La fin d'un mondial de la honte
Enfin
on respire ! Pas seulement parce que la météo s'est enfin radoucie en
métropole, mais aussi parce que la coupe du monde de foot est enfin
terminée. Un mondial qui a donné lieu à un festival de récupérations
politiques et autres sorties racistes. Mais pour une fois, l'histoire
s'est plutôt bien terminée. En tout cas aussi bien que peut finir une
compétition où les nationalismes s'affrontent symboliquement à travers
22 types en short courant derrière un ballon et où les responsables du désastre écologique peuvent faire de la pub en mondiovision.
Un
mondial de foot est toujours un espace politique et diplomatique, et
pour une fois c'est la France qui représentait le camp antiraciste aux
yeux de la planète, déclenchant l'hypocrisie la plus totale de nos gouvernants.
Et dans le camp suprémaciste, le Paraguay et l'Argentine, sur fond de
collusion avec des pouvoirs fascistes, de scandales d'arbitrage et de
mise en scène trumpiste. Le scénario semblait presque écrit d'avance :
la victoire de l'Argentine, championne américaine de l'anti-jeu, devait
signer la victoire de la race blanche face aux nations européennes grand
remplacées.
Et
finalement, au terme d'une finale humiliante, c'est l'Espagne qui
s'impose. Une monarchie gouvernée par la gauche molle, mais qui soutien à
la Palestine, ne s'enfonce pas dans les polémiques racistes et tient
tête à Trump sur la scène internationale. On prend, même si on aimerait
voir la Catalogne ou le Pays Basque indépendants et qu'il reste encore
quelques franquistes à parader dans les rues.
Mention spéciale pour le tweet programmé de Javier Milei, qui
annonçait un jour férié national pour fêter la victoire. Savoir que ce
truand ne pourra pas tirer d'avantage politique du football nous fait au
moins un peu plaisir.
Vive le sport, à bas sa marchandisation !

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