Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...

vendredi 3 août 2012

Le purin de cochon au service des énergies renouvelables, une utopie ?

Nous avons reçu ça

 
hola !

connaissez-vous La Chaîne Parlementaire ?
elle est composée de deux canaux qui alternent à l'antenne
-LCP Assemblée nationale  www.lcp.fr
-Public Sénat www.publicsenat.fr

bien que leurs sites internet ne soient pas très bien tenus à jour, leur programmes à l'antenne sont souvent des plus intéressants et ce ne sont certes pas les séances de réflexion des commissions qui le sont le moins … à entendre la qualité de certains débats, on se demande comment les décisions qui en résultent sont si souvent indigentes …

j'ai vu par exemple ce matin même (alors que mes articulations me clouent à la maison)
 

... une émission qui ferait rêver plus d'un écolo :
 
la communauté de communes du Méné à Saint-Gouéno en Bretagne 
à décidé de parvenir à l'autonomie énergétique en 2025
 
et s'emploie très activement à y parvenir tout en développant ses activités économiques
 
 
http://www.publicsenat.fr/vod/les-pieds-sur-terre/la-bretagne/jacky-aignel,dominique-rocaboy/70485

Merci à Marcel pour son envoi

dimanche 29 juillet 2012

Gaz de schiste et propagande

"Arrêt sur Images" décortique l'offensive actuelle en faveur des gaz de schiste


  http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5134
enquête le 26/07/2012 par la rédaction

Pour ou contre les gaz de schiste : le Monde a (presque) choisi

Les arguments en faveur de leur exploitation refont surface ; à la télé aussi 

Retour en grâce du gaz de schiste ? 

A quelques jours d'intervalle, plusieurs médias se sont penchés sur ce dossier brûlant. Avec toujours la même question : doit-on craindre l'exploitation, polluante, de ces gaz "non conventionnels", ou au contraire profiter de ces nouvelles ressources énergétiques disponibles ? 

Mercredi 25 juillet, Le Monde appelait dans un édito à la reprise des débats sur le sujet, et consacrait un long reportage (financé par... Total) aux bénéfices économiques de l'exploitation du gaz de schiste. Mais un jour plus tard, le quotidien dénonce les conflits d'intérêts autour d'une étude qui concluait à la non-dangerosité de cette source d'énergie.

"N'enterrons pas le débat sur les gaz de schiste." En Une le 25 juillet, l'édito du Monde appelle à rouvrir le dossier : "Faut il vraiment, a priori, renoncer à cette ressource ?"
D'autant que si l'Amérique est "à l'aube d'une période faste, c'est à l'exploitation du pétrole et du gaz non conventionnels qu'elle le doit", jure le texte.
Un plaidoyer qui fait écho à celui d'un autre édito du Monde, paru en février, qui employait le même type d'arguments.
L'utilisation du gaz de schiste y était notamment présentée comme une opportunité à saisir, avec à la clef un potentiel "regain de compétitivité pour l'économie".
Le sujet est, il est vrai, d'actualité. Il divise jusqu'au gouvernement : interrogée sur BFM TV le 20 juillet, la ministre de l'Ecologie Delphine Batho est restée ferme sur l'interdiction de la technique de fracturation hydraulique (fracking), utilisée pour l'extraction des gaz.
Des explorations avaient été menées en France jusqu'en février 2011, à titre expérimental. Après un vent de protestation mené par les écologistes inquiets des conséquences sur l'environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors en charge du dossier, les avait suspendues.
En juin 2011, une loi avait ensuite interdit la fracturation hydraulique sur le territoire. Ce qui n'a pas empêché Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, d'indiquer le 11 juillet dernier, lors de la Conférence nationale de l'industrie, qu'il allait "regarder" le dossier. La question devrait être débattue à la rentrée, puisqu'une conférence environnementale réunira ONG, syndicats et parlementaires les 14 et 15 septembre.

Ce n'est pourtant pas l'actualité française qui motive l'édito du Monde. Le même jour, le quotidien publiait en fait, sur une pleine page, un reportage dans la "capitale du gaz de schiste" américaine, à Fort Worth, au Texas. On y découvre l'implantation massive des plateformes de forage dans la région, et les fortes retombées économiques.

"Comment le Texas pourrait se priver de la manne gazière ?", s'interroge notamment l'article. D'autant que "certains experts jugent que cette industrie a contribué pour 38,5 % (soit 65 milliards de dollars) à la croissance du nord du Texas au cours des dix dernières années". Pour l'heure, la baisse mondiale des cours du gaz a ralenti l'activité, pour cause de rentabilité en baisse, mais la "poule aux oeufs d'or" dormant dans les sous-sols "assure déjà un tiers de l'approvisionnement des Américains" en énergie, souligne le reportage.
Gaz de schiste - Le Monde - 25 juillet 2012

Voyage de presse organisé par Total

Une vision plutôt favorable à l'exploitation de ces ressources, donc.
 Interrogé par @si sur les raisons qui l'ont poussé à réaliser ce reportage, le journaliste Jean-Michel Bezat, en charge des questions énergétiques, répond qu'il s'agit "d'un sujet appelé à faire l'actualité, d'autant plus depuis le début de polémique entre les membres du gouvernement" et estime naturel de le suivre. Il concède cependant qu'il s'est rendu sur place dans le cadre d'un voyage de presse, organisé par Total et son partenaire américain Chesapeake Energy.
Une information que l'on peut deviner à la lecture : les citations et les arguments des industriels sont légion dans l'article, de façon parfois assez voyante. Par exemple, une responsable de Chesapeake y évoque rapidement un sondage assurant que "66 à 77%" des habitants dans la région d'exploitation des gaz approuvent les forages, sans qu'on en sache plus sur le commanditaire ou la méthodologie dudit sondage.

Le reportage n'est bien sûr pas une ode ininterrompue aux "shale gas" (leur nom anglais). Il souligne aussi en quelques paragraphes l'inquiétude autour des conséquences environnementales d'une telle exploitation.

Gaz de schiste - Le Monde - 26 juillet 2012 Une certaine prise de distance, appuyée par un autre article du Monde, publié le lendemain, ce jeudi 26 juillet. Signé par le journaliste scientifique Stéphane Foucart, cet article signale qu'outre-Atlantique, un rapport qui concluait que l'exploitation du gaz de schiste n'était pas si nocive pour l'environnement est très critiqué en raison de conflits d'intérêts. "Le géologue Charles Groat, premier auteur du rapport, est en effet aussi membre du conseil de direction et actionnaire de PXP, une société de forage spécialisée dans le gaz de roche", indique Le Monde.

En fait, selon plusieurs sources interrogées par @si, la question divise sérieusement la rédaction du quotidien. Il n'y a d'ailleurs qu'à lire certains textes du chroniqueur Hervé Kempf, spécialisé sur les questions écologiques, pour s'en convaincre.
Ainsi, le 21 juillet, Le Monde publiait ces phrases sous sa signature : "The Economist (...) claironne que l'économie des Etats-Unis est de retour. La rémission du malade nord-américain tient surtout à l'abaissement du coût de son énergie, en raison de l'exploitation du gaz et du pétrole de schiste. Celle-ci se développe au prix d'un saccage environnemental invraisemblable et de très importantes émissions de méthane, un puissant gaz à effet de serre. Peu importe : l'économie américaine va pouvoir tenir encore un peu." 
 Quatre jours plus tard paraissait l'édito appelant à reconsidérer le dossier. On peut difficilement imaginer deux positions plus irréconciliables.

"Un sujet tabou qui revient sur la table"

Mais il n'y a pas que dans Le Monde que le dossier des gaz de schiste est à nouveau dans l'air du temps. Pour France 2 aussi, il s'agit d'un "sujet sensible, tabou", mais qui "revient sur la table". La chaîne publique y a consacré plusieurs minutes dans son 20 heures du 17 juillet.

Le reportage s'appuie sur une tribune de Claude Allègre parue début juillet dans Le Point, où l'ancien ministre, fidèle à sa posture anti-écologique, exhorte François Hollande à exploiter ces formidables gisements, sources de "croissance économique" et d'"indépendance énergétique".

A l'instar du Monde, le JT commence son reportage en prenant l'exemple des Etats-Unis, où la "véritable révolution" des gaz de schiste "a créé 600 000 emplois".

Mais en France, "c'est une autre histoire"... 
picto
France 2 rapporte que "certaines voix" s'élèvent dans l'hexagone contre l'interdiction de la fracturation hydraulique. Celles d'Allègre, donc, mais aussi, ô surprise, de Jean-Louis Schilansky, le président de l'Union française de l'industrie pétrolière.

Une semaine plus tard, le 24 juillet, France 5 aborde à son tour la question dans C dans l'air, à l'occasion d'une émission sur les prix de l'énergie intitulée "Gaz, électricité: le coup de massue".
Le reportage consacré au gaz de schiste est équilibré, donnant la parole à un collectif opposé au pétrole de schiste, puis à des représentants des industries pétrolières. Le plateau l'est en revanche moins.
On y retrouve Schilansky, accompagné de Jean-Marie Chevalier, économiste au Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières, et de Pascal Perri, économiste spécialiste du pouvoir d'achat.
Trois invités favorables (à des degrés divers) à l'expérimentation sur l'extraction des gaz de schiste. Face à eux, seul François Gemenne, chercheur à l'IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales), est nettement plus circonspect.
Le 17 juillet, le patron de GDF-Suez Gérard Mestrallet déplorait dans La Tribune que le gaz de schiste soit "devenu un sujet tabou" en France. "Il faut le réexaminer de façon paisible", plaidait-il. Manifestement, les médias ont entendu son appel et se sont saisi du sujet. Paisiblement.

(par Antoine Machut, Thomas Deszpot et Dan Israel)

1- Muriel Avillach : quand une citoyenne résiste à un abus de pouvoir


Au dernier Café-Repère du Conflent, François Picq nous a raconté que la veille il était allé soutenir une productrice de fruits et légumes au Barcarès.
Peut-être connaissez-vous Muriel Avillac
, sur le marché de Prades, le mardi, son stand est situé entre celui de Geneviève de Conat et le marchand d'épices.
Muriel a été interdite de marché pour deux ans (!) par un arrêté municipal du maire monsieur Ferrand et devinez pourquoi ? : pour 'troubles à l'ordre public'.
En fait avec deux autres, elle a réunit les énergies pour protester contre la multiplication par trois du prix des emplacements.
À Prades le mètre linéaire est à 1 euro, au Barcarès il était de 2 euros pour passer brusquement à 6 euros 50 le mètre.
80 exposants ne sont pas revenus ce qui laisse bien sûr la place aux plus riches ...
Suite à cette augmentation une centaine de commerçants (sur 300) se sont réunis pour voir ce qu'ils pouvaient faire pour refuser une telle hausse. 

L'affaire suit son cours en justice.
Le maire a pris un prétexte fallacieux pour pondre son arrêté : apparemment il est connu pour ne pas supporter qu'on lui tienne tête.
Elle a le soutien du seul député de droite du département Monsieur Siré, de la Confédération Paysanne et de tous ceux qui trouvent que la sanction est inacceptable.

Ici vous trouverez deux articles de l'Indépendant concernant ce sujet 



http://www.lindependant.fr/2012/07/19/expulsion-ajournee-au-marche,153445.php


http://www.lindependant.fr/2012/07/19/je-n-ai-jamais-traite-le-maire-de-fidel-castro,153444.php

Suite de l'histoire de Muriel interdite de marché au Barcarès : 

ce mercredi, 25 juillet, nous sommes partis à 6 h du matin, à deux voitures, pour être là, solidaires, à la mise en place de son stand en bord de mer. 

Une fois que le stand est installé les policiers municipaux ne peuvent pas la déloger. Seuls les gendarmes le pourraient mais pas avant que l'affaire ne soit jugée. 
Du coup le maire et ses employés font tout ce qu'ils peuvent pour la harceler.

Cette fois, comme par hasard, il y avait deux voitures garées sur ce qui semblait être son emplacement, dont une reconnue comme étant celle du placier (aux ordres bien évidemment ! )



Deux voitures, dont celle du placier, censées empêcher l'installation du stand de Muriel.

Manque de chance ce 'petit' stratagème n'a pas fonctionné, ils s'étaient trompés de deux mètres. (rires)


Muriel courageuse a donc pu mettre en place son stand avec l'aide de son mari, de ses deux enfants venus aussi en renfort ainsi que des membres de la Confédération Paysanne et des citoyens solidaires.


Un policier municipal est venu lui notifier qu'elle contrevenait à l'arrêté municipal et lui a infligé un PV (135 euros).

La visite à la préfecture l'après-midi n'a pas donné le résultat escompté, le préfet n'a pas voulu aller contre le maire du Barcarès.

Tout le monde s'accorde à dire que la sanction est démesurée.


Muriel fait 5 marchés par semaine au Barcarès et cela depuis 13 ans. 


La désobéissance civile et la solidarité continuent en espérant que l'avocat de Muriel gagne rapidement sa cause.


(La Lène Fraîche)

PS : Petites précisions sur le Barcares

Nous avons demandé au cours de l'audience avec le chef de cabinet du préfet, que la préfecture saisisse le procureur, c'est cela qui a été refusé.
Par contre la préfecture couvre la désobéissance civile de Muriel  car le chef de cabinet nous a dit que la gendarmerie n'interviendrait jamais pour la faire partir, cela est je pense assez rare et combien important et il faut bien le souligner.

A très bientôt

Geneviève Espeut


Encore un nouvel article paru samedi 28 juillet dans l'Indépendant 

http://www.lindependant.fr/2012/07/28/vers-un-recours-en-justice,155325.php 

Au Japon, la rue viendra-t-elle à bout du nucléaire ?

Article avec, à l'intérieur, de multiples liens à cliquer ...

http://www.francetvinfo.fr/au-japon-la-rue-viendra-t-elle-a-bout-du-nucleaire_122449.html


Publié le 29/07/2012 | 11:03 , mis à jour le 29/07/2012 | 11:03
Des manifestants antinucléaires défilent dans les rues de Tokyo (Japon) contre le redémarrage de deux réacteurs nucléaires, le 29 juin 2012. 

Des manifestants antinucléaires défilent dans les rues de Tokyo (Japon) contre le redémarrage de deux réacteurs nucléaires, le 29 juin 2012. 

(KOJI SASAHARA / AP / SIPA )

Les Japonais mènent leur "révolution des hortensias". Un slogan de saison pour un tout jeune combat au pays du soleil levant : celui des citoyens contre l'énergie nucléaire et, par extension, contre le Premier ministre qui défend la réouverture de certains des 54 réacteurs que compte le pays, cinq cents jours après la catastrophe de Fukushima.
Dimanche 29 juillet, les manifestants comptent déployer une chaîne humaine autour du Parlement, symbole de leur détermination à peser sur la politique énergétique - à reconstruire - de l'archipel. FTVi revient sur une revendication qui fédère.  

• Une mobilisation sans précédent

Seize mois après la catastrophe nucléaire la plus grave de l'histoire du Japon, le traumatisme s'affiche encore sur les panneaux des manifestants qui envahissent régulièrement les rues : "No Nukes" (non au nucléaire),"No more Fukushima" (plus jamais de Fukushima). En avril 2011, ils étaient 300 à Tokyo, 300 aussi à Nagoya. Le 16 juillet 2012 : 170 000, rien que dans la capitale nippone. Entre-temps, le Premier ministre, Yoshihiko Noda, a donné son feu vert à la remise en marche en juillet de deux réacteurs de la centrale de Ohi, sur l'île d'Honshu. En mai, pourtant, protocoles de sécurité, stress test et autres inspections de maintenance avaient mis au point mort toutes les installations nucléaires du pays, lesquelles fournissaient jadis 30% des besoins énergétiques de l'archipel.

A l'annonce de leur progressive remise en marche, en juin, afin de faire face au pic de consommation estival selon l'opérateur Tepco, 70% des Japonais ne croyaient pas les assurances du gouvernement en matière de sécurité, et 55 % étaient opposés à cette mesure, selon Le Figaro.

Pour Kaoru, père de famille originaire de Fukushima, interrogé par Arte, "si on continue à faire confiance à cet état irresponsable, ils vont nous tuer. Je suis en colère contre Tepco et les autorités qui depuis le début nous mentent, poursuit-il. Mais le bon côté, c'est qu'aujourd'hui une solidarité très forte est née entre nous." "La mobilisation augmente mais il faudrait aller plus loin, confirme Mayumi, étudiant de l'université du Tohoku à Sendai (nord-est du Japon), cité par France 24. Pourquoi pas un mouvement social avec des grèves ?"

• Un enjeu politique pour les dirigeants nippons

"La vie humaine doit être notre priorité absolue, et nos régions doivent être réaménagées pour mieux résister aux catastrophes naturelles, a prôné fin juin un éditorialiste du journal de centre gauche Tokyo Shimbun, relayé par Courrier International. Pour ce faire, chacun de nous était prêt à changer de mode de vie", assure-t-il. Une pétition assurant "Nous pouvons survivre cet été en économisant notre énergie et en transférant l’électricité entre les régions" a ainsi recueilli 7,5 millions de signatures. Parmi eux, des membre de la formation politique de Noda, le Parti démocrate (PDJ - centre gauche).

L'ancien Premier ministre Yukio Hatoyama sert la main d'un anti-nucléaire pendant une manifestation organisée devant la résidence du Premier ministre, occupée par Koshihiko Noda, le 20 juillet 2012. 

L'ancien Premier ministre Yukio Hatoyama sert la main d'un anti-nucléaire pendant une manifestation organisée devant la résidence du Premier ministre, occupée par Koshihiko Noda, le 20 juillet 2012. 

(JIJI PRESS / AFP)
 
Décrié, le Premier ministre craint que la question de l'énergie ne pollue l'élection du gouverneur de la préfecture de Yamaguchi, un bastion conservateur dans l'ouest du Japon, prévue dimanche. Un des candidats en lice, Tetsunari Iida, a d'ailleurs axé sa campagne sur le développement des énergies renouvelables et sur une sortie complète du nucléaire d'ici 2020. L'élection d'un écologiste aurait d'importantes conséquences sur la politique du gouvernement qui doit bientôt trancher sur son "bouquet énergétique" parmi trois scénarios : sortir purement et simplement du nucléaire dès que possible, réduire la part de l'atome à 15% de la production d'électricité d'ici 2030, ou la réduire à 20-25% dans le même délai.

• Des révélations qui exaspèrent la population

Des révélations récentes ont accentué la défiance d'une partie des Japonais à l'égard de cette énergie. D'abord, la publication du rapport de la commission d’enquête parlementaire japonaise sur l’accident de Fukushima (Naiic), début juillet, a mis en lumière la responsabilité de l'Etat et de l'opérateur Tepco dans la catastrophe. Bien que déclenchée par les éléments, cette dernière "fut un désastre profondément causé par l’homme – qui aurait pu et aurait dû être prévu et prévenu. Et ses effets auraient pu être atténués par une réponse humaine plus efficace", assène le pavé assassin, résumé par le site Médiapart.

Un second rapport, publié lundi par une commission saisie par le gouvernement, pointe un "aveuglement" de l'opérateur Tepco et des régulateurs face à la perspective d'une catastrophe.

En trois mois, le Japon a par ailleurs découvert que trois de ses centrales nucléaires étaient construites sur une faille sismique. Mercredi 18 juillet, le gouvernement japonais a annoncé dans l'urgence sa décision de revoir de fond en comble toutes les données sismologiques utilisées au moment de choisir l'emplacement d'un site nucléaire, relate RFI. Objectif de la mission : vérifier si ces failles sont actives ou non. "Le gouvernement a procédé à des tests de résistance de ces centrales aux séismes et aux tsunamis après l’accident de Fukushima, explique la radio. Mais il a évité de vérifier si ces sites nucléaires sont situés ou non sur des failles sismiques." Pour Mitsuhisa Watanabe, professeur de l’université de Tokyo, "cet oubli est volontaire, car il est interdit au Japon de construire des centrales sur des failles actives".

• Fukushima toujours mis en cause 

Enfin, l'Asahi Shimbun a révélé cette semaine un nouveau scandale. Cette fois, il ne vise pas l'Etat mais l'entreprise Build-Up, le sous-traitant de Tepco qui travaille sur le site accidenté de Fukushima. D'après l'article, traduit par Courrier International, un responsable de la société a demandé en décembre à une dizaine d'ouvriers de recouvrir de plomb les dosimètres qu'ils portaient pour évaluer le cumul de radiations auxquelles ils étaient exposés lorsqu'ils intervenaient dans les zones les plus radioactives de la centrale nucléaire. L'objectif ? Sous-déclarer leur exposition afin que la société puisse continuer à travailler sur le site, indique le journal, sous peine d'être renvoyé.

La ministre du Travail japonaise, Yoko Komiyama, a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête. "Si c'était vrai, c'est l'ensemble du système de contrôle de l'exposition des travailleurs aux radiations qui serait remis en cause", a-t-elle souligné, donnant du grain à moudre aux antinucléaires.

Marie-Adélaïde Scigacz

samedi 28 juillet 2012

Cultiver sans Labourer : c'est possible


Ce film a été réalisé en une semaine (!) avec les élèves de CE2 d'Agnès Séguy à L'Ile d'Oleron.
Les personnages de Fatou et Yeya vous font découvrir le Semis direct sur Couverture Végétale (SCV), une technique agricole qui permet (entre autres) d'éviter l'érosion des sols.


(Pour plus d'infos: www.cirad.fr)

Soirée Impro-Jazz-Fillols 29 juillet