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vendredi 16 décembre 2022

Écoles américaines : Dieu fait la classe

Écoles américaines : 


 Dieu fait la classe     


 

 











De la Caroline du Nord à l’Arizona, en passant par New York et le Colorado, Charlie est allé voir à quoi ressemble le système éducatif américain, aussi hétérogène que peuvent l’être les 50 États fédérés. En cause, une sacro-sainte liberté de décider des programmes scolaires au niveau le plus local, ouvrant un boulevard aux religions et à leurs croyances farfelues.
 

 
C’est une première du genre. Le 12 octobre 2022, l’État de New York exhorte une école hassidique privée pour garçons de Brooklyn à modifier ses programmes, afin de fournir aux élèves un minimum de compétences éducatives. Selon le New York Times, 100 % des élèves de l’établissement, adepte d’un courant mystique fondamentaliste du judaïsme, ont échoué à un examen standardisé de mathématiques, de lecture et d’écriture. Une seconde enquête faisait la lumière sur une utilisation massive de l’argent public par les écoles hassidiques de la région ces dernières années, à travers divers programmes de lutte contre la pauvreté. Cette affaire illustre à elle seule la plupart des dysfonctionnements du système éducatif américain, miné par une décentralisation à l’extrême dans les choix pédagogiques et par une influence inouïe des religions dans la sphère politique. Pour s’en rendre compte, nul besoin d’ouvrir les portes d’une école intégriste.
 
Si, à Washington, le département de l’Éducation finance une partie des écoles publiques, qui composent 70 % du paysage éducatif américain, les États fédérés se chargent de définir les programmes scolaires dans les (très) grandes largeurs. « La déclinaison de ces exigences souvent abstraites dans les programmes et manuels scolaires reste à la discrétion des school districts [« circonscriptions scolaires », ndlr], dont le nombre diffère drastiquement d’un État à l’autre », explique Glenn Branch, directeur adjoint du National Center for Science Education, chargé d’encourager les professeurs à enseigner la théorie de l’évolution en biologie. Ainsi, pour le même profil démographique, l’Ohio comptabilise plus de 600 school districts, quand la Floride en compte seulement une soixantaine. Tout au bout de la chaîne de la décentralisation, chaque école décide de la manière d’appliquer les programmes, à travers son propre conseil d’administration (school board).

 

À Phoenix, en Arizona, « les manuels scolaires de nos écoles publiques ne contiennent par exemple aucun élément sur la riche histoire des Amérindiens », raconte Scott Jacobson, directeur exécutif au sein d’un organisme à but non lucratif dédié à l’éducation à la santé publique. Un comble pour l’un des États les plus représentés par la première population d’Amérique, théâtre jusque dans les années 1950 d’effroyables pensionnats pour autochtones, dans lesquels étaient amenés de force les jeunes Amérindiens pour les assimiler à la culture chrétienne des colons.
Cette disparité à peine croyable à l’intérieur même des États ­engendre une compétition féroce entre établissements scolaires et entretient le business juteux d’organismes privés chargés d’évaluer leur qualité. En Caroline du Nord, dans une petite ville de 35 000 habitants, les employés municipaux nous présentent l’excellent niveau des écoles du coin comme des VRP vendraient des bouteilles de Coca-Cola. « Que des professeurs extraordinaires fassent cours à des élèves issus d’un milieu défavorisé n’est pas du tout pris en compte dans le système de notation », finissent-ils par concéder.
 
Sans surprise, les écoles privées ont le champ encore plus libre, tandis que les charter schools, écoles principalement financées sur fonds publics mais gérées comme des établissements privés, ont le vent en poupe. Nées de la promesse d’utiliser plus efficacement l’argent du contribuable, leur nombre est en constante augmentation, malgré des polémiques sur leur tendance à ne sélectionner que des bons élèves afin de dégager d’importants bénéfices.
 
L’école à la maison enregistre, quant à elle, la progression la plus nette ces dernières années et concerne désormais près de 7 % des élèves. Nichée dans les montagnes du Colorado, une mère de famille l’admet : « Il n’y a quasiment aucun contrôle sur l’éducation que je donne à mes deux filles à la maison, mis à part un test standardisé qu’elles doivent passer en ligne chaque année. »
 
Sur le papier, les écoles publiques américaines sont laïques : on n’y enseigne pas la religion, et les professeurs n’y font pas de prosélytisme. Sur le papier seulement. Joanne Maguire, professeure et responsable du département d’études religieuses à l’université de Caroline du Nord, à Charlotte, estime qu’environ « deux tiers de [ses] étudiants sont sceptiques vis-à-vis des sciences de l’évolution ». De New York à Phoenix, en passant par Denver, ce chiffre n’étonne personne. Et pour cause : 70 % des Américains croient en Dieu, 63 % sont chrétiens, et plus de la moitié des adultes rejettent l’évolution, la plupart au profit du créationnisme. Comment en sont-ils arrivés là ? « Les créationnistes ont usé de stratégies pour contourner le premier amendement, qui assure une stricte séparation entre l’Église et l’État, raconte Glenn Branch, évoquant certaines affaires remontées au niveau de la Cour suprême. Ils ont commencé par utiliser le terme « théorie » pour relativiser les sciences de l’évolution, qui sont évoquées de manière expéditive dans certains manuels scolaires. Certains se focalisent sur une vision macroscopique de l’évolution au sein d’une même espèce. D’autres encore parlent de « dessein intelligent », sans évoquer explicitement l’existence de Dieu. » Pour eux, les hommes et la nature pourraient tout aussi bien être l’oeuvre des extraterrestres.
 
Dans un pays où l’expression religieuse est autorisée partout, y compris au plus haut niveau de l’État, les conséquences sont implacables : « De nombreux professeurs préfèrent éviter d’enseigner l’évolution plutôt que d’entrer en conflit avec les convictions religieuses des parents d’élèves », se désespère Joanne Maguire. Dans ce contexte, la liberté de conscience, celle de croire ou de ne pas croire, relève avant tout de la théorie. « Lorsqu’il était petit, mon fils a un jour fièrement dit à ses camarades qu’il était athée : il a très vite été victime de harcèlement », poursuit la professeure d’université, bondissant de sa chaise lorsqu’on lui raconte que le modèle américain attire de plus en plus la jeune génération française. « Aux États-Unis, ne pas croire en Dieu est surtout perçu comme un manque de ­morale. » D’autres professeurs adoptent une stratégie purement bureaucratique, acceptant de suivre les recommandations des États, tout en laissant ostensiblement aux élèves le choix de rejeter les théories scientifiques.
 
À Phoenix, « la séparation entre l’Église et l’État a disparu, estime Scott Jacobson. Par exemple, les mormons ont tranquillement et résolument infiltré les conseils d’administration des écoles publiques. Ainsi, tous les jours, pendant une heure, les élèves mormons quittent leurs camarades au beau milieu des cours pour aller recevoir l’éducation religieuse dans un autre bâti­ment. Cela dure depuis des décennies et entraîne une séparation entre les élèves. » Dans les écoles privées ou à domicile, « vous pouvez passer tout votre cursus scolaire dans votre bulle religieuse à apprendre le créationnisme, mais à un moment donné, vous allez devoir vous confronter au monde laïque, surtout lorsque vous souhaitez accéder aux études supérieures », raconte Glenn Branch. Pour combler ces immenses lacunes, « les élèves issus de milieux favorisés bachotent et se font aider par des professeurs privés afin de passer le fameux SAT Reasoning Test, un ­examen standardisé au niveau national et utilisé pour l’admis­sion à l’université », explique Dustin Ngo, ancien étudiant à l’université Yale.
 
Difficile de compter sur la sphère politique pour faire bouger les choses, elle est elle-même largement infiltrée par les groupes d’influence religieux. D’autant que « les politiques ont bien du mal à se présenter devant les électeurs sans étiquette religieuse », estime Joanne Maguire. On se souvient des théories du complot ­autour de la prétendue affiliation à l’islam de Barack ­Obama, ou des clins d’oeil lourdingues de Donald Trump vers la commu­nauté catholique. À New York, le maire, Eric Adams, a gagné les élections en 2021 avec l’appui d’une grande partie des juifs orthodoxes. En pleine campagne, le candidat démocrate s’était dit « impressionné » par la qualité des cours donnés dans une école hassidique de Brooklyn. « Nous devons nous battre pour changer la façon dont nous évaluons les écoles et comprenons l’importance de la culture et de la religion à l’école. » La boucle est bouclée. ●
Edgar Lalande

 

Source : https://charliehebdo.fr/2022/12/international/ecoles-americaines-dieu-fait-classe/?utm_source=sendinblue&utm_campaign=NEWSLETTER%20QUOTIDIENNE%20-%20LARTICLE%20OFFERT%20-%20011222%20-%20NON%20ABONNES&utm_medium=email

jeudi 15 décembre 2022

Un p'tit rappel pour cette fin de semaine ☺ à l'Alchimie Prades 66500

 

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• Vendredi :

• (Café Philo annulé) •

• 14h30 - 16h30 • Réunion de gouvernance partagée sur le thème de la stratégie économique de l'Alchimie.

• 17h • Réunion d'information · en vue d'un atelier· "Fabrique ton vélo électrique" animé par Théo

• 19h - 21h • Cercle mixte animé par Ivan

• Samedi :

• 10h - 12h • Séance d'écoute des enregistrements de "Résonances"

•10h - 14h • DES FRITES EN MUSIQUE !

• Dimanche :

• 10h - 16h • Distribution de cadeaux et soupe solidaire à l'Atelier de l'Entonnoir !!!

• 18h - 20h • Atelier Cercle de Parole de Couple animé par Philippe

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Au plaisiiir de vous croiser par ici ou par là, et si on ne se revoit pas, on vous souhaite de superbe fêtes de fin d'année à tou·te·s !

Bonnes vacances !☺♥♥♥

Mona, pour l'Alchimie

contact@assoalchimie.org


 Copyright © 2022 l'Alchimie
3 Rue de l'Hospice, 66500 Prades, France

mercredi 14 décembre 2022

« Les robots libèrent les travailleurs » : que disent les chiffres ?

 


« Les robots libèrent les travailleurs » : que disent les chiffres ?

 

Avec les ordinateurs, le numérique, le travail serait devenu "magique". Alors pourquoi ne pas travailler deux années de plus ? Sauf que le rêve de la Macronie ne résiste pas à l'épreuve des chiffres de la souffrance au travail. Et ils sont stupéfiants.

« La part des salariés qui subissent trois contraintes physiques est passée de 12% en 1984 à 34% aujourd’hui. » Je suis tombé sur cette statistique dans un bouquin, La Sobriété gagnante. Ça m’a sidéré, c’est contre-intuitif, on se dit que le travail, avec les ordinateurs, le numérique, s’est si bien allégé. Ça m’a tellement stupéfait, que j’ai douté.

Je suis allé voir dans le rapport en question, on ne peut plus officiel, une note de la Dares, le ministère du travail, de décembre 2017, intitulée « Quelles sont les évolutions récentes des conditions de travail et des risques psychosociaux ? » Eh bien si, de 12% à 34%. Ça triple presque, pour ces cinq contraintes, « rester longtemps debout, rester longtemps dans une posture pénible, effectuer des déplacements à pied longs ou fréquents, devoir porter ou déplacer des charges lourdes, subir des secousses ou des vibrations ». Mais pire. Ça grimpe de 13% à 46% parmi les employés de commerce et des services, de 23% à 60% parmi les ouvriers qualifiés, de 21% à 63% parmi les non-qualifiés. Parmi eux, 38% sont exposés à un bruit intense, 40% sont au contact de produits dangereux, 66% respirent des fumées ou des poussières. On est très loin du travail dématérialisé…

J’en discutais avec Christine Erhel, économiste du travail, auteure du (formidable) rapport sur « les travailleurs de la deuxième ligne ». Ces données ne l’ont pas surprise : « C’est une chose très connue, très documentée parmi les chercheurs qui s’intéressent aux conditions de travail. Les contraintes, dans la logistique par exemple, se sont renforcées. C’est du néo-taylorisme…
– On est encore plus dans Les Temps modernes, finalement ?
– Oui. Ceux qui disent que les robots libèrent les travailleurs, ce n’est pas vrai, ça empire. Amazon en est l’illustration, l’homme y devient un appendice de la machine, pour reprendre les termes de Marx .
– Est-ce qu’il y a moins pire ailleurs ?
– Oui, dans les pays Nordiques, la Suède, le Danemark…
– Ça lasse. Ce sont toujours les mêmes.
– Eh oui, mais il existe bel et bien d’autres cultures managériales. »

Je pose cette question ici, bien sûr, parce qu’elle est capitale dans le débat sur les retraites. Si le travail était « magique », comme le rêve la start-up Nation, légère et douce, pourquoi ne pas faire deux années supplémentaires, ou même plus ? Mais non. C’est l’inverse qui se produit. Sur les corps, mais aussi sur les esprits. Ainsi, les contraintes de rythme (« Devoir toujours ou souvent se dépêcher, des délais à respecter en peu de temps, interrompre une tâche pour une autre non prévue, situation de tension avec public… ») ont explosé : de 6% en 1984 à 35% aujourd’hui. +20 points pour les cadres, +30 pts pour intermédiaires, +27 pts pour employés, +45 pts pour ouvriers qualifiés.

Le travail est ainsi devenu plus intense. Physiquement, mais également psychiquement. D’où le refus, massif, aujourd’hui, qu’il soit en plus rallongé.

 

Source : https://francoisruffin.fr/les-robots-liberent-les-travailleurs-que-disent-les-chiffres/

mardi 13 décembre 2022

Supplique pour conserver la place de Sète

 Supplique pour conserver 

la place de Sète






 
Les voitures ne sont pas seulement polluantes. Elles participent également à la dégradation du paysage. La preuve avec l'idée brillante - non - du maire de Sète, prêt à défigurer le centre-ville pour un parking.
 
L’immense Georges a chanté son désir d’y être enterré. Pour les vivants, c’est un délice de s’y promener. Sète est une charmante cité méditerranéenne. Sur les hauteurs, le cimetière où repose Brassens. Au centre, la place Aristide-Briand est un concentré de poésie. Aménagée dans la seconde moitié du XIXe siècle, on y trouve un magnifique kiosque à musique et un alignement de 73 tilleuls argentés. Agora, aire de jeux, lieu de brocantes…, bref, un paradis pour « l’éternel estivant qui fait du pédalo sur la vague en rêvant ».
 
Eh bien, c’est ici que la municipalité a décidé de construire un parking souterrain de 300 places sur deux niveaux. Cette hallucinante initiative est portée par le maire divers droite François Commeinhes (qui a également d’autres casseroles au cul, puisqu’en octobre dernier le procureur de Montpellier avait requis à son encontre douze mois de prison avec sursis, 144 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, pour détournement de fonds publics).
 
 
Cet article vous plaît ? Ça tombe bien, vous pouvez en lire plein d'autres en vous abonnant au site de Charlie. Plus d'infos par ici !
 
 
Quant au projet de parking, il a suscité une mobilisation citoyenne sans précédent. Depuis un an, le collectif Bancs ­publics (référence qui n’aura pas échappé aux brassens­sophiles) a lancé une pétition qui a déjà recueilli près de 16 000 signatures2. Et les arguments ne manquent pas.
 
Pour commencer, le kiosque fait partie des édifices à conserver, selon la réglementation des « zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager ». Idem pour les tilleuls, qui ont été qualifiés d’« arbres remarquables et alignements d’arbres à préserver » par l’agence régionale de la biodiversité. Sur ce plan, le Code de l’environnement est formel (article L. 350–3) : « Le fait […] de modifier radicalement l’aspect d’un ou de plusieurs arbres d’une allée ou d’un alignement d’arbres est interdit. »
 
À en croire la municipalité, il n’y aurait pas lieu de s’affoler, car les arbres, jure-t-elle, seront replantés à l’identique après travaux. Du pipeau, pour les opposants au parking. Les actuels tilleuls sont en pleine terre. Or, une fois le parking terminé, ils seront replantés dans des pots souterrains, entre la chaussée et les toits des bagnoles. Selon le collectif Bancs publics, on se fout de la gueule des Sétois : « Aucun arbre de haute tige ne saurait se développer dans un pot, quelle que soit la dimension du pot. C’est un énorme leurre. » À cela s’ajoute un très gros problème de flotte. Actuellement, il y a une nappe phréatique à environ 5 m sous la surface de la place. Aménager deux niveaux de parking ici imposerait des travaux de pompage pharaoniques (qui assécheraient surtout les finances de la ville).
 
En outre, au plan de l’urbanisme aussi, la construction d’un parking au centre de Sète est absurde. Il en existe déjà trois en périphérie, qui ne sont remplis qu’en été. Il suffirait d’agrandir l’un d’eux pour éviter le saccage du kiosque à musique et des tilleuls. Les touristes peuvent bien marcher quelques centaines de mètres, ça leur fera digérer la friture, le pastis et les glaces !
 
À l’heure où tout le monde parle de réduire la place de la voiture en ville, voilà une charmante cité méditerranéenne qui fait exactement l’inverse, en les attirant dans son cœur historique. Autant d’arguments qui font aujourd’hui de Sète un haut lieu de la résistance des arbres contre la bagnole. 
Antonio Fischetti
 

lundi 12 décembre 2022

La Lettre d'Info Alchimique, Prades 66500

 

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Les mardis sont les jours de permanence !

C'est le moment idéal pour découvrir l'association dans son ensemble. Proposer un atelier, une activité, une animation ... récolter des renseignements ... Visiter l'exposition du moment...

La coordinatrice de la Vie du Lieu Mona, se fera un plaisir de vous accompagner dans la mise en place de vos projets à l'Alchimie :)

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Café Philo avec Anna !

L'affiche avec le thème et l'horaire suivra en début de semaine☺

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Le mardi 20 décembre, l'association Loisir Bien-être viendra pour vous proposer une petite restauration avant les fêtes ;)

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Au plaisir de vous croiser par ici ou par là :)

Mona pour l'Alchimie

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