Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...

jeudi 5 mars 2026

Les 10 bonnes nouvelles de la semaine - Sécu, climat et contre-loi

Sécu, climat et contre-loi : 

les 10 bonnes nouvelles 

de la semaine


Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actu ? 

Voici 10 bonnes nouvelles à ne surtout pas manquer.

 

 

1. Bruxelles adopte une résolution sur la Sécurité sociale de l’alimentation

Le Parlement bruxellois a adopté à 60 % une résolution, non contraignante, en faveur d’une Sécurité sociale de l’alimentation, demandant une étude nationale et un soutien public aux projets existants. (La Relève et la Peste)

 

2. Climat : des communes misent sur l’adaptation locale

Un rapport d’Oxfam recense 24 mesures déjà mises en œuvre par des villes françaises pour faire face au dérèglement climatique (végétalisation, rénovation thermique, désimperméabilisation, ORE). Malgré ces initiatives, les communes manquent de financements face à des besoins estimés à 1,5 milliard d’euros par an. (La Relève et la Peste)

 

3. Agriculture : le collectif Nourrir propose sa contre-loi

Au Salon de l’agriculture, le collectif Nourrir a présenté une proposition de loi pour protéger les revenus paysans (interdiction des ventes à perte), développer le bio en grande distribution, renforcer la protection de l’eau et interdire certains additifs nocifs. (Vert)

 

4. Parlement européen : une résolution reconnaît les femmes trans

Le Parlement européen a adopté une résolution non contraignante reconnaissant les femmes trans comme des femmes et affirmant leur inclusion dans les politiques d’égalité de genre. Les conservateurs et l’extrême droite ont voté contre. (Politis)

 

5. Yangtsé : la biodiversité repart après l’interdiction de pêche

Depuis l’interdiction totale de pêche en 2021, la biodiversité du fleuve Yangtsé se rétablit : la biomasse de poissons a plus que doublé en trois ans et des espèces rares, comme le marsouin aptère, réapparaissent, selon une étude publiée dans Science.(CNRS)


6. États-Unis : des ONG attaquent l’abrogation d’un texte climatique

Une coalition d’associations environnementales poursuit l’administration Trump après l’abrogation du « constat de mise en danger » de 2009, fondement juridique des régulations fédérales sur les gaz à effet de serre. Elles jugent la décision illégale et annoncent une bataille judiciaire pouvant aller jusqu’à la Cour suprême. (Le Monde)


7. PFAS : 1 400 riverains poursuivent 3M en Belgique

Quelque 1 400 habitants près de l’usine 3M de Zwijndrecht accusent le groupe de les avoir exposés aux PFAS et réclament 20 000 euros chacun. L’affaire fait suite à la découverte, en 2021, de fortes contaminations des sols, de l’eau et du sang des riverains. (Reporterre)


8. Afrique du Sud : des cornes de rhinocéros rendues radioactives contre le braconnage

Une université sud-africaine injecte des isotopes radioactifs inoffensifs dans les cornes de rhinocéros pour les rendre détectables aux frontières. L’objectif est de lutter contre le trafic, alors qu’environ 500 rhinocéros sont braconnés chaque année dans le pays.(L’actualité)


9. Norvège : fin des poulets à croissance rapide d’ici 2027

L’industrie avicole norvégienne abandonnera d’ici 2027 les races de poulets à croissance rapide, accusées de graves problèmes de bien-être, au profit de souches plus lentes. Le pays élève environ 70 millions de poulets par an et deviendrait le premier à généraliser ces races dites « à meilleur bien-être ». (The Canary)


10. Canicules : la végétalisation réduit la mortalité à Paris

Une étude de l’Inserm montre que les arrondissements parisiens les plus végétalisés enregistrent moins de décès lors des fortes chaleurs. L’effet des espaces verts apparaît plus déterminant que le niveau socio-économique, avec un rôle clé de l’âge des habitants et du bâti ancien. (ID, l’Info Durable)

Image de couverture – Adrian Siaril – Unsplash

– Mauricette Baelen

  

Source : https://mrmondialisation.org/secu-climat-et-contre-loi-les-10-bonnes-nouvelles-de-la-semaine/ 

mercredi 4 mars 2026

Perpignan la déclassée : « Une radioscopie qui ressemble à une autopsie »

Perpignan la déclassée : 

« Une radioscopie qui ressemble 

à une autopsie »

 

  • par
  •   

    Comment en est-on arrivé là ? Dans leur nouveau livre, Perpignan, déclassement et droitisation, publié aux éditions Trabucaire, Nicolas Lebourg, Dominique Sistach et David Giband décortiquent la ville. Perpignan scrutée, examinée et expliquée, à quelques semaines des élections municipales. Le mardi 27 janvier, Nicolas Lebourg et Dominique Sistach, excusant leur troisième collègue, sont venus présenter leurs conclusions auprès des ambassadeurs de Made in Perpignan.

    Scalpel en main, ils sont trois auteurs à avoir disséqué Perpignan. Nicolas Lebourg, historien spécialiste des extrêmes droites, Dominique Sistach, chercheur en sciences sociales, et David Giband, géographe et urbaniste, publient ce 25 février Perpignan, déclassement et droitisation. Leur thèse : Perpignan est engagé dans un processus de déclassement de long terme.

    La désindustrialisation entraîne Perpignan dans sa chute

    Premier déclassement : celui de la désindustrialisation. « Perpignan a été industrialisée mais elle n’a pas été capable d’innover technologiquement. » Cette perte de vitesse économique se poursuit avec la « mission Racine », plan d’aménagement touristique du nom de Pierre Racine, lancé en 1963. « L’État va investir des fortunes pour aménager l’héliotropisme (installation des populations dans des régions ensoleillées). Mais le réinvestissement va se faire en dehors du territoire. »

    « Le déclassement de Perpignan se fait dans l’immédiat après-guerre et ne fait que s’accélérer. » Et ce, d’après les chercheurs, malgré les « tentatives de sursaut » de Paul Alduy, élu maire en 1959. L’ouvrage détaille des années de perte de dynamisme économique, culturel et démographique, en particulier à Perpignan. « La ville se vide par le milieu. » Selon Dominique Sistach, des « sociétés du lotissement », se développent, portées par l’arrivée de nouveaux habitants.

    Un territoire sans boussole face aux velléités de l’extrême droite

    Dans le même temps, les auteurs notent une décomposition de la classe politique à partir de la démission de Jean-Paul Alduy. En 2009, le maire démissionne un an après sa réélection pour se consacrer à la présidence de la communauté d’agglomération. Il laisse la place à son adjoint Jean-Marc Pujol. « C’est ça qui redistribue les cartes. On est sur un territoire qui cherche un patron. »

    Un terreau fertile pour l’extrême droite. « Au bout de ce processus de déclassement et de droitisation, il ne reste qu’une solution. C’est le Rassemblement national qui rafle la mise. » Depuis le premier leader local du Front national (ex-RN), Mourad Kaouah, candidat aux législatives de 1986 jusqu’à l’élection de Louis Aliot à la mairie en 2020, le parti a progressé sur la pente du déclassement.

    Louis Aliot, le soir de sa victoire aux élections municipales de 2020

    « Le Rassemblement national n’a pas gagné cette ville. Gagner une ville, c’est la conquérir. Il l’a reçu », conclut Nicolas Lebourg.

    Les chercheurs voient une corrélation entre le nombre de personnes encartées dans un bureau de vote et le score du RN. Ces partisans, sans être forcément activement engagés, participent à sa normalisation. « Ça vous fait dire que ce ne sont pas des extrémistes, ce sont vos voisins. »

    Perpignan devient la périphérie culturelle de ses villages

    Les Déferlantes au Barcarès, le Bacchus Festival à Argelès-sur-Mer, les chercheurs notent également un décentrement de la culture des festivals. « C’est une configuration bien originale », notent les auteurs. Ils notent pourtant des succès à Perpignan. Nicolas Lebourg cite par exemple le festival Ida y Vuelta de la Casa Musicale, mais le territoire manque de mise en valeur de sa richesse culturelle. « On ne met pas en avant Nemir, un rappeur du coin qui fait des milliers de vues. Il a grandi dans le quartier Saint-Jacques, il a fait ses débuts à la Casa Musicale. Dans n’importe quelle ville, on l’érige en figure d’une jeunesse talentueuse. »

    Il ajoute : « il y a un effet miroir du déclassement », qui se retrouve plutôt dans le succès des figures telles que le snapchatteur de Saint-Jacques, Nasdas, et son concept de « chienneté ». « Il a retourné le stigmate de la pauvreté. Cela vient confirmer l’image du déclassement. » Pour rappel, à Perpignan, le taux de pauvreté s’élève à 34%, contre 15% en France.

    Ségrégation, racisme, criminalité : « Le laboratoire de ce que la France craint »

    Si Perpignan, déclassement et droitisation veut passer la ville à la loupe, le livre vise au-delà de l’analyse locale. « Il nous a semblé qu’on parlait aussi du reste de la France. Perpignan serait le laboratoire social de ce que la France craint. Cette France du déclassement que l’on ne veut pas voir. »

    Une France du déclassement et de la ségrégation. Nicolas Lebourg, Dominique Sistach et David Giband superposent des statistiques ethniques aux indices de niveau de vie. « Les quartiers les plus pauvres sont des quartiers massivement cosmopolites », note l’historien. Il explique que dans le quartier Clodion, 70% de la population porte un nom d’origine arabo-musulmane. « 70, ça veut dire que vous êtes sur le taux de ségrégation du recensement d’Alger en 1954. La force du Rassemblement national, c’est de mettre un clapet sur cette question. »

    Des questions évincées du débat public, il en existe d’autres selon les chercheurs. L’insécurité, notamment. Ni fantasmée, ni extrapolée. « On a une criminalité, elle aussi déclassée. » Le trafic de drogues surtout et la consommation qui l’accompagne. « On a vu la ville se transformer sous l’effet de la cocaïne », remarque Dominique Sistach. Selon le sociologue, Perpignan est la septième ville de France pour la consommation médicamenteuse de psychotropes. Environ 10% de la population y a recours.

    Une tolérance à la déviance

    Mais la problématique n’est jamais traitée à la racine, regrettent les chercheurs. « L’une des plaies de ce territoire, c’est l’absence d’espace public. Sans espace public, on ne discute pas rationnellement d’un problème. La moitié le met de côté, l’autre moitié raconte n’importe quoi. » Conséquences : dans les Pyrénées-Orientales, on s’habitue aux comportements hors cadre.

    « Nous sommes collectivement extrêmement tolérants face à un certain nombre de déviances. Il n’y a pas de plaintes pour racisme, homophobie, ou discrimination à la religion. Est-ce qu’on est dans un territoire dans lequel personne n’est discriminé par sa religion, par son ethnicité ou par son genre ? Ou bien alors c’est tellement la norme que personne ne va porter cette plainte. »

    Perpignan, déclassement et droitisation se penche sur une ville qui cherche à se comprendre et, peut-être, à se transformer. À quelques semaines des Municipales, le livre met en perspective des données qui ont été au centre de la campagne. Avant de mettre fin au débat, Made in Perpignan a demandé à Nicolas Lebourg et Dominique Sistach leur pronostic pour le soir du 22 mars. Ils ont là aussi rappelé les chiffres. Dans la région, 84% des maires sortants sont réélus, tout en rappelant que « l’aléa se joue dans les derniers jours d’une campagne. »

     Source : https://madeinperpignan.com/perpignan-la-declassee-une-radioscopie-qui-ressemble-a-une-autopsie/?fbclid=IwY2xjawQSZHVleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEepDzX_TnUZBNwfCISVm0VuDVbXxYxEr3ICOIy8My0znEJGAqES3ni_rDh64A_aem_sXIA6_ldC5F-uRMlU32pgg 

    mardi 3 mars 2026

    Non, l’intelligence artificielle n’est pas une alliée de la lutte climatique, confirme une étude


    Non, l’intelligence artificielle 

    n’est pas une alliée 

    de la lutte climatique, 

    confirme une étude

     18 février 2026

    Six associations dénoncent une « tactique de greenwashing » orchestrée par les entreprises de la tech.

    C’est la carte magique dégainée par les promoteurs de l’intelligence artificielle (IA), quand sont pointés les effets environnementaux de cette technologie : grâce à ses prouesses, l’IA serait un atout clé pour lutter contre le changement climatique. Six associations basées aux États-Unis, dont Les Amis de la Terre, ont publié le 17 février un rapport étrillant cette thèse. Elles dénoncent une « tactique de greenwashing » orchestrée par les entreprises de la tech, qui confine au « canular climatique ».

    Des représentants de Google affirment par exemple que l’IA pourrait réduire de 5 à 10 % les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2030, en se fondant sur des chiffres fantaisistes. La technologie permettrait de réduire le gaspillage de matériaux de construction, d’optimiser la consommation de carburant dans les transports, de cartographier les zones pertinentes pour installer des panneaux solaires, etc.

    « Les promesses de solution à grande échelle reposent souvent sur des vœux pieux et sont presque toujours présentées avec peu de preuves », écrivent les ONG. Les constructeurs jouent par ailleurs sur la confusion entre les différentes IA, pointe l’étude. L’IA « traditionnelle » employée pour des logiciels de traduction ou de classification d’images, par exemple, nécessite beaucoup moins d’énergie et d’extraction de minerais que la nouvelle génération d’IA dite « générative », celle des robots conversationnels (Copilot, Gemini ou ChatGPT) et des logiciels capables de créer des textes, des images ou des vidéos. Or, la plupart des allégations écologiques relatives à l’IA prennent en exemple des IA traditionnelles.

     __________________________

      __________________________

    Source : https://reporterre.net/L-intelligence-artificielle-favorable-a-l-ecologie-est-un-canular-selon-une-etude 

    dimanche 1 mars 2026

    Prades - Alchimie - Programme - 🌱🌼🌷 café philo mais pas que / besoin en bénévoles / ateliers / événements à venir... Au plaisir de vous croiser par ici ou par là !


    Pour nous suivre sur
    Facebook et Instagram, c'est juste ici  :

    😀

    FacebookInstagram


    EXPO : FINISSAGE
    Merci(1)_1
    à retenir cette semaine !
    Doole_Doole_...
    causerie_phi...
    à venir...
    Merci(1)_0
    cin__d_bat_2...
    conf_rence_R...
    Lundi
    cours_de_pil...
    NB : à noter que la première séance de Tai Chi est offerte si vous voulez venir découvrir !
    atelier_Tai_...
    MARDI_RESTAU
    alchimiewarga25
    Design_sans_...
    Mercredi
    samedi_RESTAU
    cours_de_des...
    jeux_3
    Jeudi
    A.M.A.P_Le_R...
    Vendredi
    Doole_Doole_...
    cin__d_bat_2...
    samedi_RESTAU_0
    Merci(1)_1
    rencontre-J.E.U
    atelier_m_di...


    nos_partenaires

    L'équipe de l'Alchimie // 07 83 36 77 31