Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...

dimanche 6 février 2022

Lettre d'info ! :) de l'Alchimie, lieu culturel associatif de Prades 66500




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A l'Alchimie 

on teste des trucs :)

Merci à Caroline pour cette installation !

Vous pouvez maintenant laisser vos coordonnées directement dans les petites boîtes prévues à cet effet, si vous voulez vous investir, donner un coup de main, déposer vos idées...

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Appel à bénévoles

pour tenir le bar  le :

mardi 15 février à partir de 17h30

Marine Langlois, qui expose actuellement à l'Alchimie, fera son vernissage le 15 février à 17h30.

et aide pour le service le :

samedi 19 février

pour le service du midi de 10h à 14h

 

Si vous voulez donner un coup de main, contactez nous :

contact@assoalchimie.org

ou par SMS au :

07.83.36.77.31

APPEL A VOLONTAIRE

 SERVICE CIVIQUE

L'Alchimie, à Prades

(3 rue de l'Hospice, centre ville)

recherche deux volontaires dans le cadre d'un Service Civique

Engagement volontaire au service de l'intérêt général ouvert aux 18 - 25 ans, élargi à 30 ans aux jeunes en situation de handicap.

Accessible sans conditions de diplôme et indemnisé !

Objectifs des mission :

  • Soutenir le fonctionnement global de l'association
  • Soutenir le projet de développement de l'Alchimie

 

Ci-dessous, le document complet :

appel a volontaire service civique

Nouvelle expo !

On accueille les œuvres de Marine à l'Alchimie... Et ça vaut le détour ;)

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Bientôt un espace coworking à l'Alchimie !

LUNDI

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MARDI

Le bar-café :

Des cafés, macchiato, cappuccino, infusion, yogi tea, bières locales

...

La restauration est OUVERTE !

Cuisine végétarienne, Bio, locale et artisanale !

Avec amour !

De 9h à 15h

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celinedsf@gmail.com

06.61.93.41.94


MERCREDI

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JEUDI

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VENDREDI

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SAMEDI

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Bar-café ouvert

&

Petite restauration Bio, locale, artisanale et le samedi, c'est GLUTEN FREE !

De 9h à 15h

à venir

Lundi 14/02 : Méditation Corporelle Active avec Marcel.

Mardi 15/02 : Café Philo avec Anna.

Mardi 15/02 : Vernissage musical de l'Artiste Marine Langlois.

Mercredi 16/02 : Initiation à la communication consciente et empathique avec Nicolas.

Jeudi 17/02 : Initiation à la communication consciente et empathique.

Toutes les activités et la consommation sont réservées aux adhérent.e.s

Adhésion : 5€ minimum l'année

Prévention Routière
Printemps sans pesticides
facebook de l'alchimie
blog de l'alchimie

Au plaisir de vous (re)voir par ici ou par là :)

Veronica & Mona pour l'Alchimie

contact@assoalchimie.org

SMS : 07.83.36.77.31


Copyright © 2022 l'Alchimie
3 Rue de l'Hospice, 66500 Prades, France

samedi 5 février 2022

Cette semaine, on apprend, on se fait du bien et on prépare une belle fête ensemble à l'Atelier de l'Entonnoir Prades 66500

 

Nouveauxrendez-vous !

>Voyance >Qi Gong mercredi

>Initiation à la programmation informatique>Danse samedi

<l'atelier de préparation du carnaval vendredi

ET AUSSI...

<Réunion Collectif Bienvenue aux migrants jeudi 18h

Rappel(le)         Repondeur au 07 73 30 33 49

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Pour notre plaisir à tou.te.s, contribuez,

petits et grands, au futur tee shirt de votre asso!

Appel à dessins

Et si la 2D, ça vous parle pas, laissez-nous un message sur le

Répondeur sur le thème de l'HOSPITALITE

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Pour toute proposition d'atelier, veuillez contacter

Pascale et Petit Jean au 06 35 39 34 31

 

Pour les événements, les contacts se font par mail :

evenements@atelierdelentonnoir.com

 

Pour faire partie de notre équipe de formidables bénévoles,

contacter Julien au 06 47 04 37 26

 

ATELIER DE L'ENTONNOIR

www.atelierdelentonnoir.fr

contact@atelierdelentonnoir.fr

04 68 97 06 12

Avec le

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jeudi 3 février 2022

La cellule de gendarmerie Déméter harcèle les opposants à l’agro-industrie

Nouvelle de dernière minute : https://reporterre.net/Justice-la-cellule-Demeter-ne-pourra-plus-reprimer-les-actes-de-nature-ideologique


La cellule de gendarmerie 

Déméter 

harcèle les opposants 

à l’agro-industrie

 

28 janvier 2022

 

En septembre 2021, dans le Bordelais.
 

Des activistes animalistes sont en procès ce vendredi 28 janvier, pour des dégradations d’élevages et la libération d’agneaux. Cette inculpation est signée par la cellule de gendarmerie Déméter, dont les interventions contre les opposants aux élevages industriels ou aux pesticides se multiplient. La cellule est elle-même sous le coup d’une procédure juridique.

« Un procès éminemment politique » : c’est ainsi que Vincent Aubry décrit l’audience qui se tiendra vendredi 28 janvier au tribunal correctionnel du Mans (Sarthe). Avec huit autres co-inculpés, l’activiste animaliste se voit reprocher une série de tags et dégradations dans des élevages en 2020, ainsi que la « libération » de sept agneaux à la veille de Pâques, en 2021. Tous sont aussi accusés d’« association de malfaiteurs », punie jusqu’à dix ans de prison et 150 000 euros d’amende.

Plus de deux ans après sa création, la cellule de gendarmerie Déméter peut donc se vanter d’avoir obtenu des résultats. Elle avait été créée fin 2019 pour lutter contre les « atteintes au monde agricole ». Elle annonçait des mesures contre les vols de matériel dans les exploitations, de plus en plus fréquents. Mais aussi contre les actes « de nature idéologique, qu’il s’agisse de simples actions symboliques de dénigrement du milieu agricole ou d’actions dures ayant des répercussions matérielles ou physiques », précisait le communiqué de presse. L’idée était de « recueillir des renseignements », notamment grâce à « des échanges d’information réguliers […] entre agriculteurs et forces de l’ordre ». Le tout était matérialisé par une convention signée entre la gendarmerie nationale et les deux syndicats agricoles majoritaires, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes Agriculteurs. « Ce n’est pas un dispositif arrivé de nulle part, il a été créé sur demande expresse de notre part », avait d’ailleurs reconnu auprès de Reporterre Étienne Gangneron, vice-président de la FNSEA.

 

Un des tags reprochés par la justice aux militants antispécistes. © Collection particulière

 Les activistes antispécistes étaient clairement visés. De nombreux acteurs de l’écologie et de l’agriculture paysanne et biologique s’étaient également sentis menacés : « Il s’agit de faire taire tous ceux qui mènent des actions symboliques contre le système de l’agriculture industrielle, dont la FNSEA est le principal soutien », écrivaient-ils dans une tribune sur Reporterre.



Procès en cascade ?

Vincent Aubry a ainsi bien prévu de constater que la gendarmerie a sorti les grands moyens contre les actions de son collectif Animal1st. Le procès de vendredi est alimenté par un dossier de « près de 8 000 pages », étoffé grâce à des « moyens colossaux », assure le collectif dans un communiqué. « On est neuf prévenus. En juin, ils nous ont tous perquisitionné en même temps, à raison de cinq ou six gendarmes par perquisition. On a fait jusqu’à trente heures de garde à vue », raconte-t-il. Il a subi deux perquisitions. « Ils ont saisi des cahiers de notes, de l’argent, même une voiture. Ils ont analysé nos ordinateurs de fond en comble. Ils sont même allés jusqu’à analyser les peintures des tags pour connaître les marques et fait des moulages des empreintes de bottes. » Il reconnaît que la cellule Déméter n’a jamais été directement évoquée devant lui par les gendarmes, mais il affirme qu’un major lui a précisé qu’il mettait le paquet car « l’agribashing, ça suffit ». M. Aubry alerte le monde des militants animalistes : les procès risquent de se multiplier.

 

Un des tags reprochés par la justice aux militants antispécistes. © Collection particulière

 

À la FNSEA, Étienne Gangneron ne le détrompe pas. « Déméter répondait à une demande forte, celle de stopper les intrusions dans les élevages. On considère que ça a fonctionné, il y a eu un coup d’arrêt. Certains rendus de procès commencent à juger cela problématique. Il faut montrer à ces militants qu’il y a des limites. »

« Déméter a créé un climat de pression sur nos associations », constate de son côté François Veillerette, porte-parole de l’association de lutte contre les pesticides Générations futures. Les associations environnementales qui dénoncent l’agriculture industrielle ont aussi eu droit, depuis la création de Déméter, aux faveurs de la gendarmerie.

« Il y a une surveillance spécifique des associations qui s’attaquent aux pesticides »

En décembre 2019, l’association Alerte pesticides Haute-Gironde avait dû répondre à un interrogatoire détaillé de la gendarmerie locale à propos du paisible après-midi de tables rondes sur les pesticides qu’elle organisait. En février 2020 dans le Tarn, une réunion de préparation de la semaine pour les alternatives aux pesticides avait vu débarquer les képis. En juin 2020, en Corrèze, les pandores déconfinés avaient convoqué le porte-parole de l’association Sources et Rivières du Limousin : il avait eu le malheur, lors d’une interview avec France 3, de dénoncer des serres de tomates industrielles et de mettre un pied sur ce terrain privé. Enfin dans le Gard, toujours en juin 2020, la gendarmerie avait fait circuler un questionnaire aux agriculteurs leur demandant de faire remonter les actes d’« agribashing ».

 

Rassemblement contre la création de la cellule Déméter devant la prefecture du Morbihan, le 30 janvier 2020. © Reporterre

« Cela confirme ce que l’on craignait, indique François Veillerette. Il y a une sorte de surveillance spécifique des associations qui s’attaquent aux sujets comme les pesticides. C’est comme si nos actions devenaient suspectes. C’est liberticide ! »

Son association a donc attaqué, aux côtés de Pollinis, la convention entre la gendarmerie et la FNSEA, qui est le support de Déméter. L’audience au tribunal administratif a eu lieu le 18 janvier dernier. La demande de dissolution de la cellule Déméter, déposée par l’association L214, était jugée en même temps. « Cette convention touche à des libertés fondamentales : d’expression, d’opinion, de recevoir et communiquer des informations, argumente Julie Pecheur, porte-parole de Pollinis. Il y a aussi une rupture d’égalité entre les syndicats agricoles représentatifs, car seulement deux ont signé la convention, et enfin cela correspond à une délégation du pouvoir de police à des acteurs privés, ce qui est très grave. »

« Excès de zèle »

L’avocate Corinne Lepage défendait les deux associations. Elle fait le bilan de l’argumentation de la rapporteuse publique, la magistrate qui conseille les juges : « Elle a estimé que nous n’avions pas intérêt à agir, car nous n’avons pas prouvé que le fonctionnement normal de nos associations était entravé par cette convention, regrette-t-elle. En revanche, elle a demandé la suppression de Déméter, estimant que cette cellule agit préventivement, sur des sujets d’ordre idéologique, et que c’est donc illégal. » Elle porterait donc bien préjudice à la liberté d’expression. On saura début février si les juges ont suivi l’avis de la rapporteuse.

Un des tags reprochés par la justice aux militants antispécistes. © Collection particulière
 

Le ministère de l’Intérieur était aussi représenté à l’audience, pour défendre sa convention. « C’est fou, il a reconnu qu’il y avait eu des “excès de zèle”, mais a estimé que c’étaient des cas isolés, rapporte Julie Pecheur. Il a aussi expliqué que le communiqué de presse — toujours sur le site du ministère — qui invite à cibler les actions de nature idéologiques était juste une erreur de communicants ! »

La FNSEA, elle, minimise les inquiétudes des associations. « Nous avons été très amusés des cris effarouchés de ces militants, dit Étienne Gangneron, vice-président du syndicat. J’ai été président d’une FDSEA [1] pendant des années. À chaque manifestation, on avait les RG [feu les renseignements généraux] qui débarquaient. Cela a toujours existé. On dirait qu’ils découvrent la vie ! »

Déméter doit « aller plus loin »

« On sent bien que le climat général se durcit », conteste Julie Pecheur pour Pollinis. « On vérifie tous nos rapports encore plus qu’avant, pour éviter toute erreur, parce qu’on sent bien que les procès deviennent un moyen de faire taire les associations », enchérit François Veillerette. Il cite ainsi le procès de Valérie Murat, fondatrice de l’association Alerte aux toxiques. Elle avait publié des analyses de vin de Bordeaux étiquetés HVE — haute valeur environnementale — montrant qu’ils contenaient des pesticides. Elle a été attaquée par le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) pour « dénigrement », et condamnée à payer 125 000 euros de dommages et intérêts.

Idem pour l’application nutritionnelle Yuka, qui a relayé une pétition demandant l’interdiction des additifs nitrés dans la charcuterie, qui augmentent les risques de cancer. Attaquée par les industriels de la charcuterie, l’application a été condamnée à verser en tout 95 000 euros, là encore pour « dénigrement ». Or, c’est précisément la définition de l’« agribashing » pourfendu par Déméter et la FNSEA : le dénigrement de l’agriculture.

 

Un des tags reprochés par la justice aux militants antispécistes. © Collection particulière

Les associations espéraient une protection bientôt améliorée grâce au projet de loi sur les lanceurs d’alerte, actuellement en discussion. Mais les sénateurs, la semaine dernière, ont commencé à détricoter le texte. Comme l’a révélé Mediapart, l’agroalimentaire breton a notamment fait pression pour que les militants animalistes qui pénètrent dans les élevages ne puissent être protégés. « On voudrait une exception agricole, défend Étienne Gangneron. Cela nous interpelle que les intrusions dans les élevages, qui remettent en cause la sécurité sanitaire et ont un lourd poids psychologique sur les éleveurs, puissent être protégées. »

Un appel sans aucun doute entendu par le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie. En mars dernier, interrogé par France Bleu pays d’Auvergne, il jugeait ces actions animalistes « insupportable[s], on ne rentre pas chez les gens, on ne rentre pas dans une priorité privée » et estimait que Déméter devait « aller plus loin ».

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C’est maintenant que tout se joue…

La communauté scientifique ne cesse d’alerter sur le désastre environnemental qui s’accélère et s’aggrave, la population est de plus en plus préoccupée, et pourtant, le sujet reste secondaire dans le paysage médiatique. Ce bouleversement étant le problème fondamental de ce siècle, nous estimons qu’il doit occuper une place centrale et quotidienne dans le traitement de l’actualité.

Reporterre est un exemple rare dans le paysage médiatique : totalement indépendant, à but non lucratif, en accès libre, et sans publicité.
Le journal emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produisent chaque jour des articles, enquêtes et reportages sur les enjeux environnementaux et sociaux. Nous faisons cela car nous pensons que la publication d’informations fiables, transparentes et accessibles à tous sur ces questions est une partie de la solution.

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mercredi 2 février 2022

Les néonicotinoïdes à nouveau autorisés temporairement dans les champs de betteraves sucrières

Les néonicotinoïdes 

à nouveau autorisés 

temporairement 

dans les champs 

de betteraves sucrières


L’arrêté autorise, au titre de la campagne 2022 et pour une durée de 120 jours, l’emploi de semences de betteraves sucrières traitées avec des néonicotinoïdes très controversés.

 

Le Monde avec AFP

Mardi 1er février 2022

 

Une arracheuse de betteraves sucrières travaille dans un champ pour collecter la dernière récolte à Pont-du-Château, en Auvergne, dans le centre de la France, le 7 novembre 2019.

 

Les pesticides « tueurs d’abeilles » reviennent. L’utilisation de semences de betteraves sucrières traitées avec des néonicotinoïdes, insecticides aux effets néfastes pour les abeilles, est autorisée pour la campagne 2022 en France, selon un arrêté publié mardi 1er février par le Journal officiel.

Cette nouvelle dérogation, après une mesure similaire en 2021, était très attendue par la filière en l’absence de solution de remplacement efficace pour lutter contre la jaunisse, qui avait entraîné, en 2020, la destruction d’un tiers de la récolte de betteraves sucrières et 280 millions d’euros de pertes au secteur.

L’arrêté autorise, au titre de la campagne 2022 et pour une durée de 120 jours, l’emploi de semences de betteraves sucrières traitées avec des « substances actives imidaclopride ou thiamethoxam », des néonicotinoïdes très controversés. L’arrêté est accompagné de restrictions sur les cultures qui peuvent être implantées les années suivantes, afin de réduire l’exposition des insectes pollinisateurs aux résidus éventuels de ces produits.

Se passer des néonicotinoïdes à partir de la saison 2024

Fin 2020, le Parlement avait autorisé le retour temporaire de ces insecticides « tueurs d’abeilles » interdits depuis 2018, pour voler au secours de la filière betteravière. Elle venait de faire face à la prolifération de pucerons verts, vecteurs de la maladie de la jaunisse qui affaiblit la plante et réduit les rendements. La loi précisait que les dérogations ne pourraient être accordées, jusqu’en juillet 2023, que pour les semences de betteraves sucrières.

Le gouvernement a lancé, en 2020, « un plan national de recherche et d’innovation [PNRI] » de sept millions d’euros, « visant à préparer la sortie définitive des néonicotinoïdes à partir de la saison 2024, grâce à l’identification et au déploiement d’alternatives aux semences enrobées pour les planteurs de betterave à sucre », rappelle le ministère de l’agriculture dans un communiqué.

Ces solutions de remplacement sont en cours d’expérimentation « dans les 500 hectares de fermes pilotes prévues par le programme de recherche auxquelles s’ajoutent, dès 2022, 250 hectares de fermes de démonstration, gérées par l’interprofession pour tester des solutions en condition réelle au champ ».

« Cela permettra de se passer définitivement des néonicotinoïdes au plus tard à partir de la saison 2024 dans la conduite des cultures betteravières », précise le gouvernement, laissant entendre qu’une nouvelle dérogation pourrait être accordée pour la campagne 2023 en l’absence de résultats probants d’ici là.


Le Monde avec AFP

 

Source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/02/01/les-neonicotinoides-a-nouveau-autorises-temporairement-dans-les-champs-de-betteraves-sucrieres_6111846_3244.html?fbclid=IwAR2gqjhbqiXl9hfYZS1PYhYkEnXKv5w7xhnsjPsNPguQ5K7W0VaD0WW7-As

mardi 1 février 2022

5 inégalités parmi les plus choquantes

 

5 inégalités 

parmi les plus choquantes

 

Chaque crise se caractérise par une accumulation de richesse indécente à un pôle et un appauvrissement massif à l’autre. Il n’y a aucune fatalité à cela : taxer la richesse est indispensable et urgent afin d’établir la justice sociale et l’égalité salariale entre femmes et hommes pour lesquelles la LDH a toujours combattu.

Publié par oxfamfrance le 18 janvier 2022

 


 

1. Depuis le début de la pandémie du Covid, il y a un nouveau milliardaire toutes les 26 heures dans le monde, alors que 160 millions de personnes sont tombées dans la pauvreté

Aussi improbable que ça puisse paraître, la crise sanitaire a permis à certains de s’enrichir. La fortune des milliardaires dans le monde a plus augmenté en 19 mois de pandémie qu’au cours de la dernière décennie, c’est un record absolu ! Mais c’est aussi un record peu joyeux quand on sait que dans le même temps, des millions de personnes sont tombées dans la pauvreté. En France, 7 millions de personnes ont besoin d’aide alimentaire pour vivre, soit 10% de la population française et 4 millions de personnes supplémentaires sont en situation de vulnérabilité à cause de la crise.

Ou quand inégalités riment avec indécence….

2. Si quelqu’un avait pu économiser l’équivalent de 8 000 euros par jour depuis la prise de la Bastille, il n’arriverait aujourd’hui qu’à 1 % de la fortune de Bernard Arnault

Comment se rendre compte de ce que représente la fortune de l’un des hommes les plus riches du monde ? En faisant des comparaisons absurdes ! Pour avoir 1% de la fortune de Bernard Arnault, 3ème fortune mondiale, il aurait fallu économiser 8000 euros par jour depuis 1789 !

Bernard Arnault, aussi connu comme PDG de LVMH, est n°2 sur le podium des milliardaires qui ont le plus gagné d’argent depuis mars 2020 et la survenue du Covid-19. Il a gagné 106 milliards de dollars, après Elon Musk qui a gagné 268 milliards de dollars.

3. A 62 ans, un quart des 5% les plus pauvres en France sont déjà morts

Les inégalités tuent. La faim, la privation de soins de santé de qualité dans les pays pauvres mais aussi les violences basées sur le genre affectant les femmes, sont la cause d’un nombre considérable de décès. Une estimation prudente parle d’au moins 21 300 personnes par jour, soit une personne toutes les quatre secondes. En France, la précarisation tue aussi à l’autre bout de l’échelle : selon les dernières données de l’INSEE, à l’âge de la retraite (62 ans) un quart des 5% les plus pauvres sont déjà morts. Il faut attendre l’âge de 80 ans pour que cette proportion soit atteinte pour les 5% les plus riches.

4. Les hommes détiennent 50 % de richesses en plus que les femmes

En France, au Nigéria, au Brésil, au Japon… partout dans le monde, les femmes sont en première ligne des inégalités à cause d’un système économique qui les cantonne dans des pans de l’économie les plus dévalorisés. Les femmes sont majoritaires dans les métiers précaires, mal payés, pénibles, avec des horaires hachés… Ce sont tous ces métiers du soin, du médico-social, de l’aide à la personne, du ménage, des caisses des supermarchés… Elles sont aussi majoritaires dans l’économie informelle, où elles sont mal ou pas du tout protégées par des droits du travail. Ces métiers occupés à 95% par des femmes, on comprend pourquoi les hommes s’en détournent !

L’autre cause des inégalités mondiales entre hommes et femmes : les femmes sont assignées pour réaliser la majorité du travail domestique. Tout ce temps dédié à l’éducation des enfants, aux soins aux parents et grands-parents, à la collecte de bois et d’eau, au ménage de la maison, c’est du temps en moins pour travailler ou s’investir dans la vie professionnelle et sociale.

5. Le PDG du groupe Sanofi gagne plus de 409 fois le salaire moyen d’une infirmière

Ce chiffre est une illustration de l’explosion des inégalités. Comment a-t-on pu arriver à de tels extrêmes ? En 2020, le PDG de Sanofi, Paul Hudson (Directeur général de Sanofi) a gagné 11 341 342 euros. Oui, 11 millions et un peu plus de 300 000 euros. A l’autre bout de l’échelle : une infirmière en France gagne en moyenne 1 800 euros net par mois (soit 27 692 euros bruts annuels).

La crise a fait exploser les profits des rémunérations et des dividendes dans l’industrie des Big Pharma à cause des monopoles sur les vaccins détenus par les laboratoires. Les vaccins anticovid avait fait émerger 9 nouveaux milliardaires.  Et dans le même temps, les métiers de la santé sont toujours aussi peu reconnus….

Les inégalités atteignent donc toujours des sommets partout dans le monde et la France n’échappe pas à la tendance. C’est insupportable mais ce n’est pas une fatalité ! Combattre les inégalités et la pauvreté c’est possible !

Taxer les ultras riches, mettre plus d’argent dans les services publics, lutter contre les paradis fiscaux, fixer un écart de salaires maximum, interdire les versements records de dividendes… Voilà des solutions qu’Oxfam défend un monde plus juste. 

Vous souhaitez en savoir plus ? 

Retrouvez les solutions que nous défendons pour plus de justice sociale.