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vendredi 27 juillet 2012

Que se passe t il à Casteil ?

Résumé de l'intervention d'habitants de Casteil au cours du café repère du 19
juillet 2012, à Villefranche de Conflent

De lourdes menaces pèsent sur le village de Casteil, du fait de son départ de la Communauté de Communes « Canigou Val cady » qui regroupait Casteil, Vernet-les-Bains et Corneilla du Conflent.

 1      Contexte :

En 2008 Casteil a basculé à gauche.
A Vernet Les Bains c'est la droite qui a gagné et a imposé son 3° adjoint UMP (Henri Guitart) comme président de Canigou Val Cady et son 2° adjoint (Pierre Bousigues, retraité de la Saur exploitante des installations d'eau potable et d'assainissement en délégation de service public de Canigou Val cady) comme responsable de l'eau et de l'assainissement.
Le président de Canigou Val cady, qui avait subi une cuisante défaite aux élections municipales de 1995, à Casteil, a aussitôt mis en place :
- une gouvernance autocratique et haineuse envers Casteil ;
- une politique budgétaire de dépenses exorbitantes, consistant à éponger les graves déficits de Vernet les Bains, au détriment de l'ensemble des 3 populations, en répercutant sur elles des hausses tarifaires à répétition (eau, assainissement, ordures ménagères, …).
Le Conseil municipal de Casteil a décidé  le 25 janvier 2010 de quitter Canigou Val Cady après avis de la population et l'aval de la Préfecture pour qui le départ de Casteil « serait la pierre angulaire qui accélérerait la dissolution de Canigou Val Cady » (sic).
Par arrêtés préfectoraux du 11 août et du 07 septembre 2010, le Préfet des Pyrénées Orientales a autorisé la commune de Casteil et à adhérer à la Communauté de communes du Conflent à partir du 30 mars 2011 et demandé aux 2 parties d'établir par convention la répartition du passif, de l'actif et de l'encours de la dette.
A défaut d'accord un arrêté préfectoral y pourvoirait
Casteil a effectivement adhéré à la communauté de communes du Conflent au 1° avril 2011 et donc quitté officiellement Canigou Val Cady à cette date. A part le ramassage des ordures ménagères qui est désormais effectué par la communauté de communes du Conflent, la situation demeure globalement bloquée pour tout le reste vis à vis de Canigou Val Cady. 

 2      Le partage patrimonial relatif au départ de Canigou Val Cady :

 2.1     Une situation globalement bloquée :

Aucune négociation n'a été possible avec Canigou Val Cady qui estime, contrairement à la législation que tous les biens acquis par elle avant le retrait de Casteil, ainsi que ceux mis à sa disposition par la Commune, lui appartiendraient en totalité et que Casteil n'aurait que des dettes envers elle.
Après avoir initialement soutenu Casteil, la Préfecture temporise à faire le partage patrimonial, affichant  implicitement son soutien à Canigou Val Cady, en lui laissant impunément, voire avec complaisance :
- continuer à gérer les installations d'eau potable situées sur la Commune de Casteil,
- effectuer des travaux sur ces installations (notamment des forages inutiles dans la commune),
- détériorer gravement le canal d'arrosage,
- multiplier ses exactions sur la commune : injures publiques envers 2 conseillers municipaux, enlèvement des caches containers, subtilisation d'une vanne à crémaillère du canal, tentatives de vol de containers, tentatives de clôturer les installations d'eau et d'interdire ainsi l'accés aux gorges du Cady, à l'Abbaye de St Martin du Canigou, au Col de Jou et au Canigou, de déboiser les alentours des installations d'eau et de placer des caméras de surveillance sans aucune autorisation préalable, etc …
A ce jour Casteil a reçu 2 projets d'arbitrage de la Préfecture fin 2011 et mi-2012 qui ont été rejetés principalement du fait que le principe d'équité qui doit guider un tel partage a été chaque fois totalement ignoré, ces projets étant entièrement en faveur de Canigou Val Cady.

 2.2     L'eau potable et l'assainissement :

 2.2.1   Installations sur le territoire communal :

Casteil revendique légitimement toute l'installation d'eau potable et d'assainissement située sur son territoire et condamne la position attentiste préfectorale pour les raisons suivantes :
- maintenir ces installations en indivision avec Canigou Val Cady ou les lui attribuer est contradictoire avec le retrait de Casteil ;
- Canigou Val Cady mène une tarification exorbitante subie par les populations de la vallée du Cady :
Les tarifs (TTC) actuellement pratiqués par Canigou-Val Cady sont de 4,3 €/m3 (la moyenne nationale se situe aux alentours de 3,4 €/m3) alors que celle des P.O. est légèrement en dessous de 3 €/m3 et qu'à proximité de notre vallée on pourra noter Olette : 1,45 €/m3, Py : 1,7 €/m3, Sahorre : 2,5 €/m3 !
- ces biens ont été mis à disposition par la commune sur un terrain qui a fait l'objet d'un acte d'acquisition trentenaire ;
- Casteil a la volonté politique et le savoir-faire pour assurer une gestion saine et honnête de ces installations, avec une tarification raisonnable, comme les autres communes citées plus avant.

 2.2.2   Les forages :

La Préfecture a autorisé Canigou Val Cady à réaliser 3 sondages de reconnaissance AEP sur la commune de Casteil entre fin 2010 et mi-2011, sans aucune consultation préalable du village, alors que la question du partage patrimonial n'est toujours pas réglée et que ces travaux vont être encore une source de conflit. Selon la Préfecture (DDTM) ces sondages seraient justifiés par une loi (réduisant le volume d'eau prélevable dans les cours d'eau) susceptible d'être promulguée en ... 2014 !
Par ailleurs, ces travaux de sondage sont contestables pour les raisons suivantes :
-     les lois ne sont pas décidées à l'avance par la Préfecture des Pyrénées Orientales mais promues par les parlementaires le moment venu (et nous ne sommes pas encore en ... 2014) ;
-     les besoins en eau diminuent globalement sur la vallée du Cady (moins 20% pour Casteil en 2011 et moins 17 % pour toute la vallée du cady) ;
-     les forages sont très coûteux en investissement et en exploitation et aggraveraient encore un prix de l'eau  qui est déjà excessif ;
-     les 3 forages n'étant qu'à quelques mètres du lit du Cady les prélèvements affecteront les nappes souterraines du Cady qui alimentent ensuite la vallée jusqu'à la plaine (le gaspillage de la ressource est ainsi maquillé en prélevant sous le Cady) ;
-     l'environnement naturel de Casteil serait gravement affecté. Et par conséquent son activité économique basée sur le tourisme vert (avec des conséquences néfastes également, a minima, pour l'ensemble de la vallée) ;
-     afin d'économiser une ressource rare et précieuse, et d'un point de vue économique, il serait plus judicieux de réduire en priorité le gaspillage du réseau AEP existant et dont le rendement n'est que de 46% (selon la Saur exploitante actuelle du réseau) ;  cela signifie  qu'annuellement 330 000 m3 d'eau sont prélevés dans le Cady et traités, alors que la consommation effective n'est que de 150 000 m3 sur l'ensemble de la vallée, avec des fuites estimées à plus de 30%.
D'un point de vue écologique, économique, sécuritaire et d'autonomie communale, il conviendrait de revenir, dans les 3 villages, à des installations totalement indépendantes comme par le passé  (stations beaucoup plus réduites, plus faciles à entretenir et donc moins coûteuses à gérer, moins de risque de panne générale avec 3 installations indépendantes, une tarification moins élevée en régie, prélèvement dans le Cady en 3 points différents et donc moins brutal que le captage actuel).

 3      Le Canal d'arrosage « Dalt i Baix » :

 

 3.1     Un patrimoine historique :

 

La Commune est propriétaire et gestionnaire de ce canal dont les plus anciennes infrastructures remontent au moyen âge et même à l’antiquité pour certaines d’entre elles. Les textes des premiers règlements en Conflent rappellent que l’eau est un bien public. Son usage impose une solidarité entre les hommes pour faire le travail de réparation du canal. Ces règles, toujours en vigueur à Casteil, prônent l’application de la sage mesure d’une répartition réglementée de ces eaux : la source, prélevée dans le Cady à l'entrée des gorges, est abondante mais les habitants n'en abusent pas et n’en jouissent que pendant des espaces de temps déterminés, une fois par semaine, durant la période estivale. Le trop plein du canal est systématiquement reinjecté dans le Cady. Par ailleurs l'ensemble des terres irriguées, fortement pentues vers le Cady, restituent largement les eaux d'arrosage dans la rivière souterraine (sol sableux et caillouteux).
Le canal permet aussi de maintenir le cadre champêtre du village et des zones humides bénéfiques pour la flore et la faune sauvages.

 3.2     La problématique :

Les travaux effectués au captage de l'eau potable fin 2009 par Canigou Val Cady ont gravement affecté le débit d'arrosage du Canal d'irrigation. Ainsi, le Tribunal Administratif de Montpellier souligne clairement dans son rapport d'expertise de juin 2011 que le dommage sur le canal résulte des travaux de Canigou Val Cady.
Malgré une pétition signée par les habitants, la préfecture conteste les besoins en eau d'irrigation, affiche  ouvertement son soutien à Canigou Val Cady et refuse toute mesure, même provisoire, pour pallier aux carences du canal.
Une demande en référé a ensuite été faite début 2012 auprès du même Tribunal Administratif afin de contraindre Canigou Val Cady à procéder à ses frais aux réparations décrites par l'expert juridique, mais le Tribunal estime qu'il n'est pas prouvé que des exploitations agricoles soient menacées et qu'il n'y a pas lieu, en urgence, d'enjoindre à la Communauté de Communes de faire les réparations demandées !
Comme la Préfecture, le Tribunal (qui passe sous silence sa propre expertise) occulte l'aspect patrimoine historique et méprise les professionnels, les particuliers qui entretiennent leurs vergers et potagers pour améliorer leurs faibles revenus, mais aussi sape toutes les perspectives d'avenir envisagées pour la survie de la Commune qui favorise, notamment, l'implantation de nouveaux agriculteurs bio. On perçoit bien que derrière tout cela se cache en réalité une volonté manifeste de détruire un petit village  au profit d'un plus gros.

 4      Conclusions :

Depuis que Casteil a décidé de quitter la CdC « Canigou Val Cady » le village subit les attaques incessantes de cette dernière, dont le Président est également 3° adjoint à la Municipalité UMP de Vernet les Bains et son responsable de l'eau en étant le 2° adjoint (et retraité de la SAUR qui exploite les installations d'eau et d’assainissement de la vallée).
Après avoir soutenu Casteil pour quitter Canigou Val Cady et rejoindre en avril 2011 la CdC du Conflent (30 Communes), en prétendant que « le retrait de Casteil serait la pierre angulaire qui permettrait d'accélérer la suppression de Canigou Val Cady programmée au plus tard en 2014 », la Préfecture des Pyrénées Orientales traîne maintenant à faire le partage patrimonial (entente impossible entre les 2 parties), affiche clairement son soutien à Canigou Val Cady en leur laissant continuer à gérer les installations d'eau potable situées sur la Commune de Casteil, à effectuer des forages inutiles dans le village, à détériorer gravement l'environnement et le canal d'arrosage, ...etc.
Par ailleurs, le Tribunal Administratif de Montpellier vient d'afficher juste avant le 2° tour des Présidentielles la même complaisance envers Canigou Val Cady pour le canal d'arrosage qu'elle a détérioré aux dépens de Casteil.
Derrière tout cela se cache en réalité une volonté manifeste et coordonnée de détruire le petit village de Casteil, qui en a informé mi-juin les instances dirigeantes de notre Pays (Etat, Région Département)  en leur demandant de :
- faire cesser toute cette cabale partisane droitière contre le village,
- faire respecter les lois de la République dans la vallée du Cady, actuellement bafouées par Canigou Val Cady avec la bienveillance d'institutions locales (Préfecture des PO, sous-Préfecture de Prades, Gendarmerie, Justice),
- éviter le gaspillage des deniers publics, tant au niveau de l’État que de la Région et du Département, pour des travaux inutiles (sauf peut-être pour les commanditaires),
- préserver l'environnement naturel du Canigou en évitant des forages qui défigureraient non seulement le village mais aussi l'ensemble de ce site naturel exceptionnel,
- sauvegarder le village dans son authenticité rurale et sa survie.


lundi 23 juillet 2012

Toujours à propos de Kokopelli et de l'avenir de la biodiversité

 http://www.semonslabiodiversite.com/?p=2360#more-2360

 

16 juillet 2012 : Communiqué de presse sur Kokopelli des Croqueurs de Carottes et de Semences paysannes

 

SEMENCES : LA JUSTICE EUROPEENNE CONDAMNE LA BIODIVERSITE A LA RECLUSION A PERPETUITE JUSQU’A CE QUE MORT S’EN SUIVE

 

La Cour de Justice de l’Union Européenne estime dans son arrêt du 12 juillet que l’interdiction de commercialiser des semences diversifiées est conforme aux objectifs des directives européennes. Telle est la réponse qu’elle a adressé à la cour d’appel de Nancy qui doit se prononcer sur la plainte déposée par le semencier Baumaux contre l’association Kokopelli qui diffuse de telles semences.


Les juges européens n’ont pas voulu suivre les conclusions courageuses de l’avocate générale qui estime que les obligations d’homogénéité et de stabilité imposées aux semences commerciales sont disproportionnées. Ce jugement confirme qu’il est urgent de réformer les directives européennes pour sauver la diversité cultivée.

La Cour a jugé en l’absence du condamné : si elle avait rencontré les vrais plantes, celles qui poussent dans les champs et les jardins, et non dans les catalogues de l’industrie, elle aurait constaté qu’elles ne se reproduisent pas comme des objets manufacturés, tous identiques les uns aux autres. Cela ne fait que cinquante ans que l’industrie semencière a commencé à standardiser les semences pour les adapter partout aux mêmes engrais et pesticides chimiques. Les semences « anciennes » ont toutes été sélectionnées pendant des millénaires pour s’adapter, sans ces béquilles chimiques, à la diversité et à la variabilité des terroirs, des climats et des besoins humains. C’est pourquoi elles sont riches de diversité et de variabilité. Il n’y a que dans les lois dictées par les lobbies industriels qu’on peut prétendre les rendre homogènes et stables; dans la vraie vie, cela revient à les interdire. En n’autorisant à la commercialisation que des plantes homogènes et stables sans diversité génétique interne, les directives européennes aggravent la destruction de la biodiversité cultivée.

Les juges affirment que les conditions particulières accordées par le « catalogue de conservation » sont suffisantes. S’ils avaient vérifié ces conditions particulières, ils auraient constaté que l’écart toléré par rapport à la norme industrielle ne laisse la place à aucune diversité génétique, et que les restrictions de commercialisation imposées ne permettent aucune viabilité économique. 
En deux ans et demi d’existence de ce nouveau catalogue, moins de dix variétés françaises y ont été enregistrées : n’est-ce pas la preuve de son échec ? 
Comment les agriculteurs pourraient-ils contribuer à la conservation et à l’utilisation durable de la diversité des semences en n’utilisant que des variétés anciennes momifiées, sans pouvoir les faire évoluer pour les adapter aux conditions actuelles de culture ?

Les juges se réfèrent ensuite à l’objectif de productivité agricole que seules les semences standardisées pourraient remplir, alors même que ces semences sont incapables de s’adapter à l’amplification des changements climatiques et qu’elles imposent toujours plus d’engrais et de pesticides chimiques qui nous empoisonnent, détruisent l’environnement et la biodiversité sauvage et font apparaître des pathogènes toujours plus virulents. Ce productivisme est une impasse, les citoyens et les consommateurs européens n’en veulent plus. Ils veulent une productivité appuyée sur les richesses de la biodiversité. La diversité des semences doit sortir d’urgence des congélateurs des banques de gènes où elle ne sert que de matière première aux OGM-pesticides brevetés par une poignée de multinationales.

Les « Croqueurs de carottes » continueront à vendre des semences de variétés traditionnelles refusées ou non inscrites au catalogue, d’abord parce qu’elles donnent entière satisfaction aux jardiniers, aux maraîchers et à leurs clients. En outre, parce que les directives européennes autorisent encore cette commercialisation tant qu’elle ne vise « qu’une exploitation non commerciale » comme le jardinage pour l’autoconsommation. Mais les projets de réforme en cours menacent de supprimer ce dernier espace de liberté.

Nos droits ne s’usent que lorsque nous ne nous en servons pas, nous devons tous nous en servir.
C’est pourquoi, avec ou sans l’accord des juges européens, le Réseau Semences Paysannes et les Croqueurs de Carottes continueront à faire vivre et à diffuser la diversité cultivée dans les champs et les jardins. Ils appellent les citoyens à rejoindre la campagne pour une loi de reconnaissance des droits des paysans, des jardiniers et des artisans semenciers d’utiliser, d’échanger, de vendre et de protéger leurs semences :




Quand Kokopelli s'exprime ça décape !

http://kokopelli-semences.fr/juridique/les_petitions

Les Pétitions : les psychopathes prédateurs s'en torchent leur barbecul

Suite au jugement scandaleux de la Cour Européenne de Justice — qui prouve une fois de plus que ces institutions Européennes sont complètement corrompues et à la botte des banskters, du Cartel de la Chimie, des multinationales biocidaires et autres marionnettes politiques — certains amis de Kokopelli ont pensé qu'il était adéquat de relancer des énièmes pétitions pour la défense des semences libres.

Qu'il soit, donc, bien clair que l'Association Kokopelli ne cautionne, en aucune manière, la pétition lancée par Cyberacteurs et, cent mille fois moins, celle lancée par Avaaz. J'ai déjà exprimé — dans l'un de mes articles sur l'arnaque du réchauffement climatique anthropique — ce que je pensais de cette organisation bien ancrée dans la mouvance de l'opposition contrôlée et créée par Ricken Patel qui fut consultant pour l'ONU, la Fondation Rockefeller, la Fondation Bill Gates…

N'est-il pas évident, après tant d'années de lutte, que les pétitions, les psychopathes prédateurs s'en torchent leur barbecul sur leurs pelouses transgéniques ?

Le jugement de la Cour Européenne de Justice est totalement en phase avec les délires génocidaires de la clique criminelle du complexe militaro-industriel qui ruine les peuples par des dettes nationales générées ex-nihilo, fomente des guerres "libératrices", détruit l'intégralité de la biosphère et assassine l'humanité.

Vandana Shiva — qui sera présente lors de notre Festival Kokopelli/Pachamama au Pérou — a récemment évoqué l'offensive généralisée des multinationales de l'agro-chimie dans les pays dits "émergents". Aux USA, Monsanto et les multinationales biotechs, tentent de faire passer, au Congrès, un décret qui les mettrait au-dessus de toutes les lois. Quant à l'Europe, elle continue de se transformer en poubelle cancérigène sous l'assaut de l'agriculture toxique et du Cartel Nucléaire.

Et pour ne pas évoquer un sujet tabou — la contamination radioactive de toute la chaine alimentaire planétaire — une première ferme bio, en Oregon, selon l'expert nucléaire Arnie Gundersen, a fermé ses portes en raison de la contamination radioactive de ses sols. Et le Japon se meurt inexorablement de Fukushima, l'oubliée des médias à la solde de la mafia. Tout comme les citoyens de la côte ouest US, tout comme les peuples de la planète…, mourront inexorablement de Fukushima le jour où son réacteur 4 s'effondrera.

Très chères Amies et Amis de Kokopelli et de la Vie, pensez-vous vraiment que nous allons neutraliser les criminels psychopathes et prédateurs avec de mignonnettes pétitions ?
Les Peuples de cette belle Planète, notre Terre-Mère, apprendront-ils un jour qu'une société qui ne peut pas discerner et éliminer, par tous les moyens possibles, la psychopathie, en son sein, n'est tout simplement pas digne de survivre ?

Il est vrai que la Rage monte, que certains Peuples se réveillent (en Islande, les banquiers mafieux sont en prison) mais il ne reste que peu de temps. L'Humanité est dans une situation critique de légitime défense car les psychopathes dégénérés ont déclaré la guerre à la Vie — une guerre totale et terminale — et ils iront jusqu'au bout de leur démence meurtrière.

Quant à Kokopelli, ce n'est ni la Cour Européenne de Justice, ni le GNIS, ni Baumaux, ni la clique génocidaire qui s'est donné comme mission d'éradiquer la Vie de notre belle Planète, qui nous empêcheront de continuer notre travail de protection de la biodiversité alimentaire : un travail de 20 années dans le non-respect total de leur illégalité mortifère.

Dominique Guillet. Le 22 juillet 2012.

Lutte contre la THT dans la Manche

http://www.racailles.info/2012/07/retour-sur-le-week-end-de-resistance-la.html

15 juil. 2012


Retour sur le week-end de résistance à la ligne THT, par quelques un-es du groupe « médical »



Nous publions ci-dessous un texte écrit par plusieurs militants
 ayant participé au week-end de résistance du Chefresne contre la THT.

Du 22 au 24 juin dernier a eu lieu un week-end de résistance à la construction de la ligne THT (Très Haute Tension) Cotentin-Maine. Ce week-end s'inscrit dans la continuité de réflexions, d'informations et d'actions collectives menées depuis plusieurs mois. Les deux premiers jours étaient consacrés à des échanges entre locaux et militants-es antinucléaires venus-es d'un peu partout ; le dimanche étant une journée d'action dont la finalité était double, à savoir rendre visible cette résistance et saboter l'avancée des travaux sur la ligne THT.
Retournons plus précisément sur cette journée :

Deux cortèges sont partis du camp, l'un marchant vers la mairie du Chefresne, l'autre vers les pylônes. Ces deux cortèges étaient totalement solidaires, en lien permanent, et poursuivant la même volonté politique.
Au sein de ces deux cortèges nous étions une vingtaine de personnes, toutes antinucléaires, à s'être constituées comme un groupe « médical » autogéré en capacité d'assumer les premiers secours. Nous tenons à bien préciser que nous n'étions pas là en tant que prestataires de services, mais bien en tant que personnes participant activement a la construction de la lutte collective contre le nucléaire et son monde.

Au sein même de cette équipe médic, nous nous inscrivons dans une perspective politique d'échanges et de transmissions de savoirs et pratiques, rejetant les notions d'experts et de spécification des tâches.

Nous écrivons ce texte afin de faire un constat précis des événements et de dénoncer les violences « policières » assumées et préméditées par la préfecture de la Manche qui ont eu lieu ce dimanche 24 juin. Parce que cette journée n'est ni à oublier ni à banaliser, et qu'elle marque une nouvelle fois l'impunité et la monstruosité militaire, il nous semble important que ces constats et ces dénonciations soient diffusés largement aussi bien au cercle antinucléaire, aux professionnels en contact avec les victimes, qu'à n'importe qui ayant à faire aux forces de l'ordre. Cela, à la fois en solidarité avec nos amis-es et à visée d'auto-médiation.
Les moyens utilisés par la gendarmerie, outre les effectifs évidemment conséquents, étaient tous employés en vue de nuire et de blesser avec une détermination forte, pensée et assumée. 
Pour le cortège se dirigeant vers les pylônes THT était déployé un arsenal comprenant des grenades explosives dites assourdissantes ou de désencerclement, des grenades lacrymogènes et des matraques. Les tirs, au lance grenades ou à la main, étaient sciemment dirigés vers les personnes, arrivant au niveau du visage le plus souvent. Rappelons que les grenades sont mortelles lorsqu'elles sont lancées à tir tendu (pratique interdite par la loi), ce qui était le cas et qui devient une norme.
L'attaque a débuté de façon immédiatement brutale (à environ 200m du camp) avec des blessés-es graves dès la première charge, et n'a pas diminué d'intensité même lors de notre repli vers le camp. Et même lorsque des cordons de sécurité étaient constitués par nous-même autour de nos blessés-es et qu'ils signalaient verbalement aux bleus la situation, les charges et les tirs ont continués exactement avec la même violence.
L'autre cortège a essuyé des tirs de grenades lacrymogènes, sans sommation, au bout d'à peine quelques centaines de mètres de marche, ce qui a entrainé son repli immédiat.

En ce qui concerne les blessés-es :

  • une personne a été blessée à l'œil de manière très grave, elle a été transférée d'un hôpital périphérique au CHU de Caen le jour même, sa vision est largement amputée par une hémorragie du vitré et le pronostic est réservé quant à la récupération de son acuité visuelle.
  • une personne a subit un traumatisme crânien grave avec atteinte de l'œil suite à un tir tendu de grenade, il a été opéré le soir même. Il souffre d'une triple fracture du massif facial et la rétine de son œil a été touchée par la violence du choc. Sa vision est également altérée de manière irréversible à 1/20ème.

Ces deux personnes ont nécessité une évacuation en urgence. Or, la préfecture a volontairement saboté l'arrivée des véhicules médicalisés sur le camp. Les consignes étaient données de bloquer le premier véhicule médicalisé à quelques dizaines de mètres du camp. Une journaliste présente sur les lieux a constaté ce blocage par un cordon de gendarmes, ce qui a certainement permis son lever. Le deuxième a carrément été réquisitionné par la gendarmerie.
Ces deux victimes ont donc attendu plus d'une heure trente. Peut-on parler d'autre chose que de cynisme et de sadisme ?

  • une autre personne a eu une plaie importante au niveau du front (coup de matraque), ayant nécessité des points de suture.
Les blessés-es restants (environ 20) sont consécutifs aux multiples explosions de grenades assourdissantes et de désencerclement. En explosant, des impacts métalliques se logent dans les chairs en profondeur jusqu'à plusieurs centimètres sous la peau, sectionnant potentiellement nerfs et artères.
Ainsi, une blessée a été transférée au CHU et 15 éclats ont été constatés (jambe os, genou, vagin, sein, bras). L'un d'entre eux a carrément sectionné un nerf de l'avant bras. Elle a été opérée (ce qui ne signifie pas qu'on lui ait retiré tous les éclats de son corps) mais garde des séquelles motrices et sensitives des doigts.
Les autres gardent leurs éclats dans leur corps, ce qui n'est pas sans poser problème, à court comme à long terme. A noter : le médecin régulateur du SAMU, avec qui nous étions en lien, était harcelé par le chef de cabinet de la préfecture afin de fournir les identités des blessés-es et leur hôpital de destination. Si lui et d'autres soignants-es s'en sont tenu au secret médical, des employés-es de l'hôpital d'Avranches ont sciemment communiqué avec la gendarmerie préférant être indic plutôt que soignant... Chapeau les collabos !
Des policiers étaient également en faction devant certains hôpitaux du coin. Il a aussi été signalé de véritables barrages policiers (en ligne sur la route avec tenue de combat) arrêtant tous les véhicules et contrôlant les identités. Et ils ont même été jusqu'à surveiller l'entrée du CHU de Caen où deux fourgonnettes et « une ligne » de gardes mobiles attendaient sur la voie d'accès. La répression prime clairement sur l'assistance. 
Enfin, malgré la solidarité entre nous tous, le sentiment d'effroi laisse, pour certains-es d'entre nous, des marques dans nos psychés qui mettront du temps a cicatriser... Marques façonnant, mais n'effaçant rien de notre désir de révolte.

Notre propos n'est pas « de pleurer sur notre sort » car nous savions dans quoi nous nous impliquions. Nous ne sommes pas dupes, la France est un État policier qui montre son vrai visage quand on s'attaque à ses piliers fondateurs, notamment l'industrie nucléaire. Certes cela n'est pas nouveau, mais mérite d'être rappelé sans cesse. L'état ne supporte pas sa contestation, et avoir du sang sur les mains ne lui fait pas peur. Et ce texte a pour but d'informer, encore et toujours, que la violence étatique n'est pas que symbolique, mais s'incarne aussi dans le corps de nos compagnes et compagnons touchées-s. 

Infos sur la lutte anti THT : 
 www.stop-tht.org 
et 
http://percysoustension.pagesperso-orange.fr/

Gaz de Schiste : "la page n'est pas tournée et le péril plane au-dessus de nos régions"

Un message d'alerte de 'Vigilance Périgord' :

Annonce de la réouverture par le gouvernement du dossier des gaz de schiste à la rentrée démontrant  une offensive massive des lobbies pétroliers 


Afin de préparer l'opinion publique à accepter l'exploration des gaz de schiste comme la manne céleste pour sauver la mise de l'industrie française, les actions auprès des médias se multiplient.


- Voir France 2, JT de 20 heures  à 11' 40'' (mardi 17 juillet 2012) : 


Le 20 heures donne la parole à l'industrie pétrolière qui fait miroiter richesse et création d'emplois. On nous ressort de la naphtaline l'inénarrable Allègre pour faire valoir un point de vue "scientifique" sur l'innocuité des méthodes d'exploitation, le tout agrémenté de l'éloge du modèle américain.  5 secondes sont accordées généreusement à un opposant au GDS.


- L'émission "Le Téléphone Sonne" de France Inter à 19h20 


Au milieu d'un débat intéressant sur la révision du code minier, on tente de nous expliquer que l'éviction de NICOLE BRICQ du ministère de l'Environnement est justifiée, sa décision de suspendre les permis de Shell en Guyanne, permis légalement acceptés, serait une faute qui allait coûter très cher à l'Etat Français. 
Et que lui coûtera une catastrophe naturelle ?

- En conférence, M. Montebourg renie ses propres propositions et annonce la réouverture du dossier des gaz de schiste au nom de la compétitivité et de la création d'emplois. Or nous savons grâce au rapport interministériel publié en mars 2012 que les compétences n'existent pratiquement pas en France et devront être "importées". 
Pas de création d'emplois locaux à espérer ! 

Nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement n'a pas redéposé en urgence le projet de loi déposé l'an dernier par Jean-Marc Ayrault , quand il était dans l'opposition,  interdisant purement et simplement l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste ?

- Manipulation des inquiétudes des Français : La facture électrique va augmenter de 20 % sur 8 ans !

Nous savions malheureusement que L'Amicale des foreurs avait obtenu, avant les élections, des garanties de tous les bords politiques qu'ils pourraient reprendre leurs activités après les élections (voir Communiqué de Presse de l'Amicale des foreurs ci-joint - document que nous avons déjà diffusé en février 2012). Nous en avons maintenant la confirmation.

Mais au milieu de tout cela, l'Etat confirme que la fracturation hydraulique restera interdite : MAIS ELLE N'EST TOUJOURS PAS DEFINIE et les industriels du pétrole continuent de contourner l'interdiction.


La page n'est pas tournée et le péril plane au-dessus de nos régions.  

Quelle sera la position de nos Elus face au revirement du gouvernement de leur majorité ? Serons-nous seuls à nous battre ?

L'heure n'est pas à l'optimisme béat. Tout va très vite ! 

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Communiqué des foreurs :  


Rapport de la commission indépendante : la vérité dévoilée

http://fukushima.over-blog.fr/article-rapport-de-la-commission-independante-sur-la-catastrophe-nucleaire-de-fukushima-la-verite-devoilee-108417997.html

Voilà un article très complet sur le rapport de la commission indépendante sur la catastrophe de Fukushima.

"Pourquoi la vérité dévoilée ? Parce que le rapport de la commission indépendante nommée par le parlement japonais dénonce nombre de mensonges et d’erreurs sur la catastrophe nucléaire : risques sismiques sous-évalués, impréparation de l’opérateur, collusions, négligences de sécurité, suivi sanitaire des personnels et des populations insuffisant… Bref une catastrophe créée par l’homme, qui pourrait en tous points se reproduire ailleurs dans le monde tellement les causes sont indépendantes de la géographie."

La suite de l'article résume et commente le rapport de 88 pages.
A lire pour comprendre qu'en France nous ne sommes vraiment pas à l'abri d'une catastrophe majeure bien qu'on nous assure du contraire depuis 40 ans ...