[FLASH INFO]
Deux sauvetages et un choc
15 mai 2026
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15 mai 2026
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Pétition et concert de solidarité
avec les grévistes des cliniques Elsan
à Médipôle et Saint-Pierre
Pétition de soutien
Pétition de soutien
POUR DES CONDITIONS DE TRAVAIL ET DES SALAIRES
A LA HAUTEUR DE L’INVESTISSEMENT DES SOIGNANTS
POUR UN SYSTEME DE SANTE
A LA HAUTEUR DES BESOINS DE LA POPULATION
Depuis plusieurs semaines, les personnels des cliniques du groupe Elsan à Perpignan sont en grève pour exprimer leur mécontentement face à la détérioration de leurs conditions de travail et de leurs salaires et pour l’amélioration de la prise en charge des patient·es. Ces professionnels de santé, qui œuvrent quotidiennement pour le bien-être des patient·es, se battent pour obtenir des conditions de travail dignes, une rémunération juste, et une reconnaissance à la hauteur de leur engagement.
Malgré leur rôle fondamental, les personnels de santé porté·es en héroïnes et héros de la santé pendant le covid, vivent un quotidien de plus en plus difficile. Le système de santé est sous pression avec des ressources limitées et une demande croissante. Les personnels sont confrontés à des horaires épuisants, à un manque de personnel chronique, à un manque de matériel et à des salaires qui ne reflètent ni leur dévouement ni leur expertise.
Le groupe Elsan, gestionnaire de ces cliniques, est le premier groupe de santé privé de France, et rachète de nombreuses cliniques. Son seul objectif : tirer le maximum de profit. Licenciement, restructurations, plan d’économie, baisse des budgets, tout est bon pour redistribuer d’énormes dividendes à ses actionnaires sur le dos de ses salarié·s et de la sécurité sociale. Pour l’année 2025, en dépit d’importants versements de dividendes aux actionnaires, la participation aux bénéfices de la clinique pour les employés a été réduite à 0.
Les patient·es, les citoyen·nes appellent la direction du groupe Elsan à entendre les revendications légitimes de ses employé·es et à entamer un dialogue constructif pour satisfaire les revendications des personnels. Cela inclut une révision des conditions de travail, une augmentation des salaires, un 13ème mois, et une amélioration des ressources disponibles pour le personnel soignant.
Nous, patient·es, citoyen·nes, soutenons nos soignants qui revendiquent un système de santé à la hauteur des besoins de la population, des salaires et des conditions de travail à la hauteur de leur investissement quotidien au service de notre santé.
Rejoignons ce mouvement de solidarité, signons cette pétition pour renforcer notre soutien après plus de 15 jours de grève et participons à la caisse de solidarité pour soutenir les grévistes.
Pétition de soutien
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Entre 1980 et 2025, 14 640 captages d’eau potable ont été fermés. Parmi les captages abandonnés en raison de la dégradation de la qualité de la ressource sur la période 1980-2025, 41,6 % le sont du fait de teneurs excessives en nitrates et/ou pesticides.
La contamination des eaux du fait des pollutions agricoles conduit à des difficultés d’approvisionnement en eau de qualité et/ou à des coûts exorbitants de dépollution pour les Françaises et les Français. Il existe pourtant des outils à la disposition des préfets et des maires pour protéger les captages à moindre coût mais qui demeurent sous-utilisés par manque de volonté politique.
France Nature Environnement (FNE) et l’Association Citoyenne et Laïque des Consommateurs (ACLC) assignent l’État devant le tribunal administratif de Paris afin que l’État respecte son devoir de protection de notre ressource en eau potable.
Largement
utilisés en agriculture conventionnelle, les pesticides épandus dans
les champs ruissellent et/ou s’infiltrent dans le sol jusqu’aux rivières
et nappes phréatiques. Or, c’est dans ces mêmes eaux de surface ou
souterraines qu’est puisée l’eau de consommation.
La présence de pesticides dans l’eau est un phénomène massif : Les
pesticides ont été détectés dans 97 % des stations de surveillance de
l’eau et leur concentration a dépassé les normes dans près de 20 %
d’entre elles, situées en majorité dans les grandes plaines
céréalières et industrielles du nord de la France (Bassin parisien,
Beauce, Picardie, Champagne…), où les traitements phytosanitaires sont
plus fréquents. En 2024, d’après le ministère de la Santé, 19,2
millions de personnes ont été alimentées au moins une fois par de l’eau
en situation non conforme vis-à-vis des normes pesticides.
Cette situation a été largement dénoncée par un rapport très critique de l’IGEDD-IGAS-CGAEER,
qui n’a été rendu public qu’après avoir été diffusé dans la presse en
novembre 2024. Ce rapport met en cause la politique de l’État en matière
de protection des captages et présente une série de recommandations pour protéger les captages des pollutions chimiques.
Chaque année, les coûts liés aux services de l’eau en lien avec les pollutions d’origine agricole s’élèvent jusqu’à 1,5 milliard d’euros, payés par les consommateurs et consommatrices sur leurs factures d’eau. Par ailleurs, selon la Cour des comptes, la dépollution de l’eau vis-à-vis des pesticides engendre 251,7 millions d’euros par an de coûts supplémentaires.
Au-delà
des coûts de traitement, la seule dépollution ne peut pas être une
solution sur le long terme : le charbon actif utilisé est importé et les
traitements membranaires, tels que l’osmose inverse, sont coûteux en
énergie, en eau et en équipements. De plus, ils conduisent trop souvent à
simplement « relâcher » les polluants filtrés par une installation dans
le milieu naturel pour être à nouveau dépollués aux frais du
gestionnaire d’eau situé en aval du cours d’eau. Enfin, certaines
molécules sont extrêmement difficiles à retirer de l’eau, ce qui
constitue des impasses techniques pour les gestionnaires d’eau.
Le
recours à des solutions curatives accentue les inégalités territoriales
entre collectivités ayant les moyens de payer des infrastructures de
dépollution et les autres, et n’est simplement pas viable sur le
long terme.
De
nombreux outils fonciers, financiers et réglementaires existent pour
protéger les captages d’eau potable, en incitant et en soutenant les
agriculteurs et les agricultrices à mettre en œuvre des pratiques sans
pesticides de synthèse, voire en dernier recours, en interdisant leur
utilisation. Les initiatives de collectivités engagées ou de
gestionnaires de services d’eau potable prouvent qu’il est possible de
stopper l’utilisation de pesticides de synthèse dans les aires
d’alimentation des captages, en concertation avec les agriculteurs et
les agricultrices du territoire, et les différents acteurs et actrices
des filières.
Malheureusement, l’État, dont c’est pourtant la
responsabilité, et ses représentants et représentantes dans les
territoires, à savoir les préfets, sous-utilisent les dispositifs à leur
disposition pour protéger les captages d’eau.
Face à cette situation, et alors que le récent projet de loi d’urgence agricole est une nouvelle occasion manquée de protéger fortement les captages d’eau potable, France Nature Environnement et l’Association Citoyenne et Laïque des Consommateurs assignent l’État en justice afin de faire respecter un droit élémentaire des citoyens et citoyennes : avoir accès à une eau potable de qualité.
Ce recours devant le Tribunal administratif de Paris vise à engager la responsabilité de l’État du fait de sa carence fautive dans la protection des captages et lui demander de mettre en œuvre une série de mesures de protection, et de réparer le préjudice écologique résultant de l’atteinte “non négligeable aux éléments ou aux fonctions des écosystèmes ou aux bénéfices collectifs tirés par l’Homme de l’environnement”.
Concrètement, nous demandons que l’État :
En parallèle, car des
solutions existent déjà, et peuvent être mises en œuvre dès
aujourd’hui, France Nature Environnement et ses 6 329 associations
mettent à disposition des maires, la liste des outils qu‘elles et ils
peuvent utiliser pour protéger leurs captages, ainsi qu’un dispositif de
mobilisation citoyenne pour agir localement. Chacun et chacune d’entre
nous est concernés et concernées, chacun et chacune d’entre nous peut
participer.