Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan. Mais pas que. Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...
BLOG EN COURS D'ACTUALISATION... ...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...
En mai 2025, l'ONG Greenpeace a immergé 15
blocs de calcaire au large du Barcarès et de Port-Leucate, entre l'Aude
et les Pyrénées-Orientales, pour dénoncer le chalutage de fond dans une
aire marine protégée. Poursuivie par le préfet des Pyrénées-Orientales,
l'ONG a obtenu gain de cause devant le tribunal administratif de
Montpellier, qui a annulé les poursuites.
Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté, le 2 juillet
2026, les poursuites engagées par le préfet des Pyrénées-Orientales
contre Greenpeace et le capitaine de l'Arctic Sunrise, après l'action menée par l'ONG en mai 2025 dans le parc naturel marin du golfe du Lion.
Cette
décision met un terme à la procédure engagée par le représentant de
l'État. Si le volet judiciaire est désormais clos, le combat est loin
d'être terminé pour Greenpeace.
🚨Nous venons de construire une barrière de blocs de pierre à 6 km au
large des côtes méditerranéennes. On vous explique pourquoi. #ProtectTheOceans
Le préfet avait lancé 15 procédures distinctes, une pour chaque bloc
de roche immergé. Il réclamait plusieurs amendes, pour un montant total
de 90 000 euros, ainsi que le retrait des rochers sous astreinte
financière.
Le tribunal a estimé qu'au sein d'un parc naturel
marin, seul le directeur de l'Office français de la biodiversité (OFB),
ou ses représentants par délégation, est compétent pour engager de
telles poursuites. L'ONG accueille cette décision avec soulagement, tout
en assurant rester mobilisée.
Aujourd'hui encore, l'action du gouvernement est insuffisante face aux activités de pêche dans les zones protégées.
François Chartier
Chargé de campagne Océans chez Greenpeace France
Rochers anti-chalut
Une
action pour dénoncer l'absence de protection effective des aires
marines protégées. En mai 2025, Greenpeace avait immergé 15 blocs de
calcaire dans le parc naturel marin du golfe du Lion afin d'empêcher les
chalutiers de pratiquer le chalutage de fond dans cette zone protégée.
L'ONG
souhaitait avec cette opération dénoncer l'inaction des autorités face à
une méthode de pêche qu'elle juge particulièrement destructrice.
Cette action s'était déroulée en marge de la 3e Conférence des
Nations unies sur l'océan (UNOC), organisée à Nice en juin 2025, alors
que la France affichait son ambition de devenir un pays moteur de la
protection des océans.
Greenpeace affirme avoir constaté que les aires marines protégées ne
sont pas épargnées par le chalutage de fond. Une pratique qu'elle
présente comme l'une des techniques de pêche les plus destructrices pour
les écosystèmes marins. En raclant les fonds, les engins de pêche
peuvent dégrader les habitats marins et contribuer à la destruction de
la biodiversité.
Sur
le papier, plus de 30 % des eaux françaises sont protégées. Mais, en
réalité, moins de 0,1 % le sont réellement. Ce sont des protections de
façade !
François Chartier
Chargé de campagne Océans chez Greenpeace France
Greenpeace estime que la Méditerranée est touchée par la surpêche. Selon
l'ONG, la protection effective de zones marines protégées permettrait
de préserver les écosystèmes marins et de reconstituer les stocks de
poissons.
*Dégâts constatés* : Elsa
a perdu une serre à semis (bois), une serre de stockage, un container
(plancher intérieur et tout le matériel détruits), câbles et panneaux
solaires (forage + panneaux), cuve, tuyaux, remorque, débroussailleuse. *Au programme*: Sonder le terrain pour enlever les clous, déblayer ce qu'il y a en dessous du container et remettre en état le container.
*À prévoir*: Bottes, gants, masques, vêtements qui ne craignent rien, chapeau. Assiettes et couverts pour le repas partagé (l'hôte prévoit de quoi manger).
*Outils utiles* (si vous en avez, vos bras et votre énergie, c'est bien aussi) : Râteaux, balais, pelles Aimants (disponibles sur le terrain d'Éric) Balais brosse Groupe électrogène Aspirateur de chantier Seaux (disponibles chez Éric) Planches pour refaire le plancher (cf. Jérôme)
*Véhicules et matériel spécifique*: Deux voitures avec des boules pour évacuer les remorques À compléter si besoin
Vous pouvez contacter *Valérie* (06 79 64 57 95) pour l'organisation du matériel.
Enfin
on respire ! Pas seulement parce que la météo s'est enfin radoucie en
métropole, mais aussi parce que la coupe du monde de foot est enfin
terminée. Un mondial qui a donné lieu à un festival de récupérations
politiques et autres sorties racistes. Mais pour une fois, l'histoire
s'est plutôt bien terminée. En tout cas aussi bien que peut finir une
compétition où les nationalismes s'affrontent symboliquement à travers
22 types en short courant derrière un ballon et où les responsables du désastre écologique peuvent faire de la pub en mondiovision.
Un
mondial de foot est toujours un espace politique et diplomatique, et
pour une fois c'est la France qui représentait le camp antiraciste aux
yeux de la planète, déclenchant l'hypocrisie la plus totale de nos gouvernants.
Et dans le camp suprémaciste, le Paraguay et l'Argentine, sur fond de
collusion avec des pouvoirs fascistes, de scandales d'arbitrage et de
mise en scène trumpiste. Le scénario semblait presque écrit d'avance :
la victoire de l'Argentine, championne américaine de l'anti-jeu, devait
signer la victoire de la race blanche face aux nations européennes grand
remplacées.
Et
finalement, au terme d'une finale humiliante, c'est l'Espagne qui
s'impose. Une monarchie gouvernée par la gauche molle, mais qui soutien à
la Palestine, ne s'enfonce pas dans les polémiques racistes et tient
tête à Trump sur la scène internationale. On prend, même si on aimerait
voir la Catalogne ou le Pays Basque indépendants et qu'il reste encore
quelques franquistes à parader dans les rues.
Mention spéciale pour le tweet programmé de Javier Milei, qui
annonçait un jour férié national pour fêter la victoire. Savoir que ce
truand ne pourra pas tirer d'avantage politique du football nous fait au
moins un peu plaisir.
Pour freiner les feux de forêt, les pompiers français utilisent du «retardant»,
un produit rouge vif. Des scientifiques cherchent une alternative car
il peut entraîner une fertilisation excessive des rivières et contenir
des métaux lourds.
Un puissant jet rouge vif jaillissant d’un camion-citerne, un
autre se déversant depuis le ventre d’un avion Dash… Pour maîtriser
l’incendie en forêt de Fontainebleau, au sud-est de Paris, les pompiers
ont épandu des litres de «retardant». Cette substance colorée freine la progression du feu et protège la végétation, en la rendant moins inflammable.
Sa couleur rouge provient usuellement de l’oxyde de fer, un pigment
d’origine naturelle, qui permet aux pompiers de savoir quelle zone ils
ont déjà aspergée. Sur une vidéo du journal Le Parisien, on peut voir comment se déroule le largage, avec la mention «produit chimique non dangereux» à côté. Cette mixture rougeoyante est-elle vraiment sans risque pour l’environnement?
En France, les pompiers utilisent du Fire-Trol-931,
le cousin du Phos-Chek, massivement utilisé contre les incendies aux
États-Unis. Il est produit par la même entreprise étasunienne, «Perimeter Solutions», nous informe la chimiste Lola Zavattoni, jointe par Reporterre. Doctorante sur les retardants à faible impact environnemental, elle participe à un programme national de recherche (ANRPREFIBIO) pour développer des solutions anti-incendie avec une entreprise française (Bioex).
Pas d’effet négatif sur la végétation
À l’instar du Phos-Chek, le Fire-Trol est formulé à base de phosphate
d’ammonium, une substance que l’on trouve habituellement dans la
composition des engrais agricoles. La conséquence : «En
cas de ruissellement ou de largage accidentel près d’une zone humide,
sa présence dans les cours d’eau peut avoir un effet eutrophisant»,
explique Jean-Valère Lorenzetti, un post-doctorant qui participe
également à ce programme de recherche. Soit un enrichissement excessif
de l’eau par des nutriments, ce qui entraîne une prolifération des
microalgues et des cyanobactéries au détriment des poissons et des
écosystèmes aquatiques, montre une étude étasunienne de 2023.
Normalement, il s’agit d’une pollution «ponctuelle», mais dans certains cas, le produit peut s’infiltrer dans le sol, et polluer la nappe phréatique : «Ça dépend de la composition du sol, qui favorise ou non l’infiltration», précise Lola Zavattoni.
Si le produit peut temporairement polluer l’eau, il n’aurait en revanche pas d’effet négatif à long terme sur la végétation. «Le
retardant peut provisoirement gêner la pousse des plantes à cause de
son effet occultant, qui va bloquer la photosynthèse. Mais comme c’est
un fertilisant, on remarque souvent un effet rebond avec une croissance
rapide dans les années qui suivent», décrit Jean-Valère Lorenzetti.
Cependant, des études menées outre-Atlantique soulèvent un autre
risque de pollution lié à la présence, dans ces retardants, de métaux
lourds comme du cadmium, du chrome, de l’arsenic et de l’antimoine.
Une étude étasunienne publiée en 2024
montre que certains retardants, y compris le Phos-Check, contiennent
des seuils de métaux lourds 4 à 2 880 fois supérieurs aux limites
réglementaires pour l’eau potable, et potentiellement supérieurs aux
seuils de toxicité pour la vie aquatique.
À la suite des incendies qui avaient ravagé la Californie en 2025, le média d’investigation indépendant LAist
avait également mené une enquête pour étudier les concentrations en
métaux lourds dans des échantillons de Phos-Chek. Leurs analyses
confirmaient la présence de métaux lourds à des taux variables en
fonction des prélèvements, sans que cela ne représente de réelle menace
pour la santé humaine. En revanche, l’accumulation de ces métaux
cancérigènes et reprotoxiques dans l’environnement pourrait, à terme,
avoir un effet sur la biodiversité, s’inquiètait le média californien.
Un produit très encadré en France
Comment expliquer la présence de ces métaux lourds dans les retardants anti-incendie? «Cela pourrait venir des minerais d’où provient le phosphate d’ammonium, qui sont souvent riches en métaux [1] ou des inhibiteurs de corrosion qui sont ajoutés dans la formulation pour protéger les équipements», avance Maude Jimenez, enseignante-chercheuse en chimie à l’université de Lille, et directrice de thèse de Lola Zavattoni.
La chercheuse précise toutefois ne pas avoir entendu parler d’un tel
problème de métaux lourds dans le Fire-Trol, utilisé en France : «Ce produit a été testé et validé par le Centre d’essais et de recherche qui fait beaucoup de tests, notamment sur la germination des plantes… C’est vraiment très encadré.»
Les trois scientifiques rencontrés par Reporterre s’accordent d’ailleurs tous pour dire que : «Les
émissions issues de la combustion des incendies sont bien plus
dangereuses, cancérigènes et délétères pour l’environnement que la
pollution liée au produit retardant. Il n’y a pas photo.»
Pour autant, dans un souci d’écologie et de souveraineté, il et elles
continuent à chercher des alternatives plus écologiques et plus locales
au Fire-Troll étasunien. «Au
sein du projet Prefibio, on travaille avec des écotoxicologues et on
teste des produits biosourcés à base de protéines végétales. Pour cela,
on utilise des déchets ou des produits secondaires de l’industrie
agroalimentaire», explique Lola Zavattoni, qui n’a pas encore le droit de révéler la formulation de son produit.
Notes
[1] Il s’agit d’une hypothèse similaire à celle expliquant la présence de cadmium dans les engrais azotés.