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samedi 11 août 2018

Soudures défectueuses sur le chantier de l’EPR de Flamanville : le Réseau “Sortir du nucléaire“ et Greenpeace France portent plainte Communiqué du 18 juillet 2018

Soudures défectueuses sur le chantier de l’EPR de Flamanville : le Réseau “Sortir du nucléaire“ et Greenpeace France portent plainte


Communiqué du 18 juillet 2018



Voici quelques mois, des soudures défectueuses ont été détectées sur des tuyauteries du circuit secondaire de l’EPR de Flamanville ; plus d’un tiers d’entre elles seraient concernées. Ce 18 juillet 2018, le Réseau “Sortir du nucléaire“ et Greenpeace France déposent plainte à ce sujet contre EDF, Framatome et contre X pour 10 infractions devant le procureur de la République de Cherbourg.

En effet, les industriels ont laissé fabriquer et installer sur le chantier ces tuyauteries dont les soudures ne correspondaient pas aux exigences de sûreté, et omis d’en informer l’Autorité de sûreté nucléaire. Nous ne laisserons pas l’industrie nucléaire jouer la tactique du fait accompli !



Des soudures non-conformes sur des équipements cruciaux



Lors de la conception de l’EPR de Flamanville, EDF avait décidé que certains composants parmi les plus essentiels relèveraient du principe d’ « exclusion de rupture ». N’étant surtout pas censés rompre, ces équipements étaient supposés présenter une qualité de conception et de fabrication à toute épreuve. Leur rupture étant de ce fait supposée impossible, EDF pouvait se dispenser d’en étudier les conséquences. C’était le cas, notamment, de la cuve de l’EPR.

Or d’autres équipements sont concernés par ce principe. Après la cuve de l’EPR, ce sont des soudures du circuit secondaire, qui transfère la vapeur sous pression des générateurs de vapeur vers les turbines, qui sont concernées par un nouveau scandale.

Le 22 février 2018, EDF a dû rendre public ce nouveau défaut, qui faisait l’objet d’échanges avec l’ASN depuis plus d’un an. Ainsi, lors de la préfabrication de ces soudures, en 2012 et 2013, EDF n’avait pas transmis à son sous-traitant Framatome (anciennement Areva) les prescriptions renforcées permettant d’atteindre le niveau de qualité supérieur exigé. Le problème aurait été détecté dès 2015 en usine ; l’ASN n’en a cependant été informée que début 2017. Par ailleurs, ces exigences renforcées n’auraient pas été transmises pour les soudures réalisées à partir de 2016 sur le chantier, si bien que de nouveaux défauts y ont été découverts.

Pire : le 10 avril 2018, de nouveaux défauts ont été détectés par EDF sur d’autres soudures du circuit secondaire, qui avaient pourtant été contrôlées après fabrication et déclarées conformes. Suite à une inspection, l’ASN a déclaré que « l’organisation et les conditions de travail lors des contrôles de fin de fabrication ont globalement nui à la qualité des contrôles ».

Pour l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, cette situation constitue une « alerte sérieuse ». Dans un avis du 11 avril 2018, pointant « des défaillances humaines et organisationnelles », « un manque de rigueur des fournisseurs » et « une insuffisance du système de surveillance mis en place par EDF », il préconise l’extension des contrôles.

Le 30 mai 2018, une nouvelle inspection de l’ASN a mis en évidence une organisation du travail pour le moins perfectible [1] concernant la mise en œuvre des contrôles. Cette affaire paraît semblable à une pelote qui n’en finirait plus de se dévider, chaque inspection révélant de nouveaux défauts et la nécessité d’étendre les contrôles à de nouveaux équipements ! 


De graves infractions qui doivent être sanctionnées


Le fait d’installer et utiliser des équipements sous pression nucléaire ne satisfaisant pas aux exigences essentielles de sûreté constitue un délit. Sur les tuyauteries concernées, le niveau de sûreté attendu n’est pas atteint et l’affirmation d’EDF selon laquelle « ces circuits sont aptes à assurer leur mission en toute sûreté » relève de la pure mauvaise foi. Cette irresponsabilité est d’autant plus grave au regard des caractéristiques des tuyauteries concernées, dans lesquelles circuleraient plusieurs tonnes de vapeur par minute à une pression de plusieurs dizaines de bars.

Comme l’indique le cabinet indépendant WISE Paris dans une note, leur rupture serait susceptible d’entraîner un déséquilibre thermique et de réactivité dans le cœur du réacteur et d’endommager gravement les équipements environnants. Et il ne s’agit pas d’une anomalie isolée : selon l’ASN, plus d’un tiers des soudures du tuyauteries du circuit secondaire présenteraient des défauts [2] ! 

EDF a également commis un délit en n’informant l’ASN qu’en 2017 de défauts qu’elle avait pu constater dès 2015 en usine. Avoir attendu plus de deux ans constitue-t-il le symptôme d’un dysfonctionnement grave de l’organisation interne d’EDF ? Ou s’agit-il d’une volonté délibérée de retarder le traitement des « écarts » pour bénéficier du fait accompli, les tuyauteries étant alors installées ? 

Face à des faits aussi graves et à une telle pratique du fait accompli, il est urgent de mettre un coup d’arrêt aux agissements d’EDF, d’autant que la liste des problèmes n’est sans doute pas close.

C’est pourquoi le Réseau “Sortir du nucléaire“ et Greenpeace France déposent aujourd’hui plainte pour 10 infractions. Au-delà de la nécessaire sanction d’industriels délinquants, cette plainte doit interpeller les pouvoirs publics sur l’urgence d’abandonner ce chantier catastrophique. Ce réacteur criblé de malfaçons ne doit démarrer sous aucun prétexte ! 

Consulter la plainte

Contact presse :

Marie Frachisse (juriste) – 07 62 58 01 23
Chargée de communication :
Charlotte Mijeon – 06 64 66 01 23




Notes
[1Contrôles effectués à la lampe frontale dans des lieux peu éclairés, interrogation sur la qualification des agents en charge des contrôles, etc.

[2Voir la déclaration de Pierre-Franck Chevet, Président de l’ASN, devant laCommission d’Enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité nucléaire le 7 juin 2018 : « La procédure [de vérification] est en cours et nous en attendons le bilan global de façon imminente. D’après les indications dont nous disposons, environ 35 % des soudures présenteraient des défauts ».







Source : http://www.sortirdunucleaire.org/Soudures-defectueuses-sur-le-chantier-de-l-EPR-de?origine_sujet=LI201807

vendredi 10 août 2018

Les organismes modifiés par Crisper sont juridiquement des OGM


Les organismes modifiés par CRISPR 

sont juridiquement des OGM






Cela fait dix ans que la bataille scientifico-économico-judiciaire fait rage. Les organismes (plantes ou espèces animales) modifiés par des outils d’ingénierie génétique comme CRISPR sont-ils ou non des OGM ?  La Cour de justice de l’Union européenne vient de rendre son verdict, qui va faire désormais jurisprudence : les organismes modifiés par mutagénèse sont bel et bien des OGM et doivent obéir à la même règlementation en Europe. L’industrie des biotechnologies et ses lobbies subit, avec cette décision, un revers sérieux. Les défenseurs de l’environnement, comme tous ceux qui veulent garantir l’intégrité des aliments que l’on met dans leur assiette, saluent cette victoire.

« Enfin ! » s’exclame Yves Bertheau, biochimiste et phytopathologiste, directeur de recherche à l’Inra, spécialiste des OGM et de leur traçabilité, coordinateur d’un programme européen (Co-Extra) sur la coexistence des cultures OGM et non OGM, « Ça a été beaucoup de travail mais ça en valait la peine... » poursuit-il dans un échange avec UP’ Magazine. C’est peu de le dire. En effet, la controverse dure depuis une dizaine d’années, c'est-à-dire depuis le moment où l’on a pris conscience de l’existence d’outils moléculaires capables de modifier le code génétique d’un organisme vivant, aussi simplement qu’on le ferait en corrigeant une faute sur un traitement de texte. Avec l’un des ces outils les plus connus, le CRISPR-Cas9, il est possible de transformer les caractéristiques d’un organisme vivant en coupant-collant avec une précision inégalée des lignes de codes du vivant.

Ruée sur la mutagénèse


Les industries biotechnologiques se sont alors immédiatement précipitées sur cette innovation. Et parmi elles, les grandes industries phytosanitaires de l’agriculture. Pour des firmes comme Monsanto, Dupont, Bayer, cette technologie sentait le pactole. En effet, elles pourraient modifier, dans des conditions de simplicité et donc de coûts, des pans entiers du vivant, encore récalcitrant aux impératifs productivistes de l’économie globalisée.  Cette biotechnologie allait renvoyer au placard des anciens souvenirs les OGM tellement controversés. Car avec la mutagénèse, on n’apporte pas un élément extérieur au vivant comme on le fait avec les OGM « classiques ». On modifie, en douceur, le code génétique de l’organisme. Ni vu ni connu, quasiment pas de trace, pour un effet aux applications redoutables.

Déjà les labos s’activaient pour fabriquer des plantes résistant à telle situation écologique ou à tel prédateur, pour modifier le goût, la forme, l’allure, des plus communs de nos aliments. Ailleurs on s’imaginait, tel Prométhée, transformer radicalement certaines espèces pour les domestiquer plus que jamais, pour les faire mieux entrer dans les canons de la consommation de masse. Dans d’autres labos, on s’attachait à modifier une espèce, comme le moustique, jusqu’à envisager de la faire disparaître. Tout cela en échappant à toute législation et encore moins à celle des OGM qui entravait si méchamment l’hubris de production effrénée de certains acteurs industriels.

La controverse a porté sur des subtilités, des détails dans lesquels se cache parfois le diable. Là où les OGM s'attaquent au génome d'une culture avec des outils grossiers, le ciseau moléculaire CRISPR tranche et remodèle avec une précision parfaite le code génétique, à la manière d'un scalpel. Cette précision du geste technique fait qu’un grain de maïs modifié à l’aide de CRISPR ne pourra être distingué d’un grain issu d’une sélection végétale à l’ancienne.

Pour les défenseurs de CRISPR, ces produits ne sont pas des OGM au sens où l’entendait la règlementation, notamment européenne. Ils seraient d’une autre nature, échappant ainsi aux procédures d’évaluation des risques, d’autorisation, d’étiquetage ou de suivi. Leur argument est d’affirmer que les techniques utilisées jusqu’à présent pour fabriquer des OGM consistent à prendre le gène d’une plante ou d’un organisme pour le mettre dans une autre. C’est de la transgénèse. Or avec les nouvelles technologies du vivant comme CRISPR, il est inutile de faire intervenir un gène extérieur. On peut modifier les gènes à l’intérieur des cellules des embryons de plantes. C’est de la mutagénèse. Avec ces nouveaux outils d’ingénierie génétique, les labos peuvent éteindre des gènes, les activer, les muter ou les répliquer. Pas d’apport extérieur. Pour eux, ce n’est pas un OGM, c’est autre chose.


LIRE DANS UP : Ces OGM cachés que les industriels veulent nous faire passer en douce…


La vanne des biotechs était ouverte



Une décision prise en avril dernier par le Ministère américain de l’Agriculture a ouvert les vannes juridiques de la mutagénèse et libéré un marché gigantesque. Un marché des biotechs composé de startups comme de géants. Leur objectif commun : produire des plantes plus robustes, résistantes aux intempéries comme aux maladies et parasites. L’exemple de Mars est significatif : le groupe agroalimentaire explore les moyens d’utiliser CRISPR pour protéger son ingrédient phare, le chocolat, des assauts du changement climatique.


LIRE DANS UP : Elles arrivent dans nos assiettes. Les plantes modifiées par CRISPR ne sont plus considérées aux USA comme des OGM.


Tous les scientifiques impliqués dans ces recherches jurent la main sur le cœur que leur travail correspond à une nécessité vitale pour l’humanité : être en mesure de nourrir une population en plein essor sur une planète où les terres cultivables sont de moins en moins nombreuses.

Les expériences se multiplient un peu partout dans le monde. En Chine par exemple, des chercheurs expérimentent l'utilisation de CRISPR pour créer des vaches mieux protégées contre la tuberculose, une maladie bactérienne chronique qui peut se propager à l'homme et qui a alimenté le fléau de la résistance aux antibiotiques. Plus près de chez nous, le scientifique suédois Stefan Jansson, chercheur à l'Université d'Umea, a utilisé CRISPR pour produire des légumes mieux protégés contre les ravageurs. C’est lui qui s’était fait connaître en préparant le premier repas avec des produits CRISPR. Il déclarait alors à Business Insider que le rôle du CRISPR dans l'avenir de l'alimentation commence déjà à prendre forme. « Nous ne parlons pas de l'avenir. Nous parlons de maintenant », affirmait-il.


Controverse planétaire



Dans cette bataille aux enjeux planétaires, l’Europe n’était pas épargnée. Sous l’intense pression des lobbies, l’Europe semblait se diriger, lentement mais sûrement, vers une déréglementation de ces « nouveaux » OGM. Des plantes modifiées et brevetées pourraient ainsi bientôt envahir incognito nos champs, échappant à tout étiquetage. Principalement des végétaux rendus tolérants aux herbicides, avec des conséquences encore méconnues mais sans doute irréversibles sur l’environnement, la santé, ou l’autonomie des paysans. « Cette quantité énorme d’êtres artificiels qui pourraient ainsi être introduits dans un temps très court dans la société et la nature pose problème, explique Frédéric Jaquemart, président du Groupe international d’études transdisciplinaires (Giet). Ce rythme effréné de changements, sans commune mesure avec ceux en cours dans le processus d’évolution, a des effets sur l’organisation même de la société, avec des effets délétères sur la nature, même si les causalités ne sont pas évidentes à établir. »

LIRE DANS UP : Modifier génétiquement une plante n’est pas anodin


Pierre-Henri Gouyon, professeur au Museum d’Histoire naturelle n’hésitait pas à s’insurger : « On est en train de faire des conneries avec ces OGM ! ». Il ajoute dans une conférence donnée à l’APHP : « La concentration de la propriété des ressources génétiques dans quelques mains met en danger toute la nourriture de la planète ».  Pour lui, il n’y aurait qu’une seule façon de savoir si un organisme a été modifié ou pas avec ces nouvelles technologies : « si une plante ou une semence est brevetée, c’est qu’elle a été manipulée » confiait-il à notre Magazine. CQFD.

Yves Bertheau nous alertait dans une interview à UP’ Magazine :  « Au-delà des changements de pratiques agricoles induits par les nouveaux traits introduits, les modifications génétiques rapides, radicales et souvent irréversibles doivent être considérées avec prudence, alors que la sélection classique liée à la conservation de ressources génétiques constituent encore la meilleure source d’amélioration de la production et d’adaptation aux changements environnementaux. Il est à craindre que les plantes ne constituent un ballon d’essai, pour tester des technologies dont l’application à l’homme est loin d’être acceptable ».


LIRE DANS UP : Un OGM n’est jamais « naturel »


Hier 26 juillet, la Cour de justice européenne a sifflé la fin de la controverse. Contre toute attente, elle a établi, dans une décision qui va devenir historique, que les plantes et les animaux créés par une technologie innovante de modification génétique ont été génétiquement modifiés et devraient être réglementés en tant que tels. Les juges de l’UE précisent : « Par arrêt de ce jour, la Cour considère tout d’abord que les organismes obtenus par mutagenèse sont des OGM au sens de la directive sur les OGM, dans la mesure où les techniques et méthodes de mutagenèse modifient le matériel génétique d’un organisme d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement. Il s’ensuit que ces organismes relèvent, en principe, du champ d’application de la directive sur les OGM et sont soumis aux obligations prévues par cette dernière. »


Audience à la Cour de Justice de l’Union Européenne


La Cour poursuit : « La Cour considère que les risques liés à l’emploi de ces nouvelles techniques de mutagenèse pourraient s’avérer analogues à ceux résultant de la production et de la diffusion d’OGM par voie de transgenèse, la modification directe du matériel génétique d’un organisme par voie de mutagenèse permettant d’obtenir les mêmes effets que l’introduction d’un gène étranger dans l’organisme (transgenèse) et ces nouvelles techniques permettant de produire des variétés génétiquement modifiées à un rythme et dans des proportions sans commune mesure avec ceux résultant de l’application de méthodes traditionnelles de mutagenèse. Compte tenu de ces risques communs, exclure du champ d’application de la directive sur les OGM les organismes obtenus par les nouvelles techniques de mutagenèse compromettrait l’objectif de cette directive consistant à éviter les effets négatifs sur la santé humaine et l’environnement et méconnaîtrait le principe de précaution que la directive vise à mettre en œuvre. Il s’ensuit que la directive sur les OGM s’applique également aux organismes obtenus par des techniques de mutagenèse apparues postérieurement à son adoption. »

Par cette décision, les juges européens se sont rangés du côté du syndicat agricole français, la Confédération Paysanne, qui a porté l'affaire devant la Cour, arguant que des techniques nouvelles et non conventionnelles de mutagenèse in vitro étaient susceptibles d'être utilisées pour produire des plantes résistantes aux herbicides, avec des risques potentiels pour la santé.

Coïncidence du calendrier, une étude était publiée dans la revue Nature la semaine dernière. Elle révélait que la technologie d'édition de gènes Crispr-Cas9 peut causer des distorsions génétiques beaucoup plus importantes que prévu, avec des "conséquences pathogènes" potentielles.

Les défenseurs des organismes vivants transformées par les biotechnologies n’ont pas tardé à clamer leurs regrets devant une telle décision. C’est le cas du professeur Jonathan Napier, qui dirige les essais sur le terrain de Crispr-edited plants à Rothamsted Research au Royaume-Uni. Il a dénoncé la décision de la cour comme étant "un pas en arrière, pas un progrès". Il a ainsi déclaré au Guardian : « Il s'agit d'un résultat très décevant, qui entravera l'innovation, l'impact et le progrès scientifique en Europe. La classification des organismes à génome édité comme relevant de la directive OGM pourrait fermer la porte à cette technologie révolutionnaire ».

Beat Späth, le directeur d'EuropaBio, qui représente des entreprises de biotechnologies, a déclaré : « Des milliards d'euros ont été consacrés à la recherche et au développement de l'édition du génome, par les contribuables et l'industrie. Le grand risque est que tout cet argent ne soit pas traduit en produits pour les agriculteurs européens ».

Des déclarations inévitables venues d’acteurs concernés directement par l’économie des biotechnologies. En réponse, l’ONG Greenpeace par la voix de Franziska Achterberg, directrice de la politique alimentaire, fait valoir que la décision de la Cour avait donné la priorité à la protection de la santé humaine et de l’environnement : « La dissémination de ces nouveaux OGM dans l'environnement sans mesures de sécurité appropriées est illégale et irresponsable. D'autant plus que la modification génétique peut entraîner des effets secondaires involontaires. La Commission européenne et les gouvernements européens doivent maintenant s'assurer que tous les nouveaux OGM sont entièrement testés et étiquetés, et que tous les essais sur le terrain sont soumis aux règles relatives aux OGM ».

De son côté le gouvernement français a publié ce jour un communiqué saluant « cette clarification attendue. Cet arrêt de la CJUE est une étape déterminante, qui va permettre aux juridictions et aux autorités compétentes de disposer d’un cadre harmonisé à l’échelle européenne afin de protéger les consommateurs et l’environnement, dans le respect du principe de précaution ».

Il n’en demeure pas moins que le jugement de la Cour européenne n’est pas anodin. Pour les juristes, il est extrêmement contraignant. C’est ce que pense Kai Purnhagen, juriste néerlandais spécialisé en droit européen et international, qui a confié à la Revue Nature : « C'est un jugement important, et c'est un jugement très rigide. Cela signifie que pour toutes les nouvelles inventions telles que CRISPR-Cas9 food, vous devrez passer par le long processus d'approbation de l'Union européenne ».

Cette décision est en contradiction avec la position actuelle du gouvernement américain sur les cultures génétiquement modifiées. En avril, le secrétaire américain à l'Agriculture, Sonny Perdue, a publié une déclaration confirmant que le département américain de l'Agriculture (USDA) ne soumettrait pas les cultures génétiquement modifiées aux mêmes règlements que les cultures OGM.
Bien sûr, depuis lors, la recherche a montré que le CRISPR pourrait ne pas être aussi sûr ou fiable que les scientifiques le pensaient auparavant. Cette nouvelle information, combinée à la décision de la Cour européenne, pourrait pousser les organismes de réglementation américains à repenser leur position sur l'édition génétique dans un proche avenir. De quoi continuer à alimenter, si besoin était, les tensions commerciales entre les États-Unis et l’Europe.



Image d’en-tête : Atelier Design Fiction Club/Gaité-lyrique



Source : http://www.up-magazine.info/index.php/bio-innovations/bio-innovations/7952-les-organismes-modifies-par-crispr-sont-juridiquement-des-ogm

jeudi 9 août 2018

Atelier de l'Entonnoir programme du week-end

Vendredi :

CONCERT 

M.LEU
Samedi :

LES TROUS DENTES

Spectacle

Pièces de théatre 

Concert
(Minidrill)
 
Si vous aussi vous voulez proposer un atelier, n'hésitez pas à nous contacter :
06.35.39.34.31
Vendredi
SAMEDI

www.atelierdelentonnoir.fr

Atelier de l’entonnoir
1 rue des Marchands
66500
Prades
Tel :04-68-97-06-12
contact@atelierdelentonnoir.fr

mardi 7 août 2018

Au programme de l'Alchimie du 9 au 17 août

 
Au programme de 



 
«l'Alchimie»


 
du 9 au 17 Août


Bonjour à toutes et tous,


Que se passe t'il à « l'Alchimie » cette 1ere quinzaine d'Août ?



*Déjà, nous vous informons que les repas du mercredi ne serons plus proposés pendant tout le mois d'août. Ils reprendrons en septembre.


*La permanence de l'asso « sève »est annulée jeudi 9 et 16/8


Une nouvelle exposition



succède à celle de Caroline Roussel : 

nous accueillons en août 
  
Véronique Lazzarotto et ses magnifiques mandalas !




JEUDI 9 AOUT à 20h : 

Marionnettes




KOHMAYORKA, mission développement est un spectacle de marionnettes et de transparents projetés, écrit et interprété par Eric Enderlin

Le synopsis : "Acculée par ses créanciers, l’Espagne a dû vendre les îles des Baléares.
Heureusement pour les habitants, leurs nouveaux propriétaires sont des philanthropes..



Une fable grotesque, qui par souci du bon goût est quand même moins grotesque que la réalité."

Dès 13 ans. Cela ne dit rien de "choquant" pour les plus jeunes, ils sont les bienvenues s'ils savent se tenir !!!

Écriture et interprétation :

le spectacle commence à 20h, mais l'Alchimie est ouverte avant, Vero nous fait comme tous les jeudis des galettes et des crêpes...

après le spectacle, la scène est ouverte aux musiciens et musiciennes 

 
Samedi 11 août à 20h30

Jeph en Concert 


Bonjour à toutes et tous, (ou certaines et certains !),
       Une petite piqûre de rappel pour ceux qui ont eu la chance de pouvoir ouvrir la dernière lettre d'info, et surprise pour les autres...
  Concert donc de JepH samedi à 20h30 précédé d'un encas à partir de 19h. Le prix est libre et conscient, of course.
     J'en profite pour demander de l'aide pour la soirée, prépa du repas, service, ménage. Le bar fermera à 23h30 et le lieu fermera assez tôt, minuit max.
    Merci de m'appeler sur le 07 83 36 77 31 !
        Alchimiquement... !
   Jean-Christophe (à défaut de Nicolas Flamel) 



« Rock de mots roses »

C’est à l’âge de 17 ans que Jean-Philippe Vauthier se procure sa première guitare. Avec elle il veut changer le monde.

il ressent un besoin irrépressible de s’exprimer. L’amour des mots et de la mélodie, le poussent à écrire et à chanter. Il veut dire l’indicible... 
 
Enfant «dans la lune», il nourrit une forte vie intérieure. Son extrême sensibilité au monde extérieur fait naître en lui un intense sentiment d’injustice.

En 2003 il crée le groupe «Tournée Générale» qui rencontre un franc succès (2000 concerts et 6 albums distribués nationalement en un peu plus de10 ans).

Paroles…… Et musique !

S’il fallait définir une essence à la musique de JePh, c’est le rock et la folk dans ce qu’ils ont de plus authentique, sans connotations et clichés. Léonard Cohen et Graeme Allwright seraient certainement ses mentors pour leur exigence musicale : 

Jeu en picking, déroulés d’arpèges, ballades folk, couleurs blues, chansons pop, envolées lyriques, 

… quelle qu’en soit la forme, le son est ancré dans l’âme du chanteur, dans ce qu’il a de plus pur. 
 
Jeph a absorbé la musique rock anglo-saxonne des années 60-70 et toute la chanson française d’essence poétique depuis Léo Ferré et nous restitue sans artifice sa musicalité propre.




Vendredi 17 août


Un conte merveilleux...




Pour notre plus grand plaisir, la compagnie 

 « Paroles de griots » 

portée par Claire et olivier

  revient nous enchanter avec leurs 

tambours et leur « Histoire prodigieuse du 

cheval qui a des ailes à leurs sabots » !




Pour nous contacter :


07.83.36.77.31









































Pour nous contacter :
assoalchimieprades@gmail.com
07.83.36.77.31

lundi 6 août 2018

LA DESTRUCTION DES ARBRES ET DES PARCS ACCENTUE LA CANICULE

LA DESTRUCTION 
DES ARBRES ET DES PARCS 
                                         ACCENTUE LA CANICULE

(Communiqué de FRENE 66)

Par un paradoxe technocratique le département des Pyrénées-Orientales vient enfin d’être classé en vigilance orange canicule. Et pourtant la ville de Perpignan détient des records de chaleur dans la continuité depuis plus d’une semaine. Et c’est dans la continuité d’un mandat hors de contrôle que la municipalité PUJOL - ALIOT, majorité et opposition réunies, impose à la population l’abattage de tous les grands arbres de la ville.

Après l’effroyable destruction du séculaire patrimoine végétal que constituait le parc Bir-Hakeim - et qui restera la marque indélébile de cette municipalité - les bûcherons aveugles ont continué avec acharnement leur œuvre. Successivement, quasiment tous les arbres d’alignement des grandes avenues ont été sciés notamment boulevard Mercader et avenue Joffre, quant à l’avenue Torcatis elle a vu, dans la stupéfaction générale, la liquidation du Jardin exotique de la Digue d’Orri. Un joyau végétal reconnu par les guides touristiques.

Un vent de folie pour le béton et le bitume s’est abattu sur la ville.

Les « réhabilitations », genre dalles et « mails », avec replantation de quelques arbres - mais surtout pas de grands arbres au tronc haut, et surtout pas de platanes - n’apporteront aucun confort d’ombre et de fraîcheur. Le plus souvent ce sont de nouvelles nuisances pour les riverains (parking, piste de skate et même guinguette …).

Il est maintenant admis que la température mondiale a augmenté de 1° C sur la planète et de 3° C dans les centres-villes. Cette accumulation de chaleur en milieu urbain est liée à la densité des bâtiments et aux sols goudronnées et pavés qui font que même la nuit les températures élevées se maintiennent. Le phénomène ne peut que s’amplifier sans une volonté correctrice qui consiste à créer des plans d’eau et à revégétaliser les quartiers.

C’est ce qu’a entrepris la ville de Barcelone avec un nouveau type de parc urbain comme celui des jardins de la Rambla Sants. La ville de Perpignan a préféré réaliser Place de Catalogne une « dalle chauffante » avec quelques palmiers en sursis. Pour parfaire, elle envisage aussi la destruction du Jardin Henri Bataille au Bas Vernet.

La seule façon de refroidir la ville de Perpignan serait de réchauffer la démocratie - car la population est excédée des décisions totalitaires de la municipalité PUJOL - ALIOT en matière de destruction du patrimoine végétal.

Quand la population sera-t-elle consultée et ses choix respectés ?

Contact : Marc MAILLET 06 37 31 47 46

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 Illustration  trouvée sur FB