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vendredi 24 juillet 2026

La fin d'un mondial de la honte

 

La fin d'un mondial de la honte

 

Enfin on respire ! Pas seulement parce que la météo s'est enfin radoucie en métropole, mais aussi parce que la coupe du monde de foot est enfin terminée. Un mondial qui a donné lieu à un festival de récupérations politiques et autres sorties racistes. Mais pour une fois, l'histoire s'est plutôt bien terminée. En tout cas aussi bien que peut finir une compétition où les nationalismes s'affrontent symboliquement à travers 22 types en short courant derrière un ballon et où les responsables du désastre écologique peuvent faire de la pub en mondiovision.
 
Un mondial de foot est toujours un espace politique et diplomatique, et pour une fois c'est la France qui représentait le camp antiraciste aux yeux de la planète, déclenchant l'hypocrisie la plus totale de nos gouvernants. Et dans le camp suprémaciste, le Paraguay et l'Argentine, sur fond de collusion avec des pouvoirs fascistes, de scandales d'arbitrage et de mise en scène trumpiste. Le scénario semblait presque écrit d'avance : la victoire de l'Argentine, championne américaine de l'anti-jeu, devait signer la victoire de la race blanche face aux nations européennes grand remplacées.
 
Et finalement, au terme d'une finale humiliante, c'est l'Espagne qui s'impose. Une monarchie gouvernée par la gauche molle, mais qui soutien à la Palestine, ne s'enfonce pas dans les polémiques racistes et tient tête à Trump sur la scène internationale. On prend, même si on aimerait voir la Catalogne ou le Pays Basque indépendants et qu'il reste encore quelques franquistes à parader dans les rues.
 
Mention spéciale pour le tweet programmé de Javier Milei, qui annonçait un jour férié national pour fêter la victoire. Savoir que ce truand ne pourra pas tirer d'avantage politique du football nous fait au moins un peu plaisir.
 
Vive le sport, à bas sa marchandisation !

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