Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...

jeudi 8 décembre 2011

Manger, c'est agir ? soirée AlimenTerre le 8 décembre à Prades

Terres Vivantes et Nature&Progrès 66 vous proposent une soirée dans le cadre du Festival Alimenterre. Deux films questionnent les désordres du système agro-alimentaire mondial et nous amènent à nous poser des questions sur notre mode d’alimentation. Ce que nous mangeons peut-il avoir des conséquences sur la faim dans le monde ? Soutenir l’économie locale ? Entraîner des pollutions ? ou préserver l'environnement ?
Nous vous attendons nombreux, petits et grands.

 

Cinéma Le Lido, Prades

 

Jeudi 8 décembre, 21h, 5 €

 

Manger, c’est agir ?

Pourquoi et comment  ?

 

2 documentaires

JE MANGE DONC JE SUIS de Vincent Bruno, 26’, 2009

Plus d’un milliard d’affamés dans le monde. Dans tous les grands colloques internationaux, une question se pose à présent : « qui va nourrir le monde ? ». Et si la question était mal posée ?

AU COEUR DE LA PROXIMITE de Nicole Petitpierre, 39’, 2009

Quand le consommateur devient coopérateur, il entre dans une nouvelle dimension, celle de l’agriculture contractuelle de proximité. Découvrez ce qui est en train d’émerger, peut-être juste à côté de chez vous.

 

+ Présentation des initiatives locales et débat avec les producteurs

 

Renseignements : Terres Vivantes/Nature&Progrès.

06 34 45 09 48 ,   terres.vivantes.66@gmail.com

jeudi 1 décembre 2011

Les monnaies locales

Bonsoir à tous,

samedi dernier, nous (SEL 66, SEL du Conflent et SEL du Vallespir) nous sommes rendus au forum de Toulouges.
J'ai fait un compte rendu de l'intervention d'un conseiller municipal de Toulouse (J.P Pla) sur la création de la monnaie locale du "SOL violette"  et sur la monnaie "occitan" (plus commerçante) de Pézenas dont un des objectifs est de faire vivre le centre des villes.
J'ai rajouté 2 articles de journaux.
Bonne lecture.
Et bons échanges! A discuter!
E. A.

Les monnaies alternatives locales ont un espace bien déterminé : une ville , un quartier, un village ou un territoire comprenant de 2 à 3000 habitants minimum.
Ce sont des monnaies citoyennes dont l'objectif est de reprendre la maîtrise et le choix de leur usage. Elles sont fondantes : elles se détruisent et doivent s'utiliser très vite.
Au 19è siècle, il y en avait en Allemagne, en Grande Bretagne et en Suisse.
En 1956, il existait une monnaie locale dans le Cher.
En 1999, après un séminaire sur les monnaies plurielles, l'idée est lancée à Toulouse.
Bien entendu, la contrainte est qu'on ne peut l'utiliser que localement (d'où le danger évoqué par les partisans de la croissance et du développement !)
Les monnaies locales commencent donc à se construire :
A villeneuve sur Lot : Les abeilles
A Roanne : la commune
A Aubenas : la bogue
A Lannemezan : la sonate
A Toulouse : La sol violette
A Pézenas : l'occitan
A Chambéry...

1er exemple : La monnaie locale de Toulouse : Le sol Violette.
Intervenant :Jean Paul Pla, conseiller municipal de Toulouse.

1) Le projet :

En 2009, un débat sur la monnaie réunit 120 personnes contre 30 au début du projet.
Des groupes de travail se forment, se réunissent régulièrement et en 18 mois, le projet de monnaie complémentaire devient citoyen et responsable. Des réunions ont été organisées dans les associations, dans les bas d’immeubles, chez les ouvrières.
Une charte de 25 points a été élaborée par les adhérents(solistes) sur des critères environnementaux et durables, des conditions de travail équitables ( et non sur du travail précaire), sur la place de l’entreprise dans le territoire.  Pour commencer, 15 points ont permis de donner le label pour participer à cette action. Mais les participants devront s’améliorer au fur et à mesure.

En tant qu’élu, Jean Paul Plat  présente le projet  au Conseil municipal de Toulouse qui devant le nombre, la volonté et la participation des citoyens finit par l’accepter.

2) La réalisation :

L’expérience se fera de mai à décembre 2011sur 100 000 habitants.
Les moyens votés sont la création d’emplois qui suivent les déplacements de la monnaie (et le contrôle).
La ville  engage 27 000 euros ( monnaie gagée dans les banques sur un compte à 2,5 %ou 3% pour l’économie solidaire : banque de crédit coopératif  ou municipal…).
Les outils d’entreprise d’économie solidaire et les structures sont payés par la ville.
Le 6mai 2011 : Quelques entreprises acceptent de participer, mais les solistes qui sont impliqués dans le processus  ne veulent pas de monnaie de bobo mais une monnaie toulousaine et adressée aussi aux plus précaires. Des associations de chômeurs sont contactées et 30 familles sont choisies pour recevoir 30 sols par mois.

3) La monnaie :

1 euro= 1 sol Existe en 1, 5 ou 10 sols.
Le sol peut servir pour l’alimentation, les transports, les loisirs, les petits services, les biocoops, les épiceries solidaires, les restaurants, les AMAP, entreprises de carrelage, les vélos…et pour la culture.
Au début, il y a 150 solistes et 30 entreprises qui acceptent la  monnaie.
Aujourd’hui, il y a 650 solistes et 77 entreprises.
Des billets ont été réalisés avec une puce dans laquelle on a emprisonné de l’air (destruction du billet en cas de photocopie) et ont été imprimés localement en Midi-Pyrénées. (Le coût n’est pas excessif)
Chaque billet a un numéro particulier . L’usager change son billet qui est scané, non capitalisable, au dos duquel est insrit une date.
Quand il est dépensé, il revient à 0 et est daté de 3 mois.
Le fonctionnement est différent de l’euro.
Il est à noter que les 95% des euros partent à la  filiale, la maison-mère  et sont capitalisés. Il ne repart que 5% dans l’économie.
En 6 mois, la monnaie locale a tourné 3 fois.(2 fois plus que l’euro)
De nombreuses questions se posent sur la charte et le suivi. (contrôle)
Des emplois se sont créés . (Une chômeuse a créé un porte carte  sol)
Dans 5ans, le système fonctionnera en autonomie : Au départ, le ville détenait 100% de la monnaie.
Au bout de 6 mois, elle détient 40% et les commerçants et les usagers  60 %.

4) Projets pour 2012 :

Actuellement, avec le problème de la crise, il a été décidé d’émettre 21 sols pour 20 euros.(5% de pouvoir d’achat en plus).
La MACIF a accepté le sol pour l’assurance ainsi que la Mutuelle étudiante.
Les repas des étudiants pourront être payés en sol.
Attention ! Pas d’acceptation de magasins qui détruisent la nature et l’homme !
L’an prochain, la monnaie s’adressera à toute la communauté urbaine de Toulouse.
30 collectivités ont contacté Toulouse pour une monnaie complémentaire.
 « Il est indispensable, conclutJ.Pla, que la démarche rester citoyenne ».

Rédigé par Elisabeth Andolfo



1er exemple : la monnaie locale à Toulouse
http://www.ladepeche.fr/article/2011/05/04/1074023-monnaie-sol-violette-mode-d-emploi.html

2ème exemple : la monnaie locale à Pézenas
http://www.transition-energie.com/monnaie-locale-pezenas/

Festival Alimenterre

http://www.festival-alimenterre.org/content/le-festival-de-films-alimenterre

lundi 28 novembre 2011

PROJET "LIBERONS L ENERGIE"

Pour informations  et pour les intéresses une réunion   d'information va avoir lieu mi janvier a Perpignan  (lieu et date a préciser prochainement)...


Dans le cadre du projet libérons l'énergie, voici la présentation du projet et le tour des régions et celle du site Internet Libérons l'énergie.


Tour des Régions « Libérons L’énergie »

Constat

Les raisons de la remise en cause du modèle énergétique français sont nombreuses :
- Manque de démocratie et de transparence ;
- Doutes permanents sur la sécurité et le potentiel économique du nucléaire ; dépendance fortes aux énergies fossiles malgré le besoin de réduction drastique des émissions de Gaz à effets de serre ; Pollutions des eaux, des sols, de l’air…
- Blocage du secteur des énergies renouvelables et de la maitrise de l’énergie malgré leur fort potentiel d’emploi ; Précarité énergétique ;
- Des investissements qui vont à l’encontre des enjeux climatiques : nouveaux gisements d’hydrocarbures, nouvelles centrales nucléaires, nouveaux aéroports…
Les citoyens doivent retrouver un rôle central dans le choix du modèle énergétique.

Libérons L’énergie

Libérons l'Énergie est un appel large et citoyen:
- C’est libérer la France des énergies polluantes et dangereuses (nucléaire et fossiles) ;
- C’est libérer les investissements de Énergies renouvelables ;
- C’est libérer la production d'énergie des politiques centralisatrices ;
- C’est se libérer de la logique économique de surconsommation d'énergie ;
- C’est se libérer des lobbies ;
- C’est une revendication politique !
Et surtout...,
C’est libérer la parole et l'énergie des citoyens!

Le tour des régions « Libérons l’Energie »
Des points de convergence régionale ;
- Des mobilisations citoyennes pour la transition énergétique ;
- Des associations locales et nationales qui portent ensemble l’exigence de transition énergétique ;

Ce sont des évènements inter-associatifs autour de la T.E. :
- La Transition énergétique doit être abordées comme une thématique transversale : alternatives de production, économies d’énergie, gestion de la biomasse, agriculture, sûreté et santé, emplois, précarité énergétique et accès aux besoins fondamentaux, responsabilité sociale des entreprises…
- Une mise en avant des initiatives petites et grandes, locales et nationales pour la transition énergétique ;

De janvier à avril, 11 capitales régionales
1. Nantes – du 12 au 14 janvier 2012
2. Bordeaux – du 19 au 21 janvier 2012
3. Toulouse – du 26 au 28 janvier 2012
4. Montpellier – du 2 au 4 février 2012
5. Marseille – du 16 au 18 février 2012
6. Clermont Ferrand– du 23 au 25 février 2012
7. Lyon – du 1 au 3 mars 2012
8. Strasbourg – du 15 au 17 mars 2012
9. Lille – du 22 au 24 mars 2012
10. Rennes – du 29 au 31 mars 2012
11. Paris – du 5 au 7 avril 2012

Programme : 3 jours, 3 temps

1. Vendredi Soir, Evènement Culturel :
Pour inviter des publics moins familiers avec la Transition Energétique.
Exemples envisagés : Conférence Gesticulée de Mathieu Doray (Nantes), Pièce de théâtre « Avenir Radieux » par la compagnie Un pas de côté (Bordeaux, Marseille, Clermont Ferrand et Lyon)…

2. Vendredi et Samedi : Espace inter-associatif Libérons l’Energie dans l’espace public :
Points fixes dans l’espace public où les associations, réseaux et collectifs invitent le public à échanger sur les problématiques et les solutions énergétiques.

3. Samedi 14h30 : Mobilisation citoyenne
Tout public / fresque humaine, flash mob, …

Comment participer ?

Greenpeace fournit des moyens logistiques et organisationnels pour la tenue de ces évènements. Les trois « temps » dans chaque ville ne sont cependant pas complètement figés et permettent une certaine souplesse. Nous avons initié les démarches administratives pour ces évènements (espace public, salles…).

Au-delà, l’organisation doit rester assez souple. Chaque organisation ou collectif qui souhaite participer au point fixe peut : venir et faire venir ses militants, apporter du matériel militant (tracts, T-shirts, drapeaux, bannière légère, …), proposer des animations (ludiques, artistiques, éducatives, démonstratives…), suggérer et aider à l’organisation des évènements culturels, relayer l’information sur les évènements, organiser la mobilisation du samedi après-midi (Greenpeace travaille actuellement à une base de quatre scénarios visuels de mobilisations citoyennes).

Des évènements en amont sur plusieurs semaines (village des possibles, mobilisation citoyenne locale, expositions, conférences) peuvent être organisées par les participants et s’inscrire dans un travail préparatoire aux dates du tour des régions… Bref, les initiatives ont largement leur place….

Enfin, des rencontres interassociatives pourront être organisées en amont du weekend (jeudi et/ou vendredi) afin de préparer une interpellation des représentants locaux des candidats sur l’exigence des citoyens de voir s’engager la Transition Energétique.

Points importants : Ces évènements inter-associatifs n'ont pas vocation à mettre en avant Greenpeace.

Nous avons souhaité, et c'est le sens de la signature "Libérons l'énergie" que l'ensemble des associations/collectifs qui souhaiteraient investir cette plateforme le puissent, sans que cela prenne la forme d'une association avec Greenpeace.

Greenpeace fournit des moyens logistiques et organisationnels pour la tenue de ces évènements.


Photovoltaique

...ou comment passer à la trappe des milliers d'emploi ...
Souhaitons que tous ces gens aient gain de cause, tôt ou tard.
http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/photovoltaique-troublantes-revelations-26-11-2011-1512214.php