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mardi 31 décembre 2024

L’influence démesurée des grandes fortunes sur les médias

 

L’influence démesurée 

des grandes fortunes 

sur les médias

par Malo Janin

 

Rodolphe Saadé propriétaire de CMA CGM et de BFMTV, Vincent Bolloré propriétaire de CNews et Europe 1 et Bernard Arnault propriétaire de LVMH, Les échos et Le Parisien © Montage Malo Janin

 

La concentration des médias s’accélère en France sous l’influence de quelques milliardaires qui possèdent des journaux, radios, télés. Qui sont-ils ? Quel contrôle exercent-ils sur ce bien public qu’est l’information. Décryptage.

 

Le secteur de la presse en France continue d’être une sorte de Monopoly pour milliardaires en quête d’influence. Journaux, télés, radios… En une décennie, la concentration des médias n’a fait que s’intensifier, et une poignée de milliardaires se partagent le gâteau, ou se revendent titres et chaînes de télé.

Plus de 90 % des exemplaires de quotidiens nationaux vendus chaque jour dans leur version papier appartiennent directement ou partiellement à une poignée d’ultra-riches. Nous avons calculé ce chiffre à partir de la diffusion annuelle des huit quotidiens nationaux : Le Monde, Le Figaro, Aujourd’hui en France, L’Équipe, Les Échos, Libération, La Croix et L’Humanité. Ces deux derniers titres mis à part, les autres journaux ont pour propriétaires ou actionnaires un ou plusieurs milliardaires.

 

L’influence des oligarques qui détiennent les médias français
Malo Janin

 

Bernard Arnault, première fortune de France, est patron du groupe LVMH, maison mère du groupe Les Échos-Le Parisien, qui édite les quotidiens Les Échos et Le Parisien-Aujourd’hui en France. Il a fait l’acquisition de l’hebdomadaire Paris Match en octobre 2024, cédé par Vivendi (groupe Bolloré) après trois ans de gestion.

Viennent ensuite les membres de la famille Dassault, héritiers de Serge Dassault et de son groupe industriel aéronautique et militaire, devenus propriétaires du Figaro en 2018. La famille Amaury, avec à sa tête Marie-Odile Amaury et une fortune évaluée à 300 millions d’euros, possède de son côté L’Équipe.

En 2014. le groupe de Télécom Altice-SFR de Patrick Drahi (à la tête d’une fortune de plus de sept milliards d’euros) avait racheté Libération. Mais en 2020, le milliardaire a transféré ses actions dans le journal à un « fonds de dotation pour une presse indépendante », censé garantir l’indépendance, et la pérennité, du quotidien. Il faut malgré tout « rester vigilants sur les motivations de ceux qui participent à son financement », note le journal Libération lui-même.

Xavier Niel (fondateur de Free) a réalisé une opération similaire avec Le Monde. Il a cédé cette année la quasi-totalité de ses parts dans le groupe Le Monde au Fonds pour l’indépendance de la presse qu’il a créé en 2021. Ce fonds est censé préserver l’indépendance du capital du Monde après les tensions provoquées par l’entrée indirecte au capital du milliardaire tchèque Daniel Křetínský en 2018. 

D’après les calculs de Basta!, quatre autres ultra-riches pèsent 57 % de l’audience des télévisions. Pour arriver à ce chiffre, Basta! s’est penché sur l’audience annuelle des treize chaînes généralistes nationales : C8, Canal+, CNews (groupe Canal +), BFM TV (Altice Média), M6 (RTL Group), TF1, LCI, TMC (Groupe TF1), et les chaînes du service public, France 2/3/5, FranceInfo et Arte.

 

Qui contrôle les médias français ?
Malo Janin

 Vincent Bolloré est patron du groupe Canal+ (CNews, C8, Canal+) ; ainsi que, hors télé, d’Europe 1, RFM et Le Journal du Dimanche. Rodolphe Saadé patron de l’armateur CMA-CGM, a racheté Altice Media – auparavant possédé par Patrick Drahi – qui possède BFM TV (et RMC). Il est aussi propriétaire du groupe La Provence et actionnaire minoritaire du groupe M6. La famille Mohn, qui contrôle le groupe allemand Bertelsmann, est le principal actionnaire du groupe M6 (avec RTL, M6, W9 …), via RTL Group. Vient ensuite la famille Bouygues, propriétaire du groupe TF1 (LCI, TF1, TMC, TFX), dont le milliardaire tchèque Daniel Křetínský (qui est, en presse écrite, actionnaire unique ou grandement majoritaire de Elle Marianne et Franc Tireur) est aussi actionnaire.

À cette liste de milliardaires influents dans le secteur des médias, on pourrait aussi ajouter les héritiers du milliardaire Iskander Safa, ancienne 83e fortune de France, propriétaires de Valeurs actuelles. Ou encore François Pinault (Le Point). Chaque jour, il est donc probable que vous lisiez, écoutiez ou regardiez des médias détenus par des milliardaires. Cela pose-t-il problème ? Il existe des différences de lignes éditoriales entre ces médias, certains comme ceux appartenant à Bolloré sont très orientés à droite, voire à l’extrême droite. Mais de même qu’une certaine pluralité est respectée au sein des rédactions, les journalistes qui y travaillent ne sont pas exempts de pressions, directes ou indirectes.

Ingérence et licenciements

L’actionnaire principal du groupe de presse qui publie le quotidien régional La Provence est depuis 2022, le Groupe CMA-CGM, troisième entreprise mondiale de transport maritime, basée à Marseille. À sa tête se trouve Rodolphe Saadé, dont la fortune personnelle est estimée à plus de huit milliards d’euros. Au printemps dernier, Rodolphe Saadé a mis à pied le directeur de rédaction du journal La Provence, pour une couverture jugée trop « anti-Macron », apprenait-on dans Libération.

Un cas d’interventionnisme remarqué fut la nomination de Geoffroy Lejeune, ex-directeur de l’hebdomadaire d’extrême droite Valeurs actuelles, à la tête du JDD, par Vincent Bolloré. À Paris Match (cédé à LVMH en octobre 2024) et au JDD, le contre-pouvoir des journalistes face à la direction n’existe plus depuis que leurs sociétés de journalistes se sont dissoutes en janvier 2024. Chez CNews, elle a disparu en 2023. Après la prise de contrôle de la chaîne par Bolloré en 2016, 100 journalistes sur 120 avaient quitté la rédaction à l’issue d’une grève de 31 jours.

Aux Échos, Nicolas Barré, directeur de la rédaction a été évincé de son poste en raison de désaccords éditoriaux avec l’actionnaire du journal. En 2022, Bruno Jeudy, rédacteur en chef politique et économique de Paris Match, est limogé un mois après avoir contesté une Une qui avait tout pour plaire à Bolloré.

Fin 2022, alors que Vincent Bolloré est en passe d’avaler Europe 1, deux articles sont mis à la trappe par la direction pour « ne pas déplaire au futur patron », révélait Les Jours. Sur les plateaux de BFM TV, quelques mois avant le rachat d’Altice, Rodolphe Saadé avait demandé que les médias du groupe évitent toute « attitude agressive vis-à-vis de l’actionnaire ».

Au-delà de ces ingérences directes, une autre forme de pression plus subtile est celle qui pousse les journalistes à s’autocensurer. À Europe 1, rachetée par le groupe de Vincent Bolloré, « tu arrives avec des sujets en conférence de rédaction en sachant qu’ils ne seront pas acceptés, car ils ne sont pas assez de droite, nous dit une ancienne salariée. Certains modifient même les témoignages pour que les sujets restent dans la ligne. »

Et puis il y a les « poursuites bâillons » qui peuvent dissuadent les médias de s’emparer de certaines sujets par peur de se voir attaqués en justice. En 2022, Patrick Drahi a poursuivi le site d’enquêtes Reflets-info après une série d’articles sur son groupe Altice.

La course à l’acquisition

La concentration s’accélère. En trois ans, Vincent Bolloré a absorbé les groupes Lagardère et Prisma Media. Sur la même période, Rodolphe Saadé s’est offert un quotidien national (La Tribune), est monté à 10 % du capital du Groupe M6, est entré au capital du média en ligne Brut, et a acheté Altice Media.

Au niveau des quotidiens régionaux., Xavier Niel devient actionnaire majoritaire du groupe Nice-Matin (Var-Matin, Monaco-Matin, Nice-Matin…) en 2019. Trois ans plus tard, Rodolphe Saadé s’est offert La Provence et Corse-Matin.

En parallèle de cet accaparement, d’autres ont mis la main sur des entreprises de production actives pour les télés. L’entreprise Mediawan par exemple, détenue par Xaviel Niel, produit pour France 5 les émissions « C dans l’air », « C à vous » et « C l’hebdo », par l’intermédiaire de différentes sociétés de production. C’est aussi elle qui produit certains documentaires pour les « TF1 Reportages ».

Cette ingérence des puissances de l’argent dans les médias contribue à la dégringolade de la confiance dans la presse. 57 % des Français considèrent qu’il faut « se méfier de ce que disent les médias sur les grands sujets d’actualité », selon le baromètre du quotidien La Croix en 2023. La perception de l’indépendance des journalistes en prend aussi un coup : presque 60 % des personnes sondées considéraient que les journalistes ne résistent pas aux pressions des partis politiques, du pouvoir et de l’argent.

 

Serons-nous encore là dans 2 ans ?

Les tendances dans le monde des médias sont alarmantes.
Les visites sur Basta! depuis les réseaux sociaux ont été divisées par 13 en 5 ans.
L’IA est en passe de remplacer les articles journalistiques dans les moteurs de recherche.
Une poignée de milliardaires empilent les titres de presse comme des petits pains.
Les aides publiques sont trustés par les grands groupes : la presse indépendante en ligne ne perçoit que 2 % de toutes les aides à la presse.
Pourtant, des médias indépendants résistent encore et toujours.

Par leur transparence et leurs valeurs, ils redonnent confiance à un public qui se méfie des médias mainstream.
Par leur choix de parler d’écologie, de discriminations, de conditions de travail, de violences sexistes et sexuelles, d’initiatives inspirantes, ils renouvellent les perspectives et font bouger les lignes.
Pour s’informer en s’affranchissant des plateformes, et faire grandir les médias indépendants, nous lançons un projet fou : une alternative à Google actu.
Et si on faisait ça ensemble ?

https://basta.media/don


Source : https://basta.media/L-influence-demesuree-des-grandes-fortunes-sur-les-medias 

lundi 30 décembre 2024

SOURDURENT en concert lundi 30 décembre - Fillols - Salle des Fêtes - 19H

C'est ce soir... 

SOURDURENT 

en concert lundi 30 décembre 

- Fillols -

 Salle des Fêtes - 19H




Le Foyer Laïque de Fillols présente

SOURDURENT

Concert - Lundi 30 décembre

Salle des fêtes - 19h
 
 
"TRADITIONNEL HYBRIDE AUVERGNAT"
 
FORMATION

Ernest Bergez : violon, voix, électronique, podorythmie
Jacques Puech : cabrette, voix, podorythmie
Elisa Trebouville : sazbüş, voix, fifre
Colin Delzant : violoncelle, voix

Librement digéré, le répertoire traditionnel issu du Massif Central mute et s’hybride à des formes inventées, inspirées des musiques traditionnelles grecques, perses, maghrébines… En ressort une musique qui s’adresse autant aux oreilles, aux pieds, qu’aux tripes et peut-être au cœur.

Vous pouvez voir à quoi cela ressemble en concert ici :

Une émission de radio avec concert et entretien sur France Musique à écouter ici :







dimanche 29 décembre 2024

Droits de la nature : une histoire guyanaise (émission à écouter)

Droits de la nature : 

une histoire guyanaise

 

Publié le jeudi 26 décembre 2024 (première diffusion le mercredi 23 octobre 2024)

Une famille autochtone pêche, à Camopi, en Guyane,
en 2014 ©AFP - BRUSINI Aurélien/hemis.fr
 

9 décembre 1984, Awara, Guyane. Félix Tiouka, prononce un discours face aux officiels de l‘État français qui lancera la lutte pour la défense des droits des peuples autochtones. Le droit à leurs coutumes, basé sur l’équité entre humains et non humains, un droit du vivant, un droit de la nature.

 
Avec Marine Calmet Juriste

Dès le XVIe siècle, la Guyane subit les tentatives de colonisation par les Hollandais, les Portugais, les Anglais et les Français. Malgré une farouche résistance des populations autochtones, qui conduit un grand nombre de ces missions à l’échec, un véritable système colonial imposé par la France s’installe à partir du XVIIe siècle, et avec lui, ses codes juridiques.

Les conséquences sont nombreuses : chute démographique des populations autochtones décimées par les maladies importées par les colons, implantation d’un système esclavagiste, spoliation des terres, morcellement administratif… À l’aube du XXe siècle, en devenant un département français, la Guyane s’ouvre à un système administratif et juridique unique. Comme le veut la Constitution, les règles applicables y sont les mêmes que pour tout département ou toute région française et, même si quelques aménagements hérités des accords du passé sont possibles, les représentants garants des droits coutumiers ont, au fil du temps, été exclus de toute reconnaissance institutionnelle.

Dans les années 1980, et alors que le recul de leurs droits s’est accéléré, les Amérindiens s’organisent. En décembre 1981, l’Association des Amérindiens de Guyane française (AAGF) est créée, devenant ainsi la première association de représentation et de promotion des droits autochtones guyanais. Félix Tiouka, alors jeune militant de la cause amérindienne, en deviendra le premier président.

"L'équité entre toutes et tous, humains et non humains"

Le 9 décembre 1984, le village d’Awara accueille le premier rassemblement des Amérindiens de Guyane organisé par l’AAGF, qui donne le coup d’envoi des luttes amérindiennes. Présentant le rassemblement comme une grande fête culturelle, avec chants et danses folkloriques, l’association invite les représentants de l'État (élus locaux, député de la Guyane, président du conseil régional, etc). Après ce premier temps festif, ils en profitent pour prononcer un discours politique, par la voix de Félix Tiouka, réclamant une restitution du territoire, une reconnaissance de l'identité amérindienne et la possibilité pour les peuples amérindiens de développer leurs propres institutions. Ce discours marque l’histoire des relations entre la France et le département de la Guyane.

Pour Marine Calmet, juriste engagée dans les droits de la nature et présidente de Wild Legal, qui s’est rendue plusieurs fois sur place et connait très bien le dossier guyanais, Félix Tiouka  « exprime le fait que notre modèle fondé sur la propriété privée et l’exploitation de la terre et des êtres ne peut dériver que vers des inégalités et des injustices et vers l’appropriation par un petit nombre des richesses de la terre. Il y dit que tout leur modèle social autochtone repose sur l’équité entre toutes et tous, humains et non humains. C’est au cœur de la réflexion des droits de la nature : quelle société construit-on avec le droit ? »

Car pour la juriste, il s’agit bien d'établir un droit de la nature qui pourrait empêcher l'application sans limites de législations héritées de la période coloniale. « Ce sont les acteurs économiques qui définissent ce qui est important ou pas, ce qui existe ou pas, dans le mépris de ce qui existe déjà. »

Les intérêts de l’environnement

Utopie jusqu’à il y a peu, l’idée commence à faire son chemin. Des événements comme la suspension du projet de la Montagne d’or, en Guyane, montre que la mise en avant des intérêts de l’environnement peut être un frein à l’utilisation de différentes législations – le Code minier ou le Droit des affaires –, contre les intérêts des populations autochtones et de leur territoire. Pour Marine Calmet, il est tout à fait nécessaire qu’émerge un droit de la nature, « un droit ou l’axiome de base n’est pas l’individu, mais le milieu. Car l’idée au fond, c’est bien celle d‘un droit fondé sur la réalité des écosystèmes et des modes de vie, et non pas sur une fiction, celle d’un individu abstrait placé au bout de la chaine alimentaire isolément et de façon artificielle.

En somme, un droit de la nature qui permettrait un meilleur équilibre dans les rapports de force entre intérêts du monde du vivant et intérêts économiques et stratégiques.


Source : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-mercredi-23-octobre-2024-2034324

vendredi 27 décembre 2024

Face aux « sanctions italiennes », Médecins sans frontières annonce mettre fin à ses opérations de sauvetage en Méditerranée

Face aux 

« sanctions italiennes », 

Médecins sans frontières 

annonce mettre fin 

à ses opérations 

de sauvetage en Méditerranée

 

Depuis 2014, plus de 31.000 personnes sont mortes ou portées disparues en Méditerranée. GIOVANNI ISOLINO / AFP
 

Dans un communiqué publié vendredi 13 décembre, l’association annonce suspendre les opérations du navire Geo Barents, opérationnel depuis juin 2021.

« Les lois et politiques italiennes ont rendu impossible la poursuite de ses opérations selon les modalités actuelles. » Vendredi 13 décembre, l’association Médecins sans frontières a annoncé la fin des opérations du navire Geo Barents en Méditerranée, qu’elle avait affrété pour des opérations de sauvetage des migrants depuis 2021.

 « Après mûre réflexion, nous sommes parvenus à la conclusion qu’il était intenable d’exploiter le Geo Barents dans le cadre de lois et de politiques italiennes aussi absurdes », justifie le communiqué publié sur le site de l’association. « MSF va réfléchir à la meilleure façon de s’adapter à ce contexte difficile et s’engage à poursuivre des activités de recherche et de sauvetage », y assure Juan Matias Gil, représentant de MSF pour les opérations de recherche et de sauvetage.

 

« 160 jours d’immobilisation au port »

L’association rappelle qu’au cours des deux dernières années, le Geo Barents « a fait l’objet de quatre sanctions de la part des autorités italiennes, imposant un total de 160 jours d’immobilisation au port ». Des sanctions que le communiqué estime être la conséquence directe du décret Piantedosi, une loi introduite par le gouvernement italien au début de l’année 2023. Et que l’Italie a encore « intensifié en décembre 2024, en facilitant et en accélérant la confiscation des navires de recherche et de sauvetage humanitaires », empêchant Médecins sans frontières « d’accomplir son devoir humanitaire et légal de sauver des vies en mer ».  

Médecins sans frontières accuse également le gouvernement italien de Georgia Meloni de désigner délibérément « des ports éloignés » dans le nord du pays pour rendre au navire la tâche plus difficile. « En juin 2023, les autorités italiennes ont demandé au Geo Barents, qui peut accueillir jusqu’à 600 personnes à bord, de se rendre à La Spezia, dans le nord de l’Italie, pour débarquer 13 rescapés. Cela a représenté une navigation de plus de 1 000 kilomètres, en dépit de l’existence de ports beaucoup plus proches », affirme l’association. Depuis 2014, plus de 31.000 personnes sont mortes ou portées disparues en tentant de traverser cette route de la Méditerranée centrale.  

 

Source : https://www.lefigaro.fr/international/face-aux-sanctions-italiennes-medecins-sans-frontieres-annonce-mettre-fin-a-ses-operations-de-sauvetage-en-mediterranee-20241215

jeudi 26 décembre 2024

"C'est une catastrophe humaine qui nous attend" : des ONG alertent sur le vertigineux projet de construction de barrages par la Chine au Tibet.

 

"C'est une catastrophe humaine 

qui nous attend" : 

des ONG alertent 

sur le vertigineux projet 

de construction de barrages 

par la Chine au Tibet 


Plusieurs associations dénoncent notamment l'impact environnemental de ce projet, qui permettrait selon elles à Pékin de s'approprier les ressources naturelles du Tibet.

 
Article rédigé par Nathanaël Charbonnier
Radio France
Publié

 

Le chantier chinois du barrage hydroélectrique de Yanggu, sur le plateau tibétain, le 14 décembre 2023. (STRINGER / CNSPHOTO)

 Le rapport qui est rendu public jeudi 5 décembre, sur l’impact catastrophique des travaux gigantesques de la Chine au Tibet, a demandé quatre ans de travail à l'ONG International Campaign for Tibet (ICT), soutenue notamment par l’acteur américain Richard Gere. Il en ressort que la Chine s’est lancée dans la construction d'au moins 193 barrages au Tibet, avec les conséquences que l’on peut imaginer en matière d’environnement, de culture et de droits de l'homme.

Une fois achevées, ces infrastructures permettront à Pékin de s'approprier les ressources en eau de toute l'Asie du Sud-Est. Pour la première fois, un seul pays, la Chine, pourrait affecter les réserves naturelles de près de deux milliards de personnes et s'approprier les matières premières de l'ensemble du Tibet, renchérit Vincent Metten, membre d'ICT. "Il y a une frénésie et un accaparement des ressources naturelles du Tibet, que ce soit les ressources minières, il y a du lithium, de l'uranium, du cuivre, du cobalt, et maintenant, il y a évidemment l'eau", déplore-t-il.

"C'est une surexploitation sans limites des ressources naturelles du Tibet à des fins surtout commerciales et mercantiles."

Vincent Metten, membre de la Campagne internationale pour le Tibet

Certains des 193 barrages recensés sont ou seront des monstres, explique la chercheuse tibétaine Dechen Palmo, qui travaille sur le sujet depuis quatre ans. "Un des barrages va être trois fois plus grand que le plus grand barrage connu au monde, observe-t-elle. Et il sera en service dans les cinq ans à venir. C'est inimaginable ce qu'il se passe au Tibet et personne n'y prête attention, parce que la Chine cache ces informations. Cela nous a demandé beaucoup de travail pour découvrir ces 193 barrages."

Des conséquences sur les pays limitrophes

Une fois en service, les barrages produiront 270 gigawatts d'énergie : c'est autant que la production allemande. Sauf qu'au Tibet, il n'y a pas 80 millions d'habitants, mais seulement six millions. Cela aura surtout une incidence considérable pour les pays limitrophes qui dépendent de cette eau tibétaine, alerte la sénatrice Jacqueline Eustache-Brinio, du groupe France-Tibet. "C'est l'enjeu de ce plateau pour les pays limitrophes et l'eau. Ils vont devenir quoi, les pays en dessous ? s'étrangle cette élue. Si on ne travaille pas sur un partage de l'eau, c'est une catastrophe humaine qui nous attend. C'est pour ça que je voulais faire ce colloque, pour montrer au monde que le plateau tibétain concerne les Tibétains, mais il y a aussi l'avenir du monde à travers ce plateau." 

On estime à 750 000 le nombre de personnes qui seront déplacées ou expulsées au Tibet à cause de ces barrages.

 

 

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Source : https://www.francetvinfo.fr/monde/chine/c-est-une-catastrophe-humaine-qui-nous-attend-des-ong-alertent-sur-le-vertigineux-projet-de-construction-de-barrages-par-la-chine-au-tibet_6938084.html#xtor=CS2-765-%5Bshare%5D-

mercredi 25 décembre 2024

Identifier le comportement violent d'un conjoint - ROUE DU POUVOIR ET DU CONTROLE -

"Ce modèle aide certaines femmes 
à identifier le comportement 
d'un conjoint violent"

 


Élaborée par le Domestic Abuse Intervention Project, 202 East Superior St., Duluth MN 55802
(Pour voir la « roue de l'égalité » , allez au site www.duluth-model.org et cliquez sur “wheel gallery” )


Source : https://tinyurl.com/57vk5edm

mardi 24 décembre 2024

Le naufrage continue - CE N'EST PAS UN GOUVERNEMENT, C'EST LE TITANIC

 


Contre Attaque


🛥️ CE N'EST PAS 

UN GOUVERNEMENT, 

C'EST LE TITANIC


On ne s'attendait à rien, on est quand même déçus : François Bayrou a décidé d'offrir aux français un cadeau de Noël encore plus irritant qu'un pull de grand-mère en mohair.

Pour le quatrième gouvernement de l'année 2024, le nouveau Premier Ministre poursuit sur la ligne de droite extrême du gouvernement Barnier : il réalise la même mixture de macronistes radicalisés et de déchets issu du parti Les Républicains. C'est-à-dire un socle ultra-minoritaire qui a été massivement rejeté lors des dernières élections.

C'est donc le deuxième coup d’État institutionnel en 4 mois seulement de la part de Macron et tout ça juste après une motion de censure. Le secrétaire général de l’Élysée vient d'annoncer ce lundi 23 décembre les noms des Ministres.

- Ceux qui restent au gouvernement


➡️ Bruno Retailleau reste Ministre de l’Intérieur. Obscur politicien vendéen d'extrême droite, qui parle de « français de papiers » et de « régression ethnique » à propos des habitant-es des quartiers, il a déjà doublé Marine Le Pen sur sa droite, est devenu l'égérie de CNews tout en multipliant les fake news.

➡️ Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères. Il s'est fait piétiner comme un paillasson par l’État israélien lors d'un déplacement officiel à Jérusalem. Le 7 novembre, devant la presse, ce vermisseau a été refoulé d'un monastère qui était sous souveraineté française par la police israélienne armée.

Symboliquement, c'est un acte de guerre diplomatique et une violation d'un territoire français. Dans la foulée, les policiers israéliens avaient même brutalisé et arrêté deux gendarmes français devant le Ministre. Et devinez quoi ? Ce dernier s'était pitoyablement écrasé.

Pire le 27 novembre, alors qu'un mandat d'arrêt international était émis contre Netanyahou, Jean-Noël Barrot annonçait que, contrairement à la majorité des pays du globe, le gouvernement français n'arrêterait pas le Premier Ministre israélien s’il venait en France et qu’il n’appliquerait donc pas le droit international. Complicité génocidaire jusqu'au bout.

➡️ Sébastien Lecornu, ministre des armées, mais en réalité VRP des marchands d'armes bleu blanc rouge, dont les avions et les obus vendus partout dans le monde servent à commettre des génocides et des guerres impérialistes.

➡️ Rachida Dati, ministre de la culture, mise en examen pour corruption et trafic d’influence, a récemment insulté les journalistes de Mediapart de "salopards […], enculés” ou encore “minables”.

➡️ Geneviève Darrieussecq, ministre de la santé et de l’accès aux soins, qu'on n'entend pas alors que le système de santé français est en train de collapser.

➡️ Annie Genevard, officiellement ministre de l’agriculture, mais en réalité, représentante des intérêts des lobbys agro-industriels.

➡️ Agnès Pannier-Runacher, ministre de la transition écologique, liée aux lobbys du pétrole par sa famille. Elle est l’héritière d’une famille d’entrepreneurs dans le pétrole. Son père a été patron de l’entreprise pétrolière Perenco, qui a fait fortune dans l’exploitation des puits d’hydrocarbure en fin de vie, et elle-même a travaillé comme directrice de la division « clients recherche et développement » d’un équipementier automobile pour Jaguar, Land Rover, General Motors et Volvo.

➡️ Catherine Vautrin, ministre du travail. Anti-mariage homosexuel et proche de la Manif Pour Tous. En 2022, Macron a failli la nommer Première Ministre, provoquant une levée de boucliers au sein des macronistes, pourtant peu regardants.

- Ceux qui entrent au gouvernement

➡️ Gérald Darmanin, Ministre de la Justice. Il nous aurait presque manqué. Après avoir été l'un des Ministres de l'Intérieur les plus violents de la Cinquième République, après avoir été accusé de viols et avoir dit que Marine Le Pen était « trop molle » vis-à-vis des musulmans, l'ancien premier flic de France prend la direction du système judiciaire. Vive la séparation des pouvoirs !

➡️ Manuel Valls, ministre des Outre-mer. Ancien socialiste passé à l'extrême droite, il n'a pas hésité à s'allier à des fascistes lors de sa tentative d'élection à Barcelone. Celui qui veut « plus de blancos » est chargé de poursuivre la répression coloniale en Kanaky et dans les Antilles. Un choix cohérent, et la preuve qu'il ne faut jamais perdre espoir : à force de retourner sa veste, elle finira peut-être un jour à retomber à l'endroit sur les épaules du ministre de la veulerie.

➡️ François Rebsamen, ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation. Un socialiste passé chez Macron depuis longtemps, mais qui va servir à donner un semblant de « pluralité » au gouvernement. Mais ce vieillard a-t-il seulement été de gauche un jour ?

➡️ Éric Lombard, ministre de l’économie. Un banquier, ancien de la firme mafieuse BNP, pour concocter le plan d'austérité massive que Bruno Le Maire avait tenté de faire passer.

➡️ Élisabeth Borne, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la recherche, du numérique et de l'innovation. Madame 49.3, congédiée comme une malpropre par Macron au début de l'année, revient pour continuer le travail de démolition de l'école publique.

Cette équipe, qui n'a pas plus de légitimité ni d'assise démocratique que la précédente, et qui n'a absolument aucune intention de changer de cap par rapport au gouvernement Barnier, s'expose logiquement au même risque de censure que le précédent gouvernement minoritaire. Un proche du Président confie au Parisien : « La différence avec le Titanic, c’est que ceux qui sont alors montés à bord ne savaient pas que le paquebot allait couler ».

De son côté, Bayrou a déjà battu un record historique : 66% des Français sont mécontents de sa nomination. L'Ifop, qui réalise ce sondage depuis près de 7 décennies, n'a jamais mesuré un niveau d'impopularité aussi élevé pour un 1er ministre immédiatement après sa prise de fonction.

Le naufrage continue. À l'abordage ! 

 

Source : https://tinyurl.com/exb55ndw

lundi 23 décembre 2024

Occuper des arbres, est-ce légitime ? Un « écureuil » anti-A69 en procès

Occuper des arbres, 

est-ce légitime 

Un « écureuil » anti-A69 

en procès

 

12 décembre 2024

 

Les militants de la zad contre l'autoroute A69 à Saïx (Crem'arbre), dans le Tarn, en janvier 2024.

 

Un militant a comparu le 11 décembre à Castres pour avoir grimpé dans un arbre et retardé le chantier de l’autoroute A69. Un procès symbolique qui interroge la légitimité de ce mode d’action face à l’urgence climatique.

Castres (Tarn), reportage

« J’ai essayé de lutter par tous les moyens légaux à ma disposition, mais personne ne nous écoute. » Mercredi 11 décembre, dans une salle d’audience pleine à craquer au tribunal judiciaire de Castres, un homme de 26 ans comparaissait pour « opposition par voie de fait à l’exécution de travaux publics ou d’utilité publique ».

Ce jeune agriculteur s’était installé dans les arbres en février dernier à la zad de la « Crem’Arbre » à Saïx, dans le Tarn, pour empêcher les abattages et la poursuite des travaux de l’A69, qui doit relier Castres à Toulouse : une autoroute écocidaire et socialement injuste. « L’écureuil », un surnom donné aux militants qui « occupent » ainsi les arbres, avait été interpellé par la Cnamo — la cellule de la gendarmerie spécialisée dans les interventions périlleuses — le 21 février.

« En quoi cette action constitue un acte nécessaire pour empêcher le réchauffement climatique ? » a demandé la procureure Mme Frédérique Pujol-Suquet. L’action de cet homme de 26 ans est une « infraction caractérisée puisqu’il avait conscience de retarder les travaux », a-t-elle assuré : elle a requis 300 euros d’amende assortis d’un sursis. Délibéré le 5 février.

« Je n’ai pas pu rester indifférent »

Appelé à la barre du tribunal judiciaire de Castres, celui qui se fait surnommer Rocket Georges a évoqué les raisons qui l’ont poussé à grimper aux arbres. « Je n’ai pas pu rester indifférent face à cette autoroute qui détruit le territoire. À travers mon engagement, j’avais envie de donner une voix à tous les agriculteurs qui subissent la perte de leurs terres, aux familles qui voient des usines à bitume s’installer à côté de chez elles ou aux scientifiques qui alertent sur l’inutilité de cette autoroute et le réchauffement climatique » a-t-il expliqué d’une voix claire devant la présidente.

L’avocate plaide « l’état de nécessité »

Me Claire Dujardin, avocate du prévenu, a elle évoqué « la violence déployée contre les opposants à la Crem’arbre, qui a été dénoncée par le rapporteur de l’ONU Michel Forst, alors que les travaux étaient illégaux sur cette zone ».

Quelques jours avant l’interpellation de Rocket Georges, les forces de l’ordre avaient envahi la zad et instauré un siège, en harcelant et en privant de nourriture les militants dans les arbres. Après quarante jours de présence policière, les écureuils avaient finalement pu descendre le 24 mars en obtenant un répit pour l’abattage des arbres.

Pour son avocate, « le seul moyen [à la disposition du militant pour empêcher le chantier] c’était de grimper aux arbres. Il n’avait pas d’autres choix que de désobéir et de se mettre dans l’illégalité. Et bien entendu, protéger les arbres, c’est endiguer le réchauffement climatique ».

Elle s’est appuyée sur « l’état de nécessité », une notion définie dans le Code pénal qui permet à une personne de ne pas être condamnée à partir du moment où ses actes se révèlent nécessaires au regard du danger, en l’occurrence l’urgence climatique, qui s’impose à elle ou à autrui. L’avocate a aussi évoqué l’article 10 de la Cour européenne des droits de l’Homme sur la liberté d’expression pour demander la relaxe de son client.

Une « mise à l’écart du processus décisionnaire »

Entendue en qualité de témoin, Marine Yzquierdo, avocate de l’association Notre affaire à tous a insisté sur le manque de prise en compte des inquiétudes des opposants à l’A69, notamment au regard de la Convention d’Aarhus. Ces derniers « sont laissés à l’écart du processus décisionnaire ».

L’avocate de l’association a soutenu que « face à l’inaction climatique de l’État, la désobéissance civile est légitime. Le rôle de la justice est de protéger les défenseurs de l’environnement ». Venus en nombre dans la salle d’audience, les soutiens de Rocket Georges suivaient attentivement les débats, certains en prenant des notes.

Lire aussi : Poursuite du chantier de l’A69 : « C’est un nouveau passage en force de l’État »

Cette saga juridique est loin d’être finie, puisque l’autorisation du chantier est toujours en suspend au tribunal administratif de Toulouse, et une soixantaine de procès impliquant des opposants à l’A69 doivent encore avoir lieu d’ici à fin 2025.

 

Source : https://reporterre.net/Au-proces-d-un-ecureuil-anti-A69-l-avocate-plaide-l-etat-de-necessite

dimanche 22 décembre 2024

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