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lundi 16 février 2026

La rencontre avec Fleur Breteau : Le cancer est affaire politique (et son combat, une leçon de vie)


 
Deux cancers du sein, une loi qui réautorise des pesticides interdits, et un cri dans l’hémicycle : « Vous êtes les alliés du cancer ! ». 
Fleur Breteau, figure du collectif Cancer Colère, a transformé son combat intime en guerre politique. 
Son arme ? 
Un livre-manifeste (Cancer colère, Seuil, février 2026), une pétition record (2,1 millions de signatures), et une accusation implacable : l’État sacrifie la santé publique aux lobbies agricoles.

Alors que la loi Duplomb, partiellement censurée en 2025, pourrait revenir en force pour réintroduire l’acétamipride et le flupyradifurone, Fleur Breteau interpelle : « Guérir ne suffit plus, il faut supprimer les causes. » 
Le week-end dernier, la France a manifesté. 
Demain, elle sera devant l’Assemblée. 
Ce soir, Fleur Breteau est Au Poste

Lien vers YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=y9uMvneOYOc


La rencontre avec Fleur Breteau


Assemblée nationale déserte 
Le débat à l’Assemblée nationale sur la pétition contre la loi du plomb a révélé un hémicycle presque vide, symbole du peu de cas fait des mobilisations citoyennes. Pour elle, cette absence en dit long sur le mépris affiché par les élus envers les préoccupations sanitaires et environnementales. « Les bancs de l’hémicycle étaient quand même hyper clairsemés. »

Dénonciation des arguments fallacieux 
Plutôt que d’affronter les arguments des opposants, le gouvernement recourt selon elle à des stratégies de diversion, allant jusqu’à des accusations grotesques pour discréditer les pétitions. Cette tactique illustre l’absence totale de volonté de dialogue. « Ils sont prêts à nous raconter n’importe quoi, une invasion de nounours, je sais pas. » « Il ne faut surtout pas questionner les arguments pour leurs lois, parce qu’ils en ont pas. »

Lois taillées pour les industriels 
Les textes législatifs récents sont, d’après Fleur Breteau, rédigés par et pour les lobbies industriels, sans aucune considération pour les agriculteurs ou la santé publique. Les mots mêmes des lois trahissent cette orientation, où le terme « agriculteur » sert souvent de paravent à des intérêts purement économiques. « C’est une loi qui est fabriquée par des industriels pour des industrielles. »

Subventions détournées 
Les subventions publiques, censées soutenir le monde agricole, sont en réalité captées par les grands groupes industriels. Ce détournement aggrave la précarité des petits producteurs, tout en alimentant un modèle agricole insoutenable. « Les industriels sont massivement subventionnés par l’État. »

Souveraineté alimentaire : un mensonge 
L’argument de la souveraineté alimentaire, brandi pour justifier certaines lois, est démenti par les faits : une grande partie des cultures comme la betterave sucrière est destinée à la production de biocarburants, non à l’alimentation. Ce décalage entre discours et réalité révèle une priorité donnée aux profits industriels. « 75% des betteraves à sucre, c’t’pour fabriquer de l’éthanol pour du biocarburant. »

Mégabassines et fermes-usines 
Les mesures en faveur des mégabassines et des fermes-usines bénéficient exclusivement à une agriculture intensive et industrialisée. Les petits éleveurs et agriculteurs indépendants, eux, restent exclus de ces dispositifs, malgré leurs besoins criants. « Ce ne sont pas les agriculteurs et les éleveurs indépendants qui ont des mégabassines. »

Discours politique : un écran de fumée 
Les justifications avancées par les porteurs de lois agricoles reposent sur des éléments de langage creux, conçus pour masquer une réalité bien moins glorieuse. Pour Fleur Breteau, ces discours ne sont que des leurres pour protéger les intérêts des industriels. « Tout ça, c’est un écran de fumée qui sont là uniquement pour protéger les industriels. »

Vote unanime pour les lobbies 
Le vote systématique des partis, de l’extrême centre à l’extrême droite, en faveur des industriels de l’agriculture et de la chimie, montre une collusion généralisée. Cette unanimité politique autour des lobbies laisse peu d’espoir pour une transition écologique et sociale. « L’extrême centre, les droites et l’extrême droite votaient à 100% pour les industriels de l’agriculture et de la chimie. »

Refus des débats inutiles 
Fleur Breteau a choisi de ne plus participer à des débats où sa parole est systématiquement ignorée ou déformée. Elle préfère désormais concentrer son énergie sur la mobilisation citoyenne et les actions concrètes, jugées plus efficaces que les échanges stériles avec les responsables politiques. « J’ai pas voulu y aller, j’en peux plus, je préfère mettre mon énergie dans la mobilisation, dans la lutte. »

Colère des agriculteurs légitime 
La détresse des agriculteurs, qui se manifeste par des mois de protestations, est le résultat direct de politiques publiques qui les sacrifient au profit des industriels. Leur colère, loin d’être irrationnelle, est une réponse à des années de mépris et d’abandon. « S’ils étaient là pour protéger les agriculteurs, les agriculteurs ne seraient pas descendus dans la rue pendant plusieurs mois. »

Pétition ignorée 
Une pétition signée par plus de deux millions de Français a été balayée avec une désinvolture qui en dit long sur le dédain des institutions pour l’opinion publique. Ce mépris pour une mobilisation massive interroge sur le fonctionnement même de la démocratie représentative. « Un message envoyé par plus de deux millions de Français, moi je trouve ça hallucinant. »

Double langage des décideurs 
Les responsables politiques et les porteurs de lois agricoles utilisent des arguments trompeurs, conçus pour rassurer l’opinion sans rien changer aux pratiques. Fleur Breteau invite à creuser derrière ces discours pour découvrir une réalité bien différente. « Ils ont des éléments de langage qui nous font croire des trucs. » « Quand on creuse, on se rend compte… »

Urgence sanitaire et environnementale 
Son combat contre les pesticides et pour une agriculture saine dépasse largement cette seule question : il s’agit d’une remise en cause globale d’un système qui sacrifie la santé et l’environnement. Son expérience personnelle, marquée par la maladie, renforce sa détermination à alerter sur ces enjeux vitaux. 
« Je suis tombée de mon fauteuil de chimio, hein ! »

 

Source : https://www.auposte.fr/fleur-breteau-le-cancer-est-affaire-politique-et-son-combat-une-lecon-de-vie/ 

dimanche 15 février 2026

Prades Programme Alchimie - 🌱🌼🌷 ciné-débat avec réalisateur VENDREDI / apéro-concert DIMANCHE / nouvelle expo / atelier unique spécial dos / ateliers / événements à venir... Au plaisir de vous croiser par ici ou par là !

 

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À noter également que vous pourrez bénéficier de cette riche grainothèque lors d'un événement prévu à Fillols le 28 février.
 
Un grand merci  à la générosité des donatrices et donateurs !
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si vous voulez venir découvrir !
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samedi 14 février 2026

Alchimie - 20 février 20h - Doole Doole - Film au profit de l'association SOS METITERRANEE


 

SYNOPSIS


Dans un contexte international où la mer méditerranée est devenue une frontière pour la jeunesse africaine, le film s’interroge sur les motivations de cette migration à haut risque. A St Louis du Sénégal depuis plus de 3 siècles les habitants de la Langue de Barbarie travaillent et vivent dans le pays où ils sont nés. Le film montre comment et pourquoi peu à peu la mer les envahit, la surpêche de leur côte les prive de leur gagne-pain, des projets industriels les exproprient et les poussent à l’émigration. Tonton et Madou, deux jeunes pêcheurs, racontent comment ils se trouvent contraints d’envisager de quitter Ndar Tout, le quartier où ils sont nés, et partir en Europe ; même si une digue vient d’être construite, censée les sauver et les protéger.

Tout se passe comme si leur vie ne leur appartenait plus complètement : ils doivent se résoudre à abandonner la pêche ou partir pêcher ailleurs. La mer envahit leur maison et les pousse à se reloger dans les terres. Un projet de port gazier et pétrolier sème le doute sur la possibilité de continuer à vivre sur la langue de Barbarie. Dans ces conditions la tentation est grande, pour qui sait naviguer, de partir pour l’Europe.

A travers le questionnement de plusieurs habitants du quartier, il apparait que les côtes de St Louis, comme toutes celles du Sénégal, sont un enjeu de la surpêche européenne et asiatique qui provoque peu à peu l’extinction de la pêche artisanale locale. Plusieurs habitants ou salariés dénoncent également des entreprises multinationales françaises bénéficiaires de contrats d’exploitation (TOTAL) ou de construction (EIFFAGE) qui tiennent peu compte des habitants du quartier et de leurs emplois. Le film montre ainsi la construction par EIFFAGE d’une digue de protection du quartier qui sera détruite deux mois plus tard par la mer. Car l’érosion côtière, depuis 3 ans, devient de plus en plus dévastatrice avec des phénomènes de houle spectaculaire qui démolissent les premières rangées de maisons. Ces événements récents ont fourni l’occasion de la venue du président Macron en février 2018 au nom de la solidarité climatique. 

Le film dévoile cette politique d’aide qui, sous couvert de générosité et de solidarité, continue en fait de financer des projets de développement qui abondent directement les intérêts de sociétés françaises. Les habitants du quartier ne sont pas dupes, ils savent qu’ils ne peuvent compter que sur leur propre force, DOOLE DOOLE, et balancent entre révolte et résignation en continuant, comme tout humain, de rêver d’une vie meilleure pour leurs enfants. Car pour les jeunes, la question demeure cruciale. Ils doivent continuer à se débrouiller pour vivre comme ils peuvent dans un pays diminué ou tenter de traverser la mer au péril de leur vie.

vendredi 13 février 2026

Municipales 2026 : le débat d’ICI Roussillon avec les candidats à Prades

Municipales 2026 : 

le débat d’ICI Roussillon 

avec les candidats à Prades

 

Pour voir la vidéo : 
https://www.francebleu.fr/occitanie/pyrenees-orientales-66/prades/municipales-2026-le-debat-d-ici-roussillon-avec-les-candidats-a-prades-8450553

 

Publié le


Attractivité, centre-ville, commerce, social : les candidats aux élections municipales ont exposé ce mardi leur vision pour Prades (Pyrénées-Orientales).

Qui pour reprendre l’héritage de Jean Castex à Prades ? Réélu largement en 2020 avant d’être nommé Premier ministre, l’ancien maire avait passé la main à son premier adjoint, Yves Delcor, qui ne se représente pas. À un an des municipales, la succession est ouverte dans la sous-préfecture des Pyrénées-Orientales.

Ils sont quatre candidats déclarés à briguer la mairie de la capitale du Conflent. Trois ont accepté l’invitation d’ICI Roussillon pour débattre devant les caméras de leurs projets pour la ville : attractivité, dynamisation du centre-ville, revitalisation du commerce et lutte contre la pauvreté.

Parmi eux, David Berrué, 49 ans, professionnel du tourisme sportif. Militant écologiste et ancien candidat aux législatives pour le Nouveau Front populaire, il est le seul à afficher clairement une couleur politique avec la liste "Changer d’Air avec le Printemps de Prades", issue de l’union de la gauche et des écologistes.

Face à lui, Aude Vivès, 41 ans, avocate. Conseillère municipale d’opposition depuis 2020 et vice-présidente du Conseil départemental en charge du tourisme, elle conduit une liste sans étiquette, "Pour les Pradéens". Elle est la première femme à briguer le fauteuil de maire de Prades.

Troisième invité du débat : Julien Audier-Soria, 34 ans, avocat. Conseiller municipal à Villefranche-de-Conflent, il se présente pour la première fois à Prades à la tête de la liste sans étiquette "Prades, ensemble, demain", soutenue par Jean Castex et composée notamment de sept élus sortants.

Un quatrième candidat, Gabriel Manas, n’a pas répondu aux sollicitations d’ICI Roussillon. Il conduit une liste sans étiquette mais se revendique de la droite patriotique.