Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan. Mais pas que. Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...
BLOG EN COURS D'ACTUALISATION... ...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...
Reprise des activités sur un long fleuve tranquille...
Il y a quand même quelques actualités qui sauront attirer notre attention !
< Dimanche, 15h youpi ça y est le carnaval sera le théâtre de l'imagination qui nous habite tou.te.s !
> Mardi c'est la journée internationale des droits des femmes, pour des recettes à l'écriture inclusive et une masculinité concernée ? Ça vous inspire ?! Laissez un message au 0773303349
> Samedi 12 mars c'est l'A.G. de l'Alchimie à l'entonnoir ! A 16h ! suivie d'un apéro dinatoire ! C'est LE moment pour donner son avis et pour faire part de vos idées et remarques à une de vos assofétich'
*
AVENIR samedi 19 mars troc de graines !
*
Allôoooooo ?! Mais le fleuve de la vie ne semble pas si tranquille... écoutez donc ! > rEvolution?
Samedi 19 mars
troc de graines
à 14h !
Pour notre plaisir à tou.te.s, contribuez,
petits et grands, au futur tee shirt de votre asso !
Appel à dessins
Pour toute proposition d'atelier, veuillez contacter
Pascale et Petit Jean au 06 35 39 34 31
Pour les événements, les contacts se font par mail :
De moins en moins de neige et des saisons hivernales de plus en plus
courtes : le modèle des stations de ski n’est pas adapté au nouveau
régime climatique. Pour le chercheur Vincent Vlès, il est temps de
reconvertir ces lieux extrêmement coûteux sur le plan écologique.
Amélie Poinssot
19 février 2022
>>> Les stations de ski ont-elles pris la mesure des changements irréversibles en cours ? Une démission récente montre qu’on en est encore loin. Chercheur en aménagement et urbanisme et relecteur du prochain rapport du Giec (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), Vincent Vlès était président du conseil scientifique du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes jusqu’à l’an dernier.
>>> Il a fini par rendre les armes face à une gestion du parc qui ne prenait jamais en compte les travaux de ce comité. Sur deux aspects, en particulier : la question de la transition des stations de ski et celle de la protection de la nature face à l’hyperfréquentation touristique. « Nous sommes des alibis nécessaires mais notre rôle est inutile », dit-il à Mediapart à propos des scientifiques.
>>> Pourtant, avec le dérèglement climatique, les températures en montagne ont déjà monté, plus qu’ailleurs. Recul des glaciers, déneigement précoce... Plutôt que de continuer à promouvoir, en vain, le ski alpin avec son gigantesque coût écologique, il est urgent de repenser la fonction des stations de montagne.
>>> À quoi faut-il s’attendre sur les massifs montagneux avec le changement climatique ?
>>> Vincent Vlès : Les trois quarts des 300 stations de ski existant en France fermeront d’ici à la fin du siècle. Les stations des Vosges, du Jura et du Massif central auront disparu ; dans les Pyrénées, seules celles d’Andorre, qui se déploient au-dessus de 2 100 mètres, se maintiendront. Et même pour les Alpes, on est sur une pente très difficile : la hausse des températures dépassera les 3 degrés et s’approchera de 4 degrés, la montagne se réchauffant deux fois plus que la plaine. Les Alpes françaises ne compteront plus qu’une vingtaine de stations de ski, seulement en Savoie et en Haute-Savoie.
>>> La limite pluie/neige ne cesse de monter : à partir de 2050, elle se situera vers 1 800 mètres d’altitude ; seules les stations installées sur des versants nord pourront s’en sortir. Celles sur des versants sud n’auront plus de neige. Si l’on suit le scénario RCP8.5 du Giec [RCP pour Representative Concentration Pathway – c’est le scénario du laisser-faire, c’est-à-dire des émissions carbone non contraintes – ndlr], à la fin du siècle, la neige utilisable ne se trouvera qu’au-dessus de 2 000, 2 100 mètres d’altitude.
>>> Autre conséquence, déjà visible, du changement climatique : le raccourcissement de la saison. Le nombre de jours skiables diminue, même lorsque l’on fait tourner les canons à neige. Avec une température qui monte, la neige artificielle, elle aussi, fond ! Tout ceci fait augmenter considérablement les coûts d’entretien des stations de ski.
>>> Dans le livre Coup de chaud sur les montagnes publié récemment par les éditions Guérin, les climatologues Bernard Francou et Maire-Antoinette Mélières expliquent que les conditions d’enneigement actuelles seront à retrouver 700 mètres plus haut à la fin du siècle.
>>> En effet. Il y a trente ans, à 1 100 mètres d’altitude, il y avait 90 à 100 jours d’enneigement assurés dans l’hiver. Aujourd’hui, c’est plutôt autour de 1 400 mètres d’altitude que l’on peut trouver cette durée d’enneigement, et bientôt c’est à 2 000 mètres qu’il faudra monter pour avoir ces conditions. Il neigera toujours mais cela deviendra extrêmement aléatoire et la saison sera raccourcie. Et les périodes d’enneigement ne correspondront peut-être pas aux vacances scolaires… Il y a donc un modèle à repenser.
>>> La sociologie des loisirs est d’ailleurs en train d’évoluer. De plus en plus de personnes qui partent en montagne émettent une opinion négative vis-à-vis de l’utilisation de neige artificielle : c’est trop d’énergie consommée, et une envie d’espaces sauvages s’exprime.
>>> À partir de 2050, les ruptures vont être fortes en termes de climat. Mais au-delà de la baisse de l’enneigement naturel et des aléas météorologiques, c’est une clientèle de plus en plus sceptique, la hausse des coûts de l’énergie et les difficultés financières croissantes pour les exploitants qui font que le système des stations de ski est pris dans une tenaille.
>>> Certaines stations ont-elles pris la mesure des enjeux, cherchent-elles à se reconvertir et à sortir du ski de piste ?
>>> Celles qui ont compris sont celles qui ont subi un traumatisme. Elles sont entrées dans une forme de résilience. Il s’agit notamment du Mas de la Barque, dans le Parc national des Cévennes, en Lozère, qui culmine à environ 1 400 mètres d’altitude. C’est l’une des premières à avoir arrêté le ski de piste. Elle comptait huit téléskis et drainait les week-ends d’hiver environ 3 000 personnes en provenance de Nîmes, Montpellier, Alès…
>>> Après deux années successives d’enneigement médiocre dans les années 1990, elle s’est retrouvée avec un déficit de trésorerie tel que la régie de la station a été dissoute. Aujourd’hui, un tout petit village de gîtes permet d’y pratiquer différents sports de plein air, pour un public assez large.
>>> Une autre station a pris ce chemin, même si ce n’est pas encore abouti. C’est celle de Métabief, dans le Jura. Dix-neuf remontées mécaniques… et une dette accumulée de 15 millions d’euros. Une étude de Météo-France commandée par la commune montre qu’à partir de 2030, l’enneigement artificiel serait nécessaire sur l’ensemble du domaine, ce qui entraînerait des coûts très supérieurs aux dépenses actuelles. C’est ce qui a décidé la commune à arrêter le ski et à développer d’autres activités comme le VTT et la luge quatre saisons.
Diminuer l’impact carbone de la station
>>> Autre exemple, cette fois-ci dans les Alpes. Aux Arcs, dans la vallée de la Tarentaise, c’est à la faveur d’une nouvelle équipe municipale, plus écologiste que la précédente, que le modèle du tout-ski commence à être remis en cause : arrêt de toute nouvelle construction, objectif de diminution de l’impact carbone de la station, volonté de diversification des activités… Cependant, il y a des contrats en jeu avec la Compagnie des Alpes, qui gère deux des quatre sites du domaine skiable, donc ce n’est pas simple.
>>> D’autres petites stations, comme celle de Goulier, dans les Pyrénées ariégeoises, se tournent vers les activités de pleine nature, mais cela reste une minorité. Dans l’ensemble, les stations de ski, particulièrement les plus grosses, n’envisagent pas du tout de changer de modèle.
>>> Dans un article paru l’an dernier dans la revue de géographie Sud-Ouest européen, vous écrivez que « la quasi-totalité des stations de “moyenne montagne” reste néanmoins rivée à la pérennisation coûte que coûte du produit neige de ski alpin comme moteur de l’offre ». Pourquoi ? Peut-on parler d’un déni face au changement climatique qui pourtant est déjà là ?
>>> Les stations qui ont opéré la transition y ont été contraintes : elles étaient au fond du cul-de-sac et ne pouvaient faire autrement que de changer d’activité.
>>> Les autres ne sont pas encore complètement au fond de l’impasse ; elles n’ont pas encore littéralement « besoin » de changer de modèle. Je ne parlerais pas de déni, dans le sens où tout le monde est à peu près informé du changement climatique aujourd’hui, mais de pressions qui font que l’on a tendance à minorer le danger qui vient. Je pense notamment aux lobbies de l’exploitation des domaines skiables et au poids de l’emploi dans ce secteur. Il est difficile d’expliquer à la personne qui gère un domaine skiable, comme à celles qui sont employées, que l’on va supprimer leur emploi du jour au lendemain.
>>> La puissance publique doit accompagner la reconversion.
>>> Au lieu de bifurquer, on préfère donc aller au bout du cul-de-sac. Alors que ce qu’il faut faire, c’est de la prospective : réfléchir aux solutions à mettre en place pour éviter le pire.
>>> Pour cela ne faut-il pas un accompagnement de la puissance publique ? De l’État ? Des régions… ?
>>> Les stations qui vont connaître les pires difficultés sont celles qui ont bénéficié d’aides publiques massives à l’époque de leur construction. Sinon elles n’auraient jamais pu ouvrir. Mais nous étions avant la décentralisation, les voies de financement sont différentes aujourd’hui : il s’agit plutôt d’engager des programmes régionaux.
>>> Il est évident que la puissance publique doit accompagner la reconversion. Les stations de ski en France, ce sont 100 000 emplois - certes, principalement des saisonniers et des précaires, mais il y a aussi des effets induits dans des zones qui étaient auparavant sinistrées. Il n’y aura pas un modèle unique de transition ; il faut adapter au cas par cas, mettre des budgets sur la table, créer des pôles d’expertise scientifique et technique, et ne surtout pas refaire de la standardisation comme cela a été fait à l’époque de la construction.
>>> L’aide administrative fournie actuellement par les régions ne suffit pas. Pas plus que les bureaux d’études privés, qui généralement vont dans le sens de ce que les commanditaires leur suggèrent.
>>> Y a-t-il des régions qui se penchent sur la question ?
>>> Pas vraiment. La pire est probablement l’Auvergne-Rhône-Alpes, présidée par Laurent Wauquiez [Les Républicains – ndlr]. Celui-ci a choisi d’aider les stations à enneiger artificiellement leurs pistes. Il n’est pas dans le déni, il sait parfaitement ce qu’il fait : il accompagne les stations au bout du cul-de-sac. On est dans l’adaptation par la technique et l’artificialisation, pas du tout dans la reconversion. Pour vous donner un exemple, à la station du Sancy (Puy-de-Dôme), des canons à neige réfrigérants ont été mis en place. Ce sont des appareils encore plus consommateurs d’énergie que les canons traditionnels.
>>> L’Occitanie [présidée par la socialiste Carole Delga – ndlr] ne fait pas beaucoup mieux. Les montants alloués sont tout à fait insuffisants. Et dans les budgets, derrière le terme de « diversification », on trouve surtout des remplacements d’équipements obsolètes par des équipements neufs. Autrement dit, on accompagne des collectivités qui continuent coûte que coûte dans le ski alpin.
>>> À la région Grand Est, toutefois, certaines personnes veulent un débat citoyen sur ce que l’on pourrait faire des stations à partir de 2040.
>>> Avez-vous relevé des stations qui font particulièrement fausse route ?
>>> La plupart de celles qui sont situées en moyenne altitude continuent d’investir dans les canons à neige. À La Clusaz (Haute-Savoie), une retenue d’eau va être aménagée pour produire de la neige artificielle. À La Grave (Hautes-Alpes), le téléphérique pourrait être prolongé sur le glacier de la Girose pour relier les pentes de la Meije à la station des Deux-Alpes. Un non-sens quand on observe le recul des glaciers.
>>> Les Pyrénées ne sont pas en reste : à Gourette (Pyrénées-Atlantiques), la station est en train de remonter à coups de bulldozer la base du domaine skiable de plus de 300 mètres d’altitude pour retrouver de la neige en bas des pistes.
>>> Si la fuite en avant que vous décrivez n’est pas un déni du changement climatique, qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce qui fait obstacle à un travail sérieux sur l’avenir des stations de montagne ?
>>> Ce n’est pas un déni du changement climatique en tant que tel, mais c’est un déni de la parole scientifique : les pouvoirs politiques sont prévenus du danger mais ne veulent pas en tenir compte.
>>> La durée d’un mandat est de cinq ans ; or, pour agir sur le changement climatique, il faut entre 30 ans et un siècle. C’est une erreur de calcul colossale de la part des politiques que de laisser le temps filer. Car ce que l’on peut faire aujourd’hui, on ne pourra pas le faire dans 30 ans. Les territoires qui ne s’engagent pas dans la voie lente et patiente de la reconversion vont perdre toute leur attractivité.
>>> Poursuivre avec ce modèle du ski alpin nous conduit par ailleurs à aggraver les dégâts. C’est un système très émetteur de gaz à effet de serre, les stations de ski étant rarement reliées à des transports en commun. Plus de 60 % de leur bilan CO2 repose sur la mobilité carbonée, tandis que 20 % provient des émissions liées à la construction et au chauffage. La rénovation énergétique de ce parc immobilier constitue d’ailleurs un gros dossier pour lequel il n’y a aucun financement.
Il est peu probable que le déploiement de la 5G
entraîne de nouveaux risques pour la santé, conclut l’Agence nationale
de sécurité sanitaire. Cette conclusion est prématurée, estime Stephen
Kerchove, d’Agir pour l’environnement, qui détaille ses craintes pour
Reporterre.
L’Anses persiste et signe. L’agence nationale de sécurité sanitaire et alimentaire a publié le 17 février une version actualisée de son expertise sur les effets potentiels de la 5G. Résultat : Il est « peu probable »
que le déploiement de cette technologie entraîne de nouveaux risques
pour la santé. Des conclusions qui se veulent rassurantes et qui sont
similaires au rapport présenté en avril 2021. Mais ces nouveaux éléments n’ont pas convaincu certaines associations comme Priartem et Agir pour l’environnement. Reporterre fait le point avec Stephen Kerckhove, le délégué général de cette dernière.
Stephen Kerchove. DR
Reporterre : Que pensez-vous de la version actualisée de l’expertise de l’Anses sur les effets potentiels de la 5G ?
Stephen Kerckhove : L’Anses se base sur cinq études
scientifiques qui, selon nous, ne sont pas suffisantes. L’agence devrait
plutôt dire qu’on n’a pas assez de recul pour savoir, plutôt que
d’affirmer qu’il n’y pas d’effets. On reste assez étonnés par le fait
qu’une agence sanitaire puisse émettre une recommandation rassurante à
partir d’études qui se comptent sur les doigts d’une main. C’est trop
lapidaire. On est agacés par cette mésinterprétation du principe de
précaution car nous sommes dans une situation d’incertitude. Nous
pensons qu’on n’a pas assez cherché les effets par manque de temps. Car
nous sommes confrontés à une course de vitesse perdue d’avance face à
l’innovation technologique.
Pourquoi l’Anses n’a-t-elle pas changé ses conclusions malgré les 200 commentaires sur leur première étude ?
L’essentiel de leur analyse repose sur le fait que le niveau
d’exposition à la 5G serait similaire à celui de la 4G. Ce qui est faux
car dans un rapport de l’Anfr, daté du 14 décembre 2021, les résultats sur les sites 5G de la bande de 3,5 GHz montrent une augmentation moyenne de 16 % de l’exposition. Ces résultats suggèrent une augmentation à terme de l’ordre de 20 %
de l’exposition globale. L’Anses estime que le niveau d’exposition aux
champs électromagnétiques est actuellement très faible. Donc s’il y a
une hausse, elle ne dépassera pas le niveau réglementaire actuel, ce qui
ne serait pas si grave. Pourtant, nous constatons que le niveau
d’exposition aux ondes est déjà perturbant, notamment pour les personnes
électrosensibles. Partir du principe qu’une hausse de 30 % serait négligeable est une assertion qu’on ne partage pas.
Que comptez-vous faire à présent ?
Nous allons continuer à sensibiliser et appeler au boycott de la 5G. Dans son dernier relevé, l’Arcep montre qu’il y a 1,6 million d’utilisateurs pour la 5G contre 67,2 millions pour la 4G. Quelle réussite !
On nous a sommé d’aller vite car nous étions des Amish et que nous
allions passer à côté de la révolution technologique. Or, les consommateurs ne se sont pas jetés sur la 5G. Les constructeurs attendent sans doute la « killer app »,
c’est-à-dire l’application qui va enfin faire bondir les ventes. Mais
en attendant, lorsqu’on leur demande à quoi va servir la 5G, ils ne
savent pas quoi dire et répondent qu’avec un peu de chance, un jour on
trouvera.
_________________________
… nous avons un petit service à vous demander. Chaque mois, plus d’un
million de personnes font confiance au travail des journalistes de Reporterre
pour se tenir informées sur l’urgence écologique. Plus de 27 000
lecteurs financent le journal par des dons, lui permettant de rester en
accès libre, sans aucune publicité, et totalement indépendant.
Contrairement à beaucoup d’autres, Reporterre n’a pas
d’actionnaire ni de propriétaire milliardaire. Le journal, à but non
lucratif, est libre de toute influence commerciale ou politique. Par
ailleurs, nous avons la conviction que le bouleversement environnemental
est l’enjeu principal de ce siècle. À ce titre, il nous semble que ce
sujet doit être mis en avant chaque jour dans le débat public. Les
articles, reportages et enquêtes que vous pouvez lire sur le site sont
vitaux pour la démocratie, pour la prise de conscience écologique, et
pour exiger mieux de nos dirigeants.
Nous fournissons tous nos articles gratuitement, pour tous. Nous le
faisons parce que nous croyons en l’égalité de l’accès à l’information.
Ainsi, davantage de personnes peuvent suivre l’actualité de l’écologie,
comprendre l’impact du désastre en cours sur la population et les
communautés, et s’engager. Tout le monde peut bénéficier d’un accès
libre à des informations de qualité, quelle que soit sa capacité à payer
pour cela.
S’il y a bien un moment pour nous soutenir, c’est maintenant. Chaque
contribution, grande ou petite, renforce notre capacité à porter
l’écologie au cœur de l’agenda médiatique.Même pour 1 €, vous
pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Si vous le
pouvez, soutenez le journal avec un don mensuel. Merci.
Le
rendez-vous est à partir de 12h30 place Valmy à Lyon dans le 9e pour un
repas, musique, marché, danse et un départ de manifestation est prévu
pour 15h !
Au
nom du noble but de nourrir la population mondiale, les multinationales
du secteur agro-chimique ont détruit, au Nord comme au Sud,
l’agriculture vivrière en lui substituant, du laboratoire à l'assiette,
un modèle toxique ultra-carboné dont elles tirent profit.
La
firme Bayer-Monsanto incarne plus que toute autre ce système. La liste
de ses méfaits est longue à dresser : son Agent Orange utilisé contre
les populations civiles au Vietnam, les PCB, le Round-Up, les OGM, les
semences Terminator, les néonicotinoïdes, le fichage d’opposants, la
falsification scientifique, les procès aux agriculteurs, le lobbying
agressif et ses divers conflits d’intérêts...
Les
conséquences de l’activité de cette firme sont désastreuses : pollution
des eaux et des sols, cancers, malformations congénitales ou
destruction de la biodiversité, disparition, précarisation et dépendance
accrue des paysans et paysannes dans le monde entier. Les Monsanto
papers ont révélé que c’est en toute connaissance de cause que la firme a
contribué ces 50 dernières années à empoisonner les populations.
Quand
Bayer-Monsanto et les autres multinationales de l'agrochimie affirment
être à la pointe des sciences de la vie, nous ne voyons que la
destruction de la vie et le ravage environnemental !
L’agro-industrie
est, à elle seule, responsable de plus d’un quart des émissions
mondiales de gaz à effet de serre, du fait de la déforestation massive,
de l’élevage industriel et de l’usage des engrais de synthèse. Le
secteur profite de la complicité des états. Sans rien renier de leur
racisme néo-colonial, la France et l’Union Européenne autorisent encore
aujourd’hui l’exportation de pesticides pourtant interdits d’usage sur
leur territoire.
L’avenir doit s’écrire sans eux !
Malgré
tant de nuisances, Bayer-Monsanto se targue d'apporter des solutions au
réchauffement climatique et à l'augmentation de la population mondiale.
La firme se veut à la pointe de la soi-disant innovation en agriculture
("numérique, robotique, génétique"), qui revient à promouvoir le
développement d'une agriculture sans paysans ni paysannes. Grâce à la
bio-informatique et la biologie de synthèse pour séquencer et créer de
nouveaux gènes, l’Intelligence Artificielle pour optimiser l’usage des
engrais et des pesticides sur tracteur intelligent, les OGM
climate-ready pour adapter les plantes à la crise climatique...
Cette
fuite en avant technologique reconduit les mêmes logiques qui nous ont
amenées au désastre : breveter les processus naturels pour satisfaire la
rentabilité économique avant tout ; favoriser les mono-cultures,
l’accaparement et la marchandisation des ressources naturelles (terres,
eau, semences) par les gros exploitants ; déroger à toutes précautions
dans la manipulation du vivant.
Tout le contraire d’une agro-écologie qui a déjà prouvé sa capacité à répondre aux enjeux actuels !
Ceci est un ultimatum.
Le
siège social France de Bayer-Monsanto, installé à Lyon, doit partir.
Nous leur laissons trois mois pour faire leurs cartons et déguerpir de
leur tour de verre, et d'ici-là nous saurons le leur rappeler.
Nous
ne laisserons pas cette multinationale et les autres dessiner le monde
de demain. Il nous faut désarmer cette industrie meurtrière.
Nous appelons à venir assiéger le siège national de la firme le 05 mars 2022.
Bayer-Monsanto, ni ici ni ailleurs !!!!!
les
Soulèvements de la terre, les Faucheurs Volontaires, la Confédération
Paysanne AURA, Les Amis de la Confédération Paysanne, Extinction
Rebellion Lyon, Extinction Rebellion Annecy, Extinction Rebellion
Strasbourg, Extinction Rebellion Marseille, Extinction Rebellion
Besançon, Youth for Climate Lyon, RadiAction, AlterCampagne, Syndicat
d'Apiculture du Rhône de la Métropole et de la Région Lyonnaise,
Assemblée des Gilets Jaunes Lyon et environs, Alerte pesticides Haute
Gironde, Désobeissance Ecolo Paris...
Suite aux graves incidents qui ont affecté le réacteur EPR de la
centrale de Taishan en Chine, la CRIIRAD s'interroge sur les
conséquences pour l'EPR de Flamanville actuellement en construction.
Les 245 assemblages de combustible nucléaire neuf, acheminés par camion
entre octobre 2020 et l’été 2021 depuis l’usine Framatome de
Romans-sur-Isère, devront-ils être remplacés avant même d’être utilisés ?
Afin de vérifier ces éléments, la CRIIRAD a interpellé monsieur Xavier
Ursat, Directeur Exécutif Groupe EDF, en charge de la direction
Ingénierie et Projets Nouveau Nucléaire.
La CRIIRAD avait révélé l’an dernier que les graves incidents qui ont
affecté le réacteur EPR de la centrale de Taishan en Chine pouvaient
concerner les autres EPR en construction dans le monde et en particulier
celui construit par EDF à Flamanville (Flamanville 3).
Les industriels concernés et de nombreux instituts spécialisés cherchent
à minimiser ce qui s’est produit à Taishan. Mais les informations
transmises à la CRIIRAD par un lanceur d’alerte qui travaille dans
l’industrie nucléaire indiquent que des vibrations très anormales ont
affecté ce réacteur. Elles ont gravement endommagé la structure des
assemblages, dont les grilles de maintien des crayons combustible. Ces
vibrations seraient dues en particulier à un défaut de conception
générique affectant l’hydraulique dans la cuve des EPR.
Dans un communiqué du 12 janvier 2022 concernant Flamanville 3, EDF
indique de nouveaux retards mais ne traite pas explicitement la question
des vibrations. Elle affirme notamment que « L’ensemble des assemblages
qui seront exploités dans le premier cycle de fonctionnement du
réacteur est stocké dans le bâtiment combustible ».
Or, selon les informations transmises à la CRIIRAD, EDF aurait commandé à
Framatome un nouveau combustible incluant des grilles renforcées
(permettant de mieux supporter les vibrations), mais aussi une
modification de l’alliage M5 utilisé pour les gaines (afin de tenter de
résoudre des problèmes de corrosion). Elle devrait remplacer les
assemblages neufs, déjà présents sur site et qui ne seraient donc jamais
utilisés. Mettre ainsi pratiquement au rebut un cœur neuf de réacteur
nucléaire pourrait représenter un coût de l’ordre de 250 millions
d’Euros.
Où est la vérité ? Que penser lorsque EDF affirme que les assemblages
entreposés dans la piscine du bâtiment combustible de Flamanville seront
effectivement utilisés ?
Tant que toute la lumière n’a pas été faite sur ce qui s’est passé à
Taishan, est-il bien raisonnable de poursuivre, à travers le programme
des EPR2, cette course en avant désespérée avec une technologie non
maîtrisée et donc dangereuse ?
Pour en savoir plus :
Visionnez notre vidéo "EPR de Flamanville : quelles conséquences après l'incident à Taishan 1 ?"