Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

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samedi 30 décembre 2017

Lutter contre le chômage ou le chômeur ? #BalanceTonChomdu

Lutter contre le chômage ou lutter contre le chômeur ?


#BalanceTonChomdu



Le




Fainéants, fraudeurs, parasites sociaux, ça suffit ! Il est urgent de dénoncer et de mieux punir tous ces chômeurs qui, selon Christophe Castaner, alors porte-parole du gouvernement, « bénéficient des allocations chômages pour partir deux ans en vacances » [1].

C’est contre ces suspects que s’engage courageusement Emmanuel Macron en prévoyant de supprimer plus durement les allocations en cas de recherche insuffisante, de refus de formation ou de refus d’une offre d’emploi « raisonnable ». Ces mesures existent déjà mais elles seront durcies et renforcées. Le chômeur devra également fournir un rapport d’activité régulièrement. Un gentil cadeau de Noël au président du Medef, Pierre Gattaz, qui exigeait que tout chômeur subisse « un contrôle journalier ou hebdomadaire » [2].

Ainsi, à l’exclusion et à l’humiliation que subit déjà toute personne privée d’emploi, Emmanuel Macron ajoute la suspicion contre les 6 300 000 inscrits à Pôle Emploi. Mesures d’autant plus cyniques qu’en réalité, Emmanuel Macron et son gouvernement savent parfaitement que 86 % des « bénéficiaires » remplissent leurs obligations. Un contrôle mené par Pôle Emploi depuis 2015 et publié en novembre 2017 montre que seulement 14% ont été radiés et que parmi ces radiés, 60 % ne touchaient déjà plus d’allocation chômage ! [3]

La fraude à l’allocation chômage était estimée à 58 millions en 2013 sur les 33 milliards d’allocations versées, soit moins de 0,6 % [4].

Ne doutons pas que le justicier Macron va « en même temps » durcir les mesures contre les fraudeurs fiscaux (soit 3,4 milliards d’euros) et les évadés fiscaux (60 milliards d’euros) car sinon, de mauvais esprits pourraient l’accuser de faire la chasse aux pauvres et d’épargner les riches, ce qui serait fort calomnieux.

Bien souvent, ceux qui dénoncent l’assistanat bénéficient eux-mêmes de confortables allocations. Ainsi Laurent Wauquiez dénonce sur toutes les tribunes « le cancer de l’assistanat », alors qu’il bénéficie lui-même de treize années de droits à la retraite pour avoir passé deux mois au Conseil d’État en 2004 [5] !

La chasse au mauvais pauvre est une vieille coutume. Lors de la campagne pour les primaires de 1976, Ronald Reagan racontait l’histoire de la Welfare Queen à chacun de ses meetings. Une chômeuse de Chicago qui avait 80 noms d’emprunt, trente adresses postales, 12 cartes d’assurance maladie, qui touchait les pensions de réversion de ses quatre anciens maris, qui touchait au total 150 000 dollars de revenus (non fiscalisés) et qui roulait en Cadillac. Un énorme bobard, mais qui a très bien marché pour stigmatiser les assistés (chômeurs, immigrés, malades), parasites responsables de tout les maux.

Opposer « ceux qui travaillent » contre « ceux qui profitent » est une vieille recette qui permet de détourner le ressentiment populaire contre les « mauvais pauvres » et qui désamorce la lutte contre l’oligarchie. Le terme de Welfare Queen (« la reine des allocs ») est resté dans le langage courant avec une connotation raciste. Comme Reagan la situait dans le South Side de Chicago, le quartier noir, chacun comprenait que la Welfare Queen était une mère de famille noire.

Nos chasseurs de chômeurs n’en sont pas encore là, leur com’ est moins énorme mais les principes et les buts sont les mêmes : en finir avec l’État-providence, diviser la classe populaire, affaiblir les luttes et les solidarités…

À ceux qui dénoncent les « assistés », on peut aussi utilement rappeler le montant du « non-recours », c’est à dire les allocations qui ne sont pas réclamées par les ayants droit et dont le total est estimé à 12 milliards d’euros ! Non réclamés par manque d’information, par découragement ou par honte de demander des aides.

Mais ce que vise Macron en la matière, c’est le modèle allemand. Il le répète avec enthousiasme, « l’Allemagne a formidablement réformé » [6]. En effet, en dix ans, grâce au plan HARTZ, le chiffre du chômage en Allemagne a été réduit de moitié. Une grossière astuce qui consiste à transformer les chômeurs en travailleurs pauvres. Surveillance constante, renforcement des contrôles, réduction et suppression des allocations ; des millions de chômeurs allemands ont été réduits à accepter n’importe quel boulot minable et sous-payé, sortant ainsi des statistiques du chômage. Car si le taux de chômage en Allemagne est d’environ 5 %, le taux de travailleurs pauvres est de 22 %, alors qu’il est de 8,8 % en France pour un chômage voisin de 10 %. 

Mais c’est LE CHIFFRE du chômage qui compte, non pas les travailleurs pauvres, pas plus que les chômeurs d’ailleurs, pas plus que le chômage. Seul compte LE CHIFFRE. Peu importe les moyens employés pour le faire baisser. Les médias ne diffuseront que LE CHIFFRE et l’opinion ne retiendra que LE CHIFFRE.

Faut-il rappeler que chaque année en France, le chômage tue cent fois plus que le terrorisme ? En novembre 2014, au terme d’une longue étude auprès de 6 000 chômeurs de 35 à 64 ans, l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) indiquait que le chômage tue 14 000 personnes chaque année [7] .

Qu’est-ce qu’on fait, on s’indigne ou on réagit ?

Daniel Mermet


Notes

[1Christophe Castaner, BFMTV, 16 octobre 2017
[2Pierre Gattaz, conférence de presse mensuelle, 17 octobre 2017
[6Ouest France, 13 juillet 2017


 Source : https://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/balancetonchomdu


mercredi 15 juin 2016

Les misérables : UN SANS-ABRIS DE 18 ANS CONDAMNÉ À DEUX MOIS DE PRISON FERME POUR AVOIR VOLÉ DU RIZ ET DES PÂTES PARCE QU’IL AVAIT FAIM

Les misérables

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Justice de classe. 

A quand la révolution sociale ?
UN SANS-ABRIS DE 18 ANS CONDAMNÉ À DEUX MOIS DE PRISON FERME POUR AVOIR VOLÉ DU RIZ ET DES PÂTES PARCE QU’IL AVAIT FAIM

Un jeune homme de 18 ans qui s’était introduit dans une maison de Figeac (Lot) pour y voler du riz et des pâtes « par nécessité » a été condamné, hier, à 2 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Cahors. Son avocate parle d’un nouveau chapitre des « Misérables ».

Le tribunal correctionnel de Cahors a condamné jeudi à 2 mois de prison ferme un jeune homme de 18 ans-et-demi poursuivi pour avoir volé du riz, des pâtes et une boîte de sardines dans une maison de Figeac dans laquelle il s’était introduit, a indiqué son avocate.

Le jeune homme, qui vit dans la rue et dormait sous une tente, a indiqué à la barre que ce jour de février 2016 il « avait faim » et a indiqué aux magistrats qu’il avait commis ce vol « par nécessité », ne volant rien d’autre. La victime n’avait pas porté plainte, le carreau cassé étant remboursé par les assurances et le voleur n’ayant pas faire d’autres dégâts dans la maison.

Pour ce vol avec effraction, le procureur avait réclamé 5 mois de prison ferme. L’avocate du prévenu avait demandé la relaxe, rappelant la jurisprudence en matière « d’état de nécessité ». Elle a fait référence devant le tribunal, à un nouveau chapitre des « Misérables » de Victor Hugo, où Jean Valjean est condamné à 20 ans de bagne pour avoir volé un pain.

Mais le tribunal de Cahors ne l’a pas suivi. Il a condamné le jeune homme à deux mois de prison ferme. Le condamné, selon son avocate, devrait faire appel.

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »

La Fontaine, Les animaux malades de la peste, 1678

Source : http://blogyy.net/2016/05/13/les-miserables/

jeudi 7 avril 2016

Manif du 9 Avril et après ! La nuit debout ne fait que commencer...

On a reçu ça : 


info à partager sur vos réseaux,  même si vous ne pouvez pas y participer

La rue est à nous !
A la fin de la manif du 9 avril, on dresse le camp :

   . Pique nique sorti du sac
   . convivialité autour d’un thé, café, …
   . forum de discussions ouvertes sur la lutte présente, à venir, sur nos vies, notre futur… tous les sujets qui nous importent
   . rassemblement pacifique, mobile s’il le faut et festif : musique, chant, spectacle de rue…

URGENCE de répondre pour que l’on commence à se compter et pour dresser la liste de toutes les propositions : spectacle, matériel, mégaphone, sono, … ou matos pour café, thé, …

URGENCE de faire tourner l'info dans vos réseaux, copains, collègues, groupes etc...

***

La nuit debout ne fait que commencer

2 avril 2016 / La Nuit debout

 

Dans la foulée de la manifestation contre le projet de loi sur le travail, le mouvement Nuit debout occupe des places publiques à travers la France. Evacué samedi matin 2 avril de la place de la République, à Paris, il y retournera ce soir. Voici son manifeste. 

 

La loi travail a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de notre indignation. A la suite de la mobilisation en ligne derrière le mot d’ordre #OnVautMieuxQueCa et dans l’effervescence créatrice provoquée par le film Merci Patron, un collectif de citoyens ouvert, déterminé, joyeux et pragmatique s’est formé. A la convergence des luttes sociales et écologistes puis de la mobilisation étudiante, notre mobilisation vise d’abord à rassembler et à libérer une parole citoyenne inaudible dans les cadres étriqués de la représentation politique traditionnelle.

Pour passer du clavier au pavé, nous avons décidé d’occuper pacifiquement des places publiques. La #NuitDebout est née d’un pari fou auquel le nombre a donné raison. Nourris des expériences citoyennes des indignés, d’occupy et des printemps arabes, nous construisons une dynamique horizontale, non-violente et créative.

Toutes les conditions sont réunies pour que s’accomplisse enfin un véritable renouvellement démocratique conçu collectivement par des citoyens jusqu’ici résignés et écœurés. Partout en France, des initiatives bourgeonnent spontanément, voulues par des citoyen-ne-s désireux de reprendre en main leur présent et leur futur.

La Nuit Debout ne fait que commencer. 

Lire aussi : La Nuit debout : ce samedi en vidéo direct, par Bambuser

Source : La Nuit Debout
Photo : place de la République, Paris, 1e avril (Hervé Kempf/Reporterre)
 

Source : http://www.reporterre.net/La-nuit-debout-ne-fait-que-commencer

mercredi 24 juin 2015

Mercredi 24 juin Perpignan 19h : Relance des "Indignés"

Relance des "Indignés" à Perpignan (suite)
Mercredi 24 juin 2015 à 19h
Place du Pont d'Investit - rue du Maréchal Foch
Face au "Café de La Source"
Lieu choisi en soutien à la Haute Ecole d'Art (presque en face) menacée de fermeture
-----------------------------------------------------------------------------------------------
Après la victoire des "Indignés" en Espagne lors des élections municipales du 24 mai 2015,
après la victoire de Syriza en Grèce aux élections législatives du 25 janvier 2015,
nous avons besoin d'en parler.

En France, comme dans d'autres pays européens et ailleurs dans le monde, pendant qu'on nous demande de nous serrer la ceinture, une petite minorité (1%) accumule les richesses, cherche toujours à augmenter ses profits déjà énormes.

Ceux qui ont encore du travail sont surexploités, tombent malades, finissent de plus en plus en "burn-out" et vont même jusqu’à se suicider …
Les travailleurs précaires, corvéables et sous payés, sont de plus en plus nombreux.
Les chômeurs sont stigmatisés.

Jeunes, seniors, retraités, chômeurs… tous subissent les effets des restrictions budgétaires, et ont des difficultés financières, voire vitales, qui ne sont plus supportables :
- baisses de revenus, retraites, indemnités,…
- augmentations de loyers, factures, (électricité, eau gaz, téléphone, santé,...), de la TVA et des Impôts locaux (Impôts les plus injustes puisque non calculés en fonction des revenus)
coupures d'énergie, d'eau (même si la loi ne le permet plus), expulsions, radiations,…

Les services publics, subissant eux aussi des restrictions, ne peuvent plus remplir correctement leurs "fonctions", ou avec beaucoup de mal et encore au détriment des employés, parfois précaires là aussi.

Tout est sacrifié, humains, animaux, ressources, environnement, au profit d’une toute petite minorité.
Et ça ne va pas s'arranger si nous ne faisons rien : TAFTA ou TTIP, Loi Macron, réformes et autres diverses attaques arrivent.

La dette profite aux banques privées. Ne croyez pas tout ce que disent certains politiques et la plupart des médias, on peut s’en sortir sans passer par l’austérité.

Nous sommes plus nombreux, nous pouvons être plus forts !

Nous voulons une démocratie réelle.
Nous pouvons nous appuyer sur ce qui se passe en Espagne, en Grèce, en Islande, ou dans certains pays d'Amérique du sud, pour avancer vers notre émancipation vis-à-vis des requins qui dirigent nos vies.
Un autre monde est possible !
Montrons que nous ne sommes pas résignés !
Venez nombreux !!! Rassemblons-nous pacifiquement, pour en discuter dans le respect de chacun.

Nous prévoyons de renouveler ce type de rassemblement de façon régulière.

Jean-Pierre, Etienne, Eliette, Cathy,…



samedi 6 juin 2015

Relance des "Indignés" à Perpignan mardi 09 juin à 19h au pied du Castillet

on a reçu ça : 


Objet : relance des Indignés

Relance des "Indignés" à Perpignan
Mardi 09 juin 2015 à 19h
Place de la Victoire (au pied du Castillet)

Après la victoire des "Indignés" en Espagne lors des élections municipales du 24 mai 2015,
après la victoire de Syriza en Grèce aux élections législatives du 25 janvier 2015,
nous avons besoin d'en parler.

En France, comme dans d'autres pays européens et ailleurs dans le monde, pendant qu'on nous demande de nous serrer la ceinture, une petite minorité (1%) accumule les richesses, cherche toujours à augmenter ses profits déjà énormes.

Ceux qui ont encore du travail sont surexploités, tombent malades, finissent de plus en plus en "burn-out" et vont même jusqu’à se suicider …
Les travailleurs précaires, corvéables et sous payés, sont de plus en plus nombreux.
Les chômeurs sont stigmatisés.

Jeunes, seniors, retraités, chômeurs… tous subissent les effets des restrictions budgétaires, et ont des difficultés financières, voire vitales, qui ne sont plus supportables :
- baisses de revenus, retraites, indemnités,…
- augmentations de loyers, factures, (électricité, eau gaz, téléphone, santé,...), de la TVA et des Impôts locaux (Impôts les plus injustes puisque non calculés en fonction des revenus)
coupures d'énergie, d'eau (même si la loi ne le permet plus), expulsions, radiations,…

Les services publics, subissant eux aussi des restrictions, ne peuvent plus remplir correctement leurs "fonctions", ou avec beaucoup de mal et encore au détriment des employés, parfois précaires là aussi.

Tout est sacrifié, humains, animaux, ressources, environnement, au profit d’une toute petite minorité.
Et ça ne va pas s'arranger si nous ne faisons rien : TAFTA ou TTIP, Loi Macron, réformes et autres diverses attaques arrivent.

La dette profite aux banques privées. Ne croyez pas tout ce que disent certains politiques et la plupart des médias, on peut s’en sortir sans passer par l’austérité.


Nous sommes plus nombreux, nous pouvons être plus forts !

Nous voulons une démocratie réelle.
Nous pouvons nous appuyer sur ce qui se passe en Espagne, en Grèce, en Islande, ou dans certains pays d'Amérique du sud, pour avancer vers notre émancipation vis-à-vis des requins qui dirigent nos vies.
Un autre monde est possible !
Montrons que nous ne sommes pas résignés !
Venez nombreux !!! Rassemblons-nous pacifiquement, pour en discuter dans le respect de chacun.

Nous envisageons de renouveler ce type de rassemblement de façon régulière.


Jean-Pierre, Etienne, Eliette, Cathy,…

mardi 23 octobre 2012

Notre Dame des landes : résistance

http://www.terresacree.org/actualites/module-mere-comment-va-la-belle-bleue-1643/actualite-expulsions-a-notre-dame-des-landes-nous-avons-besoin-de-vous-102666?filtre=date



Expulsions à Notre Dame des Landes : Nous avons besoin de vous !
Des militants attendent leur expulsion

Aujourd'hui, les médias ne relayent pas ou peu ce qui se passe sur la zone.

Près de Nantes, à Notre Dame des Landes, un projet d'aéroport gigantesque menace 2000 ha de terres agricoles bocagères d'une biodiversité exceptionnelle.
De plus en plus de voix s'élèvent contre ce scandale écologique et économique.
Malgré une forte opposition et les démonstrations de l'aberration de ce projet, les études environnementales, archéologiques, etc, avancent avec un important déploiement de forces de l'ordre et une violence policière croissante. (source :acipa.free.fr)
En effet, Depuis mardi 16 octobre au matin la ZAD (Zone d'Aménagement Différée ou Zone A Défendre !) est envahie et occupée par des centaines de policiers en tout genre. Ils s'attaquent petit à petit aux maisons et cabanes occupées qu'ils détruisent et emportent minutieusement pièces par pièces hors de la zone pour ne rien laisser qui puisse servir à reconstruire ou résister.
Les lieux et jardins encore occupés sont régulièrement harcelés, couverts de lacrymos, piétinés... La police essaie de rendre impossibles les moments de rassemblement ou de réunion. Depuis mardi dernier, les occupant.e.s et les personnes arrivées sur place ont répondu par des barricades, des blocages des axes utilisés par les forces de l'ordre, par des réoccupations... Depuis maintenant une semaine, quelques centaines de personnes tiennent la zone coûte que coûte face à la police et comptent bien y rester. Des manifestations, des actions ont lieu tous les soirs à Nantes et dans d'autres villes et ce n'est pas fini.
A ce jour, l'occupation militaire de la zone et la destruction des maisons déjà expulsées continue. Il est très probable par ailleurs qu'une seconde grande offensive ait lieu après le 28 octobre, puisque 3 nouvelles maisons seront expulsables.


Quoi qu'il en soit, nous appelons dès aujourd'hui et pour les semaines à venir à l'arrivée de relais et renforts créatifs et déterminés par ici, pour reconstruire et tenir, ainsi qu'à la poursuite d'actions de pression ailleurs. Face aux possibilités de durcissement, en termes d'interpellations notamment, il faut tout faire pour que les occupant-e-s ne se retrouvent pas isolé-e-s.
Extrait d'un message envoyé depuis la ZAD le samedi 20 octobre 2012
Aujourd'hui, les médias ne relayent pas ou peu ce qui se passe sur la zone.
Dans ce contexte, nous avons besoin de votre soutien, de votre mobilisation pour que l'information arrive aux oreilles du plus grand nombre (citoyens, médias, politiques...) afin de faire pression sur le gouvernement qui refuse tout dialogue avec les opposants au projet d'aéroport.
En soutien aux opprimés de la ZAD de Notre Dame des Landes et pour que sur nos terres poussent des légumes et non des aéroports et/ou du bitume : AFFICHONS NOTRE VOLONTE DE DEFENDRE LES TERRES et de STOPPER CE PROJET DESTRUCTEUR à nos BALCONS, à nos FENETRES. Que notre détermination soit visible partout sur la terre. Lorsque que la loi et le pouvoir s'opposent à la vie, va à l'encontre du bien commun et qu'ils deviennent oppresseurs, la résistance est légitime.
Merci d'avance pour votre solidarité,
Des citoyen-nes habitant non loin de la ZAD, atterré-es par ce qui se passe.


Pour ceux qui ne peuvent se rendre sur place, suivez ces actions sur les sites suivants :
Flash Info sur les expulsions des habitants : http://zad.nadir.org/spip.php?article353
Site du CEDPA : http://aeroportnddl.fr/
Vous trouverez de plus de très nombreux liens sur :
http://www.facebook.com/pages/ACIPA/345153846717 Facebook de l'ACIPA
https://twitter.com/ACIPA_NDL Twitter de l'ACIPA
http://www.scoop.it/t/acipa Pour la revue de presse et les vidéos
Et une nouvelle pétition sur le site de Cyberacteurs :http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/dame-landes-oui-debat-expulsions-522.html 
Les vidéos sont regroupées ici : http://www.scoop.it/t/videos-ndl

Un communiqué de Laurence Vezin, reçu par BAL




Notre association défend la Vie et toutes ses espèces, dont l'Homme. Elle est APOLITIQUE  

Contacter notre équipe : sos-planete@terresacree.org
Merci de PARTAGER les meilleurs posts partout où vous le pouvez, réseaux sociaux et autres.

Auteur : Laurence Vezin
Source : acipa.free.fr


jeudi 11 octobre 2012

Urgent : encore une famille qu'on veut disloquer ...

http://resf66.free.fr/article.php3?id_article=49#sp49


URGENT !

NON à l’expulsion d’Ismahene !

Signez la pétition en ligne
mercredi 10 octobre 2012.
 
NON à l’expulsion d’ Ismahene !
Monsieur le Préfet,
Ismahene ZIANE, en France depuis 2007, est scolarisée au collège Saint-Exupéry à Perpignan en classe de 3°. Elle vit avec son père et sa sœur de 18 ans. Or son père vient de recevoir une Obligation à quitter le territoire et son père et elle sont convoqués à la Police de l’Air et des Frontières mardi 16 octobre à 10h30 pour être renvoyés en Algérie. Nous, soussignés, refusons leur expulsion . Nous ne comprenons que M. ZIANE puisse être renvoyé. Il a un emploi en CDI, un logement, la maîtrise du français et il a suivi le « parcours d’intégration ». Nous ne comprenons pas non plus qu’on puisse séparer un père de sa fille de 18 ans, qui elle, majeure et étudiante, n’est pas concernée par l’expulsion et va se retrouver livrée à elle-même. Nous refusons qu’une enfant de 15 ans, scolarisée en France depuis 5 ans et qui a commencé à y bâtir sa vie, en soit chassée. Nous considérons que leur expulsion bafouerait le respect des Droits de l’Homme. Nous, soussignés, vous demandons donc, Monsieur le Préfet, en tant que premier représentant de l’Etat dans le département, non seulement de surseoir à leur expulsion, mais de donner au père un titre de séjour.
Identifiants personnels

Si vous avez un site Web, vous pouvez l'indiquer ci-dessous
Lien hypertexte(optionnel)

Scolarisée au collège Saint-Exupéry depuis 2009, Ismahene Ziane est convoquée à la PAF avec son père dans 6 jours pour être renvoyée en Algérie.
Nous avons appris hier, 9 octobre que M. Ziane, d’origine algérienne, était convoqué à la PAF (Police de l’air et des frontières) ce mardi 16 octobre 10h30, afin d’être expulsé avec sa fille cadette de 15 ans Ismahene, vers l’Algérie. Sa fille aînée, Nihed, 18 ans, étudiante, n’est pas concernée et resterait donc seule ici. M. Ziane est en France depuis 2007, il a un CDI, un logement, maîtrise le français et a suivi le "parcours d’intégration. Cette expulsion est donc incompréhensible. Nous envoyons une lettre à la Préfecture, mais un soutien massif et rapide est indispensable. Ci-contre, la pétition à signer en ligne.
Vous pouvez également utiliser la pétition papier
PDF - 520.1 ko
fichier
pour la faire signer autour de vous. Dans ce cas, nous la renvoyer avant le 15 octobre, soit scannée par mail(leresf66@gmail.com)soit par poste (RESF c/o FSU, 18 rue Condorcet Perpignan). Merci d’avance de votre soutien et de votre diligence.

samedi 29 septembre 2012

Groupama retire ses restrictions pour l'accès au Madres

On ne peut pas toujours perdre !

Je vous le répète encore en grand et en gros ?


On ne peut pas toujours perdre !


Encore ?


On ne peut pas toujours perdre !


Encore ?

On ne peut pas toujours perdre !


... même qu'on a "gagné" !... 
... enfin ... semblerait ... 

Groupapapa, pardon, Groupama renonce à toutes ses interdictions ...

Incroyable mais vrai.
C'était annoncé vendredi matin, m'a t on dit sur une Radio Bleue (porte bien son nom) ...

Juste comme on allait faire une marche "interdite" à travers son domaine pour maintenir notre droit de passage.

On se croirait revenu à l'âge du droit de cuissage je voulais dire du Moyen Âge ...

Qu'importe maintenant que le ballon d'essai a fait pschitt nous on ira quand même dans cette belle montagne, dans la belle Pyrène ... qu'on soit de l'Aude, de l'Ariège ou du Pays Catalan ....

Quelle fierté !
Quel courage !
Quelle victoire !

Un pueblo unido jamas sera vencido !

Le programme reste le même : (merci Sylvain)

"Le rendez vous est donné au Col de jau à partir de 8H, puis à 9h allocution du maire (de Mosset) devant le refuge du Callau, puis départ pour ceux qui le souhaitent vers le Madres. Sinon débats et discussions toute la journée autour du Callau. Cependant, il est prévu de retrouver d'autres randonneurs venant d'autres lieux au sommet du Madres."

Les Laines des Pyrénées (pas encore tondues)

jeudi 30 août 2012

Le maire de Marinaleda en première ligne


Un "Robin des bois" en Andalousie

LE MONDE | • Mis à jour le

José Manuel Sanchez Gordillo entame une marche de trois semaines pendant laquelle il sillonera l'Andalousie, encourageant d'autres maires à ne plus obéir à la politique d'austérité du gouvernement.  
 
José Manuel Sanchez Gordillo entame une marche de trois semaines pendant laquelle il sillonnera l'Andalousie, encourageant d'autres maires à ne plus obéir à la politique d'austérité du gouvernement. | REUTERS/JON NAZCA

Héros ou vandale ? Humaniste au grand coeur ou marxiste mégalomane ? Juan Manuel Sanchez Gordillo, maire depuis trente-trois ans de la petite commune de Marinaleda dans la province de Séville, en Andalousie, député au Parlement régional pour Izquierda Unida, la gauche unie (écolo-communistes, IU), et membre du Syndicat andalou des travailleurs (SAT), concentre au moins autant de critiques que de louanges sur sa personne.

Connu pour avoir mené, dans les années 1980 et 1990, des campagnes d'expropriation visant à redistribuer la terre aux paysans ou pour avoir développé l'autoconstruction de logements sociaux loués 15 euros par mois, celui que la presse a vite surnommé le "Robin des bois andalou" est revenu sur le devant de la scène médiatique en août, après avoir conduit une opération symbolique du SAT dans deux supermarchés de la région. Le 7 août, à Arcos de la Frontera et à Ecija, des dizaines de personnes ont rempli une vingtaine de chariots de denrées de première nécessité avant de partir sans payer. Ils ont ensuite distribué le butin à différents services sociaux et aux habitants dans le besoin de La Corrala Utopia, à Séville, un ensemble de quatre immeubles vides squattés depuis trois mois par trente-six familles en situation de "danger social", selon les termes des "indignés" qui ont organisé l'occupation et leur relogement.

"CE N'EST PAS UN VOL"

"Ce n'est pas un vol, se défend M. Gordillo.  

Un vol, c'est ce que font les banques qui achètent de la dette à la Banque centrale européenne à 0,7 % et la vendent à l'Espagne à 7 %. Ce que nous avons fait est un acte d'insoumission pour dénoncer le fait qu'il existe des familles qui ne peuvent pas se payer de quoi manger."

L'action, qui plus est menée par un élu, a provoqué un vif débat dans une Espagne rongée par la crise où les actes de désobéissance civile, certes pacifiques mais qui touchent tous les échelons de la société, se multiplient à mesure qu'augmente la pauvreté et que grandit un sentiment d'injustice sociale.

Occupations d'édifices privés à l'abandon par des personnes dans le besoin, rassemblement massif pour empêcher les huissiers d'appliquer les ordres d'expulsion immobilière, opposition de médecins et d'infirmiers à la consigne de ne pas soigner les immigrés sans papiers comme l'exige une nouvelle loi, ou encore refus de plusieurs présidents de région d'appliquer les coupes, dans la santé et l'éducation, que demande le gouvernement central, sont autant de signes de la colère des Espagnols, de leur désespoir aussi, alors que 25 % de la population active est sans emploi et qu'1,7 million de foyers comptent tous leurs membres au chômage.

En Andalousie, la situation est encore plus dramatique. Région touristique et agricole ayant subi de plein fouet l'explosion de la bulle immobilière, elle est la plus frappée par la crise, avec un taux de chômage de 34 % et même de 63 % chez les jeunes de moins de 25 ans.

Mais cela justifie-t-il le vol de supermarchés ?
Les deux grands partis ont rapidement condamné l'action de M. Gordillo, et le parquet andalou a ouvert une enquête. Mais une majorité d'Espagnols a approuvé son geste, comme en témoigne le sondage réalisé sur le site du journal pourtant conservateur El Mundo, selon lequel 54 % des internautes ont considéré que "le hold-up" était "justifié".

50 % DES TERRES DÉTENUES PAR 2 % DES PROPRIÉTAIRES

M. Gordillo, de son côté, a décidé de surfer sur le vent de rébellion qui souffle en Andalousie et a organisé des "marches ouvrières" à travers les provinces andalouses pour exiger "l'abolition des coupes budgétaires et de la réforme du travail" - le gouvernement de Mariano Rajoy prétendant économiser plus de 100 milliards d'euros en deux ans, par le biais de l'augmentation de la TVA, de la baisse du salaire des fonctionnaires ou encore de la réduction des aides aux chômeurs.
M. Gordillo plaide aussi pour "la cession des terres publiques aux travailleurs", "la fin des expulsions immobilières", ou encore pour que "les dettes des banques soient payées par les banques", en référence à l'aide de 100 milliards d'euros sollicitée par le gouvernement auprès de l'Union européenne pour recapitaliser le secteur.

La troisième "marche ouvrière" a eu lieu lundi 27 et mardi 28 août, dans la province de Cadix, puis ce sera celles de Grenade, Malaga et enfin Séville, du 5 au 7 septembre. L'occasion de sensibiliser l'opinion sur la situation des travailleurs agricoles.

"Avec l'éclatement de la bulle immobilière et la destruction des emplois dans la construction, il y a deux fois plus de personnes qui postulent pour travailler dans les champs. Mais il n'y a pas de travail pour tout le monde", explique Lola Alvarez, responsable du SAT de Cordoue, qui coordonne l'occupation du domaine public de Somonte.
Propriété du gouvernement andalou, ce terrain de 400 hectares inutilisé, avec trois bâtiments vides, est occupé illégalement depuis le 4 mars par vingt-cinq personnes qui y cultivent de quoi se nourrir.  

"Il n'est pas acceptable, alors que des familles sont contraintes de faire les poubelles à la sortie des supermarchés, qu'une terre aussi fertile ne soit pas exploitée", poursuit Mme Alvarez.

"En Andalousie, 50 % des terres sont détenues par 2 % des propriétaires", dénonce aussi M. Gordillo, qui soutient les "récupérations de terres".

 En 1991, le maire avait obtenu du gouvernement andalou l'expropriation du duc del Infantado, jusqu'alors principal propriétaire terrien à Marinaleda.
 Il en a fait une coopérative municipale employant plus de quatre cents personnes, devenue le symbole de sa gestion particulière.
Aujourd'hui, le mouvement d'expropriation connaît un nouveau souffle, alors que l'Andalousie s'enfonce dans la misère.

sandrine.mo@gmail.com

mardi 5 juin 2012

Lettre de Roger, électricien indigné

HUBERT Roger                                                                              Prades le 01 juin 2012

66500  Prades                                               

ecowattman@gmail.com                                                


                                                                               Lettre ouverte



        De passage rue de la Mécanique à Chalabre dans l'Aude j'ai vu affiché sur un mur un panneau comportant le texte suivant. Je le transcris intégralement :
       "LE CANAL
        Roger Antoine De BRUYERES RIVEL Seigneur de CHALABRE fait restaurer le château et s'y installe en 1450 prenant le nom de BRUYERES CHALABRE. Son fils Jean III fait construire ce canal alimenté par l'eau de l'Hers  (rivière locale). On y bâtit un moulin à farines et un autre à foulon (traitement du tissu).
         Par ailleurs ce canal a fourni la force motrice à de nombreuses industries locales textile et chaussures.
         En 1890 On y a même installé une usine électrique (comprendre centrale électrique).
         Tout cela n'existe plus aujourd'hui et ce canal ne sert plus a rien."

 Donc si je comprends bien en 1450 on savait exploiter l'énergie fournie par un canal.
 Mieux en 1890 on y adjoignait une unité de production d'électricité.
       Et en  2012 on est juste capable d'écrire "tout cela n'existe plus".  Y' a vraiment des coups de pieds au cul qui se perdent. Si nos responsables politiques ne s'étaient pas déclarés irresponsables, je te les trainerais en justice pour incompétence grave. Car enfin tous ces politiciens entourés d'experts et de conseillers équipés de technologies informatiques, d'un savoir-faire théorique, préfèrent acheter de l'uranium en Afrique, du pétrole en Arabie et du gaz en Russie plutôt que de remettre en service ou de recréer une unité de production d'énergie sur un canal qui existe et qui a fait ses preuves.

    Le bon sens n'existe effectivement plus. Ohé Messieurs et Mesdames les irresponsables politiques ! Ne restez pas devant l'écran de votre ordinateur! Allez sur le terrain, rue de la Mécanique, regardez comment on faisait en 1450, prenez une pelle et une pioche et creusez des canaux !
     Prenez un tournevis, une pince et installez des unités de production d'électricité localement comme en 1890 ils ont su le faire, afin de devenir des politiciens responsables et mériter vos salaires de responsables et vous servirez enfin à quelque chose … 

HUBERT Roger, électricien indigné

vendredi 1 juin 2012

Flamenco contre Bankia !

 Les Espagnols ont la lutte joyeuse

Traduction du texte sous la vidéo :

"Animez  par les événements récents autour de Bankia, à qui le gouvernement injecte des milliers de millions d'euros tandis que la population espagnole s'écroule dans la misère, nous avons voulu nous joindre aux nombreuses critiques contre ce larcin."

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=iop2b3oq1O0

En attendant les sous-titres ...