Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...
BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...
mercredi 31 mai 2017
mardi 30 mai 2017
La corrida à l’honneur à l’Assemblée, la République en marche (arrière)
La corrida à l’honneur à l’Assemblée, la République en marche (arrière)
La torera Marie Sara vient d’être investie pour les législatives dans le Gard par La République en marche. Les défenseurs des animaux demandent son remplacement.
La corrida a toujours eu ses entrées à l’Assemblée nationale grâce à des élus aficionados. Un groupe d’études sur la tauromachie réunit des dizaines de députés de droite et de gauche, et certains n’hésitent pas à financer des associations taurines. Mais un nouveau pas risque d’être franchi avec l’arrivée possible au Palais-Bourbon de la plus célèbre porte-parole française de la tauromachie, la torera Marie Sara. L’actuelle délégataire des arènes des Saintes-Maries-de-la-Mer et de Mont-de-Marsan vient d’être investie pour les législatives dans la 2e circonscription du Gard par La République en marche, le mouvement créé par le nouveau président Macron. Le signal envoyé à travers un tel adoubement est catastrophique : il témoigne d’un mépris inadmissible pour les droits des animaux.
Marie Sara est censée incarner la «société civile» si chère à Emmanuel Macron. Mais quel pan de la société représente-t-elle exactement ? Cette nouvelle venue en politique doit sa notoriété aux taureaux qu’elle a torturés et exécutés dans les arènes pendant des années. «Torturés», «exécutés», ces mots semblent trop durs ? Ils n’expriment pourtant que la réalité. Cette réalité dont vous, monsieur le Président, dites ne pas avoir peur. Alors, regardez à nouveau des images de corrida, si vous l’avez jamais fait.
Observez la lance du picador qui coupe les ligaments de la nuque pour que l’animal baisse la tête, cette lance qui insiste et revient. Voyez les banderilles colorées qui continuent l’ouvrage en déchirant la chair. L’animal agonise dans l’incompréhension de ce qu’il subit, tandis que le public exulte. Au bout d’un trop long quart d’heure, l’épée s’enfonce ensuite entre les épaules du supplicié, plusieurs fois si nécessaire, et un poignard dans le crâne l’achève s’il refuse de mourir. Il paraît que c’est de l’art, une métaphore de la mort, le combat de l’homme contre sa propre animalité, ou une foutaise du genre.
Vraiment, monsieur le Président, est-ce cela la France moderne, progressiste et humaniste que vous souhaitez incarner ? Vous rendez-vous compte qu’en promouvant une pratique rétrograde et barbare, alors même que la Catalogne l’a supprimée il y a plusieurs années, alors même que le code civil français vient de reconnaître la sensibilité de l’animal, vous vous faites au contraire le porte-parole d’une France en marche… arrière ? Pire : vous vous opposez frontalement à la majorité des Français, qui rejettent désormais massivement cette pratique.
Un sondage Ifop-Alliance anticorrida affirmait en 2015 que 73 % des Français sont favorables à la suppression des corridas avec mise à mort des taureaux. «Oui, mais il y a la tradition !» répondent en chœur les défenseurs de la tauromachie.
L’argumentum ad antiquitatem, philosophiquement inacceptable, est toujours le même : «Il faut préserver une belle habitude locale porteuse d’histoire et d’identité !»
Même cette justification est fausse. La corrida n’a jamais été une tradition française, mais espagnole. Elle n’est arrivée en France qu’en 1853, pour faire plaisir à Eugénie de Montijo, l’épouse de Napoléon III.
Aujourd’hui, la corrida est interdite sur l’ensemble du territoire français, au nom de l’article 521 du code pénal qui interdit de pratiquer des «sévices graves» ou «actes de cruauté» envers les animaux apprivoisés ou tenus en captivité.
Des dérogations sont accordées pour quelques départements du sud de la France, au nom d’une «tradition locale ininterrompue» dont nous avons rappelé plus haut qu’elle est imaginaire.
Par ailleurs, contrairement aux arguments promotionnels, la population des départements concernés n’est pas plus favorable que le reste des Français aux massacres de taureaux en public : en 2017, un sondage Ifop-Alliance anticorrida révélait que 75 % des habitants des départements «taurins» sont opposés aux corridas.
Monsieur le Président, beaucoup de ceux qui ont voté pour vous le 7 mai l’ont fait dans des circonstances qu’il est inutile de rappeler ici. Parmi vos électeurs d’un jour, il y avait de très nombreux défenseurs des droits des animaux. Si vous voulez être le président rassembleur que vous annoncez, ne vous enfermez pas dans des calculs électoraux déconnectés de la volonté des Français et des vérités éthologiques les plus basiques qui disent toute l’indignité de la tauromachie.
Monsieur Macron, il est temps encore de remplacer votre candidate dans la 2e circonscription du Gard. Faites-le pour prouver que, même si l’écologie et les droits des animaux sont des sujets secondaires pour vous, vous n’y êtes pas non plus complètement insensible. Des millions de Français attendent de vous un tel geste.
La corrida sera abolie un jour. Peut-être ne serez-vous pas le président qui pourra s’en enorgueillir. Mais ne soyez pas, au moins, celui qui l’aura remise en lumière.
Aymeric Caron Journaliste, écrivain
lundi 29 mai 2017
Aujourd’hui et demain : qui va s’occuper de nos malades âgés ?
Aujourd’hui et demain :
qui va s’occuper de nos malades âgés ?
mercredi 24 mai 2017
Un rapport récent de la Drees a été largement repris
dans la presse car il annonçait une baisse de l’hospitalisation des
personnes âgées d’ici 2030. Cette baisse concernait surtout un scénario
très optimiste et un peu un scénario médian, et reposait principalement
sur un développement de l’ambulatoire. Or ce développement de
l’ambulatoire ne peut se faire correctement et en toute sécurité pour
les malades que s’il y a suffisamment de médecins, d’infirmières, de
kinésithérapeutes pour s’occuper des malades en ville, et pour les plus
âgés d’aides-soignantes ou d’auxiliaires de vie. Ce qui n’est pas du
tout le cas aujourd’hui et la situation va plutôt s’aggraver dans les
années à venir si rien n’est fait au niveau national. De plus, le virage
ambulatoire n’est pas du tout adapté aux plus de 75 ans, et la Drees
prévoit d’ailleurs une augmentation des séjours hospitaliers pour cette
tranche d’âge.
Or, dans le nouveau gouvernement qui a été nommé le
18 mai rien n’a semble-t-il été prévu pour les personnes âgées, ce qui
est un premier signal plutôt négatif.
Quelle est la situation actuelle de la gériatrie et comment va-t-elle évoluer ?
Il n’est pas nécessaire de rappeler les chiffres
concernant le vieillissement de la population française dans les années à
venir. On peut quand même donner l’exemple le plus frappant, c’est
celui des centenaires : ils étaient 200 en 1950, 23 000 aujourd’hui et
seront plus de 200 000 en 2060. Or, plus l’âge augmente, plus le nombre
moyen de pathologies par personne augmente. Même si on fait d’énormes
progrès sur la prévention (ce qui n’est pas dans la culture française)
et si on s’améliore sur la prise en soin des pathologies chroniques (où
on est déjà plutôt bons) il y aura quand même une augmentation
significative des personnes âgées malades et dépendantes. Par ailleurs
il y a aussi le fléau de la maladie d’Alzheimer et des pathologies
apparentées, pour lesquelles nous n’avons aucun traitement et dont on
n’est pas sûr de pouvoir les traiter un jour. Du coup, qui s’occupe de
ces malades aujourd’hui et qui va s’en occuper demain ?
On sait qu’il y a une pénurie de médecins
généralistes (mais aussi de spécialistes) et de nombreux déserts
médicaux en France. Ces déserts concernent même les grandes villes, y
compris l’Île-de-France et certains arrondissements parisiens. Mais ces
déserts s’étendent aussi de plus en plus à l’hôpital, ce qui a largement
été favorisé depuis plus de 10 ans par une politique dite d’efficience
qui consiste principalement à réduire les recrutements.
Depuis plusieurs années j’alerte sur la situation dramatique en gériatrie et sur les conséquences prévisibles de la réforme du 3e
cycle des études médicales. Cette réforme a été envisagée uniquement
sous l’angle « formation » des étudiants sans jamais tenir compte du
rôle important des internes dans le fonctionnement de l’hôpital !
Tout
le monde a oublié le titre historique qui était « internes des
hôpitaux ». L’hôpital étant un lieu d’enseignement et d’accompagnement,
permettant aux médecins en formation de voir une médecine de pointe et
des personnes présentant des pathologies plus ou moins complexes. C’est
un lieu où on se crée souvent ses futurs réseaux, où l’on apprend à
raisonner, à rationaliser ses prescriptions (examens complémentaires et
traitements) et à synthétiser son raisonnement médical. Certaines
maladies sont difficiles à suspecter si on ne les a jamais vues. Les
futurs médecins généralistes qui feront par la suite toute leur carrière
en ville n’auront souvent plus l’occasion de travailler à l’hôpital. Il
est dommage que la réforme actuelle ne soit envisagée que sous l’angle
d’éviter l’hôpital, alors que ces futurs médecins, généralistes ou
spécialistes en libéral, auront toute leur vie professionnelle pour bien
comprendre les subtilités administratives du travail en cabinet !
Que se passe-t-il avec cette réforme, en dehors des 3
phases : socle, approfondissement et consolidation ? Deux choses : une
formation de plus en plus ambulatoire de la médecine générale dont les
responsables ne voient pas l’intérêt de faire des stages à l’hôpital et
la création d’un DES (diplôme d’études spécialisées) de gériatrie, dont
les coordonnateurs n’ont qu’une vision universitaire, sans appréhender
les besoins immenses qu’il y a en dehors des CHU (centres
hospitalo-universitaires) : ville, EHPAD (établissements d’hébergement
pour personnes âgées dépendantes), services de réadaptation, unités de
long séjour, etc. Il est aussi intéressant de noter que les responsables
de la médecine générale ne voient pas l’utilité de rendre obligatoire
un stage de 6 mois en gériatrie.
A l’occasion de cette réforme, deux nouveaux DES sont
créés : la médecine d’urgence et la gériatrie. Il est clair que les
ambitions de ces deux disciplines ne sont pas les mêmes : ainsi, le DES
de médecine d’urgence a obtenu la création (théorique) de 470 postes au
niveau national (90 en Île-de-France) contre seulement 250 pour la
gériatrie au niveau national (60 en Île-de-France)… Jusqu’à maintenant,
il existait deux voies pour devenir gériatre. La première voie était
celle du DESC (diplôme d’études spécialisées complémentaires) de type 2
(le DESC créé en 1988 est devenu qualifiant en 2004, lorsque la
gériatrie a été reconnue officiellement comme spécialité), qui était
initialement surtout validé par des DES de médecine interne avec souvent
une perspective universitaire. Secondairement, la médecine générale
étant devenue une spécialité, ce sont les DES de médecine générale qui
ont fourni 90 % des effectifs du DESC de gériatrie. La deuxième voie
était celle de la capacité de gérontologie créée elle aussi en 1988. Ce
système a d’abord permis à des médecins généralistes déjà installés et
plus rarement à des spécialistes de se reconvertir à la gériatrie.
Depuis plusieurs années, ce sont aussi les médecins à diplôme étranger
qui choisissent cette voie pour valider leur procédure d’autorisation
d’exercice (PAE). La capacité a fourni de très nombreux médecins
coordonnateurs d’EHPAD, de médecins de SLD (soins de longue durée) et
aussi de SSR (soins de suite et de rééducation) gériatriques : 88,5 %
des gériatres hospitaliers sont détenteurs de la capacité de
gérontologie et seulement 8 % du DESC… Rien que pour les médecins
coordonnateurs d’EHPAD, les besoins estimés sont de 6 000 médecins pour
environ 10 000 établissements dans les secteurs public, privé et
associatif.
En Île-de-France, il y a actuellement 130 internes en
UGA (unités de gériatrie aigüe) et 194 en SSR, presque exclusivement de
médecine générale. Pour novembre 2017 (phase socle), il est prévu
d’ouvrir 30 postes de DES de gériatrie, uniquement en UGA, et seulement
dans des services universitaires (les seuls ayant un niveau de formation
suffisant…) avec quelques services ayant comme responsable un ancien
chef de clinique assistant. Pour la phase 2 (approfondissement) il n’est
prévu que 15 postes en SSR ! Comme la médecine générale ne donnera son
agrément que pour les services ayant déjà l’agrément en gériatrie (qui
du coup seront aussi les seuls à avoir l’agrément pour la PAE), il est
facile d’imaginer la catastrophe annoncée !
La situation est bien sûr différente d’une région à
l’autre et selon les structures. De nombreuses structures privées n’ont
jamais eu d’internes et ont été créées sur cette base. En province ou en
Île-de-France dans la deuxième couronne, de nombreux hôpitaux ont
également modifié leur fonctionnement pour survivre sans internes. Et
ceci grâce aux médecins à diplôme étranger qui pendant longtemps
pouvaient être recrutés très facilement et pour un coût financier très
acceptable. Depuis les règles de recrutement sont devenues de plus en
plus restrictives avec en particulier la création de la PAE (procédure
d’autorisation d’exercice). De très nombreux services, à chaque fois
qu’ils perdaient des internes ont survécu par ce biais. Mais aujourd’hui
ce robinet est presque fermé et ceux qui avaient été recrutés, dès
qu’ils sont inscrit au conseil de l’Ordre, quittent l’hôpital pour
s’installer dans le privé (SSR ou EHPAD) où ils sont largement mieux
payés et avec moins de contraintes (pas de gardes, ni de week-ends).
Dans le même temps, de nombreux praticiens hospitaliers quittent
l’hôpital public pour aller dans le privé.
On se retrouve donc aujourd’hui avec des services,
surtout en gériatrie et en SSR, dans lesquels il manque des praticiens
hospitaliers, des médecins étrangers, et pour lesquels on enlève
progressivement les internes depuis un an et demi. A Paul Brousse par
exemple, nous avons cet été 6 internes au lieu de 14, et en novembre,
probablement 0, 1 ou 2 ! Nous avons déjà fermé 45 lits, mais en novembre
ce sera une centaine. Et cela sur un seul site. Cette situation va
aller en se multipliant, et il est bien évident que c’est tout le
système hospitalier qui va en subir les conséquences. Ceux qui ne voient
rien venir vont vite comprendre quand il n’y aura plus de filière
d’aval pour accueillir leurs malades et conserver leur durée moyenne de
séjour (DMS) dans les bornes autorisées ! Par ailleurs, l’activité en
SSR va s’effondrer au moment où on passe (enfin ?) à la DMA (dotation
modulée à l’activité, une sorte de T2A – tarification à l’activité –
« light »).
Comme on le voit, on va droit dans le mur. On a
laissé les coordonnateurs de DES gérer la santé à leur guise sans aucun
contrôle et personne ne se pose de questions. Est-ce aux directeurs
d’hôpitaux de réagir ? Est-ce aux ARS (agences régionales de santé) ?
Est-ce à la DGOS (Direction générale de l’Organisation des soins) ?
Est-ce à la nouvelle ministre de la Santé ? En tous cas il y a urgence.
Lorsque les services auront fermé, pour beaucoup on ne pourra plus
revenir en arrière.
dimanche 28 mai 2017
Locoal-Mendon : un oiseau rare retrouvé piégé par une ligne électrique
L'oiseau rare et menacé était pris au piège d'une ligne électrique. "Il avait encore un poisson entre ses serres. Il s'est sans doute posé sur le poteau pour manger sa prise. Son aile a dû toucher une ligne et il s'est électrocuté" raconte Élise Rousseau de Bretagne Vivante.
La découverte du cadavre de ce balbuzard pêcheur est d'autant plus tragique que l'oiseau, dont l'envergure dépasse souvent 1,5m, est très rare en France et donc dans la région.
Il ne niche pas en Bretagne, mais dans le nord de l'Europe"Le balbuzard pêcheur est en reconquête en Europe. Il ne niche pas en Bretagne, mais dans le nord de l'Europe. Il est en transit et on le retrouvait quelquefois à proximité de la rivière d'Etel, un réservoir à poissons, mais surtout en automne" détaille Guillaume Gelinaud, ornithologue et conservateur de la réserve naturelle de Séné.
Bretagne Vivante interpelle les services d'Enedis (ex ERDF) pour demander la mise en place d'aménagement sur les lignes électriques pour éviter aux oiseaux de se blesser ou pire, de mourir.
Des dispositifs existent pour améliorer la visibilité des lignes ou éviter l'électrocution"Les lignes électriques présentent deux risques pour les oiseaux. D'une part, les collisions et d'autre part, l'électrocution. Des dispositifs existent pour améliorer la visibilité des lignes ou éviter l'électrocution, notamment sur des zones identifiées comme axes de vol" détaille Guillaume Gelinaud.
Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/locoal-mendon-oiseau-rare-retrouve-piege-ligne-electrique-1259653.html
Ici http://www.balbucam.fr/fr/en-direct-nie/
vous pouvez observer chaque jour, en direct, une famille de balbuzards pêcheurs.
(3 poussins sont nés cette semaine)
samedi 27 mai 2017
Ils soutiennent un faucheur volontaire
Ils soutiennent un faucheur volontaire
Publié le 25/05/2017
Une manifestation de soutien à un faucheur volontaire d'OGM a eu lieu hier, dès 9 heures, à Lacaune. À l'appel de la Confédération paysanne et du collectif Vigilance OGM du Tarn, une bonne soixantaine de personnes, venues du Tarn, de l'Aude et de l'Hérault, se sont réunies devant la mairie puis sont parties en cortège à travers la ville direction la gendarmerie, en arborant des banderoles et en chantant.
Alain Hébrard, 75 ans, habitant La Bassine, à 7 km de Lacaune, en tête du cortège, était attendu à 9 h 30 pour une audition.
16 gendarmes de la compagnie de Castres, dont un maître-chien, étaient présents, sous les ordres du commandant Garrigue.
Pendant l'audition qui a duré une cinquantaine de minutes, les manifestants ont expliqué leurs revendications dans une atmosphère sereine et pacifique.
Tandis que sur les banderoles, on pouvait lire « Non aux OGM ! Oui à la biodiversité ! Pesticides, ça suffit ! Citoyens contre agrobusiness », Yves Le Masson, de Viane, l'un des porte-parole de la Confédération paysanne, expliquait que la manifestation voulait surtout alerter les consommateurs contre l'usage des OGM.
« Ces derniers, affirme-t- il, secrètent des pesticides tout au long de leur vie et ils correspondent à 7 / 8 fois plus qu'un simple traitement ponctuel et ces insecticides se retrouvent dans les matières premières consommées et génèrent des cancers et autres maladies graves. »
Il soulignait que les faucheurs volontaires sont d'utilité publique, pour avoir des aliments de qualité sans pesticide et autres OGM.
À sa sortie de la gendarmerie, Alain Hébrard, tout sourire, a rappelé qu'il a été convoqué au motif de « destruction et dégradation de parcelles ».
Un dossier vieux de trois ans (juin 2014), où des faucheurs volontaires avaient détruit 9 parcelles de colza à Os, petit village près de Muret (31).
Il entend par cette action alerter le nouveau gouvernement pour qu'il prenne en compte les revendications avancées.
Y aura-t- il une suite à cette audition ? C'est au procureur de la République de Toulouse d'en décider !
Source : http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/25/2581214-ils-soutiennent-un-faucheur-volontaire.html
vendredi 26 mai 2017
Pétition : Président Macron, non à la mine d’or industrielle en Guyane !
Président Macron,
non à la mine d’or industrielle
en Guyane !
![]() | |
Ce qui attend la Guyane et ses forêts avec l’industrialisation de la filière aurifère (© Droits réservés - Montage : Sauvons la forêt) |
En toute discrétion, l’Etat français encourage l’industrialisation de la filière aurifère en Guyane. Le projet Montagne d’Or, prévu pour 2018, deviendrait la plus grande mine du territoire français. Il aurait de graves impacts humains et environnementaux et ouvrirait la porte aux autres multinationales minières en attente !
Un monstre industriel : le projet «Montagne d’Or» s’inscrit sur 190 km2 de concessions et prévoit une fosse de 2,5km de long, 500m de large et 400m de profondeur. Son usine de traitement de minerai par cyanuration exige l'énergie de 20% de la consommation annuelle de la Guyane.
Les sites industriels de ce type détruisent immanquablement la forêt et les écosystèmes sur lesquels ils s’implantent et bien au-delà, du fait du probable drainage minier acide. Le risque majeur repose sur le stockage en digue de millions de tonnes de boues cyanurées. Au moins 25 ruptures de digue ont eu lieu depuis 2000 dans le monde. En 2015, le Brésil a connu un accident similaire considéré comme l'une des pires catastrophes écologiques.
La Guyane inclut une partie encore intacte de la forêt amazonienne, poumon de notre planète, et zone de biodiversité extraordinaire. Ce territoire doit absolument être préservé d’activités aussi destructrices.
L’exploitation minière de l’or n’est pas indispensable. Les besoins industriels représentent seulement 8% de l’or extrait. La filière du recyclage en a fourni 3 fois plus en 2015.
Si la France autorise l’exploitation à grande échelle de ce premier gisement, elle s’exposera nécessairement à la multiplication de projets miniers équivalents.
Ce choix de société n'est pas une solution de développement pérenne. La population n'a d'ailleurs pas été consultée et les procédures imposant de recourir au Conseil Consultatif des Populations Amérindiennes et Bushinengué n'ont pas été respectées.
Le collectif Or de question qui regroupe des ONG locales et nationales, demande au gouvernement français l'arrêt immédiat des projets de méga-industrie minière. L’économie guyanaise doit s’orienter vers un développement écologiquement et socialement soutenable.
Merci de le soutenir en signant la pétition
PÉTITION
https://www.sauvonslaforet.
Au Président et au gouvernement de la France
Monsieur le Président,
Monsieur le Premier ministre,
Madame la Ministre, Monsieur le Ministre,
L’Etat français semble encourager des multinationales étrangères à lancer de gigantesques exploitations minières en plein coeur de la forêt guyanaise. Parmi elles, le projet « Montagne d’Or » dont le démarrage est prévu pour 2018.
Avec son gisement s'étendant sur 190 km2, sa fosse de 2,5 km de long, de 500 m de large et de 400 m de profondeur, il s’agirait alors de la plus grande mine d’or jamais exploitée sur le territoire français. Il signifierait l’industrialisation de la filière aurifère dans la seule forêt tropicale humide de l’Union européenne.
Les mines industrielles d’or ont été et sont encore aujourd’hui à l’origine d’impacts humains et environnementaux graves, souvent irréversibles. Le Brésil, pays frontalier de la Guyane, peut en témoigner avec son « accident » en 2015 considéré comme l'une des pires catastrophes écologiques.
On ne peut accepter de détruire une partie de l’exceptionnelle biodiversité guyanaise et de prendre le risque d’accidents majeurs pour l’extraction d’une substance dont l’utilité sociale et industrielle est négligeable aujourd'hui.
Par la présente lettre, nous souhaitons manifester notre soutien aux revendications du Collectif « Or de question ! ».
Nous vous demandons en conséquence l'arrêt immédiat des divers projets de méga-industrie minière en commençant par celui de la « Montagne d'or » et d'orienter l''économie guyanaise vers un développement écologiquement et socialement soutenable.
Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, l'expression de notre profond respect.
Monsieur le Président,
Monsieur le Premier ministre,
Madame la Ministre, Monsieur le Ministre,
L’Etat français semble encourager des multinationales étrangères à lancer de gigantesques exploitations minières en plein coeur de la forêt guyanaise. Parmi elles, le projet « Montagne d’Or » dont le démarrage est prévu pour 2018.
Avec son gisement s'étendant sur 190 km2, sa fosse de 2,5 km de long, de 500 m de large et de 400 m de profondeur, il s’agirait alors de la plus grande mine d’or jamais exploitée sur le territoire français. Il signifierait l’industrialisation de la filière aurifère dans la seule forêt tropicale humide de l’Union européenne.
Les mines industrielles d’or ont été et sont encore aujourd’hui à l’origine d’impacts humains et environnementaux graves, souvent irréversibles. Le Brésil, pays frontalier de la Guyane, peut en témoigner avec son « accident » en 2015 considéré comme l'une des pires catastrophes écologiques.
On ne peut accepter de détruire une partie de l’exceptionnelle biodiversité guyanaise et de prendre le risque d’accidents majeurs pour l’extraction d’une substance dont l’utilité sociale et industrielle est négligeable aujourd'hui.
Par la présente lettre, nous souhaitons manifester notre soutien aux revendications du Collectif « Or de question ! ».
Nous vous demandons en conséquence l'arrêt immédiat des divers projets de méga-industrie minière en commençant par celui de la « Montagne d'or » et d'orienter l''économie guyanaise vers un développement écologiquement et socialement soutenable.
Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, l'expression de notre profond respect.
Lettre ouverte du Collectif Or de question ! au président Macron
22 mai 2017
Lettre ouverte du
Collectif Or de question ! à Emmanuel Macron qui, en tant que Ministre de
l’Economie et des mines du gouvernement Valls, poussait le projet de
méga-mine industrielle en forêt guyanaise.
Président Macron, non à la mine d’or industrielle en Guyane !
Lors de votre visite protocolaire en Guyane (août 2015), en tant que Ministre de l’Economie du gouvernement Hollande, vous avez martelé votre fort attachement pour un projet de méga-mine industrielle dans la seule forêt primaire, tropicale et humide, de la communauté européenne. « Nous allons tout faire pour qu'un projet de cette envergure puisse voir le jour ici. » (…) aviez-vous d’abord déclaré, puis, citant la multinationale Colombus Gold, instigatrice du projet minier : « Cet industriel est l’un des fers de lance de la mine responsable. ».
Jacques Attali, votre soutien et mentor, saura vous donner tous les éléments sur ce dossier puisqu’il a occupé le poste de Conseiller consultatif de la Colombus Gold ! jusqu’à très récemment…
Maintenant que vous avez atteint le plus haut sommet des responsabilités de l’Etat, Monsieur le Président, nous en appelons à votre courage politique pour rester objectif sur les impacts négatifs du projet minier du consortium russo-canadien Colombus-Nordgold, car ce chantier gigantesque, gouffre financier, inutile et insensé, risque fort de conduire à un désastre sanitaire et écologique pour les générations futures à l’instar de la grande majorité des anciens sites miniers.
Le territoire guyanais est un joyau de biodiversité pour ses habitants et pour l’Humanité toute entière.
Le Collectif Or de question !
jeudi 25 mai 2017
Film débat "Les voleurs de feu" au cinéma le Castillet Perpignan
catEnR, Enercoop LR et Energ'éthiques 66 vous proposent un
Film débat "Les voleurs de feu"
Documentaire de Brigitte CHEVET - 1 h - 6 €
au cinéma Le Castillet à Perpignan
mardi 30 mai à 19h00
Partout dans le monde l'énergie solaire se développe de manière spectaculaire,... sauf en France ou la filière photovoltaïque a perdu entre 15 et 20 000 emplois depuis 2010.
L'enquête de la réalisatrice sur le gâchis de cette filière et les opportunités à venir est riche et passionnante, depuis les pionniers jusqu'aux artisans installateurs d'aujourd'hui.
Comment participer, contribuer à cette révolution énergétique ?
A la suite de la projection, débat animé par :
Gilles BARATOUX, Président de catEnR
Claude BASCOMPTE, ambassadeur Enercoop LR
Vincent THEVEN, animateur Energ'éthiques 66
Vous pouvez d'ores et déjà réserver vos places en ligne.
![]() |
catEnR Coopérative d'énergie citoyenne 26, rue de l'Avenir 66 000 Perpignan http://catenr.org/ |
mercredi 24 mai 2017
Moralisation de la politique : n’oubliez pas les lobbies
Moralisation de la politique :
n’oubliez pas les lobbies
23 mai 2017 / Michèle Rivasi et Sébastien Barles
La démocratie est grandement affaiblie par les groupes d’intérêts privés, les lobbies. Dans une lettre ouverte au président de la République, les auteurs de cette tribune proposent des pistes juridiques et une plus grande intervention des citoyens dans les décisions concernant le bien commun.
Michèle Rivasi est députée européenne EELV, cofondatrice de la Criirad. Sébastien Barles est docteur en droit public, enseignant à l’université Paris 8 Saint-Denis.
Monsieur le Président,
À l’époque du New-Deal aux États-Unis, le président Roosevelt était parti en chasse contre ce qu’il appelait « l’argent organisé » pour désigner l’alliance des nantis contre le bien commun. La démocratie représentative est aujourd’hui clairement entre les mains de lobbies répondant à cette définition d’argent organisé contre l’intérêt général. L’épidémie de conflits d’intérêts et des scandales de corruption participe à la contamination du « tous pourris » qui fait le lit du Front national.
Vous-même d’ailleurs, pendant la campagne présidentielle, avez été victime de cette porosité avec le monde des multinationales en ayant dû évincer précipitamment votre conseiller santé, M. Jean-Jacques Mourad, après avoir appris qu’il avait bénéficié de dizaines de contrats de prestations par le laboratoire Servier, à l’origine du scandale du Mediator.
Dans notre société du risque, l’éthique de responsabilité et le sens de l’intérêt général des dirigeants ont disparu du fait, bien souvent, de la dépossession des acteurs publics par les lobbies, dont la conduite est dictée par la défense de leurs seuls intérêts privés.
L’armée secrète des lobbies nous mène une guerre que nous ne voulons voir. Une guerre contre l’intérêt général. Une guerre pour la dictature de l’argent roi, pour la dérégulation des marchés, la déréglementation… Il est temps de désarmer ceux qui procèdent à la capture de nos institutions : la finance, les Bayer-Monsanto et autres mastodontes de la chimie, de la pharmacie, de l’agroalimentaire…
Leur emprise sur la sphère publique résulte de la démission des régulateurs, de leur soumission. Pour reprendre la célèbre phrase d’Étienne de la Boétie dans son Discours de la servitude volontaire : « Ils ne sont puissants que parce que nous sommes à genoux. »
La clé de voûte des lobbies est le contrôle de l’appareil d’État et des autorités régulatrices. Or, l’argent facile des grands lobbies industriels inonde les experts des agences censés garantir la sécurité des consommateurs, les politiques impliqués dans le secteur concerné et la haute administration. Ces relations se nouent dans l’anonymat et le secret. Souvent, le lobby tient le stylo du législateur et détricote des dispositions législatives ou réglementaires défavorables à la pérennité de ses activités et de son emprise sur les pouvoirs publics. C’est le règne des trois « D » : l’industrie décide ; elle désinforme en payant de la contre-expertise pour semer le doute quand des risques ou des scandales sanitaires sont révélés ; et enfin, elle diffère, avec la complicité des pouvoirs publics, en arguant qu’il faut réaliser de nouvelles études (c’est le cas de la Commission européenne par rapport aux perturbateurs endocriniens).
De plus, le but d’un lobby pour asseoir son influence et sa « capture scientifique et réglementaire » en usurpant le pouvoir démocratique est de provoquer le désintérêt des citoyens par le dégoût ou la dépossession de tout contrôle démocratique du domaine qui est visé. Le culte du secret, les barrières scientifiques et techniques érigées par le petit microcosme scientifique et politique, sont là pour créer ce sentiment d’impuissance et cet entre-soi antidémocratique.
Il convient donc, Monsieur le Président, de construire un mur parfaitement étanche entre les intérêts privés et la décision publique. La gestion des biens communs et des services publics doit être fondée uniquement sur l’intérêt général, la transparence et les principes qui fondent le service public pour les usagers : la gratuité et l’égalité d’accès des citoyens.
Pour ce faire, Monsieur le Président, un renforcement de notre arsenal législatif est essentiel. Il faut :
Ces nouveaux mécanismes de délibération collective permettent également de répondre à la crise de représentation et de légitimité qui frappe notre démocratie. Ils répondent, selon l’heureuse formule de Jacques Testart, au concept d’« humanitude », qui porte en lui à la fois l’idée d’émancipation collective en visant la recherche active de solutions partagées, mais aussi le caractère altruiste, fraternel et empathique que véhicule la notion d’humanisme.
Car, comme l’écrivait le philosophe Alain, « la démocratie, c’est l’exercice du contrôle des gouvernés sur les gouvernants. Non pas une fois tous les cinq ans ni tous les ans, mais tous les jours ».
Puisse ce renforcement de la démocratie et de la transparence face à l’opacité et au règne des puissances de l’argent se produire, Monsieur le Président, pour réhabiliter la chose publique et vaincre la défiance des citoyens envers leurs dirigeants.
Monsieur le Président,
À l’époque du New-Deal aux États-Unis, le président Roosevelt était parti en chasse contre ce qu’il appelait « l’argent organisé » pour désigner l’alliance des nantis contre le bien commun. La démocratie représentative est aujourd’hui clairement entre les mains de lobbies répondant à cette définition d’argent organisé contre l’intérêt général. L’épidémie de conflits d’intérêts et des scandales de corruption participe à la contamination du « tous pourris » qui fait le lit du Front national.
Vous-même d’ailleurs, pendant la campagne présidentielle, avez été victime de cette porosité avec le monde des multinationales en ayant dû évincer précipitamment votre conseiller santé, M. Jean-Jacques Mourad, après avoir appris qu’il avait bénéficié de dizaines de contrats de prestations par le laboratoire Servier, à l’origine du scandale du Mediator.
Dans notre société du risque, l’éthique de responsabilité et le sens de l’intérêt général des dirigeants ont disparu du fait, bien souvent, de la dépossession des acteurs publics par les lobbies, dont la conduite est dictée par la défense de leurs seuls intérêts privés.
L’armée secrète des lobbies nous mène une guerre que nous ne voulons voir. Une guerre contre l’intérêt général. Une guerre pour la dictature de l’argent roi, pour la dérégulation des marchés, la déréglementation… Il est temps de désarmer ceux qui procèdent à la capture de nos institutions : la finance, les Bayer-Monsanto et autres mastodontes de la chimie, de la pharmacie, de l’agroalimentaire…
Construire un mur étanche entre intérêts privés et décision publique
Leur emprise sur la sphère publique résulte de la démission des régulateurs, de leur soumission. Pour reprendre la célèbre phrase d’Étienne de la Boétie dans son Discours de la servitude volontaire : « Ils ne sont puissants que parce que nous sommes à genoux. »
La clé de voûte des lobbies est le contrôle de l’appareil d’État et des autorités régulatrices. Or, l’argent facile des grands lobbies industriels inonde les experts des agences censés garantir la sécurité des consommateurs, les politiques impliqués dans le secteur concerné et la haute administration. Ces relations se nouent dans l’anonymat et le secret. Souvent, le lobby tient le stylo du législateur et détricote des dispositions législatives ou réglementaires défavorables à la pérennité de ses activités et de son emprise sur les pouvoirs publics. C’est le règne des trois « D » : l’industrie décide ; elle désinforme en payant de la contre-expertise pour semer le doute quand des risques ou des scandales sanitaires sont révélés ; et enfin, elle diffère, avec la complicité des pouvoirs publics, en arguant qu’il faut réaliser de nouvelles études (c’est le cas de la Commission européenne par rapport aux perturbateurs endocriniens).
De plus, le but d’un lobby pour asseoir son influence et sa « capture scientifique et réglementaire » en usurpant le pouvoir démocratique est de provoquer le désintérêt des citoyens par le dégoût ou la dépossession de tout contrôle démocratique du domaine qui est visé. Le culte du secret, les barrières scientifiques et techniques érigées par le petit microcosme scientifique et politique, sont là pour créer ce sentiment d’impuissance et cet entre-soi antidémocratique.
Il convient donc, Monsieur le Président, de construire un mur parfaitement étanche entre les intérêts privés et la décision publique. La gestion des biens communs et des services publics doit être fondée uniquement sur l’intérêt général, la transparence et les principes qui fondent le service public pour les usagers : la gratuité et l’égalité d’accès des citoyens.
Généraliser des outils pouvant servir de parades démocratiques
Pour ce faire, Monsieur le Président, un renforcement de notre arsenal législatif est essentiel. Il faut :
- assurer la transparence de la recherche et la traçabilité des financements publics en créant un pôle d’expertise indépendant ;
- utiliser des mécanismes de recherche qui n’imposent pas de monopole en réorientant la recherche vers les besoins et non le profit ; en conditionnant les aides à la recherche au maintien de l’emploi et à une maîtrise publique ; en taxant les profits des firmes multinationales pour sauver les services publics ;
- prohiber les « portes tournantes » (public / privé et vice-versa) et le pantouflage en instaurant un délai de carence de sept ans pour les dirigeants et hauts fonctionnaires comme cela est le cas au Canada ;
- revoir les instances d’évaluation et de contrôle trop en lien avec l’industrie et ses intérêts ;
- garantir une formation indépendante des professionnels et experts ;
- garantir une information indépendante du public et la transparence ;
- reconnaître après les actions collectives le statut de lanceur d’alerte.
- le contre-lobbying citoyen ;
- l’initiative citoyenne à l’instar de l’ICE au niveau de l’UE ou de la votation suisse ;
- la coélaboration des politiques publiques à chaque échelon ;
- les nouvelles formes de débat public pour éclairer la prise de décision sur des politiques publiques d’infrastructures ou des questions sociétales à trancher : convention citoyenne / jury citoyen…
Vaincre la défiance des citoyens envers leurs dirigeants
Ces nouveaux mécanismes de délibération collective permettent également de répondre à la crise de représentation et de légitimité qui frappe notre démocratie. Ils répondent, selon l’heureuse formule de Jacques Testart, au concept d’« humanitude », qui porte en lui à la fois l’idée d’émancipation collective en visant la recherche active de solutions partagées, mais aussi le caractère altruiste, fraternel et empathique que véhicule la notion d’humanisme.
Car, comme l’écrivait le philosophe Alain, « la démocratie, c’est l’exercice du contrôle des gouvernés sur les gouvernants. Non pas une fois tous les cinq ans ni tous les ans, mais tous les jours ».
Puisse ce renforcement de la démocratie et de la transparence face à l’opacité et au règne des puissances de l’argent se produire, Monsieur le Président, pour réhabiliter la chose publique et vaincre la défiance des citoyens envers leurs dirigeants.
Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre.
Lire aussi : Les méthodes des lobbies pour empêcher la réglementation des perturbateurs endocriniens
Source : Courriel à Reporterre
- Dans les tribunes, les auteurs expriment un point de vue propre, qui n’est pas nécessairement celui de la rédaction.
- Titre, chapô et inters sont de la rédaction.
Photos :
. chapô : Pixabay (CC0)
Source : https://reporterre.net/Moralisation-de-la-politique-n-oubliez-pas-les-lobbies
mardi 23 mai 2017
Une nouvelle génération d’OGM divise la communauté scientifique aux États Unis
Une nouvelle génération d’OGM
divise la communauté scientifique
aux États Unis
De nouvelles technologies permettent aux industriels de contourner la législation des OGM
Ce n’est pas nouveau, l’Amérique peine à garder la main sur tout ce qui se fait sur son sol concernant les Organismes génétiquement modifiés. La législation, relativement flexible sur la question depuis trois décennies – c’est Ronald Reagan qui autorisa en 1986 les recherches génétiques appliquées dans le domaine industriel – permet aux compagnies d’utiliser près d’une soixantaine d’OGM.
Or, on arrête pas le progrès pour le meilleur ou pour le pire : de nouveaux OGM sont désormais disponibles sur le marché. Le problème est que scientifiques et législateurs ne savent pas encore comment le définir.
Depuis les cinq dernières années, ils gagnent du terrain. Ces nouveaux OGM portent une variété de noms comme le Crispr-CAs9 ou le Talen. Cependant, ces derniers échappent à la définition d’OGM au sens commun. Les technologies qui les portent sont identifiées comme des « nouvelles techniques de production » ou encore des « montages génétiques ».
D’après les scientifiques, le risque sanitaire lié à la modification de l’ADN serait diminué par rapport aux OGM normaux. Cependant, le procédé reste inchangé : il s’agit toujours de manipulation génétique dans un but industriel.
De quoi s’agit-il ?
Ces « nouveaux OGM » se posent en rupture par rapport aux OGM « classiques ».
Pour rappel, les OGM « classiques » se réfèrent aux produits dont un gène a été remplacé par un autre, qui lui confère une propriété particulière. Par exemple, un gène peut être extrait d’une bactérie et introduit dans un plant de maïs pour le rendre plus résistant aux agressions. Certains plants de soja possèdent de tels germes pour les rendre insensibles aux pesticides.
Dans les « nouveaux » OGM, l’ADN se voit directement modifié sans introduction d’un gène étranger.
D’après les scientifiques, un OGM « classique » ne pourra jamais être trouvé dans la nature, contrairement aux « nouveaux » OGM qui pourraient être une forme d’évolution de l’organisme dans son milieu naturel, ou encore le résultat d’une hybridation cultivée sur plusieurs générations.
L’idée est donc d’utiliser la technologie de laboratoire pour intervenir directement sur les propriétés de la plante en modifiant ses gènes ou en créant de nouvelles combinaisons. Par exemple, la compagnie de biotech Calyxt, au Minnesota, a réussi à supprimer le gène d’une pomme de terre qui serait à l’origine de la dégradation du sucre, conférant ainsi au légume une plus longue conservation.
On estime à 5 % la part de ces nouveaux OGM dans les plants de colza au Canada. Actuellement, les compagnies préparent des plans commerciaux officialisant l’utilisation de nouveaux produits d’ici les deux prochaines années. Les cultures de blé, maïs, soja ou lin font partie du champ d’application de ces nouvelles technologies.
Toute la question est maintenant de savoir si ces « nouveaux » OGM doivent être vus comme les anciens. Outre atlantique, les avis des scientifiques sont très partagés sur la question.
Pour une nouvelle régulation
De tous les États-Unis, Marin est le seul comté résistant encore à l’envahisseur OGM. Depuis 2004, leur utilisation est bannie sous l’injonction du décret Measure B. Sans surprise, les responsables sanitaires sont contre les nouveaux OGM.
» Quand le décret, soumis au vote populaire, est entré en fonction, l’interdiction couvrait déjà cette application « , a indiqué Stacy Carlsen à Epoch Times. Pour cette agricultrice du Comté de Marin, » la technologie OGM du Crispr-Cas9 sera elle aussi interdite dans les termes du décret. Cela reste une technique de modification génétique « .
Le National Organic Standard Board (NOSB), organisme de conseil fédéral rattaché au département de l’agriculture américain, a émis en novembre un avis proposant l’interdiction de la commercialisation à grande échelle de ces nouvelles techniques sur le sol américain.
» Il est plus que jamais impératif que la communauté des biologistes trace une ligne sur ce qui relève ou non de la recherche génétique « , recommande l’organisme, ajoutant que tous les acteurs ou parties prenantes de cette communauté doivent » être très clairs « sur le » danger imminent lié à l’intégrité biologique « .
» Le NOBS se doit d’entreprendre tous les efforts nécessaires pour protéger cette intégrité « , souligne l’organisme fédéral. D’après ses experts, tout organisme dont le patrimoine génétique est altéré par la biotechnologie répond à l’appellation d’OGM.
Cependant, la nouvelle législation fédérale sur les OGM, entérinée l’année dernière, n’inclut pas les nouvelles cultures utilisant ces technologies. Celle-ci se limitait simplement à imposer l’utilisation de QR Codes pour que les consommateurs puissent tracer et mieux être informés sur la provenance de produits à base d’OGM.
Lien vers vidéo https://www.youtube.com/watch?v=pKSuN6hoHKU
Michael Rodeneyer, expert en biotechnologie et membre de l’organisme public National Research Council of the National Academies, parie sur un statu quo des législateurs. Car d’après lui, les lois fédérales encadrant l’utilisation des OGM s’appliquent précisément aux organismes dont les gènes ont été modifiés de façon artificielle.
Les nouvelles technologies échappent à ce cadre. » Je pense que nous allons avoir une période d’incertitude, un statut quo avec tous les problèmes que cela pose « , remarque-t-il.
Jusqu’ici, les laboratoires de recherches ont été soumis à diverses législations ressemblant plus à un méli-mélo qu’à un cadre réglementaire. Cela existait avant les OGM, et ces législations ne tiennent pas forcément compte de l’étendue et du champ couvert par les programmes de recherches.
Par exemple, le Département de l’agriculture américain ne régule que les modifications génétiques liées aux agents pathogènes, car cette administration est la seule à avoir ce pouvoir.
De la même façon, l’agence de protection de l’environnement américaine se borne à surveiller la sécurité sanitaire des pesticides et n’a autorité que sur les plants génétiquement modifiés pour résister aux insectes.
La Food and Drugs Administration a pour sa part un rôle de consultant concernant la nourriture produite à base d’OGM. Elle offre des services d’évaluations aux compagnies agro-alimentaires qui lui en font la demande.
Ainsi, dans le cas des nouveaux OGM, aucune de ces entités administratives n’a de solution. Le Département de l’agriculture américain a indiqué aux laboratoires qu’il n’avait aucune autorité sur la nature de leur recherche. La FDA ne se focalise que sur le produit final, et non sur le processus. De son point de vue, que le produit alimentaire fini soit issu d’une technologie ou d’une autre n’a pas vraiment d’importance.
Étude de cas : Talen
Talen est le nom d’une de ces nouvelles technologies. Développée par la compagnie de biotech Calyxt, elle consiste à supprimer un gène responsable de graisses saturées dans l’huile de soja. Une fois mise au point, cette technique a été soumise à la FDA par Dan Voytas, investisseur de Talen. En accord avec le directeur de recherche de Calyxt, la procédure suivait son cours normal.
Suite à l’examen de l’huile de soja modifiée par le Talen, la FDA conclut que la composition des protéines et des acides gras saturés semblait similaire à celle des huiles commercialisées sur le marché.
Cela a encouragé Calyxt à poursuivre ses recherches dans le Midwest des États-Unis, où la compagnie possède actuellement près de 500 hectares de plantation de soja. Et d’après Dan Voytas, le soja sera bientôt proposé aux agriculteurs.
Calyxt n’est pas la première à avoir recours aux nouveaux OGM. Cibu, un groupe basé en Californie, utilise du colza résistant aux herbicides. Leur produit est largement répandu et se retrouve dans de nombreuses huiles de friture aux États-Unis. Le colza de Cibu, présent sur près de 35 000 hectares de cultures, représente ainsi 5 % du marché américain. Et se prépare à entrer au Canada en 2017.
De son côté, la FDA a fait savoir qu’elle ferait obstacle dans le cas de produits faits de viande modifiée, mais qu’elle serait flexible sur les végétaux. L’administration indique sur son site web que l’"altération intentionnelle d’un gène destiné à modifier le patrimoine ADN d’un animal relève de notre régulation sur la médication".
Catégorisation
Pour l’ONG Greenpeace, qu’il s’agisse d’animaux ou de végétaux, ces nouvelles technologies sont des manipulations génétiques.
D’après Franziska Achterberg, directrice du programme alimentaire de la branche européenne de Greenpeace, la Commission européenne ne s’est pas encore prononcée sur le fait que ces nouvelles techniques tombent sous la coupe des restrictions alimentaires de la législation européenne.
La Commission était censée rendre une évaluation juridique l’année dernière, mais s’est ravisée. Ayant fouillé dans les documents que les autorités européennes se doivent de rendre publics, l’ONG a découvert que le sujet de ces nouvelles technologies « concernait principalement les lobbys américains ».
La prudence reste donc de mise du côté d’un certain nombre d’acteurs et d’organismes sanitaires. L’organisation à but non lucratif Project Non-GMO, qui fait autorité outre-Atlantique et est devenu un label alimentaire. Elle considère toute manipulation génétique effectuée sur un organisme comme un OGM. Tout produit ayant recours à ces technologies ne pourra accéder au label. La décision de Project Non-GMO est ainsi un signal fort adressé au consommateur.
» Il y a une volonté de plus en plus forte de la part des compagnies utilisant la biotechnologie de prendre de la distance par rapport aux OGM classiques, car ils font l’objet d’un rejet de plus en plus fort de la part des consommateurs. Ces » nouveaux » OGM leur permettaient d’utiliser la manipulation génétique tout en se proclamant « non OGM » », explique Megan Westgate, directrice exécutive de Project Non-Gmo, contactée par mail.
Article original : GMO 2.0 : A New Kind of Modified Food Escapes Regulation
Source : http://www.epochtimes.fr/nouvelle-generation-dogm-divise-communaute-scientifique-aux-etats-unis-31902.html
lundi 22 mai 2017
Edouard Philippe, un chef de gouvernement pas très "vert"
Edouard Philippe, un chef de gouvernement pas très « vert »
Ancien
cadre d’Areva, le premier ministre a voté comme député contre les lois
sur la transition énergétique et sur la biodiversité.
LE MONDE
|
• Mis à jour le
|
Par Audrey Garric et
Pierre Le Hir
Le chef de l’Etat, qui n’a guère fait campagne sur les thématiques environnementales, s’est choisi un premier ministre, Edouard Philippe, lui-même peu sensible à l’écologie. Le maire du Havre (depuis 2010), diplômé de Sciences Po et de l’ENA, n’a pas vraiment manifesté, dans son parcours professionnel pas davantage que dans ses mandats électifs, d’attrait pour les questions environnementales.
Les ONG écologistes s’alarment de son passé – à leurs yeux de son passif – au sein du groupe Areva, alors fleuron du nucléaire français, dont il a été directeur des affaires publiques de 2007 à 2010. « Cette nomination est extrêmement inquiétante au regard des enjeux actuels, écrit le réseau Sortir du nucléaire. Aucune complaisance ne saurait être tolérée envers l’industrie nucléaire de la part de l’exécutif. Mais cette nomination d’un ancien VRP d’Areva laisse craindre le pire et en dit long sur l’intérêt d’Emmanuel Macron pour la transition énergétique. »
L’Observatoire du nucléaire, de son côté, affirme que chez Areva M. Philippe a eu pour activité principale de « s’assurer de la collaboration de parlementaires acquis au lobby de l’atome ». Et qu’à ce titre, il n’a pas été étranger, en 2008, à l’« accord signé entre Areva et le pouvoir du Niger concernant l’exploitation de l’uranium, accord immédiatement contesté par le Mouvement des Nigériens pour la justice ». Dans l’entourage du premier ministre, on indique qu’il n’a jamais eu à traiter du dossier nigérien et que ses activités se limitaient à la France, notamment les relations avec les parlementaires des régions d’implantation d’Areva (Cotentin, Bourgogne, vallée du Rhône...).
« Lobbyiste professionnel »
A l’Assemblée nationale, le député (UMP puis LR) de Seine-Maritime n’a pas brillé par son engagement pour l’écologie, quand il n’a pas œuvré contre. A l’unisson de sa famille politique, il y a voté en défaveur de la loi du 17 août 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte, de même que contre la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Sur l’épineux dossier du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, il appelait à passer aux actes, dans une interview sur France Info en octobre dernier. Celui qui était alors le porte-parole d’Alain Juppé pour la primaire de la droite et du centre espérait « qu’on pourrait engager les travaux avant mai ou juin 2017 ».
« Je souhaite au premier ministre de réussir, mais je ne saute pas de joie à la nomination d’un homme qui a voté contre la loi sur la transparence de la vie publique, contre les lois en faveur de l’écologie, et qui est un lobbyiste professionnel », réagit la députée PS des Deux-Sèvres Delphine Batho, ancienne ministre de l’écologie, de juin 2012 à juillet 2013, dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Elle « ne garde pas souvenir d’intervention marquante » sur les questions environnementales de M. Philippe durant cette période, pendant laquelle il était pourtant membre de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale.
A cette époque, le maire du Havre avait suscité l’espoir, dans sa ville, de s’engager dans la voie de la transition énergétique. En 2011, un an après son accession à la mairie à la suite de la démission de son prédécesseur, il annonçait qu’Areva, son ancien employeur, allait implanter sur le port deux usines de fabrication de pales et de nacelles d’éoliennes offshore. Le projet s’inscrivait dans le cadre de l’appel d’offres du gouvernement pour développer l’éolien marin le long des côtes, avec notamment l’implantation de 600 turbines au large du Tréport et de Fécamp. Las, en 2016, Areva, confrontée à une crise économique sans précédent, se sépare de son activité dans l’éolien en mer, qu’elle cède à la société Adwen (Siemens-Gamesa). Les usines pourraient dorénavant retrouver des vents favorables alors que les permis de construire ont été déposés par le consortium en avril, dans l’espoir de déboucher sur la création de 750 emplois.
Une des dernières centrales au charbon
« Pour le reste, Edouard Philippe a fonctionné pendant sept ans avec un vieux logiciel productiviste tourné vers les énergies sales, juge Alexis Deck, le seul conseiller municipal havrais d’Europe Ecologie-Les Verts. Il m’a dit un jour : “Entre l’emploi et l’environnement, je choisirai toujours l’emploi.” Cela résume bien sa position, qui ne comprend pas que les deux peuvent aller de pair. » Une préférence qu’il l’a notamment conduit à défendre à tout prix la centrale au charbon de la ville, qui emploie 180 salariés, l’une des quatre dernières de France.
Alors que l’Hexagone s’était engagé à sortir de cette énergie fossile des plus nocives, lors de la conférence sur le climat de Paris en novembre 2015, le maire a fait pression auprès de la ministre de l’environnement avec les autres élus locaux, de gauche comme de droite, et les syndicats. Ils ont obtenu de Ségolène Royal qu’elle revienne sur sa décision de fermer le site en 2023 au lieu de 2035. « On a en a pris pour treize ans de charbon supplémentaires, alors que la centrale émet chaque année des milliers de tonnes de polluants atmosphériques », dénonce Alexis Deck.
Economie circulaire et zéro-phyto
Une critique que réfute Marc Migraine, l’adjoint au maire chargé de l’environnement, qui rappelle que « l’industrie a fait des progrès considérables pour limiter les émissions » et que « près de 200 millions d’euros ont été dépensés en 2014 et 2015 pour moderniser la centrale ». Pour lui, Edouard Philippe a compris que « le développement durable était un enjeu pour transformer l’image de la ville ». Au titre de ses réalisations, il cite la réduction des émissions de dioxyde de carbone de 3 % par an, la baisse de la consommation d’eau de 40 % en six ans, l’interdiction des produits phytosanitaires dans les jardins publics depuis 2013 ou encore un projet d’économie circulaire, avec la réutilisation de l’énergie résiduelle de la zone industrielle pour chauffer un quartier de 15 000 habitants.
« Son bilan est mitigé, juge malgré tout Annie Leroy, vice-présidente de l’association Ecologie pour Le Havre. Le maire, qui est aussi président de la communauté de communes, a amélioré le tri des déchets en nous dotant d’une centrale de tri performante. Mais il n’a pas développé les mobilités douces. » « Certes, il y a des nouvelles pistes cyclables, mais leurs trajets, leurs agencements, s’adaptent aux routes, et non l’inverse. Il n’est pas prévu de questionner l’usage de la voiture », regrette Stéphane Madelaine, du collectif Le Havre Vélorution. Si Edouard Philippe a inauguré deux lignes de tramway fin 2012, il s’agit d’un projet de son prédécesseur, Antoine Rufenacht, de même que pour la création des emblématiques jardins suspendus.
« Edouard Philippe a finalement eu peu de considération pour l’environnement au Havre. Je suis très inquiet qu’il reproduise cette attitude au niveau national », prévient Alexis Deck. Et Mme Batho de conclure : « La question est de savoir si ce qu’incarne le premier ministre sera contrebalancé par une vraie place accordée à l’écologie dans le dispositif gouvernemental global. »
dimanche 21 mai 2017
Aide aux migrants : amende requise contre quatre retraités
Aide aux migrants : amende requise contre quatre retraités
Les sexagénaires sont poursuivis pour avoir porté secours à des migrants, près de la frontière franco-italienne.
Le Monde.fr avec AFP
|
• Mis à jour le
Le tribunal correctionnel de Nice a requis une peine de 800 euros d’amende avec sursis à l’encontre de quatre retraités de l’association Roya citoyenne poursuivis pour avoir porté secours à des migrants, près de la frontière franco-italienne.
René Dahon, 68 ans, Françoise Gogois, 64 ans, Gérard Bonnet, 64 ans et un de ses amis de Saint-Etienne, Daniel Oudin, 66 ans, avaient été dénoncés le 6 janvier par un riverain alors qu’ils transportaient six personnes venues d’Erythrée et du Tchad dont deux adolescents, pour leur éviter d’être contrôlées et les aider à gagner Nice.
Lire aussi :
Les « délinquants solidaires » persistent et signent
Délibéré au 23 juin
Le jugement a été mis en délibéré au 23 juin après que leur avocate, Me Maeva Binimelis, a plaidé la relaxe au nom de l’immunité pénale prévue lorsque l’aide aux migrants ne donne lieu à « aucune autre contrepartie qu’un sourire ». « L’aide que ces quatre prévenus ont apportée était indispensable, ils ne pouvaient pas ne rien faire, il fallait poursuivre cet objectif de préserver la dignité d’êtres humains quelle que soit leur origine », a-t-elle déclaré, rappelant que le thermomètre affichait moins de zéro en montagne à l’époque, et que les six migrants transportés étaient abrités sous tente chez Cédric Herrou, un agriculteur bio des Alpes-Maritimes.
Le 31 mars, le préfet des Alpes-Maritimes a été condamné pour atteinte grave au droit d’asile par le tribunal administratif de Nice, saisi du cas d’une famille érythréenne empêchée de demander l’asile.
Source : http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/05/16/aide-au-migrants-amende-requise-contre-quatre-retraites_5128613_1653578.html?xtor=RSS-3208
samedi 20 mai 2017
Mardi 23 mai : Nouveau Monde au Lido à Prades


Nouveaux horaires :
18h30 et 21h
18h30 et 21h
|
|
Inscription à :
Articles (Atom)