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mercredi 13 mai 2026

En Anjou, 4000 hectares de quinoa bio soignent les sols et les humains

En Anjou, 

4000 hectares de quinoa bio 

soignent les sols et les humains

 

Pour des consommateurs dont la santé digestive est fragile, éviter les résidus de pesticides n'est pas une précaution abstraite. C'est une nécessité concrète.

 


Texte : Isabelle Vauconsant 
Photographie : Perles d'Anjou 
29 avril 2026

 

Pour les cœliaques et les sensibles au gluten, trouver un aliment sain, local et certifié relève du parcours du combattant. En Anjou, on a relevé le défi avec un quinoa bio français qui soigne autant les intestins que les sols.

L’équipe de Perles d’Anjou

Une filière née d’un diagnostic

Tout commence par une enfant et une maladie. En 2009, Maud Abbott, Normande, et son mari Jason, Texan, apprennent que leur fille est cœliaque. La maladie cœliaque est une pathologie auto-immune : la gliadine, protéine présente dans le blé, déclenche une destruction progressive de la muqueuse intestinale.

Elle touche 1 % de la population, souvent des années avant d’être diagnostiquée. Face au vide du marché français en produits locaux sans gluten, la famille choisit de créer la filière elle-même, en Anjou.

Benoît Calmès, généticien de formation diplômé de l’INRA, a rejoint l’aventure avec une conviction : le quinoa est une réponse agricole autant que médicale. « Nous sommes passés de 17 à 4 000 hectares », s’émerveille-t-il. Un tiers du quinoa français est aujourd’hui angevin.

                                      Plant de Quinoa

Le quinoa, allié des intestins fragilisés

Pour les personnes cœliaques, chaque repas est un arbitrage. Le moindre résidu de gluten, même infime, peut provoquer une réaction inflammatoire grave. Le quinoa est naturellement sans gluten, mais encore faut-il que sa production soit irréprochable. C’est précisément l’engagement de Perles d’Anjou. « Nous opérons sur un site sans gluten ni allergènes.», décrit Benoît Calmès.

Au-delà de l’absence de gluten, le quinoa présente un profil nutritionnel de qualité. Il contient 14 g de protéines complètes pour 100 g, avec tous les acides aminés essentiels. C’est rare dans le règne végétal.

Il apporte trois fois plus de fibres que le riz (7 g/100 g), nourrit le microbiote intestinal et favorise un transit régulier. Pour des intestins fragilisés, cette richesse en fibres douces représente un vrai soutien.

Son index glycémique bas (53) en fait également un aliment de choix pour les personnes diabétiques ou souffrant de résistance à l’insuline, fréquemment associées aux pathologies digestives chroniques.

Le quinoa angevin protège bien au-delà des intestins. Son magnésium stabilise la tension artérielle ; fibres et phytostérols baissent le cholestérol LDL cardiovasculaire. Fer (4,6 mg/100 g) et zinc (3,1 mg), cruciaux pour cœliaques carencés, rééquilibrent l’organisme. « Tout le monde peut acheter du quinoa au prix du riz », souligne Benoît Calmès : un atout santé accessible à tous.

  Quinoa dans les champs angevins

Le bio, une condition médicale autant qu’éthique

Le bio n’est pas un argument de vente mais une cohérence pour les coopérateurs. « Soutenir le bio constitue une volonté forte de notre coopérative », insiste Benoît Calmès.

Pour des consommateurs dont la santé digestive est fragile, éviter les résidus de pesticides n’est pas une précaution abstraite. C’est une nécessité concrète.

La transition vers le bio s’étale sur cinq ans, à un rythme que les agriculteurs peuvent absorber en s’appuyant sur des rotations plus diversifiées. Les légumineuses comme la lentille ou le pois chiche contribuent à l’apport d’azote dans la rotation, même si elles ne suppriment pas tous les besoins en fertilisation ni les risques sanitaires.

Tri des lentilles

« Ces légumineuses  génèrent de la biodiversité et cassent les cycles pathogènes », explique Benoît Calmès. Le bio déstocke aussi le cadmium des sols, ce métal lourd qui s’accumule dans les tissus et dont les effets sur la santé humaine sont documentés.

Le bio représente déjà 10 % des volumes produits. La coopérative entend élargir cette part, sans précipitation, en préservant la viabilité économique des 3 500 agriculteurs qu’elle fédère.

« Produire bio reste exigeant ; mais des prix trop bas pénaliseraient les agriculteurs », nuance Benoît Calmès.

 Récolte de Quinoa

Local, traçable, souverain

La question de l’origine n’est pas anodine pour les personnes souffrant d’intolérances alimentaires. Un quinoa importé du Pérou ou de Bolivie traverse des chaînes logistiques complexes, avec des risques de contaminations croisées difficiles à auditer. Le quinoa angevin, lui, est traçable du champ à l’assiette.

Pierre-Antoine Ferru, directeur général depuis janvier 2026, a posé une règle simple : « On cultive ce qu’on a vendu ». Pas de surproduction spéculative, pas de flux opaques.

« Dans une salade de lentilles origine France, il y a plus de 50 % de chances qu’elle soit angevine », révèle Benoît Calmès. Le circuit court n’est pas ici un slogan ; c’est une garantie sanitaire.

Pendant longtemps, le sans gluten a rimé avec aliments ultra-transformés, additifs compensatoires et textures décevantes. La coopérative propose une autre voie : un grain brut, complet, cultivé en bio à 300 kilomètres de Paris, certifié sans allergènes, riche en nutriments essentiels. Une réponse simple à une question complexe.

Pour les cœliaques, les sensibles au gluten et tous ceux qui cherchent à mieux nourrir leur corps, l’Anjou cultive depuis 2009 une alternative sérieuse. La santé commence dans les champs.

Un autre monde est possible. Tout comme vivre en harmonie avec le reste du Vivant. Notre équipe de journalistes œuvre partout en France et en Europe pour mettre en lumière celles et ceux qui incarnent leur utopie. Nous vous offrons au quotidien des articles en accès libre car nous estimons que l’information doit être gratuite à tou.te.s. Si vous souhaitez nous soutenir, la vente de nos livres financent notre liberté.

Isabelle Vauconsant

 

mardi 12 mai 2026

🌍 Patatras, Macron attaque encore l'écologie

 7 mai 2026

Bonjour ! Voici l’infolettre hebdomadaire de Reporterre. Tous les jeudis, retrouvez une sélection de nos articles les plus marquants de la semaine sur l’actualité de l’écologie.


✒️L'édito
La Macronie 
multiplie ses attaques 
contre l'écologie.

Le gouvernement continue son travail de sape du droit environnemental et de ses institutions. D'abord avec la loi d'urgence agricole, examinée cette semaine à l'Assemblée nationale. Cette dernière prévoit d'entraver les possibilités de recours en justice des associations environnementales et lanceurs d'alerte, et pourrait également servir de cheval de Troie à la réintroduction de l'acétamipride, le pesticide au cœur du débat sur la loi Duplomb. Plusieurs députés RN et Rennaissance ont tenté de faire passer des amendements en ce sens, révèle Reporterre.

Pendant ce temps-là, la Macronie a sorti de son chapeau deux nouveaux projets de lois aussi effarants qu'inquiétants pour l'environnement. D'abord, un texte qui vise à mettre en place un « état d'alerte de sécurité nationale » : un régime d'exception ouvrant la voie à toutes sortes de dérogations au droit de l’environnement pour réaliser des projets militaires.

Ce n'est pas tout.

Cette semaine, le gouvernement a aussi proposé de placer les agences locales de l'Ademe (l'Agence de la transition écologique) sous l'autorité des préfets. Le risque ? Que leurs missions soient dictées non plus par l’urgence écologique mais par les priorités du ministère de l’Intérieur...

Mais dans les heures sombres, il y a toujours de l'espoir, et deux victoires sont venues émailler cette semaine d'attaques environnementales : l'abandon du projet de contournement autoroutier à l'est de Rouen et celui d'un projet de parc photovoltaïque dans une forêt des Hautes-Alpes. Parfois, la lutte paie.

lundi 11 mai 2026

Reach : le victorieux lobbying de l'industrie chimique

 Reach : 

le victorieux lobbying 

de l'industrie chimique

La lettre écologie




mercredi 06 mai 2026
 
Un mercredi sur deux, retrouvez les enquêtes, reportages et entretiens de Mediapart sur l'écologie.
 
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Edito
Reach : le victorieux lobbying de l’industrie chimique

Sa révision était au cœur du Pacte vert européen. Adoptée il y a vingt ans, la réglementation Reach (registration, evaluation, authorization and restriction of chemicals), qui encadre la fabrication et l’emploi des substances chimiques en Europe, a rapidement montré ses limites. Objet depuis sa création d’un intense lobbying des industriels, Reach se distingue par d’immenses trous dans sa raquette qui n’ont pas réussi à protéger les Européen·nes de vastes scandales sanitaires comme les PFAS.

Le principe d’une réforme de Reach pour renforcer cette réglementation avait été acté en 2020, ouvrant un cycle de négociations avec les acteurs. En vingt ans, les connaissances scientifiques se sont consolidées et ont mis au jour les « effets cocktail » sur la santé humaine, comme sur les écosystèmes, des expositions croisées aux substances chimiques.

Les citoyen·nes sont de plus en plus mobilisé·es autour de ces sujets, à l’image de la pétition contre la loi Duplomb en France qui a réuni plus de deux millions de signataires.

La domination de la droite et de l’extrême droite au sein de l’Union européenne depuis 2024 a conduit à revenir sur tous les piliers du Green Deal. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, pourra accrocher à son tableau de chasse l’abandon de la révision de Reach pour le plus grand bonheur du lobby de la chimie qui a organisé pas moins de quatre-vingt-treize rendez-vous avec la Commission en 2025, selon un rapport de l’ONG Corporate Europe Observatory.


« L’industrie chimique est l’industrie des industries, au début de nos chaînes de valeur, et essentielle à la prospérité et à la création d’emplois de qualité en Europe », déclarait l’an dernier le vice-président de la commission chargée de l’industrie, Stéphane Séjourné, en recevant pour les rassurer les géants de la chimie. Le vingtième anniversaire de la réglementation Reach ressemblent donc à un enterrement de première classe. 

dimanche 10 mai 2026

Programme Alchimie Prades 🌺 ... Concert le 15 ! / l'expo Anima / nos ateliers / à venir... Au plaisir de vous croiser par ici ou par là !

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