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dimanche 7 août 2016

Le traitement des déblais radioactifs de Fukushima

Le traitement des déblais radioactifs de Fukushima


Sols injectés de césium-137, végétaux, matériels divers, matériaux de construction, troncs d’arbres, tenues de protection par centaines de milliers... Notre correspondante au Japon, Janick Magne, explique ce qu’il advient des centaines de milliers de tonnes de déchets radioactifs dus à la catastrophe de Fukushima.

Dans des nuages de poussière, les camions se suivent en un ballet bien réglé. Ça grouille, ça crisse, ça grince. Les bennes se soulèvent, les moteurs grondent, les portières claquent, les groupes électrogènes ronronnent. Peu de voix se font entendre. On ne parle pas ici, on s’active. Étrange spectacle que cette animation concentrée au cœur d’une immense étendue désertée où l’œil n’est arrêté que par l’ horizon des montagnes boisées et les millions de sacs de déblais empilés à perte de vue, surmontés par un vaste ciel parsemé de nuages scintillants. Aucune construction ne gêne la vue. Seules se dressent un peu partout des enfilades de palissades blanches, de grillages verts ou de panneaux de minces lattes de bois tressées qui tombent déjà en lambeaux, derrière lesquelles s’amoncellent des sacs noirs. De loin en loin, des camions-grues.
Un site de stockage de sacs de sols et déchets végétaux contaminés, non loin de la ville de Nahara dans la préfecture de Fukushima. Photo : © Koji Sasahara / AP Photo
Bienvenue à Fukushima, dans l’une des zones de livraison, tri et stockage des terres et déblais contaminés lors de l’accident nucléaire de Fukushima : sols injectés de césium-137, végétaux, matériels divers, matériaux de construction, troncs d’arbres et des centaines de milliers de tenues de protection.

Fin 2015, il restait officiellement plus de 9 millions de sacs de 1 m3 encore dispersés sur 114 700 sites à travers la préfecture de Fukushima [1]. Ces sacs de chantier sont préparés dans les villages, les rizières, les jardins, les cours d’école, les terrains de jeux, les parcs. Ramassés par camion, ils sont transportés vers d’immenses zones de stockage provisoire en plein air. Empilés sur une hauteur de quatre rangées, entourés et recouverts d’une rangée supplémentaire de sacs de terre non radioactive, ils forment des monticules qui s’étalent à perte de vue. Protégés par des bâches vertes pour préserver leur étanchéité et ne pas contaminer l’eau de pluie par contact, ils finissent par se fondre dans le paysage. Problème : leur durée de vie est de 3 à 5 ans. On en a d’abord enfoui dans les lieux publics : une bâche au fond d’un trou, on entasse les sacs, une deuxième bâche au-dessus, le tout recouvert de 50 cm de terre propre.

 On en a aussi expédié aux quatre coins du Japon. Ils sont devenus un cauchemar.
Aujourd’hui, le gouvernement japonais a fait le choix de rassembler ces déchets radioactifs, d’en brûler une bonne partie, d’en stocker les cendres, et de déclarer habitables les zones partiellement décontaminées. En 2014, le ministère de l’environnement annonce qu’il va créer un espace de stockage provisoire de 16 km2 sur le territoire de deux villes condamnées : Okuma et Futaba, qui hébergent respectivement les réacteurs 1 à 4 et 5 et 6 de Fukushima-Daiichi. Un incinérateur permettra de brûler les déchets sur place et de stocker les cendres. Les cendres de plus de 8000 bq/kg resteront ici. À moins de 8000 bq/kg, elles seront stockées dans la ville voisine de Tomioka. À 100 000 bq/kg, elles seront insérées dans du béton et stockées pendant trois siècles sur un site séparé [2]. Les travaux commencent le 3 février 2015, le gouverneur de la préfecture de Fukushima est sollicité pour convaincre les maires en exil de ces villes de collaborer au projet [3]. Difficulté supplémentaire : certains des 2400 propriétaires concernés refusent de louer ou vendre leurs terrains à l’État ; d’autres ont tout simplement disparu sans laisser de traces. Les premières livraisons de sols contaminés sur le site d’Okuma-Futaba ont lieu le 11 mars 2015 [4].

 
Des travailleurs ajoutent d’énormes sacs d’un mètre cube chargés de sols contaminés sur le site de stockage de Tomioka, dans la préfecture de Fukushima. Photo : © Toru Hanai / Reuters

Les chiffres disent l’ampleur de la tragédie : en 2016, il est prévu de déplacer sur ce site 43 000 m3 de sols contaminés et autres déblais, soit 1 % du total prévisible de 22 millions de mètres cubes. 7000 personnes travaillent chaque jour sur le site de Fukushima-Daiichi et la zone environnante, en tenue de protection. Fin 2015, 70 000 tonnes de combinaisons de protection, bottes et gants contaminés étaient stockés dans des conteneurs en attente d’une solution. D’ici 2028, 358 000 tonnes de ces déchets techniques auront été produits, estime TEPCO, et leur incinération devrait permettre de diminuer de 80 % leur volume total [5].

Il y a aussi 88 000 tonnes de bois provenant des arbres abattus pour installer des réservoirs supplémentaires destinés au stockage de l’eau contaminée, et 155 000 tonnes de déblais provenant des bâtiments des réacteurs détruits par les explosions d’hydrogène en 2011. Pour TEPCO, ce type de déchets atteindra 695 000 tonnes d’ici 2028, mais l’électricien n’envisage de n’incinérer que le bois lorsque les installations adéquates seront disponibles [6].

Au total, 12 incinérateurs sont prévus, le premier étant entré en activité début 2016. Un système de filtres est supposé capter les rejets radioactif dans les fumées ; c’est parfaitement impossible de le faire à 100 %. [7] [8] Des particules radioactives seront irrémédiablement relâchées dans l’atmosphère, là même où les populations sont appelées à revenir s’installer. Il y a, au sein du gouvernement, une frénésie du retour à tout prix, jusqu’à faire accepter aux populations que vivre dans un environnement à 20 millisieverts/an est anodin [9]. Aucun effort n’est épargné par les autorités à tous les niveaux pour bercer les populations dans l’illusion du retour. Il en va de la réputation du nucléaire et du Japon à la veille des JO de 2020, et le prix à payer par les habitants de Fukushima est tout simplement inacceptable.

Janick Magne


Notes

[2La demi-vie du césium 137 est de 30 ans, sa décroissance se calcule sur 300 ans.

[8Cf les déclarations de Didier Dall’ava, directeur adjoint de l’assainissement et du démantèlement nucléaire au CEA : http://www.lefigaro.fr/sciences/2014/11/09/01008-20141109ARTFIG00177-fukushima-le-japon-a-choisi-d-incinerer-des-tonnes-de-dechets-radioactifs.php

[9C’est la norme maximale pour les travailleurs du nucléaire sur 5 années consécutives au plus. Pour les populations civiles, la norme internationale est de 1 millisievert/an. Ce programme de retour est un volet du programme ETHOS.

Source : http://www.sortirdunucleaire.org/Le-traitement-des-deblais-radioactifs-de?origine_sujet=LI201607

samedi 6 août 2016

Du 8 au 19 août - Deuxième manche de l’été d’urgence à Bure !

*Du 8 au 19 août : 
Deuxième manche de l’été d’urgence à Bure !



Du 8 au 19 août nous appelons à une nouvelle mobilisation importante à Bure, avec deux semaines de campement, chantiers, discussions, ateliers, actions, promenades, baignades, rires, chansons... avec un point d'orgue le week-end du 13 au 15 août (présentation de la lutte locale le samedi, manifestation large le dimanche, assemblée de lutte le lundi)


Nous vous attendons avec une impatience joyeuse !

Toues les informations utiles ici (tracts, affiches, infos pratiques, etc) :
  http://vmc.camp/2016/07/31/du-8-au-19-aout-deuxieme-manche-de-lete-durgence-a-bure/

www.vmc.camp - tel automedia : 07.58.65.48.89 - sauvonslaforet@riseup.net

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*Du 8 au 19 août : 
Deuxième manche de l’été d’urgence à Bure !

Aux confins de la Meuse, il se trame quelque chose. 
 Depuis le début de l'été, nous avons multiplié les manifestations contre la poubelle nucléaire et son monde. Nous nous sommes rassemblé.e.s. à plusieurs milliers devant le "laboratoire" et avons occupé, pendant 3 semaines, le bois Lejuc pour bloquer les travaux. La résistance au projet CIGEO a trouvé le point de ralliement qui lui manquait. Un nouveau front s'ouvre contre le diktat des aménageurs.
Tout au long de ces semaines, nous avons été de plus en plus nombreux-euses. Des personnes venues de toute la France et d'Europe ont convergé vers Bure pour de grands rassemblements festifs. Beaucoup de vies ont été bouleversées par les événements récents. Certain.e.s habitant.e.s se sont retrouvé.e.s à dormir sur les barricades, dans la chaleur du mois de juillet. Des paysan.ne.s ont bloqué les voies d'accès avec leurs tracteurs. Des gens d'ici et d'ailleurs sont présents au quotidien, pour quelques jours, ou pour s'installer progressivement.
Ils plongent dans la lutte et s'attachent à cette terre qu'ils ne connaissaient pas il y a encore deux mois, décidés à peupler ce territoire hostile d'une joie indestructible.

Après nos premiers succès, nous avons aussi essuyé des coups au moral et sur les corps. Nous avons été expulsé.e.s de la forêt, puis nous y sommes retourné.e.s, fort.e.s d'une énergie collective encore jamais ressentie. L'intensité du mouvement a poussé l'Andra, derrière sa propagande bien rodée, à révéler son vrai visage répressif : des manifestant.e.s ont été blessé.e.s par les flashballs des gendarmes, par les manches de pioche des vigiles ou placé.e.s en garde à vue. A l'orée du bois, l'agence érige maintenant des murs et des barbelés. Les hélicoptères de la gendarmerie survolent les villages. Plus que jamais, à Bure, l'été d'urgence est déclaré.

*#Occupybure

*

 Une première étape a été franchie. Nous devons désormais penser au coup d'après et enraciner la résistance. Nous appelons à deux semaines de rencontres, du 8 au 19 août pour poursuivre les chantiers en cours, à l'ancienne gare de Luméville (à 5 kilomètres de Bure). 
Nous y installerons un campement pour construire, échanger et s'organiser sur le long terme. 
Venez avec vos envies, vos idées et votre matériel.
Nous imaginons promenades, blocages, débats, jeux grandeur nature, ateliers....
Toutes les énergies seront les bienvenues pour faire le procès du nucléaire et de son monde !

Le week-end du 12-13-14 août sera le point d'orgue du campement.

Vendredi 12 août au soir : concerts
Samedi 13 : ballades et présentation de la lutte et
Dimanche 14, à 11 h : grande manifestation contre le projet CIGEO et l'accaparement du bois Lejuc.

Retrouvons-nous massivement à Bure pour ensevelir la poubelle nucléaire sous une irréversible marée humaine !

*C'est maintenant que ça se passe !!!*


*ANDRA, DEGAGE ! 
RESISTANCE ET AFFOUAGES !
 
CONSTIPONS LE NUCLEAIRE ET LE CAPITALISME !*

vendredi 5 août 2016

3 hectares d'OGM cachés fauchés par les faucheureuses Volontaires dans les Pyrénées Orientales !

On a reçu ça :

VrT-HS (1)

VrT-HS (2)

Devant l'absence actuelle de réaction au communiqué de presse (et à l'action revendiquée) envoyé par courrier aux media, nous renouvelons notre envoi par mel et vous invitons à une diffusion sans retenue.
Voici le texte ci-dessous :
 
Communiqué de presse 

des Faucheurs Volontaires d'OGM


Les Faucheurs Volontaires d'OGM ont procédé à la destruction d'une parcelle de plus de 3ha, de semences de tournesols rendus tolérants aux herbicides (Variété rendue Tolérante aux Herbicides : VrTH), située dans le département des Pyrénées Orientales, sur la commune d'Elne, route du Bocal du TECH.

Depuis 2013, l'entreprise NIDERA loue des terres aux agriculteurs pour y cultiver des semences de tournesols préparant des hybrides VrTH destinés à être semés dans toute la France.
Dès le printemps 2013, différentes entités opposées aux VrTH ont alerté les autorités sur la caractère nocif de ces cultures : réunions avec la Chambre d'Agriculture, le GNIS, le Conseil Général, les responsables locaux de NIDERA.
Les media locaux se sont faits l'écho de ces préoccupations.
La population a été invitée à manifester son opposition, en plantant des graines de tournesols bio : 3000 sachets de graines ont été distribués.

Malgré cela, les Faucheurs Volontaires constatent la persistance de cultures de semences de tournesols, dans l'opacité la plus totale.

Les Faucheurs Volontaires dénoncent les conséquences des cultures de tournesols VrTH, identiques à celles des transgéniques :

l'atteinte à l'environnement par multiplication des résistances à l 'herbicide Imazamox, et, par conséquent, l'augmentation des doses d'herbicides déversés dans les champs de tournesols,

l'atteinte à la santé puisque l'herbicide se retrouve dans la plante et donc, dans l'huile,

l'absence de réglementation de ces cultures : pas d'autorisation de mise sur le marché, pas d'information, pas de traçabilité : le consommateur doit subir sans pouvoir choisir,

la mainmise sur le vivant par dépôt de brevets, ayant pour but d'empêcher à terme, la libre circulation de toutes les semences.

Les Pyrénées Orientales où sont cultivées les semences de tournesols sont un maillon à l'origine des cultures d'hybrides de tournesols VrTH.

Même si le département ne subit pas directement toutes les conséquences néfastes de ces cultures, les Faucheurs Volontaires ne peuvent rester passifs face à leur dissémination : ils doivent faire ce qui est en leur pouvoir pour les empêcher.

Prenant acte de l'indifférence des autorités et des entreprises semencières quant aux conséquences inacceptables des VrTH, les Faucheurs Volontaires ont procédé à leur destruction.

Les Faucheurs Volontaires demandent :

un moratoire sur les VrTH cultivés en France : colza et tournesol, en attendant que leurs conséquences sociales et environnementales soient évaluées par un organisme indépendant.

Perpignan, le 2 août 2016


jeudi 4 août 2016

Prades - l'Alchimie : ouverture d'un Café Culturel et Associatif

L'ALCHIMIE 
 
3 rue de l'Hospice 66500 Prades

L'AlcHimie ouvre sa porte !

L’Alchimie, c’est un café culturel associatif, un espace qu’on veut paisible et convivial, au centre de Prades, un lieu de ressource, de coopération et de création mais aussi un café restaurant avec des propositions culinaires originales à partir de produits locaux, de préférence bio et équitables tout en restant accessibles à tous.

L’Alchimie, c’est une équipe pour qui le collectif et le partage, la créativité, l’expression et la culture sont importants. 

Des livres et des magazines à consulter sur place, des expos, des jeux, des lectures, des séances de dessin, du théâtre, des ateliers, de la musique et tout ce que chacun pourra y apporter.

 A l’Alchimie, on adhère (5€ à l’année, jusqu'en août 2017) et on investit le projet avec ses envies !

Cet été, il y fera frais et chaleureux, passez donc nous voir !

OUVERTURE

 Mardi 8h30 – 13h30
Cet été en solidarité avec l'Entonnoir pas de repas

Vendredi 14h – 22h
Repas le soir

Samedi 9h – 18h
Repas le midi


L'Assiette 8 €
La Grande 10 €
La Frugale 6 €
La Nine 5 € (pour les enfants)




Prades - Alchimie : initiation aux origamis vendredi 5 août de 14h à 16h

Asso l'Alchimie

 


Initiation aux origami ce vendredi 5 août de 14h à 16h

Pour les adultes et les enfants à partir de 8 ans

Adhésion 2016-2017 (à partir de 16 ans) : 5€

Participation aux frais : 1€ ou venez avec votre papier !