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mardi 14 avril 2026

2 - Procès des inculpé·es du 15 juin 2021 à Limoges

Procès des inculpé·es 

du 15 juin 2021 à Limoges

  


Les 19 et 20 mars 2026 à Limoges, deux personnes étaient convoquées devant la justice, à la suite d’une enquête de plusieurs mois menée « avec les moyens de l’antiterrorisme » et d’un contrôle judiciaire de près de cinq ans, pour répondre d’accusations de « dégradations de biens par des moyens dangereux pour les personnes » et d’« association de malfaiteurs ». Les faits incriminés étaient des sabotages par incendie (véhicules et antennes-relais) réalisés en opposition au déploiement du compteur Linky et de la 5G, en février 2020 et janvier 2021. Les personnes convoquées risquaient 10 ans de prison et des centaines de milliers d’euros d’amendes. Le comité de soutien et les inculpé·es ont fait de ce procès une tribune contre le numérique, qui a réuni plusieurs centaines de personnes.

Préambule : une grande tournée de soutien qui a touché des centaines de personnes

Depuis l’interpellation en 2021, le comité de soutien a évolué de la défense de camarades vers la critique des technologies imposées. Il s’est beaucoup activé ces derniers mois avec une quinzaine d’actions de solidarité dans diverses villes et villages, des Pyrénées Orientales à Amiens et de Bordeaux à Grenoble. Les événements ont pris des formes diverses suivant les capacités des groupes locaux organisateurs. Deux réseaux ont favorisé l’organisation : les groupes critiques des technologies imposées (Écran Total, Stop Micro, Stop 5G…) et les chorales révolutionnaires. En fonction des lieux, des groupes très divers ont pu s’associer à ces soirées : OCL, FA, CNT, Union Étudiante, Amnesty International, comités anti répression, groupes antimilitaristes (CRAAM) ou écologistes de terrain…

La forme de ces évènements a pu aller d’une simple rencontre-débat avec une douzaine de personnes à des événements regroupant plus de 200 personnes. Plusieurs cantines solidaires se sont mobilisées. Des projections de films : Woman at war, If a tree falls et des animations musicales très diversifiées ont rameuté du monde.

Tout cela a permis de faire connaître cette affaire, rassembler des fonds pour aider à financer la défense, informer et échanger sur les technologies imposées ainsi que sur les moyens utilisés pour la répression. Cela a remonté le moral des accusé·es et favorisé la mobilisation du 18 au 21 mars.

Mobilisation pendant le procès

Environ 200 personnes ont participé à ces journées. La salle d’audience, de capacité limitée, n’a pas permis que toutes assistent à un moment du procès. Les places debout étaient préemptées par les forces de police, en effectifs croissants la seconde journée. L’organisation locale a permis l’hébergement des personnes venues de loin, la tenue d’un rassemblement avec banderoles et petits stands en face de la cité judiciaire, l’accueil de rencontres et de discussions en trois lieux. Le regroupement de deux cantines solidaires a permis de restaurer tout le monde.

Plusieurs temps forts ont eu lieu en parallèle du procès : rencontres avec les membres du comité de soutien et des chercheurs critiques dès le 18 au soir ; conférence-débat de Jean-Michel Hupé (organisée par le cercle Gramsci sous le titre : « Greenblacklash, quand reculs écologiques et démocratiques vont de pair ») le 19 au soir ; temps d’information à chaque étape du procès ; échanges le 20 au soir sur les attentes à l’issue du procès ; rencontre le samedi sur les perspectives des luttes contre le numérique.

Ouverture du procès 

Après une première présentation à la barre des personnes poursuivies (Anne et Fernando), la présidente du tribunal a rappelé les faits à partir de l’enquête policière et judiciaire. Un rappel effectué de façon correcte, notant les éléments menant aux accusé·es, mais relevant aussi les impasses de certaines pistes : ADN ou traces de semelles inconnus...

La présidente a lu l’intégralité du communiqué de revendication de l’incendie d’antennes (que l’on peut encore retrouver sur le site Internet la Bogue : https://labogue.info/spip.php?article908). À propos des enregistrements de conversations téléphoniques, les avocats soulignaient qu’ils n’ont pas obtenu d’avoir accès à l’ensemble des enregistrements. La juge précisait que les enquêteurs ont relevé quelques bribes de conversation pouvant paraître suspectes, mais que cela n’était pas très probant et ne constituait qu’une très petite partie des enregistrements. L’avocate d’Anne a souligné qu’une conversation citée n’avait rien à voir avec l’affaire. La juge a acquiescé. Les avocats ont fait d’autres remarques du même ordre, dont la juge a convenu. Elle a également souligné que l’expertise graphologique demandée pour l’écriture des tags n’avait rien donné : ils ne peuvent être attribués aux prévenus. Anne serait mise en cause pour une affaire plus ancienne d’incendie de véhicules de chantiers en 2015-2016. Un non-lieu avait été prononcé en décembre 2019, faute d’identification des responsables, mais son ADN, prélevé à l’occasion des arrestations du 15 juin, semblait similaire à une trace retrouvée sur les lieux. Sur interrogation de la présidente, Fernando a maintenu qu’il n’avait pas commis les faits mais soutenait les lanceurs d’alerte qui font ce type d’action. Anne maintenait ses aveux extorqués en GAV mais annonçait ne parler désormais que de ce qui la concerne.

Les témoins

Les avocats de la défense, Chloé Chalot et Henri Braun, ont proposé huit témoins de qualité pour parler du contexte de l’affaire. 

Victor Cachard, auteur d’une Histoire du sabotage en deux volumes (éditions Libre), a expliqué comment le sabotage était apparu historiquement comme remède à l’action violente contre les personnes et essayant d’être plus efficace que les « bras croisés ». Le sabotage est une pratique pivot entre violence et non-violence. Cette pratique a été utilisée dans le cadre des luttes syndicales à partir de la fin du XIXe siècle. Les avocat·es (Enedis, Bouygues et Orange) des parties civiles se sont élevé·es contre cette présentation, assimilant les destructions matérielles à de la violence.

Célia Izoard, philosophe et journaliste, est l’autrice de plusieurs ouvrages sur le numérique (dont le dernier s’intitule La ruée minière au XXIe siècle) et traductrice de la dernière version de 1984 de Georges Orwell. Elle a dénoncé dans son intervention les effets nocifs pour la planète du déploiement de la 5G, l’exploitation minière avec les crimes et les guerres qu’elle entraîne, le gaspillage de la mise en place des Linky, et les mensonges sur l’obligation de pose du compteur.

Jean-Michel Hupé, chercheur en neurosciences durant 25 ans, s’est tourné ensuite vers la sociologie et a cofondé l’Atelier d’écologie politique de Toulouse (ATECOPOL). Il a rappelé tous les effets nocifs de l’IA, de la 5G et des ondes. Il soutient la nécessité de la désobéissance civile, voire du sabotage. La présidente et la procureure se sont posé des questions sur la possibilité d’invoquer « l’état de nécessité » pour justifier les actions de sabotage. Son intervention a été très attaquée par les avocats d’Enedis et de Bouygues.

Nicolas Bérard, journaliste à L’Âge de faire et auteur d’ouvrages sur le Linky, la 5G et le numérique, a expliqué les effets délétères de ces objets numériques sur le sommeil, la sédentarité, l’isolement, la santé mentale des jeunes. La présidente confirmait avoir suivi avec attention une émission sur la santé mentale des jeunes filles. Nicolas Bérard a regretté l’absence de prise en compte des mobilisations citoyennes.

Karima Mersad, enseignante chercheuse à Paris I en neurobiologie et en psychologie cognitive, a témoigné de la façon dont elle s’est rendue compte de l’apparition de symptômes perturbants pour elle (maux de tête, troubles du sommeil…). Elle a expliqué comment, de façon scientifique, elle avait étudié son environnement et progressivement compris qu’elle était victime des ondes électro-magnétiques. Elle a témoigné des difficultés vécues par les personnes électro-hypersensibles.

Matthieu Amiech, éditeur (éditions la Lenteur), auteur (Peut-on s’opposer à l’informatisation de nos vies ?) et contributeur régulier à la revue en ligne Terrestres : il a cité Fairtiq, une application proposée en région Occitanie qui est la seule manière d’avoir accès aux réductions sur les transports, mais exige l’utilisation d’un smartphone et de la géolocalisation. Il précisait que l’enregistrement de la plupart des trajets des citoyens était une des critiques faites au régime soviétique, alors que lorsque c’est Carole Delga (présidente de la région Occitanie) qui la met en place, il n’y pas de souci... Puis il citait le « portefeuille d’identité numérique » qui est une promesse de réunir toutes les cartes dans la même application… permettant de fait la privation de droits de manière automatique, donc le délitement complet des libertés civiles. Il donnait enfin des exemples de privations de droits sur la base de communications numériques, de messages, de relevés par des objets connectés.

Sandrine Larizza, salariée de France Travail au sein des services d’indemnisation des demandeurs d’emploi, a témoigné de la déshumanisation des relations avec les usagers en raison de la numérisation des services et du développement de l’IA. Elle a rappelé que selon le Défenseur des droits, une personne sur deux est en difficulté par rapport à l’accès aux services numériques.

Romain Couillet est un professeur des universités, spécialiste reconnu internationalement de mathématiques appliquées dans le traitement numérique des télécommunications. Depuis 10 ans, il a pris conscience de la nocivité du développement du numérique pour les humains et la planète. Il a choisi d’arrêter ses recherches pour se consacrer aux réflexions sur les différents niveaux de refus du numérique. Il milite aussi à Stop Micro à Grenoble. Romain Couillet assimile les industriels et les chercheurs qui justifient le développement de l’IA à ceux qui niaient les dangers du tabac ou de l’amiante. Il se situe dans la filiation d’Alexander Grothendieck qui a cessé ses travaux en raison de leur usage militaire.

Romain Couillet terminera son propos, la voix tremblante d’émotion, par l’évocation des résistant·es d’hier traité·es de terroristes qui sont aujourd’hui au Panthéon, et fera le parallèle avec ces lanceurs d’alertes jugés pour avoir essayé d’empêcher la course folle vers la destruction générale, en espérant qu’il y aura un avenir pour que dans 50 ans on puisse les réhabiliter pour ce qu’ils sont : des héros !

Émotion dans tout le tribunal, quelques mouchoirs sortent des poches. La présidente semblera ébranlée. La procureure, de son côté, se fendra d’un rappel à l’ordre à son encontre : nous sommes dans l’enceinte d’un tribunal, et les propos de ce dernier témoin, assimilables à la justification et la promotion du sabotage, sont passibles de poursuites.
Le tribunal était très attentif lors de ces exposés, concerné, conscient peut-être de la véracité de ces propos. La présidente semblait bienveillante à l’égard des prévenu·es et du public nombreux qui se trouvait dans la salle mais encore plus nombreux à l’extérieur.

Interrogatoire des prévenu·es

Fernando et son avocat contestent le caractère probant de l’ADN. L’avocate d’Enedis mobilise à son compte un extrait de l’enquête sociale, où l’enquêtrice a rapporté que Fernando disait « assumer ses actes ». La présidente précise que l’enquête sociale s’étant tenue en dehors de la présence d’un avocat, elle ne pourra la prendre en compte. Parmi les documents retenus pour incriminer Fernando figure une brochure en espagnol comprenant le terme « Las bombas » dans le titre. Celui-ci, d’un air malicieux, invite alors l’interprète à expliquer à la cour ce que signifie ce terme en espagnol : ce dernier confirmera qu’il s’agit d’un traité sur les chaudières et le matériel de plomberie. Ce ne sera pas la seule des facéties de Fernando à la barre, qui n’hésitera pas, à plusieurs reprises, à se tourner vers les avocat·es des parties civiles pour leur mettre sous le nez le caractère criminel des entreprises pour lesquels ils travaillent.

Anne fait une déclaration préalable très courageuse et émouvante, contredisant le portrait que les enquêteurs ont fait d’elle. Elle n’est pas une terroriste, juste une personne très proche de la nature, catastrophée par la situation actuelle de destruction de la planète et ayant voulu lancer une alerte. Sur l’interrogation de la présidente par rapport à la mise en danger d’autrui, elle précise que les dispositifs artisanaux utilisés n’étaient pas explosifs et qu’il n’y avait personne sur les sites. L’avocate d’Enedis explique qu’il y avait un employé sur le site, qui aurait pu être victime et a été traumatisé. L’avocate d’Anne relève qu’il n’a pas été auditionné et qu’il n’y a aucune pièce attestant de cet éventuel traumatisme. Cet employé était dans un bunker à l’autre bout de ce site assez vaste et n’a même pas vu l’incendie.

Avocat·es des parties civiles
Il y avait trois parties civiles : Enedis, Orange et Bouygues. L’avocate d’Enedis a été la plus virulente dans sa plaidoirie finale, comme elle l’avait montré dans ses questions. Elle insiste sur la violence des accusé·es, l’idéologie « antitout », l’ultragauche… Elle va jusqu’à mettre en cause la personne ayant bénéficié d’un non-lieu et une de celles ayant été mises hors de cause à l’issue de sa garde à vue. Elle traite les experts de « pseudo-scientifico-politico-sachants ». Henri Braun l’interrompt pour souligner que ces termes peuvent entraîner une procédure de diffamation publique. Pour réparation, elle évoque une somme globale d’environ 400 000 euros, avouant que le calcul et les justificatifs ne sont pas prêts, ce qui étonne les juges.

L’avocate d’Orange ne s’est pas exprimée pendant les débats, et fait une plaidoirie finale assez courte et plutôt ennuyeuse. Pour elle, l’état de nécessité ne peut être invoqué et la violence peut bien s’appliquer à ces faits. Elle souhaite que les prévenu·es soient reconnu·es coupables et versent 1 000 € à titre d’image et réputation, plus de 76 000€ de préjudice matériel, expliquant qu’il n’y a pas eu de déclaration à l’assurance car le montant de la franchise était supérieur au montant des dégâts, mais que même si l’assurance avait été mobilisée, la jurisprudence prévoit quand même un remboursement. Elle demande également 2 000 € de frais de représentation en justice.

L’avocat de Bouygues reprend quasiment les mêmes arguments que sa consœur d’Enedis avec un peu moins de virulence dans ses propos. Reconnaissant une impossibilité de chiffrer les dommages matériels, Bouygues demande 1 euro symbolique. Il réclame 5 000 € de préjudice moral et 5 000 € de frais de représentation en justice.

Réquisitoire de la procureure

Globalement, la procureure a tenu son rôle sans montrer une agressivité ou une sévérité excessive, précisant même dès le départ qu’elle ne s’engagera pas sur le terrain politique et s’en tiendra aux faits. Elle propose de retenir la culpabilité des deux accusé·es ainsi que l’association de malfaiteurs, mais demande la relaxe pour les tags. Elle justifie les peines demandées par le coût social des actions et le fait qu’elle n’est pas sûre que les accusé·es aient changé sur le fond, tout en les modérant en raison de l’absence de condamnation antérieure. Elle demande 4 ans de prison dont 2 avec sursis pour Fernando, 5 ans de prison dont 3 avec sursis pour Anne, et laisse aux juges la possibilité d’aménagement sur la partie ferme. Dans la mesure où un tel aménagement signifie la possibilité d’un bracelet électronique, on comprend là que les prévenu·es n’iront sans doute pas en prison, même si cette demande est complétée par du sursis : sur les conditions de celui-ci, elle demande le respect du remboursement des parties civiles, l’interdiction de manifester et celle de détenir une arme et enfin l’interdiction de se rendre sur les communes de Les Cars et Limoges. Sachant que les peines de prison encourues auraient pu aller jusqu’à 10 ans ferme et que le parquet est souvent jusqu’au-boutiste dans ce genre d’affaire, ce réquisitoire peut être considéré comme relativement modéré.

Plaidoirie de Chloé Chalot

En préambule, l’avocate d’Anne explique qu’elle n’appellera pas sa cliente par son nom de famille mais par son prénom, parce qu’au fil des années elle a appris à la connaître et l’apprécier. Elle souligne la longueur et la sévérité du contrôle judiciaire qui l’a privée pendant un an et demi de relations avec sa compagne. Elle souhaite que les peines qui pourraient être prononcées tiennent compte de ce qu’elle a déjà subi. Elle relève l’incohérence qu’il y a à demander à Anne de n’utiliser que des moyens légaux pour exprimer ses idées et de lui retirer le droit de manifester. L’avocate répète qu’Anne n’est pas violente et qu’il s’agit de destruction de biens, pas de violence. En raison de preuves insuffisantes, elle demande de ne pas retenir l’affaire des engins de chantier. En raison de la situation sociale et familiale d’Anne, Chloé Chalot demande que la peine prononcée soit entièrement avec sursis, qu’il n’y ait pas d’interdiction de manifester, ni de venir à Limoges où résident sa mère et son frère.

Plaidoirie de Henri Braun

L’avocat de Fernando, plus disert et plus lyrique que sa consœur, alterne les moments purement juridiques avec des évocations historiques, des thèmes politiques et la démolition de certains arguments des parties civiles. Il affirme que les industriels mettent aussi en danger les personnes, et que les moyens numériques de surveillance peuvent conduire au techno-fascisme. Il rappelle plusieurs affaires judiciaires où l’ADN a conduit vers une personne n’étant pas coupable. Il cite le docteur Olivier Pascal (expert judiciaire qui a introduit en France l’utilisation de l’ADN) et produit une attestation de sa part : au vu du dossier, le docteur Pascal explique que les traces relevées sont trop minimes pour être probantes. De plus, le premier prélèvement a été réalisé sans autorisation du parquet et doit être annulé. Enfin, il fait un historique de « l’état de nécessité » pour démontrer que cette notion pourrait très bien s’appliquer dans ce procès. Il demande la relaxe de Fernando.

Remarques complémentaires
Comme on pouvait s’y attendre (en particulier de la part d’une avocate d’Enedis qui travaille pour le cabinet Montbrial, réputé pour ses prises de positions violemment antigauchistes), les avocat·es des parties civiles n’ont pas manqué quelques coups bas gratuits, entre la mobilisation d’un vocabulaire issu des pires factions du ministère de l’Intérieur et les moqueries ou provocations à peine masquées envers certains témoins. Ils ne nous auront pas non plus épargné quelques formules issues souvent d’un monde disparu malgré leur apparente jeunesse (il s’agissait, pour l’avocat de Bouygues, de « remettre l’église au centre du village »), mais tout cela avec peu de panache et en commettant des erreurs que les avocat·es de la défense n’ont pas manqué de relever avec fermeté et humour.

Ainsi, quand une avocate nous donne la définition de la violence extraite du Larousse, Me Braun aura pu se régaler d’un : « Chère consœur un avocat consulte le code pénal et non le Larousse pour définir les mots ». Ce à quoi Me Chalot ajoutera qu’à sa connaissance, et contrairement à la violence contre les personnes, « il n’existe pas de famille des antennes ». Me Chalot et Mee Braun ont fait, chacun dans son style, des plaidoiries magistrales, intelligentes, drôles, percutantes, réjouissantes et très convaincantes dans une grande fidélité à l’esprit de leur client·e et dans la continuité des « conférences » des témoins (au sujet desquelles même Le Populaire se sera senti obligé de titrer : « Déferlement d’experts contre le déferlement numérique »).

Le maintien pendant deux jours d’un rassemblement face à la cité judiciaire, avec de nombreuses banderoles, a donné une grande visibilité au procès et aux questions politiques qui y furent traitées, donnant l’impression qu’on pouvait enfin enfoncer un coin dans l’inquestionnable catastrophe que représente le déferlement numérique.

Visibilité et espoirs

La presse régionale (journal, télé et radio) s’est fortement mobilisée et a réalisé des rappels préalables de l’affaire puis des comptes-rendus quotidiens tout à fait corrects et faisant place à l’expression du comité de soutien. D’autres médias étaient présents tels que Reporterre, L’Âge de faire, Radio Zinzine, et l’Empaillé.

Il y a eu des remerciements, des accolades chaleureuses, des larmes aux yeux, des sourires éclatants et une grande respiration collective. On retiendra de ce procès ce partage assez dingue d’émotions, de conscience commune qu’il se passait quelque chose de fort dont on se souviendrait longtemps et qui donnait envie de rester ensemble pour construire vraiment quelque chose de grand.

On s’est senti·es bien ensemble, nourri·es de toute cette intelligence collective et malgré la fatigue, il a été difficile de rentrer chez soi. On s’est bien sûr promis de se retrouver pour d’autres moments forts, joyeux, festifs ou difficiles. Les liens sont là, essentiels, qui durent, qui nous tiennent chauds et nous renforcent pour affronter ce monde dystopique.

Il est toujours difficile d’évaluer le résultat à venir d’un jugement, mais le comité de soutien a des raisons d’espérer une issue assez positive. La présidente du tribunal a été très attentive aux arguments évoqués par les témoins et les défenseurs. Le réquisitoire n’a pas été excessif et les avocat·es des parties civiles se sont déconsidéré·es par leurs excès. Le prononcé du délibéré aura lieu le 3 avril. On peut espérer que les peines seront inférieures à celles demandées, et que certaines peines secondaires seront supprimées.

En attendant que passent un jour à la barre, ou devant la cour du peuple et de leurs victimes, les véritables criminels…

Épilogue (provisoire ?)

La présidente : bien, les débats sont maintenant terminés, les prévenu·es ont-illes quelque chose à ajouter ?
Fernando : je voudrais dire une dernière chose. On a beaucoup dit qu’on faisait un procès politique. Mais pour moi c’est n’est pas un procès politique. Quels qu’en soient les auteurs, ce n’était pas un acte de sabotage, mais un acte d’amour. Pour que les enfants puissent vivre dans un monde habitable. Mes enfants. (Il montre du nez les avocats des parties civiles) : leurs enfants. (Il se tourne vers la salle) : vos enfants.
La séance est levée.


Compte-rendu rédigé à quatre mains,
sur la base d’un article à paraître dans la revue Courant Alternatif,
avec des dessins de Sauge

Source : https://labogue.info/spip.php?article2460 

lundi 26 mai 2025

NON, les LINKY ne sont PAS OBLIGATOIRES !!!!

NON, les LINKY ne sont PAS OBLIGATOIRES !!!!

 


Stéphane Lhomme (avatar)

Stéphane Lhomme

Directeur de l'Observatoire du nucléaire, animateur du site refus.linky.gazpar.free.fr

 15 mai 2025

En ce mois de mai 2025, d'innombrables articles et vidéos fleurissent sur le web - et même dans certains média prétendus sérieux - pour assurer que, "cette fois-ci c'est sûr, les Linky sont obligatoires" et qu' "on ne peut plus garder son bon compteur ordinaire". C'est totalement FAUX !

Pour la millième fois, retenez que LES COMPTEURS ORDINAIRES RESTENT ET VONT RESTER PARFAITEMENT LÉGAUX. Il est totalement improbable qu'ils ne le soient plus un jour. La seule chose qui menace nos bons compteurs ordinaires est la panne (et même dans ce cas on peut s'en sortir).

Deux récents jugements agitent les esprits actuellement, voici de quoi il s'agit.

1) Un arrêt de la cour de cassation du 9 avril 2025 a fait suite à une procédure lancée de façon inconsidérée par deux personnes de toute évidences très mal conseillées. Résultat, on se retrouve dans les médias avec des dizaines d'articles ou reportages stupides annonçant que, "cette fois ci-c'est fini, on ne peut plus refuser le compteur Linky". 

Qui plus est, trop de journalistes étant totalement ignorants, ils annoncent que suite à cet arrêt, les récalcitrants paieront une "amende" de 38,88 euros HT par an (ou 63,72 euros s'ils ne font pas leur auto-relève auprès d'Enedis).

Or :

- un journaliste ou un blogueur doté d'au moins un neurone se rendrait immédiatement compte qu'il y a totale contradiction entre annoncer que les compteurs ordinaires sont désormais "illégaux" et le fait qu'il reste des récalcitrants qui sont appelés par les autorités à faire des auto-relèves grâce à... leurs compteurs prétendus "illégaux" !

- la dite facturation (qui n'est PAS une "amende", laquelle sanctionnerait une infraction, ce qui n'en absolument pas le cas ici) de 38,88 ou 63,72 euros par AN n'a strictement rien à voir avec ce tout récent arrêt de la cour de cassation puisque sa future mise en place a pour la première fois été annoncée dans la circulaire de la Commission de régulation de l'énergie de... mars 2016 ! (oui, deux-mille seize !).

Pour rappel, cette facturation est injuste et nous avons (vainement) essayé de la faire annuler, mais il faut aussi noter qu'elle reste beaucoup moins chère que les augmentations de factures et/ou d'abonnement qui suivent très souvent la pose du Linky...

NOS COMPTEURS ORDINAIRES RESTENT ET VONT RESTER PARFAITEMENT LÉGAUX

Pour que cela change, il faudrait que, par exemple sur la base de l'arrêt de la Cour de cassation, une loi soit votée par les parlementaires pour rendre illégaux les compteurs ordinaires (ce qui est probablement impossible juridiquement) et ordonner à Enedis d'envoyer sur le terrain des agents pour couper le courant aux 2 à 3 millions de "récalcitrants" (qui sont aussi des électeurs, ne l'oublions pas). Notre démocratie est certes bien malade, mais il est certain que ce scénario n'a strictement et bien heureusement aucune chance d'arriver.
Dormez tranquilles auprès de votre compteur ordinaire !

2) Un référé du 15 avril 2025 de la Cour d’appel de Riom, saisie par une dame fort courageuse, a confirmé les décisions de première instance :

  * le retrait par Enedis du compteur Linky
  * la délivrance d’une électricité exempte de tout courant porteur de type “Linky” (CPL),
  * le remboursement à la victime de ses frais d’avocat, 850 € pour la 1ère instance, plus 2.000 € l’appel.

C'est une très belle victoire (bravo à cette dame) mais néanmoins :

- c'est un référé (procédure d'urgence) qui va être suivi de jugements sur le fond, Enedis ne va pas lâcher l'affaire comme ça.


- ce jugement, qui concerne une personne EHS, peut probablement servir d'appui à d'autres personnes EHS, mais pas aux 2 ou 3 millions de "récalcitrants" ordinaires

Donc, de même que l'arrêt de la cour de cassation ne signifie pas du tout la fin des compteurs ordinaires, le jugement de Riom ne signifie (hélas) pas non plus la fin des Linky ! 

ATTENTION :

Un avocat-escroc vient de relancer ses campagnes illégales de racolage, en surfant d'ailleurs sur le jugement de Riom (pour lequel il n'est strictement pour RIEN !) Il semble que des milliers de gens ont versé ou versent encore (parfois mensuellement, et depuis des années) de l'argent à cet individu dont les procédures sont parfaitement inutiles... sauf pour alimenter généreusement ses comptes en banque...

EN CONCLUSION DE CE MESSAGE : 

Gardons nos bons compteurs ordinaires, ils peuvent durer encore des décennies et nous préserver de toutes les tares du système Linky. Ne vous laissez pas intimider par les articles, reportages, vidéos qui circulent sur les fameux réseaux prétendus "sociaux"...

Stéphane Lhomme 


Directeur de l'Observatoire du nucléaire 


Animateur de http://refus.linky.gazpar.free.fr

RAPPEL : POURQUOI REFUSER LES LINKY

Je combat le compteur Linky depuis le lancement du programme le 1er décembre 2015 (bientôt 10 ans !), j'ai animé plus de 120 conférences sur le sujet, jusqu'au covid. Depuis, je continue à répondre quotidiennement à des citoyens qui ont toujours leurs compteurs ordinaires et ont besoin d'être rassurés face aux innombrables annonces trompeuses qui surgissent de temps à autre, du genre "une nouvelle loi vient de passer, cette fois vous n'avez plus le droit de refuser le Linky".

Comme établi par la Cour de comptes, le programme Linky coûte très cher à tous les habitants de France (qu'ils aient un Linky ou non !) et, c'est un comble, le mode de financement de ce programme rapporte gros... à Enedis !

Important : les belles promesses annoncées en 2015 à propos du Linky ne se sont bien entendu jamais concrétisées : rappelez-vous, les usagers allaient "faire des économies" et "voir leurs factures diminuer" : or jamais les factures n'ont été aussi lourdes. Ce n'est peut-être pas la faute du seul Linky mais en tout cas les "économies" annoncées "grace au Linky" étaient bien sûr des mensonges.

Par contre, les tares du Linky sont elles bien réelles :

- scandales écologique avec la mise au rebut de 35 millions de compteurs ordinaires en parfait état de marche

- augmentations immédiates et parfois brutales des factures très souvent dès la pose du Linky

- mise en danger des habitants : incendies (parfois mortels), ondes.

- mise en danger des libertés : même si les capacités totalitaires des Linky ne sont pas encore utilisées, elles sont disponibles pour de prochains gouvernements encore plus antidémocratiques que sous macron (c'est dire). Le Linky donne d'innombrables informations privées (si vous étiez chez vous ou non à telle heure, etc)

- coupure possible de l'électricité à distance au cas par cas, maison par maison : auparavant, selon ses besoins, EDF/Enedis devait couper l'électricité à tout un quartier. Avec les Linky, ils peuvent faire de la "dentelle", couper chez Mme X mais pas chez son voisin M. Y : il y a là la possibilité d'un "crédit social" à la chinoise pour punir les "mauvais citoyens", ou tout simplement les pauvres... pendant qu'on laisse l'électricité aux privilégiés.

A nouveau, ce n'est peut-être pas utilisé pour le moment, mais ce sera possible pour de futurs autocrates et peut-être plus vite qu'on ne le pense...

Les 2 à 3 millions de citoyens courageux qui gardent encore leurs compteurs ordinaires malgré les mensonges et menaces d'Enedis et de ses sous-traitants, et les innombrables articles erronés depuis 10 ans, sont à l’abri de toutes les tares du Linky. CQFD !

Stéphane Lhomme

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/stephane-lhomme/blog/150525/non-les-linky-ne-sont-pas-obligatoires

samedi 7 décembre 2024

LE FLOP TOTAL DU PROGRAMME LINKY

 

LE FLOP TOTAL 
DU PROGRAMME LINKY
 
 
03/12/2024 Via Stéphane Lhomme
 


La Cour des comptes a publié jeudi 18 novembre un rapport intitulé "Contrôle de suite sur le déploiement et l’utilisation des compteurs Linky" qui confirme l'essentiel des critiques et dénonciations mises en avant par les opposants à ce programme dès son lancement en décembre 2015 et résumées en mars 2018 par nous même dans les pages débat du Monde (*)
 
Hélas, cette réalité n'a pas pratiquement pas été évoquée ces jours-ci par la majorité des médias, dans la lignée de la dépêche lénifiante publiée par l'AFP, complaisamment titrée "Compteurs Linky : le déploiement a coûté bien moins cher que prévu". La belle affaire : ce programme inutile et ruineux, payé bien entendu par les factures des usagers, n'aura donc coûté "que" 4,6 milliards au lieu des 5 attendus, et il faudrait s'en réjouir ?
 
De plus, comme déjà dénoncé par la Cour des comptes dans un premier rapport en 2018 qui n'a été suivi d'aucun changement de la part de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), le mode de financement du programme Linky déroge aux règles habituelles et permet ainsi au distributeur Enedis (filiale d'EDF) de gagner sur le période 2016-2029 près d'1,5 milliards d'euros injustifiés, toujours au détriment des usagers.
 
Ce que l'AFP a aussi oublié de faire, se focalisant seulement (et de façon partiale) sur la question du coût du programme, c'est de se reporter aux belles promesses avancées depuis 2015 par Enedis - qui s'appelait encore ErDF à l'époque - et par l'exécutif, dont la plus emblématique était la perspective pour les usagers de faire des économies de consommation et donc aussi financières. Un groupe de 26 députés macroniens avait même assuré dans une tribune au Monde en mars 2018 que le Linky « pourrait permettre jusqu’à 23 % d’économies d’énergie », rien que ça.
 
Or les seuls changements apparus au fil des poses des compteurs Linky, et la presse quotidienne régionale en a attesté et en atteste encore par d'innombrables articles depuis près de 10 ans, ce sont des usagers confrontés à de brutales augmentations de factures et/ou obligés de prendre un abonnement plus élevé (et donc plus cher), leur installation disjonctant continuellement alors qu'elle fonctionnait très bien avec le compteur ordinaire.
 
Il en est de même des innombrables incendies de compteurs - aux conséquences parfois dramatiques - dont on trouve aussi l'écho chaque semaine dans les journaux, et dont un certain nombre sont causés par les poses mal réalisées par les sous-traitants qu'Enedis a envoyé sur le terrain. Si la formation des poseurs était très incertaine, en revanche ils savaient tous comment intimider les usagers en leur affirmant que la pose du Linky était "obligatoire" et que les rebelles se verraient couper l'électricité.
 
On rappellera aussi que les Linky devaient prétendument faire disparaitre les fraudes et, d'ailleurs, les opposants étaient soupçonnés refuser les Linky "pour pouvoir continuer à frauder". Au contraire, l'actualité est marquée - en septembre dernier par exemple - par des opérations de police cherchant à débusquer des réseaux qui proposent aux habitants de trafiquer leurs Linky pour réduire les factures. Quant il ne s'agit pas de perquisitions carrément chez Enedis en juillet du fait de fausses facturations et corruption dans les services chargés du Linky. 
 
Il est nécessaire aussi d'évoquer la façon dont ont été traités les millions de citoyens qui n'ont pas souhaité se voir imposer des compteurs communicants pour différentes raisons comme par exemple :
 
- droits et libertés : refus d'avoir un compteur collectant d'innombrable données sur la vie privée des usagers et permettant de vous couper arbitrairement l'électricité à distance
 
- risques (incendies, ondes)
 
- écologie : remplacer à marche forcée 35 millions de compteurs en parfait état de marche est un véritable crime environnemental. Qui plus est, une véritable opacité est maintenue par Enedis sur le rythme de remplacement des Linky dont la durée de vie s'annonce bien plus courte que celle des modèles ordinaires, ce qui va aussi avoir de lourdes conséquences environnementales mais aussi financières.
 
- social : outre son coût, le programme Linky, présenté de façon éhonté comme "créateur d'emplois", a au contraire permis de supprimer dans toute la France les postes de releveurs ;
 
Croyant pouvoir simplement exercer leur libre-arbitre, ces citoyens ont été et sont encore traités comme des individus de 2nde zone, complotistes, peureux, rétrogrades, fraudeurs, etc.
 
Finalement, neuf ans après le lancement du programme Linky, près de 3 millions de foyers ont réussi à conserver leurs compteurs ordinaires lesquels, malgré tous les mensonges assénés durant toutes ces années, restent et resteront toujours parfaitement légaux. De fait, personne ne s'est fait couper l'électricité - hormis par quelques actes totalement illégaux de sous-traitants zélés - et la seule contrepartie est une éventuelle facturation spécifique - et non une amende comme prétendu ici ou là - d'environ 5 euros par mois qui pourrait voir le jour à partir de la mi-2025.
 
Si elle est réellement mise en place, cette facturation sera totalement injuste tant c'est le programme Linky qui coûte cher et non le fait de garder son compteur ordinaire. Mais elle sera toujours moins chère que les augmentations de factures et d'abonnements qui suivent si souvent la pose du Linky.
 
Pour finir, nous rappellerons que, depuis l'été 2023, des arrêtés ministériels permettent à Enedis d'empêcher arbitrairement, par le biais des Linky, le réchauffage de l'eau des cumulus pendant les heures creuses de la mi-journée. 
C'est risible : pour mémoire, le Linky devait prétendument permettre à l'usager de "maitriser sa consommation", d'en devenir "l'acteur". Or c'est au contraire le pouvoir central qui prend la main par les Linky, dépossédant ainsi l'usager de ses prérogatives et le citoyen de sa dignité.
 
Il ne s'agit là que d'une première utilisation des capacités hélas étendues de ces compteurs espions qui sont désormais en place dans la grande majorité des logements de France, à la disposition des décisions que pourront désormais prendre d'éventuels autocrates accédant au pouvoir. Il est notable que seuls les citoyens ayant fait courageusement le nécessaire pour garder leurs compteurs ordinaires sont à l'abri de ces méthodes totalitaires…
 
Stéphane Lhomme,
 
Directeur de l'Observatoire du nucléaire

mardi 17 janvier 2023

Enedis avoue enfin que le compteur Linky n’est pas obligatoire

Enedis avoue enfin 

que le compteur Linky 

n’est pas obligatoire

 

Les foyers qui refusent le compteur Linky ne vont pas payer 5 euros par mois… et vont échapper aux coupures arbitraires d’électricité.

Stéphane Lhomme  • 6 janvier 2023

 

Manifestation devant l’entrée du bâtiment d'Enedis à Valence le 21 02 2018
© www.next-up.org

 

Jeudi 15 décembre, l’Agence France presse (AFP) a diffusé une dépêche titrée « Électricité : le relevé de compteurs payant à partir du 1er janvier pour certains clients non équipés de Linky » et dont le contenu a été repris par de nombreux médias et sites web. Or, même si ce qu’a écrit l’AFP n’est pas formellement faux, le fait est que la plupart des gens qui ont vu passer cette information ont été désinformés.

En effet, les personnes qui résistent depuis 2015 à l’invasion des compteurs communicants verts fluo ont juste à faire une auto-relève de leur consommation sur le site web du distributeur d’électricité Enedis, ou par téléphone, pour échapper au moins jusqu’en 2025 à la facturation actuellement agitée pour les intimider.

Notons qu’il s’agit bien d’une simple facturation, parmi les nombreuses autres figurant dans le catalogue des prestations d’Enedis, et en aucun cas d’une amende : les 4 millions de foyers encore équipés de compteurs ordinaires ne sont pas hors-la-loi.

Il était donc totalement injustifié de titrer sur l’infime partie des « anti-Linky » – quelques étourdis ? – qui ne feront pas cette auto-relève et paieront effectivement 5 euros par mois.

La véritable information que l’AFP aurait dû mettre en exergue est bien différente : en reconnaissant que l’on peut légalement garder son compteur ordinaire, sans avoir rien à payer ou en échange d’une modeste facturation de 5 euros par mois, Enedis avoue enfin que le Linky n’est pas obligatoire, ce que nous clamons depuis sept ans.


L’habitant « linkysé » est totalement dépossédé de son libre arbitre.

Et cela tombe bien car la récente affaire des cumulus illustre parfaitement l’une des principales raisons qui ont poussé tant de citoyens à s’opposer au programme Linky. Rappelons donc qu’un arrêté ministériel du 22 septembre 2022 autorise Enedis à utiliser les compteurs Linky pour empêcher le réchauffage de l’eau des cumulus pendant les heures creuses de la mi-journée, et ce sans l’accord des habitants.

Or, depuis 2015, il était partout prétendu que, avec les Linky, les habitants allaient pouvoir « maîtriser leur consommation » et « devenir acteurs » de cette consommation. Et finalement la première utilisation spécifique du Linky relève exactement du contraire : une prise en main autoritaire et arbitraire par Enedis et le gouvernement. Loin d’être acteur, l’habitant « linkysé » est au contraire totalement dépossédé de son libre arbitre.

Or, au vu du délabrement avancé du parc nucléaire d’EDF et des probables pénuries d’électricité à venir, il paraît inévitable que le pouvoir utilisera bientôt les compteurs Linky pour couper ou réduire arbitrairement l’accès à l’électricité des citoyens.

On peut d’ailleurs légitimement craindre une utilisation de classe des Linky, avec des coupures « en dentelle » épargnant les habitants aisés et réservées, sur le principe élaboré en Chine du « crédit social », aux pauvres, ruraux, « déviants », etc.

Seuls les « sans-Linky » peuvent encore échapper à une utilisation arbitraire des compteurs électriques. Et contrairement à ce qui a été écrit ici où là, ces gens ne se désintéressent pas des nécessaires efforts pour éviter le black-out électrique, ils font même partie des citoyens les plus attentifs à économiser l’énergie.

Mais, une fois de plus en France, les prétendues « élites » politiques et industrielles se croient habilitées à infantiliser les citoyens et à prendre des mesures arbitraires à leur place. Outre ses autres tares – surfacturations, dysfonctionnements divers, risques ondes et incendies, captation de donnée sur la vie privée, etc – le Linky est bien l’expression de ce mépris technocratique aveugle qui mène la France dans le mur.

Il faut absolument stopper la fuite en avant technocratique et technologique de nos sociétés.

Après que 10 milliards ont été gaspillés dans le programme Linky, et au lieu de lancer de ruineux chantiers de réacteurs nucléaires qui ne manqueront pas de finir en désastre comme celui de l’EPR de Flamanville, il faut absolument stopper la fuite en avant technocratique et technologique de nos sociétés, et préférer la modestie, la sobriété, les énergies renouvelables… et le respect des citoyens.

 

Source : https://www.politis.fr/articles/2023/01/enedis-avoue-enfin-que-le-compteur-linky-nest-pas-obligatoire/

jeudi 22 décembre 2022

 Compteurs Linky : désinformation orchestrée par l'AFP et reprise par de trop nombreux médias

 Compteurs Linky : 

désinformation orchestrée 

par l'AFP et reprise 

par de trop nombreux médias


 

Il est bien connu qu'une dépêche de l'AFP est le plus souvent reprise telle quelle par de nombreux médias qui la reproduisent automatiquement sur les sites web et souvent le lendemain dans les journaux papiers, sans parler des reportages radio et tv.

 

C'est de cette façon que les citoyens français ont été une nouvelle fois trompés sur la question du compteur Linky, par le biais d'une dépêche AFP publiée le 15 décembre et titrée "Électricité : le relevé de compteurs payant à partir du 1er janvier pour certains clients non équipés de Linky".

 

On notera d'abord que la dépêche précise elle-même que ce fait a été "indiqué à l'AFP le gestionnaire du réseau de distribution d'électricité Enedis" : l'AFP se fait donc petit soldat à la disposition de la communication du distributeur d'énergie et installateur des Linky.

 

Bien sûr, habilement, la dépêche ne dit rien de formellement faux, mais la vérité est néanmoins totalement travestie : certes, la relève des compteurs sera payante à partir du premier janvier… mais seulement pour une infime minorité des 4 millions de foyers qui ont réussi à conserver leurs compteurs ordinaires (malgré les menaces et intimidations d'Enedis et de ses sous-traitants).

 

En effet, la quasi-totalité de ces "anti-Linky" transmettront au moins une fois par an leur consommation à Enedis par Internet ou par téléphone et n'auront alors rien à payer au moins jusqu'en 2025, et probablement au-delà (*).

 

Si elle avait pour objectif d'informer et non de tromper les citoyens, l'AFP n'aurait pas titré sur les éventuelles rares personnes qui ne transmettront pas leur consommation à Enedis (on se demande bien pourquoi elles ne le feraient pas !) mais sur les vrais enseignements de cette affaire.

 

La première chose qu'il fallait en effet noter est que, contrairement à ce qui a été prétendu depuis le début du programme Linky en 2015, il est finalement avoué par Enedis que les compteurs ordinaires restent parfaitement légaux et peuvent être conservés sans avoir rien à payer ou au pire en échange d'une faible facturation pour quelques rares étourdis. Nous insistons d'ailleurs bien sur le fait qu'il s'agit bien d'une simple facturation, parmi toutes celles figurant dans le catalogue d'Enedis, et en aucun cas d'une "amende".

 

Si elle avait fait preuve du minimum d'éthique professionnelle, l'AFP aurait titré sa dépêche par quelque chose comme "Il était donc bien possible et légal de refuser les compteurs Linky", et rendu ainsi justice aux opposants qui affirment cette vérité depuis 2015 (**).

 

Notons aussi que, même si cette facturation de 5 euros par mois était finalement appliquée, son coût resterait bien plus faible que les augmentations de factures et d'abonnements que subissent de très nombreux habitants dès la pose du compteur Linky. Cela non plus, l'AFP s'est bien gardée d'en parler, tout comme sont évacués les nombreux et parfois graves problèmes générés par le Linky.

 

Outre les surfacturations, on peut lister : dysfonctionnements divers, mise en danger par les ondes et les risques d'incendies (mortels), surveillance de masse rendue possible par la captation d'innombrables données, et mainmise autoritaire et arbitraire sur la consommation des habitants "Linkysés" qui peuvent se voir couper l'électricité à distance.

 

A ce sujet, la récente affaire des cumulus (***) est parfaitement édifiante : depuis 2015, hélas relayée par trop de médias, la propagande d'Enedis affirmait que, avec les Linky, les habitants allaient pouvoir "maîtriser leur consommation" et "devenir acteurs" de cette consommation.

 

Or, la première utilisation spécifique du Linky relève exactement du contraire : une prise en main autoritaire et arbitraire de la consommation par Enedis, autorisée par un arrêté gouvernemental. Loin d'être acteur, l'habitant "linkysé" est au contraire totalement dépossédé de son libre arbitre.

 

Bien que dûment sollicitée par des dizaines de collectifs anti-Linky, l'AFP s'est bien gardée de faire état du fait que la majorité de la population française a été totalement trompée. Au contraire, divers médias ont stigmatisé les "sans-Linky, qui échappent effectivement aux coupures d'électricité à distance, les taxant de "mauvais citoyens" alors qu'ils sont en réalité parmi les plus attentifs à économiser l'énergie.

 

Alors que l'industrie nucléaire française ne cesse d'étaler ses déconvenues et son incompétence, la France importe massivement de l'électricité de chez ses voisins depuis des mois. Mais ces derniers ne pourront pas nous sauver indéfiniment et il y a fort à craindre que les Linky ne soient bientôt utilisés de façon encore plus intrusive et autoritaire.

 

Après que 10 milliards aient été gaspillés dans le programme Linky, et au lieu de lancer de ruineux chantiers de réacteurs nucléaires qui ne manqueront pas de finir en désastre comme celui de l'EPR de Flamanville, il est grand temps de financer les économies d'énergie et les énergies renouvelables…

 

Stéphane Lhomme
Directeur de l'Observatoire du nucléaire
Animateur de http://refus.linky.gazpar.free.fr

 

(*) Nous estimons que cette facturation ne sera probablement pas mise en place car, pour cela, il faudrait qu'Enedis embauche à nouveau du personnel pour effectuer les relèves de consommation. Or, licencier tous les releveurs - ce qui a hélas été fait - était au contraire un des objectifs du programme Linky dans le but de rendre Enedis encore plus rentable et d'en préparer la privatisation.

 

(**) Au contraire par exemple de la direction de l'UFC-QueChoisir, qui n'a cessé de mentir dans cette affaire et qui a perdu les procès intentés à l'encontre d'un des animateurs du mouvement anti-Linky. Bien que dûment informée, l'AFP n'a strictement fait aucune mention des déconvenues judiciaires de la principale association de consommateurs, qui plus est convaincue de s'être acoquinée avec les fournisseurs d'énergie et Enedis

 

(***) Par le biais des compteurs Linky, Enedis empêche le réchauffage de l'eau des cumulus pendant les heures creuses de la mi-journée, sans l'accord des habitants.

Source : http://refus.linky.gazpar.free.fr/afp-menace-facturation.htm

vendredi 2 décembre 2022

Le scandale invisible des ondes électromagnétiques


TOUS IRRADIÉS : 

le scandale invisible des ondes électromagnétiques

 

Nous sommes tous irradiés par les ondes électromagnétiques artificielles de nos téléphones, antennes relais, bornes wifi et autres compteurs intelligents, et nous sommes déjà en train de le payer. Les personnes électrohypersensibles (EHS), scientifiques, politiques, avocats et militants tirent la sonnette d’alarme, en vain. Enquête sur ce qui s’apparente à un scandale invisible.

Xavier, attaché-case à la main, costume trois pièces et cravate, est haut fonctionnaire. Il travaille près de la tour Eiffel avec deux portables dans la poche. Il a des projets plein la tête mais un jour, son corps dit stop.

Dans sa vie antérieure, Magalie menait une existence à cent à l’heure dans le marketing à Paris. D’un coup, impossible de dormir. Sa voisine lui informe que rien n’a changé, sauf le compteur Linky qui vient d’être installé chez elle. Magalie déplace son matelas dans la cuisine mais cela ne suffit pas. Rapidement, elle ne tolère plus le téléphone portable, le wifi… Elle doit fuir la capitale.

Enzo est chercheur à Grenoble. Il trouve un bel appartement au septième étage avec une vue imprenable sur les Alpes. Il a acheté ce bien pour ça. Il n’avait pas fait attention à l’antenne sur le toit de l’immeuble d’en face dont le sommet arrive pile au niveau de sa terrasse. Il faut dire qu’elles sont camouflées. Il profitait des rayons du soleil mais aussi des radiations de l’antenne jusqu’à ce que son corps ne lâche.

Virginie donne des cours de poterie. Elle se sent fatiguée ces derniers temps. Elle passe un appel avec son portable. Son oreille chauffe. Le lendemain, elle a des vertiges. Rapidement, sa vie en société devient impossible.


Magalie, Enzo, Virginie et Xavier sont tous électrohypersensibles (EHS). Ils le sont devenus. Tous ont un parcours et un profil différents, mais ils ont basculé dans une vie parallèle. Devenus hypersensibles aux ondes électromagnétiques artificielles, ils ont dû fuir du jour au lendemain à la recherche d’un coin à l’abri du fléau qui les affecte. Fini l’attaché-case, place aux nuits seuls dans la forêt. Une vie professionnelle à l’arrêt, une sphère familiale détruite, une vie sociale éclatée avec une étiquette de « perturbé » à gérer. L’électrohypersensibilité n’est toujours pas reconnue et pour les EHS la question qui les hante est : « Que voulez-vous faire de nous ? »

Pour survivre, les EHS cherchent des zones blanches que le gouvernement a décidé de supprimer dans le cadre du New Deal, pour réduire la fracture numérique. Pourtant 5% de la population française, soit environ 3,3 millions de personnes, souffrent, à des degrés variables, de sensibilité exacerbée aux ondes électromagnétiques, selon les dernières estimations réalisées par l’ANSES en 2018.



Les EHS donnent l’alerte, mais sommes-nous tous concernés ? Des chercheurs alertent, certains politiques relaient, la Justice condamne et rien ne se passe. Des études scientifiques ignorées, une recherche qui tourne au ralenti, un lobby puissant qui utilise la stratégie du doute comme précédemment pour l’amiante ou le tabac, des normes inadaptées et que nos téléphones portables ne respectent même pas. Chaque pièce du puzzle permet de mettre en lumière un problème sanitaire de grande ampleur. En route sur les traces de ce scandale invisible.

Enquête complète à découvrir dans le numéro 1 de La Brèche !

 

Source : https://journal-labreche.fr/?p=238&fbclid=IwAR2KX4x4IapM0lho2Hl-BuCQl564Owjmi3ozPuvRzqTLNJgJ2QXunlxgVmA

vendredi 22 juillet 2022

Compteurs électriques - Facturation des coûts de relève : vous pouvez dire non

On a reçu ça :

Facturation des coûts de relève : 

vous pouvez dire non




Comme beaucoup de personnes me demandent ces temps-ci ce qu'il en est des couts de relève, je vous renvoie ce mail d'il y a quelques mois :

Jusqu'en 2025 : envoyez à Enedis le relevé confiance qu'ils demandent 2 fois/an.

Après 2025 : soutenez la demande de recours gracieux déposée par le réseau.

 

Bonjour,

Enedis et ses alliés (la Commission de régulation de l'énergie (CRE), UFC-QueChoisir, etc) sont confrontés à une résistance anti-Linky qu'ils n'avaient pas prévue : à ce jour il reste environ 4 millions de compteurs ordinaires en service ! Aussi nous assistons à une nouvelle campagne d'intimidation : des menaces de facturation de la relève visuelle de la consommation pour les "sans-Linky", d'un montant de 8, 30 euros HT tous les deux mois, soit 50 euros par an.


Voici ce qu'il faut savoir :


1) Dans tous les cas, il n'y aura aucune facturation avant 2023 : les courriers envoyés actuellement par Enedis laissent habilement croire que cette facturation pourrait être immédiate, c'est totalement faux une fois encore !


2) Si vous faites des auto-relèves chez Enedis (voir ci-dessous), il n'y aura aucune facturation avant 2025 ! Ça laisse largement le temps de voir venir !


3) Vous pouvez facilement faire vos auto-relèves chez Enedis, au choix :

- sur le site web d'Enedis : https://www.enedis.fr/faire-le-releve-en-ligne
- par téléphone au 0970 831 970
(du lundi au vendredi de 8h à 17h)

On peut recommander de le faire deux fois par an, mais vous pouvez aussi le faire plus souvent si ça vous chante...


4) Vous pouvez continuer à faire vos auto-relèves auprès de votre fournisseur (EDF, Engie, Eni, etc) mais cela ne dispense pas de les faire chez Enedis car, charmes de la distribution de l'électricité en France, c'est Enedis qui est censé collecter les données de consommation et les transférer ensuite aux fournisseurs. Pour éviter la facturation évoquée ci-dessus, il faut donc nécessairement faire des auto-relèves chez Enedis.


5) Si vous rencontrez des difficultés pour faire vos auto-relèves, ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas seuls ! Il s'agit peut-être de manœuvres d'Enedis pour nous compliquer la tâche (en croyant nous pousser ainsi à demander un Linky !) mais c'est plus probablement de l'incompétence. Pêle-mêle, vous pouvez être confronté à un dysfonctionnement du site web de relève, ou du serveur vocal, ou bien Enedis ne transmets pas votre consommation à votre fournisseur, etc. Ne paniquez pas (pour mémoire : aucune facturation avant 2023 !), revenez-y plus tard, jusqu'à ce que votre consommation soit bien prise en compte.




Procédure 

contre le projet de facturation 

à partir de 2025 : 

vous pouvez aider !

Lors de la récente réunion téléphonique des Collectifs anti-Linky, il a été acté de faire une procédure en justice contre le projet de facturation de la relève à partir de 2025 (et 2023 en cas d'absence d'auto-relèves). L'avocat sélectionné est l'excellent Me Jean-Sébastien Boda.

Vous pouvez aider au financement de cette procédure par cette cagnotte en ligne :

https://www.helloasso.com/associations/stop%20linky%2088/collectes/non-a-la-taxation-discriminatoire-des-sans-linky


Vous pouvez également contribuer en envoyant un chèque à l’ordre de Stop linky 88 à l’adresse suivante : Stop linky 88, 4 rue Jacquard 88000 Épinal. N’oubliez pas d’indiquer au dos du chèque : Contre la taxation discriminatoire des sans-linky

 ___________________

 

Continuons à résister, nous avons raison !

-- 
Bien cordialement
Stéphane Lhomme
Directeur de l'Observatoire du nucléaire
Animateur de http://refus.linky.gazpar.free.fr



POUR REFUSER :

LA LETTRE RECOMMANDEE A ENEDIS 

PROTECTION ANTI-VANDALISME


TOUS LES DOCUMENTS SONT DISPONIBLES SUR DEMANDE A CETTE ADRESSE MAIL

A défaut d’adresse mail, contactez les référents des quartiers proches de chez vous.


POUR VOUS INFORMER, TROUVER DES DOCUMENTS-TYPES :

Stop Linky France - plateforme virtuelle d'information et de mise en relation nationale https://stoplinky-france.webnode.fr/

L'annuaire des collectifs anti linky est sur ce lien : http://www.stoplinky88.fr/les-collectifs-anti-linky-en-france/

Pages FaceBook, Blog, sites : https://stoplinkynonmerci.org

- Les innombrables pages FaceBook consacrées à ce sujet

- Stéphane LHOMME : http://refus.linky.gazpar.free.fr/

- Annie Lobé

- Les associations Robin des toits, Priartem, Next-Up, etc.
http://electrosmog.grappe.be/  Réseau belge, plein de docs.
- Les revues Nexus, l'Age de Faire, ...

- et bien d'autres connus ou moins connus...

Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre et finit par perdre les deux. (Benjamin Franklin)





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 Il fut un temps, qui n’était pas le Moyen Âge, où l’on pouvait prendre le train en demeurant anonyme, traverser une ville sans être filmé, se sentir d’autant plus libre qu’on ne laissait derrière soi nulle trace de son passage. Et pourtant, il y avait déjà des enlèvements d’enfants, des attentats terroristes, des épidémies — et même des guerres.» (https://www.monde-diplomatique.fr/2021/08/HALIMI/63421)

Stand d'information : de 9 h à 12 h à PRADES, tous les mardis devant l'ex Biocoop s'il ne fait pas trop mauvais