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Depuis 2018, les politiques sociales et salariales menées par les gouvernements de gauche auraient permis à 13,4 millions de Mexicains de sortir de la pauvreté. Selon les chiffres présentés par le gouvernement de Claudia Sheinbaum, les inégalités auraient également atteint leur niveau historique le plus bas. (L’Humanité)
En Côte-d’Or, la restauration de ruisseaux, mares et zones humides permet de mieux retenir et infiltrer l’eau, maintenant des sols et des prairies plus humides en période sèche. Des éleveurs témoignent avoir ainsi évité d’acheminer de l’eau à leurs troupeaux tout l’été, tandis que la biodiversité a également progressé. (Reporterre)
Parcs, bibliothèques, musées ou centres culturels : le réseau permet à 99 % des habitant·es d’accéder à un refuge à moins de dix minutes à pied. La ville veut encore renforcer le dispositif, alors que seules 19 des 52 capitales provinciales espagnoles disposent actuellement d’un réseau similaire. (Reporterre)
Une vingtaine de mutuelles, couvrant 14 millions de personnes, demandent l’application stricte de la réglementation européenne et une sortie totale des pesticides. Elles défendent notamment la généralisation des « ordonnances vertes » pour les femmes enceintes et développent un mouvement mutualiste qui parcourt l’Europe depuis 2025 en vue d’imposer un nouveau chapitre en terme de santé publique. (La Relève et La Peste)
Au moins 75 projets de data centers, représentant 130 milliards de dollars d’investissements, ont été bloqués ou retardés aux États-Unis entre janvier et mars 2026. Face à leur forte consommation d’eau et d’électricité, les mobilisations locales se multiplient : 833 groupes d’opposition sont désormais actifs dans 49 États, tandis que plusieurs États imposent moratoires, recours ou audits avant d’autoriser de nouveaux projets. (Futura)
Six orangs-outans, dont deux bébés, ont été secourus en une semaine alors que les incendies menaçaient leur habitat dans le Kalimantan occidental. Avec ces sauvetages, 15 orangs-outans ont été évacués en un mois grâce aux autorités, aux associations et aux habitants mobilisés sur place. (France 24 | AFP)
Quatorze laboratoires vont tester l’allongement de la durée de conservation de 73 médicaments, dont le paracétamol, la lévothyroxine et la mélatonine, avec jusqu’à cinq années supplémentaires envisagées pour certains. Une mesure qui pourrait réduire le gaspillage, alors que 40 % des médicaments rapportés en pharmacie ne sont pas périmés et que les médicaments non utilisés coûtent chaque année 517 millions d’euros à l’Assurance maladie. (Que Choisir)
Depuis cette rentrée, tous les étudiants peuvent bénéficier d’un repas à 1 euro dans les restaurants universitaires du Crous, une mesure réclamée de longue date face à la précarité étudiante. Mais l’extension s’accompagne de limites : un seul repas à 1 euro par jour, une qualité jugée en baisse et des moyens humains encore insuffisants dans les Crous. (Alternatives Economiques)
Sept femmes Siekopai surveillent les nids de tortues charapa, déplacent les œufs menacés par les crues, les prédateurs et la pollution, puis relâchent les jeunes tortues dans le fleuve Aguarico. Lors de la saison 2025-2026, elles ont ainsi fait éclore et relâché 208 tortues sur 235 œufs collectés, tout en transmettant ces pratiques de conservation aux générations suivantes. (MongaBay)
– Mara Prone
Photo de Couverture : Claudia Sheinbaum en 2018 / WikimediaCommons
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Les militaires israéliens témoignent dans la nuit pour ne pas être reconnus et leur voix a été modifiée (photo : The Guardian)
La plus longue standing ovation jamais enregistrée dans un grand festival de cinéma pour NAZA, le film de deux journalistes israéliens, Rachel Szor et Yuval Abraham, à la Mostra de Venise.
Le titre NAZA (« dommage collatéral ») est un terme militaire des services de renseignement israéliens pour désigner la marge de victimes civiles jugée tolérable lors d’une attaque.
Colère et menace du gouvernement et de l’état-major israéliens, même si le film n’est pas encore dans les salles.
Avec les témoignages de 24 membres de l’armée et des services de renseignement, le film montre le système de planification des frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza à partir du 7 octobre 2023, en s’appuyant sur les enquêtes journalistiques du Guardian et du site israélien +972 Magazine.
Le ministre de la culture Miki Zohar dénonce une « trahison envers Israël » et annonce vouloir retirer immédiatement la citoyenneté israélienne aux deux réalisateurs qu’il accuse de « nuire à leur patrie afin de recevoir les applaudissements des antisémites du monde entier ». Pour le premier ministre Benyamin Nétanyahou, c’est une « incitation antisémite à l’échelle mondiale ».
L’armée israélienne rejette catégoriquement les témoins, remettant en cause leur fiabilité.
Selon les témoignages, l’IA Lavender, logiciel de ciblage développé par l’armée israélienne, est capable d’identifier des cibles en utilisant les données de milliers de téléphones portables piratés. Exemple : « Papa est à la maison » sur le portable d’un enfant suffit à lancer un bombardement selon les témoignages. Procédure dite « Where is Daddy ».
Au contraire, l’armée affirme que ces décisions « sont prises uniquement par des humains ».
« Nous montrons dans notre film un système qui, par essence, cible des personnes dans des zones civiles, dans leur domicile familial », précise le réalisateur Yuval Abraham à l’agence Reuters. « Parfois, il peut y avoir plus de 500 NAZA (…), des villages ou des quartiers entiers sont détruits. »
Un responsable militaire parmi les personnes interrogées reconnaît « des tueries de masse à une échelle industrielle », alors qu’Israël affirme encore s’efforcer d’éviter la mort de civils et accuse le Hamas de les utiliser comme « boucliers humains ».
Les officiers évoquent aussi des massacres dans des zones interdites définies par Israël, notamment à proximité de centres de distribution d’aide humanitaire. Leur emplacement n’est pas communiqué aux habitants, admet l’un des officiers : « ils doivent l’apprendre à leurs dépens ».
Via des images d’archives, le film illustre enfin comment la surveillance de masse des Palestiniens par Israël a été mise en place bien avant le 7 octobre 2023.
Sortie prévue : 30 septembre.
À la veille des élections israéliennes du 27 octobre et à quelques jours du troisième anniversaire des massacres du 7-Octobre, NAZA rallume toutes les polémiques sur le génocide à Gaza.
Tony Gatlif (10.09.1948 - 02.09.2026), le réalisateur de « Gadjo dilo » et de « Latcho Drom », est mort à Arles à l’âge de 77 ans
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Tony Gatlif à Paris, le 5 mars 2012 (photo : Yann Rabanier/LIBÉRATION)
C’est où ton pays quand t’en as plus ? Et quand t’en as jamais eu ? C’est quoi tes rues, tes saisons, tes odeurs, tes amours, ton école, ta boussole ? Tony Gatlif a la réponse : la musique. Voilà le pays qu’il nous fait aimer dans ses films, Latcho Drom, Gadjo dilo et tous les autres, des histoires différentes mais toujours dans la même patrie sans bords, celle des Gitans, Tsiganes, Roms, Manouches et celle de tous ceux qui ont des semelles de vent.
« Les Tsiganes n’apprennent pas la musique, ils la volent ». À partir d’un des rares moyens qu’ils avaient pour vivre, ces musiciens ont agrandi la vie. D’abord la leur, comme gagne-pain, puis ils ont agrandi la vie de toute l’humanité à partir de cette petite seconde d’éternité où Django attaque Nuages, puis tous les autres qui jouent de leur âme jusqu’à l’os, jusqu’à la fièvre, même jusqu’à la transe.
Mais le sédentaire redoute le nomade, les assis haïssent les oiseaux de passage. Une vieille histoire, vous croyez ? Pas pour tout le monde en cette année électorale qui commence avec une surenchère de racolage. Le 4 août dernier, Gabriel Attal, qui court après les voix de l’extrême droite, vient en Vendée, à Saint-Hilaire-de-Riez, pour dénoncer un camp illégal de « gens du voyage », avec comme solution un « registre national des grands déplacements ».
L’ancien premier ministre d’Emmanuel Macron ne peut ignorer qu’un tel registre rappelle les sinistres « carnets anthropométriques » institués en 1912 afin de contrôler les « nomades », et qui ont servi d’instrument pour leur internement en camp de concentration et pour leur déportation.
De plus, la visite de Gabriel Attal coïncide avec le 2 août, journée européenne de commémoration du génocide des Roms et des gens du voyage durant la Seconde guerre mondiale.
Mais que voulez-vous, le marketing électoral passe avant tout. Selon le récent rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, les Roms sont toujours perçus comme un « groupe à part » par 63 % des Français [1]. La forme du racisme la plus banalisée. Un marché juteux si vous voulez conquérir l’Élysée. Si vous hésitez, le cinéma de Tony Gatlif peut vous aider à faire la différence entre les voleurs de poule et les voleurs de foule. C’est pas la même musique : Tony Gatlif, c’est Djelem, djelem, l’hymne tsigane. Ça peut se traduire par « je suis parti »…
Alors Latcho Drom, bonne route !
[1] Commission nationale consultative des droits de l’homme, La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Année 2025, 2026.
Source : https://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/latcho-drom-bonne-route
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