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jeudi 10 septembre 2026

Les 10 bonnes nouvelles - Banc d’allaitement, dépollution des sols et retour du kākāpō


Banc d’allaitement, 

dépollution des sols 

et retour du kākāpō : 

Top 10 bonnes nouvelles


Pour contrer la morosité des actus, 

voici 10 bonnes nouvelles 

à ne pas manquer !

1. Des lycéens fabriquent un banc d’allaitement pour l’espace public

À Avion, des élèves du lycée Auguste-Béhal de Lens ont conçu et fabriqué un banc d’allaitement installé au parc de la Glissoire, offrant aux parents un espace calme et intime pour allaiter ou donner le biberon. Un second banc est prévu, dans une démarche visant à favoriser l’allaitement dans l’espace public. (La Voix du Nord)

2. Une cour d’appel confirme la protection fédérale des zones humides de Floride

La justice américaine a confirmé que l’État ne pouvait pas gérer seul certains permis de destruction des zones humides sans respecter les obligations de la législation sur les espèces menacées. Les autorisations resteront donc soumises au cadre fédéral, qui prévoit davantage de contrôle public et de consultation des nations autochtones. (Earthjustice)

3. À Dives-sur-Mer, la lutte contre la spéculation immobilière s’organise

À Dives-sur-Mer, où les résidences secondaires représentent près de la moitié des logements, la commune développe des BRS, logements sociaux, préemptions et taxes sur les résidences secondaires et logements vacants pour maintenir des habitant·es à l’année. Le dispositif BRS permet notamment à un trentenaire d’acheter son appartement 155 000 €, soit presque deux fois moins cher que les logements voisins. (Grand Format)

4. Une décision judiciaire renforce les droits des peuples autochtones face au projet de pipeline Line 5

La Cour suprême du Michigan a annulé le permis de construction du tunnel destiné à faire passer l’oléoduc Line 5 sous le détroit de Mackinac. La décision intervient après les recours de plusieurs nations autochtones et de collectifs écologistes opposés aux risques pour les eaux des Grands Lacs. (Earthjustice)

5. Des vêtithèques pour lutter contre la fast fashion

À Genève, l’association Vet’Lok permet aux familles d’emprunter des vêtements pour enfants plutôt que de les acheter, favorisant réemploi, partage et réduction des achats neufs. Le modèle, encore marginal, existe aussi en France et pourrait réduire la surconsommation textile. (la Brèche)

6. Des plantes peuvent contribuer à dépolluer les sols contaminés au cadmium

Certaines plantes, comme le tabouret des bois, le saule ou l’arabette de Haller, accumulent naturellement le cadmium et d’autres métaux lourds, ouvrant des pistes pour dépolluer les sols. La laitue est particulièrement efficace en laboratoire, mais son usage alimentaire pose problème puisqu’elle concentre aussi le cadmium présent dans les sols. (La Relève et la Peste)

7. Nantes transforme deux cours d’immeubles en jungle urbaine

À Nantes, l’artiste Evor a transformé progressivement deux cours d’immeubles en une jungle de 600 m² et des milliers de plantes, offrant un îlot de fraîcheur en plein centre-ville. Désormais intégrée au parcours du Voyage à Nantes, elle est accessible au public depuis un belvédère aménagé par la Ville. (Marcelle)

8. Après un été brûlant, la mobilisation écologiste se renforce

Face aux canicules, sécheresses et incendies de l’été, les associations écologistes constatent une hausse de la mobilisation citoyenne. Une dizaine de manifestations sont prévues en septembre, avec des convergences inédites entre syndicats, associations sociales et écologistes, tandis que les collectifs entendent maintenir la pression sur les enjeux climatiques à l’approche de la présidentielle de 2027. (Vert)

9. Le kākāpō dépasse les 300 individus pour la première fois depuis 75 ans

En Nouvelle-Zélande, la population du kākāpō, perroquet nocturne incapable de voler, atteint 325 individus, après une saison de reproduction exceptionnelle marquée par 90 nouveaux poussins. L’espèce, tombée à seulement 51 individus en 1995, bénéficie depuis de décennies d’un programme de conservation intensif combinant suivi scientifique, gestion des prédateurs et aide à la reproduction. (Le Cercle)

10. En Sardaigne, la mobilisation fait reculer un projet de « glamping » de luxe

En Sardaigne, la mobilisation de collectifs citoyens et environnementaux a conduit les autorités à révoquer les autorisations d’un projet de complexe touristique de luxe à Cala Finanza, qui bénéficiait d’un régime dérogatoire aux règles environnementales et paysagères. La décision bloque pour l’instant la construction du site, même si le promoteur a engagé un recours. (EuroNews)

Mara Pron


Photo de couverture : Kakapo – Dianne Mason / WikimediaCommons

mercredi 9 septembre 2026

17 > 20 septembre - Bientôt les 4e Journées du matrimoine en Conflent !

Bientôt les 4e Journées 

du matrimoine 

en Conflent !

  


Depuis 2023, les Journées du matrimoine en Conflent mettent en lumière l'apport des femmes à notre héritage culturel commun.

Le thème « Femmes, Pouvoirs, Ruralités » de ces 4e Journées du matrimoine en Conflent invite à la fois à célébrer le girl power à la campagne et à « s'empouvoirer » ensemble, en apprenant les un·es des autres, pour cultiver notre humanité.
💜
Suivant des trajectoires individuelles ou collectives, figures d'hier ou d'aujourd'hui, des femmes créent, nourrissent ou soignent, font du lien, vitalisent nos territoires ruraux. En écho au titre du livre de Fanny Renard et Sophie Orange, ce sont souvent elles « qui tiennent la campagne ». Elles sont plus nombreuses qu'autrefois aux responsabilités, mais si peu inscrites dans nos mémoires, dans nos livres d'Histoire et sur les plaques de nos rues. Si cela soulève la question de « pouvoir », cela ne signifie pas se placer au-dessus des hommes et du vivant, mais obtenir les conditions de réaliser sa vie. 

Exposition, conférence gesticulée, apéro-radio, salon d'écoute, ateliers, film, concert : découvrez le programme des 4e Journées du matrimoine en Conflent, du 17 au 20 septembre 2026 à Prades et Fillols, organisées par Beau bruit, le Collectif LaClé, le Foyer Laïque de Fillols et de nombreux partenaires !

Programme complet à télécharger sur
 notre site ou celui de LaClé.
 

(© Illustration : Stefania Arcieri. Création graphique : Annelise Gal)



 

mardi 8 septembre 2026

Visa pour l'image - Des fillettes vendues en mariage pour survivre : la photographe Elise Blanchard documente l’envers du dérèglement climatique en Afghanistan

Des fillettes vendues en mariage 

pour survivre : 

la photographe Elise Blanchard 

documente l’envers 

du dérèglement climatique 

en Afghanistan

  • par

  • En Afghanistan, la sécheresse affame des familles qui vendent leurs filles en mariage pour survivre. Au cœur de la violence des mariages d’enfants, Elise Blanchard raconte la complexité d’un pays où les fillettes subissent de plein fouet la misère économique et climatique. Son exposition est présentée à Perpignan dans le cadre du festival Visa pour l’Image.
     

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    En s’installant en Afghanistan en 2021, Elise Blanchard découvre l’impact de la sécheresse sur le pays. Alors qu’elle se rend dans un camp de réfugiés, la majorité d’entre eux lui explique avoir quitté leur domicile suite à la sécheresse qui a sévi à partir de 2018. « Je m’attendais à ce qu’on me parle de la guerre, mais non, c’était la pauvreté, la sécheresse. Alors c’est un sujet que je me suis promis de faire en profondeur. »

    Des nourrissons vendus en mariage

    Elle découvre que les fillettes sont parmi les premières victimes. Vendues en mariage pour permettre aux familles de survivre. Dans la province de Badghis où 95 % de la population dépend directement des cultures pluviales et de l’élevage, près de la moitié des jeunes filles sont mariées avant leurs 18 ans. Parfois fiancées à un mois, les fillettes sont vendues pour permettre aux familles de payer leur dette et de se nourrir. Une situation qui les expose à des grossesses à la puberté et souvent à des violences domestiques.

    « Je savais que ça existait. Mais ça a été particulièrement dur. J’avais couvert les violences domestiques, les frappes aériennes, la malnutrition, les morts de femmes et d’enfants par manque d’accès à une clinique ou à une sage-femme. Mais ce qui a été incroyablement difficile, c’est de voir l’impact psychologique sur ces fillettes. C’était un truc que dans leurs regards. »

    La violence de l’Afghanistan vue de l’intérieur : « J’ai voulu montrer sa complexité »

    « L’Afghanistan, c’est plein de douleurs pour les femmes et les filles », explique Elise Blanchard après y avoir vécu sept ans. « C’était ma maison. » Alors comment se positionner, entre un pays que l’on souhaite comprendre, et un régime taliban violent ? « J’ai voulu mettre en avant des sujets qui n’étaient pas forcément couverts, montrer la complexité de l’Afghanistan. En sachant que je ne comprendrais jamais tout. Mais j’ai voulu amener de la nuance, montrer tous les oxymores, toutes les contradictions qui composent le pays. » Une ambivalence qui traverse son livre Dans la maison d’un taliban, où elle fait le récit du quotidien qu’elle a partagé avec une famille talibane.


    Voir derrière la photo de mariage

    Pour cela, il est essentiel selon elle de raconter le sort de ces enfants dans leur ensemble. Ne pas décorréler un mariage d’une situation économique et climatique. « L’idée était de montrer tout le processus dans une seule expo. Montrer la sécheresse, les fillettes, les montrer avant de partir chez leur mari. Lorsqu’elles ont encore vraiment cette innocence d’enfant. Et aussi les montrer après, quand elles y pensent. C’était réellement inclure différents lieux, les villages, les camps de déplacés, les villes… un ensemble. Pas juste un mariage. »


    De la même manière, elle insiste sur le besoin de sortir de l’image préconçue. Les hommes mariés, par exemple, ne sont pas forcément très âgés, parfois même mineurs. « Ce n’est pas dire que ce n’est pas un problème dans ce cas-là, mais c’était essayer de montrer qu’il n’y a pas un cas unique. » Plutôt que de suivre quelques familles, Elise Blanchard a d’ailleurs préféré en inclure le plus possible, pour exposer l’ampleur du phénomène dans sa diversité.

    Les récits intimes d’une histoire commune

    Au cœur de la série de photos, les fillettes. Des regards qui retiennent l’attention au milieu des images de paysages asséchés. « C’était rentrer dans leur intimité, les voir dans leur vie de tous les jours. Ce sont des filles qui jouent, qui ont des vies, qui vont étudier le Coran. J’ai passé beaucoup de temps avec elle. Et c’est comme ça qu’on voit l’impact psychologique. »


    Les photos se gardent de pointer du doigt les parents, à qui Elise Blanchard accorde aussi une place. « Une mère me disait : ‘Comment est-ce que vous pensez qu’une mère puisse vouloir faire ça ? Une autre m’a dit : ‘J’aurais préféré la voir mourir que de l’imaginer vivre avec ce vieil homme.’ » Le souvenir aussi d’un père qui lui montrait les photos de ses filles vendues en mariage à 7 et 9 ans.

    « Il n’avait pas l’argent pour aller les voir, et il s’est mis à pleurer. Voir un homme afghan pleurer, ça ne m’est pas arrivé beaucoup. Et il me disait : ‘J’ai dû sacrifier une de mes filles pour sauver le reste de la famille.’ »

    Avec sa série, Elise Blanchard place le dérèglement climatique au cœur de Visa pour l’Image à travers des photographies où l’humain occupe l’objectif. Elle démontre plus que jamais comment les femmes et les enfants sont en première ligne.

    La série « Afghanistan, les fillettes vendues pour survivre aux sécheresses » est à voir au Couvent des Minimes jusqu’au 13 septembre.


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    Pour voir sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=glCEAcFTQi4&t=3s
     

     

    Source : https://madeinperpignan.com/fillettes-vendues-mariage-secheresse-elise-blanchard-afghanistan/

    lundi 7 septembre 2026

    10 septembre - Les rencontres du dessin de montagne à Villefranche-de-Conflent

     

    Les rencontres 

    du dessin de montagne 

    à Villefranche-de-Conflent

    Expo éphémère, 

    rencontres, vernissage 


    Collectif LaClé en collaboration 

    avec la mairie 

    de Villefranche-de-conflent

    Le 10 septembre 2026, des artistes locaux font halte à Villefranche-de-Conflent. Leur idée : pas d’exposition figée dans une salle, mais des dessinateurs et dessinatrices qui bougent, en bus, en train ou à pied, pour aller à la rencontre des gens.

    Pendant la journée, ils se promèneront dans les rues de la cité pour croquer ce qu’ils voient : les habitants, les visiteurs, les vieilles pierres… Un peu comme un reportage, mais fait au crayon !

    En fin de journée, tous ces dessins seront exposés le temps d’une soirée au Jardin Saint-Pierre, avec un vernissage pour clôturer la journée en beauté.

    L’événement est organisé par le Collectif La Clé, en collaboration et avec le soutien de la commune. Gratuit et ouvert à tous.

    Venez voir votre ville dessinée sous vos yeux !

    samedi 5 septembre 2026

    « Ce que j’ai préféré, ce sont les quatre dernières bastos que je lui ai mis dans le buffet »


     

    « Ce que j’ai préféré, 

    ce sont les quatre dernières bastos 

    que je lui ai mis dans le buffet »

     

    Par

    Lundi, Romain Bouvier, Loik Le Priol et sa compagne Lyson Rochemire, vont comparaitre aux Assises pour le meurtre du rugbyman Federico Martin Aramburu. Au Poste y sera.

     

    Au petit matin du 19 mars 2022, des coups de feu transpercent le silence du Boulevard Saint Germain dans le très chic 6ème arrondissement de Paris. Le corps du rugbyman Federico Martin Aramburu gît au sol, criblé de balles, dans les bras de son camarade, sous le choc, Shaun H.. Quelques minutes plus tôt, ils ont croisé la route de trois militant-es d’extrême droite : Romain Bouvier, Loik Le Priol et sa compagne Lyson Rochemire. 

    Leur procès aux Assises s’ouvre ce lundi 7 septembre 2026 au tribunal de Paris, devant lequel ils devront répondre des chefs d’accusation d’« assassinat et de complicité d’assassinat ». Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité. 

    A plusieurs reprises à « bout portant »

    Cette nuit-là, ils se croisent au Café Mabillon. À la suite d’une première altercation avec les accusés, les deux sportifs, amochés par un échange de coups,  quittent l’établissement. Loik Le Priol, ancien militaire ultra-violent et multirécidiviste, ancien responsable du Groupe union défense (GUD), se serait lancé à leur poursuite. Lyson Rochemir, accusée de « complicité d’assassinat », aurait alors pris le volant de la Jeep de son conjoint au côté de Romain Bouvier, pour ce qui s’apparente à une véritable chasse à l’homme. 

    À peine quelques minutes plus tard, Romain Bouvier aurait ouvert le feu à plusieurs reprises à « bout portant » sur le célèbre rugbyman, selon le témoignage de son ami Shaun H. Une fraction de seconde se serait écoulée avant que Loïk Le Priol rejoigne la scène de crime. On l’accuse d’avoir à son tour fait feu à de multiples reprises sur la victime, déjà grièvement blessée, à un mètre d’elle, et en direction de zones vitales. En moins d’une minute, le double champion de France de rugby, Federico Martin Aramburu, s’écroule. Il est abattu. Il avait 42 ans.

    Les trois accusés auraient alors pris la fuite. Loïk Le Priol est interpellé en Hongrie quatre jours plus tard. Il est placé en détention provisoire ainsi que les deux autres mis en examen. Seule Lyson Rochemire est remise en liberté sous contrôle judiciaire en décembre 2022 en attente du procès.

    « Mein Kampf », une plaque « BAC », une autre « Police nationale »

    Ancien militaire, Loïk Le Priol avait été rapatrié en France depuis Djibouti en juillet 2015, à la suite d’accusations de violences commises sur une jeune éthiopienne. De retour en France, le militant a été condamné, avec son co-accusé Romain Bouvier, pour avoir violemment frappé deux hommes en sortie de boite de nuit. Leur courroux? S’être adossés à leur Jeep. Quelques mois plus tard Loïk Le Priol est de nouveau condamné pour la violente agression d’un autre militant du GUD. Une nouvelle condamnation qui conduira à sa radiation de l’armée. 

    Lors de la perquisition au domicile de Romain Bouvier sont saisis un exemplaire de « Mein Kampf », une plaque portant les inscriptions « BAC » et « Police nationale », ainsi que diverses munitions, des gilets par balles et un casque balistique…

     Au cours de l’enquête, les accusés reconnaissent les violences tout en niant l’intention homicide, se positionnant en victimes : ils plaident la légitime défense. Lors de sa détention provisoire, l’un d’eux est pourtant surpris au téléphone par une surveillante de l’administration pénitentiaire qui l’entend répéter à plusieurs reprises : « Ce que j’ai préféré, ce sont les quatre dernières bastos que je lui ai mis dans le buffet ». Les accusés restent présumés innocents.

    Plus de quatre ans après les faits, les juré-es populaires et les magistrat-es de la cour d’Assises de Paris se pencheront pendant ces trois prochaines semaines sur cet effroyable évènement. Au Poste sera présent.

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