Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan. Mais pas que. Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...
BLOG EN COURS D'ACTUALISATION... ...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...
Les
contre-vérités visant les personnes étrangères sont récurrentes depuis
de nombreuses années dans l’environnement politique et médiatique.
Depuis quelques mois, autour de l’adoption de la loi asile et
immigration, le phénomène s’est encore intensifié.
Alors
que les débats autour des prochaines élections européennes sont à
nouveau l’occasion d’un déferlement de mensonges et de stigmatisation
des personnes exilées,
Dans
un contexte politique et médiatique trop souvent saturé de discours
attisant les peurs, la haine et considérant toutes les personnes
étrangères comme une menace pour la France et pour l’Europe, un sursaut
citoyen est essentiel. Mobilisons-nous !
Avec la situation de sécheresse qui frappe les Pyrénées Orientales, nous proposons un moment autour d'un repas concert le dimanche 14 avril.
Tout
le monde est le bienvenu : tous les citoyens préoccupés par le manque
d'eau, musiciens, artistes, associations, agriculteurs, syndicats,
animaux de compagnie , vélos …
Dress code vintage conseillé comme le projet : tenue de golfeur, banderoles, pancartes !
Si
vous êtes une association et que vous voulez vous rajouter à la co
organisation sur FB n hesitez pas à nous le faire savoir ! Tous unis
contre le golf !
Alors
que les opposants espéraient sa mise à l'arrêt, le projet de golf reste
toujours d'actualité après une réunion jeudi 4 avril à Paris entre le
ministre de la Transition Ecologique, les promoteurs et la maire de
Villeneuve-de-la-Raho.
Il
y a deux semaines, Christophe Béchu avait prévenu : il ne convoque pas
la maire de Villeneuve et les promoteurs du projet de golf dans son
bureau "pour prendre le café". Le ministre de la Transition Ecologique avait alors précisé "qu'il ne soutenait pas le projet".
On
ne sait pas ce que les participants à la réunion ont bu ce jeudi
après-midi au ministère, mais les discussions ont duré une bonne heure
et il n'a pas été question d'annulation malgré la très forte opposition qui s'exprime ici dans les Pyrénées-Orientales. "Les travaux et les échanges continuent" indique le préfet Thierry Bonnier qui participait à la rencontre.
Selon
nos informations, l'objectif est toujours de rendre ce golf 18 trous
encore plus vertueux sur le plan écologique et encore moins gourmand en
eau. "Des solutions existent" assure-t-on. Les opposants espéraient pourtant un abandon pur et simple
de l'aménagement. Ce n'est visiblement pas d'actualité. Dans ce
dossier, les promoteurs du golf et des 600 logements ont déjà investi
plusieurs millions d'euros. La somme de 20 millions est avancée.
Depuis cette réunion, ni la maire de Villeneuve-de-la-Raho ni les aménageurs n'ont répondu à nos sollicitations. Une communication serait envisagée la semaine prochaine, sans qu'on sache pour l'instant si elle viendra des promoteurs, du ministère ou de la mairie.
Une récente étude publiée par le British Médical Journal,
le 27 mars 2024, démontre que plusieurs contraceptifs progestatifs
notamment utilisés pour le traitement des symptômes de l’endométriose et
d’autres pathologies gynécologiques sont la cause de tumeurs cérébrales
(méningiomes intracrâniens), dont les médicaments Androcur, Lutéran et
Lutenyl.
D’autres progestatifs n’ont pas encore fait l’objet d’étude sur ces
risques, notamment Dienogest (pourtant remboursé par la sécurité sociale
depuis 2020 en France), ou encore sur l’acétate de médroxyprogestérone,
un contraceptif injectable qui concerne pas moins de « 74 millions
d’utilisatrices, souvent précaires, principalement dans des pays à bas
niveau socio-économique ».
Ces médicaments sont non seulement utilisés comme contraceptifs, mais
aussi bien souvent comme seules propositions pour alléger les symptômes
de différentes pathologies gynécologiques telles que l’endométriose, le
syndrome des ovaires polykystiques ou encore en traitement hormonal
substitutif de la ménopause ou dans des parcours de PMA. Ce sont
plusieurs centaines de milliers de personnes qui sont concernées rien
qu’en France !
On se doute que si de telles tumeurs étaient provoquées par un
médicament pris par une large partie de la population masculine, cela
provoquerait une onde de choc dans le corps médical mais également dans
toute la société, jusqu’aux plus hautes sphères de l’État. Mais sans
surprise, lorsqu’il s’agit de médicaments aux risques létaux prescrits
uniquement à des femmes et personnes menstruées… alors le scandale est
vite oublié.
Ces révélations ne sont pourtant pas nouvelles, puisque l’Agence
Nationale du médicament publiait déjà une étude sur le sujet le 26 juin
dernier, comme le rapporte le journal Libération, qui avait déjà publié un article sur une précédente étude
de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament cinq ans plus tôt sur
les risques de tumeurs cérébrales liées à l’Androcur, en 2018. Un
médicament commercialisé par le Laboratoire Bayer, prescrit depuis les
années 80, et qui l’est toujours aujourd’hui ! En 2018, Libération
s’interrogeait déjà : « Pourquoi ce médicament a-t-il continué à être
prescrit largement alors qu’une première alerte a été émise dès 2009 ? »
Nous sommes 15 ans plus tard et ce médicament peut toujours être
prescrit.
Rappelons que le laboratoire Bayer est loin d’être une firme
soucieuse de la santé des individus et de l’environnement :
parallèlement à ses activités pharmaceutiques, il fait également fortune
dans l’agrochimie (la production de pesticides ou encore de semences
génétiquement modifiées) et dans l’agro-industrie, notamment en
rachetant la multinationale Monsanto, cumulant ainsi des dizaines de
milliards d’euros sur le dos de la santé de la population mondiale et de
l’environnement.
Impliqué dans un grand nombre de scandales sanitaires, Bayer a été
poursuivi en 2015 pour le contraceptif Essure, soupçonné de causer de
graves effets neurologiques, musculaires, hémorragiques et allergiques,
ou encore pour son désherbant cancérigène Round-Up, qui a fait l’objet
en 2018 de 8700 procès et 18.000 plaintes déposées. En 2011, 9000
plaintes avaient été déposées contre Bayer concernant des moyens de
contraception à l’origine de graves effets secondaires, par exemple
celle de la mère d’une étudiante décédée d’une embolie pulmonaire causée
par une pilule.
L’histoire de l’entreprise est encore plus sombre, puisqu’elle a été
impliquée dans des trafics d’être humains dans le cadre
d’expérimentations médicales sur des personnes déportées à Auschwitz. En
1956, Fritz Ter Meer, criminel de guerre nazi condamné, est d’ailleurs
nommé comme président de Bayer. Le laboratoire est également impliqué
dans l’affaire du sang contaminé…
Un sacré palmarès pour l’une des plus grandes et des plus polluantes
multinationales au monde, qui tue et détruit en toute impunité pour le
profit depuis des décennies.
Des actions en justice visant à engager la responsabilité de l’État
français sont aujourd’hui envisagées par plusieurs patientes souffrant
de tumeurs cérébrales suite à la prise de l’Androcur. Il y aurait plus de 50 recours en préparation sur près de 450 dossiers révélés.
« Les victimes accusent notamment l’État de retard dans la mise en place
de mesures de prévention, alors que la dangerosité de l’Androcur et les
risques de méningiome sont connus depuis plusieurs années », depuis 2004
selon l’avocat des parties civiles. Mais l’information n’aurait été
donnée selon lui à l’État et aux médecins que 10 ans plus tard. Alors
qu’ont fait l’État et les services de sécurité du médicament une fois
informés d’un tel scandale ? La mise en place d’un numéro vert pour les
patients exposés à ce médicament en 2018 !
Bien que le nombre de prescription ait aujourd’hui drastiquement
baissé, on comptait néanmoins encore en novembre 2023 autour de 10.000
patientes traitées par Androcur. Mais ce sont aussi deux autres
progestatifs qui sont mis en cause, eux aussi depuis plusieurs années,
dans la survenance de méningiomes : « Le Lutéran, produit par Sanofi, qui
augmente le risque par 5,5, et le Lutényl de la société Théramex, qui
augmente le risque par 7,5 » précise Streetpress.
Il y a non seulement eu mise en danger de la vie d’autrui mais
également dissimulation de ces informations connues depuis des années !
Et la santé de plusieurs milliers de personnes sous ces traitements
continue d’être mise en danger. De nombreux autres médicaments et
progestatifs sont en attente de nouvelles études… On redoute donc les
prochains scandales qui ne manqueront pas d’éclater dans les années à
venir. D’ici là, espérons que la santé des personnes sexisées intéresse
l’opinion publique !
Alors que des milliers de personnes souffrent de pathologies
gynécologiques mal soignées, mal documentées, mal prises en charge…
aucune alternative n’est proposée à ces médicaments que l’on sait
potentiellement dangereux. Le gouvernement quant à lui continue même de
nier l’absolue nécessité d’un simple congé menstruel.
Il y a quelques jours seulement l’élue renaissance Brigitte Liso
vomissait de fausses informations concernant la problématique du congé
menstruel largement revendiqué, estimant que les règles douloureuses « ne
sont pas courantes » alors que « plus d’une salariée sur deux déclare
avoir des règles douloureuses (53%) et dit avoir déjà été confrontée à
des difficultés liées à leurs règles au travail (65%) » révélait un
sondage Ifop en 2022.
C’est un nouveau crachat aux visages des personnes souffrantes, qui
ont besoin de traitements pour soulager leurs douleurs et vivre
librement. Ces scandales sanitaires genrés nous rappellent le mépris que
subissent toujours les personnes sexisées dans tous les aspects de leur
vie.
« J’ai rencontré un homme qui a
perdu sa femme et son bébé d’un an et demi durant la traversée »
raconte Lucille, coordinatrice de communication à bord de l’Ocean
Viking. « Le bébé est mort les premiers jours, la mère le quatrième
jour. À deux reprises, un hélicoptère a survolé l’embarcation en
détresse. Les personnes naufragées ont fait de grands signes, espérant
être secourues, mais rien ne s’est passé. »
Des quelque 85 personnes parties de Zawiya en Libye une semaine plus
tôt, seules 25 ont été retrouvées par nos équipes lors du sauvetage du
13 mars dernier. Comment se fait-il que cette embarcation n’ait pas été
secourue plus tôt, alors que les survivants ont mentionné avoir été
survolés à deux reprises ? Cette opération a fortement marqué nos
équipes, qui témoignent de cet épisode dramatique.
En ce 13 mars, vers 10h15, l’Ocean Viking se dirigeait vers la
position d’une autre embarcation signalée par l’avion humanitaire Sea
Bird 2, à 49 milles nautiques de là, lorsqu’une minuscule tache grise
est apparue à l’horizon. Les canots de sauvetage sont aussitôt partis en
reconnaissance.
Charlie, marin-sauveteur au sein de nos équipes depuis les premiers
sauvetages de l’Aquarius en 2016, a vu d’autres naufrages, y compris
mortels, comme celui du 22 avril 2021. Il a donc rapidement détecté une situation anormale. « Lorsque
nous nous sommes approchés pour la première évaluation et que nous
avons vu combien ils étaient peu nombreux dans l’embarcation
pneumatique, j’ai senti que quelque chose n’allait pas… Mais quand nous
avons vu leur état, des images terribles me sont venues, j’ai pressenti
ce qui leur était réellement arrivé – ce qui a été confirmé par la suite
par leurs témoignages. »
Patrick, lui aussi marin-sauveteur, détaille :« c’était
une embarcation difficile à repérer au milieu des vagues. Mais à mesure
que nous nous rapprochions, une certitude nous gagnait : elle était
anormalement vide. À notre arrivée, quelques personnes ont faiblement
agité les bras et sont restées silencieuses. Deux personnes
inconscientes gisaient au fond du bateau. Un homme a répété trois fois
« beaucoup de gens sont morts ». »
En l’espace de 30 minutes, les équipes transfèrent les 25 personnes naufragées sur l’Ocean Viking où elles sont prises en charge par l’équipe soignante qui active aussitôt un plan médical d’urgence.
« Un autre survivant m’a donné son nom. J’essayais de le réconforter sans savoir s’il pouvait m’entendre »
Patrick, marin-sauveteur
Mais pour l’heure, Patrick se concentre sur sa mission : il doit
évaluer l’une des deux personnes inconscientes à bord de son canot de
sauvetage. « En approchant mon oreille de son visage, j’ai pu
entendre des gargouillis provenant de ses poumons. Il avait du mucus
jaune autour de la bouche. Ses paupières, immobiles, étaient
pratiquement closes, à l’exception d’une petite fente révélant le blanc
de ses yeux. Il a été difficile de le mettre en position de
récupération, car ses membres étaient rigides. Un survivant m’a donné
son nom. J’essayais de le réconforter sans savoir s’il pouvait
m’entendre. »
Les deux hommes inconscients ont ensuite été transportés sur le pont
de l’Ocean Viking pour être pris en charge par l’équipe médicale, qui
n’a pu les réanimer et a immédiatement demandé une évacuation sanitaire
d’urgence aux autorités maritimes italiennes. Il était 17h20 lorsque
l’hélicoptère des garde-côtes italiens a procédé à l’évacuation vers la
Sicile. L’équipe apprendra plus tard que l’un des survivants est décédé.
Les témoignages des rescapés confirmeront aussi les hypothèses des
marins : après trois jours le moteur est tombé en panne. Sans eau ni
nourriture, les naufragé.e.s ont dû se résoudre à boire de l’eau de mer.
Peu à peu, une soixantaine de personnes sont mortes.
Parmi
les 25 survivants secourus, deux personnes ont immédiatement été
placées sous intraveineuse alors que les différentes urgences étaient
prises en charge dans l’abri des femmes, transformé en salle de soins
pour dispenser les premiers secours d’urgence. Dans ces situations,
tou.te.s les membres de l’équipe sont appelé.e.s à participer aux
soins.
Dans le cadre du plan médical d’urgence, Anne, médecin à bord,
assistée de Rebecca la cheffe d’équipe de soins et d’un troisième membre
d’équipe médicale, a dû prendre en charge simultanément 25 rescapés « à l’extrême limite de leur résistance physique » à leur arrivée sur le navire. « Deux
hommes étaient inconscients, beaucoup d’autres en hypothermie, presque
tous extrêmement déshydratés, n’ayant bu qu’un peu d’eau de mer pour
survivre. Tous étaient dans un état de grande détresse psychologique
après avoir vu mourir des dizaines de personnes, dont des membres de
leur famille, dans leur embarcation de fortune. »
Rebecca explique que « les survivants avaient du mal à tolérer
les liquides ou la nourriture, et avaient besoin d’aide pour se tenir
debout ou marcher et pour leurs besoins quotidiens. Nombre d’entre eux
présentaient des brûlures cutanées multiples, nécessitant une attention
particulière et des changements de pansements fréquents pour éviter les
infections. »
Pendant que l’équipe médicale dispensait les premiers soins physiques
et psychologiques à ces personnes traumatisées, d’autres embarcations
en péril demandaient assistance. Un autre sauvetage sera mené dès le
soir puis deux autres le lendemain, 14 mars, portant le nombre de
personnes secourues à 361 rescapé.e.s, parmi lesquels des femmes
enceintes et des enfants.
Aujourd’hui, l’Ocean Viking est à nouveau en opération après
un changement d’équipage et l’avitaillement du navire. Les personnes
rescapées ont été débarquées à Catane pour les 23 survivants du premier
sauvetage, et à Ancône, après plusieurs jours de navigation, pour celles
et ceux des trois autres sauvetages de cette mission.
Mais la colère, devant l’absence de coordination en mer, n’est pas prête de quitter nos équipes.
Thérèse, marin-sauveteuse, lorsqu’elle a trouvé cette embarcation à moitié vide, s’est tout de suite imaginé la scène : « des corps aimés, devenus encombrants qu’il faut jeter à la mer ». Aujourd’hui, encore, son émotion est grande. « Ils
dérivaient depuis une semaine, abandonnés. Abandonnés en dépit de
toutes les lois qui obligent à l’assistance des personnes en danger. En
dépit du droit maritime international qui oblige au sauvetage en mer.
Ils sont 24 survivants à pouvoir témoigner. Et nous avec eux. »
Au vu de ces graves événements, et sans réponse à de
nombreuses questions, SOS MEDITERRANEE demande qu’une enquête
indépendante soit diligentée sur les circonstances entourant la perte de
60 vies à bord de l’embarcation de fortune retrouvée le 13 mars
dernier. C’est une question de dignité : pour les morts, pour les
survivants, pour nos équipes.
Normalement c’est l’un ou l’autre. D’ailleurs, les libéraux passent
leur temps à dire qu’il faudrait réduire les services publics et les
aides sociales pour faire baisser la dette. Pourtant Macron c’est à la
fois une dette qui explose, des services publics en lambeaux et des
impôts et taxes très élevées.
La dette bat des records : au quatrième trimestre 2023, la dette
publique augmente de 8,1 milliards d’euros et s’établit à 110,6% du PIB.
Dans le même temps, le déficit public annoncé par l’Insee, a largement
dépassé les prévisions du gouvernement en 2023. Il s’élève à 5,5% du
produit intérieur brut (PIB), soit 154 milliards d’euros, en 2023, un
chiffre très supérieur aux 4,9% inscrits par le ministère de l’économie
dans la loi de finances pour 2024.
Dans le même temps, plus aucun service public ne fonctionne. Des
bébés, des adolescents ou des seniors meurent dans les couloirs
d’hôpitaux faute de soins. Les collèges et lycées publics tombent en
lambeaux et il manque des milliers de profs dans les classes. La Poste
est quasiment privatisée et fonctionne grâce à des précaires, comme
bientôt la SNCF.
En septembre dernier le collectif Nos services publics, composé de
fonctionnaires, expliquait dans un rapport de 300 pages sur l’évolution
des services publics depuis 40 ans comment tout avait été méthodiquement
détruit dans l’éducation, la santé, la justice ou les transports. Une
destruction justifiée par le besoin de « faire des économies » et de
retrouver « l’équilibre budgétaire ».
Mais alors, où va l’argent, puisque le dynamitage des services
publics n’a même pas permis de limiter les prétendus déficits ? Dans les
poches des capitalistes. En février 2022 une « commission d’enquête sur
l’influence croissante des cabinets de conseil au sein de l’État » au
Sénat avait montré une privatisation de fond de l’appareil d’État dans
son ensemble, avec un recours généralisé à « l’externalisation privée ».
En clair : on arrose des entreprises privées avec de l’argent public
pour effectuer, cher et mal, des missions qui auraient pu être réalisées
par le public.
L’externalisation représente aujourd’hui plus de 160 milliards
d’euros. C’est l’équivalent du quart du budget de l’État ! N’oublions
pas qu’en plus, l’État verse sous forme « d’aide aux entreprises » entre
150 et 200 milliards d’euros aux patrons. Et que l’école privée est
arrosée de milliards d’euros qui pourrait très bien se contenter de
l’argent des familles séparatistes.
Macron a été présenté comme un « Mozart de la finance » et un génie de
l’économie. En réalité, c’est un néolibéral fanatique qui détruit tout
sur son passage et rackette la population pour arroser ses amis riches
et armer sa milice personnelle. C’est littéralement le fonctionnement
d’une mafia.
Le
néolibéralisme n’est pas la «maîtrise des dépenses», mais l’utilisation
de l’État au service d’intérêts privés. Pour le dire avec des mots
simples : c’est un pillage organisé violent, qui détruit des millions de
vies.