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samedi 17 décembre 2016

Cancer français : la récidive


Cancer français : la récidive


 lundi 12 décembre 2016 par Pièces et main d’œuvre 

En 2012, l’émission Là-bas si j’y suis de Daniel Mermet (France Inter) faisait la promotion du cancer français, dans un reportage de François Ruffin consacré au groupe chimique Arkema. Déplorant la vente du « pôle vinylique » d’Arkema à un financier américain, Ruffin n’avait pas jugé utile de préciser que ce pôle toxique avait tué des dizaines de salariés du cancer du foie et empoisonné rivières, sols et eau potable de la région grenobloise notamment. Pour ces journalistes du Front de gauche, avions-nous alors expliqué, l’emploi n’a pas d’odeur (1) (voir ici)

Quatre ans plus tard, Ruffin & Co persévèrent dans le déni. Cette fois, le patron du journal Fakir, organisateur de « Nuit debout » et aspirant-député de la Somme (2), défend les salariés d’Ecopla. Histoire télégénique : de sympathiques ouvriers isérois, à Saint-Vincent-de-Mercuze, tentent de reprendre leur boîte - ex-filiale de Péchiney - en Scop après la liquidation sauvage de celle-ci par ses actionnaires. Macron, Wauquiez, Montebourg, Duflot, sont venus soutenir leur projet invalidé par la justice.

Ce 14 décembre 2016, François Ruffin, avec ses faire-valoir, le syndicaliste Charles Piaget et l’économiste dramatique Frédéric Lordon, animent à la Bourse du Travail de Grenoble une soirée « Alu debout ! » Il s’agit, selon leur mot d’ordre, de défendre la « filière française de l’aluminium ». C’est-à-dire, à nouveau, le cancer industriel (...)


                              Beurk

Ma grand-mère disait le plus grand mal de « l’alu ». Jamais un ustensile en aluminium ne pénétra sa cuisine. Trop toxique. Dans les Alpes où elle vivait, on le savait depuis que l’industrie s’était implantée dans les vallées de la Maurienne, de la Romanche ou de l’Isère. Péchiney y créa ses usines en 1906, exploitant la houille blanche. Car il faut beaucoup d’énergie pour produire de l’aluminium par électrolyse. L’usine de Saint-Jean-de-Maurienne consommait en 2008 l’équivalent de l’agglomération grenobloise. Et il faut beaucoup d’eau : la même usine pompait 400 000 m3 par an dans la nappe phréatique, plus 2000 m3 par heure dans l’Arc, plus l’équivalent de la consommation annuelle de Saint-Jean en eau potable. (3) Un pillage industriel.


Il faut aussi des produits chimiques comme la cryolithe, qui émet acide fluorhydrique gazeux et particules fines. Dés l’installation de l’usine savoyarde, les riverains de La Praz se plaignent des émanations. A l’école voisine des Plans, le médecin observe en 1953 un retard d’ossification et une déficience organique chez les élèves. La végétation crève des rejets fluorés. En 1966, l’Office national des forêts recense 33 forêts touchées sur 10 000 hectares, dont 10 % sont détruits et 80 % condamnés à terme. L’élevage est sinistré. Dans les alpages secs où flotte jusqu’à 2000 mètres la nappe bleutée de pollution, les bêtes se cassent les pattes et perdent leurs dents. Ceux qui ont traversé ces vallées dans les années 1980 se rappellent ces arbres pitoyables aux feuilles nécrosées. Péchiney est alors « le premier pollueur de France », selon les comités antipollution de la région.


On profite de la « filière française de l’aluminium » jusque dans les Calanques. Les boues rouges qui empoisonnent les fosses méditerranéennes sont un autre héritage de Péchiney. Le site industriel de Gardanne, aujourd’hui propriété d’Altéo, a déversé depuis 1967 plus de 30 tonnes de résidus de production d’alumines (arsenic, titane, aluminium, plomb, mercure, etc). (4) Vous prendrez bien un oursin ?


Des années après la fermeture des sites, les vallées conservent les plaies de Péchiney : les eaux et sols de Saint-Jean-de-Maurienne, de Froges et Rioupéroux dans l’Isère, sont contaminés (fluorures, PCB, hydrocarbures, trichloréthylène, cyanures, aluminium, arsenic, baryum, cadmium, chrome, cuivre, sélénium, thalium, etc.) (5)
Les salariés enterrent chaque année leurs collègues morts de l’amiante et entament des poursuites contre leur ex-employeur (6). Nombreux ceux qui souffrent de cancers de la vessie et du poumon.(7) L’aluminium, comme la chimie, tue ceux qu’il emploie.


Quant au reste de la population, il avale sa dose quotidienne. Dans un article de mars 2015 titré « Alerte à la toxicité de l’aluminium », le magazine Sciences et Avenir rapporte : « Les études s’accumulent qui suggèrent une responsabilité de ce matériau dans l’augmentation de la maladie d’Alzheimer, de la sclérose en plaque, de la maladie de Crohn, des colopathies fonctionnelles (ou syndrome de l’intestin irritable). L’aluminium est également suspecté comme facteur de la baisse de fertilité masculine. (...) Celui-ci transiterait par l’intestin, provoquant une grande porosité des parois lui permettant de passer dans le sang. Il s’accumulerait préférentiellement dans les os et dans le cerveau. (...) les chercheurs vont poursuivre leurs efforts de sensibilisation des industriels sur l’usage de l’aluminium, en priorité dans l’agroalimentaire. » (8) Ma grand-mère avait raison.


Soyons logiques. Si nous n’utilisons plus d’alu, il ne sert à rien d’en produire. En Scop ou en S.A, Ecopla ne devrait plus « passer 300 tonnes de métal par mois environ » (9) dans des barquettes. Lesquelles servent aux gants de l’agro-alimentaire pour fourguer en supermarché une pâtée industrielle elle-même suspecte. Passer au four micro-ondes des lasagnes (au cheval ?) surgelées dans une barquette alu : voilà l’idéal d’Ecopla, de François Ruffin et de Frédéric Lordon. 

 
Nous luddites et décroissants, ne cessons de répéter que nos vies valent plus que nos emplois. Cent cinquante ans d’emploi techno-industriel ont dévasté la planète - pourquoi ? Pour que ce même assaut technologique chasse désormais la main d’œuvre superflue. Robots, automates et algorithmes remplacent ouvriers et employés : cela valait bien la peine de dévaster eaux et forêts, sols et paysages, ravagés par l’horreur industrielle. La gauche progressiste aura soutenu cette double catastrophe, née du même mouvement : la destruction de la planète et des conditions de vie autonomes des hommes.



Il faut rendre la terre aux ouvriers, disons-nous. Chacun doit pouvoir être son propre maître (de son existence et de son travail) quitte à se contenter de peu. Encore faut-il que cette terre soit cultivable. Salariés d’Ecopla, ni le baryum, ni l’eau à l’arsenic ne vous nourriront. Pas plus la bouffe industrielle en barquette, d’ailleurs. Vous méritez mieux que ça. Puisque François Ruffin, votre « conseiller en stratégie » qui aspire à devenir député, « se définit lui-même comme un décroissant » (10), exigez de lui un programme de sortie de l’industrie. Le seul qui reste réaliste.
Quant aux soi-disant Verts, écolos et « décroissants » qui se rallieraient aux manigances des Rouges, industrialistes et techno-progressistes, ils ont autant de jugeotte que des dindes votant pour Noël.

 
La Grande Bouffe, c’est fini. Tant mieux, elle nous rendait malades. Pour un véritable progrès social et humain, mangeons les produits du jardin dans des plats en terre cuite, comme avant l’aluminium.


Pièces et main d’œuvre 

Grenoble, le 12 décembre 2016 



1 Cf. Réindustrialisons : quand Là-bas si j’y suis défend le cancer français, et Défense du cancer français : séquelles, sur www.piecesetmaindoeuvre.com et Pièce détachée n°57
2 Le Monde, 6/12/16
3 Toutes les descriptions viennent de J. Donze, Risque industriel et environnement montagnard. Le cas de St Jean de Maurienne, in Bulletin de l’Association de géographes français (vol. 84, 2007)
4 Le Monde, 22/08/14 
5 Base de données Pollution des sols du ministère de l’Ecologie : http://basol.environnement.gouv.fr/ 
6 Voir par exemple http://andeva.fr/IMG/pdf/_Bulletin_Andeva_No33_screen_.pdf
7 http://www.cancer-environnement.fr/507-Aluminium.ce.aspx#Exposition%20professionnelle
8 http://www.sciencesetavenir.fr/sante/alerte-a-la-toxicite-de-l-aluminium_28665
9 Libération, 4/10/16  
10 Le Monde, 6/12/16


Source : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/cancer_franc_ais_re_cidive.pdf

jeudi 15 décembre 2016

En Ile-de-France, Les Républicains asphyxient l’agriculture biologique

En Ile-de-France, 

Les Républicains asphyxient 

l’agriculture biologique

 

7 décembre 2016 / Maud Granger Remy et Florent Sebban

 

La production agricole locale et bio augmente en Île-de-France. Pourtant, expliquent les auteurs de cette tribune, l’exécutif régional Les Républicains a réduit drastiquement les financements alloués à ces structures, au risque de briser cette dynamique.
Maud Granger Remy est membre d’une Amap à Paris et Florent Sebban, paysan en Amap à Pussay, est co-président le Réseau Amap Île-de-France. Amap désigne l’Association pour le maintien d’une agriculture paysanne.



Malgré les réserves formulées par une grande partie des groupes politiques représentés au conseil régional de la région Île-de-France (PS, EELV, Front de gauche, Modem, UDI), la majorité (Les Républicains) a décidé mercredi 16 novembre de réduire drastiquement les financements attribués aux structures historiques d’accompagnement de l’agriculture biologique. Ainsi, les financements alloués par la région au Réseau Amap Île-de-France diminuent de 35 %, ceux alloués au Groupement des agriculteurs biologiques de 30 %, quand les subventions destinées à Terre de liens et à la couveuse d’activités agricoles les Champs des possibles sont tout simplement réduites à néant. D’un autre côté, les financements pour l’agriculture biologique destinés aux chambres d’agriculture, pourtant rarement identifiées comme les avocats de la bio, augmentent de 318 %.

Cette décision très soudaine est assez compliquée à comprendre. Le fait qu’un mouvement similaire de transfert du pilotage de l’agriculture biologique des structures citoyennes aux chambres d’agriculture soit en cours en région Auvergne – Rhônes-Alpes ne suffit pas à l’expliquer.

Essayons de comprendre les conséquences que cette décision va entraîner.
Aujourd’hui, l’Île-de-France est une région où la consommation de produits issus de l’agriculture biologique est supérieure à la moyenne nationale et où elle ne cesse d’augmenter (57 % des Franciliens déclarent acheter des produits bio au moins une fois par mois). Par ailleurs, l’agriculture biologique constitue un véritable vivier d’emplois et une vraie opportunité de développement économique local. Toutefois, malgré un réel décollage ces dernières années, les surfaces cultivées en bio (2 %) restent bien inférieures à la moyenne nationale (6 %). Avec près de 300 fermes engagées en mode de production biologique fin 2016, l’agriculture francilienne ne parvient que très partiellement à répondre à cette demande.

Le développement d’une agriculture citoyenne répondant réellement aux attentes sociétales 


Le développement de la production agricole locale et bio est donc essentiel. L’État et la région Île-de-France se sont d’ailleurs mis d’accord sur un Plan bio 2014-2020 qui vise à « doubler les surfaces bio d’ici 2017 et les tripler d’ici 2020, dynamiser les conversions, en maintenant un objectif de 10 à 15 installations en agriculture biologique par an, développer les outils de structuration collective de filières pour soutenir le développement des produits bio locaux, et encourager l’introduction de produits locaux, en particulier issus de l’agriculture biologique, dans la restauration collective ».



Dans le même temps, de très nombreux candidat(e)s à l’installation en agriculture biologique tapent aux portes de la Région. Ils ont des profils très diversifiés. Certains sont issus de familles agricoles, mais souhaitent faire évoluer leurs fermes, d’autres n’ont pas de parents agriculteurs et cherchent à reprendre ou à créer des fermes. Ces candidats ont chacun(e) leurs particularités. Si l’on souhaite les accompagner pour développer l’offre francilienne en produits bio, il faut s’adapter à leurs profils.

C’est précisément ce que les structures de l’agriculture citoyenne ont su faire au sein du pôle Abiosol [1], et ce que les chambres d’agriculture connaissent moins, car elles n’accompagnent que très peu de candidats « hors-cadre familial ». De plus l’union des consommateurs et des producteurs au sein de ces structures permet le développement d’une agriculture citoyenne répondant réellement aux attentes sociétales, aussi bien des futurs paysans que de ceux qui les soutiennent. Ce partenariat est essentiel : les futurs paysans se sentent intégrés dans un réseau solide, ouvert et accueillant qui les aide à sauter le pas, les citoyens qui financent les installations se sentent investis par leur responsabilité et sensibilisés par ce rapport de proximité avec les producteurs et les porteurs de projets.

Ainsi, les structures du pôle Abiosol, soutenues par la Région, ont permis, depuis leur création en 2009, d’accompagner l’installation de 89 nouveaux paysans bio, de former 250 paysans et candidats à l’installation aux techniques de production biologique, de permettre à 40.000 Franciliens(ne)s d’établir des partenariats avec 95 producteurs de la région, d’offrir à 40 entrepreneurs à l’essai l’opportunité de tester leurs projets sur des fermes franciliennes, ou encore d’acquérir sept fermes biologiques avec le concours de l’épargne citoyenne.

L’implication citoyenne est un atout pour l’agriculture 


Le doublement des surfaces en bio intervenu en Île-de-France entre 2009 et 2015 est une conséquence directe des actions menées par les membres du pôle Abiosol. Ceci démontre que l’implication citoyenne est un atout pour l’agriculture ! Il serait absurde d’y mettre un terme en décidant du jour au lendemain que les structures citoyennes ne doivent plus se mêler de l’agriculture biologique. Les chambres d’agriculture ont bien entendu un rôle à jouer, mais elles ne pourront répondre seules aux attentes des nouveaux paysans.

C’est pourquoi les citoyens franciliens sont appelés à se mobiliser pour affirmer la nécessité de faire émerger une agriculture biologique, paysanne et citoyenne en Île-de-France. Les structures du pôle Abiosol ont lancé un appel dans ce sens.

Les Franciliens pourront également manifester leur joie et leur envie de manger bio et solidaire en participant à une grande soupe musette ce jeudi 15 décembre, dès 18 h, devant le conseil régional. Ce sera l’occasion de danser, de chanter et de festoyer pour l’agriculture biologique, paysanne et citoyenne, et d’interpeller l’exécutif régional, alors que les conseillers régionaux seront en plein débat sur le budget 2017.



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[1Le pôle Abiosol est composé des organismes suivants : Réseau AMAP IDF, Les Champs Des Possibles, Terre de Liens IDF, le Groupement des Agriculteurs Biologiques IDF

Lire aussi : Laurent Wauquiez confie la bio aux agro-industriels

Source : Courriel à Reporterre
- Dans les tribunes, les auteurs expriment un point de vue propre, qui n’est pas nécessairement celui de la rédaction.
- Titre, chapô et inters sont de la rédaction.

Photo :
. chapô : Capture du documentaire « Découverte des circuits agricoles courts en île-de-France », Youtube

Source : https://reporterre.net/En-Ile-de-France-Les-Republicains-asphyxient-l-agriculture-biologique

mercredi 14 décembre 2016

Le gouvernement repousse l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

Le gouvernement repousse

 l’évacuation de la ZAD 

de Notre-Dame-des-Landes


Matignon évoque le contentieux européen en cours et l’indisponibilité des forces de l’ordre, mais assure qu’il ne s’agit pas d’un abandon du projet d’aéroport.

LE MONDE | • Mis à jour le



Une barricade bloque une des routes d’accès à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) le 2 décembre. LOIC VENANCE / AFP
Contrairement à ce qu’avait annoncé à de nombreuses reprises Manuel Valls, alors premier ministre, la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ne sera pas évacuée à l’automne. Ni même probablement durant l’hiver. Et sans doute pas avant la fin du quinquennat. Vendredi 9 décembre, les services de Matignon ont confirmé le report de toute intervention des forces de l’ordre dans le bocage nantais.

Les centaines d’occupants de la ZAD, militants écologistes et anticapitalistes, agriculteurs, qui luttent contre le projet de transfert de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique vers le bourg de Notre-Dame-des-Landes, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes, devraient passer les fêtes de fin d’année tranquilles.

Nommé premier ministre en remplacement de M. Valls, désormais candidat à la primaire de la gauche, Bernard Cazeneuve n’entend pas mettre à exécution la menace de son prédécesseur, reprenant ce qu’il expliquait déjà, alors ministre de l’intérieur : évacuer les zadistes pour démarrer le chantier n’est pas une priorité.

Le report provoque une grande colère chez les partisans du transfert de l’actuel aéroport. Ils espéraient que le gouvernement traduirait sur le terrain le résultat de la consultation locale du 26 juin, proposée par le chef de l’Etat, qui avait donné 55,17 % des voix en faveur de ce projet, ancien de plus de cinquante ans.

 
« Si ces informations se révèlent exactes, cela représente un véritable parjure de la part de l’Etat qui, il y a encore quelques semaines, nous promettait une évacuation rapide de la ZAD », a déclaré Alain Mustière, le président de l’association Des ailes pour l’Ouest, colonne vertébrale des pro-aéroport.


Contentieux européen


Mais le chef du gouvernement a changé et Manuel Valls, possible futur candidat à l’élection présidentielle, se voit désavoué. Pour autant, M. Cazeneuve ne va pas jusqu’à évoquer l’abandon. Et personne, au gouvernement, ne propose l’abrogation de la déclaration d’utilité publique de 2008, seul moyen selon les opposants de mettre un coup d’arrêt au projet.

« Le projet d’aéroport n’est pas abandonné, mais une telle opération, l’évacuation de la zone, se prépare dans des conditions qui doivent être sécurisées, à la fois sur le plan juridique et sur le plan opérationnel », a précisé au Monde un proche du premier ministre.

Et d’évoquer le contentieux avec la Commission européenne, qui a reproché à la France, en avril 2014, de n’avoir pas respecté la réglementation concernant les effets cumulés de plusieurs chantiers. Les autorités, par le biais du nouveau schéma de cohérence territoriale (SCOT) de Nantes-Saint-Nazaire, devaient répondre à l’Europe.

La commission d’enquête publique qui a rendu un avis favorable sur le SCOT a toutefois précisé qu’il fallait encore réaliser l’évaluation de l’impact d’ensemble de ce projet et des chantiers connexes, ainsi qu’améliorer l’analyse et la présentation des mesures d’évitement, de réduction et de compensation. Le schéma doit être voté par les élus de la métropole nantaise le 19 décembre. Mais ce document est susceptible de nouveaux recours devant la justice. Les opposants disposeront d’un délai de deux mois pour le contester.

 
La décision européenne sur les corrections françaises ne devrait donc pas intervenir tout de suite. « Soit on continue avec la procédure d’infraction, soit on considère que tout est réglé », précise Enrico Brivio, porte-parole du commissaire européen chargé de l’environnement.

Indisponibilité des forces de l’ordre


L’autre condition évoquée par Matignon, la faisabilité en toute sécurité de l’opération, est loin d’être remplie. « La disponibilité des forces de l’ordre, avec la reconduction de l’état d’urgence, la menace terroriste et le plan Vigipirate renforcé, la surveillance des frontières, le dossier de Calais [Pas-de-Calais], la période des fêtes avec les marchés de Noël, les grands magasins et les lieux touristiques, ne permet pas d’envisager cette opération à haut risque », avance-t-on à Matignon.

Le nouveau ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux, ne devrait pas dire le contraire. Même si, en octobre, alors chef de file des députés du Parti socialiste (PS), il avait vivement critiqué Ségolène Royal qui avait suggéré d’« arrêter les frais » sur Notre-Dame-des-Landes.

La ministre de l’environnement peut, elle, se satisfaire de la nouvelle orientation gouvernementale. « Il est inutile d’exacerber les tensions et de faire prendre des risques aux gendarmes mobiles. Le contentieux n’est pas terminé. Et les élus locaux doivent prendre leurs responsabilités sans renvoyer à l’Etat les conséquences de leur choix », a confié au Monde Mme Royal, qui plaide pour l’étude d’une alternative au projet, avec le réaménagement de l’actuel aéroport Nantes-Atlantique.

Le report, voire l’annulation, de toute intervention pour évacuer la ZAD – cette opération à quelques semaines de l’élection présidentielle paraissant improbable –, est une « claque pour la démocratie », selon l’actuel président (Les Républicains) de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau. « Au nom d’un prétendu contentieux européen, l’évacuation de la ZAD serait impossible. Je suis scandalisé, pas seulement de ne pas avoir été prévenu, (…) je suis scandalisé par le mensonge. Une fois de plus, Bruxelles, l’Europe, n’est qu’un alibi. C’est faux et c’est archi-faux », s’est emporté l’élu.

Très proche du candidat de la droite à l’élection présidentielle, Bruno Retailleau assure que « François Fillon fera respecter l’autorité de la loi et de l’Etat » à Notre-Dame-des-Landes, s’il est élu.

 Rémi Barroux

Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/12/10/le-gouvernement-renonce-a-evacuer-la-zad-de-notre-dame-des-landes_5046691_3244.html

mardi 13 décembre 2016

L'Entonnoir - Programme de fin d'année

Au programme des ateliers et des évènements toute la semaine :
!! Attention Fermeture de l’atelier de l’Entonnoir
Du 21 Décembre 2016 au 2 Janvier 2017 !!
Du nouveau pour cette fin d’année : un atelier peinture

-Mardi : Résonances, "le Conflent à nos oreilles"
-Mardi : L’incroyable Cantine
-Mercredi : Atelier peinture **Nouveau**
-Mercredi : jeux de société **Nouveau**
-Mercredi : La Grainothéque
-Jeudi : Danse intuitive
-Vendredi : Yoga Ashtanga
-Lundi : Instruction en famille
-Lundi : Qi gong

Mardi 13 décembre
de 9h à 12h
Résonances, "le Conflent à nos oreilles"
sans rendez-vous avec Ariane
Plus d'infos au 07 68 09 03 41 et contact@resonances.xyz
Site internet à découvrir avec les oreilles http://resonances.xyz
à 12h30
L’incroyable Cantine
Chaque mardi venez dégustez une cuisine préparée par les adhérents de l’association
C’est, bio, local, et végétarien.
Menu entrée/plat/dessert à 6 Euros
20 Réservations mardi matin à partir de 11h au 04 68 97 06 12


Mercredi 14 décembre

De 10h30 à 12h
Artiste peintre anime Atelier peinture dessin POUR ADULTE

Apprendre, libérer le geste, s’exprimer.

Sur inscription (8 Participants maximum, motivés)

Claude Portella : 0675702525

APPORTER SON MATERIEL : Crayon à papier (2B ou 4B), mine à plomb, pinceaux,
couleur (Pastels secs ou gras, craies, crayon, gouache, acrylique, brou de noix …)
Chiffon, papier de récupération, carton…
Participation : 5€ par personne la séance.

De 17h30 à 19h
Jeux de société
Ca y est, il faut bien se l’avouer, l’hiver est là
.
Mais gardons le moral ! Pourquoi pas en se retrouvant au chaud à l’entonnoir.
Viens les mains dans les poches, avec ton solitaire, ton jeu d’échec,
tes enfants, tes parents, ton petit ami, ton jeu de plateau ou encore ton vieux tapis de tarot
... Un seul thème, les jeux de sociétés
.
Contact : Lili et Fab au 0616858672

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de 19h à 20h
La Grainothèque
propose un échange de graines


Jeudi 15 décembre
à 18h
Danse intuitive
Le mouvement de la danse nous ouvre les portes à de multiples espaces.
La danse nous invite à nous dépasser a chaque instant dans l'écoute corporelle et le Don de soi.
Renseignement et inscriptions:  Jamel 06 27 65 22 38



Vendredi 16 Décembre
à 10 H
Yoga Ashtanga

Parce que le yoga est une pratique qui mérite d'être connue de tous,
un espace et un temps de yoga ashtanga est mis en place dans les locaux de l'Atelier de l’Entonnoir.

2h de la première série + méditation finale.
Venir avec son tapis, l'estomac vide, et bien sûr dans la joie et la bonne humeur...
Place limitée à 8, voire 10 maximum


Lundi 19 novembre
à 10h
Réunion Instruction en famille
Contact : Élise 07 88 82 96 25 / Aurélie 06 64 34 65 65
 à 18h
Qi gong  
chaque lundi avec Véro



Vous pouvez aussi consulter le programme à l’Atelier de l’Entonnoir ou sur l’agenda du site



Ouverture au public de l’entonnoir
Le mardi à partir de 12H30 Pour la cantine
Le mercredi à  partir de 18h30 Pour la cabine à graines

Atelier de l’entonnoir
1 rue des Marchands
66500
Prades

contact@atelierdelentonnoir.fr

lundi 12 décembre 2016

Café Repaire du Conflent : jeudi 15 décembre 18h30 à l' Hostalrich Prades

Comme chaque troisième jeudi du mois le Café Repaire du Conflent aura lieu à 18h30 à l'Hostalrich de Prades.
On y parlera de la nouvelle monnaie locale le 'Soudaqui' qui devrait faire son apparition dans le Conflent, du PLUI (Plan Local d'Urbanisme Intercommunal) en cours de réalisation par la Communauté de Communes et de tout ce que vous aurez envie de partager.