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« Il semble qu’une ou deux difficultés soient intervenues », concède le procureur auprès de Mediapart. Le déni de racisme semble avoir sévi au commissariat, lors du dépôt de plainte, mais aussi lors de sa « retranscription » au niveau du parquet. Les histoires de ce type ne sont hélas pas exceptionnelles. Un même déni a sévi dans l’affaire d’Aziz A., où il était question de harcèlement moral subi de la part d’une collègue. Le tribunal a estimé qu’« il existe un doute suffisamment important sur le fait que le terme “bougnoule” ait pu être utilisé en tant que surnom et non en tant qu’insulte destinée à atteindre Aziz en raison de son origine », écartant ainsi la circonstance aggravante de racisme.
Mais les études manquent, dans ce domaine aussi, pour prouver les biais racistes qui structurent encore aujourd’hui la justice. À noter celle réalisée en 2019 sur le sort judiciaire d’affaires liées au racisme instruites dans trois tribunaux correctionnels. Cette étude sociologique inédite avait montré la difficulté de faire aboutir ces plaintes, car après le filtre du commissariat, le parquet lui-même classe massivement sans suite les injures racistes, surtout lorsqu’il n’y a pas de témoin.
L’audience pour les faits de violences avec arme, dans le quartier de l’Arbousset, est fixée au 7 juillet.


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