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jeudi 30 juillet 2026

Les 10 bonnes nouvelles - Arménie, RN débouté et renard

Arménie, RN débouté et renard : 

les 10 bonnes nouvelles


Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actu ? 

Voici 10 bonnes nouvelles 

à ne surtout pas manquer 

cette semaine


1. L’Arménie veut protéger 20 % de son territoire d’ici 2030

L’Arménie prévoit de porter la part de son territoire classée en aires naturelles protégées de 13 % à 20 % d’ici 2030, dans le cadre de ses engagements internationaux en faveur de la biodiversité. Une réforme de la législation introduit notamment une nouvelle catégorie de paysages protégés afin de renforcer la préservation des écosystèmes. (Hetq)

2. Le RN débouté dans sa plainte contre deux médias indépendants

Le tribunal judiciaire de Nîmes a rejeté la plainte en référé de la mairie RN de Beaucaire contre L’Arlésienne et StreetPress, poursuivis après une enquête sur de possibles discriminations dans l’attribution de locaux commerciaux. Le juge a estimé que la bonne foi des journalistes constituait un élément sérieux, permettant aux deux médias de poursuivre leur travail. (Le Poing)

 

3. Le renard roux regagne peu à peu sa place dans les campagnes françaises

Longtemps considéré comme un « nuisible », le renard roux bénéficie d’une image plus favorable, portée par des agriculteurs qui soulignent son rôle dans la régulation des rongeurs et par une opinion publique plus sensible à la biodiversité. Malgré cette évolution, l’espèce reste massivement chassée et demeure classée comme susceptible d’occasionner des dégâts dans une grande partie du territoire. (Socialter)

 

4. À Marseille, d’anciens jeunes de la Castellane misent sur le sport pour éloigner les adolescents du trafic

À la Castellane, quatre amis d’enfance organisent des tournois de football et un festival de musique pour offrir des perspectives aux adolescents et les détourner des réseaux de stupéfiants. À travers ces initiatives, ils revendiquent une démarche de transmission et de solidarité entre générations au sein des quartiers populaires. (StreetPress)

 

5. La France lance une expérimentation pour le dépistage du cancer du poumon

La France déploie Impulsion, un programme pilote de dépistage du cancer du poumon destiné aux fumeurs et anciens fumeurs de 50 à 74 ans dans plusieurs régions. L’objectif est d’évaluer l’intérêt d’un dépistage organisé à l’échelle nationale, après des études ayant montré qu’un scanner régulier pouvait réduire d’au moins 20 % la mortalité liée à cette maladie. (Que Choisir)

 

6. L’euro numérique prend forme pour réduire la dépendance à Visa et Mastercard

Les institutions européennes poursuivent les négociations sur l’euro numérique, un projet porté par la Banque centrale européenne visant à créer un moyen de paiement public et à renforcer la souveraineté européenne face aux réseaux américains comme Visa et Mastercard. Les discussions portent notamment sur la protection des données, le plafond de détention et les frais appliqués aux transactions. (Alternatives Économiques)

 

7. Canicule : Lyon multiplie les refuges de fraîcheur pour protéger ses habitants

Face aux épisodes de chaleur de plus en plus fréquents, Lyon déploie son plan « Objectif fraîcheur », avec plus de 700 lieux frais accessibles au public, des musées gratuits, des parcs ouverts en soirée et même des cours d’école transformées en refuges climatiques. La municipalité présente ces mesures comme une réponse d’urgence, tout en rappelant qu’elles ne remplaceront pas la lutte contre le réchauffement climatique. (Vert)

 

8. En Bretagne, des collégiens accueillent de jeunes Palestiniens pour un échange culturel

Huit adolescents du camp de réfugiés de Balata, en Cisjordanie, ont été accueillis en Bretagne dans le cadre d’un projet mêlant danse, rencontres scolaires et découvertes culturelles. Pour les organisateurs, cette initiative visait à offrir une parenthèse de sérénité aux jeunes Palestiniens tout en favorisant le dialogue et la sensibilisation autour de leur quotidien. (La Relève et la Peste)

 

9. À Montpellier, un immeuble bioclimatique mise sur l’architecture pour mieux résister aux canicules

À Montpellier, un immeuble bioclimatique conçu avec des patios, des loggias végétalisées et des appartements traversants cherche à limiter naturellement les effets des fortes chaleurs. Si ses habitants constatent un meilleur confort qu’un bâtiment classique, les architectes rappellent que l’architecture seule ne pourra pas compenser l’intensification du réchauffement climatique. (franceinfo)

 

10. Le NHS veut récompenser les Britanniques qui marchent 30 minutes par jour

Le NHS England lancera début 2027 un défi invitant les participants à marcher 30 minutes par jour, soit l’équivalent d’un marathon par mois. Les personnes qui relèveront le défi pourront bénéficier de récompenses ou de réductions, dans le but d’encourager l’activité physique et de prévenir les maladies liées à la sédentarité. (BBC News)

Mauricette Baelen

Source : https://mrmondialisation.org/armenie-rn-deboute-et-renard-les-10-bonnes-nouvelles-de-la-semaine/

samedi 28 juin 2025

France : les députés votent en faveur de l’habitat léger pour les paysans

France : 

les députés votent 

en faveur de l’habitat léger 

pour les paysans

« Ce serait révolutionnaire pour des milliers de paysans aujourd’hui en difficulté »

 

Texte : Laurie Debove 
Photographie : Jean-Francois FORT / Hans Lucas via AFP

19 juin 2025
 


Pour la deuxième fois, les députés ont voté en faveur de l’installation des paysans en habitat réversible sur leurs terres. S’il réussit le passage en commission mixte paritaire, cet amendement permettrait aux paysans de vivre à moindre coût sur leur ferme, sans artificialiser les sols : une petite révolution écologique et sociale.

C’est une victoire d’étape majeure pour la Fédération de l’habitat réversible et mobile qui travaille depuis deux ans sur le sujet. Face au départ à la retraite de la moitié des agriculteurs d’ici moins de 10 ans, couplé à la difficulté de transmettre leurs fermes gigantesques, ce collectif a décidé de prendre les choses en main.

Leur combat : inscrire dans la loi le droit des agriculteurs à vivre en habitats réversibles sur leurs terres. Après avoir été retoqué une première fois dans la Loi d’Installation Agricole, leur amendement a été repris par la députée écologiste Lisa Belluco, soutenue par des députés issus du groupe Ecologiste et Social, dans un projet de loi « fourre-tout » dit « de simplification de la vie économique ».

En permettant aux paysans, « d’accéder à un vrai logement à moindre coût, l’habitat démontable ne consomme pas de terres agricoles et permet d’éviter le mitage, contrairement aux dérogations en zone A. Il n’a donc que des avantages et répond à la demande d’une partie des agriculteurs qui s’installent aujourd’hui » a expliqué Lisa Belluco lors des débats dans l’Hémicycle.

Mi-avril, après avoir été rejeté par le Sénat, l’amendement a pour la deuxième fait l’objet d’un vote favorable par l’Assemblée Nationale, à 50 voix pour et seulement 2 voix contre.

En clair, il consiste à compléter l’article L.151-12 du code de l’urbanisme par un alinéa rédigé : « est également autorisée l’installation d’une résidence démontable constituant l’habitat permanent de ses utilisateurs lorsqu’elle constitue le domicile d’un exploitant agricole et qu’elle accueille le siège de son exploitation ».


« Ce serait révolutionnaire pour des milliers de paysans aujourd’hui en difficulté », se réjouit Jonathan Attias, l’un des fondateurs de la Fédération de l’habitat réversible et mobile, pour La Relève et La Peste, « à l’image de Jean-Denis Lods, agriculteur dans le sud de la Drôme. Cela fait maintenant plus de deux ans qu’il se bat pour avoir le droit de vivre sur ses terres. »

Le collectif a déjà reçu de nombreux témoignages enthousiastes. Certaines personnes étant actuellement poursuivies en justice pour vouloir habiter sur leur ferme, elles espèrent que cette avancée politique donnera plus de poids à leur dossier.

Pour être inscrit définitivement dans la loi, l’amendement doit maintenant passer l’étape de la Commission Mixte Paritaire, vers septembre, dans laquelle tout reposera sur 7 députés et 7 sénateurs, puis l’examen du Conseil Constitutionnel.

Forte d’une pétition ayant recueilli près de 25 000 signatures, la Fédération de l’habitat réversible et mobile compte bien maintenir la pression citoyenne pour obtenir gain de cause.

Un autre monde est possible. Tout comme vivre en harmonie avec le reste du Vivant. Notre équipe de journalistes œuvre partout en France et en Europe pour mettre en lumière celles et ceux qui incarnent leur utopie. Nous vous offrons au quotidien des articles en accès libre car nous estimons que l’information doit être gratuite à tou.te.s. Si vous souhaitez nous soutenir, la vente de nos livres financent notre liberté.

Laurie Debove

dimanche 23 mars 2025

Indépendantes et écolos, ces femmes construisent leur propre maison

Indépendantes et écolos, 

ces femmes construisent 

leur propre maison

 

26 mars 2022

 

Nathalie, fondatrice de Tinyland, devant sa tiny house qu'elle a construite..

Les maisons mobiles fleurissent dans la Drôme grâce aux femmes. Dans un hangar près de Valence, elles construisent leur propre habitat sur roues, motivées par des envies d’indépendance et écologiques.

Valence (Drôme), reportage

Haut de un mètre, un poing levé en ferraille colorée est disposé devant un portail. Derrière ce symbole de la lutte et de l’engagement, l’inscription « tiny » sur une petite pancarte indique la direction d’un jardin fleuri. Le printemps pointe le bout de son nez. Nathalie aussi, souriante, sur la terrasse attenante à sa maison miniature et mobile. C’est ici, à quelques kilomètres de Valence, que la fondatrice et coprésidente de l’association Tinyland compte organiser prochainement des formations destinées à toutes celles et ceux qui voudraient se lancer dans l’autoconstruction de tiny house, ces maisons légères et sur roues qui ont le vent en poupe en France depuis quelques années. Et dans son association, sur les huit constructeurs actuellement aidés bénévolement, la moitié sont des femmes.

Dans le hangar de Tinyland, l’une scie, celle-là coupe du bois, d’autres amènent des planches. Toutes ont pour but de faire elles-mêmes leur propre maison mobile. Solène, 27 ans, débute à peine les travaux. « Même s’il y a la fin du pétrole, j’aurai un toit sur la tête, dit-elle entre deux séances de taille de bois. Je vis actuellement dans un logement peu confortable. Si je mettais de l’argent dans de la pierre, je mettrais plus de temps à avoir un lit douillet. Et je me dis que si je me sépare de mon copain, j’aurais toujours un logement. »

Solène (à d.) et Agathe échangent leurs savoirs-faire. Avant de se lancer, Solène a participé au chantier d’Agathe. Maintenant que la tiny house de cette dernière est finie, c’est à son tour d’aider son amie dans la conception de sa future maison sur roues. © Estelle Pereira / Reporterre

Si les métiers de la construction sont très largement masculins, le milieu de l’autoconstruction est un domaine plus ouvert aux femmes. Isolation, fenêtres, toitures, ergonomie... tout, absolument tout, est ici conçu de A à Z par ces non professionnelles, pour un prix moyen de la maison finie allant de 20 000 à 30 000 euros. « L’association se veut accessible à tous les gens à petit budget qui ont de l’optimisme, de la motivation, raconte Nathalie, la fondatrice du lieu. Grâce au partage de savoirs, à l’entraide, à l’intelligence collective, on leur dit : “Venez fabriquer votre tiny avec nous.” »

C’est après avoir quitté son CDI et avoir travaillé en bénévole en Arménie, lors d’un service volontaire européen, qu’elle a pris la décision de construire sa première tiny house, avec son compagnon de l’époque. Après leur séparation, elle s’est retrouvée sans logement. Hébergée à droite et à gauche par des amis, elle a alors organisé le chantier d’une deuxième tiny house, la sienne cette fois, dans un hangar prêté par un ami charpentier. Ce fut le premier chantier participatif d’une longue série : plus d’une vingtaine de ces habitations ont été autoconstruites depuis.


Nathalie, fondatrice et coprésidente de Tinyland, devant sa tiny house autoconstruite. Elle est aujourd’hui formatrice pour Solution ERA dans la construction de mini maisons. Depuis six ans, elle mène un véritable travail de lobbying afin de démonter les clichés autour de l’habitat léger auprès des mairies. © Estelle Pereira / Reporterre

« Si je peux faire ça, je peux entreprendre tout ce que je veux ! »

L’autoconstruction, une façon pour les femmes de reprendre la maîtrise de leur vie ? Si la méthode ne règle pas le problème de fond sur l’inégalité dans l’accès à la propriété, elle permet, selon Bérangère, l’une des constructrices, de lever bien des barrières psychologiques. Elle en prend pour preuve ce qu’elle a vécu.

Au départ, elle ne se sentait pas capable de construire en autonomie sa maison. Passer par un chantier participatif était rassurant. Huit femmes ont répondu à l’appel lancé via la plateforme d’entraide Twiza. Avec la rémunération de deux conseillers techniques pour la conception, le projet devait être plié en quatre mois. Au bout de huit jours, le premier confinement a contrecarré ses plans. « J’ai dû terminer la maison pratiquement toute seule, conclut-elle. Même si j’ai eu des coups de main, je restais la cheffe de mon chantier. Ça a été une leçon de vie pendant treize mois. Quand j’ai fini la tiny house, je me suis dit : “Si je peux faire ça, je peux entreprendre tout ce que je veux !” »


Bérangère a construit seule sa maison. Selon elle, la construction permet aux femmes de se rendre compte que réaliser un projet n’a pas de genre. © Estelle Pereira / Reporterre

En réalisant à quel point l’expérience avait pu être émancipatrice pour les huit bénévoles, elle a réfléchi à l’organisation de chantiers participatifs entièrement féminins qui auraient une vocation thérapeutique.

« Elles se sont rendu compte, tout comme moi, que si on leur explique comment fonctionnent les machines, elles sont aussi capables que les hommes. À trois ou quatre, on peut lever ensemble le mur d’une maison. C’est pour cela que j’ai envie de faire des chantiers participatifs pour les femmes. Pas tellement pour qu’elles construisent leur maison ensuite, mais parce que si tu parviens à péter ce mur-là, celui où tu te dis que le chantier ce n’est pas fait pour toi, alors tu peux te lancer dans n’importe quel projet dans ta vie. »


Bérangère, dans sa tiny house construite seule. © Estelle Pereira / Reporterre

Un logement à soi, accessible rapidement

En cette période d’incertitude liée à la crise sanitaire et à la guerre contre l’Ukraine, la nécessité de diminuer sa consommation est partagée par l’ensemble des personnes passées par le hangar. Avec, en moyenne, moins de 100 euros de charges par mois, autoconstruire son habitat sobre et peu énergivore est un moyen de gagner en autonomie et en liberté. D’autant que le dernier rapport de la Fondation pour le Logement des Défavorisés (ex Abbé Pierre) sur l’état du logement en France est catégorique sur l’augmentation des prix des logements dits « classiques » : +154 % en vingt ans. De quoi accroître les inégalités entre celles et ceux qui héritent d’un logement, ou qui ont les moyens d’emprunter, et les autres.


Solène (à d.) et Agathe échangent leur savoir-faire pour construire la maison de Solène. © Estelle Pereira / Reporterre

« Tu ne vis pas de la même façon quand tu as le confort de ta lignée et que tu sais que tu auras un logement quoi qu’il arrive. Du coup, tu te retrousses les manches pour être indépendante », commente Nathalie, qui n’attend aucun héritage.

Et quand bien même elle en aurait eu un, les sociologues Céline Bessière et Sibylle Gollac ont prouvé, après plus de quinze ans d’études sur la cellule familiale, que les femmes étaient les plus souvent lésées sur les questions d’héritage. Beaucoup moins questionnée et médiatisée que la hausse des inégalités de patrimoine entre ménages, la croissance de l’écart de richesse entre les hommes et les femmes est pourtant régulière. Il est passé de 9 % en 1998, à 16 % en 2015, selon les deux autrices.


Louison construit sa tiny house avec son compagnon «  pour mettre en cohérence son mode de vie avec ses convictions écologiques  ». © Estelle Pereira / Reporterre

Vivre dans une maison légère, dont l’installation est tout de même suspendue à l’ouverture d’esprit des mairies, est « une liberté », selon Nathalie. C’est une maison à elles, qui ne les réduit pas à leur genre de femme, comme peuvent le faire une maison ou un appartement classiques. « Je peux me consacrer à des activités artistiques ou culturelles qui ont un sens pour moi », répond immédiatement Nathalie. Quant à Agathe, 25 ans, qui vient de finir son chantier, elle estime qu’elle peut désormais prendre plus de risques en travaillant à son compte, mais aussi « avoir plus de temps pour avoir un enfant, parce que mon compagnon et moi-même aurons moins besoin de travailler. Vivre en tiny nous offre ce bien-être ».

Moins de biens, plus de liens

Autre volonté partagée par ces femmes : mettre en adéquation leurs valeurs écologiques avec leur mode de vie. Avant de fabriquer sur mesure leur future maison, les autoconstructeurs sont obligés de passer en revue leurs besoins réels. Autrement dit, un gros tri s’impose. « Vivre en tiny, ça te pousse à te restreindre et ce n’est pas une mauvaise chose. La remorque est là pour te dire que si tu as un trop gros logement, tu vas trop consommer, tu vas être très énergivore », raconte Agathe. C’est l’objectif premier, ne pas dépasser le poids réglementaire, soit 3,5 tonnes pour pouvoir la bouger à l’envi.


Chez Tinyland, l’entraide entre les constructeurs fait partie prenante de la philosophie de l’association, dont l’objectif premier est de fédérer et de favoriser le partage des savoirs autour la construction d’habitats écologiques. © Estelle Pereira / Reporterre

Diplômée de l’École nationale supérieure d’architecture de Grenoble, Agathe est une vraie passionnée de la construction miniature. Elle a voulu montrer dans son mémoire de fin d’études que les habitats légers avaient une architecture qui pouvait répondre, dans certaines conditions, aux défis de la transition écologique. Plus philosophiquement, elle a fait ressortir que posséder moins pouvait aussi être source de bonheur pour les habitants.

« Des professeurs avaient du mal à comprendre la qualité de vie dans ces maisons, pour eux le confort se résume à l’espace dont on dispose. Pour certains, c’était une précarité du logement. Mais tout le monde n’a pas envie d’habiter dans une maison pavillonnaire de style américain. Le rêve américain n’est pas celui de tout le monde », précise-t-elle.


Dans le hangar de l’association, Agathe construit sa tiny house. © Estelle Pereira / Reporterre

Construire une maison écologique, c’est aussi se rendre compte de l’impact de celle-ci sur l’environnement. « La tiny house est reliée à la nature. Elle suppose de réfléchir à tous nos rejets. J’ai par exemple arrêté la contraception hormonale, car je sais que les hormones ont des effets sur l’eau et les poissons », raconte Nathalie. Les toilettes sèches sont la norme chez les « tinyistes ». Les déjections humaines, comme celles des animaux, reviennent à la terre via le compost ou la phytoépuration, l’épuration par les plantes.

Dans l’entrepôt où fourmille la créativité, où chaque maison est unique, l’écologie n’est pas discutée, c’est même une base idéologique partagée. Ce qui l’est plus, insiste Solène, « c’est comment se joue la mixité, comment se répartissent les tâches dans un couple, comment on prend des décisions, etc. » La bienveillance et l’entraide sont fondamentales pour ces défenseuses de l’habitat alternatif. C’est ce qui a permis à Nathalie de « se reconstruire » en même temps qu’elle a façonné sa maison. À Agathe de retrouver « la cabane de son enfance » et de choisir son métier : conceptrice et constructrice de tiny houses. À Bérangère, animatrice en communication non violente, d’animer des groupes de parole pour femmes dans sa tiny.







Source : https://reporterre.net/Independantes-et-ecolos-ces-femmes-construisent-leur-propre-maison

vendredi 9 août 2024

Surtourisme : il est temps de ralentir

mercredi 07 août 2024 
 
Un mercredi sur deux, retrouvez les enquêtes, reportages et entretiens de Mediapart sur l'écologie. 

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La lettre écologie





 
« Tourists go home ». Depuis ce printemps, en Espagne, le message est clair. Il est apparu dans les mobilisations qui se sont multipliées aux Canaries, en Andalousie, à Barcelone, ou encore aux Baléares. Les populations locales en ont assez du surtourisme qui fait exploser les prix de l’immobilier et ne fournit que des emplois précaires.

Sans compter le désastre écologique entraîné par cette industrie. Hausse du trafic aérien – le mode de transport le plus émetteur de gaz à effet de serre –, pression sur les milieux naturels et la ressource en eau, surconsommation énergétique, production de déchets… 

Dans le collimateur des villes européennes les plus exposées, il y a les croisières touristiques, bien plus polluantes que le trafic automobile. À Lisbonne, c'est l'une des raisons pour lesquelles il y a le plus de locations Airbnbn par habitant, comparé aux autres capitales européennes. Ces dernières années, des mouvements se sont organisés dans les ports de Venise, Majorque et Marseille pour y limiter les escales journalières. Mais la lutte citoyenne ne suffira pas, si les politiques continuent de miser sur la manne financière du tourisme de masse.

C’est pourtant ce que font la plupart des gouvernements. Ainsi de la Grèce, où le premier ministre Kyriákos Mitsotákis, d’un cynisme absolu, considère que le réchauffement climatique est « une occasion pour allonger la période touristique ». L’an dernier, près de 33 millions de touristes étrangers – trois fois la population du pays, un record – se sont rendus dans la péninsule hellène... et la construction d’hôtels et d’infrastructures de luxe a le vent en poupe. C’est ainsi qu’une loi est passée cet hiver pour faciliter les constructions sur le littoral.

La France n’est pas en reste, avec un été olympique qui risque d’alourdir sévèrement la facture. Officiellement, les JOP2024 promettent d’être les plus écologiques de l’histoire, avec l’objectif d’émettre deux fois moins de dioxyde de carbone qu’à Londres en 2012. Selon l’estimation du think tank The Shifters cependant, le bilan carbone des déplacements des spectatrices et spectateurs venant de l’étranger devrait être le double de celui prévu par le comité d’organisation des Jeux. Soit autour de 770 000 de personnes et 1,1 million de tonnes de CO2 – pour un pays qui est déjà la première destination touristique au monde, avec près de 100 millions de touristes internationaux accueillis en 2023.

Dans son essai paru au printemps, Renoncer aux voyages, la philosophe Juliette Morice analyse ce paradoxe : aujourd’hui démocratisé grâce aux vols low cost, le voyage est devenu une norme sociale. Parallèlement, il n’a jamais été autant remis en cause, à l’heure des urgences écologiques. Est-il encore compatible avec une société écolo ?

Sans doute, avec une tout autre devise que la célèbre formule olympique. Moins vite, moins loin, moins massivement. 

jeudi 25 juillet 2024

Procès gagné : les cabanes des Sources du Lavandou sont enfin libres

Procès gagné : les cabanes des Sources du Lavandou sont enfin libres

Ces cabanes démontables et biodégradables sont très discrètes. Construites en foin et en terre, elles n’ont jamais rien coûté. François et ses amis récupéraient un peu de bâche aux agriculteurs locaux pour faire l’étanchéité.

 

Texte : Laurie Debove
Photographie : Myriam Boyé
 

24 juillet 2024

 


C’est un soulagement énorme pour François et Anne. La justice a tranché : les cabanes du Lavandou, dans lesquelles ils vivent depuis bien longtemps, ont le droit de perdurer ! Une belle victoire pour ces cabanes compostables et les défenseurs de l’habitat léger.
 

La répression de l’habitat léger

Le 4 juillet, le tribunal correctionnel de Brive a tranché : les Cabanes des Sources du Lavandou ont bien le droit d’exister ! Depuis 2018, le maire de la commune avait pris en grippe ces cabanes, inquiet de voir de nouveaux habitants y apprendre l’auto-construction et la vie en habitat léger.

Pourtant, François était connu de longue date dans le village pour l’occupation originale qu’il avait fait de ce terrain agricole dont il est propriétaire. Après un premier projet de maraîchage dans les années 90, François s’est intéressé à l’autonomie au fur et à mesure de ses pérégrinations, notamment après une expérience de vie dans la communauté de Beneficio, en Andalousie.

« J’ai commencé par créer une petite cabane dans laquelle j’ai vécu seul pendant 10 ans. Pour la construire, j’ai dû oublier tous les outils techniques élaborés que la société nous proposait pour ne faire qu’avec mes mains. Dans le silence et dans la paix, avec le muscle, le cœur et les poumons, en toute légèreté et discrétion, plusieurs cabanes se sont construites ainsi pour accueillir des gens issus du Rainbow Gathering, une communauté hippie. C’est pour ça que c’était vraiment surprenant que le maire s’en prenne à nous 15 ans après. J’avais plutôt bonne réputation sur la commune pour donner des coups de main aux paysans » raconte François pour La Relève et La Peste

           François dans sa cabane – Crédit : Myriam Boyé

Entre 2018 et 2021, les habitants du Lavandou ont pourtant subi une pression terrible de la part des autorités : armada de gendarmes, hélicos survolant son terrain, dénonciation, annonces médiatiques du maire disant qu’ils allaient se faire expulser… Puis, un temps d’accalmie a eu lieu, jusqu’au procès. Pour Jonathan Attias, ancien habitant du lieu, cette poursuite en justice serait corrélée avec la « charte anti-cabanisation » lancée par le préfet de Corrèze en octobre 2023.

« On a seulement eu 1 mois pour se préparer. On sentait la volonté politique d’aller très vite dans l’affaire. Heureusement, l’avocat Paul Jouty a fait un travail formidable, raconte le co-créateur de la Désobéissance Fertile pour La Relève et La Peste. François n’a pas été jugé sur le fond mais sur la forme. Aujourd’hui, les tribunaux sont complètement dépolitilisés. Là, on parle d’un petit gars qui doit faire face à des pressions financières et policières pour l’empêcher de vivre paisiblement dans la forêt. Non seulement ils ont déployé ces moyens-là mais ils ont perdu. Cette affaire en dit long sur deux visions du monde qui vivent en parallèle et ne se mélangent pas. Savoir que François va pouvoir continuer à poursuivre son rêve, c’est hyper précieux. »

Pour défendre le droit à l’habitat léger, Jonathan et sa compagne Caroline ont créé la Désobéissance Fertile, «un mouvement dont la volonté absolue est de préserver les êtres vivants ». La Désobéissance Fertile a ainsi accompagné François dans la protection de son lieu enchanteur.

 Lire aussi : La désobéissance fertile : vivre en symbiose avec la Nature

Une victoire de cabanes

François a été considéré comme non-coupable, car juridiquement les faits dont il était prévenu étaient considérés comme prescrits. Cela faisait plus de six ans que ses cabanes sont construites.

« La prescription c’est le fait qu’on considère que juger et punir quelqu’un pour quelque chose qui est trop ancien fait plus de mal que l’infraction elle-même. En regardant le dossier, la présidente elle-même a relevé que la procédure avait été menée en dépit du bon sens. Ils ont fait les choses de manière bizarre, normalement le maire aurait dû dresser un PV pour démontrer les infractions mais il était absent de la procédure et n’a été transmis par la mairie que la veille de l’audience. A mon sens ils n’apportaient pas la preuve que les cabanes étaient suffisamment grandes pour être soumises à l’obligation de déclaration de construction » explique l’avocat Paul Jouty pour La Relève et La Peste

Ces cabanes démontables et biodégradables sont très discrètes. Construites en foin et en terre, elles n’ont jamais rien coûté. François et ses amis récupéraient un peu de bâche aux agriculteurs locaux pour faire l’étanchéité.

« Cela a simplement demandé beaucoup de main d’œuvre et de plaisir. C’est à la fois une simplicité et un confort de vie. On sort de la cabane, le paradis est devant nous, sur le perron. Une ambiance et une atmosphère paisible est là. On sait qu’on a seulement le paysage à s’occuper, en plantant des arbres comme des vergers ou des parcelles forestières, confie François pour La Relève et La Peste.

Dans la nature presque sauvage, j’y trouve ma santé et mon bonheur. C’est un lieu de création et de réjouissance, la nature n’est plus hostile ni hermétique, elle est source d’une grande famille d’arbres, de plantes, de connaissances, de choses familières et de présence aimante »  

Si la décision du procès ne fera pas jurisprudence, elle est quand même une source d’espoir pour celles et ceux qui aspirent à vivre sobrement. 

Ses « cabanoiseaux », comme les appelle François, ont encore de beaux jours devant elles.

Laurie Debove

 

Source : https://lareleveetlapeste.fr/proces-gagne-les-cabanes-des-sources-du-lavandou-sont-enfin-libres/


vendredi 3 mai 2024

En France, près de 3.000 enfants dorment dans la rue, dont des centaines ont moins de 3 ans

En France, 

près de 3.000 enfants 

dorment dans la rue, 

dont des centaines 

ont moins de 3 ans

 

 

Aude Lorriaux

A.L. avec AFP



Précarité

Dans la nuit du 2 octobre, 2.822 enfants, dont 686 âgés de moins de trois ans, sont restés sans solution d’hébergement, après que leur famille a tenté sans succès d’obtenir une mise à l’abri en appelant le 115

 

Femme en centre d'accueil - Illustration.  - LEVINE HEIDI / Sipa

 

« Le constat est alarmant. » Depuis la rentrée, le nombre d’enfants contraints de dormir à la rue augmente, ont alerté mardi des associations et parlementaires, qui réclament l’augmentation du nombre de place d’hébergement d’urgence et des mesures pour permettre d’accéder à un « logement durable ».

Dans la nuit du 2 octobre, 2.822 enfants, dont 686 âgés de moins de trois ans, sont restés sans solution d’hébergement, après que leur famille a tenté sans succès d’obtenir une mise à l’abri en appelant le 115. Un nombre en hausse de 42 % par rapport au mois précédent, pointent dans un communiqué commun le Collectif des associations unies, l’Unicef France, le collectif Jamais sans toit et la Fédération de parents d’élèves FCPE. « Au total, on décompte 8.351 demandes non pourvues au 115 le soir du 2 octobre, soit 2.500 personnes de plus qu’en juin dernier » pointent les associations dans ce communiqué qu’a reçu 20 Minutes.

« Un tri des vulnérabilités, des précarités »

Une situation d’autant plus préoccupante que ce nombre reste sous-évalué, puisqu’il « ne tient pas compte des familles à la rue qui n’appellent plus le 115 ou n’arrivent pas à le joindre et des mineurs non accompagnés ».

« Malheureusement, les chiffres sont implacables, le nombre de places actuel n’est pas suffisant, il y a un tri des vulnérabilités, des précarités », a commenté lors d’une conférence de presse Nathalie Latour, porte-parole du Collectif des associations unies. Il est nécessaire de créer 10.000 places d’hébergement d’urgence supplémentaires, estiment les associations. Pour l’heure, le gouvernement a seulement prévu de maintenir les 203.000 places déjà existantes.

La moitié des personnes en famille qui ne sont pas prises en charge par le 115 résident en Ile-de-France (49,5% des 5.362 personnes en famille), et sur ces personnes, la moitié sont des enfants, soit plus de 1.300 enfants qui vivent à la rue en Ile-de-France, dont 431 ont moins de 3 ans. C’est à Paris que la situation est la plus tendue, avec 1.328 demandes non pourvues. Viennent ensuite la Seine-Saint-Denis (528) et le Nord (395).

Enfants privés de sommeil

« L’exclusion du logement met en péril la santé mentale des enfants », a souligné Béatrice Lefrançois, secrétaire général de l’Unicef France. « Ils sont privés de sommeil, d’intimité, déménagent souvent et ont du mal à accéder à l’école ».

Dans une tribune, les associations ainsi que 55 parlementaires de différents partis réclament également la mise en œuvre d’une programmation pluriannuelle « de la rue au logement », dotée de « moyens suffisants » pour que tous les enfants soient hébergés et pour « favoriser leur accès au logement durable en produisant et en attribuant davantage de logements sociaux ».

 

Source : https://www.20minutes.fr/paris/4058216-20231017-france-pres-3-000-enfants-dorment-rue-dont-centaines-moins-3-ans

lundi 15 avril 2024

La lutte est finie ! Le résultat de la médiation -


 Mise à jour sur la pétition

 

La lutte est finie ! 

Le résultat de la médiation


Adrien Cano
Maché, France
 

 
28 mars 2024

Cher(e)s soutiens, 


c’est avec un immense soulagement et un tout aussi immense plaisir que nous vous annonçons la bonne nouvelle : 


Le litige avec la mairie est terminé !


La médiation a abouti à un accord positif  ! 


Au cours de l’année écoulée depuis nos dernières nouvelles, nous avons procédé à une médiation administrative avec la mairie de notre commune suite à une proposition du tribunal. 


La procédure était longue et pour ne pas perturber son bon déroulement, nous nous sommes tenus au secret durant tout ce temps jusqu’à obtention d’un accord définitif.


Pour la faire courte : 


- Nous pouvons continuer à habiter sur la ferme.

- Nous ne sommes plus mis en demeure sous astreinte et nous n’aurons pas à payer.

 - Nous devons faire une demande de permis de construire pour un habitat écologique sur un lieu précis de la ferme ou il se trouve déjà une dalle en béton présente bien avant notre arrivée. 

- Nous nous engageons à quitter les mobil-homes à la fin des travaux de construction. 

C’est un accord satisfaisant pour nous pour plusieurs raisons 


1 - Déjà puisqu’il répond positivement à l’intitulé de notre pétition “ contre l’expulsion de leur ferme de ces maraîchers bio “ en nous permettant de continuer à habiter sur place.

2 - Car il permet l’édification d’un logement de fonction sur la ferme tout en préservant les sols agricoles de l’artificialisation en recyclant une dalle déjà présente. 

3 - Car il nous permet d’envisager la construction d’un logement plus pérenne, plus spacieux et adapté à notre famille, et plus écologique (mieux isolé que des mobil-homes des années 1990-2000 :D )


La construction envisagée va dans le sens d’un habitat écologique et bio sourcé localement : une petite maison ossature bois et isolation paille. Ça tombe bien, un maître d'œuvre spécialiste de ce type de construction est déjà dans les starting-blocks pour monter le dossier de permis de construire et nous avons la chance d’avoir à 10km une entreprise spécialisée dans la botte de paille haute densité pour la construction-isolation. (Lien ici)


Ce bilan très positif est le résultat de notre bataille et notre détermination, mais n'aurait pas été possible sans votre soutien alors merci à vous tous !


Cependant, nous sommes conscients de ce à quoi nous engage un tel projet. 


Envisager une construction pour un couple à son compte en troisième année après le début d’activité relève de la mission. Quand l’entreprise en question est une entreprise agricole de type “ petit maraîchage “cela relève du miracle. 


Dans l’usage courant les banques ne prêtent qu’après avoir vu au moins trois ans de bonne comptabilité. Pour nous ce sera impossible puisque nous démarrons à peine, notre bilan a la tête d’une compta de jeune entreprise, avec plein d’emprunts et encore peu de bénéfices, un rythme de croisière pas encore trouvé. 


C’est la raison pour laquelle nous avions fait le choix d’habiter en mobile home et de miser sur l’investissement dans l’entreprise en priorité. Nous pensions habiter ainsi encore quelques années jusqu'à pouvoir justifier d’une entreprise rodée et en capacité de solliciter un emprunt immobilier. Il faudra faire plus vite que cela. D’autant plus qu’il est stipulé dans l’accord que nous n’aurons qu’un an pour débuter les travaux de construction une fois le permis validé, l'échéance approximative pour démarrer est la fin d'année 2025.


C’est pourquoi nous avons créé une nouvelle cagnotte en ligne pour nous aider à alléger l’emprunt immobilier au maximum et pouvoir tenir le délai convenu dans la médiation.

La précédente cagnotte nous a payé intégralement les frais d’avocat et il reste assez pour payer l’élaboration du dossier de permis de construire. 

Ensuite, viendra le temps de la construction et nous voulons faire un maximum par nous-mêmes avec le conseil du maître d'œuvre mais nous sommes réalistes sur le fait que notre maraîchage est déjà très chronophage et sur notre savoir faire en matière de construction qui est … comment dire ... limité ! 

Certaines parties du chantier sont clairement à notre portée mais certaines pas du tout. C’est pourquoi nous n'envisageons pas l’auto construction totale. 


Voici le lien de la cagnotte https://www.onparticipe.fr/c/AjD2xZZ5


Croyez-nous, nous ne faisons pas de cagnottes par plaisir. Nous n’avons pas fait de liste de naissance, ni de financement participatif pour le lancement de la ferme, ni pour les plantations d'arbres, etc. 

Nous sommes plutôt du camp de ceux qui veulent faire avec leurs moyens, à leur rythme, mais ici c’est impossible. 

Les frais de justice auxquels nous avons dû faire face pendant deux ans auraient été impossibles à assumer seuls et la somme à réunir pour la construction du futur logement + les délais à tenir sont trop courts. Comme dit plus haut, si cela avait été nous, nous aurions attendu pour nous auto financer ! 


Nous mettrons à jour régulièrement pour vous tenir informés des avancées du chantier et réfléchissons même à un moyen un peu plus " visuel " ... :)


Pour finir, nous tenons une nouvelle fois à vous remercier TOUS

Vous avez très largement contribué à nous faire tenir le coups durant ces 2 années. Tous vos messages, courriers postaux, partages, contributions à la cagnotte pour les frais de justice et relais de la pétition ont fait la différence, Vous pouvez en être fiers ! 


Enfin les derniers mots de cette ultime mise à jour vont pour deux personnes qui ont été cruciales dans notre dossier, d’abord notre avocat Maître Maxime Le Borgne, qui a été très investi dans notre dossier et personnellement touché par notre affaire, et enfin pour Jean-Pierre Micheneau, ancien maire de Maché qui nous a soutenu dans les moments très difficiles. Décédé il y a peu de temps, nous saluons sa mémoire. Nous aurions tant aimé lui faire lire ces mots.



L'adresse mail de contact est toujours valide, si vous souhaitez nous écrire, nous vous lirons et vous répondrons avec plaisir :)


Contact : soutienadrienmarine85@gmail.com

Source : https://www.change.org/p/contre-l-expulsion-de-leur-ferme-de-ces-mara%C3%AEchers-bio/u/32469772

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Le 19 aout 2022 cette pétition était publiée sur "lemurparle"

 https://lemurparle.blogspot.com/2022/08/il-faut-aider-adrien-mise-en-demeure-de.html

 Et aujourd'hui voilà la bonne nouvelle
Celle qui prouve une nouvelle fois la justesse de la phrase de Bertold Brecht :


"Ceux qui luttent peuvent perdre, ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu"

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