Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
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jeudi 22 juin 2017

Vaccin : ils nous manipulent depuis le début ! Infos et pétition


Vaccin : ils nous manipulent depuis le début !

 

Madame, Monsieur,

La nouvelle ministre de la santé veut rendre obligatoires en France 11 vaccins là où il n'y en avait 3.

Ils nous manipulent depuis le début !!

Nous sommes plus d’un million à avoir demandé le retour du vaccin DT-P (diphtérie, tétanos, polio).

Le Conseil d’Etat nous a donné raison.

Résultat : puisque le DT-P ne se trouve plus tout seul…

Ils décident de rendre tous les vaccins obligatoires !!

Les bouchons de Champagne doivent sauter dans tous les sens dans les laboratoires pharmaceutiques. Ça doit pétarader !!

De notre côté, nous avons cru à une plaisanterie de mauvais goût, une provocation gratuite. Cela paraissait fou. Impossible.

Mais c’est dans les journaux, les radios, les télévisions !!

Il faut nous LEVER D’UN SEUL MOUVEMENT POUR DIRE « NON, NON ET NON ! ».

Cette fois, c’est trop. Ils ne peuvent pas à ce point nous marcher dessus, nous écraser !!!

VITE, SIGNEZ LA PÉTITION CI-JOINTE POUR DIRE STOP !!!

TRANSFÉREZ CE MESSAGE PARTOUT AUTOUR DE VOUS !!!

Ils nous testent, pour voir où sont les résistances :
  • Si la loi passe, vous devrez vacciner votre enfant contre onze maladies dont l’hépatite B (potentiellement dangereux et totalement inutile pour la plupart des enfants).

  • Vous devrez donner à vos enfants des vaccins chargés d’aluminium (ces vaccins en contiennent forcément).

  • Vous serez de plus contraint de financer ces vaccins via l’assurance maladie obligatoire. « Le coût d’une telle mesure est estimé à 110 à 120 millions €/an », intégralement remboursé.

C’est de l’argent qui tombe directement dans la poche des laboratoires pharmaceutiques !
  • « Comment peut-on nous prendre à ce point pour des idiots ???!!!! Je suis tellement attristée et en colère. Quel pays !!!... », réagissait un auditeur de RMC ;

  • « Clairement c'est du totalitarisme », réagissait-on sur le site du journal 20 Minutes.

  • « Comment se fait-il qu’en Allemagne ou en Espagne, où les vaccins ne sont pas obligatoires, il n’y ait pas plus d’épidémie que chez nous ?! »

Le problème est que ces réactions, bien que nombreuses, resteront lettre morte sans une concertation, une action citoyenne groupée.

Pour montrer notre nombre et notre détermination, il est indispensable de faire monter le compteur de pétitions au maximum.
Il faut faire barrage démocratique !!!!

Agissez vite ! La Ministre de la Santé va décider avant le 8 août 2017, date butoir fixée par le Conseil d’Etat !!

Elle pourrait bouger dans les jours qui viennent !

C’est l’urgence absolue. Les associations de défense des citoyens n'ont que quelques jours pour :
  • Monter une conférence de presse

  • Réunir un million de signatures ou plus

  • Obtenir audience auprès du Ministère de la Santé

  • Monter les dossiers pour contrer les arguments des labos

Nous sommes démunis face au lobby pharmaceutique qui finance, à coup de millions, des « experts ».

Mais nous avons la solidarité, la force du nombre, l’union de millions de citoyens qui défendent l’intérêt général et la santé de leurs enfants.

Manifestez votre soutien concrètement
en signant la pétition en ligne ici :

http://petitions.ipsn.eu/mobilisation-vaccins-enfants/index.php

C’est le combat de David contre Goliath. Mais en nous unissant, nous pouvons renverser les puissants !!!!

Cela ne demande rien d’autre de votre part que d’ajouter votre nom à la liste de protestation.

Ne perdez pas une seconde pour signer et la diffuser par tout moyen. Vous êtes notre seul relais.

C’est notre dernière chance de bloquer l’offensive ; sinon, dans quelques semaines, nous pourrions nous réveiller avec l’interdiction de mettre nos enfants dans les écoles si nous ne leur imposons pas leurs onze vaccins obligatoires !!

Derrière, ce sont des milliers, ou au minimum des centaines d’effets indésirables graves qui se produiront. Mathématiquement, c’est une certitude. Cela pourra être chez vous, dans votre entourage, ou dans le mien.

Ne nous laissons pas faire !!!

Intérêt général ou énorme "conflit d'intérêt" avec les labos ?

Il n’y a pas de hasard :
  • Le Président du Comité de Vaccination, le Pr Alain Fischer est en lien étroit avec le laboratoire Sanofi dont il a reçu en 2013 le Prix “Sanofi-Pasteur”;

  • La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a reconnu dans le journal Le Parisien que « les industriels allaient gagner de l’argent avec cette mesure ».

  • Elle était au conseil d’administration (« board ») de deux laboratoires très impliqués dans les vaccins, Novartis et Bristol-Meyers Squibb, de 2009 à 2011 ;

  • Emmanuel Macron lui-même a publiquement bénéficié de l’intense soutien pour sa campagne de Serge Weinberg, président de Sanofi, principal producteur français de vaccins !

À peine élus, leur première mesure est de généraliser l’obligation vaccinale. C’est trop gros, c’est trop ÉNORME.

Ne vous laissez pas faire.

Signez et faites signer la grande pétition d’urgence !!!

Un grand merci, je vous tiendrai au courant de la suite d’ici peu !!

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis

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Pour toute question, rendez-vous ici
 
 

mercredi 21 juin 2017

5 faits sur l'importance des arbres

Vidéo à regarder ici :
 



* Les scientifiques estiment que la déforestation constitue 23 % des émissions de gaz à effet de serre.
Les arbres et les autres plantes terrestres absorbent plus qu'un quart de toutes les émissions de CO2 que les humains rajoutent à l'atmosphère chaque année.

* Les arbres jouent un rôle majeur dans la prévention et l'atténuation des inondations.

* La forêt typique de 10,000 arbres retient approximativement 35 millions litres d'eau de pluie chaque année.


* Les arbres tirent de l'eau à travers leurs racines et la déchargent dans l'atmosphère à travers leurs feuilles, rendant l'air humide et frais. Un hêtre peut avoir jusqu'à 7,000,000 feuilles et peut distribuer environ 450 litres d'eau par jour.

* Chaque année durant les 15 dernières années, nous avons détruit 60 000 km 2 de forêt primaire. (environ la taille de la Norvège)
Source : greenfacts.org

Source : https://www.youtube.com/watch?v=GlPNJYnNBEM

mardi 20 juin 2017

Programme des animations du Foyer Laïque de Fillols pour l'été 2017

On a reçu ça :
Bonjour à tous,

vous trouverez ci-dessous le programme des animations de l'été proposé par le Foyer Laïque de Fillols.

Prenez-en bonne note !



MERCREDI 21 JUIN
FÊTE DE LA MUSIQUE

Place du village
A partir de 19h00.

VENDREDI 23 JUIN
FOCS DE LA SANT JOAN

Sur la place à la nuit tombée.

JEUDI 14 JUILLET
Feux et bal sur la place, en soirée.
Apéritif offert par la mairie.

SAMEDI 22 JUILLET
IMPRO JAZZ

Concerts et repas
Place du village
A partir de 19h00

DIMANCHE 23 JUILLET
LE JOUR DU DÉFILÉ

Animations de rue, défilé insolite et concerts
Au village, de 16h00 à 02h00
(gratuit)

VENDREDI 28 ET SAMEDI 29 JUILLET
CINÉ CLOUP

Projections cinématographiques
à la salle et sur la place
(participation libre)

SAMEDI 5 AOÛT
CABARET

A la salle des fêtes à partir de 21h00
(entrée : 5 euros)

DIMANCHE 6 AOÛT
TOURNOI DE TENNIS BALLON

A partir de 14h30 au stade, sur inscription

A PARTIR DU SAMEDI 19 AOÛT
FESTA MAJOR



Et bien sûr, retenez que le Baz'Art Boutique est ouvert tous les dimanches de 15h00 à 19h00.

Des informations détaillées vous seront communiquées, le moment venu, pour chacune des manifestations. Celles-ci sont le fruit d'une implication et d'une envie communes, et c'est aussi ce qui fait la force et la richesse de notre communauté villageoise. Alors surtout, n'hésitez pas à vous rapprocher du Foyer Laïque pour participer à l'organisation des manifestations ou filer un simple coup de main.

Merci !

lundi 19 juin 2017

Des élues demandent à Nicolas Hulot de s’opposer au Center Parcs de Roybon

Des élues demandent 

à Nicolas Hulot 

de s’opposer au Center Parcs 

de Roybon



17 juin 2017 / Myriam Laidouni-Denis, Fabienne Grébert et Corinne Morel Darleux






Prévu dans la forêt de Chambaran, en Isère, le projet de construire un nouveau Center Parcs a été refusé par la justice, mais le promoteur a saisi le Conseil d’État. Les auteures de cette tribune, élues de la région Auvergne–Rhône-Alpes, appellent Nicolas Hulot à prendre position contre un projet néfaste écologiquement et socialement.


Myriam Laidouni-Denis, Fabienne Grébert et Corinne Morel Darleux sont les requérantes, pour le groupe des élu-e-s du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire à la région Auvergne–Rhône-Alpes, du recours devant le tribunal administratif pour faire annuler les subventions attribuées au Center Parcs de Roybon.


Monsieur le ministre,

Vous venez d’être nommé ministre de la Transition écologique et solidaire. Le chantier est vaste et les attentes sont nombreuses. En tant qu’élus régionaux de la région Auvergne–Rhône-Alpes, membres du groupe du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire (RCES), nous souhaitons vous alerter sur un dossier préoccupant.

Il s’agit du projet d’implantation d’un village Center Parcs à Roybon, dans la forêt des Chambaran, en Isère. Ce projet est porté par l’entreprise Pierre & Vacances. La construction de ce centre de vacances signifierait la destruction de 200 hectares de zones humides ou boisées et de nombreux cours d’eau des bassins versants. Elle entraînerait également la mise en péril, voire la destruction, de 37 espèces protégées recensées sur le site. L’eau et la qualité de l’environnement dont elle dépend, sont des biens communs inestimables. C’est pourquoi de nombreuses associations et collectifs citoyens se sont saisis du dossier.

Le 16 juillet 2015, grâce à leur travail approfondi, les travaux ont été stoppés sur décision du tribunal administratif de Grenoble, qui a reconnu le projet de Roybon incompatible avec la loi sur l’eau, confirmant ainsi les avis émis par le rapporteur public et les trois commissaires enquêteurs publics missionnés par le tribunal administratif. Cette décision a été confirmée par la cour administrative d’appel de Lyon, le 16 décembre 2016. Celle-ci a réuni sept juges et a suivi l’avis du rapporteur public pour deux requêtes sur trois. Pierre & Vacances s’est pourvu devant le Conseil d’État. Le jugement est attendu courant juin.

Par ailleurs, la région Auvergne–Rhône-Alpes a provisionné plusieurs millions d’euros de subventions à ce projet dans ses budgets primitifs 2016 et 2017. En tant qu’élus, nous avons déposé deux recours devant le tribunal administratif de Lyon pour faire annuler ces subventions attribuées à un projet déclaré illégal par la justice.

Le seul bénéficiaire de cette opération s’avère être Pierre & Vacances


Au-delà des aspects juridiques, c’est le modèle même de ce type de projets imposés sur nos territoires qui interroge sur la cohérence entre les politiques publiques et la réponse aux défis climatique et social auxquels nous devons faire face de manière urgente. À l’heure où la lutte contre le dérèglement climatique est une priorité, que penser des « bulles tropicales » chauffées à 29 °C toute l’année ? À l’heure où la préservation de la ressource vitale en eau est plus que jamais un enjeu de santé publique ? À l’heure où la crise de l’emploi attend une réponse durable, que penser de la politique de Pierre & Vacances qui multiplie les CDD, les temps partiels subis et les emplois précaires ? À l’heure où les ressources financières des communes sont de plus en plus fragilisées, que penser de l’endettement risqué de Roybon, en anticipation de cette implantation de Center Parcs ?



Le seul bénéficiaire de cette opération s’avère être Pierre & Vacances, car contrairement à ce que disent ceux qui soutiennent le projet, l’entreprise n’apportera pas de prospérité économique au territoire : au mépris de l’environnement et en concurrence directe avec l’activité locale existante, elle se contente d’engranger des financements publics pour réaliser des plus-values sur la vente des cottages. Chaque terrain est acheté 30 centimes le mètre carré, et revendu 18 euros le mètre carré.

Est-ce vraiment là une priorité budgétaire pour nos collectivités ? Le jeu n’en vaut pas la chandelle. Aujourd’hui, nous nous adressons au ministre de la Transition écologique, au conseiller spécial de la COP21 et à l’écologiste : monsieur Hulot, nous devons répondre au défi climatique planétaire. Chacun doit y prendre sa part. Cela doit commencer par l’abandon de ce projet coûteux et destructeur.

Nous vous demandons, monsieur le ministre, d’entendre notre interpellation et de vous prononcer rapidement en la défaveur de ce projet. Nous nous étions adressés, avec d’autres acteurs impliqués, à votre prédécesseure de la même manière, hélas sans trouver aucun écho. Nous comptons sur vous et nous tenons à votre disposition, notamment si vous souhaitez venir visiter le site des Chambaran, nous rencontrer, ainsi que les habitants et associations.

Comptant sur l’attention que vous porterez à notre courrier, nous vous prions d’agréer, monsieur le ministre, l’expression de notre considération.



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Lire aussi : Center Parcs au banc d’essai écolo. Verdict : roi de l’écoblanchiment

Source : Courriel à Reporterre
- Dans les tribunes, les auteurs expriment un point de vue propre, qui n’est pas nécessairement celui de la rédaction.
- Titre, chapô et inters sont de la rédaction.


Images :
. chapô : cabane dans la forêt (© Gaspard d’Allens/Reporterre).
. plan projet de Center Parcs : Place Gre’net

Source : https://reporterre.net/Des-elues-demandent-a-Nicolas-Hulot-de-s-opposer-au-Center-Parcs-de-Roybon

samedi 17 juin 2017

A Calais, « les policiers riaient en me frappant » et "Migrants et associations demandent à la justice d’intervenir"


A Calais, 

« les policiers riaient 

en me frappant »


Par Haydée Sabéran, Envoyée spéciale à Calais
 
 
 
Le 28 octobre 2016, des mineurs et jeunes majeurs dans la « jungle », démantelée depuis. Aimée Thirion pour Libération

Le défenseur des droits, Jacques Toubon, dénonce les conditions de vie des migrants dans la ville, traqués jour et nuit, sans possibilité de recevoir de l’aide alimentaire. Youssef, Erythréen de 22 ans, témoigne des sévices qu’il subit au quotidien.

 

Migrants traqués, distributions de repas empêchées par la police, mineurs à la rue, femmes en danger, bref, des « atteintes au droit d’une inédite gravité ». Une fois de plus, il s’agit de Calais, et une fois de plus le Défenseur des droits dénonce. Après la visite de ses services lundi sur place, Jacques Toubon décrit une « volonté [des pouvoirs publics] de ne plus voir de migrants à Calais », donc « plus aucun abri toléré ». Il s’indigne de ce que quelque 500 à 600 personnes, sans accès à l’eau, excepté celle offerte par les associations, « dorment à même le sol » et se disent « traqués jour et nuit dans plusieurs sous-bois de la ville ». « [Ils] ne peuvent plus dormir, se poser ou se reposer et restent sur le qui-vive », et sont « visiblement dans un état d’épuisement physique et mental ». Il réclame « la fin de cette sorte de traque, l’autorisation des distributions de repas, la mise à l’abri des mineurs sur place, la mise en place d’un lieu où les personnes peuvent se reposer, se ressourcer et envisager la suite de leur parcours. »


« Dis-moi s’il y a un lieu où je peux me reposer. Je n’ai nulle part où être tranquille », répond en écho Youssef, 22 ans, Erythréen rencontré mercredi lors de la distribution – tolérée – du repas de la mi-journée, à l’église Saint-Joseph. Il est arrivé de Libye en Europe depuis quinze jours et il est à Calais depuis une semaine. Il raconte avoir été tabassé une nuit par des policiers. « Je boite depuis trois jours à cause de la police. Ils m’ont aspergé de gaz lacrymogène dans le visage, ils m’ont frappé sur tout le corps et sur les genoux, et ils sont partis », raconte-t-il. « Ils étaient trois ou quatre. Ils riaient en frappant. Je n’ai pas résisté, j’ai mis les bras en l’air, ça n’a rien changé. » Il répète : « Il faut que je me repose quelque part. Je dors deux heures, le jour. La nuit, c’est impossible. Ils nous trouvent dans les bois, et ils nous aspergent de gaz. Nos vêtements, nos couvertures, nos sacs. Même la nourriture. Je peux comprendre qu’ils fassent leur travail, qu’ils nous attrapent quand on a fait une tentative de passage. Mais qu’ils nous empêchent de dormir, qu’ils nous frappent quand on marche dans la rue, je ne peux pas. » Il soupire : « Dans mon pays, je risque de mourir. J’ai risqué ma vie sur la route, j’ai fait un voyage impossible, j’ai traversé le désert, en Libye, j’ai fait de la prison, j’ai traversé la mer, j’ai vu la mort plusieurs fois. Maintenant, ici, quand je vois la police, j’ai peur. On stresse tous. On n’a plus que Dieu avec nous. Aujourd’hui, j’ai réussi à venir pour le repas du midi en me cachant : les policiers nous empêchaient de passer en disant "no food". Parfois, ils nous embarquent, et nous déposent à quatre ou cinq heures de marche. Vous, quand vous êtes là, on est protégés. Mais dès que vous partez, ça recommence. Racontez. On est tristes et seuls ici. »

Même pas un verre d’eau aux enfants


« Ce qui nous marque, en plus du reste, c’est que les autorités caricaturent notre travail », dit Vincent De Coninck, chargé de mission au Secours catholique. « On nous dit : "en donnant à manger, vous faites le jeu des passeurs, donc vous mettez en danger les réfugiés". » La logique du « point de fixation » peut aller loin. « Les CRS m’ont empêchée de donner à boire à des enfants de 2 et 5 ans à 8h15 ce matin », nous racontait lundi Adèle (1), retraitée de Boulogne-sur-Mer, et bénévole à l’association Salam. « On sert des petits-déjeuners aux migrants depuis plusieurs mois. Vendredi, les gendarmes nous ont dit que la distribution était interdite entre 9 heures et 18 heures. Ce matin [lundi, ndlr], les policiers nous ont dit que c’était interdit. Je leur ai demandé l’autorisation de donner de l’eau, c’était non. Et pour une petite famille qui vit dans un conteneur, un couple afghan et leurs trois enfants de 2, 5 et 7 ans, j’ai dit : "Même pas un verre d’eau aux enfants ?" Le policier a répondu : "eux comme les autres". »

Le Défenseur des droits relève aussi que les femmes sont en danger de viol et d’exploitation sexuelle. Certaines ont des nourrissons, d’autres sont enceintes. Les mineurs, nombreux, bénéficient en théorie d’une prise en charge, à ceci près qu’elle implique, « le soir et la nuit, un passage par le commissariat, ce qui rend dissuasive la démarche ». Toubon regrette aussi la fin des départs vers les centres d’accueil et d’orientation (CAO) depuis Calais et l’impossibilité de déposer une demande d’asile à Calais. Il exhorte les pouvoirs publics « à ne pas s’obstiner dans ce qui s’apparente à un déni d’existence des exilés. »

Haydée Sabéran Envoyée spéciale à Calais

Source : http://www.liberation.fr/france/2017/06/14/a-calais-les-policiers-riaient-en-me-frappant_1576829
  
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À Calais, migrants et associations demandent à la justice d’intervenir



, le
Mis à jour le 16/06/2017 à 8h42



 Des bénévoles distribuent des repas aux migrants le 22 mars 2017. / Philippe Huguen/AFP



Les autorités bafouent-elles les droits fondamentaux des migrants à Calais ? C’est la très solennelle question que va devoir trancher la justice dans les jours qui viennent. 
Vendredi 16 juin, une cinquantaine d’exilés et 11 associations, dont la Ligue des droits de l’homme, la Cimade, le Secours catholique Caritas France, l’Auberge des Migrants ou encore Utopia 56 (1) ont prévu de saisir le juge des référés du tribunal administratif de Lille pour « lui demander d’enjoindre aux autorités de respecter les libertés et droits fondamentaux des exilés présents à Calais », précise un communiqué commun.
L’audience au tribunal administratif, puis la décision devraient intervenir la semaine prochaine.


L’accès à l’eau, à l’alimentation, à l’hygiène en question

 

Cette saisine intervient deux jours après une communication très sévère du Défenseur des Droits dénonçant « des atteintes aux droits fondamentaux d’une exceptionnelle et inédite gravité » à l’égard des migrants de Calais.


« L’idée générale, c’est d’obliger l’État à faire le travail prévu par les lois nationales et les règlements internationaux, explique François Guennoc de l’Auberge des Migrants. Actuellement, les droits fondamentaux prévus par ces textes ne sont pas respectés, en particulier l’accès à l’eau, à l’alimentation, à la santé, à des toilettes et à des douches, ainsi qu’à un minimum d’information sur les droits, notamment le droit d’asile et la protection des mineurs isolés. »

Précisément, détaille Vincent de Coninck, au Secours catholique, on demande au juge d’enjoindre l’État à faire plusieurs choses : ouvrir un lieu d’hébergement des exilés majeurs présents dans le Calaisis et un lieu de prise en charge des mineurs isolés sur Calais même. Il faudrait aussi que soient organisées des maraudes avec des gens qui parlent la langue des exilés, notamment à destination des mineurs, qu’il faut recenser. »

De plus, ajoute-t-il, « il faut prévoir l’ouverture d’un lieu digne de distribution des repas, assuré par un prestataire, où les exilés pourront se rendre sans crainte d’être interpellés et la mise en place de points d’accès à l’eau potable, à des douches et à des latrines ».

Enfin, « dans l’attente de la mise en place urgentissime de ces mesures, on demande au tribunal de faire cesser les pressions quotidiennes sur les associations requérantes pour les laisser distribuer des repas ».

Bras de fer entre associations et autorités


Alors que les associations dénombrent près de 600 migrants sur Calais, plus aucun service public n’est proposé aux migrants depuis le démantèlement du camp fin octobre. Un bras de fer s’était alors engagé entre les associations locales désireuses de couvrir un minimum de besoins vitaux et la maire de Calais, Natacha Bouchard, soucieuse de décourager toute arrivée.

La mairie a ainsi successivement cherché à empêcher l’accès à des douches mises en place par le Secours catholique dans sa cour, puis a pris des arrêtés pour interdire la distribution de repas dans certains endroits. En février puis en mars, la justice a cependant jugé illégales ces deux initiatives municipales.



Depuis, si le Secours catholique a dû démonter les douches modulaires dans sa cour, le code de l’urbanisme ne permettant pas leur installation pendant plus de trois mois, les associations ont repris la distribution de repas. Cependant, l’Auberge des migrants, sommée de se mettre aux normes, est menacée de fermeture administrative.

Mais depuis deux semaines, le climat s’est à nouveau tendu. La situation sur le terrain « est devenue terrifiante et catastrophique », estime Vincent de Conink. « Les exilés nous rapportent que les forces de l’ordre gazent désormais régulièrement les personnes et les effets personnels comme les duvets et même les bidons d’eau », précise François Guennoc.

La distribution de repas entravée


Par ailleurs, reprend Vincent de Coninck, « le 31 mai, des policiers nous ont dit oralement qu’alors qu’on proposait deux repas par jour plus le petit-déjeuner, désormais, seul le créneau du soir pendant une ou deux heures serait toléré ». « Dès le lendemain, ajoute-t-il, plusieurs dizaines de CRS et gendarmes se sont déployés pour nous empêcher de distribuer le midi, et depuis c’est la chasse. Soit on est empêché de distribuer, soit ils font fuir les migrants en en emmenant quelques-uns en centres de rétention. »

« Les bénévoles sont aussi contrôlés et on entend des propos intimidants du type "vous n’avez pas le droit ", "tu veux faire de l’humanitaire, eh ben va le faire chez eux" », ajoute Vincent de Coninck. Depuis le 6 juin, les associations se sont donc repliées, pour le repas de midi, dans la cour de l’église Saint-Joseph avec la bénédiction du curé, le P. Rauwels.



Nathalie Birchem 
(1) L’Auberge des migrants ; La Cabane juridique/Legal Shelter ; Care4Calais ; La Cimade ; Gynécologie sans frontières ; Help Refugees ; Ligue des droits de l’Homme ; Le Réveil Voyageur ; Salam Nord Pas-de-Calais ; Secours catholique Caritas France ; Utopia 56

Source : http://www.la-croix.com/France/Immigration/A-Calais-migrants-associations-demandent-justice-dintervenir-2017-06-15-1200855198