un bus.

Capucine (1), elle, a même vécu une agression après avoir refusé de l’aide. Fin juin, elle participe à un festival. Alors qu’elle part chercher à manger, une femme arrive en courant vers elle. « Elle a agrippé le fauteuil, cigarette et verre à la main et m’a poussé dans la direction inverse de celle où je voulais aller. J’ai bloqué mes freins et j’ai hurlé plusieurs fois en disant que je n’avais pas besoin d’aide et que j’étais autonome. » La femme s’éloigne dans un premier temps, puis revient :

« Elle m’a insultée de pétasse égoïste et de connasse cherchant l’attention. »

Puis, elle se serait approchée et l’aurait frappé à la tempe gauche : « Elle m’a dit : “Elle est contente, elle est autonome” », raconte l’étudiante de 22 ans. Elle a décidé de porter plainte.

La peur de sortir

« C’est comme si vous en tant que valide, on vous attrapait tout le temps par les vêtements. C’est intrusif », lance Alix. « Quand je suis à Paris, ça m’arrive quasiment tous les jours. C’est quotidien. » Depuis, elle a développé une vraie « crainte » d’avoir des gens dans son dos. « Par exemple, dans la foule, je préfère avoir des gens que je connais derrière moi, parce que je sais que ce sont des gens qui ne vont pas m’attraper et qui ne vont pas me mettre en danger. » La jeune femme, qui utilise un fauteuil ponctuellement reconnaît se restreindre dans ses sorties : « Des fois, je sais que j’aurais besoin du fauteuil et je ne le prends pas. »

Léo, lui, avoue y penser avant chaque sortie. « Je suis obligé soit d’aller très vite, et ça m’oblige à être vigilant à tout ce qu’il passe dehors. Ça ajoute de la fatigue supplémentaire. »

 

Depuis qu'il a fabriqué et installé des piques sur son fauteuil, Noa se sent moins « vulnérable » lorsqu'il sort dans la rue. / Crédits : DR

Des piques sur les poignées

Finalement, après une énième agression, Noa, qui utilise un fauteuil depuis trois ans, décide d’y installer des piques sur les poignées. Il avait déjà entendu parler de cette technique il y a deux ans. « Une personne anglophone en commercialisait. » Il décide de les fabriquer lui-même. « J’ai acheté des piques, j’ai découpé dans une vieille veste pour en faire des manches, j’ai mis des pressions. Ça fonctionne plutôt très bien mais j’ai dû faire plusieurs essais », raconte-t-il en rigolant. Son conjoint Léo, a suivi le mouvement et en a installé lui aussi sur son fauteuil. Noa lance au téléphone d’un ton fier :

« Depuis que j’ai les piques j’ai moins peur de sortir, je me sens moins vulnérable ».

« Maintenant ça crée des interactions où les gens me demandent pourquoi je les ai mis, et je peux exprimer que je veux être autonome » complète Léo. Il ajoute :

« Du coup, on me regarde pour autre chose que : “Ah, le petit handicapé à besoin d’aide” ».

Claire Nadaud travaille comme cheffe de produit pour la marque de fauteuil Küschall. Elle explique que ce sujet revient souvent de la part des utilisateurs. La marque a développé des poignées rétractables. Par exemple, pour la vente d’un fauteuil destiné aux plus actifs, 35% demandent l’option sans poignées, et 30% avec poignées rabattables, selon Claire Nadaud.

Mais pour Léo, cela ne suffirait pas à empêcher ses agressions : « En ce moment j’ai un fauteuil de location qui n’a plus de poignées, et on essaye quand même de m’attraper. Donc le problème, ce ne sont pas les poignées, ce sont les gens. » Alix, elle, a un moment opté pour la technique de la pancarte « Ne pas toucher » : « Ça ne change rien. Même avec ça les gens ne comprennent pas. » De son côté, Juliana, étudiante en master d’histoire et handicapée à 80%, se déplace en fauteuil électrique, ce qui ne l’empêche pas non plus d’être poussée.

 

Juliana se déplace en fauteuil électrique. Elle raconte elle aussi se faire pousser et déplacer régulièrement. / Crédits : DR
 

Tous et toutes sont d’accord pour dire qu’il faudrait commencer par sensibiliser les personnes valides ou « bipèdes » comme les appellent Léo, sur le sujet. Pour eux, ce phénomène est révélateur de l’image que l’on porte sur les personnes en situation de handicap. « Un fauteuil roulant ne nous rend pas idiot, et quand on dit non, ce n’est pas de la timidité. On sait gérer notre handicap. Si on ne veut pas, on ne veut pas.

On n’est pas des enfants, on est des êtres humains, on a envie d’être respecté », lance Juliana. « Les gens nous infantilisent beaucoup, on nous voit comme des gens qui sont dépendants des autres et qui ont forcément besoin d’aide, alors que ça dépend de chaque handicap », complète Noa. Il conclut :

« Aider ce n’est pas un problème en soi, il faut demander et être prêt à accepter un “non”. On ne peut pas s’improviser aidant, il y a des façons de faire, et si les gens ne savent pas faire ça peut être dangereux. »

 

(1) Le prénom a été changé

 

Source : https://www.streetpress.com/sujet/1656598717-piques-fauteuil-roulant-deplace-sans-consentement-agression-handicap-validisme-temoignage 

mercredi 3 mai 2023

Menaces sur la santé des personnes étrangères


Menaces sur la santé 

des personnes étrangères



Chère amie, cher ami,

Toute mesure qui contribue à réduire l’accès de quiconque à la santé est contraire au respect des droits fondamentaux et porte atteinte à la dignité individuelle. Depuis plus de 20 ans pourtant, réforme après réforme, les dispositifs établis d’accès à la santé pour les personnes étrangères installées en France subissent des restrictions et entraves croissantes au motif que la prise en charge des soins coûterait trop cher et que des personnes étrangères viendraient en France dans le but de se faire soigner gratuitement.  

La réalité est toute autre.

Concernant l’Aide Médicale d’État (AME) d’abord : ce dispositif public s’adresse aux personnes étrangères en situation irrégulière sur le territoire français et disposant de ressources inférieures à 800 euros par mois. Il permet à une population exposée aux risques de santé en raison de conditions de vie souvent précaires d’accéder à des soins avec des conditions de prise en charge s’approchant de celles de la Sécurité sociale. Pour autant seules 51% des personnes éligibles à L’Aide Médicale d’État sont effectivement couvertes : notre enquête sortie le 20 avril dernier montre l’ampleur des obstacles administratifs auxquelles se heurtent les personnes concernées pour faire valoir leurs droits . Et cette aide ne représente que 0,4% de l’ensemble des dépenses de santé françaises.

Autre dispositif dont peuvent bénéficier les personnes étrangères : le droit au séjour pour raisons médicales. Il permet à des femmes et hommes vivant déjà en France, qui souffrent de pathologies graves ou dont l’enfant souffre d’une pathologie grave, de bénéficier d’un droit au séjour et de recevoir des soins indispensables qui leurs seraient inaccessibles dans leur pays d’origine. Aujourd’hui ce dispositif concerne moins de 30 000 personnes par an. Bien qu’elles représentent moins de 2 % de celles qui sont admises à séjourner en France, leur parcours pour l’accès aux droits est dans les faits l’un des plus complexes.

Les attaques politiques et législatives au dispositif de l'AME sont récurrentes. En mars dernier encore, le Sénat a amendé le projet de loi asile et immigration, pour l’instant reporté, pour rendre la vie impossible aux personnes sans-papiers, en entretenant l’idée qu’elles seraient des « profiteuses » du système. Pourtant, les statistiques et chiffres officiels prouvent le contraire.

 

Ce que prévoyait le projet de loi

La suppression de l'Aide médicale d'Etat dont :

  • Des restrictions à l'accès aux transports publics pour les bénéficiaires de l'AME 
  • Des restrictions supplémentaires dans les conditions d'accès au droit au séjour pour soins, déjà soumis à un ensemble de critères stricts.

 

Grâce à un don régulier à La Cimade, vous agissez en faveur d’un accès à la santé pour toutes et tous, et vous nous permettez de pérenniser et d’intensifier nos actions partout sur le territoire pour défendre ce droit fondamental :

  • Accompagnement des personnes étrangères dans nos permanences dans leurs démarches de demande de titre de séjour pour raisons médicales : aide à la constitution des dossiers, mise en relation avec des médecins, aide au contentieux et suivi des dossiers
  • Publication de rapports d’observation et d’enquête pour objectiver les difficultés rencontrées par les personnes, défendre l’accès aux droits à la santé et changer la loi
  • Sensibilisation du grand public pour combattre les préjugés qui pèsent sur les personnes étrangères
  • Renforcement de l’accès aux soins psychiques pour les personnes en situation d’exil    

Merci d’avance pour votre générosité. Chaque don compte.  

Les équipes de La Cimade

Je soutiens La Cimade
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mardi 2 mai 2023

Le Mur de l'Autoroute A69 : La Voix est Libre !

Le Mur de l'Autoroute A69 : 

La Voix est Libre !


23 avr. 2023

Les Soulèvements de la Terre déclenchent une marée militante pour forcer l’abandon du projet d’autoroute A69 Toulouse Castres, une coulée de bitume recouvrant 400 hectares de terres pour gagner entre 12 minutes, un chantier à 600 millions d’euros qui vient de heurter un Mur !

 Prochaines actions 

les 5-6-7 mai à Rouen pour l'appel de la forêt face au bitume, 

le 10-11 juin pour le convoi du sable à Saint Colomban, 

le 17 juin en Maurienne pour manifester en montagne contre le chantier No Tav.

Signe la pétition exigeant un moratoire sur l'ensemble de ces projets d'un autre temps : https://agir.greenvoice.fr/petitions/...

00:00-00:26 Le Contexte 

00:27-02:52 Arguments Pour la Route 

02:52-05:01 Arguments Contre la Route 

05:01-09:20 L'A69 : Droit dans le Mur 

09:20-11:17 Construction du rapport de force 

11:17-14:48 Sortie de Route : La Voix est Libre !

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=Dxr-G6rkpvU

lundi 1 mai 2023

Dernières nouvelles de la librairie La Libambulle - "Un grand merci et un petit bilan"

 


Bonjour à tous.te.s,

 

Ce 22 avril dernier, on a passé une journée de folie à vos côtés et on a bien senti que vous aviez aussi passé une bonne journée et une belle soirée : du monde, des jeux, des spectacles, des livres, des sourires, des concerts, des photos, des ateliers, du maquillage, des jongleureuses, de bons petits plats ( victimes de leur succès ! ) etc.

 

Merci à vous d'être venu.e.s !

Merci à vous : le Foyer Laïque de Fillols pour toute la logistique, la Mairie de Fillols pour l'utilisation des lieux, le Collectif la Clé pour la technique plateau, la com et toutes ces petites choses indicibles... et merci Manu pour les impressions de cette com.
Merci à vous qui avez proposé des ateliers, des spectacles, des concerts, votre savoir-faire, votre passion ou votre talent.
Merci à vous qui avez œuvré dans l'ombre ou la lumière pour que nous puissions manger et boire. 
Merci à tous les bénévoles qui se sont affairés la veille, le jour-même et le lendemain pour que tout se déroule bien.
Merci aux commerçants qui ont fait un geste : la biocoop de Prades qui a offert le repas des artistes et intervenants, Serge le boulanger de Vernet et ses quiche/pizza, Soni le caviste de Prades pour le tarif des cubis, Laurent le brasseur de Perpignan pour le tarif des fûts de bière.
Merci pour votre soutien incroyable, votre confiance indéfectible !

Grâce aux PAF et recettes restauration/buvette nous avons récolté plus de 2000 €.

 

En parlant de finances, nous remercions chaleureusement les 70 contributeurs et contributrices pour leurs dons via le financement participatif, le premier pallier de 4000 € est dépassé (la cagnotte ne sera donc pas annulée ! ).
Avec les sous de cette journée de soutien nous arrivons aux 6000€ qui serviront d'apport dans la Scop La Libambulle que nous sommes en train de monter.
Nous sommes de plus en plus sereines pour la suite... merci à tous.tes !
Le kiss kiss reste ouvert jusqu'au mercredi 3 mai 2023 à 23h59, n'hésitez pas à continuer à le faire circuler, la Scop ne s'en portera que mieux !

 

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/la-suite-de-la-libambulle

 

Autre bonne nouvelle : l'association L'Amie Bambulle est en train de voir le jour. L'AG constitutive s'est (bien) déroulée mardi soir avec 31 membres présents et 9 représentés sur les 101 personnes déjà adhérentes dont 19 membres actifs ! Quel élan ! Merci ! Vivement la suite...

 

Pour finir, vous trouverez en pièces jointes l'affiche et la programmation du prochain évènement porté par la librairie : "Entrez libres - Quinzaine d'ouverture sur l'enfermement" que nous sommes contentes d'avoir réussi, avec tous les partenaires, à faire exister (en version plus légère que prévue) malgré la situation.

 

À bientôt ici ou là....