Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...

lundi 5 décembre 2022

La Lettre d'Info Alchimique ;) Prades 66500

 

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Appel à bénévole :

La redistribution de cadeaux se fera le dimanche 18 décembre à l'Atelier de l'Entonnoir !

Si vous voulez participer à cette distribution, n'hésitez pas à nous contacter ☺

contact@assoalchimie.org

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Les mardis sont les jours de permanence !

C'est le moment idéal pour découvrir l'association dans son ensemble. Proposer un atelier, une activité, une animation ... récolter des renseignements ... Visiter l'exposition du moment...

La coordinatrice de la Vie du Lieu Mona, se fera un plaisir de vous accompagner dans la mise en place de vos projets à l'Alchimie :)

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Bar-café ouvert et

P'tite restauration Bio, locale, artisanale et le samedi, c'est GLUTEN FREE !

De 9h à 15h

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- Rencontre autour de la sortie du 2ème livre de David Roux (Pradéen) : La poésie de l'outil, éditions Librinova. A partir de 11h jusqu'un bon midi, le mardi 13 décembre.

 

- Rencontre informative sur les dangers des ondes électromagnétiques.

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L'équipe de l'Alchimie part bientôt en vacances !

Mais si vous voulez vous réunir, organiser quelques choses pendant les fêtes, contactez Mona par mail :

contact@assoalchimie.org

Appel à service civique pour 2023 - l'alchimie
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Couleur Famille - Atelier cuisine parents·enfants - 7 décembre
Couleur famille - atelier 1ers secours grand-parents·enfants - 20 décembre
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Au plaisir de vous croiser par ici ou par là :) Mona pour l'Alchimie

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Copyright © 2022 l'Alchimie
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dimanche 4 décembre 2022

Cette semaine on se mesure sur l'échiquier - A l'Entonnoir, 66500 Prades

Cette semaine,
Le tournoi d'échecs de fin d'année court de samedi en samedi, venez relever le défi!
Et les ateliers habituels : échecs, français, guitare, italien, la cantine et les espaces dons qui s'étendent, se vident et se remplissent

Empoisonnement au Chlordécone : stop au déni de justice


 

Empoisonnement au Chlordécone : 

stop au déni de justice

 


 

 

28 novembre 2022

Le parquet de Paris a requis un non-lieu dans l’affaire du Chlordécone ce jeudi 24 novembre 2022.

Le Chlordécone, insecticide produit par les firmes de l’agro-chimie américaine, a été répandu dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique à partir de 1972 pour lutter contre le charançon. Ce pesticide a été interdit en 1976 aux États-Unis. Pourtant, la substance est restée autorisée en France, aux Antilles, jusqu’en 1993. D’après Santé Publique France, la population antillaise est contaminée à près de 90 % par le Chlordécone. Le taux de cancer de la prostate y est deux fois supérieur à la moyenne mondiale, sans parler des autres types de cancers et de maladies au sujet desquels les autorités continuent de nier le lien de causalité… La pollution des sols est durable. La molécule du chlordécone, très persistante, est désormais présente partout : dans les sols – sur plus de 40 000 hectares de terres potentiellement polluées –, dans les cours d’eau, et même en milieu marin. 

En 2006, plusieurs associations martiniquaises et guadeloupéennes avaient déposé plainte pour empoisonnement, mise en danger de la vie d’autrui et administration de substance nuisible. Une information judiciaire avait été ouverte au tribunal judiciaire de Paris en 2008.

Après 16 ans d’enquête, le parquet de Paris a donc demandé un non-lieu pour l’empoisonnement à grande échelle. Selon lui, les faits seraient prescrits. L’indignation est forte dans la population guadeloupéenne et martiniquaise. Cette indignation est la nôtre. Depuis des années, les nombreuses mobilisations citoyennes et écologistes exigent que justice soit faite.

Malgré les plans Chlordécone successifs des gouvernements pour s’attaquer aux conséquences de cette pollution, malgré l’ajout par les autorités, en décembre 2021, du cancer de la prostate lié à une surexposition aux pesticides au tableau des maladies professionnelles, ouvrant ainsi la voie à l’indemnisation des ouvriers agricoles malades, la vérité et la justice ne sont toujours pas reconnues. Les habitantes et habitants de la Guadeloupe et de la Martinique attendent une condamnation exemplaire des responsables de cet empoissonnement massif.

En 2019, le rapport de la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale sur l’utilisation du Chlordécone avait désigné l’État « premier responsable » du scandale, pour avoir autorisé l’emploi de cette substance pendant deux décennies, alors que les scientifiques avaient exprimé des réserves dès le début des années 1970 et que l’Organisation mondiale de la santé l’avait classée cancérogène possible dès 1979.

Les plaignants, parties civiles et militants, tel Harry Durimel, maire écologiste de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et avocat historique des victimes du Chlordécone, continueront jusqu’au bout la bataille juridique. Les associations et collectifs citoyens feront appel, même si le juge d’instruction prend une ordonnance de non-lieu comme il est à prévoir fin décembre 2022. Et si la cour d’appel confirme le non-lieu, elles et ils iront devant la Cour de cassation. Car la Cour de cassation a eu l’occasion de rappeler que lorsque les parties civiles ne connaissaient pas les faits dont elles sont atteintes, le délai de prescription ne court pas. Les parties civiles se prévaudront de cette jurisprudence. Les plaignants réfutent la prescription invoquée par le parquet. En effet, il n’est pas trop tard puisque l’empoisonnement est en cours. Et si les acteurs de cet empoisonnement échappent à la justice pénale, la justice administrative sera saisie pour continuer ce combat juridique afin d’obtenir une réponse à la hauteur de ce que cela représente pour le peuple antillais.

« Ne baissons pas les bras. Il n’est pas question qu’on se résigne à ce que l’homme antillais nouveau soit un homme chlordéconé. »

Harry Durimel

Génération Écologie réaffirme son soutien aux victimes du Chlordécone et son exigence de justice. Nous continuerons de lutter contre la loi du lobby de l’agro-chimie qui pollue nos sols, nos cours d’eau et nos océans menaçant gravement notre biodiversité et notre santé. Face à cette politique d‘empoisonnement, seul un modèle agricole basé sur l’agroécologie, le respect du vivant et la décroissance est envisageable.

Vincent DEFAUD

 

Source :  https://generationecologie.fr/2022/11/28/empoisonnement-au-chlordecone-stop-au-deni-de-justice/


samedi 3 décembre 2022

Énergies renouvelables : des divergences entre majorité, extrême droite et insoumis

Énergies renouvelables : 

des divergences 

entre majorité, extrême droite 

et insoumis

 

La « mission-flash » sur l’acceptabilité des énergies renouvelables a rendu ses conclusions mercredi 9 novembre. Quelles divergences entre la France insoumise, Renaissance et le Rassemblement national ?

« Planifier, impliquer, concerter. » Cela parait élémentaire et pourtant c’est ce qui manque cruellement pour développer la production d’énergie renouvelable et augmenter sa part dans le mix énergétique français. Après trois mois de travail, trois députées de la commission de développement durable de l’Assemblée nationale ont présenté le 9 novembre le résultat de leur « mission-flash » sur « l’acceptabilité et les modalités de déploiement » des EnR.

Dix-huit auditions et table-ronde et une trentaine de contributions écrites ont amené Clémence Guetté (LFI/Nupes), Mathilde Paris (Rassemblement national) et Pascale Boyer (Renaissance) à s’entendre sur trois points essentiels :

  • planifier le développement des énergies renouvelables ;
  • impliquer les populations ;
  • accélérer l’instruction des projets (« sans pour autant que cela se fasse au détriment de la démarche de concertation et de participation de toutes les parties prenantes »).

Certes, les élues ont réussi à livrer un rapport commun, mais il s’en dégage trois visions très différentes. Et ce, alors que le projet de loi sur les énergies renouvelables — qui vient d’être accepté par le Sénat — doit être examiné dans quelques semaines par l’Assemblée nationale.

À Renaissance — et à l’extrême droite — on mise sur l’échelle locale. « Ce sont les maires qui sont les mieux placés pour concerter et définir les zones prioritaires d’implantation des renouvelables », a assuré Pascale Boyer, la corapporteuse de la majorité, lors de la présentation du rapport. Elle souhaite partir d’objectifs communaux pour les intégrer dans les documents d’urbanisme et de planification départementaux (SDEnR) et régionaux (Sraddet et S3REnR). Un vœu louable de mise en cohérence de plans souvent assez peu connus dont « les résultats des actions menées décrochent par rapport aux prévisions et à la trajectoire zéro émission nette », relevait en 2021 le Haut Conseil pour le climat. Selon Mathilde Paris, la députée d’extrême droite, il manque dans tous les cas de vraies consultations comme celles menées par la Commission nationale du débat public (CNDP) à l’échelle des territoires « et qui aient lieu avant que les projets ne soient décidés ».

Clémence Guetté, elle, a plaidé, comme le réclame La France insoumise, pour un pôle public de l’énergie. « Il est temps que l’État et les collectivités locales assument pleinement leur rôle de planificateurs de la transition énergétique. » Elle a poursuivi : « Les communes et les intercommunalités ne disposent pas de l’ingénierie territoriale nécessaire » tout en appuyant la volonté de « cibler par une cartographie, au niveau du bloc communal, le foncier adapté aux projets ». Elle estime aussi que « beaucoup de lest a été donné aux développeurs privés » avec des méthodes parfois « extrêmement agressives pour les riverains comme pour les élus locaux ».

L’éolien, la bête noire de l’extrême droite

Au Rassemblement national, l’attention est focalisée sur les acceptations différentes des énergies renouvelables en fonction de leur source, dont certaines « suscitent des débats ». Il est bien sûr question de la bête noire du parti d’extrême droite : les éoliennes. Cela a amené la corapporteuse Mathilde Paris à défendre un droit de veto du maire sur les projets — une proposition pourtant rejetée par le Sénat. Les conséquences environnementales des éoliennes ont été mentionnées, notamment sur les populations de chauves-souris, même si dans son audition, la Ligue pour la protection des oiseaux a précisé que les enjeux sont surtout concentrés dans les zones classées (ZPS, Natura 2000).

À la France insoumise, Clémence Guetté a déploré quant à elle que « les choses se soient faites dans le désordre » avec l’examen de cette loi d’accélération des renouvelables avant même que soient connues les conclusions du débat sur le mix énergétique et le contenu de la loi de programmation de l’énergie prévue en 2023. Mais pour mener ces débats et organiser la planification, il faudra des moyens. Or, l’usage brutal du 49.3 sur le projet de loi de Finances n’a pas permis à l’Assemblée nationale de débattre sur le fond des besoins des directions régionales et départementales de l’environnement ou des territoires (Dreal).

Le RN, LFI et le Parti communiste ne voteront pas la loi

Mises ensemble, ces propositions peuvent amorcer un changement de braquet sur la manière de développer les projets d’énergie renouvelable en France. En l’absence de majorité claire à l’Assemblée sur le texte de loi d’accélération des renouvelables, on peut imaginer que la coalition au pouvoir devra donner des contreparties à ses oppositions. Le RN, LFI et le Parti communiste ont déjà annoncé qu’en l’état, après passage et enrichissement devant le Sénat, ils ne voteraient pas ce projet de loi.

« Même si ce sont des principes généraux », les préconisations communes de la mission sont pour Clémence Guetté « des victoires politiques ». En tout cas, ces conclusions font écho à celles des rapports précédents, comme celui du Conseil économique social et environnemental de mars titré « Transition subie, transition choisie ? ». Sachant que les scénarios énergétiques publiés par RTE, Négawatt et l’Ademe cette année ont tous mis en avant la nécessité de déployer massivement les renouvelables. Sans cela, la France pourrait ne pas atteindre la neutralité carbone en 2050.

Rendez-vous dans dix jours dans les commissions de l’Assemblée pour savoir si une nouvelle fois, même sur un sujet réclamant un surplus de débat, la Première ministre, Élisabeth Borne, osera à nouveau passer en force.

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vendredi 2 décembre 2022

Le scandale invisible des ondes électromagnétiques


TOUS IRRADIÉS : 

le scandale invisible des ondes électromagnétiques

 

Nous sommes tous irradiés par les ondes électromagnétiques artificielles de nos téléphones, antennes relais, bornes wifi et autres compteurs intelligents, et nous sommes déjà en train de le payer. Les personnes électrohypersensibles (EHS), scientifiques, politiques, avocats et militants tirent la sonnette d’alarme, en vain. Enquête sur ce qui s’apparente à un scandale invisible.

Xavier, attaché-case à la main, costume trois pièces et cravate, est haut fonctionnaire. Il travaille près de la tour Eiffel avec deux portables dans la poche. Il a des projets plein la tête mais un jour, son corps dit stop.

Dans sa vie antérieure, Magalie menait une existence à cent à l’heure dans le marketing à Paris. D’un coup, impossible de dormir. Sa voisine lui informe que rien n’a changé, sauf le compteur Linky qui vient d’être installé chez elle. Magalie déplace son matelas dans la cuisine mais cela ne suffit pas. Rapidement, elle ne tolère plus le téléphone portable, le wifi… Elle doit fuir la capitale.

Enzo est chercheur à Grenoble. Il trouve un bel appartement au septième étage avec une vue imprenable sur les Alpes. Il a acheté ce bien pour ça. Il n’avait pas fait attention à l’antenne sur le toit de l’immeuble d’en face dont le sommet arrive pile au niveau de sa terrasse. Il faut dire qu’elles sont camouflées. Il profitait des rayons du soleil mais aussi des radiations de l’antenne jusqu’à ce que son corps ne lâche.

Virginie donne des cours de poterie. Elle se sent fatiguée ces derniers temps. Elle passe un appel avec son portable. Son oreille chauffe. Le lendemain, elle a des vertiges. Rapidement, sa vie en société devient impossible.


Magalie, Enzo, Virginie et Xavier sont tous électrohypersensibles (EHS). Ils le sont devenus. Tous ont un parcours et un profil différents, mais ils ont basculé dans une vie parallèle. Devenus hypersensibles aux ondes électromagnétiques artificielles, ils ont dû fuir du jour au lendemain à la recherche d’un coin à l’abri du fléau qui les affecte. Fini l’attaché-case, place aux nuits seuls dans la forêt. Une vie professionnelle à l’arrêt, une sphère familiale détruite, une vie sociale éclatée avec une étiquette de « perturbé » à gérer. L’électrohypersensibilité n’est toujours pas reconnue et pour les EHS la question qui les hante est : « Que voulez-vous faire de nous ? »

Pour survivre, les EHS cherchent des zones blanches que le gouvernement a décidé de supprimer dans le cadre du New Deal, pour réduire la fracture numérique. Pourtant 5% de la population française, soit environ 3,3 millions de personnes, souffrent, à des degrés variables, de sensibilité exacerbée aux ondes électromagnétiques, selon les dernières estimations réalisées par l’ANSES en 2018.



Les EHS donnent l’alerte, mais sommes-nous tous concernés ? Des chercheurs alertent, certains politiques relaient, la Justice condamne et rien ne se passe. Des études scientifiques ignorées, une recherche qui tourne au ralenti, un lobby puissant qui utilise la stratégie du doute comme précédemment pour l’amiante ou le tabac, des normes inadaptées et que nos téléphones portables ne respectent même pas. Chaque pièce du puzzle permet de mettre en lumière un problème sanitaire de grande ampleur. En route sur les traces de ce scandale invisible.

Enquête complète à découvrir dans le numéro 1 de La Brèche !

 

Source : https://journal-labreche.fr/?p=238&fbclid=IwAR2KX4x4IapM0lho2Hl-BuCQl564Owjmi3ozPuvRzqTLNJgJ2QXunlxgVmA

jeudi 1 décembre 2022

Le MRAP exprime sa solidarité à Josie Boucher et demande l’annulation des poursuites à son encontre


Pétition pour soutenir Josy Boucher :

https://chng.it/2JLwPvmk
 

 
 
Le MRAP exprime sa solidarité à Josie Boucher et demande l’annulation des poursuites à son encontre
 
Josie Boucher, militante associative, syndicale, politique, antiraciste engagée notamment dans la solidarité aux côtés des sans-papiers est poursuivie pour « injures à la commune de Perpignan, prise en la personne de son Maire en exercice, Louis Aliot, en l’espèce en tenant les propos suivants : « les réfugiés ukrainiens n’ont pas grand-chose à attendre des fascistes ». Les propos qui lui sont reprochés auraient été tenus lors d’une manifestation de solidarité avec les réfugiés ukrainiens.
 
Le MRAP considère que cette mise en examen constitue une atteinte grave à la liberté d’expression, liberté indispensable à toute démocratie. Il fait sienne la déclaration du comité de soutien à Josie Boucher. « En manifestant notre soutien à Josie, nous tenons aussi à dénoncer une tentative d’intimidation – qui nous concerne toutes et tous – de la part du Maire de Perpignan qui exprime là sa volonté de faire taire toute opposition ».
 
Le MRAP rappelle que le RN, parti de Louis Aliot, ne cesse de tenir des discours anti-immigration, rendant les immigré·e·s responsables de tous les problèmes sociaux imaginables (chômage, délinquance, échec scolaire…). À l’été 2021, celui-ci s’était violemment opposé à l’accueil de réfugié·e·s afghan·e·s en affirmant : « Je ne vois pas comment nous accueillerions des Afghans à Perpignan alors que nous sommes incapables de gérer les migrants qui peuplent déjà nos rues et saturent nos hébergements d’urgence ». À moins que les seul·e·s réfugié·e·s dignes d’être accueilli·e·s soient blanc.he.s et catholiques ?
 
N’oublions pas que dans sa volonté d’arriver au pouvoir le RN tente depuis plus de 10 ans de dédiaboliser son image, voilà pourquoi le terme de « fascistes » dérange Louis Aliot. Rappelons que Marine Le Pen avait tenté de faire condamner Jean-Luc Mélenchon lorsque celui-ci, en 2011, l’avait qualifiée de « fasciste ». Elle avait perdu un premier procès puis avait été déboutée aussi bien en appel qu’ensuite par la Cour de cassation, celle-ci jugeant que les propos de celui-ci, « exprimant l’opinion de leur auteur, dans le contexte d’un débat politique, au sujet des idées prêtées au responsable d’un parti politique, ne dépassaient pas les limites admissibles de la liberté d’expression ». Les propos tenus récemment à l’Assemblée Nationale par l’un de ses élus, Grégoire de Fournas, sont venus rappeler celles et ceux qui voulaient l’oublier que le racisme est bien au cœur de l’idéologie du FN/RN.
 
Le MRAP apporte son soutien plein et entier à Josie Boucher et exige l’arrêt des poursuites engagées à son encontre.