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vendredi 13 février 2026

Municipales 2026 : le débat d’ICI Roussillon avec les candidats à Prades

Municipales 2026 : 

le débat d’ICI Roussillon 

avec les candidats à Prades

 

Pour voir la vidéo : 
https://www.francebleu.fr/occitanie/pyrenees-orientales-66/prades/municipales-2026-le-debat-d-ici-roussillon-avec-les-candidats-a-prades-8450553

 

Publié le


Attractivité, centre-ville, commerce, social : les candidats aux élections municipales ont exposé ce mardi leur vision pour Prades (Pyrénées-Orientales).

Qui pour reprendre l’héritage de Jean Castex à Prades ? Réélu largement en 2020 avant d’être nommé Premier ministre, l’ancien maire avait passé la main à son premier adjoint, Yves Delcor, qui ne se représente pas. À un an des municipales, la succession est ouverte dans la sous-préfecture des Pyrénées-Orientales.

Ils sont quatre candidats déclarés à briguer la mairie de la capitale du Conflent. Trois ont accepté l’invitation d’ICI Roussillon pour débattre devant les caméras de leurs projets pour la ville : attractivité, dynamisation du centre-ville, revitalisation du commerce et lutte contre la pauvreté.

Parmi eux, David Berrué, 49 ans, professionnel du tourisme sportif. Militant écologiste et ancien candidat aux législatives pour le Nouveau Front populaire, il est le seul à afficher clairement une couleur politique avec la liste "Changer d’Air avec le Printemps de Prades", issue de l’union de la gauche et des écologistes.

Face à lui, Aude Vivès, 41 ans, avocate. Conseillère municipale d’opposition depuis 2020 et vice-présidente du Conseil départemental en charge du tourisme, elle conduit une liste sans étiquette, "Pour les Pradéens". Elle est la première femme à briguer le fauteuil de maire de Prades.

Troisième invité du débat : Julien Audier-Soria, 34 ans, avocat. Conseiller municipal à Villefranche-de-Conflent, il se présente pour la première fois à Prades à la tête de la liste sans étiquette "Prades, ensemble, demain", soutenue par Jean Castex et composée notamment de sept élus sortants.

Un quatrième candidat, Gabriel Manas, n’a pas répondu aux sollicitations d’ICI Roussillon. Il conduit une liste sans étiquette mais se revendique de la droite patriotique.

 

mardi 3 février 2026

Sainte-Soline : ce que révèlent les bodycams des gendarmes - Le dessous des images - ARTE

 

 

29 janv. 2026
 
 
En novembre 2025, Mediapart et Libération révèlent des images tournées par des gendarmes lors de la manifestation de Sainte-Soline, deux ans plus tôt. 
Ces vidéos montrent un contrechamp violent qui bouleverse le récit de cette journée sanglante. 

 Le 5 novembre 2025, Mediapart et Libération publient des vidéos inédites issues des caméras-piétons des gendarmes présents le 25 mars 2023 à Sainte-Soline. 
Ce jour-là, de violents affrontements ont éclaté entre les forces de l’ordre et les manifestants venus s’opposer à la construction d’une mégabassine. 
Laura Wojcik, journaliste au pôle vidéo de Mediapart, revient sur les coulisses de cette enquête. 
Michaël Meyer, sociologue des médias, analyse le contraste entre la France, qui garde confidentielles ces images, et les États-Unis, où elles sont largement diffusées.
 
 
 Crédits : 

AFP/THOMAS BERNARDI, CAMILLE CASSOU 
AP ARCHIVE 
BFM TV 
GAETAN B. 
INA 
JOANIE LEMERCIER 
LE MONDE MAX PPP 
MEDIAPART 
LIBERATION
 
 00:43 : Les bodycams de Sainte-Soline 
 03:18 : L'enquête de Médiapart 
 07:09 : Les bodycams aux USA

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=jOPcvXpLF1Y

samedi 31 janvier 2026

Monique Pinçon-Charlot : « Nous ne sommes plus en démocratie »

Diffusée en direct le 13 janv. 2026 #AuPoste
 
Ils ne paient pas d’impôts, mais ils achètent les médias, les lois, et même l’avenir de la planète. Monique Pinçon-Charlot, sociologue des riches, démasque l’oligarchie française : une caste qui s’enferme dans ses ghettos dorés, manipule la démocratie, et accélère le chaos climatique. 

« Le capitalisme est à bout de souffle, et nous avec », lance-t-elle, impitoyable. Des cercles secrets aux fraudes fiscales géantes, des présidents milliardaires à la mainmise sur Paris, elle révèle comment une poignée d’hommes et de femmes a confisqué le pouvoir, l’espace, et jusqu’à l’air que nous respirons. 

 
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Le séparatisme des ultra-riches avec Monique Pinçon-Charlot
https://www.auposte.fr/le-capitalisme...


 

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La rencontre avec 

Monique Pinçon-Charlot


La sociologue explique que le concept de séparatisme s’impose aujourd’hui car « nos recherches sur le séparatisme des riches dans l’espace urbain n’ont pas pris une ride » et que ce terme éclaire mieux la rupture civique opérée par les élites. « Ils ne contribuent pas à la solidarité nationale »

Elle décrit le passage d’une classe dominante à une structure plus fermée encore, affirmant que « ce n’est même plus une classe dominante, c’est une oligarchie », caractérisée par la captation des titres de propriété et du pouvoir politique. « C’est une petite caste qui s’approprie toutes les richesses »

Le séparatisme est aussi spatial : ghettos du Gotha, cercles fermés, quartiers protégés, où l’entre-soi devient une arme sociale durable. « Tout change pour que rien ne change »

Elle montre que les riches pensent de manière relationnelle, à l’inverse des classes populaires fragmentées, ce qui leur permet de coordonner intérêts économiques, politiques et culturels. « Ils sont toujours en train de mettre les choses en relation »

La guerre de classe est explicitement assumée par les dominants, rappelant une phrase fondatrice pour ses travaux. « La guerre de classe existe et ce sont les riches qui la mènent »

Monique Pinçon-Charlot insiste sur la reproduction sociale intégrale, combinant capital économique, social, culturel et symbolique. « On ne peut pas rester riche tout seul »

Elle analyse la mainmise des milliardaires sur les médias comme un substitut au parti unique. « Ils ont remplacé le parti unique par la pensée unique »

L’extrême droite apparaît comme une alliée structurelle des intérêts oligarchiques, hier comme aujourd’hui. « La collaboration avec l’extrême droite est ancienne »

Sur l’écologie, elle établit une responsabilité directe des plus riches dans le chaos climatique. « Les 10 % les plus riches sont responsables de près de la moitié des émissions »

Enfin, elle remet en cause l’état réel de la démocratie contemporaine. « Nous ne sommes plus en démocratie »



Sur le site AuPoste : https://www.auposte.fr/le-capitalisme-est-a-bout-de-souffle-et-nous-avec-monique-pincon-charlot/

mardi 25 novembre 2025

« Faut leur tirer dans la gueule ! » : la manifestation de Sainte-Soline vue par les gendarmes (vidéo complète)



Lien vers la vidéo : 
https://www.youtube.com/watch?v=TT8j4a10aKE

Mediapart révèle des images inédites du 25 mars 2023, filmées par les caméras-piétons des gendarmes. 

Elles montrent des consignes prohibées et dangereuses données par la hiérarchie, un vocabulaire guerrier et une troublante satisfaction de blesser « l’adversaire ». 
🗞 Pour lire notre article « Gérald Darmanin mis face à son irresponsabilité » :
https://www.mediapart.fr/journal/fran... 
🗂 Pour parcourir notre dossier « Mégabassines, la guerre de l’eau » :
https://www.mediapart.fr/journal/ecol... 
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« Faut leur tirer 

dans la gueule ! » : 

la manifestation de Sainte-Soline 

vue par les gendarmes

Mediapart et « Libération » révèlent des images inédites du 25 mars 2023, filmées par les caméras-piétons des gendarmes. Elles montrent des consignes prohibées et dangereuses données par la hiérarchie, un vocabulaire guerrier et une troublante satisfaction de blesser « l’adversaire ».

Camille Polloni et Laura Wojcik

Deux ans et demi après la manifestation contre les mégabassines qui avait fait des dizaines de blessé·es à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) le 25 mars 2023, Mediapart et Libération ont eu accès à plus de quatre-vingt-quatre heures d’images tournées par les gendarmes ce jour-là, principalement via les caméras-piétons qu’ils portaient sur la poitrine.

Ces images ont été saisies par l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) dans le cadre d’une enquête préliminaire pour violence par personne dépositaire de l’autorité publique et non-assistance à personne en danger ouverte par le parquet de Rennes, compétent en matière militaire, et désormais en voie d’achèvement. 

Le but de la procédure était de retrouver les tireurs qui ont fait quatre blessés graves parmi les manifestant·es. En définitive, aucun n’a été identifié. Mais Mediapart et Libération ont récupéré un matériel exceptionnel pour comprendre, de l’intérieur, l’état d’esprit des gendarmes, leurs actes et les propos échangés dans leurs rangs. 

Multiples tirs tendus

Ces images révèlent des consignes de la hiérarchie normalement interdites, car dangereuses. Et une apparente cruauté de certains gendarmes, qui semblent tirer sans discernement : ils se réjouissent à de nombreuses reprises de blesser lourdement des manifestant·es. À la vue de ces images, l’IGGN aurait pu signaler au parquet ces potentielles infractions : elle n’en a rien fait. 

Les fonctionnaires sont conscients d’être filmés, puisqu’ils mettent eux-mêmes en route leur caméra quand ils le jugent utile. Il leur arrive toutefois d’oublier que la caméra tourne ou de déclencher involontairement l’enregistrement. 

Sur ces images, on voit de nombreux tirs tendus de grenades lacrymogènes et explosives, ce qui est formellement interdit. Compte tenu de la dangerosité de ces munitions si elles touchent quelqu’un à pleine vitesse, les règles d’utilisation du lance-grenades prévoient exclusivement des tirs en cloche, le canon devant être positionné à 45 degrés et surtout pas à l’horizontale. 

Ces tirs tendus ne relèvent pas d’initiatives isolées : dans plus de la moitié des escadrons étudiés, des gradés ordonnent à leurs subordonnés de procéder ainsi. 

Ces vidéos montrent aussi des dizaines de commentaires particulièrement déplacés et d’insultes visant les manifestants, traités de « fils de pute », d’« enculés », de « pue-la-pisse ». Des gendarmes se vantent d’avoir touché des manifestants « en pleine tête » ou « dans les couilles », se réjouissent de « leur faire mal » et vont jusqu’à dire qu’il faudrait « les tuer ».

Des gendarmes jamais confrontés à leurs propos 

L’avocate Chloé Chalot, qui défend les intérêts des quatre blessé·es graves ayant déposé plainte, regrette que tout n’ait pas été consigné sur procès-verbal par l’IGGN. Elle réclame « un nouveau travail de retranscription, beaucoup plus exhaustif », et note que « les enquêteurs n’ont pas confronté les gendarmes en cause aux comportements constatés et propos tenus, malgré la gravité et les conséquences de ceux-ci »

En effet, les caméras-piétons des gendarmes n’ont été exploitées qu’après les auditions de leurs chefs d’escadron. Aucun gendarme n’a été interrogé sur le contenu des images. 

De son côté, le procureur de Rennes, Frédéric Teillet, indique que « si ces images révélaient d’autres infractions pénales que celles dont il était saisi, la procédure prévoit que le service d’enquête en informe le parquet. Ce qui n’a pas été le cas ». Il ajoute que « si ces images révélaient des comportements qui, sans constituer d’infraction pénale, relèvent de manquements aux obligations des militaires de la gendarmerie, cela relèverait de la procédure administrative, pour laquelle le parquet n’est pas compétent »

La Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) affirme quant à elle que « les enregistrements disponibles, extraits des caméras-piétons des unités déployées lors des troubles à l’ordre public de Sainte-Soline en mars 2023, ont été mis à la disposition exclusive de la justice, dans le cadre d’enquêtes judiciaires toujours en cours, dont il ne revient pas à la gendarmerie de les commenter ».

Un dispositif de maintien de l’ordre exceptionnel 

Mediapart n’a pas recensé les injures proférées au pic des affrontements, qui peuvent échapper à tout un chacun, mais seulement celles prononcées « à froid ». Car, tout au long de l’après-midi, selon l’heure et selon les endroits où sont positionnés les gendarmes, l’intensité des violences varie fortement. 

La manifestation du 25 mars 2023, organisée par Les Soulèvements de la Terre, le collectif Bassines non merci et la Confédération paysanne, avait été interdite par la préfecture des Deux-Sèvres, qui craignait notamment « une intrusion et l’implantation d’une ZAD [zone à défendre – ndlr] » sur le site de la bassine (déclarée illégale depuis). 

« Nous ne connaissions pas le lieu et nous ne l’avons connu précisément que le 24 mars au matin », a indiqué la préfète Emmanuelle Dubée au cours de l’enquête pénale, regrettant « l’incertitude délibérée devant laquelle les organisateurs ont souhaité placer les services de l’État » malgré ses tentatives de contact. Selon la préfète, qui garde en mémoire une manifestation survenue en octobre 2022, « nul ne pouvait ignorer la nature violente du rassemblement qui se préparait ».

Le jour dit, un dispositif exceptionnel de maintien de l’ordre, comptant près de 3 000 agents, est mis en place. Une quinzaine d’escadrons de gendarmes mobiles sont répartis tout autour de la réserve SEV 15 pour empêcher son invasion par trois cortèges convergents : le bleu, le jaune et le rose. Sont aussi déployés deux canons à eau, deux véhicules blindés et vingt quads du peloton motorisé d’intervention et d’interpellation (PM2I) de la Garde républicaine, ultérieurement blanchis par une enquête administrative malgré leurs tirs de LBD en mouvement.

« Pourquoi ne pas avoir laissé les manifestants accéder symboliquement à la bassine comme ils l’ont demandé ? », ont demandé les enquêteurs de l’IGGN à la préfète, pour qui une telle option était exclue : « Ils ont reconnu que ce ne serait pas que symbolique. […] Il m’appartenait d’assurer la sécurité des biens. […] Leur volonté était aussi de s’en prendre aux forces de l’ordre. »

« À l’arrivée vers la réserve de Sainte-Soline, […] les trois cortèges se situaient dans le périmètre interdit à la manifestation », ajoute la préfète. Du point de vue légal, cet « attroupement » peut être dispersé par la force après sommations. Des sommations ont bien été effectuées, mais l’IGGN estime qu’elles sont restées « inaudibles » pour les manifestant·es.

Avec l’autorisation de la préfète, le PM2I tire ses premières grenades lacrymogènes vers 12 h 35 pour disperser le cortège bleu, qui s’approche de la bassine. Puis il vise, « vraisemblablement par erreur », le cortège rose, comme l’a déjà montré le magazine « Complément d’enquête ».

Alors que les cortèges commencent à se mêler, les manifestant·es semblent vouloir « encercler » la bassine (et donc les gendarmes positionnés devant). La préfète autorise alors l’emploi de la force sur l’ensemble des cortèges. « Les tirs de grenades lacrymogènes s’intensifient, à un rythme très soutenu, et ne cesseront quasiment plus », note l’IGGN, qui observe que « la zone est noyée de fumées lacrymogènes » dès 13 heures.

Aux alentours de 13 h 15, « les affrontements les plus violents de la journée » commencent et durent presque trois quarts d’heure. Les gendarmes reçoivent des pierres, des cocktails Molotov et des feux d’artifice, tandis que quatre véhicules de gendarmerie sont incendiés. Des manifestant·es essaient de pénétrer dans la SEV 15 en faisant tomber les grillages qui entourent le site.

« Acculés », les gendarmes tirent sans arrêt. « La plupart des grenades CM6, MP7 ou GM2L atterrissent dans les premiers rangs des black blocs, et parfois au-delà, parmi les manifestants restés en retrait en spectateurs », constate l’IGGN. Les gaz lacrymogènes finissent par « noyer » la « zone des blessés », qui s’est créée spontanément sur un chemin légèrement en retrait.  

Les affrontements se calment vers 14 heures et reprennent brièvement une heure plus tard, quand un médecin de la gendarmerie s’approche de Serge D., très grièvement blessé, pour le secourir. De 15 h 30 à 16 h 30, les manifestant·es quittent le site.

« Un putain de trou qui appartient même pas à l’État » 

Sur la journée, notent les enquêteurs, la gendarmerie « fait état de la consommation de 5 015 grenades lacrymogènes (2 783 CM6, 857 MP7, 1 375 GM2L), de 89 grenades de désencerclement GENL, de 40 grenades assourdissantes ASSR et 81 munitions de LBD 40 ». Quarante-cinq gendarmes sont déclarés blessés, tandis que les manifestant·es dénombrent environ deux cents blessé·es dans leurs rangs.

Les images issues des caméras-piétons témoignent de ces affrontements. Mais elles montrent aussi des gendarmes prenant leur pause dans les camions, en chantant sur du Michel Fugain ou du Dalida, mangeant leur sandwich ou se plaignant de devoir après cirer leurs chaussures pleines de boue. 

Ces dizaines d’heures d’enregistrements ouvrent une fenêtre inédite sur leur quotidien, leurs doutes sur l’utilité de protéger « un putain de trou qui appartient même pas à l’État », leurs plaisanteries souvent de mauvais goût (« Tu veux une pipe et un Mars ? — Le Mars non, mais la pipe je suis pas contre »), leurs projets d’apéro. 

Trois escadrons de gendarmerie mobile (EGM) n’ont transmis aux enquêteurs aucune image de leurs caméras-piétons. L’EGM de Saint-Étienne-lès-Remiremont a expliqué que ses caméras étaient en maintenance. Celui de Chambéry s’est excusé : malgré la réquisition adressée par l’IGGN, il a essayé d’extraire les images trop tard, au-delà du délai de trente jours où elles sont effacées automatiquement. L’EGM de Cherbourg n’a fourni ni images ni explications. 

Certaines caméras-piétons ont bien été saisies par l’IGGN mais n’ont jamais été exploitées par ses soins (EGM de Clermont-Ferrand). La plupart des images ont bien été visionnées et en partie retranscrites. Mais une grande partie des tirs tendus, insultes et autres propos problématiques qui y figurent ne sont même pas mentionnés.  

Source : https://tinyurl.com/3nyu9evf

lundi 13 octobre 2025

Et si... on faisait la révolution en dansant ? Entretien avec Mathilde Caillard

Et si... 

on faisait la révolution 

en dansant 

Avec Mathilde Caillard


 

 
« Je veux un monde qui chante. » 
 
L’activiste Mathilde Caillard, alias MC danse pour le climat, énergise les luttes avec le collectif Planète Boum Boum. 

Pour elle, « la joie est collective, elle peut faire bouger les choses ». 
 
SOMMAIRE : 
 
00:00 - Introduction 
 
1:42 La joie permet-elle de combattre les régimes autoritaires ? 
2:24 Comment être joyeux dans un tel contexte géopolitique et environnemental ?  
9:37 Découverte de la gravité de la situation écologique en 2018. Pouvez-vous nous raconter ce choc partagé par beaucoup de personnes de votre génération ?  
15:18
Peut-on être en colère et dans la joie en même temps ?  
16:35 La danse, qui est aussi une énergie physique incroyable, est-elle une façon de sublimer cette colère ?  
19:50 Y a-t-il un enjeu féministe dans cette forme de protestation ? 
22:22 Vous parlez des critiques blessantes à l’imparfait. Pourquoi ? 
22:30 Ce qu'on remet au centre avec la danse  
24:45 Il y a plein de signes que la jeunesse va mal. Comment analysez-vous ce fait ? 
31:48 La jeunesse révoltée dans le monde et en France 
36:15 Pourquoi la gauche ne réussit-elle pas à s’unir ? 
39:20 Et peut-on faire reculer l’extrême droite ? 
42:04 Vous êtes connue notamment par les réseaux sociaux. Cela ne vous rend-il pas dépendante à leur égard ? 
47:39 Les gens passent plusieurs heures par jour sur les réseaux sociaux. Comment on fait par rapport à ça ?  
52:19
Comment imaginez-vous le monde à venir ?
 
 

Source : https://youtu.be/8mtSGZrE9Ko?si=6i-ielcRonChJhh-

mercredi 18 juin 2025

NUCLÉAIRE, comment il va ruiner la France

🔎 En matière de nucléaire, Emmanuel Macron dépense sans compter. La facture se chiffre en dizaines de milliards. Mais qui va payer ? Enquête sur une faillite annoncée.

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Source : https://www.youtube.com/watch?v=rjfHyhkpef8

vendredi 20 novembre 2020

Pourquoi la proposition de loi « Sécurité globale » est dangereuse pour nos libertés

 

Novembre 2020, © Anthony Linger / Hans Lucas.

Pourquoi la proposition de loi 

« Sécurité globale » 

est dangereuse 

pour nos libertés  

Du 17 au 20 novembre, l’Assemblée nationale est appelée à examiner la proposition de loi dite de « Sécurité Globale », soutenue par les députés de la majorité. Si une telle loi entrait en vigueur en l’état, elle constituerait une grave atteinte au droit à l’information, au respect de la vie privée, et à la liberté de réunion pacifique, trois conditions pourtant essentielles au droit à la liberté d’expression. 

Nous déplorons que cette proposition de loi soit examinée en procédure accélérée, alors qu’aucune urgence ne justifie ce choix. Cela a déjà été le cas ces dernières années pour plusieurs lois ayant un fort impact sur les droits humains (loi renseignement, loi SILT, loi dite « anti-casseurs »). Cette procédure restreint de facto leur examen approfondi et l’information éclairée de la société. Nous regrettons que ce texte ne fasse pas exception à la règle. 

 

Lire aussi : Violences policières : danger pour la liberté d'informer

 

Empêcher la diffusion des vidéos de la police

C’est d’autant plus préoccupant que cette proposition de loi prévoit des entraves majeures à la possibilité, essentielle dans un état de droit, de filmer et diffuser des images des forces de l’ordre, alors que ces dernières années, de nombreuses vidéos prises par des journalistes ou de simples citoyens ont permis de rendre publics des cas de violations des droits humains. Nous estimons que cette proposition de loi conduirait la France à ne pas être en conformité avec ses engagements internationaux en matière de droits humains. Toute restriction à ces droits doit être conditionnée au strict respect des principes de légalité, nécessité et proportionnalité, inscrits dans le droit international. Nous alertons les parlementaires sur les risques graves d’une telle proposition pour le droit à la liberté d’expression, et les appelons à se mobiliser dans le cadre de l’examen parlementaire pour supprimer l’article 24 de la proposition.  

Un risque majeur pour la liberté d’informer 

Cet article 24 de la proposition de loi prévoit de sanctionner très lourdement (jusqu’à un an de prison et 45 000 euros d’amende) le fait de diffuser des vidéos dans lesquelles des policiers ou des gendarmes seraient identifiables « dans le but qu’il soit porté atteinte à [leur] intégrité physique ou psychique ». Dans les faits, cette disposition ouvre la voie à des interprétations divergentes et arbitraires, notamment la notion d’intégrité psychique. Si elle est adoptée, elle entravera le travail des journalistes. Les citoyens ne pourront plus apporter de preuves de violences policières. Nous utilisons nous-mêmes de telles vidéos, après analyse et authentification, dans le cadre de notre recherche. Avec une telle disposition disparaît la possibilité de faire des vidéos en direct, par peur de la sanction, qui s’ajoute au risque de censure par les plateformes de réseaux sociaux. Ceci constituera un risque majeur pour la liberté d’informer, corollaire essentiel du droit à la liberté d’expression.  

Toute restriction au droit de diffuser des images des forces de l’ordre doit poursuivre un objectif légitime (sécurité nationale, ordre public, droits d’autres personnes) et être strictement nécessaire et proportionnée. Si, dans certaines situations particulières, l’interdiction de filmer et diffuser peut être légitime, par exemple lors d’une opération anti-terroriste, les entraves à la liberté d’informer contenues dans ce projet de loi conduiront à ce que des violations des droits humains ne soient pas documentées. Ceci pourrait contribuer à une culture de l’impunité qui porte finalement atteinte à l’image des forces de l’ordre et contribue à saper le lien de confiance nécessaire entre les forces de l’ordre et la population.   

Un danger pour le droit à la vie privée et le droit de manifester 

La proposition de loi « Sécurité globale » élargit également la possibilité pour la police de filmer les citoyens en utilisant d’avantage de caméras piétons (article 21) ou « aéroportées » et même des drones (article 22). Nous appelons les parlementaires à supprimer ou substantiellement amender ces articles. Les agents de police pourront à présent accéder directement aux enregistrements (article 21), ce qui leur était interdit jusque-là. Ceci pourrait s’avérer problématique en cas d’enquête sur des pratiques illégales par les forces de l’ordre. Certes, ces caméras pourraient dissuader certains policiers d’utiliser la force. Mais si le choix de démarrer ou d’arrêter les enregistrements leur revient, il y a un risque qu’ils soient biaisés et sélectifs. Nous recommandons la plus grande prudence sur le port par les forces de l’ordre de caméras piétons : il faut prendre en compte les risques pour les droits fondamentaux, en particulier le droit à la vie privée, le droit à la dignité des personnes filmées et le droit de manifester.  

De plus, avec l’article 22 élargissant l’usage des drones, risquer d’être filmé peut dissuader des personnes de participer à des rassemblements pacifiques, notamment si elles craignent des poursuites ultérieures pour le simple fait d’y avoir participé. Ça a déjà été le cas en France. Nous avons déjà documenté des situations où des manifestants rassemblés pour défendre les droits des soignants, par exemple, ont reçu des amendes après avoir été identifiés par des caméras de surveillance. Ils ont été sanctionnés pour participation à une manifestation interdite, alors même que cette interdiction prise par le gouvernement a ensuite été jugée illégale car disproportionnée. 

La surveillance de masse en marche 

En l’état, la proposition de loi ouvre la possibilité d’être filmé par les forces de l’ordre dans pratiquement tout l’espace public. Les rapporteurs voudraient même faciliter la transmission aux autorités des vidéos des immeubles d’habitation. Rien dans la proposition de loi actuelle ne garantit que les images captées par les autorités ne feront pas in fine l’objet d’un traitement par des logiciels de reconnaissance faciale, une technologie en plein développement.  

Partout dans le monde, nous demandons l’interdiction de l’utilisation de systèmes qui permettraient une surveillance indiscriminée, voire de masse, tant par les organismes d’État que par les acteurs du secteur privé. Or, dans cette proposition de loi qui prévoit que les autorités pourront très largement filmer les personnes dans l’espace public, des amendements ont déjà été déposés pour introduire la reconnaissance faciale. Ceci porterait une atteinte disproportionnée au respect du droit à la vie privée. Nous demandons donc que la France écarte explicitement la possibilité d’y recourir.  Les entraves au droit de filmer la police, contenues dans cette proposition de loi, et l’élargissement du droit des forces d’ordre à filmer les citoyens, sont contraires aux obligations internationales de la France. Ces deux évolutions concomitantes vont à l’encontre de nos recommandations pour un maintien de l’ordre basé sur le dialogue, la désescalade et le respect des droits humains. 


Source : https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/pourquoi-la-proposition-de-loi-securite-globaleest-dangereuse-pour-nos-libertes