Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan. Mais pas que. Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...
BLOG EN COURS D'ACTUALISATION... ...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...
(ancien passage à gué sur la Têt à la confluence de la Basse (proximité Parc des Expos, parallèle pont jaune Colonel Beltrame, accès recommandé par rive gauche, passage piéton à droite au bout des grilles chantier interdit au public)
On compte sur vous pour porter une des 43 lettres du message :
URGENCE CLIMATIQUE -COP26- SÉCHERESSE PERPIGNAN
Et nous avons besoin d'être nombreux pour lancer cet appel !
La pression citoyenne est essentielle pour faire avancer de manière décisive l’action mondiale en faveur du climat !
Dès 14h :préparation de la mise en place du message, répétition générale.
La presse est invitée à 15h
La fresque sera photographiée par drone avec en toile de fond le lit de la rivière asséchée.
La préfecture annonce le retour du contrôle du port du masque en extérieur, dans les rassemblements.
La responsabilité des organisateurs étant engagée, nous vous demandons d'accepter la consigne.
10h30 : prises de paroles et échanges avec des collectifs et organisations locales
12h30 : marches des casseroles vers Codalet
Musiques et repas partagé sur site
Partout sur le territoire émergent des projets de lotissements dont nous, habitants du pays, voulons questionner la pertinence.
À
Codalet, Catllar, Los Masos, Prades, Ria, Fillols, Vernet-les-Bains…
des terres agricoles sont menacées de destruction au nom d’une politique
d’urbanisation déconnectée des enjeux réels de notre époque, menée sans
la moindre concertation et servant en premier lieu les intérêts des
promoteurs immobiliers et autres spéculateurs.
Qui en est informé ? Qui décide ? Au bénéfice de qui ?
Un forum populaire, c’est une petite expérience de démocratie vivante où
chacun et chacune est invité à débattre de sujets qui nous concernent.
Ce
forum du 6 novembre, c’est l’occasion de s’informer et de discuter des
projets d’urbanisation sur notre territoire, puisqu’élus, collectivités
locales et institutions rechignent à en faire une question publique.
Réfléchissons collectivement et agissons pour préserver les terres nourricières, en Conflent et ailleurs.
Faisons barrage
à l’artificialisation galopante
de nos meilleures terres !
Refusons leur destruction irréversible.
Rien n’est joué d’avance !
Rien ne se fera sans nous !
Tous à Prades
le samedi 6 novembre !
A
l’appel du Collectif Els Brulls Terres Agricoles et de l’association La
Terre C’est Nos Oignons, avec le soutien du collectif Codal’Terre, Bien
Vivre en Pyrénées catalanes, Bien vivre en Vallespir, Aspahr,
Alternatiba66, Greenpeace, Confédération Paysanne, En Commun 66, Frêne
66, Plus Jamais Ça 66, Attac Vallespir, Terres Vivantes, Collectif SETA
(Albères), Ligue des droits de l’Homme 66.
... pour
les gens qui veulent en savoir plus, ci-après
la lettre de la mairie de Codalet justifiant le lotissement et la
réponse de Codal'Terre.
"Après le coup de com écolo de J.Castex aujourd'hui à Perpignan, la réalité de l'avenir du train des primeurs...
Celui-ci fonctionnera avec l'aide de subventions jusqu'en 2025 puis le marché St Charles sera desservi par ferroutage, une ligne qui part de Barcelone et arrive à Anvers.
Ne nous leurrons pas, à cette échéance ce sera donc fini de cette ligne !!!
Le matériel est tout juste rénové pour passer ce cap, il n'y a aucun investissement d'avenir.
Poursuivre par du ferroutage, faut-il encore des plateformes adaptées à Perpignan et à Rungis.
Si ces travaux ne sont pas engagés dès maintenant, il est probable que la route redeviendra la seule alternative !"
Suspendu à l’été 2019,
le « train des primeurs »
Perpignan-Rungis relancé
Ce train, qui transporte des fruits et légumes méditerranéens de
Perpignan au marché de Rungis, a été relancé, vendredi, par le premier
ministre, Jean Castex.
Le Monde avec AFP
Publié le 22 octobre 2021
Une
démonstration d’opérations de chargement de fruits et légumes à bord du
train Perpignan-Rungis, lors de la présentation des wagons rénovés, le
21 octobre 2021. RAYMOND ROIG / AFP
Son
retour avait été confirmé par le premier ministre en septembre.
M. Castex a relancé, vendredi 22 octobre, le « train des primeurs », qui
transporte des fruits et légumes méditerranéens de Perpignan au marché
de Rungis (Val-de-Marne) près de Paris, après deux ans d’interruption.
Le premier train est parti du marché Saint-Charles de Perpignan à
16 h 28, pour arriver à Rungis samedi à 3 h 8, à temps pour nourrir le
ventre de Paris.
Cette
liaison, qui permet l’acheminement en wagons réfrigérés de fruits et
légumes dans lequel on charge directement des palettes, avait été suspendue à l’été 2019,
faute de clients. La vétusté du matériel – et, partant, des inquiétudes
sur la pérennité de la liaison – avait alors été largement mise en
cause.
Frédéric Delorme, président de Rail Logistics Europe (filiale de fret ferroviaire de la SNCF), explique aujourd’hui :
« C’était
la dure loi du marché qui s’appliquait et elle était très dure, parce
que les prix de la route sont imbattables. Le train n’était pas
subventionné. »
La
nouvelle liaison reprend le même principe, mais avec des trains
deux fois moins longs. Sur les 80 wagons dont disposait Ermewa (un
loueur de wagons, filiale de la SNCF), 34 ont pu être retapés,
permettant d’avoir des convois de 12 wagons chacun – avec 12 wagons
mobilisés dans un sens, 12 dans l’autre et 10 gardés en réserve ou en
maintenance.
Ces 12 wagons
transporteront autant de fruits et légumes que 18 camions, cinq fois
par semaine de novembre à juillet (pendant la saison des primeurs,
surtout venus d’Espagne et du Maroc). Ils ont tous été loués par le
chargeur Primever, jusqu’à la fin de 2024. « Pour le jugement de l’offre il fallait avoir des clients qui s’engagent », rappelle M. Delorme.
C’est Rail Logistics Europe qui a été choisi, avec un projet comprenant aussi la création d’une « autoroute ferroviaire »
– chargeant des semi-remorques et des conteneurs sur des trains –
du Boulou (Pyrénées-Orientales) au port de Gennevilliers
(Hauts-de-Seine), qui doit être lancée d’ici à la fin de l’année.
M. Castex avait expliqué peu après son arrivée à Matignon qu’il avait été « meurtri »
par la suspension du train des primeurs, qui part de sa terre
d’élection. Il n’est pas étranger à la réouverture de la ligne, pour
laquelle le gouvernement a lancé en décembre un appel à manifestation
d’intérêt pour trouver un repreneur.
Des bénéfices écologiques
L’intérêt
étant que cette liaison supplémentaire permet d’acheminer des produits
plus variés, surtout destinés à la grande distribution, et de charger
des marchandises dans le sens inverse nord-sud, contrairement au train
des primeurs qui rentre à vide.
« Ça
coûte plus cher que la route et c’est pour ça qu’il faut une
subvention, mais les bénéfices écologiques justifient cette subvention », insiste M. Delorme. Celle-ci atteint 14 millions d’euros sur la durée de la convention jusqu’à la fin de 2024, selon Matignon.
Le
train des primeurs, qui fournira près de 10 % des flux de fruits et
légumes absorbés par Rungis, ne devrait pas rouler au-delà de cette
date, car les wagons réfrigérés seront alors complètement à bout de
souffle.
L’idée est de
faire circuler à partir de 2025 une autoroute ferroviaire de Barcelone à
Anvers qui s’arrêterait à Perpignan et Rungis. Une solution qu’approuve
Cyril Gornes, directeur du marché de Saint-Charles, pour qui le
transport combiné camion-train avec des conteneurs permet un meilleur
respect de la chaîne de froid.
Mais
il faudra pour ce faire d’ici-là construire un terminal dans le marché
de gros francilien, qui n’est actuellement pas adapté pour faire
débarquer des conteneurs ou des camions. « Un projet ambitieux » d’installation de transport combiné rail-route capable d’accueillir trois trains par jour est dans les cartons.
La CGT-Cheminots, qui s’est beaucoup mobilisée pour le retour du train des primeurs, a déjà fêté sa « victoire » jeudi à Perpignan.
Après
le convoi de tracteurs et l'envahissement-blocage du chantier de
méga-bassines de Mauzé-sur-le-Mignon, nous ne pouvions nous arrêter en
si bon chemin ! Nous retournons donc à Mauzé-le-mignon le 6 novembre
pour un acte 2 en masse ! Merci de relayer l'appel dans vos divers
réseaux, nous avons 3 semaines pour mobiliser le plus largement possible
avec toute la multiplicité des forces des Soulèvements de la Terre !
Mauzé-sur-le-Mignon / Marais poitevin
Le 6 novembre 2021 - Manifestation nationale – banquet - concerts
Pour l’arrêt immédiat des chantiers de « méga-bassines » et autres projets d’accaparement de l’eau,
à l’appel de Bassines Non Merci !, de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, de la Confédération paysanne et des Soulèvements de la Terre.
Dans
le Poitou-Charentes, des coopératives agro-industrielles tentent de
faire main basse sur l’eau, dans le but de pérenniser leur mode de
production écocidaire : 93 « méga-bassines »* dont plus d’une dizaine
dans le Marais poitevin - deuxième plus grande zone humide en France -
risquent d’être érigées dans les trois prochaines années. Une entreprise
d’accaparement de l’eau vouée à s’étendre à l’ensemble du pays, si nous
ne l’arrêtons pas dès maintenant !
Début
septembre, le premier chantier de « méga-bassine » a commencé sous
haute surveillance à Mauzé-sur-le-Mignon. Dans ce contexte et en dépit
du dispositif policier mobilisé à l’occasion du congrès national de la
FNSEA à Niort le 22 septembre dernier, plus de 500 personnes ont envahi
le chantier et fait reculer les bulldozers.
Depuis
cette action, les travaux ont repris. Le cratère est pratiquement
achevé : sa plastification et la pose de plus de 5 km de tuyaux pour
piller les sources et résurgences qui alimentent le Mignon sont les
prochaines étapes. Sa mise en eau prévue pour la fin de l'année 2021
pourrait coïncider avec le démarrage d’un deuxième chantier sur la
commune de Saint-Sauvant, dans la Vienne (86).
Ni cette « bassine », ni aucune autre, ne doit être « mise en eau » !
Le
passage en force à Mauzé-sur-le-Mignon a déclenché une résistance aussi
large que déterminée : en plus de la manif-action du 22 septembre, de
multiples recours juridiques ont été déposés contre ce projet qui viole
six directives-cadres européennes et la Loi sur l'Eau et les Milieux
Aquatiques (LEMA) ; des rassemblements citoyens ont également eu lieu et
des actions de démantèlement de « méga-bassines » illégales ont été
menées.
Face
à l'obstination des assécheurs du Marais et au moment où les dirigeants
français tenteront de faire oublier leur inaction climatique à Glasgow,
début novembre, à l’occasion de la COP26, les collectifs Bassines Non Merci !, la Ligue pour la Protection des Oiseaux, la Confédération paysanne et les Soulèvements de la Terre,
appellent à manifester pour l’arrêt immédiat des chantiers de
« méga-bassine » et pour un partage juste de la ressource en eau.
Rendez-vous
samedi 6 novembre 2021, Place du Champ de foire, à Mauzé-sur-le-Mignon,
à partir de 12h, autour d’un grand banquet paysan et citoyen.
Le banquet sera suivi d’une manifestation** ponctuée de temps forts et de concerts (lieu et programmation à venir).
**Vous
êtes invité.e.s à venir vêtu.e.s de votre plus beau bleu de travail,
coiffé.e.s de votre plus beau casque ou chapeau bleu, et muni.e.s de
votre plus beau parapluie.
No bassarán !
* Les « méga-bassines », c’est quoi ?
Les
« méga-bassines », ce sont des infrastructures de stockage hydraulique,
aux allures d’énormes cratères plastifiés - d’une surface moyenne de 8
hectares (les plus grandes allant jusqu’à 18 ha), décaissées jusqu’à 8
mètres, la matière extraite servant à élever autour des digues de plus
de 10 mètres –, qui doivent permettre à l’agro-industrie de concilier
raréfaction de la ressource en eau et maintien de l’irrigation intensivedans un contexte de dérèglement climatique. La survie du modèle agricole productiviste-toxique, basé sur l’usage massif de pesticides, en dépend.
Face
au manque d’eau chronique, l’objectif de ces « méga-bassines » n’est
pas de réduire les volumes d’eau pompés sur l’année mais de contourner
les restrictions de pompages imposées l’été. Le principe est de
substituer les pompages réalisés en période de « basses eaux »
(printemps/été) par des pompages en nappes souterraines en période de
« hautes eaux » (automne/hiver), au prétexte qu’il existerait un surplus
d’eau l’hiver.
Seulement,
si la pluviométrie est insuffisante, ces pompages hivernaux diminueront
les débits des cours d’eau précisément au moment où il est vital pour
l’ensemble du réseau hydrographique - plans d'eau, cours d'eau, nappes
phréatiques, zones humides, etc. - d’être alimenté. Ces pompages
porteront par conséquent préjudice aux milieux, à la ressource en eau et
à la biodiversité.
L’accaparement
de cette ressource, commune et nécessaire à l’ensemble des êtres
vivants, par une poignée d’agro-industriels (4 % des exploitants
agricoles) aura pour effet d’accentuer, non seulement l’asséchement des
bassins versants, mais également la dynamique d’accaparement des terres
et donc les inégalités au sein du monde agricole.
Le
gouvernement continue malgré tout de soutenir ce modèle à grand renfort
d'argent public (80% via les agences de l’eau, la région, le
département, etc.) et à le présenter comme une solution « miracle » pour
l’agriculture productiviste. Dans les années à venir, ces projets de
réserves d’eau risquent de se généraliser à l’ensemble du territoire
national : validés comme stratégie majeure d’adaptation au changement
climatique par l’actuel ministre de l’agriculture, J. Denormandie, dans
le cadre du « Varenne Agricole de l’Eau », en juillet 2021, 1 000
projets pourraient voir le jour d’ici 2025 !
Pour
l’instant, cette entreprise d’accaparement se heurte à une forte
opposition. Des paysan.ne.s, des riverain.ne.s, et plus d’une trentaine
d’organisations politiques, syndicales, et associatives, fédérées au
sein des collectifs citoyens Bassines Non Merci ! (BNM), s’organisent depuis quatre ans pour bloquer ces projets.
Avec
le démarrage du premier chantier début septembre, une nouvelle phase
décisive de la lutte s’ouvre. Il est vital de les arrêter au plus vite !
Petit puzzle de la charte, et si on jouait à réunir les morceaux ?
Chaque semaine dans la lettre d'info, se trouvera une bribe de notre charte.
Les objectifs de l'Alchimie :
1.1
Partager des savoirs faire et des savoirs être.
Au-delà
des ateliers proposés pour agir ensemble, l'Alchimie est également un
espace à fréquenter librement pour échanger, se laisser aller à la
rêverie et se réinventer...
*******
Un
grand merci à Marcel, Boris, Jean, Rudy , Lucile et Clémentine, qui ont
répondu présent lors de la journée collective pour le bois de
chauffage ! <3
APPEL
À BÉNÉVOLES
VIENS METTRE LA MAIN A LA PÂTE !!
En donnant un peu de ton temps, le matin à la préparation des repas et/ou au service du midi le mardi ou le samedi.
Si tu sens l'élan de donner un coup de main :
Contact Pierrette au 06.11.20.85.37
À tous ceux qui ont envie de s'investir un peu plus dans les actions... bienvenue !