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mercredi 27 mai 2020

Inès Léraud attaquée en justice pour avoir enquêté sur l’agroalimentaire breton : l'affaire devient politique


Inès Léraud attaquée en justice 

pour avoir enquêté 

sur l’agroalimentaire breton : 

l'affaire devient politique




Inès Léraud a enquêté pendant trois ans
 "en immersion" en Bretagne. / © Vincent Gouriou


 Inès Léraud a enquêté sur l’agroalimentaire en Bretagne, ses impacts sociaux et environnementaux, mais aussi sur les méthodes de certaines entreprises. L'une d'elles l'attaque en diffamation. Un collectif lance une pétition pour soutenir la journaliste et défendre la liberté d'informer.



Par Muriel Le Morvan



 C'est une affaire médiatico-juridico-politique aux relents d'algues vertes putréfiées. On y croise un scientifique algo-nitratosceptique, un chef d'entreprise condamné par la justice, des ouvriers en souffrance, des familles en deuil, des militants écologistes solidaires, un éditeur inquiet, et des élus régionaux blessés.

Ou comment la ténacité d'une jeune journaliste d'investigation peut remuer les tabous bretons, jusqu'à faire réagir un président de Région écartelé entre ses principes démocratiques et les pressions du monde agricole et agroalimentaire.

Attaquée en diffamation


Inès Léraud est convoquée par la justice pour une audience qui devrait se tenir les 20 et 21 janvier 2021 au Tribunal de Grande Instance de Paris. Elle est attaquée en diffamation par un chef d'entreprise guingampais, Jean Chéritel, patron du groupe Chéritel Trégor Légumes, dont elle a épinglé les pratiques managériales et commerciales dans un article publié par Bastamag en mars 2019.

La journaliste indépendante y décrivait à travers plusieurs témoignages anonymes de syndicalistes et d'anciens salariés les conditions de travail et les rapports sociaux dans l'entreprise.

Elle y relatait aussi les démêlés de ce grossiste en fruits et légumes avec la justice : en décembre 2018, le groupe Chéritel a été condamné à 261 000 euros d'amende pour avoir fait travailler illégalement des intérimaires bulgares, via une société intermédiaire, jugement dont il a fait appel. L'entreprise a, depuis, en novembre 2019, été également reconnue coupable par le Tribunal Correctionnel de Saint-Brieuc, de « tromperie » sur l'origine d'un produit, après avoir vendu des tomates étrangères estampillées « origine France ».

La journaliste dénonce connivences et omerta


Mais l'affaire Chéritel n'est qu'un des dossiers sur lesquels Inès Léraud a enquêté.

La jeune femme n'est pas bretonne mais quand elle se lance dans une carrière de journaliste d'investigation, elle comprend très vite que la Bretagne est une terre où bien des lièvres sont à soulever. Elle s'installe dans les Côtes d'Armor en 2015 et, pendant trois ans, enquête sur l'industrie agroalimentaire bretonne pour différents médias et notamment France Culture (émission « Les pieds sur terre »).

Elle s'intéresse aux problèmes économiques et sociaux rencontrés par les agriculteurs et par les ouvriers de l'agroalimentaire,
mais aussi aux conséquences environnementales de l'agriculture productiviste. Son enquête "Algues vertes, l'histoire interdite", éditée sous forme de BD, en 2019 par La Revue Dessinée-Delcourt, remporte un vif succès en Bretagne et bien au-delà de la région puisqu'elle a été vendue à 46 000 exemplaires.



 La journaliste y rappelle les faits, la prolifération des ulves sur le littoral, les différentes affaires de décès où l'hydrogène sulfuré est incriminé, mais aussi la manière dont les explications scientifiques du phénomène des marées vertes sont battues en brèche par le "lobby agroalimentaire" breton dont elle montre les imbrications et les ramifications.

Elle y dénonce aussi une certaine omerta politico-médiatique,
qu'elle appelle "la fabrique du silence", tout en citant et remerciant quelques confrères et consoeurs dont les reportages ont aiguillé certains aspects de son enquête.



 Une des pages de la BD "Algues vertes, 
l'histoire interdite" / © La revue dessinée - 
Delcourt, 2019 - Léraud, Van Hove

 
C'est le cas d'un de nos reportages, pour lequel, en 2011 nous avions suivi une conférence du scientifique très controversé Christian Buson,
invité par les organisations agricoles et agroalimentaires à Saint-Pol-de-Léon pour démontrer la non-responsabilité de l'agriculture intensive et des nitrates dans la prolifération des algues vertes (allant délibérément à l'encontre des résultats multiples et unanimes des instituts de recherche, Ifremer, CNRS, Inra, etc).

En découvrant les quelques pages de la BD le montrant et décortiquant son discours, Christian Buson portera plainte contre Inès Léraud avant de finalement renoncer, quelques jours avant la date du procès en janvier dernier (la plainte n'a jamais été consignée). Il n'avait pas souhaité attaquer parallèlement l'éditeur, comme cela se fait d'ordinaire, mais uniquement la journaliste. Celle-ci avoue se sentir "vulnérable, travaillant de manière indépendante".


"Des tentatives d'intimidation" pour Inès Léraud


Pour la journaliste, "ces plaintes sont autant de tentatives d'intimidation pour nous faire taire, moi et les témoins qui osent se confier à moi". Un collectif breton s'est donc constitué pour la soutenir et "défendre la liberté d'informer sur le secteur de l'agroalimentaire, face aux intérêts privés qui aimeraient la restreindre".

Il faut dire que dans différentes affaires comme celles des salariés de Triskalia victimes des pesticides, les défenseurs des malades et des familles des personnes décédées ont bien conscience d'être confrontés à un système très organisé, très puissant et à un tabou qui pèse sur la société bretonne.

En préambule à la pétition mise en ligne par Cyberacteurs, les soutiens d'Inès Léraud expliquent, dans une tribune publiée par Libération, comment son invitation au Salon du livre de Quintin a finalement été annulée "suite à une demande politique". Comment une maison d'édition bretonne qui avait envisagé de traduire la BD "Algues Vertes, Une histoire interdite" en breton, "a préféré renoncer par peur de perdre des subventions du Conseil régional de Bretagne".


La Région s'offusque et parle d'auto-censure


Cette phrase évoquant les craintes d'acteurs culturels, voilà qui a fait sortir Jean-Michel Le Boulanger de ses gonds. Le vice-président de la Région Bretagne à la Culture et à la Démocratie se dit "profondément blessé et meurtri". "Depuis 10 ans que je suis Vice-Président du Conseil Régional, pas un livre, pas un film n'a été censuré. Il s'agit donc bien d'auto-censure de la part de cette maison d'édition dont je ne connais pas le nom. La liberté d'expression, c'est le combat de ma vie !"

Et de poster sur Facebook : "Le combat pour la liberté d’expression ne peut tolérer aucun coup de canif ! Total soutien à Inès Léraud."


 L'affaire est si sensible, à moins d'un an des élections régionales, que le président de Région, Loïg Chesnais-Girard, enfonce lui-même le clou lors d'un "Facebook live" le 15 mai, en indiquant qu'il a "personnellement appelé la journaliste pour lui affirmer son soutien si jamais elle subit des intimidations".

Et de lui assurer que "si son éditeur (pour l'édition en breton), que je ne connais pas, a des inquiétudes, je suis prêt à lever ces inquiétudes". Et Loïg Chesnais-Girard de regretter enfin que ces mots aient été publiés dans la tribune "sans être vérifiés, il y a peut-être de l'auto-censure..."



Et c'est là que le débat s'envenime : le collectif de soutien à Inès Léraud n'admet pas ces allégations de "non vérification d'informations" et publie un nouveau communiqué, évoquant notamment l'affaire des affiches de France Nature Environnement sur les algues vertes, attaquées en justice par Jean-Yves Le Drian en 2011, et assurant que "de très nombreuses personnes, témoins, salariés, inspecteurs du travail, scientifiques, politiques, les ont contactés pour les encourager dans leur démarche de libération de la parole".

Et de rappeler la petite phrase d'Emmanuel Macron au pape François en 2018, quand il lui présente son ministre Jean-Yves Le Drian : « Les Bretons, c’est la mafia française ». "Cette phrase ne nous a ni fait rire, ni rendus fiers. Mais elle disait peut-être vrai", conclut le collectif dans son communiqué.


Pataquès révélateur 


Nous avons retrouvé la maison d'édition en question pour avoir le fin mot de l'histoire.

Paolig Combot, président de Skol Vreizh,
nous indique qu'il "a bien envisagé à l'automne dernier, la possibilité d'éditer une version traduite en langue bretonne de la BD", mais qu'avec ses collègues ils ont "préféré ne pas aller au bout de la démarche, d'une part pour des raisons économiques" (ses clients habituels l'ayant, sans doute, déjà, pour certains, achetée en français), mais aussi, il le reconnaît, "par crainte pour leur subvention, du fait de l'influence au sein du Conseil Régional de personnes en charge de l'agriculture".

Il ne veut pas citer de nom mais l'allusion à l'ancien président de la FDSEA22 et de la Chambre d'Agriculture des Côtes d'Armor, Olivier Allain, devenu vice-président en charge de l'agriculture et de l'agroalimentaire, semble évidente.

La maison d'édition morlaisienne craignait, en quelque sorte, de faire les frais d'un "défaut d'étanchéité" entre agriculture et culture à la Région. La mise au point de Loïg Chesnais-Girard, qui a décidé d'éteindre lui-même le feu, a dû la rassurer.

Mais ce pataquès est bien symptomatique du climat régnant en Bretagne, alors que le "modèle agricole et agroalimentaire breton" est, depuis longtemps, mais de plus en plus, au fil des affaires sanitaires, sociales et environnementales, remis en cause.


Une affaire qui révèle un "en même temps" breton difficile à tenir


La position du "en même temps" , initiée en Bretagne par Jean-Yves Le Drian dès 2010 pour assurer sa réélection à la tête de la Région, avant d'être reprise au niveau national par Emmanuel Macron, est de plus en plus difficile à tenir pour la majorité régionale de son dauphin Loïg Chesnais-Girard.

Les clivages s'exacerbent, les manifestations et les procès fleurissent, sur les pesticides notamment, et les importations de soja OGM pour l'élevage industriel. Et l'opinion publique aspire, d'une manière générale, à plus de prise en compte des enjeux écologiques, de santé, et d'une alimentation, certes locale, mais aussi saine et responsable.

La campagne électorale des Régionales 2021 n'est pas encore vraiment lancée, mais ces prémisses nous confortent dans l'idée qu'elle va être tendue et passionnante !

Inès Léraud, qui est partie enquêter sous d'autres cieux, reviendra peut-être en Bretagne pour observer cela de près.


Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ines-leraud-attaquee-justice-avoir-enquete-agroalimentaire-breton-affaire-devient-politique-1830382.html

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Ici : 

on peut ré écouter le premier épisode de l'enquête d'Inès Léraud sur France Culture.
Six autres épisodes suivent. 
Passionnant ! 



lundi 25 mai 2020

Torna a circular el Tren entre Perpinyà i Illa gairebé 2 anys i mig després - Le train circule à nouveau entre Perpignan et Ille sur Têt presque 2 ans et demi plus tard


Torna a circular 

el Tren 

entre Perpinyà i Illa 

gairebé 2 anys i mig després




Diversos factors expliquen aquesta llarga suspensió del servei després de l'accident entre un tren i un bus a Millars el 14 de desembre del 2017: L'exigència de la justícia amb una llarga instrucció, les negociacions amb les famílies de víctimes pels horaris i al final la crisi sanitària del coronavirus.

 Publicat el Divendres, 22 de maig de 2020








Després de 889 dies es a dir gairebé dos anys i mig, els trens tornen a circular entre Perpinyà i Illa.
Diversos factors expliquen aquesta llarga suspensió del servei després de l'accident entre un tren i un bus a Millars el 14 de desembre del 2017: L'exigència de la justícia amb una llarga instrucció, les negociacions amb les famílies de víctimes pels horaris i al final la crisi sanitària del coronavirus.


El soroll del tren no se sentia sobre la línia Perpinyà-Vilafranca de Conflent des de gairebé 2 anys i mig, L'eix ferroviari de la vall de la Tet va ser posat a disposició de la justicia arran l'accident de Millars el desembre 2017, l'administració no va tornar l'ús de la línia a la SNCF fins el 21 d’octubre 2019.

Després de 10 dies de formació i controls diversos per fi ahir dijous els trens van efectuar 6 serveis d’anada i tornada però només entre Perpinyà i Illa. El tram entre Illa i Vilafranca no pot ser utilitzat en motiu de l’esllavissada d'aquest hivern a Rià, la resta del trajecte es fa en autocar.

Aquest dijous festiu hi havia molt poques persones en els vagons, però si la presència a les estacions de la policia ferroviària i de la gendarmeria al passatge a nivell de Millars. On la senyalització ha estat reforçada i s'ha pogut sentir de nou l'alarma que anuncia l'arribada del comboi en tota normalitat.

A l’interior del tren els anuncis recorden les mesures de distanciació necessàries per a la crisi sanitària. Tot i així, degut a la capacitat en nombre de viatgers, és el tren que ofereix més possibilitat de distanciament si es compara als autocars i fins i tot als cotxes.

Tot i apreciant els punts positius d’aquesta tan esperada reobertura, l’associació d'usuaris "Train en Tet" lamenta que la SNCF no hagi fet l’esforç de fer arribar els trens com a mínim fins a Prada, també informa que els nous horaris no són convenients per la majoria dels usuaris que siguin treballadors o estudiants.


Source : https://www.radioarrels.cat/noticia/1273/torna-a-circular-el-tren-entre-perpinya-i-illa-gairebe-2-anys-i-mig-despres?fbclid=IwAR0IasxXjgbID2gO9td_F3K-4J2laeV8ZQkomwQyke7LnQng1zyrG6PJrmw

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 Le train circule à nouveau 
entre Perpignan et Ille sur Têt 
presque 2 ans et demi 
plus tard


Une longue suspension de service après l'accident entre un train et un bus à Millas suivie d'une longue instruction de la justice, des négociations d'horaires et enfin la crise sanitaire due au virus.


Publié le vendredi 22 mai 2020




Après 889 jours, près de deux ans et demi, les trains circulent à nouveau entre Perpignan et Ille sur Têt.





Plusieurs facteurs expliquent cette longue suspension de service après l'accident entre un train et un bus à Millas le 14 décembre 2017 : La demande de justice avec une longue instruction, des négociations avec les familles des victimes pour les horaires et mettre fin à la crise sanitaire du coronavirus.

Le bruit du train n'a pas été entendu sur la ligne Perpignan-Villefranche de Conflent depuis près de 2 ans et demi, l'axe ferroviaire de la vallée du Têt a été mis à la disposition de la justice suite à l'accident de Millas en décembre 2017, l'administration n'a restitué l'utilisation de la ligne à la SNCF que le 21 octobre 2019.

Après 10 jours de formation et divers contrôles, jeudi dernier les trains ont effectué 6 allers-retours, mais uniquement entre Perpignan et Ille. La section entre Ille et Villefranche ne peut pas être utilisée en raison du glissement de terrain cet hiver à Ria, le reste du voyage se fait en bus.

Ce jeudi festif il y avait très peu de monde dans les wagons, mais la présence aux gares de la police des chemins de fer et de la gendarmerie au passage au niveau de Millas. Là où la signalisation a été renforcée et l'alarme annonçant l'arrivée du convoi en toute normalité a de nouveau retenti.

A l'intérieur du train, les publicités nous rappellent les mesures de distance nécessaires à la crise sanitaire. Cependant, en raison de la capacité en nombre de passagers, c'est le train qui offre la plus grande possibilité de distance par rapport aux autocars et même aux voitures.

Tout en appréciant les points positifs de cette réouverture tant attendue, l'association d'usagers "Train en Têt" regrette que la SNCF n'ait pas fait l'effort d'amener les trains au moins à Prades, rapporte également que les nouveaux horaires ne conviennent pas à la plupart des utilisateurs qui sont des travailleurs ou des étudiants.



samedi 23 mai 2020

5G - Appel à l’UE sur la 5G – Les scientifiques mettent en garde contre les effets potentiellement graves pour la santé de la 5G


Appel à l’UE sur la 5G – 

Les scientifiques 

mettent en garde 

contre les effets 

potentiellement graves 

pour la santé de la 5G





Dans un appel à l’Union européenne, plus de 180 scientifiques et médecins de 36 pays mettent en garde contre les dangers de la 5G, qui conduira à une augmentation significative de l’exposition des personnes aux radiations électromagnétiques. Les scientifiques exhortent l’UE à respecter la résolution 1815 du Conseil de l’Europe. Ils demandent qu’un groupe de travail indépendant soit créé dans l’UE pour réévaluer les effets sur la santé.

« Nous, soussignés scientifiques, recommandons un moratoire sur le déploiement de la 5G, la cinquième génération de support hertzien pour les communications mobiles, jusqu’à ce que les dangers potentiels pour la santé humaine et l’environnement aient été complètement évalués par des scientifiques indépendants de l’industrie. La 5G augmentera considérablement l’exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquence (CEM-RF) par rapport aux réseaux existants 2G, 3G, 4G, Wi-Fi etc. Il est prouvé que les émissions CEM-RF sont nuisibles à l’homme et à l’environnement ».

L’un des promoteurs est le Dr. L. Hardell, professeur d’oncologie à l’Université d’Örebro en Suède. Il dit : « L’industrie des télécommunications tente de déployer des technologies qui peuvent avoir des conséquences, involontaires, mais bien réelles et dommageables. Les études scientifiques, aussi bien récentes que depuis de nombreuses années, établissent l’existence d’effets nocifs sur la santé lors de l’essai de produits sans fil dans des conditions d’utilisation réalistes. Nous sommes très préoccupés par le fait que l’augmentation de l’exposition aux radiations de la 5G entraîne des dommages irréversibles ».

Hardell : « La cinquième génération (5G) de supports de transmission radiofréquence est maintenant développée. Cela s’est fait sans essais dosimétriques ou études sur les effets possibles sur la santé. Les médias ne cessent de glorifier toutes les possibilités que cette technologie promet d’offrir, telles que la voiture autonome et l’Internet des objets (IdO). Les conséquences pour la santé humaine, végétale et animale ne sont pas du tout prises en considération. Les politiciens, les gouvernements et les médias sont responsables d’une information déséquilibrée. Le citoyen n’est pas informé des points de vue qui s’opposent à ce développement technologique. Pour les médias suédois, mais aussi pour ceux de la plupart des autres pays, les effets des radiations radiofréquences sur la santé ne sont pas un problème. »

Réseau 5G

 

L’extension du réseau 5G, conçu pour transmettre sans fil de plus grandes quantités de données plus rapidement, nécessite la construction de beaucoup de nouveaux mâts dans les zones urbaines. Au point que les scientifiques argumentent que personne n’échappera aux effets potentiellement nuisibles des radiations. Et ce alors que nous sommes déjà exposés aux radiations des réseaux 2G, 3G, 4G et Wi-Fi.

Influence de l’industrie sur les études

 

Il a été démontré que, dans le passé, des études sur l’impact des radiations sur la santé étaient souvent influencées par l’industrie. Les scientifiques insistent sur la nécessité de mener aujourd’hui des recherches indépendantes sur les effets du rayonnement 5G « afin d’assurer la sécurité de la population ». C’est pourquoi ils demandent à la Commission Européenne de reporter l’extension du réseau 5G « jusqu’à ce que des scientifiques indépendants aient pu étudier à fond les risques potentiels que le déploiement de cette technologie représente pour la santé humaine et l’environnement ».

Réponse de la Commission européenne

 

En réponse à la question E-003975/2018, Nicola Caputo (S&D) a demandé à la Commission européenne si elle avait l’intention de créer un groupe de travail européen de scientifiques indépendants et impartiaux sur les champs électromagnétiques pour examiner les risques pour la santé. Dans sa réponse, la Commission européenne déclare que “conformément à l’article 168 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, la responsabilité première de la protection de la population contre les effets nocifs potentiels des champs électromagnétiques incombe aux États membres, y compris le choix des mesures à adopter en fonction de l’âge et du statut sanitaire.”



Source : https://www.jrseco.com/fr/appel-a-lue-sur-la-5g-les-scientifiques-mettent-en-garde-contre-les-effets-potentiellement-graves-pour-la-sante-de-la-5g/?fbclid=IwAR0mZlGcYS4JofoFjThtl4ppOa-dxHLZVntv1GeiHzV9FRk-_9AEEEITCeQ

vendredi 22 mai 2020

Les ventes de pesticides et de glyphosate ont explosé en France


Les ventes de pesticides 

et de glyphosate 

ont explosé en France 

 

par








Une étude pilotée sous l’égide du ministère de la Transition écologique et solidaire révèle une hausse des ventes d’insecticides, fongicides et herbicides depuis 10 ans en France. Un bilan alarmant.


Entre 2009 et 2018, les ventes d’insecticides ont été multipliées par 3,5 ! Celles des fongicides ont progressé de 41 %, tandis que celles des herbicides ont augmenté de 23 %. Ces données sont issues d’une étude publiée en mai 2020 par le Commissariat général au développement durable, rattaché au ministère de la Transition écologique et solidaire [1]. Cette explosion des ventes de pesticides révèle l’échec cuisant du plan Écophyto lancé en 2008, qui vise une réduction de l’utilisation des pesticides.
La moyenne des quantités de substances actives vendues a augmenté de 22 % entre 2009-2011 et 2016-2018. Toujours selon cette étude, près d’un quart des substances achetées sont particulièrement préoccupantes pour la santé humaine.




 En 2018, la quantité totale de substances actives vendues en France s’élève à 85 900 tonnes (t), contre 71 200 t en 2017. Source : BNV-D

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La Gironde, premier acheteur de pesticides


Entre 2016 et 2018, vingt départements ont totalisé plus de la moitié de la quantité de pesticides achetée. Avec plus de 3600 tonnes de ces toxiques vendues en 2018, la Gironde arrive en tête. Viennent ensuite la Marne, le Pas-de-Calais, la Somme et le Gard.

La superficie agricole et la nature des cultures contribueraient largement, selon l’étude, à expliquer les disparités territoriales observées. La Marne est ainsi le département qui compte la plus grande surface agricole utile avec près de 555 000 hectares, soit plus du double de la moyenne nationale. La vigne – notamment pour le champagne – y est prépondérante. La Somme est le premier département producteur de pommes de terre, qui, quand elle est intensive, requiert des épandages fréquents. Les surfaces de cultures permanentes sont également dominantes en Gironde et dans le Gard.

Échec complet sur le glyphosate

 

Les achats de glyphosate, dont la France a annoncé vouloir se passer d’ici à 2022, ont augmenté de 25 % sur dix ans. Le glyphosate demeure l’herbicide le plus vendu au niveau national parmi les 122 substances actives à usage herbicide. Sa consommation en France a même augmenté entre 2017 et 2018, passant de 8800 tonnes à 9700 tonnes.



 Alors que les ventes d’herbicides, en moyenne triennale, augmentent de 14 % entre 2009-2011 et 2016-2018 (période la plus longue disponible), celles de glyphosate progressent de 25 %. Source : BNV-D


Plus de la moitié des achats de glyphosate se concentrent dans un quart des départements. La dose utilisée – la quantité de glyphosate rapporté au nombre d’hectares agricoles – a également augmenté. La Gironde est, là-encore, le département qui a acheté le plus de glyphosate par hectare, suivi par l’Hérault, le Vaucluse, le Gard et le Var. La Charente-Maritime est le département totalisant la plus grande quantité de glyphosate achetée. L’épidémie de cancers est loin d’être terminée...

Seule source d’optimisme, l’effet de la loi « Labbé » qui interdit, depuis janvier 2017, l’usage des pesticides pour l’entretien des espaces verts, des voiries, des promenades et des forêts, ouverts ou accessibles au public. Pour les particuliers, cette interdiction est effective depuis le 1er janvier 2019. Les ventes de produits référencés « emploi autorisé dans les jardins – EAJ » ont ainsi diminué de plus de la moitié entre 2013 et 2018 (936 tonnes en 2018, contre 1200 tonnes en 2017). L’étude souligne néanmoins que 98 produits portant la mention « EAJ », et donc autorisés à la pulvérisation dans les jardins, contient du glyphosate.

Sophie Chapelle

Photo : CC Aqua Mechanical

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 A lire sur le sujet :

- Enquête : Pourquoi tous les gouvernements échouent à réduire la présence des pesticides
- Enquête : Pourquoi la FNSEA est-elle accro au glyphosate ?
- Reportage : Le combat d’un collectif contre les pesticides, et pour transformer les campagnes
- Tribune : Glyphosate : « On ne sortira pas des pesticides en se contentant d’incantations »
- Enquête : Pesticides : le changement, c’est pour quand ?

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Notes

 

[1Cet état des lieux annuel des ventes et des achats de produits phytopharmaceutiques et de glyphosate en France est établi d’après les données de la Banque nationale des ventes réalisées par les distributeurs de produits phytopharmaceutiques (BNV-D). Seules les personnes justifiant de leur statut d’utilisateur professionnel et disposant d’un certificat d’aptitude (Certiphyto) peuvent acheter des produits « non EAJ », qui ne sont pas destinés à l’emploi dans les jardins. Consulter l’étude.



Source : https://www.bastamag.net/augmentation-vente-pesticide-glyphosate-fongicide-herbicide-echec-plan-ecophyto-cancers