"Collectivement on est soulagés"
: les anti-5G qui ont incendié
des antennes aux Cars
en 2021 évitent la prison ferme
C'est l'épilogue d'un long parcours judiciaire. Les militants anti-5G accusés d'avoir incendié plusieurs antennes aux Cars en 2021, et des camionnettes Enedis en 2020, n'ont finalement été condamnés qu'à deux et trois ans de sursis en correctionnelle.
Ils avaient été jugés il y a quinze jours. Deux militants anti-5G ont été condamnés ce vendredi 3 avril au tribunal judiciaire de Limoges pour l'incendie de véhicules Enedis en 2020, ainsi que de plusieurs antennes aux Cars en 2021. La première a été condamnée à 2 ans avec sursis simple, le second 3 ans aussi avec sursis simple.
"C'est encore moins que ce qu'on pensait"
"On se doutait qu'en général le tribunal va moins loin que les réquisitions du parquet, explique Alain Dobigny, porte-parole du collectif de soutien dit du "15 juin", mais on avait ressenti à l'audience que le mode de défense qu'avaient adopté les prévenus avec leurs avocats, c'est-à-dire les considérer comme des lanceurs d'alerte, et appuyer cela sur des données de scientifiques de spécialistes, ça avait eu une bonne écoute de la part du tribunal, donc on sentait qu'il y aurait moins que ce qu'avait demandé la procureure, mais c'est encore moins que ce qu'on pensait, on pensait qu'il y aurait peut-être quand même une peine légère en ferme, avec bracelet, il n'y a pas. Entièrement sursis simple, c'est parfait."
Une bonne nouvelle "pour la planète et les sociétés humaines"
Au-delà de ce qui est interprété comme une reconnaissance de la dureté d'un contrôle judiciaire de 5 ans, Antoine, autre membre du collectif, se satisfait "qu'un tribunal commence à considérer enfin la gravité qu'il y a derrière tout ce déferlement numérique, cette multiplication de machines, ce déploiement qui se fait sans concertation du public, ça peut sembler une bonne nouvelle, pas seulement pour les prévenus, mais pour la planète et pour les sociétés humaines aussi."
Les dommages et intérêts fixés début septembre prochain
Les deux prévenus ont été relaxés pour les tags lors de l'action à Enedis en 2020. Et la militante est aussi personnellement relaxée dans l'affaire des camions Eurovia incendiés à Limoges en 2015. Ils ont interdiction d'entrer en contact pendant trois ans, et interdiction du port d'arme pendant cinq ans. En revanche l'interdiction de paraître à Limoges n'a pas été retenue. Une audience civile se tiendra le 2 septembre pour décider d'éventuelles réparations financières pour Enedis, Bouygues et Orange, constituées parties civiles.

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