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jeudi 6 mai 2021

Appel pour les libertés, contre les idées d’extrême droite

Appel pour les libertés, 

contre les idées 

d’extrême droite

 
 
Un collectif de militant·e·s politiques, associatifs, syndicalistes et de personnalités de la société civile appelle à une grande manifestation au printemps 2021 pour dire non à l’extrême droite et à ses idées qui se propagent jusqu’au gouvernement.

 

Lors d'une manifestation anti-racisme le 9 juin 2020 place de la République à Paris, à la suite de la mort de George Floyd tué par un policier aux Etats-Unis. (Christian Hartmann/Reuters)  


Publié le 4 mai 2021 par Un collectif de militant·e·s politiques, associatifs, syndicalistes et de personnalités de la société civile
 

Depuis maintenant plusieurs mois nous constatons toutes et tous que le climat politique et social en France, comme partout en Europe et dans le monde est de plus en plus imprégné́ par l’extrême droite et ses idées.

Face à ce climat de haine, raciste et attentatoire aux libertés individuelles et collectives, nous appelons à une réaction forte, unitaire et rassembleuse, pour réaffirmer notre combat commun contre l’extrême droite, ses idées, et toutes celles et ceux qui participent à sa propagation.

De Bolsonaro à Trump en passant par Orban et Salvini, nous assistons à une offensive raciste et réactionnaire particulièrement inquiétante pour l’avenir de la planète. En France, cette offensive raciste a pour corollaire la multiplication des politiques sécuritaires, liberticides et anti-sociales.

Braises incandescentes

Ce climat ne doit rien au hasard. Le gouvernement, et ses quatre vigies Darmanin, Vidal, Blanquer et Schiappa, se chargent de l’alimenter depuis des mois. De la loi sécurité́ globale à la loi sur le séparatisme en passant par la chasse à l’islamo-gauchisme et la suppression de l’Observatoire de la laïcité, ce quinquennat accumule les gages à destination de l’extrême droite, en reprenant ses éléments de langage mais aussi certaines de ses propositions.

Quand on souffle sur des braises incandescentes et qu’on passe son temps à attiser les haines, cela a des conséquences concrètes. Cela peut même conduire au pire comme nous l’avons vu récemment avec l’attentat contre la mosquée de Bayonne.

Après l’envahissement du Conseil régional d’Occitanie par l’Action Française, le saccage d’une librairie et l’attaque de la marche lesbienne à Lyon par des identitaires, les polémiques sur le prétendu islamo-gauchisme et le prétexte de groupes de parole entre personnes discriminées pour attaquer l’UNEF ou s’en prendre à Audrey Pulvar, un cap supplémentaire vient d’être franchi.

En moins de 72 heures, un néo-nazi voulant mener un attentat contre la mosquée du Mans a été arrêté, la mosquée de Nantes a été, elle, incendiée, et le centre culturel islamique de Rennes a été recouvert de tags islamophobes.

Un appel de militaires factieux, s’appuyant sur la chasse aux sorcières lancée par des membres du gouvernement, est diffusé par l’hebdo d’extrême droite Valeurs Actuelles et est soutenu par Marine Le Pen sans réaction d’Emmanuel Macron ni que le gouvernement ne porte plainte devant la justice.

Amalgames honteux

Nous ne pouvons accepter que celles et ceux qui subissent haine, discrimination, et injustice soient aujourd’hui accusés de racisme et jetés en pâture par l’extrême droite.

Nous n’acceptons plus que la lutte contre les actes terroristes, que nous condamnons fermement, s’accompagne d’amalgames honteux

Nous ne pouvons accepter que nous militantes et militants politiques, syndicaux, associatifs soyons montrés du doigt alors que chaque jour ce gouvernement déroule un tapis rouge à l’extrême droite avec ses Lois réactionnaires et liberticides.

Nous ne pouvons plus accepter les menaces directes qui nous sont maintenant faites.

Nous, militant·e·s politiques, associatifs, syndicalistes et personnalités de la société civile appelons à une grande manifestation au printemps 2021 pour dire non à l’extrême droite, à ses idées qui se propagent jusqu’au gouvernement et défendre nos libertés individuelles et collectives.

Nous nous adressons aux associations, syndicats, collectifs, partis qui partagent le fond de cet appel pour qu’ils se réunissent afin d’en construire les conditions.

 

Premiers signataires : Arié Alimi, avocat - Ariane Ascaride, actrice – Manon Aubry, députée européenne (co-présidente du groupe GUE/NGL) - Clémentine Autain, députée (LFI) - Esther Benbassa, sénatrice (EELV) – Manu Bompard, député européen (groupe GUE/NGL) - Taha Bouhafs, journaliste (Le Média) - Julia Cagé, economiste - Anthony Caillé, syndicaliste CGT-Police - Emilie Cariou, députée (Nouveaux Démocrates) - Majdi Chaarana, trésorier de l’UNEF - Eric Coquerel, député (LFI) - Esther Cyna, enseignante à l’université Sorbonne-Nouvelle – Françoise Davisse, réalisatrice - Pascal Debay, responsable confédéral du collectif contre l’extrême droite pour la CGT - Laurence De Cock, historienne – Joséphine Delpeyrat, porte-parole de Génération·s – Jean-Marc Devauchelle, secrétaire général fédération SUD Santé Sociaux - Alma Dufour, chargée de campagne aux amis de la terre - Mathieu Delvaminck, président de l’UNL - Rokhaya Diallo, journaliste et réalisatrice – David Dufresne, cinéaste et écrivain - Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL - Eric Fassin, sociologue et anthropologue - Elsa Faucillon, députée (PCF) – Caroline Fiat, députée (LFI) - Aurélie Filippetti, autrice et ancienne Ministre de la Culture – Gérard Filoche, porte-parole de GDS - Léa Filoche, conseillère de Paris (Génération·s) - Bruno Gaccio, journaliste – Khaled Gaiji, président des Amis de la Terre France - Denis Gravouil, secrétaire Général CGT spectacle - Benoit Hamon, fondateur de Génération·s et ancien ministre - Cédric Herrou, militant pour l’aide aux migrants – Julien Hezard, secrétaire général de l’UD CGT Meurthe et Moselle - Pierre Jacquemain, journaliste (Regards) – Eddie Jacquemart, président national de la CNL - Aurore Lalucq, députée européenne (Place Publique) - Mathilde Larrère, historienne des Révolutions – Yvan Le Bolloc’h, acteur - Benjamin Lucas, coordinateur national de Génération·s - Mélanie Luce, présidente de l’UNEF – Corinne Masiero, comédienne - Caroline Mécary, avocate - Jean Luc Mélenchon, député, Président du groupe LFI – Sébastien Menesplier, secrétaire général de la FNME CGT - Danièle Obono, députée (LFI) - Younous Omarjee, député européen (LFI) – Mathilde Panot, députée, co-présidente du groupe LFI - Gilles Péret, réalisateur - Eric Piolle, maire de Grenoble (EE-LV) – Ugo Palheta, sociologue (Université de Lille) – Stéphane Peu, député (PCF) - Jean Louis Peyren, syndicaliste CGT Sanofi – Jean-François Pellissier, porte-parole d’Ensemble - Thomas Piketty, économiste – Pablo Pillaud-Vivien, journaliste (Regards) - Natacha Pommet, secrétaire générale de la Fédération Cgt des Services publics - Thomas Portes, porte-parole de Génération·s - Paul Poulain, membre fondateur d’Emancipation Collective - Philippe Poutou, porte-Parole du NPA - Gaël Quirante, secrétaire départemental Sud PTT 92 - Raphaëlle Rémy-Leleu, conseillère de Paris (EE-LV) - Ali Rabeh, maire de Trappes (78) - Muriel Ressiguier, députée (LFI) - Sandrine Rousseau, économiste (EE-LV) - Danielle Simonnet, conseillère de Paris (LFI) - François Ruffin, député (LFI) – Anthony Smith, syndicaliste CGT Inspection du travail - Mireille Stivala, secrétaire générale de la Fédération Cgt de la Santé et de l’Action sociale - Aurélien Taché, députée (Nouveaux Démocrates) – Azzedine Taibi, maire de Stains (PCF) - Sophie Taillé-Polian, sénatrice (Génération.s) – Baptiste Talbot, coordinateur de la CGT Fonction publique - Fabien Villedieu, syndicaliste SUD Rail - Emmanuel Vire, secrétaire général du syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT)

 

Source : https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/appel-pour-les-libertes-contre-les-idees-dextreme-droite-20210504_XRVRUYXD5RDGPG6YY2TWUV6MQY/?xtor=EREC-25-%5BNL_quot_matin_05-05-2021%5D-&actId=ebwp0YMB8s1_OGEGSsDRkNUcvuQDVN7a57ET3fWtrS90SVGouFRqw1jk3aySqrmQ&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=508976

 

mardi 4 mai 2021

Lettre d'info de l'Alchimie, lieu culturel associatif de Prades, 66500

 


Bonjour Alchimistes,

L'ouverture partielle continue. Nous nous invitons à faire de ce printemps la réinvention de notre marge de manœuvre dans cette période incertaine mais permanente.

Sachons que la « nouvelle » équipe travaille dans la direction de la mise en place et l’application de notre mode de gouvernance. Ainsi, n’hésitez pas à interroger, participer, créer, etc. avec nous.

Des réunions de cercles se font, de la création de groupes et équipes  s’activent, bienvenue, et re-bienvenue à ce beau projet associatif.

MARDI

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Vos idées ou envies seront une bouffée d'air. Les projets pour  animer ce lieu et ce territoire sont plus que bienvenus.

Les mardis Tatiana est là pour les accompagner et les mettre en place avec vous, avec ou sans confinement, les projets se doivent de vivre.  

Et ailleurs, contactez-nous par mail à  contact@assoalchimie.org ou par téléphone au 07.83.36.77.31

JEUDI

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A la semaine prochaine (ou avant si les restaurants ouvrent, hihihi) et n'oubliez pas de jeter un œil aux deux petites annonces qui suivent

Nous lançons un appel au bénévolat actif pour constituer une équipe communication. Nous avons besoin de vos compétences en graphisme, communication, création, etc, bienvenus !

Vous avez un peu de temps à consacrer à ce joli projet qu'est l'Alchimie ? Devenez bénévole!

 

Au plaisir de vous voir par ici ou par là

Lucile et Tatiana pour L'Alchimie

Contact : contact@assoalchimie.org   07.83.36.77.31


Copyright © 2021 l'Alchimie
3 Rue de l'Hospice, 66500 Prades, France

lundi 3 mai 2021

Atelier de l'Entonnoir : "J'espère que Dory sera là Mardi"

 


 

Mardi 4 MAI 2021

Si Dory y pense, 

elle vient nager manger mardi 

à l'Entonnoir

 

Au menu :

 

Roulé Samba

 

et 

 

Boio de cenoura

 

5€

 

Vous pourrez prendre votre adhésion 

à ce moment, 

5€ ou plus !

 

Et sinon...

Le frigo et placard extérieurs 

pour les gens qui en ont besoin n'a pas bougé, 

venez l'alimenter, vous servir !

Le mardi matin, l'espace du frigo s'étend sur toute la vitrine extérieure 

pour créer un espace dons temporaire 

(vêtements, livres, objets utiles).

 

Contact : contact@atelierdelentonnoir.fr

 

 Copyright © 2021 Atelier de l'entonnoir
1 Rue des Marchands, 66500 Prades, France

 

dimanche 2 mai 2021

Cédric Herrou, du paysan au militant pour les droits humains

 

 

Cédric Herrou, 

du paysan au militant 

pour les droits humains

 


 

Comment un paysan du fin fond de la vallée de la Roya, sans engagement particulier, devient-il en quelques années un militant résolument en lutte pour les droits humains, aidant des milliers de personnes en migration à passer la frontière franco-italienne, jusqu’à faire condamner le Préfet des Alpes-Maritimes ou modifier la loi afin de lui faire mieux refléter le sens du mot « Fraternité » gravé dans le marbre de la Constitution ? C’est l’histoire de Cédric Herrou à travers ses propres mots que nous vous proposons aujourd’hui d’écouter.

C’est un paysage de désolation que la Mule découvre en traversant la Roya, où la rivière débordée de son lit il y a quelques mois, a détruit berges, routes, éventrant et emportant des dizaines de maisons dans ses eaux troubles. Un paysage où l’imagination dessine sans peine sur les immenses falaises escarpées et noyées dans la brume, le péril vécu par ces milliers de personnes venues principalement d’Afrique ou d’Orient, auxquelles l’État français fait une véritable traque, en dépit des traités internationaux dont il se fait par ailleurs l’hypocrite promoteur. Cédric Herrou nous reçoit dans sa ferme à flanc de montagne, devenue depuis communauté Emmaüs, où trône un curieux amoncellement de cabanes et de caravanes, juchées auprès d’une minuscule maison venue d’un autre temps. Une demi-douzaine de personnes de couleurs et d’accents aussi divers qu’est le monde, se sont affairées à la culture le temps de la matinée froide et pluvieuse, quelques autres ont pendant cela préparé le repas, qu’avant toute chose, la Mule est conviée à partager.

Tout a commencé en 2015. La vague d’attentats terroristes qui frappent la France comme d’autres pays européens a pour conséquence la stigmatisation massive de l’immigration. La réaction politique de l’État se manifeste dans la Roya par la militarisation intense de la frontière avec l’Italie, principal lieu de passage des migrations, à coups de contrôles, de présence policière massive, de refoulements brutaux. Cette fermeture de facto des points de passage frontaliers et l’accroissement des refus de territoire aboutit à la stagnation des personnes migrantes au niveau de Vintimille, côté italien, et à la multiplication des tentatives périlleuses de franchir la frontière par la montagne, entraînant de nombreux accidents et décès.

Lire aussi – De Vintimille à Menton, le manège des frontières

Comme les autres habitant·es de la Roya, Cédric Herrou découvre les files de migrant·es qui, à la nuit tombée, tentent le passage par les routes ou les sentiers. À la peur du gendarme ou à la méconnaissance du droit succède rapidement un sentiment de devoir, celui de l’humanité, de l’entraide, de la solidarité, de la fraternité, et c’est presque par hasard que le paysan commence à convoyer des familles ou des mineurs isolés, leur permettant de rejoindre les pôles urbains où le droit leur autorise à déposer leurs demandes d’asile ou de prise en charge. Bientôt, l’indignation pousse le paysan à entreprendre ses initiatives solidaires sous la forme d’une action politique.

C’est en effet, assez rapidement, une première interpellation en flagrant délit – « flingue sur la tempe » – qui amène Cédric Herrou à médiatiser ses actes. Un article du New York Times plus tard, et le gouvernement bien embarrassé le prend en grippe, accentuant la militarisation de la Roya et la criminalisation des militant·es qui aident au passage des personnes migrantes : mises sur écoute, harcèlement policier, barrages, descentes, interpellations, judiciarisation… S’ensuit un long parcours judiciaire durant lequel Cédric Herrou ne cessera pas ses actions, accueillant des centaines de personnes sur sa modeste ferme cernée par les contrôles des gendarmes, et s’entourant de réseaux militants à même de l’accompagner dans son combat. Celui-ci va dès lors s’acharner à démontrer que l’État bafoue à la fois ses propres lois et les traités internationaux des droits humains auxquels il adhère. Voici le portrait d’un paysan, homme chargé de son territoire, à la porte toujours ouverte sur le monde et sur l’autre, venu donner le change à un système politique néolibéral qui s’appuie par essence sur l’oppression de l’être humain.

 

Source : https://www.lamuledupape.com/2021/04/17/cedric-herrou-du-paysan-au-militant-pour-les-droits-humains/?fbclid=IwAR1VjWov2iiuqRWHoFXb6-cNews-O7jZzb5X0sgTnq7RNAPN-k9K4IGAdaQ