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mercredi 24 janvier 2018

« Mépris », « vieux monde »,… des féministes réagissent à une tribune publiée dans « Le Monde »

« Mépris », « vieux monde »,… 
des féministes réagissent à une tribune 
publiée dans « Le Monde »


Une trentaine de militantes féministes ont signé un texte où elles écrivent que les femmes qui défendent la « liberté d’importuner » contribuent à « banaliser la violence sexuelle ».


LE MONDE | 10.01.2018
C’est un plaidoyer pour la « liberté d’importuner » qui ne passe pas. Des militantes féministes répondent, mercredi 10 janvier, à une tribune parue la veille dans Le Monde dans laquelle une centaine de femmes, dont Catherine Deneuve, défendaient la « liberté » des hommes « d’importuner » les femmes. Pour les militantes féministes, les signataires de cette tribune veulent « refermer la chape de plomb » soulevée par le scandale Weinstein et « méprisent » les victimes de violences sexuelles.

« A chaque fois que les droits des femmes progressent, que les consciences s’éveillent, les résistances apparaissent », pose d’emblée le texte, publié sur le site de francetvinfo.
« Dès que l’égalité avance, même d’un demi-millimètre, de bonnes âmes nous alertent immédiatement sur le fait qu’on risquerait de tomber dans l’excès. L’excès, nous sommes en plein dedans […]. En France, chaque jour, des centaines de milliers de femmes sont victimes de harcèlement. Des dizaines de milliers d’agressions sexuelles. Et des centaines de viols. Chaque jour. »

« Leur vieux monde est en train de disparaître »


Le collectif de femmes signataires de la tribune parue dans Le Monde soulignait le risque « d’aller trop loin », de ne « plus pouvoir rien dire » ou de ne « plus pouvoir draguer », s’inquiétant d’un retour du « puritanisme ».

En réponse, la trentaine de féministes signataires de la tribune publiée sur francetvinfo — parmi lesquelles la militante Caroline De Haas, les journalistes Lauren Bastide et Giulia Foïs, la présidente des Chiennes de garde, Marie-Noëlle Bas, la psychiatre Muriel Salmona et de nombreuses militantes associatives — estime que « les signataires [de la tribune publiée dans Le Monde] mélangent délibérément un rapport de séduction, basé sur le respect et le plaisir, avec une violence ».

Pour elles, « accepter des insultes envers les femmes, c’est de fait autoriser les violences ». Elles arguent également que la différence entre la drague et le harcèlement « n’est pas une différence de degré […] mais une différence de nature ».

Elles soulignent également, en miroir à la tribune, qui soutenait l’importance d’éduquer les petites filles à se défendre, la responsabilité des hommes dans le fait de violer ou d’agresser.

« Cette tribune, c’est un peu le collègue gênant ou l’oncle fatigant qui ne comprend pas ce qui est en train de se passer », poursuivent-elles.

Affirmant que la plupart des personnalités citées dans le quotidien sont « récidivistes en matière de défense de pédocriminels ou d’apologie du viol », elles regrettent qu’elles « utilisent une nouvelle fois leur visibilité médiatique pour banaliser les violences sexuelles » et « méprisent de fait les millions de femmes qui subissent ou ont subi ces violences ».

« Avec ce texte, elles essayent de refermer la chape de plomb que nous avons commencé à soulever. Elles n’y arriveront pas », poursuivent les signataires, concluant que « les porcs et leurs allié·e·s ont raison de s’inquiéter. Leur vieux monde est en train de disparaître ».

« Une gifle »


Les militantes féministes ne sont pas les seules à avoir été choquées par cette tribune. La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa, a déclaré sur France Culture :
« Dans cette tribune il y a des choses profondément choquantes. Nous avons déjà énormément de mal à faire comprendre aux jeunes filles que frotter un sexe d’homme dans le métro contre elles, c’est une agression. Je pense que c’est dangereux de tenir ce discours. »
Tout aussi critique, l’ancienne ministre du droit des femmes et sénatrice de l’Oise, Laurence Rossignol, a jugé sur France inter que défendre un « droit d’importuner » était une « gifle contre les femmes qui dénoncent la prédation sexuelle » et ne « rend [ait] service qu’aux prédateurs ». Sur Twitter, elle avait également estimé que « l’angoisse de ne plus exister sans le regard et le désir des hommes » conduisait « des femmes intelligentes à écrire des énormes âneries ».

Ségolène Royale a aussi réagi sur RTL mardi, regrettant que Catherine Deneuve ait cosigné cette tribune « parce que les victimes des violences sexuelles sont déjà écrasées par la peur de parler, par la loi du silence ». « On n’a pas le droit de faire des choses comme cela », a-t-elle ajouté, affirmant que la signature d’une actrice reconnue comme Catherine Deneuve permettrait aux agresseurs de justifier leurs actes.


Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/01/10/mepris-reminiscences-poussiereuses-des-feministes-reagissent-a-une-tribune-publiee-dans-le-monde_5239680_3224.html


mardi 23 janvier 2018

«Monsieur le Président, vous avez instauré à Calais un protocole de la bavure»



«Monsieur le Président, 

vous avez instauré à Calais 

un protocole de la bavure»




Par Yann Moix, écrivain


Capture d'écran d'images filmées pour le documentaire Re-Calais réalisé par Yann Moix. Hikari-Arte

L'écrivain Yann Moix fustige dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron la politique migratoire de la France, et plus particulièrement le traitement infligé aux migrants à Calais. Vidéo à l'appui, il affirme avoir filmé sur place des «actes de barbarie».


Monsieur le président de la République, chaque jour, vous humiliez la France en humiliant les exilés. Vous les nommez «migrants» : ce sont des exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un destin. Réchappés du pire, ils représentent cet avenir que vous leur obstruez, ils incarnent cet espoir que vous leur refusez. C’est à leur sujet que je vous écris.

Vous avez affirmé, dans votre discours de Calais, que «ceux qui ont quelque chose à reprocher au gouvernement s’attaquent à sa politique, mais qu’ils ne s’attaquent pas à ses fonctionnaires.» Je ne m’en prendrai ici qu’à vous. Et à vous seul.

Je ne suis pas, comme vous dites, un «commentateur du verbe» : je suis un témoin de vos actes. Quant à votre verbe, il est creux, comme votre parole est fausse et votre discours, double.

J’affirme, M. le Président, que vous laissez perpétrer à Calais des actes criminels envers les exilés. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

J’affirme, M. le Président, que des fonctionnaires de la République française frappent, gazent, caillassent, briment, humilient des adolescents, des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la détresse et le dénuement. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

J’affirme, M. le Président, que des exilés non seulement innocents, mais inoffensifs, subissent sur notre territoire des atteintes aux droits fondamentaux de la personne. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

Toutes les images sont extraites du film de Yann Moix, Re-Calais, qui sera diffusé au printemps sur Arte 
 Pour voir la vidéo cliquer ici :


Vous menacez de saisir la justice si les «faits dénoncés» ne sont pas «avérés». Voici donc, monsieur le Président, les ­images des conséquences obscènes de ­votre politique.

Ces actes de barbarie, soit vous les ­connaissiez et vous êtes indigne de votre fonction ; soit vous les ignoriez et vous êtes indigne de votre fonction. Ces preuves, si vous les demandez, les voici ; si vous faites semblant de les demander, les voici quand même. Les Français constateront ce que vous commettez en leur nom.

«Je ne peux pas laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre exercent des violences physiques», avez-vous dit. Ajoutant : «Si cela est fait et prouvé, cela sera sanctionné». D’abord, vous menacez de procès en diffamation ceux qui démasquent ­votre politique ; ensuite, vous menacez de procédures de sanction ceux qui l’appliquent.

Journalistes, policiers : avec vous, tout le monde a tort à tour de rôle. Les uns d’avoir vu, les autres d’avoir fait. Tout le monde a tort sauf vous, qui êtes le seul à n’avoir rien vu et le seul à n’avoir rien fait. On attendait Bonaparte, arrive Tartuffe.

Soit les forces de l’ordre obéissent à des ­ordres précis, et vous êtes impardonnable ; soit les forces de l’ordre obéissent à des ­ordres imprécis, et vous êtes incompétent. Ou bien les directives sont données par vous, et vous nous trahissez ; ou bien les directives sont données par d’autres, et l’on vous trahit.
Quand un policier, individuellement, ­dépasse les bornes, on appelle cela une bavure. Quand des brigades entières, groupées, dépassent les bornes, on ­appelle cela un protocole. Vous avez ­instauré à Calais, monsieur le Président, un protocole de la bavure.

Quand une police agit aussi unie, pendant si longtemps, elle ne peut le faire sans se plier à un commandement. Est-ce bien vous, monsieur le Président, qui intimez aux policiers l’ordre de déclencher ces ­actions souillant la dignité de l’homme  ? Vous y avez répondu vous-même : «Dans la République, les fonctionnaires appliquent la politique du gouvernement.»

L’histoire a montré qu’on peut parfois ­reprocher à un policier de trop bien obéir. Mais elle a surtout montré qu’on doit ­toujours reprocher à un président de mal commander, précisément quand le respect humain est bafoué. En dénonçant les violences policières, en cherchant à savoir qui est le donneur de ces ordres, je ne fais que défendre la police, parce que lui ­donner de tels ordres, c’est justement ­porter atteinte à son honneur.

«La situation est ce qu’elle est par la brutalité du monde qui est le nôtre», dites-vous. Peut-on attendre, monsieur le Président, qu’une situation aussi complexe soit ­démêlée par une pensée aussi simpliste  ? Que des décisions si lourdes soient ­compatibles avec des propos si légers ? On attendait Bonaparte, arrive Lapalisse.

Serez-vous plus enclin à l’émotion qu’à la réflexion  ? Ecoutez la voix de ces jeunes qui, fuyant les assassins et la dictature, rançonnés puis suppliciés en Libye, traversent la Méditerranée sur des embarcations douteuses pour accoster, à bout de forces, dans une Europe que vous défendez par vos formules et qu’ils atteignent par leur courage.

Vous avez osé dire : «Notre honneur est d’aider sur le terrain celles et ceux qui ­apportent l’humanité durable dans la ­République.» Au vu de ce qui semblerait être votre ­conception de «l’humanité», les associations préfèrent l’aide que vous leur avez ­refusée à celle que vous leur promettez. A Calais, on vous trouve plus efficace dans la distribution des coups que dans la distribution des repas.

Ces associations, monsieur le Président, font non seulement le travail que vous ne faites pas, mais également le travail que vous défaites. Quant à votre promesse de prendre en charge la nourriture, elle n’est pas généreuse : elle est élémentaire. Vous nous vendez comme un progrès la fin d’une aberration.

La colonisation en Algérie, monsieur le Président, vous apparut un jour comme un «crime contre l’humanité». Ne prenez pas la peine de vous ­rendre si loin dans l’espace et dans le temps, quand d’autres atrocités sont commises ici et maintenant, sous votre présidence. Sous votre responsabilité.

Faites, monsieur le Président, avant que l’avenir n’ait honte de vous, ce qui est en votre pouvoir pour que plus un seul de ces jeunes qui ne possèdent rien d’autre que leur vie ne soit jamais plus violenté par la République sur le sol de la nation. Mettez un terme à l’ignominie. La décision est difficile à prendre  ? On ne vous demande pas tant d’être courageux, que de cesser d’être lâche.

Saccages d’abris, confiscations ­d’effets personnels, pulvérisation de sacs de couchages, entraves à l’aide humanitaire. Tel est le quotidien des exilés à Calais, monsieur le Président. Hélas, vous ne ­connaissez rien de Calais. Le Calais que vous avez visité mardi dernier n’existe pas : c’était un Calais pipé ; c’était ­un Calais imaginaire et vide ; c’était un ­Calais sans «migrants». Un Calais sur mesure, un Calais de carton-pâte. Le Calais que vous avez visité, monsieur le Président, ne se trouve pas à Calais.

Le Défenseur des droits a dénoncé, lui aussi, le «caractère exceptionnellement grave de la situation», qu’il n’hésite pas à décrire comme étant «de nature inédite dans l’histoire calaisienne». Une instance de la République, monsieur le Président, donne ainsi raison à ceux à qui vous donnez tort. Mais je vous sais capable de ne pas croire vos propres services, tant vous ­donnez si souvent l’impression de ne pas croire vos propres propos.

Comme on se demande à partir de combien de pierres commence un tas, je vous demande, monsieur le Président, à partir de combien de preuves commence un crime.

Je citerai enfin les conclusions de la «mission IGA-IGPN-IGGN relative à l’évaluation de l’action des forces de l’ordre à Calais et dans le Dunkerquois» d’octobre 2017 – mission qui dépend du ministère de l’Intérieur  : «L’accumulation des témoignages écrits et oraux, bien que ne pouvant tenir lieu de preuves formelles, conduit à considérer comme plausibles des manquements à la doctrine d’emploi de la force et à la déontologie policière, principalement à Calais. Ces manquements portent sur des faits de violences, sur un usage ­disproportionné des aérosols lacrymogènes, la ­destruction d’affaires appartenant aux ­migrants ainsi que le non-respect de l’obligation du matricule RIO [le référentiel des identités et de l’organisation].»

Permettez-moi, monsieur le Président, de traduire cette phrase dans un français non-policier  : «Nous croulons sous les preuves de violences policières, notamment de gazages, mais nous refusons de les considérer comme des preuves au sens strict, car cela risquerait de froisser monsieur le ­ministre de l’Intérieur, qui serait obligé d’enquêter sur l’épidémie d’anonymat qui saisit ses troupes au moment de l’assaut contre les migrants.»

Vous dites  : «Je ne peux laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre utilisent la violence.» Les violences vous dérangeraient-elles moins que le fait qu’on les laisse accréditer ?

A l’heure, monsieur le Président, où vous décrétez ce qui est, ou n’est pas, une «fake news», vous nous rappelez de manière ­salutaire que vous êtes prompt au mensonge éhonté. On attendait Bonaparte, ­arrive Pinocchio.

Je ne sais pas exactement de quoi vous êtes responsable ; je sais seulement en quoi vous êtes irresponsable. Le grand mérite de votre politique, c’est qu’on peut la voir à l’œil nu.

Surtout à Calais, où tout est fait pour ­rendre impossible aux exilés l’accès à l’Angleterre. Non seulement ils n’ont pas le droit de rester, mais ils n’ont pas la possibilité de partir. Que doivent-ils faire  ? Attendre qu’on leur brûle la rétine  ? Ou bien jouer leur destin en tentant la traversée  ?

Vous menacez en tout, monsieur le Président, des gens qui ne nous menacent en rien. Votre politique ne fait pas que trahir nos valeurs, elle les insulte. Les mesures antimigratoires sont toujours populaires. Mais voulant faire plaisir à la foule, vous trahissez le peuple.

Le préfet du Pas-de-Calais m’a appelé, ­furieux, osant se réclamer de Jean Moulin ; mais Jean Moulin s’est battu pour faire cesser la barbarie, non pour intimider ceux qui la dénoncent. Les exilés sont des victimes. Laissez les martyrs morts en paix ; cesse de faire la guerre aux martyrs vivants.

Jean Moulin fut supplicié pour une France qui accueille les hommes, pas pour une France qui les chasse. Dites à votre préfet que se réclamer d’un héros de la ­Résistance quand, dans sa sous-préfecture, Erythréens, Afghans et Soudanais sont harcelés, délogés, gazés nuit et jour, c’est prendre Jean Moulin en otage. Et c’est le trahir une deuxième fois.

Ce n’est plus vous qui êtes en marche, monsieur le Président, c’est la vérité. Vous pouvez porter plainte contre moi pour ­diffamation ; la postérité portera plainte ­contre vous pour infamie.



Source : http://www.liberation.fr/debats/2018/01/21/monsieur-le-president-vous-avez-instaure-a-calais-un-protocole-de-la-bavure_1624132

lundi 22 janvier 2018

Cette semaine à l'Atelier de l'Entonnoir


Mardi :  Aide au projet,Omnibus, L'incroyable Cantine, ET ERRATUM Spectacle d'ombre :
'LA LEGENDE DE VARSOVIE"
Mercredi : Cours de japonais, Cours de guitare, Wargasound,Atelier Enfant, Omnibus
Jeudi : Atelier Théatre
Vendredi : Yoga Pilate.
Samedi : LANCEMENT DU SOUDAQUI
ET concert: UBLOT
Lundi : Qi Gong



INFORMATION
Pour ceux Qui habitent ou passent par Vernet, Olette ou Fuilla, n'oubliez pas qu'y habitent des migrants (dans les CAO et CADA) qui aimeraient bien sortir. Mais s'ils peuvent descendre en pleine journée, ils n'ont plus moyen de remonter le soir. Vous pouvez donc leur proposer l'aller et surtout le retour.
Merci d'avance
+d'info :
bienvenue-migrants-conflent@risup.net


 Mardi


10-12h : La bibliothèque de l'OMNIBUS est ouverte !
Si tu veux des conseils de lecture ou choisir toi même ton livre, c'est le créneau!
Livre à consulter sur place ou à emporter pour les adhérents de l'Entonnoir.
10-12h : Aide aux projets
Accompagnement de projets
Créer son activité professionnelle, son entreprise, son association, son événement
Se développer, s'orienter, décider

conseils individuels et pratiques !

12h30 : Incroyable Cantine
C'est, bio et végétarien,
préparé par les adhérents, ...par vous la semaine prochaine...
Menu entrée/plat/dessert à 6 Euros
20 Réservations mardi matin à partir de 11h au 04 68 97 06 12

Mercredi


15H Atelier Enfants
Fabrication de marionnettes
Technique : Ombre
15h20- 16H20 : Cours de japonais
Initiation au japonais,
participation libre
Animé par Tchié 06 41 88 40 06


16h30 : cours de guitare avec les chansons des Wargasounds!
Avec Rudolf,
initiation, trucs et astuces!
16h30 : Chantons ensemble Les Wargasounds avec les musiciens du cours de guitare!














18h30 : La bibliothèque de l'OMNIBUS est ouverte
Si tu veux des conseils de lectures ou choisir toi même ton livre, c'est le créneau!
Livre à consulter sur place ou à emporter pour les adhérents de l'Entonnoir.


Jeudi




 Vendredi



10H-11H30 : Yoga Pilates
Tous niveaux, tous les âges,
Prévoir un gros pull ou un plaid pour le temps de relaxation
Pour toutes infos contactez Fatima au 06.14.46.02.39


Le Yoga grâce à la pratique des postures, de la respiration entres autres, procure force et souplesse, améliore le souffle, sa pratique vise l'équilibre sur plusieurs plans : physique, mental, émotionnel, psychique. On peut le pratiquer tout au long de la vie et continuer à développer les qualités acquises.
La méthode permet de travailler le centre d'énergie du corps - la sangle abdominale - pour tonifier les muscles et développer une colonne vertébrale saine et souple. J'aime travailler avec plusieurs techniques dans le même cours, toujours autour du Yoga pour éviter l'ennui, pour développer un système musculaire fort, souple et tonique, pour détendre et équilibrer le système nerveux qui est soumis à rude épreuve au quotidien dans notre civilisation occidentale.

Qui suis-je ? Je suis Fatima, j'habite Nohèdes depuis 3 ans maintenant. Diplômée professeure de fitness depuis 17 ans, j'ai donné des cours collectifs et particuliers durant plus de 15 ans à Paris. Après avoir fait une école de Yoga durant 4 ans (André Van Lysbeth), j'enseigne depuis 2010 le Hatha-Yoga. Mon ambition est de vous amener à la découverte de ce véhicule, ce temple qui est notre corps physique avec lequel nous vivons depuis et pour plusieurs d'années et qui parfois par endroit nous reste à découvrir ou à mieux connaître afin de toucher ou d'atteindre un état d'équilibre, d'harmonie et de joie…

Pour qui ? Tous niveaux, tous les âges, dans cette discipline il n'y a pas de compétition, pas de jugement juste notre envie et de la bienveillance. « Connais-toi, toi-même et tu connaitras l'univers et les dieux » (Tapis à sur place, possibilité d'amener le votre. Prévoir un gros pull ou un plaid pour le temps de relaxation)









 Lundi



18h : Qi Gong
avec Véro



www.atelierdelentonnoir.fr

Atelier de l'entonnoir
1 rue des Marchands
66500
Prades
Tel :04-68-97-06-12
contact@atelierdelentonnoir.fr

 


Spectacle d'ombre : 'La Légende de Varsovie' à l'Entonnoir - Mardi 23 janvier Prades 66500

  
MARDI 23 janvier
Après l'incroyable Cantine 
à 18H

Spectacle d'ombre :

 'LA LEGENDE DE VARSOVIE"








dimanche 21 janvier 2018

Vendredi 26 janvier à partir de 18h15 : Maghreb si loin, si proche...

              
 



               




2 films & 1 repas entre les 2 films : 
Tajine, pâtisseries orientales et
thé à la menthe préparés par
l'ALEFPA de Vernet les Bains 

 

 



https://vimeo.com/213732333


SYNOPSIS
 
Dans les rues de Tunis et de Sfax, Chaïma danse, Ouméma graffe, Shams slame. Elles ne se connaissent pas mais font partie de la même génération. Nées sous la dictature de Ben Ali, elles sont les adolescentes de la révolution du Jasmin. Elles incarnent toutes les nuances d’un combat commun : la liberté des femmes dans leur pays. Un combat pacifique qu’elles mènent dans la rue, espace largement occupé par les hommes, et qu’elles ont choisi de reconquérir par la pratique du Street Art. Un combat qui fait osciller leur quotidien entre peur, espoir, violence, énergie créative et soif de liberté.



https://www.youtube.com/watch?v=wCNrnk21igQ&feature=youtu.be

SYNOPSIS
 
Omar, adolescent instable et solitaire, vit dans un bidonville de la banlieue de Mostaganem. C’est un garçon accro aux célèbres psychotropes surnommés « madame courage ». Des comprimés d’Artane très prisés par les jeunes Algériens pour leur effet euphorisant d’invincibilité. Spécialiste du vol à l’arraché, Omar va, ce matin-là, comme à son habitude, commettre ses forfaits dans le centre ville. Sa première proie s’appelle Selma, une jeune fille qui se promène avec ses copines et porte - bien en évidence - un collier en or. Alors qu’il commet son acte, Omar croise le regard de Selma.


samedi 20 janvier 2018

Mardi 23 janvier à 20h45 au Lido : Marvin ou la belle éducation





Mardi 23 janvier à 20h45

Les Ciné-Rencontres vous proposent



https://www.youtube.com/watch?v=DoUvvYZOmAU&feature=youtu.be

   


SYNOPSIS

 

Martin Clément, né Marvin Bijou, a fui. Il a fui son petit village des Vosges. Il a fui sa famille, la tyrannie de son père, la résignation de sa mère. Il a fui l'intolérance et le rejet, les brimades auxquelles l'exposait tout ce qui faisait de lui un garçon «différent». Envers et contre tout, il s'est quand même trouvé des alliés. D'abord, Madeleine Clément, la principale du collège qui lui a fait découvrir le théâtre, et dont il empruntera le nom pour symbole de son salut. Et puis Abel Pinto, le modèle bienveillant qui l'encouragera à raconter sur scène toute son histoire. Marvin devenu Martin va prendre tous les risques pour créer ce spectacle qui, au-delà du succès, achèvera de le transformer...

TELERAMA
...Le nouveau film d’Anne Fontaine (Perfect Mothers, Les Innocentes) est une balade fiévreuse sur un être humilié et offensé chez qui la lumière finit par l’emporter sur l’ombre. Du roman d’Edouard Louis En finir avec Eddy Bellegueule, elle n’a gardé, en fait, que l’enfance qu’elle a stylisée avec aplomb. Avec le personnage du père, surtout, qu’interprète Grégory Gadebois avec une ampleur et une puissance dignes des grands comédiens de jadis (on songe à Harry Baur, par moments). Le père hurle, éructe, ment : la réalisatrice le montre dans sa misère, son abrutissement, son obscurantisme, mais sans le condamner jamais…

Le plus troublant et le plus touchant sont les moments intenses qui parsèment ce conte moral. Quand Marvin écoute son prof de théâtre, Abel, révéler à tous ce que lui n’ose dire à personne. Il s’approche de lui, alors, le regarde de longues secondes, comme pétrifié, et finit par lui murmurer « Je suis comme vous », avant d’éclater en longs sanglots sans fin. Anne Fontaine filme cet instant comme une naissance. L’humilié et l’offensé de jadis n’existe plus. Marvin s’est trouvé. Il s’accepte. S’offre à lui-même et aux autres. Il est lui, enfin.

Pierre Murat