Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...

vendredi 31 juillet 2026

Cancer - Enfin un registre national

Cancer - Enfin un registre national


Publié le 13 janvier 2026
Par Anne-Sophie Stamane

© HJBC - stock.adobe.com


Un récent décret comble une lacune importante pour connaître précisément l’épidémiologie des cancers : il prévoit le déploiement progressif d’un registre national sous l’égide de l’Institut national du cancer.

En résumé

  • Centralisation des données Le registre national des cancers regroupera les informations des hôpitaux, de l’assurance maladie et de la médecine de ville, évitant ainsi que certains cas ne passent entre les mailles du filet.

  • Enjeux de recherche Ces données permettront de mieux comprendre les parcours de soins, de mesurer les inégalités sociales et d’étudier les liens entre environnement et santé.

La disposition a été votée en juin 2025, elle va entrer progressivement en application cette année : le registre national des cancers devient enfin une réalité en France. Y seront compilés la totalité des cas, sous la supervision de l’Institut national du cancer (INCa).

Pour le moment, l’évaluation de l’incidence des cancers, de la mortalité et de la survie repose, dans notre pays, sur des registres territoriaux qui, projetés à l’échelle nationale, donnent une vision, certes représentative, mais parcellaire de la réalité, car ils ne couvrent que 20 % à 24 % de la population. En prenant une dimension nationale, l’épidémiologie gagnera en précision. « L’objectif est d’améliorer la connaissance sur les cancers, et d’agir sur la santé des populations en éclairant les décisions publiques », explique la Dr Claire Morgand, directrice du service de l’observation des sciences, des données et de l’évaluation à l’INCa. Avec ce registre, la recherche en santé disposera en effet de données plus fines ‒ par exemple sur les parcours de prise en charge, et les éventuelles inégalités sociales ou territoriales, mais aussi sur les liens entre cancers et pollutions environnementales, selon le temps où on a vécu à un endroit donné, en particulier.

Informations qui passent entre les mailles du filet

Seront intégrés dans la matrice, hébergée de façon sécurisée, plusieurs types de données : celles issues des établissements de soins et de dépistages, d’autres venant des bases de consommation de soins de l’assurance maladie, et enfin, des informations qui, aujourd’hui, passent entre les mailles du filet : « Un cancer de la peau peut être entièrement pris en charge en ville, aujourd’hui il n’est pas recensé », souligne Claire Morgand. Tout sera pseudonymisé, homogénéisé, et traité de façon à ce qu’un cas ne soit pas compté plusieurs fois. Les registres régionaux ont toute leur place dans la mise en place du registre. Ils le nourriront et en constitueront la référence.


Source : https://www.quechoisir.org/actualite-cancer-enfin-un-registre-national-n173598/

jeudi 30 juillet 2026

Les 10 bonnes nouvelles - Arménie, RN débouté et renard

Arménie, RN débouté et renard : 

les 10 bonnes nouvelles


Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actu ? 

Voici 10 bonnes nouvelles 

à ne surtout pas manquer 

cette semaine


1. L’Arménie veut protéger 20 % de son territoire d’ici 2030

L’Arménie prévoit de porter la part de son territoire classée en aires naturelles protégées de 13 % à 20 % d’ici 2030, dans le cadre de ses engagements internationaux en faveur de la biodiversité. Une réforme de la législation introduit notamment une nouvelle catégorie de paysages protégés afin de renforcer la préservation des écosystèmes. (Hetq)

2. Le RN débouté dans sa plainte contre deux médias indépendants

Le tribunal judiciaire de Nîmes a rejeté la plainte en référé de la mairie RN de Beaucaire contre L’Arlésienne et StreetPress, poursuivis après une enquête sur de possibles discriminations dans l’attribution de locaux commerciaux. Le juge a estimé que la bonne foi des journalistes constituait un élément sérieux, permettant aux deux médias de poursuivre leur travail. (Le Poing)

 

3. Le renard roux regagne peu à peu sa place dans les campagnes françaises

Longtemps considéré comme un « nuisible », le renard roux bénéficie d’une image plus favorable, portée par des agriculteurs qui soulignent son rôle dans la régulation des rongeurs et par une opinion publique plus sensible à la biodiversité. Malgré cette évolution, l’espèce reste massivement chassée et demeure classée comme susceptible d’occasionner des dégâts dans une grande partie du territoire. (Socialter)

 

4. À Marseille, d’anciens jeunes de la Castellane misent sur le sport pour éloigner les adolescents du trafic

À la Castellane, quatre amis d’enfance organisent des tournois de football et un festival de musique pour offrir des perspectives aux adolescents et les détourner des réseaux de stupéfiants. À travers ces initiatives, ils revendiquent une démarche de transmission et de solidarité entre générations au sein des quartiers populaires. (StreetPress)

 

5. La France lance une expérimentation pour le dépistage du cancer du poumon

La France déploie Impulsion, un programme pilote de dépistage du cancer du poumon destiné aux fumeurs et anciens fumeurs de 50 à 74 ans dans plusieurs régions. L’objectif est d’évaluer l’intérêt d’un dépistage organisé à l’échelle nationale, après des études ayant montré qu’un scanner régulier pouvait réduire d’au moins 20 % la mortalité liée à cette maladie. (Que Choisir)

 

6. L’euro numérique prend forme pour réduire la dépendance à Visa et Mastercard

Les institutions européennes poursuivent les négociations sur l’euro numérique, un projet porté par la Banque centrale européenne visant à créer un moyen de paiement public et à renforcer la souveraineté européenne face aux réseaux américains comme Visa et Mastercard. Les discussions portent notamment sur la protection des données, le plafond de détention et les frais appliqués aux transactions. (Alternatives Économiques)

 

7. Canicule : Lyon multiplie les refuges de fraîcheur pour protéger ses habitants

Face aux épisodes de chaleur de plus en plus fréquents, Lyon déploie son plan « Objectif fraîcheur », avec plus de 700 lieux frais accessibles au public, des musées gratuits, des parcs ouverts en soirée et même des cours d’école transformées en refuges climatiques. La municipalité présente ces mesures comme une réponse d’urgence, tout en rappelant qu’elles ne remplaceront pas la lutte contre le réchauffement climatique. (Vert)

 

8. En Bretagne, des collégiens accueillent de jeunes Palestiniens pour un échange culturel

Huit adolescents du camp de réfugiés de Balata, en Cisjordanie, ont été accueillis en Bretagne dans le cadre d’un projet mêlant danse, rencontres scolaires et découvertes culturelles. Pour les organisateurs, cette initiative visait à offrir une parenthèse de sérénité aux jeunes Palestiniens tout en favorisant le dialogue et la sensibilisation autour de leur quotidien. (La Relève et la Peste)

 

9. À Montpellier, un immeuble bioclimatique mise sur l’architecture pour mieux résister aux canicules

À Montpellier, un immeuble bioclimatique conçu avec des patios, des loggias végétalisées et des appartements traversants cherche à limiter naturellement les effets des fortes chaleurs. Si ses habitants constatent un meilleur confort qu’un bâtiment classique, les architectes rappellent que l’architecture seule ne pourra pas compenser l’intensification du réchauffement climatique. (franceinfo)

 

10. Le NHS veut récompenser les Britanniques qui marchent 30 minutes par jour

Le NHS England lancera début 2027 un défi invitant les participants à marcher 30 minutes par jour, soit l’équivalent d’un marathon par mois. Les personnes qui relèveront le défi pourront bénéficier de récompenses ou de réductions, dans le but d’encourager l’activité physique et de prévenir les maladies liées à la sédentarité. (BBC News)

Mauricette Baelen

Source : https://mrmondialisation.org/armenie-rn-deboute-et-renard-les-10-bonnes-nouvelles-de-la-semaine/

mercredi 29 juillet 2026

Les nouveaux maires RN ont déjà un bilan

Les nouveaux maires RN 

ont déjà un bilan

photo : Union départementale CGT Aude (11)

 


Les élections municipales, c’était il y a quatre mois. Le RN et ses alliés ont pris presque 70 mairies. Là-bas, ils ont déjà un bilan. Et c’est catastrophique.

Le voilà.

À Carcassonne, le maire a supprimé la subvention à la Ligue des droits de l’homme et expulsé des syndicats de la bourse du Travail.

À Liévin, suppression de la cérémonie en hommage aux mineurs qui a lieu tous les premiers mai. Volonté de mettre en place la priorité nationale pour la politique de logement dans la ville.

À Hayange, la mairie a fait fermer le seul centre social de la ville. Et dans le même temps, ils augmentent le tarif de la cantine, principalement pour les familles modestes.

À Bagnols-sur-Cèze, la maire a baissé le budget aux associations de moitié pour financer des policiers municipaux « armés comme la BAC ».

À Saint-Avold, un conseiller municipal a dû démissionner après avoir été filmé en train de chanter « Maréchal, nous voilà ».

À Castres, ils s’attaquent à la culture : déprogrammation d’une pièce de théâtre parce qu’elle raconte le parcours d’un migrant laissé pour mort à Calais. Et dans le même temps, ils coupent l’eau et l’électricité de la municipalité à une centaine de familles de gens du voyage.

À Fréjus, hausse de la taxe foncière de 147 à 476 euros annuels pour des logements de 50 à 150 m².

À Carpentras, le bilan est terrible :
 diffusion d’une chanson à la gloire du maréchal Pétain à l’occasion du 8 Mai ;
 suppression des subventions au Planning familial, réseau indispensable pour assurer le droit à l’IVG et à la contraception ;
 suppression de la ferme municipale bio pour les cantines. Elle fournissait 25 % des légumes servis aux 1 600 repas quotidiens des enfants et 42 % de produits bio pour la restauration collective.

À Canohès, la mairie a ordonné le retrait du drapeau LGBT de la mairie et la suppression du drapeau arc-en-ciel sur un passage piéton.

À Vierzon, ils ont annulé la commémoration de l’abolition de l’esclavage du 10 mai. Et supprimé l’aide à la scolarité, une aide indispensable pour les collégiens et lycéens.

À Elne, le maire a décalé puis supprimé les travaux de rénovation du château d’En Bardou, une maternité qui hébergeait les réfugiés de la guerre d’Espagne.

À Monteux, baisse de 90 % de la subvention de la Maison des jeunes et de la culture, dont 61 % des adhérents ont moins de 18 ans.

Il s’agit là que de quelques exemples, sur une liste beaucoup plus grande. Et seulement en 4 mois de mandat.

Imaginez maintenant de quoi ils seront capables s’ils l’emportent dans le pays : partout, ils s’en prennent aux droits des femmes, des plus modestes, des migrants, des personnes LGBT+, aux syndicats, à tous ceux qui résistent encore.

Gérard Mordillat

 

Source : https://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/les-nouveaux-maires-rn-ont-deja-un-bilan 

mardi 28 juillet 2026

Bonne nouvelle - Blocs de roches jetés en mer par Greenpeace : le tribunal administratif de Montpellier rejette la demande de poursuites du préfet des Pyrénées-Orientales

Blocs de roches jetés en mer 

par Greenpeace : 

le tribunal administratif 

de Montpellier rejette 

la demande de poursuites 

du préfet des Pyrénées-Orientales

 

Esmeralda Terpereau

Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté les poursuites engagées par le préfet des Pyrénées-Orientales contre Greenpeace, après l'action menée par l'ONG en mai 2025 dans le parc naturel marin du golfe du Lion. © LORRAINE TURCI / GREENPEACE FRANCE

 


En mai 2025, l'ONG Greenpeace a immergé 15 blocs de calcaire au large du Barcarès et de Port-Leucate, entre l'Aude et les Pyrénées-Orientales, pour dénoncer le chalutage de fond dans une aire marine protégée. Poursuivie par le préfet des Pyrénées-Orientales, l'ONG a obtenu gain de cause devant le tribunal administratif de Montpellier, qui a annulé les poursuites.

Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté, le 2 juillet 2026, les poursuites engagées par le préfet des Pyrénées-Orientales contre Greenpeace et le capitaine de l'Arctic Sunrise, après l'action menée par l'ONG en mai 2025 dans le parc naturel marin du golfe du Lion.

Cette décision met un terme à la procédure engagée par le représentant de l'État. Si le volet judiciaire est désormais clos, le combat est loin d'être terminé pour Greenpeace.

🚨 Nous venons de construire une barrière de blocs de pierre à 6 km au large des côtes méditerranéennes. On vous explique pourquoi. #ProtectTheOceans

https://www.facebook.com/watch/?ref=embed_video&v=1102932521856597

Le préfet avait lancé 15 procédures distinctes, une pour chaque bloc de roche immergé. Il réclamait plusieurs amendes, pour un montant total de 90 000 euros, ainsi que le retrait des rochers sous astreinte financière.

Le tribunal a estimé qu'au sein d'un parc naturel marin, seul le directeur de l'Office français de la biodiversité (OFB), ou ses représentants par délégation, est compétent pour engager de telles poursuites. L'ONG accueille cette décision avec soulagement, tout en assurant rester mobilisée.

Aujourd'hui encore, l'action du gouvernement est insuffisante face aux activités de pêche dans les zones protégées.

François Chartier

Chargé de campagne Océans chez Greenpeace France


Rochers anti-chalut

Une action pour dénoncer l'absence de protection effective des aires marines protégées. En mai 2025, Greenpeace avait immergé 15 blocs de calcaire dans le parc naturel marin du golfe du Lion afin d'empêcher les chalutiers de pratiquer le chalutage de fond dans cette zone protégée.

L'ONG souhaitait avec cette opération dénoncer l'inaction des autorités face à une méthode de pêche qu'elle juge particulièrement destructrice.

Cette action s'était déroulée en marge de la 3e Conférence des Nations unies sur l'océan (UNOC), organisée à Nice en juin 2025, alors que la France affichait son ambition de devenir un pays moteur de la protection des océans.

Le 21 mai 2025, Greenpeace a déposé 15 blocs de calcaire dans le parc naturel marin du golfe du Lion pour dénoncer l’absence de protection effective des aires marines protégées françaises. © Lorraine Turci / Greenpeace France

Greenpeace affirme avoir constaté que les aires marines protégées ne sont pas épargnées par le chalutage de fond. Une pratique qu'elle présente comme l'une des techniques de pêche les plus destructrices pour les écosystèmes marins. En raclant les fonds, les engins de pêche peuvent dégrader les habitats marins et contribuer à la destruction de la biodiversité.

Sur le papier, plus de 30 % des eaux françaises sont protégées. Mais, en réalité, moins de 0,1 % le sont réellement. Ce sont des protections de façade !

François Chartier

Chargé de campagne Océans chez Greenpeace France

Greenpeace estime que la Méditerranée est touchée par la surpêche. Selon l'ONG, la protection effective de zones marines protégées permettrait de préserver les écosystèmes marins et de reconstituer les stocks de poissons.


Source : https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/perpignan/blocs-de-roches-jetes-en-mer-par-greenpeace-le-tribunal-administratif-de-montpellier-rejette-la-demande-de-poursuites-du-prefet-des-pyrenees-orientales-3391096.html?shem=dsdf,sharefoc,agadiscoversdl,,sh/x/discover/m1/4