Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

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dimanche 15 avril 2012

Affiche CaféRepaire Avril 2012

Deuxième Repère des Repaires de "Là-bas si j'y suis" 2012

Deuxième Repère des Repaires de « Là-bas si j’y suis »
THORENS/GLIERES - Plateau des Glières
26 et 27 mai 2012

A l’occasion du rassemblement citoyen au plateau des Glières organisé par l’association « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui » (CRHA), parrainée par Stéphane HESSEL et Raymond AUBRAC, se tiendra le samedi 26 mai 2012,  à 19h30,  à Thorens/Glières
le deuxième Repère des Repaires de « Là-bas si j’y suis ».

Avec Daniel MERMET et les AMG, nous parlerons de la vie et de l’avenir des Repaires de « Là-bas si j’y suis »,

Pour la partie musique, chants et débats, la programmation est en cours.
Les AMG locaux et la Confédération Paysanne de la « Hiaute »,  qui savent se tenir à table,  vous proposerons de la charcuterie, des fromages et des vins de la région.
Pour dormir,  nous avons obtenu l’utilisation gratuite de l’internat du lycée voisin Louis LACHENAL (200 places). Les personnes voulant en profiter devront apporter  leur couchage (alèse pour le matelas,  sac de couchage et  taie d’oreiller).

Merci de retourner le bulletin d’inscription ci-dessous avant le samedi 5 mai à 20h00.

Pour le transport du samedi soir de Thorens/Glières, après le débat, au lycée Louis LACHENAL et du lendemain dimanche pour monter au plateau des GLIERES,  nous prévoyons des autocars payants (ce chapitre ne concerne pas les AMG qui monte avec le bus affrété par le Repaire Aix/Marseille).


Pour tous renseignements sur le rassemblement du plateau des Glières:


Très cordialement

Le Repaire de Marseille
06 80 48 89 81 ou 06 70 36 45 83
Bulletin d’inscription
A retourner avant le samedi 5 mai 2012 à 20h00


Deuxième Repère des Repaires de « Là-bas si j’y suis »
THORENS/GLIERES - Plateau des Glières
26 et 27 mai 2011

Bulletin d’inscription par personne à envoyer à :
Dany BRUET
La Crémade
3 Les Oliviers 2
13122 Ventabren


Nom :………………………………………………………… Prénom :……………………………………………….

-       Je viens au deuxième Repère des Repaires le samedi 26 mai 2012

-       Je m'inscris pour dormir dans l'internat du lycée voisin (gratuit), après le débat.

-       J'utilise le car payant pour les déplacements: Thorens-lycée-plateau des Glières A/R

-       Je viens par mes propres moyens.

-       Je viens par le bus affrété par le Repaire Aix/Marseille

-       J'arrive à Annecy par le train samedi.


Entourer la phrase vous concernant.
Un bulletin d’inscription par personne à renvoyer à Dany BRUET .
Merci de votre compréhension.
Au plaisir de se rencontrer et d’échanger.


Islande : ce qu'on ne nous dit pas (2)

Rue89

Le Yéti, voyageur à domicile

Chroniques d'un voyageur à domicile qui ne voulait pas conquérir le monde, mais être conquis par lui.

Référendum en Islande : seconde torgnole à la finance mondiale

Le Yéti

yetiblog.org
 
Publié le 11/04/2011 à 02h21

Olafur Ragnar Grimsson, président d’Islande, dans un bureau de vote de Reykjavik, le 9 avril 2011 (Ingolfur Juliusson/Reuters). 

Et paf, seconde torgnole ! Près de 60% de « non » sans condition ! Après une première claque retentissante en mars 2010, nos volcaniques amis islandais ont réitéré par référendum, le samedi 9 avril, à la finance internationale et à leur gouvernement, leur refus de payer les pots cassés de la Grande Crise.
Ou plus précisément ceux de la brochette d’imprudents clients anglais et néerlandais lors de la faillite de la banque Icesave en 2008. La population islandaise persiste et signe : pas question d’éponger les pertes d’une banque privée avec des fonds publics.
Tête des dignitaires de la haute finance interlope devant l’affront fait à leur toute-puissance, tête de leurs zélés défenseurs (Fonds monétaire international), tête du gouvernement islandais de centre-gauche, sorte de PS local, qui n’avait pas ménagé ses efforts en faveur du « oui », avec le soutien empressé des élites et des médias du coin (un classique !).

Les cris d’orfraies des (mauvais) perdants

Après cette nouvelle dérouillée, plaintes vénéneuses et menaces à peine voilées des perdants :
« La pire option a été choisie. Le vote a coupé le pays en deux. Nous devons tout faire pour éviter un chaos politique et économique après ce résultat. » (Johanna Sigurdardóttir, premier ministre islandais).
« Le temps des négociations est passé. C’est désormais une affaire pour les tribunaux. » (Jan Knees de Jager, ministre néerlandais des Finances).
« Nous avons l’obligation de récupérer cet argent, et nous poursuivrons nos efforts jusqu’à ce que nous y parvenions. » (Danny Alexander, ministre britannique du Trésor).
Il faut dire qu’ils s’étaient donné du mal, nos confits déconfits, pour essayer de sauver leurs joueurs de billes en péril. Ils avaient même sorti les sondages de circonstance annonçant la victoire à quelque 61,3% du « oui » au plan concocté par Johanna Sigurdardóttir.

« Vos créances pourries, vous vous les gardez ! »

Mais repaf ! Le syndrome du référendum sur la constitution européenne ressurgit ! Avec juste un peu plus de constance que celle manifestée par les cousins irlandais.
Est-ce à cause de ceux-là, mais aussi des Grecs et des Portugais, avant les Espagnols et les Italiens, que l’annonce des résultats de ce second référendum est passée assez inaperçue dans nos unes médiatiques ?
Le symptôme d’une maladie tenace avec fort risque de propagation virale est flagrant. Imaginez que les premières victimes expiatoires de la grande débandade européenne se sentent gagnées par la révolte islandaise et entonnent avec la vigueur tempétueuse d’une Björk survoltée cet infernal couplet :
« On s’en fout de votre aide ! On n’en veut pas et on n’en peut plus ! Vos créances pourries, vous vous les gardez ! On reprend nos billes et on se débrouille tout seuls ! »

Les Portugais, Irlandais, Grecs devraient s’inspirer des Islandais

De fait, il y a fort à parier qu’ils y seront tôt ou tard contraints. Car il est de plus en plus évident que le monde court tout droit à UN INEVITABLE BLOCAGE SYSTEMIQUE !
Celui-ci ne menace pas seulement l’Europe. Les Etats-Unis républico-obamiens viennent une nouvelle fois de sentir le vent du boulet passer tout près et usent de ficelles de plus en plus improbables pour reculer l’échéance. Les pays asiatiques voient déjà la surchauffe mettre en péril leur fragile émergence.
Les pénitents actuels, portugais, irlandais, grecs (si mal en point, ceux-là, qu’ils vont bientôt devoir demander une seconde aide pour rembourser la première !) gagneraient à s’inspirer de l’exemple islandais.
Et s’épargner cette période pénible d’humiliations à laquelle leurs « partenaires » encore rescapés les contraignent en pure inutilité. Arrêter enfin cette interminable agonie ubuesque.
"L'agriculture biologique pour nourrir l'humanité"
de Jacques Caplat, Editions Actes Sud, coll. Domaine du Possible
L'agriculture biologique comme mode de production agricole reste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet de nombreuses approximations. Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, son enthousiasme ou ses réticences.
L'ouvrage de Jacques Caplat comble ainsi une lacune, en expliquant les fondements et les pratiques concrètes de l'agriculture biologique. Il relate notamment l'expérience d'hommes et de femmes de pays du Sud, pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir à long terme.
Clair et pédagogique, l'ouvrage donne une vision transversale et globale de l'agriculture biologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'à présent de manière isolée et partielle.

>>> Feuilleter l’ouvrage

Marinaleda fait des petits ...

Occupation des terres en Andalousie

Ça se passe en ce moment !

Un article de Rue 89

http://www.rue89.com/rue89-eco/2012/04/12/en-andalousie-des-paysans-occupent-des-terres-contre-la-speculation-231117
et l'émission de Mermet à ré écouter

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2430

samedi 14 avril 2012

Lettre d'un Malien à Sarkozy président de la-France-dite-Forte.

Voilà un super et triste texte de Mamadou Dramane Traoré qui explique bien que ce qui se passe au Mali est bien la conséquence de cette barbarie que la France a fait en Lybie avec des milices armées de toute part et maintenant les pays voisins d'Afrique payent ces guerres civiles et ces coups d'état ...

 
 
Mamadou Dramane Traoré
 
Monsieur,
En cette triste période pour vous comme pour moi (pour des raisons apparemment bien différentes), je me vois contraint par les événements de prendre ma plume pour vous exprimer les préoccupations que suscite en moi une situation créée et entretenue par votre imprévoyance, si ce n’est par un esprit machiavélique.
 
En 2011, sous le mandat 1979 de l’ONU dévoyé par vos soins, vous avez, avec l’aide de certains de vos alliés et sur les conseils de Monsieur Lévy, fait attaquer la Libye par des forces coalisées. Cependant, par reconnaissance pour Kadhafi, vous lui aviez, quelque temps auparavant, déroulé le tapis rouge pour le recevoir en grandes pompes à Paris. Chez nous, on appelle cela « mordre le dos de celui qui t’a porté ».
 
Le prétexte évoqué pour justifier votre implication personnelle dans cette campagne anti-Kadhafi était votre engagement à protéger les populations de Benghazi et de Misrata, menacées par le Guide libyen. Ceci a abouti à son assassinat et à la dislocation totale des structures de l’État libyen.
 
Je ne suis ni un politologue, ni un expert en géostratégie. Je ne suis qu’un simple citoyen d’un pays qui aspire à seulement un peu de vie tranquille sur cette terre dominée par l’injustice, la cupidité, l’exploitation, et la domination des peuples érigées en modes de gouvernance. La-France-Forte le veut ainsi.
Loin de moi la prétention d’entreprendre une étude objective de votre politique étrangère, car je n’en ai ni les compétences, ni les données nécessaires. Votre dessein dans cette affaire était-il louable ?
 
Le problème est qu’en tant que président de « la France forte », soit vous avez agi sans grand discernement en n’ayant pas suffisamment apprécié toute l’étendue des immenses dommages collatéraux, auxquels votre intervention allait aboutir ; soit vous aviez tout prévu grâce à vos géo-stratèges. Dans l’un ou l’autre des cas, incommensurable est votre responsabilité morale, car les conséquences en sont dramatiques.
 
A travers quelques constats, je me contenterai ici d’en citer quelques-uns, dont certains affectent particulièrement mon peuple dans ses droits les plus fondamentaux, droits stipulés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme dont vous devriez pourtant être le garant de par vos fonctions, et dont à chaque occasion, vous exhibez la paternité pour la France.
Oui, Kadhafi a été sauvagement assassiné. Grâce à quoi, maintenant, le pétrole et les marchés tant convoités de Libye sont à vos pieds.
Mais en revanche :
 
De nouvelles milices armées terrorisent, rackettent, torturent et massacrent chaque jour les populations en question.
 
La Libye redeviendra difficilement une entité géographique, politique et économique stable puisqu’elle est en voie de dislocation et de morcellement. La Cyrénaïque a ouvert le bal.
 
Des groupuscules infiniment plus dangereux que Kadhafi se positionnent çà et là et menaceront désormais la quiétude et la stabilité du monde entier dont celle de la France Forte,  malgré son éloignement géographique.
 
Des armes en tous genres de l’armée libyenne se sont disséminées dans toute la sous-région, et se retrouvent entre les mains de groupes à desseins multiples.
 
Les Touaregs qui formaient une partie importante de l’armée de Kadhafi ont déferlé sur le Mali et, n’espérant plus retrouver l’Eldorado perdu, ont choisi de retourner leurs armes contre ceux qui les ont toujours considérés comme leurs frères. Ce faisant, ils sèment chaque jour la désolation et la souffrance auprès de milliers de vieillards, de femmes et d’enfants réduits à l’état de réfugiés dans leur propre patrie ou jetés sur les routes de l’exil dans des pays voisins.
 
Ces rebelles et les soldats de l’armée malienne s’entretuent dans des combats fratricides, causant mort, deuils, larmes et douleur dans des familles ainsi éprouvées et déstabilisées.
 
Les trafics en tous genres prolifèrent et sèmeront progressivement la désolation dans les rangs de la jeunesse du monde entier.
 
Comme vous devez vous en douter, Monsieur, l’énumération n’est pas exhaustive. Voici entre autres, quelques-uns des exploits de « la France forte », comme vous la concevez ! L’agitation sociale et la déstabilisation des pays pauvres viennent compléter ce tableau peu reluisant !
 
Et pendant ce temps, Monsieur, chaque soir à la télé, pour convaincre les Français que vous êtes le meilleur, je vous vois remuer la tête à gauche et à droite ; arquer et froncer les sourcils lors des shows médiatiques, pendant que des milliers d’enfants, victimes innocentes, dorment dehors à la merci des serpents, des fauves, de la faim, de la soif, de la maladie, dans des camps de fortune, et ne vont plus à l’école. Des milliers de femmes et de vieillards croupissent par votre faute dans des camps de réfugiés : sans eau, sans nourriture, sans soins de santé. 
Que faire, Monsieur ? Est-ce cela aussi, le rôle de La-France-Forte ?
En vous regardant le dimanche soir, 11 mars, à Villepinte, hausser les épaules, tourner la tête à gauche et à droite, une image que je recherchais depuis près de cinq ans a fait tilt dans ma tête et aussitôt un nom a jailli sur mes lèvres : « Babacommandant ». Oui ! Je parie que vous ne savez pas ce que c’est ! Est-ce que je me trompe ? Non ? Monté sur un magnifique alezan taillé dans du bois, c’est tout simplement une superbe marionnette Somono qu’un artiste particulièrement doué a dû, sur un coup de génie, confectionner le jour même de l’arrivée de Faidherbe au Mali. Ce guignol représente à la perfection un administrateur colonial rigide et hautain.
Venez un jour la contempler à Koulikoro, Monsieur Zorrokozy. Vous serez j’en suis sûr sidéré par la ressemblance. La seule et grande différence est que cette relique culturelle est faite, non pas pour semer la mort ou foutre la merde dans le monde entier, ou encore pour provoquer des drames dans des familles et pays étrangers, mais plutôt pour distraire les gens paisibles ; mettre périodiquement un peu de baume dans le cœur des enfants au lieu de les jeter sur les chemins de l’exil forcé.
 
Êtes-vous croyant, Monsieur Zorrokozy ?
 
Si oui, serez-vous prêt à justifier devant Dieu, tous ces malheurs que vous avez apportés à ceux qui, de près ou de loin, ne vous ont absolument causé aucun tort, aucun mal ?
 
Si non, vous devez quand même avoir une certaine dose de conscience. Dans ce cas, je vous suggère de vous poser, seul et dans le secret de votre chambre, une question toute simple : « Combien de vies, combien de foyers ai-je bouleversés, détruits de par mes actions, en tant que Président de la-France-Forte » ?
 
Pour ma part, quelques autres questions me taraudent l’esprit : si vous êtes réellement le justicier du monde que vous prétendez être, où, mais où donc se trouve Zorrokozy dans l’immensité du désert malien jonché des cadavres d’innombrables enfants victimes, collatérales de l’inconscience du Président de La-France-Forte ?
 
Donner de grands coups de pied dans toutes les termitières d’Afrique pour qu’à l’issue de l’opération, la France puisse récolter pour nourrir ses enfants les ressources tirées du pétrole et des marchés libyens, sans se soucier du fait que dans des pays voisins déstabilisés par cette action, des enfants (parce qu’ils sont noirs de peau et issus de nations pas fortes pour un sou) meurent de faim, de soif et de maladies sur les routes de l’exil forcé ou dans des camps de réfugiés, est-ce là votre conception du rôle de La-France-Forte  ? Il est vrai que vous avez des exemples de référence dans ce domaine. J’en ai d’ailleurs suffisamment parlé dans mon ouvrage intitulé : "Les Soupirs du baobab" édité aux Éditions L’Harmattan en 2009.
Financer des campagnes politiques avec le prix du pain et des médicaments arrachés d’entre les dents des enfants affamés et malades d’Afrique par des dirigeants véreux et sans aucune moralité, il paraît que cela aussi a été une des pratiques en vogue ? Est-ce vrai ? Est-ce faux ? Je n’en sais fichtrement rien. Je n’ai fait que l’écouter sur certains médias.
 
Je ne vous salue pas Monsieur Zorrokozy. Je vous laisse à votre campagne.
 
Mamadou Dramane Traoré Ancien directeur d’école à Koulikoro, au Mali.

Source : Le Grand Soir.