Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

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jeudi 25 septembre 2025

Dimanche 28 septembre - Perpignan - Mobilisation éclair !

 


Bonjour
 
Pouvons-nous compter sur vous le dimanche 28 septembre ?
 
Parce que nous vivons un moment décisif. 
 
Climat et justice sociale sont liés : la transition écologique ne peut se faire sans justice sociale. 
 
Pour que ce ne soit pas toujours les mêmes qui payent et subissent :
 
Rendez-vous le 28 septembre au gué de la Têt , proche du palais des expositions de 11h à midi. 

ALTERNATIBA66 ET EN COMMUN66 organisent une 

Mobilisation Eclair 
 
pour continuer à sensibiliser contre les attaques que nous subissons tous.
 
En 2025, les attaques contre le climat, la justice sociale et nos libertés s’intensifient : régressions environnementales, inégalités qui explosent, reculs démocratiques et criminalisation des luttes avec en première ligne les personnes minorisées. 
 
Face à cette offensive réactionnaire, nous refusons l’impuissance.
 
Le 28 septembre, on continue de faire bouger les lignes !
 
✊Remettons la justice climatique au centre du débat public pour en faire une priorité politique, et permettre une transition écologique et sociale qui améliore réellement nos vies quotidiennes.
 
🌍Faisons converger nos luttes : sociales, écologistes, féministes, antiracistes, décoloniales et pour la libération de tous les peuples. Car nos combats sont indissociables les uns et des autres.
 
🔥Dénonçons les VRAIS responsables de ces crises : multinationales fossiles, ultra-riches, politiques d’austérités et idéologies d’extrême droite.

Une autre voie est possible. Et pour y parvenir, nous nous inscrivons dans une dynamique de long terme : après les blocages du 10 septembre et l’intersyndicale du 18, on continue de faire bouger les lignes. 

Et ce n’est qu’un début, à la veille de la COP30 et des grandes échéances politiques à venir.

 

 FLASHMOB en 2021

mercredi 24 septembre 2025

La publication des cahiers de doléances reportée

La publication 

des cahiers de doléances 

reportée



DÉMOCRATIE 


Le gouvernement a annulé la parution des revendications des gilets jaunes, rédigées dans le cadre du grand débat national en 2019. Une promesse du président de la République qui avait été votée à l’unanimité par l’assemblée nationale en mars.

 


Ces recueils constituent la plus grande expression populaire depuis la Révolution française.

Il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre. C’était vrai lors du mouvement des gilets jaunes en 2018 et 2019. Ça l’est encore davantage aujourd’hui, alors que la rentrée sociale bouillonne. Car la publication des cahiers de doléances du grand débat national, qui s’est tenu en janvier 2019, vient d’être opportunément reportée. Une prochaine réunion du groupe de travail parlementaire dédié à leur parution a été annulée, le gouvernement prétextant que Patrick Mignola, le ministre des Relations avec le Parlement, chargé des affaires courantes depuis la démission de François Bayrou, n’a plus de pouvoir pour avancer sur ce sujet.

L’assemblée nationale avait pourtant voté, le 11 mars, une résolution exigeant du gouvernement la publication de ces cahiers. Poursuivre l’activité du groupe de travail ne constitue donc en rien un acte politique nouveau. « C’était une position unanime qui avait l’aval de tous les groupes », rappelle la députée écologiste Marie Pochon, qui mène sans relâche la bataille pour la parution des cahiers. Personne n’aurait donc rien trouvé à redire. Du moins officiellement.

Car cet arrêt de l’activité est d’autant plus « fâcheux que le groupe de travail a eu du mal à démarrer » , insiste la députée de la Drôme. La réalité est « que le gouvernement ne voulait pas de cette publication » , estime le communiste Nicolas Sansu, lui aussi membre du groupe de travail. Après le vote de la résolution, le ministre des Relations avec le Parlement a prévu de « nombreuses réunions » afin de préparer cette édition des revendications du grand débat national. L’une pour qu’elle soit conforme avec le règlement général sur la protection des données ( RGPD), une autre pour enlever les contenus contraires à la loi. Nul besoin pourtant d’une réunion sur chacun de ses sujets : le gouvernement joue la montre.

465 000 PAGES RÉDIGÉES

« Ils ne veulent pas que l’on dise que les questions qui sont d’actualité aujourd’hui, sur la fiscalité, la démocratie, montent depuis longtemps » , analyse Nicolas Sansu. « Les mobilisations actuelles font écho à celles de 2018 et 2019 », abonde Marie Pochon. « Cette promesse de publication est une promesse du président de la République. J’entends bien que cela ne vaut pas grand-chose, ironise-t-elle, amère. Mais ne pas tenir ses promesses participe du dégoût de la politique. »

Ce grand débat national, avec ses 19 500 cahiers de doléances, ses près de 465 000 pages rédigées par 2 millions de citoyens, constitue la plus grande expression populaire de notre histoire depuis les cahiers de doléances de la Révolution française. Rendre publics les résultats du débat national serait également un moyen d’évaluer quelles sont les préoccupations des citoyens, quels sont les thèmes les plus plébiscités. Selon les études des cahiers déjà publics, la question de l’immigration arrive par exemple loin derrière celle de la revalorisation des salaires, des retraites, de la justice fiscale et d’une redémocratisation de la société. Voilà qui pourrait mettre en porte-à-faux le prochain gouvernement. D’autant plus que l’animateur du grand débat national était un certain… Sébastien Lecornu, alors simple secrétaire d’état et aujourd’hui premier ministre.

 

Source : https://www.pressreader.com/france/l-humanite/20250916/281582361780119

mardi 23 septembre 2025

Les nuages sont-ils un réservoir de pesticides ?


Les nuages sont-ils 

un réservoir de pesticides ?

 

Publié le 10 septembre 2025

 La contamination par les pesticides est une préoccupation croissante et alarmante pour l’environnement et la santé humaine. Dans ce travail, 446 composés, appartenant aux classes des pesticides, biocides, et leurs produits de transformation, ont été recherchés dans six échantillons d’eau de nuage collectés au puy de Dôme en fin d’été 2023 et au printemps 2024.


Après mesures et analyses, tous les échantillons contenaient des pesticides, avec un total de 32 composés identifiés : fongicides, insecticides, herbicides, additifs, biocides et produits de dégradation. Dans deux échantillons, la concentration totale dépassait la limite européenne pour l’eau potable (0,5 µg/L, Directive UE 2020/2184).

Il n’a pas été observé de lien clair entre les familles de pesticides retrouvées et la période d’échantillonnage, ce qui suggère un transport atmosphérique sur de longues distances et la persistance de certains composés. La présence de pesticides interdits en France, mais encore utilisés dans d’autres pays, supporte cette hypothèse. De plus, l’identification de produits de transformation montre que certains pesticides réagissent efficacement dans l’atmosphère.

En supposant que la concentration mesurée au puy de Dôme soit représentative des nuages de basse et moyenne altitude, la quantité totale de pesticides présents dans les nuages au-dessus de la France a été estimée entre 6,4 et 139 tonnes. Ces résultats indiquent que les nuages contiennent des quantités significatives de pesticides, capables d’affecter également des zones éloignées des zones agricoles.


Auteurs de l'étude : Angelica Bianco, Pauline Nibert, Yi Wu, Jean-Luc Baray, Marcello Brigante, Gilles Mailhot, Laurent Deguillaume, Davide Vione, Damien J. E. Cabanes, Marie Méjean, Pascale Besse-Hoggan

Publiée dans la revue scientifique Environmental Science & Technology 

 

Source : https://www.uca.fr/recherche/presentation/lactualite-scientifique/institut-des-sciences/les-nuages-sont-ils-un-reservoir-de-pesticides

lundi 22 septembre 2025

Se désintoxiquer du racisme, raconter des imaginaires pour s’en libérer


L'édito
 
Marie Turcan : « L’ingérence

 étrangère a paradoxalement

permis de mettre en lumière

l’islamophobie en France »
 



 
Par Sabrina Kassa, journaliste, responsable éditoriale aux questions raciales

La vérité fait parfois de curieux détours pour apparaître aux yeux de tous. La semaine dernière, l’histoire des têtes de cochon déposées devant neuf mosquées à Paris et en région parisienne, à la suite d’une ingérence étrangère, a défrayé la chronique. Une première dans une affaire de vandalisme de lieux de prière musulmans qui a donné lieu à une inversion de la célèbre phrase de Guy Debord, l’auteur de La Société du spectacle. « Dans un monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux » écrivait, en 1967, l’auteur situationniste. En 2025, dans une France qui sombre dans une islamophobie décomplexée, c’est le faux qui s’est révélé être un moment du vrai.

Dans « La haine, six mois d’islamophobie en France », le panoramique publié le 4 juillet, Mediapart racontait la montée effrayante d’un racisme violent à l’égard des musulman·es. Nous avions compté « un fait islamophobe tous les deux, trois jours », tout en sachant que ces chiffres sont sous-estimés tant les musulman·es, ou considéré·es comme tel·les, évitent trop souvent de porter plainte.


Et pourtant, même après l’assassinat d’Aboubakar Cissé, le 25 avril, dans une mosquée de La Grand-Combe, Bruno Retailleau, le ministre (désormais démissionnaire) de l’intérieur, chargé des cultes, préférait alimenter la polémique sémantique sur le mot islamophobie (« un mot forgé par les Frères musulmans » !) plutôt que sonner le tocsin de la mobilisation nationale pour faire reculer ces violences.

Concernant juste les lieux de cultes, outre le meurtre dans le Gard, voici ce que nous avions recensé entre janvier et juillet : tags racistes sur une mosquée en Haute-Savoie, grenade devant celle de Saint-Omer (Pas-de-Calais), têtes de cochon devant celle de Cherbourg-en-Cotentin, incendie de la salle de prière de Fargeau, vandalismes à Rennes, à Moulins, à Saint-Exupéry, à Roussillon, menaces de mort à Sucy-en-Brie…


Entre 2019 et 2023, nous avions déjà recensées 77 atteintes aux mosquées ! Des attaques que l’État ne voulait « pas voir », passées pour la plupart sous les radars des grands médias nationaux.

Mais la semaine dernière, l’affaire des têtes de cochon a fait bouger les lignes. Bruno Retailleau a jugé ces faits « absolument inadmissibles », et a même parlé de « profanation ». Les élus de gauche, notamment de LFI, ont tous dénoncé ces actes. Ce qui leur a valu d’être traités d’« idiots utiles » de l’ingérence étrangère, dans le magazine Marianne.

Pour réfléchir au sens de ce revirement politico-médiatique, et aux conséquences que cette ingérence étrangère pourrait avoir sur les dénonciations de l’islamophobie, j’ai demandé à ma collègue Marie Turcan, chargée des discriminations à Mediapart, de décrypter pour nous cette séquence.


Comment as-tu appris que des têtes de cochon avait été déposées devant des mosquées ?


Cela arrive assez rarement, ce genre de chose : j’ai été prévenue par une amie qui habite l'immeuble juste en face de la mosquée de Montreuil où a été déposée une tête de cochon. À 8 heures du matin, donc, elle m’a écrit pour me prévenir que des flics étaient devant. Sans hésiter, j’ai décidé de m’y rendre, en plus je la connais bien, cette mosquée, elle se trouve à une rue de chez moi.


Ton amie avait vu les têtes de cochon ?


Oui, je la cite d’ailleurs dans l’article. Elle l’a vue, sa copine aussi l’a vue. Mais quand je suis arrivée trente minutes plus tard, il n’y avait plus rien. Tout avait disparu !

Peu de temps après, il y a eu l’alerte du Parisien nous apprenant qu’une autre mosquée dans le XXe arrondissement de Paris avait été ciblée. Puis tout est allé très vite. Le préfet de Paris a communiqué, Retailleau a été interrogé dans la foulée. Le temps de rentrer à la rédaction, moins de deux heures plus tard, je savais qu'il y avait eu neuf têtes de cochon.

J’avais des témoignages de voisines, les paroles d’un employé de la mosquée, alors, même si la piste de l’ingérence est apparue très tôt, j’étais convaincue de l’importance de faire entendre les gens qui subissent ça, et qui sont choqués par cette nouvelle agression. Dans notre panorama sur l’islamophobie en France, on avait constaté que les têtes de porc et les insultes employant le mot « cochon » revenaient très souvent dans les agressions que subissent les personnes musulmanes, ou perçues comme telles en France. Du coup, ça résonnait très fort !


Veux-tu réagir sur le fait que certains traitent les élus de La France insoumise d’« idiots utiles » de l’ingérence étrangère ?


Je ne vois pas en quoi les politiques qui ont condamné ces actes islamophobes auraient tort, comme les politiques qui ont condamné les croix de David taguées à Paris. L’acte, en lui-même, reste raciste et violent. C’est un appel à la haine !

Pour moi, ce qui est vraiment intéressant dans cette histoire, c’est le fait que Bruno Retailleau, en tant que ministre démissionnaire de l’intérieur et des cultes, a tout de suite condamné ce vandalisme et parlé de profanation, alors que c’est quelqu’un qui, depuis qu’il est en poste, a failli à toutes ses missions de protection des minorités. Il a mis deux jours à se rendre dans le Gard, là où Aboubakar Cissé a été tué dans une mosquée. Et ça, c’est quand même une évolution notable.

Même si ça reste le ministre de l’intérieur associé à la chasse aux musulmans, et même si c’est toujours facile de dire, « oui, je condamne, nous condamnons… », ça permet quand même de reconnaître l’existence du problème.


Cette affaire peut-elle avoir un impact sur le traitement médiatique de l’islamophobie ?


Une chose positive à noter : beaucoup d’articles ont interrogé les fidèles, et ont posé des questions sur l’islamophobie et sur cette insécurité. Mais cette situation est tout de même paradoxale : la seule fois où le vandalisme de mosquée fait les grands titres au niveau national, il s’avère que c’est une ingérence !

D’un côté, on peut se dire, un peu cyniquement, que l’ingérence étrangère a permis de mettre un peu plus en lumière l’islamophobie en France. De l’autre, et c’est plus inquiétant, la prochaine fois qu’une mosquée est vandalisée, des forces de droite et d’extrême droite vont peut-être utiliser ça en disant : « Mais attendez, peut-être que c’est de l’ingérence »
 
Se désintoxiquer du racisme,
raconter des imaginaires pour s’en libérer

jeudi 18 septembre 2025
 

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dimanche 21 septembre 2025