Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...

vendredi 12 avril 2024

[Élections européennes] Stop aux contre-vérités ! La Cimade tient à rétablir les faits

 


[Élections européennes] 

Stop aux contre-vérités !

 

Chère amie, Cher ami,

 

Les contre-vérités visant les personnes étrangères sont récurrentes depuis de nombreuses années dans l’environnement politique et médiatique. Depuis quelques mois, autour de l’adoption de la loi asile et immigration, le phénomène s’est encore intensifié. 

Alors que les débats autour des prochaines élections européennes sont à nouveau l’occasion d’un déferlement de mensonges et de stigmatisation des personnes exilées,

La Cimade tient à rétablir les faits

 


eu

Je fais un don régulier

https://donner.lacimade.org/don/~mon-don?utm_campaign=EEUR3&utm_source=EMAIL_EEUR3&utm_medium=email&utm_campaign_origin_code=24FDEM7XX

 

Dans un contexte politique et médiatique trop souvent saturé de discours attisant les peurs, la haine et considérant toutes les personnes étrangères comme une menace pour la France et pour l’Europe, un sursaut citoyen est essentiel. Mobilisons-nous !

 

Source : https://www.lacimade.org/analyse/elections-europeennes/

jeudi 11 avril 2024

RDV Dimanche 14 avril contre le golf ! - Le projet de golf à Villeneuve-de-la-Raho n'est pas enterré



   

BAL DES GOLFEURS

 

Avec la situation de sécheresse qui frappe les Pyrénées Orientales, nous proposons un moment autour d'un repas concert le dimanche 14 avril.

 
Tout le monde est le bienvenu : tous les citoyens préoccupés par le manque d'eau, musiciens, artistes, associations, agriculteurs, syndicats, animaux de compagnie , vélos …

 
Dress code vintage conseillé comme le projet : tenue de golfeur, banderoles, pancartes !


A PARTAGER DANS TOUT VOTRE RESEAU EN MASSE 
 
RDV à partir de 10h30 DIMANCHE 14 AVRIL

Lien de l'événement Facebook ici

Si vous êtes une association et que vous voulez vous rajouter à la co organisation sur FB n hesitez pas à  nous le faire savoir ! Tous unis contre le golf !

A dimanche !

Citoyens pour le Climat
 
06 50 77 68 82
 
  __________________
 

                                            __________________
 

Le projet de golf 

à Villeneuve-de-la-Raho 

n'est pas enterré

 
De Baptiste Guiet 
Par France Bleu Roussillon
Les manifestants lors de la mobilisation le 16 mars à Villeneuve-de-la-Raho © Maxppp - Michel Clementz
Alors que les opposants espéraient sa mise à l'arrêt, le projet de golf reste toujours d'actualité après une réunion jeudi 4 avril à Paris entre le ministre de la Transition Ecologique, les promoteurs et la maire de Villeneuve-de-la-Raho.

Il y a deux semaines, Christophe Béchu avait prévenu : il ne convoque pas la maire de Villeneuve et les promoteurs du projet de golf dans son bureau "pour prendre le café". Le ministre de la Transition Ecologique avait alors précisé "qu'il ne soutenait pas le projet".

On ne sait pas ce que les participants à la réunion ont bu ce jeudi après-midi au ministère, mais les discussions ont duré une bonne heure et il n'a pas été question d'annulation malgré la très forte opposition qui s'exprime ici dans les Pyrénées-Orientales. "Les travaux et les échanges continuent" indique le préfet Thierry Bonnier qui participait à la rencontre.

Selon nos informations, l'objectif est toujours de rendre ce golf 18 trous encore plus vertueux sur le plan écologique et encore moins gourmand en eau. "Des solutions existent" assure-t-on. Les opposants espéraient pourtant un abandon pur et simple de l'aménagement. Ce n'est visiblement pas d'actualité. Dans ce dossier, les promoteurs du golf et des 600 logements ont déjà investi plusieurs millions d'euros. La somme de 20 millions est avancée.

Depuis cette réunion, ni la maire de Villeneuve-de-la-Raho ni les aménageurs n'ont répondu à nos sollicitations. Une communication serait envisagée la semaine prochaine, sans qu'on sache pour l'instant si elle viendra des promoteurs, du ministère ou de la mairie.

 

mercredi 10 avril 2024

Scandale sanitaire : des tumeurs causées par des médicaments destinés à des pathologies gynécologiques


Une récente étude publiée par le British Médical Journal, le 27 mars 2024, démontre que plusieurs contraceptifs progestatifs notamment utilisés pour le traitement des symptômes de l’endométriose et d’autres pathologies gynécologiques sont la cause de tumeurs cérébrales (méningiomes intracrâniens), dont les médicaments Androcur, Lutéran et Lutenyl.

D’autres progestatifs n’ont pas encore fait l’objet d’étude sur ces risques, notamment Dienogest (pourtant remboursé par la sécurité sociale depuis 2020 en France), ou encore sur l’acétate de médroxyprogestérone, un contraceptif injectable qui concerne pas moins de « 74 millions d’utilisatrices, souvent précaires, principalement dans des pays à bas niveau socio-économique ».

Ces médicaments sont non seulement utilisés comme contraceptifs, mais aussi bien souvent comme seules propositions pour alléger les symptômes de différentes pathologies gynécologiques telles que l’endométriose, le syndrome des ovaires polykystiques ou encore en traitement hormonal substitutif de la ménopause ou dans des parcours de PMA. Ce sont plusieurs centaines de milliers de personnes qui sont concernées rien qu’en France !

On se doute que si de telles tumeurs étaient provoquées par un médicament pris par une large partie de la population masculine, cela provoquerait une onde de choc dans le corps médical mais également dans toute la société, jusqu’aux plus hautes sphères de l’État. Mais sans surprise, lorsqu’il s’agit de médicaments aux risques létaux prescrits uniquement à des femmes et personnes menstruées… alors le scandale est vite oublié.

Ces révélations ne sont pourtant pas nouvelles, puisque l’Agence Nationale du médicament publiait déjà une étude sur le sujet le 26 juin dernier, comme le rapporte le journal Libération, qui avait déjà publié un article sur une précédente étude de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament cinq ans plus tôt sur les risques de tumeurs cérébrales liées à l’Androcur, en 2018. Un médicament commercialisé par le Laboratoire Bayer, prescrit depuis les années 80, et qui l’est toujours aujourd’hui ! En 2018, Libération s’interrogeait déjà : « Pourquoi ce médicament a-t-il continué à être prescrit largement alors qu’une première alerte a été émise dès 2009 ? » Nous sommes 15 ans plus tard et ce médicament peut toujours être prescrit.

Rappelons que le laboratoire Bayer est loin d’être une firme soucieuse de la santé des individus et de l’environnement : parallèlement à ses activités pharmaceutiques, il fait également fortune dans l’agrochimie (la production de pesticides ou encore de semences génétiquement modifiées) et dans l’agro-industrie, notamment en rachetant la multinationale Monsanto, cumulant ainsi des dizaines de milliards d’euros sur le dos de la santé de la population mondiale et de l’environnement.

Impliqué dans un grand nombre de scandales sanitaires, Bayer a été poursuivi en 2015 pour le contraceptif Essure, soupçonné de causer de graves effets neurologiques, musculaires, hémorragiques et allergiques, ou encore pour son désherbant cancérigène Round-Up, qui a fait l’objet en 2018 de 8700 procès et 18.000 plaintes déposées. En 2011, 9000 plaintes avaient été déposées contre Bayer concernant des moyens de contraception à l’origine de graves effets secondaires, par exemple celle de la mère d’une étudiante décédée d’une embolie pulmonaire causée par une pilule.

L’histoire de l’entreprise est encore plus sombre, puisqu’elle a été impliquée dans des trafics d’être humains dans le cadre d’expérimentations médicales sur des personnes déportées à Auschwitz. En 1956, Fritz Ter Meer, criminel de guerre nazi condamné, est d’ailleurs nommé comme président de Bayer. Le laboratoire est également impliqué dans l’affaire du sang contaminé…

Un sacré palmarès pour l’une des plus grandes et des plus polluantes multinationales au monde, qui tue et détruit en toute impunité pour le profit depuis des décennies.

Des actions en justice visant à engager la responsabilité de l’État français sont aujourd’hui envisagées par plusieurs patientes souffrant de tumeurs cérébrales suite à la prise de l’Androcur. Il y aurait plus de 50 recours en préparation sur près de 450 dossiers révélés. « Les victimes accusent notamment l’État de retard dans la mise en place de mesures de prévention, alors que la dangerosité de l’Androcur et les risques de méningiome sont connus depuis plusieurs années », depuis 2004 selon l’avocat des parties civiles. Mais l’information n’aurait été donnée selon lui à l’État et aux médecins que 10 ans plus tard. Alors qu’ont fait l’État et les services de sécurité du médicament une fois informés d’un tel scandale ? La mise en place d’un numéro vert pour les patients exposés à ce médicament en 2018 !

Bien que le nombre de prescription ait aujourd’hui drastiquement baissé, on comptait néanmoins encore en novembre 2023 autour de 10.000 patientes traitées par Androcur. Mais ce sont aussi deux autres progestatifs qui sont mis en cause, eux aussi depuis plusieurs années, dans la survenance de méningiomes : « Le Lutéran, produit par Sanofi, qui augmente le risque par 5,5, et le Lutényl de la société Théramex, qui augmente le risque par 7,5 » précise Streetpress.

Il y a non seulement eu mise en danger de la vie d’autrui mais également dissimulation de ces informations connues depuis des années ! Et la santé de plusieurs milliers de personnes sous ces traitements continue d’être mise en danger. De nombreux autres médicaments et progestatifs sont en attente de nouvelles études… On redoute donc les prochains scandales qui ne manqueront pas d’éclater dans les années à venir. D’ici là, espérons que la santé des personnes sexisées intéresse l’opinion publique !

Alors que des milliers de personnes souffrent de pathologies gynécologiques mal soignées, mal documentées, mal prises en charge… aucune alternative n’est proposée à ces médicaments que l’on sait potentiellement dangereux. Le gouvernement quant à lui continue même de nier l’absolue nécessité d’un simple congé menstruel.

Il y a quelques jours seulement l’élue renaissance Brigitte Liso vomissait de fausses informations concernant la problématique du congé menstruel largement revendiqué, estimant que les règles douloureuses « ne sont pas courantes » alors que « plus d’une salariée sur deux déclare avoir des règles douloureuses (53%) et dit avoir déjà été confrontée à des difficultés liées à leurs règles au travail (65%) » révélait un sondage Ifop en 2022.

C’est un nouveau crachat aux visages des personnes souffrantes, qui ont besoin de traitements pour soulager leurs douleurs et vivre librement. Ces scandales sanitaires genrés nous rappellent le mépris que subissent toujours les personnes sexisées dans tous les aspects de leur vie.

 

Source : https://contre-attaque.net/2024/04/03/scandale-sanitaire-des-tumeurs-causees-par-des-medicaments-destines-a-des-pathologies-gynecologiques/

mardi 9 avril 2024

« À la dérive depuis une semaine, abandonné.e.s en dépit de toutes les lois qui obligent à l’assistance à personnes en danger »

« À la dérive depuis une semaine, 

abandonné.e.s 

en dépit de toutes les lois 

qui obligent à l’assistance 

à personnes en danger » 

 


 

2 avril 2024

« J’ai rencontré un homme qui a perdu sa femme et son bébé d’un an et demi durant la traversée » raconte Lucille, coordinatrice de communication à bord de l’Ocean Viking. « Le bébé est mort les premiers jours, la mère le quatrième jour. À deux reprises, un hélicoptère a survolé l’embarcation en détresse. Les personnes naufragées ont fait de grands signes, espérant être secourues, mais rien ne s’est passé. » 

Des quelque 85 personnes parties de Zawiya en Libye une semaine plus tôt, seules 25 ont été retrouvées par nos équipes lors du sauvetage du 13 mars dernier. Comment se fait-il que cette embarcation n’ait pas été secourue plus tôt, alors que les survivants ont mentionné avoir été survolés à deux reprises ? Cette opération a fortement marqué nos équipes, qui témoignent de cet épisode dramatique.

Lire aussi le témoignage d’Ibrahima, l’un des 25 survivants 

En ce 13 mars, vers 10h15, l’Ocean Viking se dirigeait vers la position d’une autre embarcation signalée par l’avion humanitaire Sea Bird 2, à 49 milles nautiques de là, lorsqu’une minuscule tache grise est apparue à l’horizon. Les canots de sauvetage sont aussitôt partis en reconnaissance.  

Charlie, marin-sauveteur au sein de nos équipes depuis les premiers sauvetages de l’Aquarius en 2016, a vu d’autres naufrages, y compris mortels, comme celui du 22 avril 2021. Il a donc rapidement détecté une situation anormale. « Lorsque nous nous sommes approchés pour la première évaluation et que nous avons vu combien ils étaient peu nombreux dans l’embarcation pneumatique, j’ai senti que quelque chose n’allait pas… Mais quand nous avons vu leur état, des images terribles me sont venues, j’ai pressenti ce qui leur était réellement arrivé – ce qui a été confirmé par la suite par leurs témoignages. » 

Patrick, lui aussi marin-sauveteur, détaille : « c’était une embarcation difficile à repérer au milieu des vagues. Mais à mesure que nous nous rapprochions, une certitude nous gagnait : elle était anormalement vide. À notre arrivée, quelques personnes ont faiblement agité les bras et sont restées silencieuses. Deux personnes inconscientes gisaient au fond du bateau. Un homme a répété trois fois « beaucoup de gens sont morts ». » 

En l’espace de 30 minutes, les équipes transfèrent les 25 personnes naufragées sur l’Ocean Viking où elles sont prises en charge par l’équipe soignante qui active aussitôt un plan médical d’urgence. 

« Un autre survivant m’a donné son nom. J’essayais de le réconforter sans savoir s’il pouvait m’entendre »

Patrick, marin-sauveteur

 Mais pour l’heure, Patrick se concentre sur sa mission : il doit évaluer l’une des deux personnes inconscientes à bord de son canot de sauvetage. « En approchant mon oreille de son visage, j’ai pu entendre des gargouillis provenant de ses poumons. Il avait du mucus jaune autour de la bouche. Ses paupières, immobiles, étaient pratiquement closes, à l’exception d’une petite fente révélant le blanc de ses yeux. Il a été difficile de le mettre en position de récupération, car ses membres étaient rigides. Un survivant m’a donné son nom. J’essayais de le réconforter sans savoir s’il pouvait m’entendre. » 

Les deux hommes inconscients ont ensuite été transportés sur le pont de l’Ocean Viking pour être pris en charge par l’équipe médicale, qui n’a pu les réanimer et a immédiatement demandé une évacuation sanitaire d’urgence aux autorités maritimes italiennes. Il était 17h20 lorsque l’hélicoptère des garde-côtes italiens a procédé à l’évacuation vers la Sicile. L’équipe apprendra plus tard que l’un des survivants est décédé. Les témoignages des rescapés confirmeront aussi les hypothèses des marins : après trois jours le moteur est tombé en panne. Sans eau ni nourriture, les naufragé.e.s ont dû se résoudre à boire de l’eau de mer. Peu à peu, une soixantaine de personnes sont mortes. 

 

Parmi les 25 survivants secourus, deux personnes ont immédiatement été placées sous intraveineuse alors que les différentes urgences étaient prises en charge dans l’abri des femmes, transformé en salle de soins pour dispenser les premiers secours d’urgence. Dans ces situations, tou.te.s les membres de l’équipe sont appelé.e.s à participer aux soins. 

Dans le cadre du plan médical d’urgence, Anne, médecin à bord, assistée de Rebecca la cheffe d’équipe de soins et d’un troisième membre d’équipe médicale, a dû prendre en charge simultanément 25 rescapés « à l’extrême limite de leur résistance physique » à leur arrivée sur le navire. « Deux hommes étaient inconscients, beaucoup d’autres en hypothermie, presque tous extrêmement déshydratés, n’ayant bu qu’un peu d’eau de mer pour survivre. Tous étaient dans un état de grande détresse psychologique après avoir vu mourir des dizaines de personnes, dont des membres de leur famille, dans leur embarcation de fortune. » 

Rebecca explique que « les survivants avaient du mal à tolérer les liquides ou la nourriture, et avaient besoin d’aide pour se tenir debout ou marcher et pour leurs besoins quotidiens. Nombre d’entre eux présentaient des brûlures cutanées multiples, nécessitant une attention particulière et des changements de pansements fréquents pour éviter les infections. »  

Pendant que l’équipe médicale dispensait les premiers soins physiques et psychologiques à ces personnes traumatisées, d’autres embarcations en péril demandaient assistance. Un autre sauvetage sera mené dès le soir puis deux autres le lendemain, 14 mars, portant le nombre de personnes secourues à 361 rescapé.e.s, parmi lesquels des femmes enceintes et des enfants.

Lire le récapitulatif de cette mission de mars 2024 

Aujourd’hui, l’Ocean Viking est à nouveau en opération après un changement d’équipage et l’avitaillement du navire. Les personnes rescapées ont été débarquées à Catane pour les 23 survivants du premier sauvetage, et à Ancône, après plusieurs jours de navigation, pour celles et ceux des trois autres sauvetages de cette mission.

Mais la colère, devant l’absence de coordination en mer, n’est pas prête de quitter nos équipes.

Thérèse, marin-sauveteuse, lorsqu’elle a trouvé cette embarcation à moitié vide, s’est tout de suite imaginé la scène : « des corps aimés, devenus encombrants qu’il faut jeter à la mer ». Aujourd’hui, encore, son émotion est grande. « Ils dérivaient depuis une semaine, abandonnés. Abandonnés en dépit de toutes les lois qui obligent à l’assistance des personnes en danger. En dépit du droit maritime international qui oblige au sauvetage en mer. Ils sont 24 survivants à pouvoir témoigner. Et nous avec eux. » 

Au vu de ces graves événements, et sans réponse à de nombreuses questions, SOS MEDITERRANEE demande qu’une enquête indépendante soit diligentée sur les circonstances entourant la perte de 60 vies à bord de l’embarcation de fortune retrouvée le 13 mars dernier. C’est une question de dignité : pour les morts, pour les survivants, pour nos équipes.

Entendre le très émouvant reportage de RFI, qui était à bord de l’Ocean Viking 

Crédits photos : Johanna de Tessières/SOS MEDITERRANEE  


Source : https://sosmediterranee.fr/focus/derive-une-semaine-abandonnes-lois-assistance-personnes-en-danger/?actId=ebwp0YMB8s1vSCreFIno_NUcvuQDVN7agmFTt2FsrXvz5hFNmttUo02228dPxS1E&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=501778

dimanche 7 avril 2024

Mozart de la finance : détruire les services publics mais augmenter les dépenses

 

Mozart de la finance : 

détruire les services publics 

mais 

augmenter les dépenses

 


Nos gouvernants sont des champions du monde. Ils ont réussi à la fois à faire exploser la dette et à détruire les services publics en même temps !

26 mars 2024

Normalement c’est l’un ou l’autre. D’ailleurs, les libéraux passent leur temps à dire qu’il faudrait réduire les services publics et les aides sociales pour faire baisser la dette. Pourtant Macron c’est à la fois une dette qui explose, des services publics en lambeaux et des impôts et taxes très élevées.

La dette bat des records : au quatrième trimestre 2023, la dette publique augmente de 8,1 milliards d’euros et s’établit à 110,6% du PIB. Dans le même temps, le déficit public annoncé par l’Insee, a largement dépassé les prévisions du gouvernement en 2023. Il s’élève à 5,5% du produit intérieur brut (PIB), soit 154 milliards d’euros, en 2023, un chiffre très supérieur aux 4,9% inscrits par le ministère de l’économie dans la loi de finances pour 2024.

Dans le même temps, plus aucun service public ne fonctionne. Des bébés, des adolescents ou des seniors meurent dans les couloirs d’hôpitaux faute de soins. Les collèges et lycées publics tombent en lambeaux et il manque des milliers de profs dans les classes. La Poste est quasiment privatisée et fonctionne grâce à des précaires, comme bientôt la SNCF.

En septembre dernier le collectif Nos services publics, composé de fonctionnaires, expliquait dans un rapport de 300 pages sur l’évolution des services publics depuis 40 ans comment tout avait été méthodiquement détruit dans l’éducation, la santé, la justice ou les transports. Une destruction justifiée par le besoin de « faire des économies » et de retrouver « l’équilibre budgétaire ».

Mais alors, où va l’argent, puisque le dynamitage des services publics n’a même pas permis de limiter les prétendus déficits ? Dans les poches des capitalistes. En février 2022 une « commission d’enquête sur l’influence croissante des cabinets de conseil au sein de l’État » au Sénat avait montré une privatisation de fond de l’appareil d’État dans son ensemble, avec un recours généralisé à « l’externalisation privée ». En clair : on arrose des entreprises privées avec de l’argent public pour effectuer, cher et mal, des missions qui auraient pu être réalisées par le public.

L’externalisation représente aujourd’hui plus de 160 milliards d’euros. C’est l’équivalent du quart du budget de l’État ! N’oublions pas qu’en plus, l’État verse sous forme « d’aide aux entreprises » entre 150 et 200 milliards d’euros aux patrons. Et que l’école privée est arrosée de milliards d’euros qui pourrait très bien se contenter de l’argent des familles séparatistes.

Macron a été présenté comme un « Mozart de la finance » et un génie de l’économie. En réalité, c’est un néolibéral fanatique qui détruit tout sur son passage et rackette la population pour arroser ses amis riches et armer sa milice personnelle. C’est littéralement le fonctionnement d’une mafia.


Le néolibéralisme n’est pas la «maîtrise des dépenses», mais l’utilisation de l’État au service d’intérêts privés. Pour le dire avec des mots simples : c’est un pillage organisé violent, qui détruit des millions de vies.

 

Source : https://contre-attaque.net/2024/03/26/mozart-de-la-finance-detruire-les-services-publics-mais-augmenter-les-depenses/