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vendredi 5 octobre 2012

Yourte de Banyuls (suite et fin) : le viticulteur a gagné

http://www.lindependant.fr/2012/09/21/relaxe-jean-luc-preaux-pourra-vivre-dans-sa-yourte,166240.php


Relaxé, Jean-Luc Préaux pourra vivre dans sa yourte

Le 21/09/2012 à 06h00 par Barbara Gorrand | Mis à jour à 16h15
 La yourte écologique dans laquelle vit Jean-Luc Préaux restera dressée.
La yourte écologique dans laquelle vit Jean-Luc Préaux restera dressée. © Photo H. J.

Le tribunal prononce la relaxe de M. Préaux". Une salve d'applaudissements spontanés est venue ponctuer la phrase prononcée hier matin dans la petite salle du palais de justice. Au bout d'un an de procédure, de contretemps et de délais, Jean-Luc Préaux peut enfin souffler. Pour ce viticulteur et cultivateur d'oliviers, cette décision signifie qu'il conserve un toit, même léger, au-dessus de la tête. Ce terrain, classé en zone naturelle, il l'exploitait en fermage depuis 1996, avant de l'acquérir auprès de la Safer en 2006. Sans ressources suffisantes pour louer un logement 'conventionnel', il y avait installé une yourte, et un petit abri attenant pour y stocker son matériel.

"Le droit du paysan à vivre sur sa terre"
Or, suite à la plainte de la propriétaire d'une imposante bâtisse surplombant le terrain du viticulteur, celui-ci s'était donc vu poursuivi pour 'infractions aux dispositions du plan local d'urbanisme'. Menacé de remettre en état son terrain, en détruisant donc son habitat. "Cette décision signifie que je garde mon habitation, c'est une épée de Damoclès en moins au-dessus de ma tête", s'est-il réjoui hier sitôt la décision rendue."La justice reconnaît le droit du paysan à vivre sur sa propre terre, et j'espère que cela pourra servir à d'autres causes : c'est un pas en faveur de l'habitat léger".
Un mode de vie que Jean-Luc Préaux n'a pas choisi par plaisir, mais par nécessité, rappelaient hier les organisations qui ont soutenu le viticulteur depuis le début (la Confédération Paysanne, Union syndicale Solidaires, l'association Halem, la CNT, Sud-Solidaires, la fédération Droit au logement). "Ce qui pose la question du droit au logement : il y aurait actuellement plus de 5 000 familles dans les P.-O. en attente d'un logement", insistaient ses proches hier.  Quant à Me Summerfield, dont la question prioritaire de constitutionnalité n'a pas été retenue, elle s'est évidemment dite satisfaite de la décision. "Même si je ne connais pas encore la motivation sur laquelle s'appuie le tribunal. Nous avions invoqué différents moyens, l'état de nécessité, le défaut d'affichage interdisant le camping sur le site… Il faudra donc attendre le jugement écrit. En tout cas c'est un très bon résultat, d'autant qu'il était absurde de poursuivre quelqu'un comme M. Préaux, qui vit de façon écologique et dont le travail de débroussaillage est cité en exemple dans le bulletin municipal…".

Groupama a cédé mais ce n'est pas fini


Les éluEs poussent la barrière 

500 marcheurs dans le massif du Madres alors qu'un nouveau combat se prépare

Le 29/09/2012 à 14h47
Les marcheurs, ce matin devant la barrière érigée par Groupama.
Les marcheurs, ce matin devant la barrière érigée par Groupama.  © Photo Jean-Claude Francès

Ni le mauvais temps, ni l'annonce par Groupama de la levée de l'interdiction d'accès au massif du Madres, aux confins des Pyrénées-Orientale et de l'Aude, n'ont découragé les marcheurs, ce matin, de se rendre sur place. 500 personnes et une dizaine de maires des P.-O. et de l'Aude ont participé à la randonnée prévue ce samedi matin.
Ils ont symboliquement ouvert la barrière érigée par Groupama (photo) et les guides et randonneurs ont arpenté le site dans une ambiance détendue. Si l'interdiction de circulation a été levée par le propriétaires, il s'agissait pour les manifestants de montrer leur vigilance.
Mais un deuxième combat se profile déjà en montagne : les maires de communes (Marc Rousset à Ayguatébia-Talau, Bernard Malpas à Canaveilles, Marcel Fourcade à La Llagonne et Michel Santanach à Sauto) viennent d'affirmer leur opposition au rachat, par le ministère de la défense, du site du Tausse, situé sur leurs communes.
Le Centre national d'entraînement commando (CNEC) de Mont-Louis, s'entraîne sur place depuis longtemps mais, plutôt que de louer, l'armée aurait décidé de lancer une procédure d'achat.
Si les maires concernés renouvellent "leur volonté de voir le CNEC pérenniser son activité de défense nationale sur leur territoire", ils n'entendent pas "dessaisir leur commune de la propriété de ces terrains."

http://www.lindependant.fr/2012/09/29/500-marcheurs-dans-le-massif-du-madres-alors-qu-un-nouveau-combat-se-prepare,168405.php#reagirArticle

Groupama libère le Madres la veille de la marche

http://www.lindependant.fr/2012/09/28/le-pic-du-madres-libere,167902.php


Le pic du Madres libéré !

Le 28/09/2012 à 06h00 par Jean-Michel Salvador | Mis à jour à 07h29
 Ce randonneur ne sera plus hors-la-loi.
Ce randonneur ne sera plus hors-la-loi.  © Photo Xavier Hamond
Nous avons décidé que l'accès au pic du Madres est libre et le restera, ce sans autorisation et à effet immédiat". Ter-mi-née ! Après plusieurs semaines d'agitation, le président Groupama Méditerranée Amaury Cornut-Chauvinc a mis hier soir un terme à 'l'affaire du pic du Madres' révélée dans L'Indépendant du 23 août. Une déclaration d'apaisement qui survient à la veille de la marche revendicative organisée demain.
Un tollé général
Incompréhension, colère, indignation et pour finir mobilisation... Comme au bon vieux temps de la Septimanie qui avait soulevé la vindicte populaire sang et or (avant d'être enterrée mort-née), la décision de Groupama, propriétaire des lieux, d'interdire l'accès du site aux randonneurs* avait soulevé un tollé général et dressé la foule contre elle. Pétition, collectif de défense, courriers des lecteurs, appels à manifester... Aux cueilleurs de champignons se sont rapidement ajoutés les promeneurs et autres usagers et amoureux de la montagne pour crier au scandale sur fond de loi Stratae. Un écho repris en choeur par les catalanistes et les élus de tous bords. Ainsi, alors qu'à Prades le conseil municipal adoptait une motion condamnant Groupama, le président de région Christian Bourquin invitait le groupe mutualiste à ouvrir des négociations "car personne n'a jamais interdit l'accès à la montagne". Amaury Cornut-Chauvinc ne sera pas celui-là. Le président de Groupama Méditerranée vient en effet de signer une convention avec la présidente du conseil général Hermeline Malherbe pour officialiser cette marche en arrière dictée par un esprit de conciliation.
"Nos intérêts ne sont pas opposés"
Pour L'Indépendant, il revient sur 'l'affaire' et s'explique : "Groupama, propriétaire du Domaine de Cobazet, sur la commune de Mosset, a dû mettre en place une procédure d'autorisation destinée à gérer le flux des visiteurs qui vont du refuge du Caillau au pic du Madres. En effet, si on ne peut que se féliciter de l'engouement d'un nombre croissant de nos concitoyens pour la randonnée, la gestion de la fréquentation d'un massif au caractère exceptionnel relève d'une logique de protection des espèces et des paysages dont les amoureux de la nature sont les premiers bénéficiaires. Voilà pourquoi Groupama a dû mettre en place une procédure d'autorisation afin de gérer la fréquentation de ce versant du massif du Madres conformément aux responsabilités qui lui incombent. Il s'agit, d'un domaine classé en zone Natura 2000 qui induit des engagements avec l'ONF (Office national des forêts) en charge de la cogestion de la forêt avec Groupama et avec l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) dont les agents suivent les espèces sur le territoire. Beaucoup de ces aspects ont été sortis de leur contexte, jusqu'à la caricature, ce que je déplore parce que la dramatisation d'une situation rend difficile le retour à la sérénité et au dialogue. C'est pourtant mon souhait le plus cher depuis le début".
Une main tendue vers les amoureux de la nature qui s'inquiètent d'une restriction du passage sur le Domaine du Cobazet : "Je les comprends et je les entends. Mais aujourd'hui, le respect mutuel doit guider notre action. Je respecte et je comprends la volonté des partisans d'un libre passage par le Domaine du Cobazet. Je demande en retour qu'ils respectent les modalités de gestion qui sont les nôtres et les choix qui s'imposent à nous en tant que gestionnaires. Nos intérêts ne sont pas opposés, ils convergent puisque nous sommes tous attachés à la préservation d'un territoire exceptionnel et à la sauvegarde des espèces qui y vivent. Nous sommes tous des amoureux de la nature".
Et le président d'expliquer les raisons de ce revirement : "Encore une fois, l'heure est au dialogue et à la concertation, nous réfléchissons depuis plusieurs semaines à des solutions concrètes, mais nous les voulons durables et équitables, et cette réflexion responsable ne doit pas être menée dans la précipitation. Je viens de signer la convention que le conseil général m'a envoyée qui formalise toutes ces dispositions qui ne visent qu'un objectif : préserver un site exceptionnel. Et pour ce faire, nous comptons sur le soutien de l'ensemble des acteurs".

mercredi 3 octobre 2012

Tordères : commune autogérée, mode d'emploi

http://www.article11.info/?Torderes-commune-autogeree-mode-d

Un article très intéressant en vue des prochaines élections municipales et concernant tous nos petits villages du Conflent et d'ailleurs.
Lire les commentaires qui font suite à l'article avec entre autres une réaction de Maya, maire de Tordères, à l'article.



ARTICLE11

VENDREDI 14 SEPTEMBRE 2012

Entretiens


posté à 21h05, par Marion Dumand

12 commentaires



TORDÈRES : COMMUNE 

AUTOGÉRÉE, MODE D’EMPLOI

Avec 180 habitants, le petit village de Tordères dans les Pyrénées Orientales s’est fait connaître pour son fonctionnement municipal inhabituel : le pouvoir y est aux villageois, et la démocratie, participative. Une expérience d’auto-gestion discrète mais bien rodée. Interview de la mairesse porte-voix, Maya Lesné.


Tordères est connu pour sa démocratie participative. Comment le projet et l’équipe municipale se sont-ils constitués ?
Aux dernières élections, le maire sortant en avait ras la casquette, et le précédent (qui était resté 14 ans à la mairie), plutôt procédurier et bétonneur, voulait y retourner. On a alors organisé une grande réunion publique, ouverte à tous, même aux enfants et aux ados. On n’a pas réfléchi à qui était de droite, qui était de gauche, même s’il faut bien avouer que la majorité du village vote à gauche. Nous voulions d’abord décider ensemble de ce que nous souhaitions défendre et ensuite déterminer qui serait candidat, disposé à défendre le bien commun et pas ses propres intérêts.
Très vite, des idées essentielles se sont imposées, quant à la constitution de la liste et au fonctionnement de l’équipe municipale :
1. Que la population soit toujours impliquée dans les décisions du conseil municipal.
2. Que la liste ne soit pas exclusivement composée de notables ni de retraités (qui ont souvent soit le temps, soit l’argent – voire les deux), mais de « gens normaux » : hommes et femmes à parts égales, de tous âges, sans exclure les chômeurs, les précaires ni les personnes arrivant de l’étranger.
Comment se sont déroulées les élections ?
Des 20 personnes retenues, seules 11 se sont finalement présentées, afin de pouvoir faire face à la liste adverse malgré le panachage électoral. Nous avons obtenu 86 voix contre 20. Au final, la moyenne d’âge se situe autour de la quarantaine, ce qui n’est pas sans poser problème : beaucoup ont des activités, une famille, alors que la participation au Conseil prend du temps et de l’énergie. J’ai été désignée comme mairesse, tout simplement parce que j’étais au chômage à l’époque et que j’avais donc plus de temps. Il faut aussi dire que je suis assez grande gueule... L’important étant que ça aurait pu être n’importe lequel d’entre nous.
Quelles priorités pour le village ?
« On arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste…  » C’est l’esprit de notre programme. Plus concrètement, nous avons défini quatre axes primordiaux :
1. Maintenir l’école coûte que coûte. C’est la condition sine qua non pour que le village vive (le quart de la population a moins de 18 ans !), même si ça représente la moitié du budget.
2. Maintenir les emplois municipaux, également coûte que coûte (secrétaire de mairie et employé polyvalent).
3. Entreprendre une grande réflexion sur l’urbanisme, pour réagir à la forte pression foncière venant de Perpignan. En incluant la protection des zones agricoles et naturelles.
4. Continuer à bien vivre ensemble.
Comment les habitants participent-ils à la prise de décision ?
Pour le premier conseil municipal, nous avons envoyé une lettre aux habitants : tous pouvaient s’inscrire dans les commissions municipales et extra-municipales de leur choix. Finalement, parce que c’était trop restrictif et figé, nous avons encore plus ouvert : tous les habitants du village, enfants et adultes confondus, peuvent à tout moment participer à n’importe quelle commission.
Il existe 5 commissions municipales : Travaux, Environnement et Agriculture, Finances, Affaires sociales, Urbanisme. Certaines d’entre elles sont extra-municipales, dont « Tordères en fête », tout à fait intergénérationnelle : de 4 à 90 ans...
Les commissions ont-elles un rôle réel ?
Oui, les trois quarts des décisions fondamentales se prennent là, dans les commissions, qui se tiennent plus ou moins fréquemment. Les décisions ne sont pas actées si la participation est trop faible (en deçà de 5). Dans ce cas, elles sont mises en attente. « Ça ne vous intéresse plus, alors on en reparlera quand nous serons à nouveau mobilisés.  » Il n’est pas question de décider à la place de tous. Si l’on nous dit : « C’est aux élus de faire le boulot !  », je réponds : «  C’est mieux qu’on s’y mette tous ! » Il est plus sain de prendre une décision à plusieurs, même si c’est plus long, même si le préfet nous engueule à cause des délais. Et puis, il faut bien avouer que cette façon de faire heurte les habitudes des habitants !
Comment s’articulent commissions et conseil municipal ?
Prenons l’exemple de la Commission Travaux, qui remporte un franc succès. Les habitants se réunissent par rue, ou par « quartier ». C’est à eux de lister les problèmes qu’ils rencontrent et d’envisager les solutions (par exemple, mettre du goudron ou de la terre battue…).
Nous, au conseil municipal, on se contente de chercher le pognon et de voir si c’est jouable, en faisant faire des devis, en recueillant des avis d’experts. Ensuite, on présente ce dossier aux habitants, et c’est eux qui décident. Après tout, c’est leurs impôts, c’est à eux de trancher, et tous sont bien conscients des limites financières.
Il est souvent difficile de comprendre le fonctionnement d’un budget municipal…
Il faut reconnaître que la Commission Finances n’a aucun succès. Les gens ne se sentent pas compétents. Pourtant, comprendre le budget de la commune, et son fonctionnement, est primordial. Cette transmission de la gestion administrative et comptable de la commune à la nouvelle équipe est assurée à 80% par le ou la secrétaire de mairie, bien plus que par l’ancien maire. Sans leur compétence, nous serions démunis.
Trop souvent, à l’échelle de la commune, de la ComCom, du département, les budgets et les questions « délicates » font l’objet de réunions officieuses, où l’on débat, questionne, se met d’accord. Puis, au conseil, dans les réunions ouvertes au public, les décisions sont votées en deux minutes. Elles demeurent incompréhensibles pour les non-initiés, ce qui est à mon sens dramatique.
Il n’y a pas d’essoufflement de la participation, sur la longueur ?
Le problème de ce système est lié à l’usure de l’engagement. Une fois passée l’euphorie des débuts, la participation baisse. Il faut aller tous les jours chercher les habitants pour qu’ils participent, ce qui est plus fatigant que flatteur (même si cela témoigne aussi de la confiance faite aux membres du conseil).
Au début, certains ont également redouté « l’attaque des balançoires », c’est-à-dire la participation des plus jeunes aux décisions municipales. Ce qui a poussé ces adultes à s’engager davantage… Et c’est un sacré exercice de transmettre l’information à la fois aux adultes et aux jeunes. Mais cette transmission nous semble primordiale : il faut que les mômes s’emparent de l’histoire de leur village. Même s’ils sont, par nature, un peu conservateurs…
Est-ce compliqué d’être mairesse dans ces conditions ?
En fait, ce fonctionnement est trois fois plus fastoche pour le maire, et gratifiant. C’est vrai que tu es parfois amené à soutenir le projet des autres. Mais tu peux démissionner si ces derniers vont vraiment à l’encontre de ta façon de voir. C’est ce que je ferais si j’étais confrontée à cette situation. Un maire peut se sentir un peu seul ; il doit (ré)apprendre la discussion, la confiance, la discrétion, parce qu’il y a des moments que tu ne partages ni avec le conseil ni avec les commissions, des moments qui te plongent dans l’intimité des familles. Le premier à être appelé, en cas d’événements graves, ce n’est plus le curé, c’est le maire. On pénètre parfois un espace secret, qui doit le rester. Mais cet isolement n’est pas problématique si l’on aime le dialogue et son village.
Votre village fonctionne de façon très collective. Ce qui n’est pas d’usage à l’extérieur…
C’est là que les choses se corsent, à la préfecture, à la ComCom, dans des réunions qui prennent beaucoup de temps et d’énergie. Tu es alors vraiment seul : le fonctionnement n’est plus collectif, comme au village, mais individuel, fait de rapports de force. Quand, en plus, tu es une nana, et jeune, tu t’en ramasses plein la tronche. Dans ce cas, savoir que le village est derrière toi, que tu défends ses décisions, ça donne des forces.
Peux-tu nous donner un exemple d’un combat mené par Tordères ?
Nous avons eu un sacré bras de fer avec le préfet quant au plan de prévention des risques incendies. Tordères est en zone rouge : les assurances sont très élevées (ce qui entraîne une injuste « sélection  » sociale) et, si ta maison brûle, tu ne peux pas la reconstruire ! Sans compter que la commune était censée réaliser des travaux délirants vu son budget. À un moment, si l’État prescrit, l’État paye – ou devrait le faire ! Le préfet pensait nous mettre la pression village par village. Mais nous avons monté un collectif, d’abord au sein de la Comcom des Aspres, qui a hérité avec la Résistance d’une forte solidarité. Le collectif compte maintenant 50 mairies et fait tache d’huile dans tout le Midi. Face à ce plan décidé par un technocrate à deux balles, nous demandons une réflexion nationale.
Et qu’en est-il du projet d’éoliennes sur votre territoire ?
C’était un projet de la ComCom. Les grosses communes étaient pour… mais lorsqu’il a été question des petites communes, ça a été une autre histoire ! Nous ne sommes pas contre l’éolien ou le solaire, au contraire. Nous aurions même pu faire abstraction de la dégradation visuelle. Mais nous ne voulions pas d’un projet qui nous était imposé, en toute opacité, avec en lice des grosses boîtes comme Suez et Areva, où l’énergie produite n’était pas réinjectée dans la commune. Le bras de fer a duré deux ans, mais nous avons fini par gagner : le projet a été abandonné.
Un dernier mot ?
Il est fondamental de se donner d’autres idées, d’autres envies, d’autres manières de faire, en regardant notamment ce qui se passe à Marinaleda, un village d’Andalousie1.