Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...

dimanche 29 septembre 2013

Appel Urgent Cambodge : L'Union Européenne Peut et Doit Faire Cesser cette Situation Scandaleuse !

http://form.dolist.net/o/?s=11A9-7421-2057-c03247b-7ea

Appel Urgent Cambodge :


Photo Appel Cambodge
« Ils ont tout brûlé...y compris le riz. Ils ne nous ont même pas laissé le récolter d'abord » (Mme Yem Ry).
Douze mille personnes spoliées, deux villages détruits, onze mille hectares saisis : au Cambodge, les compagnies sucrières dépossèdent des milliers d'hommes, femmes et enfants de leurs terres. Cette attitude est encouragée par la politique commerciale européenne.
Bouton je signe 
Signez cet Appel Urgent pour que l'Union européenne,
qui absorbe 97% des exportations cambodgiennes de sucre, fasse cesser ce scandale
Les faits

L’initiative européenne Tout Sauf des Armes part d’une bonne intention : accorder aux pays les plus pauvres un accès au marché européen libre de toutes taxes douanières ou de quotas. Mais dans certains cas, elle a des effets dramatiques pour les populations locales. Ainsi, au Cambodge, les avantages consentis par l'UE aiguisent l’appétit d’entreprises sucrières qui expulsent des milliers de paysannes et paysans de leurs terres et vont jusqu’à détruire des villages pour produire davantage.


Pour l’agro-business : les terres

Dans les provinces cambodgiennes de Koh Kong, Kampong Speu et Oddar Meanchey, 75000 hectares de terres ont été accordés aux industriels ces dernières années pour la production de sucre. Douze mille personnes ont perdu leurs moyens de subsistance. Deux villages ont été entièrement détruits et plus de 11 500 hectares de champs de riz et de vergers (appartenant à plus de 2 000 familles) ont été saisis pour être transformés en plantations de sucre.
 Reperes Cambodge

Pour la population : la répression

"Ils ont tout brûlé…y compris le riz. Ils ne nous ont même pas laissé le récolter d’abord"raconte Yem Ry, témoin des exactions qui se sont produites dans la province d’Oddar Meanchey. Arrestations arbitraires, menaces, violences… Forces de l’ordre et hommes de main des entreprises n’hésitent pas à user de violence face aux communautés locales qui tentent de défendre leurs terres. "Ils nous menacent avec leurs armes, nous empêchant d’aller là où les tracteurs démolissent nos terres. J’ai essayé d’y aller, ils ont tiré" témoigne Pet Nim, de la province de Koh Kong. Ayant tout perdu, certaines familles se retrouvent - ironie du sort - obligées de travailler dans les plantations de sucre pour survivre.

L’Union européenne doit réagir

Si le gouvernement du Cambodge accorde autant de terres aux investisseurs privés et si les industriels du sucre se ruent vers les terres cambodgiennes, c’est en grande partie en raison des avantages commerciaux liés à l’initiative Tout Sauf des Armes, pourtant censée soutenir les pays les plus pauvres. L’Union européenne a pourtant les moyens de lutter contre ce désastre en suspendant les avantages consentis aux produits agricoles du Cambodge tant que dureront ces violations. Mais malgré les appels de nombreuses organisations de la société civile en ce sens, malgré la résolution d'urgence du Parlement européen, malgré les preuves des violations, malgré les témoignages accablants… la Commission européenne ne réagit pas.

La Commission européenne n'agira pas sans une pression citoyenne massive.

Signez cet Appel Urgent et diffusez-le à vos contacts !
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Conformément à la loi Informatique et Libertés, vous disposez d’un plein droit d’accès, de modifications ou de suppression des données personnelles vous concernant. Vous pouvez à tout moment exercer ce droit sur demande écrite à ecrire@peuples-solidaires.org 

samedi 28 septembre 2013

Un Bus à Perpignan pour Manifester contre le Nucléaire-Poubelle

On a reçu ça de 

Sylvain Guerin 

et


c'est pour le samedi 12 octobre 


Bonsoir,

c'est une première annonce avant que l'organisation soit bouclée


Le dernier incident de Tricastin est la "fuite qui fait déborder le vase nucléaire".

Une action réunissant les régions, PACA, Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes est en train d'être finalisée pour stopper ces centrales poubelles.

Le réseau des coop eelv est prêt à organiser le départ en bus à partir de Perpignan pour appuyer massivement cette manifestation.

Fait vous connaître dés maintenant si vous pouvez être libre. (Comptez une participation entre 10 et 20 euros).

La manifestation est ouverte et vous pourrez bien évidemment venir avec les couleurs de vos associations ou parti politique respectif.

Je lance donc dés aujourd'hui une pré inscription et vous informe dés que l'organisation se précise.

Renvoyez-moi un mail avec le nombre de participants envisageable.


Sylvain Guérin :   

A très bientôt

sylvain

jeudi 26 septembre 2013

Compte-Rendu Café Repaire Conflent : Jeudi 19 Septembre 2013

CAFE REPERE
Villefranche de Conflent – 19 septembre 2013

Discussion sur la plateforme 
 « pour un développement écologique, social et démocratique du Conflent 
 Réussir la transition énergétique »


1 - Agriculture  :

  • Nécessité de développer la filière bois

  • Enquête PNR (territoires riches, habités mais fragiles) : quel budget ? Quelles subventions/aides aux agriculteurs (européennes ou d'état) ?


2 – Démocratie

  • Quand un problème impacte la commune, la décision pouvant le solutionner doit prendre en compte un pourcentage significatif des habitants.

  • Ceci dit, ce n'est pas parce qu'une majorité est constituée, qu'elle a forcément raison...

  • En ce qui concerne le budget (ou autres décisions importantes), les élus doivent s'engager à consulter la population par référendum, après information et débats contradictoires (à condition d'annoncer par un affichage clair des débats municipaux)

  • Les jeunes rencontrent des problèmes d'addiction entre autre parce qu'ils s'ennuient : développer les loisirs et activités diverses aussi pour eux

3 – Politique environnementale


canaux d'irrigation
  • Nécessité de renforcer l'entretien des canaux d'irrigation en particulier le canal de Boher qui irrigue le Conflent
  • Possibilité de rétrocéder l'A.S.A à la commune pour récupérer les eaux pluviales tout en garantissant un prix abordable, comme c'est le cas actuellement

  • une régie intercommunale permettrait de conserver ce patrimoine et de pourvoir à son entretien selon la conjoncture de chaque villages concerné, en fonction des réalités et du pourcentage d'agriculteurs pouvant l'utiliser

  • Clarifier le fonctionnement et le faire respecter (comment ?)

  • Possibilité d'utiliser la production hydraulique pour optimiser les canaux


logements
  • Nécessité d'effectuer un inventaire sur le parc locatif pour recenser les logement vides (concerne également certains logement sociaux) ou insalubres

  • Etablir un diagnostic sur ces logements pour déterminer s'il s'agit d'un manque de moyens de la part du propriétaire ou de marchands de sommeil  que l'on peut mettre en demeure d'entreprendre des travaux (Vérifier que ce que l'on propose soit légal)

  • Le manque de moyens de certains locataires favorisent ce genre d'abus car ces « taudis » restent l'unique possibilité pour eux d'accéder au logement. (attention à certaines « avancées » qui pourraient renforcer l'exclusion)

  • Nécessité de créer un pôle entrepreneurs pour remettre les appartement aux normes

  • La mairie peut lancer une étude sur le parc locatif de sa commune mais, sauf en cas de péril où les services de l'état (Ddass) peuvent appuyer le maire, il reste difficile de faire plier le propriétaire (cf Codalet )

  • Déclaration Utilité Publique en cas de rachat par la commune de logements vides dans le cadre de la location


4 – Eco-mobilité


  • Nécessité d'une cohérence des horaires train/bus et développement du Petit Train Jaune qui n'est pas voué uniquement au tourisme mais à la vie du canton

  • Nécessité également de développer des pistes cyclables et pour piétons sur chaque route

5 – L'école


  • Tout faire pour encourager la réussite scolaire : se poser les bonnes questions


6 – La culture


  • Permettre des prix plus accessibles à la culture


7 – Le tourisme


  • Quel tourisme voulons nous ? Défiguration du paysage ? Réserves d'eau pour les canons à neige ?

  • L'enquête est terminée ? Pas de débats ? Apparemment question limitée aux conseil municipal, population absente du débat : négligence ? Manque d'intérêt, mauvaise période ?

  • La charte du PNR reste très abstraite et ne contient aucune proposition réelle sachant que de graves problèmes économiques sont recensés dans les 64 communes du Conflent/Cerdagne/Capcir . Elle occulte le tissus économique et culturel hors tourisme tel que l'artisanat ou les productions locales

  • Le tourisme reste la ligne privilégiée mais il manque cruellement de stratégie intelligente pour le développement du territoire : qu'une institution censée représenter la vitrine du parc projette de construire une maison très coûteuse et bien sûr très moche semble insensé

  • Nécessité de défendre le particularisme de notre région

  • Proposition d'envoyer une pétition pour demander des comptes sur le PNR

INFORMATIONS DIVERSES


Ateliers Apéro - (arts plastiques, ciseaux, pinceaux)
Musée de la Mine de Sahorre - Samedi 21 septembre de 12h à 14 h


A.T.A.C - Conférence sur la Crise financière, sociale et politique en Espagne - l'Europe est elle la solution ou le problème ?
Mardi 24 septembre – 19h – 30 avenue Breteneau – Perpignan - (face Auchan)


Echange Solidaire
Opportunité d'acheter du café produit par des communautés zapatistes. Produit certifié, labellisé bio ou pas (moins cher car pas de label à payer) – 3,50 € les 250g - Bulletin sur le blog du Café Repère.

http://lemurparle.blogspot.fr/2013/09/du-cafe-zapatiste-en-conflent-et-dans.html

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Le repaire a lieu chaque troisième jeudi du mois 

En octobre ce sera donc le jeudi 17 octobre à 19h30 
(pour la dernière fois en heure d'été)  

lundi 23 septembre 2013

Gaz de schiste : Occupation d'une Plate-Forme

À la une

A Jouarre, des activistes ont investi la tour de forage du pétrole de schiste




Ils en ont assez d’être les "dindons de la farce" : la farce jouée par le gouvernement qui interdit officiellement la fracturation hydraulique, mais laisse des compagnies chercher du pétrole de schiste. Ce dimanche à l’aube, une trentaine d’activistes ont investi la plate-forme de forage de la compagnie Hess Oil, à Jouarre, en Seine-et-Marne. Reporterre raconte.

Jouarre, "La Petite Brosse", Reportage
« On peut y aller, la voie est libre ». Il est 6h30 ce matin quand Marie-Dominique, partie en repérage, rejoint le reste du groupe, resté légèrement en retrait, pour plus de discrétion. C’est le signal que tout le monde attendait. A partir de cet instant, tout va très vite. Chacun a en mémoire le briefing de la veille et sait ce qui lui reste à faire. Juste le temps d’un dernier conseil avant de reprendre la voiture. « N’hésitez pas à prendre des initiaves. Une action se joue aussi au culot ».
A peine trois minutes plus tard, un premier militant s’éjecte d’un des six véhicules et passe de l’autre côté du grillage. Par chance, la porte n’est pas cadenassée. Il s’empresse de déverrouiller cette issue de secours pour libérer l’accès au reste du groupe. « Faites attention, soyez discret, il y a des ouvriers sur le site », prévient quelqu’un en tête. Mais l’effet de surprise aidant, les quelques employés n’ont rien tenté pour les empêcher d’accéder aux installations.

Avant qu’ils puissent réaliser ce qu’il se passe, la trentaine d’activistes est parvenue à se faufiler jusqu’à la plate-forme, à monter les escaliers et à investir la foreuse. Certains commencent à s’enchaîner aux structures métalliques. Pendant qu’ils verrouillent leurs cadenas et optimisent le blocage, quatre grimpeurs ont comme prévu pris d’assaut l’échelle qui va leur permettre d’accéder à la tour de forage, et d’atteindre le point culminant du derrick, à 26 mètres de haut. C’est de là qu’ils comptent déployer leur banderole « Stop forage ». Il est 6h40, le jour peut se lever. La plateforme pétrolière de Jouarre, en Seine-et-Marne, est belle et bien occupée.


Les dindons de la farce en ont assez
Le message, qui s’étend sur douze mètres de long, recouvre tout un côté de la tour. Mais ici, à Jouarre, le mal est fait. Le trou dans la croûte terrestre a déjà été percé. La foreuse est descendue à plus de 3 000 mètres de profondeur et les travaux démarrés le 6 août sont maintenant terminés. Le démontage de l’installation a d’ailleurs débuté cette semaine. Pour les militants, il a fallu agir vite pour être en mesure de réunir les troupes avant que la foreuse ne soit démontée et envoyée faire ses trous ailleurs,« probablement vers Nogent-sur-Seine, sur une plateforme située juste à côté d’une centrale nucléaire, avance l’un d’eux.Mais peu importe la prochaine destination, où qu’elle aille, elle ne sera jamais la bienvenue ».


Car faire des trous partout, c’est évidemment contraire aux engagements du gouvernement. Par cette action, ils entendent exiger la fin des forages exploratoires visant le gaz de schiste, de houille et l’huile lourde, l’abrogation de tous les permis de recherche portant sur ces hydrocarbures, le rejet de toutes les demandes de permis en cours d’instruction et l’abandon des projets similaires. Et pour traduire cette opposition d’envergure nationale, ces militants sont arrivés de toute la France pour tenter d’immobiliser la foreuse. De l’Ile-de-France bien sûr, mais aussi de la Saône-et-Loire, du Gard, de la Lozère, des Bouches-du-Rhône ou encore de l’Hérault. La plupart appartiennent à des organisations écologistes, mais aujourd’hui, tous ont décidé d’agir sans étiquettes et de revendiquer l’action au nom du collectif des « Dindons de la farce ».
Un nom qui se veut évocateur de la mascarade qu’ils voient se dérouler sous leurs yeux. Car même si la loi Jacob du 13 juillet 2011 interdit la fracturation hydraulique pour extraire les gaz de schiste, en raison de ses dangers pour l’environnement, tous les permis de recherche ciblant les hydrocarbures non-conventionnels n’ont pas été annulés. C’est le cas du permis de Château-Thierry, sur lequel s’est basé la compagnie américaine Hess Oil pour forer à Jouarre. Officiellement, rien d’incompatible avec la nouvelle législation, se défend la société américaine qui prétend qu’il ne s’agit là que d’un programme de recherche destiné à analyser les réserves de pétrole conventionnel et que d’une simple mise à jour cartographique du sous-sol du bassin parisien.
« Il nous prenne vraiment pour des billes, s’énerve Isabelle Levy, porte-parole du collectif local, qui est arrivé sur place à sept heures, dès qu’elle a appris la nouvelle. La compagnie cherche du pétrole de schiste. Tout le reste, ce n’est que du blabla, c’est de l’emballage. Le problème, c’est que leur stratégie de communication fonctionne. Sauf qu’il est de notoriété publique que lorsque le permis a été octroyé en 2009, c’était écrit noir sur blanc que c’était des huiles de roche qu’ils allaient chercher. Mais comme aujourd’hui, c’est devenu un gros mot, on nous raconte que c’est pour faire de la cartographie et pour aller chercher du conventionnel ».
Pour ce collectif, la cartographie, le conventionnel, ces mots sont un prétexte. Les réserves sont largement connues après cinquante années d’exploitation pétrolière en région parisienne, et ce forage ne laisse planer aucun doute quant aux intentions de la compagnie pétrolière. Même si la loi lui interdit pour l’heure de passer à l’acte, Hess Oil prépare le terrain en attendant la brèche juridique ou administrative qui lui permettra de lancer les hostilités. « C’est la technique du pied dans la porte. Une fois qu’ils sont dans le trou, on peut toujours essayé de les en sortir », alerte Estelle Tardy, une des porte-parole du collectif les dindons de la farce.
« Il était temps de passer à l’action, parce que les pétroliers, eux, ils avancent, souligne Xavier Renou, des Désobéissants. C’est maintenant qu’il faut les arrêter. » Dépôt de permis, forage, recueil de données. Le lobby pétrolier semble prêt à tout pour faire passer la fracturation hydraulique en France. Guettant la faille, il joue sur tous les fronts, politique, économique et évidemment juridique. « Il est évident que les sociétés misent sur une évolution de la loi, voire son invalidation », craint Estelle Tardy, venue de Lozère.
C’est en tout cas ce que laisse craindre la question prioritaire de constitutionnalité déposée par la compagnie texane Schuepbach qui espère ainsi lever l’interdiction.
Le Conseil constitutionnel doit se prononcer d’ici le 24 septembre. « La menace est réelle", assure David Escalier, jardinier biologiste de profession, qui fait partie de ceux qui ont déployé la banderole. Il est venu spécialement de Marseille pour participer à cette action. « Je suis là pour protester contre ce forage coûteux, dangereux pour l’environnement, contraire à la transition énergétique et à tout ce que Hollande nous a promis. Ce que je fais aujourd’hui, je le fais pour la France ».

Actualisation 9 h 30
Tous les activistes ont été fouillés, palpés, et leur identité a été relevée. Les gendarmes leur ont remis une convocation pour une audition libre. Tout le groupe a été libéré, sauf les quatre perchés qui sont toujours en haut.

Source et photos : Linda Maziz pour Reporterre