Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan. Mais pas que. Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...
BLOG EN COURS D'ACTUALISATION... ...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...
Pour découvrir Hama Saari, voici leur clip à portée de clic !
Et bien sûr on n'oublie pas
LErendez-vous de l'écologie du Conflent
le samedi 17 MAI
de 9h30 à 21h
à la salle des fêtes de Villefranche (grâce au partenariat technique avec LaClé)
au programme : * matinée de discussions et d'échanges autour de l'eau,
de l'économie sociale et solidaire (ESS), de l'habitat, de
l'alimentation et de l'agriculture, du tourisme, du transport, des
énergies renouvelables... Nous tenterons de répondre à vos questions, d'offrir des pistes de réflexions et d'actions.
* suivie d'un café philo avec La forge citoyenne en Conflent : Nature & environnement
*Conférence sur le nucléaire avec Titouan Billon de Greenpeace France / Groupe local de Narbonne
* Conférence gesticulée sur "le tourisme de demain" par David Berrué, militant écologiste travaillant dans le tourisme
* Et on finit en beauté et en toute détente avec le retour d'Éole Dub ! Parce qu'on ne s'en lasse pas
CONCERT AU CHAPEAU, n'oubliez pas la mitraille pour soutenir ces deux artistes de génie !
Écoutez ce bon son les ami.e.s (cliquez ci-dessous) ! Kostana, trio de musique hypnotique des balkans, à venir découvrir en live à l'Alchimie le vendredi 23 mai à 20h30 ! Prêt.e.s à se laisser envoûter ?
Malgré
un mois de mars plus humide, la sécheresse perdure dans les
Pyrénées-Orientales. Nappes en berne, rivières à sec, restrictions
prolongées… le nouveau bulletin hydrologique tire la sonnette d’alarme à
l’approche de l’été.
Le deuxième bulletin hydrologique de suivi de la sécheresse, publié
dans le cadre du Plan de résilience des Pyrénées-Orientales, dresse un
tableau préoccupant de la situation des ressources en eau dans le
département. Alors que le mois de mars avait apporté un léger espoir, le
mois d’avril vient rappeler la dure réalité de la sécheresse qui sévit.
Après un mois de mars relativement pluvieux, avril 2025 s’est révélé
inférieur aux normales saisonnières, marquant une dégradation de la
situation hydrique par rapport au mois précédent.
[#MercrediPédagogie] Après une légère amélioration de la situation en mars, les précipitations d'avril, en-dessous des normales de référence, ont endigué cette dynamique.
Les débits des cours d’eau sont globalement en baisse et le niveau des nappes reste très déficitaire.
Afin de préserver la ressource en #eau pour assurer les besoins des secteurs utilisateurs dans les mois à venir, les mesures de restriction d’usage déjà en vigueur sont prolongées jusqu’au 30 juin 2025 inclus.
Elles seront adaptées tous les mois afin de permettre un suivi au plus près de la situation.
Les utilisateurs sont appelés à continuer d’adopter un comportement responsable et économe en matière d’utilisation de l’eau, effort collectif nécessaire dans le but de préserver la ressource en eau et d’entamer la saison estivale plus sereinement.
toutes les infos sur la situation et sur les restrictions d'usages de l'eau :
Les nappes phréatiques du département peinent à se recharger. Un tiers d’entre elles, selon le bilan, restent dans un état "très déficitaire",
soulignant l’insuffisance des précipitations pour compenser le manque
accumulé. Cette situation compromet la disponibilité en eau souterraine,
essentielle pour l’alimentation en eau potable et l’agriculture.
En avril, les précipitations ont connu une rechute.
Débits des cours d’eau en baisse
Les cours d’eau du département ne sont pas épargnés. Le bulletin
signale aussi une baisse générale des débits par rapport à mars,
affectant notamment l’Agly et la Têt, deux artères fluviales importantes
pour le territoire. Cette baisse affecte directement les écosystèmes
aquatiques et les usages de l’eau.
Face à cette situation critique, les restrictions d’usage de l’eau
ont été maintenues par le préfet des Pyrénées-Orientales, Thierry
Bonnier, jusqu’au 30 juin 2025. Les informations détaillées sur les
restrictions en cours sont disponibles sur le site internet des services de l’État.
La plaine du Roussillon est toujours majoritairement placée en niveau "crise". Préfecture des Pyrénées-Orientales
Le préfet appelle à la responsabilité collective et à la poursuite des efforts pour économiser l’eau. "Chaque geste compte",
rappelle le bulletin, soulignant l’importance de l’implication de tous
les acteurs, particuliers, professionnels et collectivités, pour
préserver cette ressource précieuse, de surcroît à l’approche de l’été.
Des jeunes manifestantes portent une bannière avec le texte "le vivant
demande justice", lors d'une marche pour "une agriculture sans
pesticides respectueuse du vivant", à Paris, le 05 avril 2025. (ERIC BRONCARD / HANS LUCAS)
Le texte de loi examiné cette semaine à l’Assemblée nationale remet
aussi en cause le rôle de l’Anses, l'agence chargée de la sécurité
sanitaire.
Plus de 1000 chercheurs, médecins, soignants, publient, lundi 5
mai, une lettre ouverte aux ministres de la Santé, de l'Agriculture, du
Travail et de l'Environnement, les quatre ministères de tutelle de
l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Les signataires
dénoncent la proposition de loi Duplomb, le risque d'affaiblissement du
rôle de l'Anses et l'impact des pesticides sur la santé, indique France
Inter qui a pu consulter la lettre.
Cette lettre - portée par Médecins du Monde
et Alerte des médecins sur les pesticides - est partagée dans le cadre
du débat parlementaire autour de la proposition de loi du sénateur
Laurent Duplomb, qui prévoit notamment de réintroduire des pesticides
interdits depuis des années. Le texte arrive mardi à l'Assemblée
nationale pour son examen en commission du développement durable.
Les signataires sont également inquiets de la potentielle
création d'un "comité d'orientation pour la protection des cultures",
prévu dans la proposition de loi. Ce conseil d'orientation agricole
pourra désigner des pesticides prioritaires pour lesquels on estime
qu'il n'y a pas d'alternative. Le ministère de l'Agriculture pourra
alors se passer de l'avis de l'Anses, l'autorité sanitaire qui les
autorisait jusqu'ici. Lors de son audition à l'Assemblée le 25 mars (Nouvelle fenêtre),
le directeur général de l'Anses, Benoît Vallet, avait expliqué aux élus
que l'adoption de cette proposition de loi, en l'état, entraînerait sa
démission.
Pour les signataires, c'est "une remise en cause de la
place de l'expertise scientifique dans le processus d'autorisation de
mise sur le marché à travers un affaiblissement du rôle de l'Anses". Ils rappellent que depuis 2015, "ce
n’est plus au ministère de l’Agriculture mais à l’agence qu’il revient
de piloter ce processus dans un cadre scientifique et déontologique
contraint".
Des risques pour la santé publique
Selon eux, la création de ce "conseil" serait "un recul pour la santé publique". Les signataires craignent en effet que les priorisations faites par ce conseil le soient "au mépris des exigences sanitaires". Ils portent une attention particulière à la "ré-autorisation de certains néonicotinoïdes, ces insecticides 'tueurs d’abeilles' interdits en France depuis 2016" qui "inquiètent aussi bien le monde de la santé que celui des apiculteurs".
"Nous nous opposons à la création d’un Conseil
d’orientation agricole qui dessaisirait l'Anses d'une partie du contrôle
scientifique et de la responsabilité assortie", écrivent les signataires.
La proposition de loi du sénateur Duplomb doit être examinée en
séance à la fin du mois de mai par les députés. Parmi les premiers
signataires de la lettre ouverte : le biologiste du museum d'histoire
naturelle Marc André Selosse,
le toxicologue Xavier Coumoul, le président de Médecins du Monde
Jean-François Corty, l'oncologue Brigitte Costa, ou encore le généticien
Christian Velot.
A noter que depuis 2015, l'Agence nationale de sécurité
sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses)
est mandatée pour évaluer la dangerosité des pesticides, mais aussi pour
autoriser ou non leur mise sur le marché. Elle rend des centaines de
décisions par an, en toute indépendance scientifique, tout en étant un
établissement public sous tutelle de quatre ministères (Agriculture,
Santé, Transition écologique, Travail).
Le navire de SOS MEDITERRANEE a porté
secours à deux barques en fibre de verre où s’entassaient 108 personnes.
Le port d’Ortona, à quatre jours de navigation du lieu du sauvetage, a
été assigné à l’Ocean Viking. Pendant ce temps, un autre naufrage mortel s’est produit en Méditerranée centrale.
Chères amies, chers amis,
Il était 3h40 du matin lundi, lorsque dans le silence et l'obscurité de la Méditerranée centrale, nos équipes ont repéré deux embarcations en détresse, au nord de Tripoli.
Ces deux bateaux en fibre de verre, précaires et surchargés,
transportaient au total 108 personnes. Parmi elles : des hommes et
femmes exténués et en état de choc, dont 25 adolescents et un bébé de 11
mois. Le sauvetage de nuit est toujours un moment critique. La visibilité est quasi nulle, les risques se multiplient et chaque
geste compte. Mais les deux embarcations ont pu être secourues
successivement. C'est la fin d'heures angoissantes pour les personnes
rescapées, qui se sont retrouvées à la dérive en pleine mer, dans le noir total pendant de longues heures, entassées les unes contre les autres, sans savoir si elles allaient
être secourues. Toutes les personnes sont maintenant en sécurité à bord
et nos équipes prennent soin d'elles. L' Ocean Viking se dirige vers Ortona, le port sûr désigné par les autorités italiennes, où nous prévoyons d'arriver vendredi.
Malheureusement nous avons appris que le même jour, non loin de là, deux survivants recueillis par un bateau de pêche ont rapporté que leur embarcation avait sombre. 50 personnes ont perdu la vie dans ce naufrage.
Pour nous permettre d'agir là où notre présence est nécessaire, de jour comme de nuit, nous avons besoin de vous.