Alors que la loi Duplomb, partiellement censurée en 2025, pourrait
revenir en force pour réintroduire l’acétamipride et le flupyradifurone,
Fleur Breteau interpelle : « Guérir ne suffit plus, il faut supprimer
les causes. »
Le week-end dernier, la France a manifesté.
Demain, elle
sera devant l’Assemblée.
Ce soir, Fleur Breteau est Au Poste
Lien vers YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=y9uMvneOYOc
La rencontre avec Fleur Breteau
Assemblée nationale déserte
Le débat à l’Assemblée
nationale sur la pétition contre la loi du plomb a révélé un hémicycle
presque vide, symbole du peu de cas fait des mobilisations citoyennes.
Pour elle, cette absence en dit long sur le mépris affiché par les élus
envers les préoccupations sanitaires et environnementales. « Les bancs de l’hémicycle étaient quand même hyper clairsemés. »
Dénonciation des arguments fallacieux
Plutôt que
d’affronter les arguments des opposants, le gouvernement recourt selon
elle à des stratégies de diversion, allant jusqu’à des accusations
grotesques pour discréditer les pétitions. Cette tactique illustre
l’absence totale de volonté de dialogue. « Ils sont prêts à nous raconter n’importe quoi, une invasion de nounours, je sais pas. » « Il ne faut surtout pas questionner les arguments pour leurs lois, parce qu’ils en ont pas. »
Lois taillées pour les industriels
Les textes
législatifs récents sont, d’après Fleur Breteau, rédigés par et pour les
lobbies industriels, sans aucune considération pour les agriculteurs ou
la santé publique. Les mots mêmes des lois trahissent cette
orientation, où le terme « agriculteur » sert souvent de paravent à des
intérêts purement économiques. « C’est une loi qui est fabriquée par des industriels pour des industrielles. »
Subventions détournées
Les subventions publiques,
censées soutenir le monde agricole, sont en réalité captées par les
grands groupes industriels. Ce détournement aggrave la précarité des
petits producteurs, tout en alimentant un modèle agricole insoutenable. « Les industriels sont massivement subventionnés par l’État. »
Souveraineté alimentaire : un mensonge
L’argument de
la souveraineté alimentaire, brandi pour justifier certaines lois, est
démenti par les faits : une grande partie des cultures comme la
betterave sucrière est destinée à la production de biocarburants, non à
l’alimentation. Ce décalage entre discours et réalité révèle une
priorité donnée aux profits industriels. « 75% des betteraves à sucre, c’t’pour fabriquer de l’éthanol pour du biocarburant. »
Mégabassines et fermes-usines
Les mesures en faveur
des mégabassines et des fermes-usines bénéficient exclusivement à une
agriculture intensive et industrialisée. Les petits éleveurs et
agriculteurs indépendants, eux, restent exclus de ces dispositifs,
malgré leurs besoins criants. « Ce ne sont pas les agriculteurs et les éleveurs indépendants qui ont des mégabassines. »
Discours politique : un écran de fumée
Les
justifications avancées par les porteurs de lois agricoles reposent sur
des éléments de langage creux, conçus pour masquer une réalité bien
moins glorieuse. Pour Fleur Breteau, ces discours ne sont que des
leurres pour protéger les intérêts des industriels. « Tout ça, c’est un écran de fumée qui sont là uniquement pour protéger les industriels. »
Vote unanime pour les lobbies
Le vote systématique
des partis, de l’extrême centre à l’extrême droite, en faveur des
industriels de l’agriculture et de la chimie, montre une collusion
généralisée. Cette unanimité politique autour des lobbies laisse peu
d’espoir pour une transition écologique et sociale. « L’extrême centre, les droites et l’extrême droite votaient à 100% pour les industriels de l’agriculture et de la chimie. »
Refus des débats inutiles
Fleur Breteau a choisi de
ne plus participer à des débats où sa parole est systématiquement
ignorée ou déformée. Elle préfère désormais concentrer son énergie sur
la mobilisation citoyenne et les actions concrètes, jugées plus
efficaces que les échanges stériles avec les responsables politiques. « J’ai pas voulu y aller, j’en peux plus, je préfère mettre mon énergie dans la mobilisation, dans la lutte. »
Colère des agriculteurs légitime
La détresse des
agriculteurs, qui se manifeste par des mois de protestations, est le
résultat direct de politiques publiques qui les sacrifient au profit des
industriels. Leur colère, loin d’être irrationnelle, est une réponse à
des années de mépris et d’abandon. « S’ils étaient là pour protéger
les agriculteurs, les agriculteurs ne seraient pas descendus dans la rue
pendant plusieurs mois. »
Pétition ignorée
Une pétition signée par plus de
deux millions de Français a été balayée avec une désinvolture qui en dit
long sur le dédain des institutions pour l’opinion publique. Ce mépris
pour une mobilisation massive interroge sur le fonctionnement même de la
démocratie représentative. « Un message envoyé par plus de deux millions de Français, moi je trouve ça hallucinant. »
Double langage des décideurs
Les responsables
politiques et les porteurs de lois agricoles utilisent des arguments
trompeurs, conçus pour rassurer l’opinion sans rien changer aux
pratiques. Fleur Breteau invite à creuser derrière ces discours pour
découvrir une réalité bien différente. « Ils ont des éléments de langage qui nous font croire des trucs. » « Quand on creuse, on se rend compte… »
Urgence sanitaire et environnementale
Son combat
contre les pesticides et pour une agriculture saine dépasse largement
cette seule question : il s’agit d’une remise en cause globale d’un
système qui sacrifie la santé et l’environnement. Son expérience
personnelle, marquée par la maladie, renforce sa détermination à alerter
sur ces enjeux vitaux.
« Je suis tombée de mon fauteuil de chimio, hein ! »
Source : https://www.auposte.fr/fleur-breteau-le-cancer-est-affaire-politique-et-son-combat-une-lecon-de-vie/
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