Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...
BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...
mercredi 6 juin 2012
mardi 5 juin 2012
Lettre de Roger, électricien indigné
HUBERT Roger Prades le 01 juin 2012
66500 Prades
ecowattman@gmail.com
Lettre ouverte
De passage rue de la Mécanique à Chalabre dans l'Aude j'ai vu affiché sur un mur un panneau comportant le texte suivant. Je le transcris intégralement :
"LE CANAL
Roger Antoine De BRUYERES RIVEL Seigneur de CHALABRE fait restaurer le château et s'y installe en 1450 prenant le nom de BRUYERES CHALABRE. Son fils Jean III fait construire ce canal alimenté par l'eau de l'Hers (rivière locale). On y bâtit un moulin à farines et un autre à foulon (traitement du tissu).
Par ailleurs ce canal a fourni la force motrice à de nombreuses industries locales textile et chaussures.
En 1890 On y a même installé une usine électrique (comprendre centrale électrique).
Tout cela n'existe plus aujourd'hui et ce canal ne sert plus a rien."
Donc si je comprends bien en 1450 on savait exploiter l'énergie fournie par un canal.
Mieux en 1890 on y adjoignait une unité de production d'électricité.
Et en 2012 on est juste capable d'écrire "tout cela n'existe plus". Y' a vraiment des coups de pieds au cul qui se perdent. Si nos responsables politiques ne s'étaient pas déclarés irresponsables, je te les trainerais en justice pour incompétence grave. Car enfin tous ces politiciens entourés d'experts et de conseillers équipés de technologies informatiques, d'un savoir-faire théorique, préfèrent acheter de l'uranium en Afrique, du pétrole en Arabie et du gaz en Russie plutôt que de remettre en service ou de recréer une unité de production d'énergie sur un canal qui existe et qui a fait ses preuves.
Le bon sens n'existe effectivement plus. Ohé Messieurs et Mesdames les irresponsables politiques ! Ne restez pas devant l'écran de votre ordinateur! Allez sur le terrain, rue de la Mécanique, regardez comment on faisait en 1450, prenez une pelle et une pioche et creusez des canaux !
Prenez un tournevis, une pince et installez des unités de production d'électricité localement comme en 1890 ils ont su le faire, afin de devenir des politiciens responsables et mériter vos salaires de responsables et vous servirez enfin à quelque chose …
HUBERT Roger, électricien indigné
66500 Prades
ecowattman@gmail.com
Lettre ouverte
De passage rue de la Mécanique à Chalabre dans l'Aude j'ai vu affiché sur un mur un panneau comportant le texte suivant. Je le transcris intégralement :
"LE CANAL
Roger Antoine De BRUYERES RIVEL Seigneur de CHALABRE fait restaurer le château et s'y installe en 1450 prenant le nom de BRUYERES CHALABRE. Son fils Jean III fait construire ce canal alimenté par l'eau de l'Hers (rivière locale). On y bâtit un moulin à farines et un autre à foulon (traitement du tissu).
Par ailleurs ce canal a fourni la force motrice à de nombreuses industries locales textile et chaussures.
En 1890 On y a même installé une usine électrique (comprendre centrale électrique).
Tout cela n'existe plus aujourd'hui et ce canal ne sert plus a rien."
Donc si je comprends bien en 1450 on savait exploiter l'énergie fournie par un canal.
Mieux en 1890 on y adjoignait une unité de production d'électricité.
Et en 2012 on est juste capable d'écrire "tout cela n'existe plus". Y' a vraiment des coups de pieds au cul qui se perdent. Si nos responsables politiques ne s'étaient pas déclarés irresponsables, je te les trainerais en justice pour incompétence grave. Car enfin tous ces politiciens entourés d'experts et de conseillers équipés de technologies informatiques, d'un savoir-faire théorique, préfèrent acheter de l'uranium en Afrique, du pétrole en Arabie et du gaz en Russie plutôt que de remettre en service ou de recréer une unité de production d'énergie sur un canal qui existe et qui a fait ses preuves.
Le bon sens n'existe effectivement plus. Ohé Messieurs et Mesdames les irresponsables politiques ! Ne restez pas devant l'écran de votre ordinateur! Allez sur le terrain, rue de la Mécanique, regardez comment on faisait en 1450, prenez une pelle et une pioche et creusez des canaux !
Prenez un tournevis, une pince et installez des unités de production d'électricité localement comme en 1890 ils ont su le faire, afin de devenir des politiciens responsables et mériter vos salaires de responsables et vous servirez enfin à quelque chose …
HUBERT Roger, électricien indigné
lundi 4 juin 2012
Castex : article Libé et inauguration du parking Gelcen
Inauguration du parking Gelcen à Prades
Nous sommes quelques unEs à être alléEs à l'inauguration du parking Gelcen histoire que le candidat Castex sache que tout le monde n'est pas d'accord avec sa politique de la ville 'tout auto/tout béton'.
Il est persuadé d'avoir bien fait, nous reproche de ne pas être venu aux réunions de concertation alors que ceux qui y sont allés rapportent que tout était déjà bouclé.
Le tilleul rescapé (certains auraient bien voulu l'abattre) a donné sans rancune son ombre bienfaitrice au public venu pour écouter ou protester. Bruno D. a pris la parole (après le discours d'autosatisfaction du maire) pour dire que les promesses faites n'avaient pas été tenues et que Prades restait dangereux et inadapté à toutes les personnes circulant à vélo, avec des poussettes ou à pied ; cela a un peu chauffé avec les partisans de Castex, qui a du calmer ses 'troupes' et n'a pas été gêné de répondre par de nouvelles promesses ... et puis les 'troupes' se sont rassemblées autour du buffet installé en plein soleil là où se trouvait le square arboré et sacrifié pour garer quelques sept voitures ...
Il était bien d'être là pour manifester notre désaccord.
Merci à Stéphane P. pour nous avoir alertéEs.
(Hirondelle de Printemps)
Femmes et semences pour la résistance
http://www.grain.org/fr/ bulletin_board/entries/4512- femmes-et-semences-pour-la- resistance
Par Gabriela De Cicco
En 2001, les femmes de la Coordinadora Latinoamericana de Organizaciones del Campo (CLOC, la coordination latino-américaine d’organisations paysannes) se sont réunies au Mexique à l'occasion de la IIème Assemblée continentale des femmes paysannes « Femmes paysannes cultivant un millénaire de vie, de justice et d’égalité ». A la suite de cette rencontre, elles présentèrent l’idée de mener une campagne mondiale pour la défense des semences indigènes et autochtones devant le IIIème congrès de la CLOC et de la Vía Campesina. En 2002, au cours du Forum qui se tenait en parallèle au Sommet mondial de l’alimentation, la Vía Campesina et les Amis de la Terre international (Amigos de la Tierra Internacional) décidèrent, en collaboration avec d’autres organisations, de lancer la campagne mondiale initialement intitulée « Les semences, patrimoine commun de l’humanité ».[3]
La Campagne se base sur les multiples formes de la connaissance autochtone et paysanne des semences, de l’agriculture et de la biodiversité, ces dernières étant valides en elles-mêmes et dispensées de validation externe, scientifique ou autre. Elle vise à trouver des moyens efficaces d’impliquer la société dans son ensemble, y compris faire appel à des techniciens et des scientifiques lorsque les processus d’érosion biologique et culturelle l’exigent. Le leadership et la prise de décision finale relèvent de la Vía Campesina, des organisations de paysan-ne-s et d’indigènes ainsi que des communautés. La Campagne fait partie de la lutte pour défendre, renforcer et/ou retrouver la souveraineté politique, culturelle, économique et alimentaire des peuples, et s’inscrit dans le cadre d’une lutte plus vaste contre le système capitaliste et sa phase néo-libérale. Elle fait ainsi partie de la recherche des projets alternatifs populaires et s’avère étroitement liée à la défense des terres, des territoires et des cultures paysannes et autochtones.
La campagne est menée dans chaque pays en fonction de ses réalités locales à travers les foires de biodiversité, les marchés locaux et les échanges de semences. [4]
AWID: Pourquoi avoir choisi les semences comme emblème de la campagne?
Francisca Rodríguez (FR): Lors d'une discussion sur la Souveraineté alimentaire (SA) au Mexique, nous sommes parvenues à la conclusion que nous, les femmes, exercions la souveraineté alimentaire dans toute sa dimension tandis que les hommes, qui l'intègrent certes dans leur discours, ne l'assument pas pleinement. Nous avons compris que la SA était menacée, car quand bien même une réforme agraire aurait lieu, cette dernière serait abandonnée au bon vouloir des multinationales semencières si nous ne défendions pas nos semences. La décision de proposer cette campagne relevait d'une intention politique bien plus que d'une identité émotionnelle.
FR: A Río + 10 [1] à Johannesburg en 2002, la société multinationale Monsanto accepta de reconnaître les semences comme patrimoine de l'humanité, puisqu'ainsi tout le monde avait des droits sur elles, eux y compris. Nous étions sidérées! Nous avons donc remis notre stratégie en question, et c'est au cours de notre deuxième rencontre à Caguazú, au sud du Paraguay, que nous avons déclaré “non, les semences ne sont pas le patrimoine de l'humanité, elles sont le patrimoine de nos peuples autochtones et paysans, celui des femmes, nous qui en sommes les créatrices et qui les avons mises au service de l'humanité.”
Les semences sont la clé de la souveraineté alimentaire; tout part de là. Il n'y a par conséquent pas de souveraineté alimentaire possible sans semences, ni de réforme agraire sans semences. Nous ne pouvons prétendre être des peuples souverains si nous ne possédons pas nos propres semences. Nous avons tout perdu et dépendons de ce que l'industrie de l'alimentation, qui s'est emparée de nos semences, a à nous offrir ou nous vendre, déterminant ainsi à la fois notre façon de manger et notre façon de vivre.
FR: Avec beaucoup de conviction. Nous disons toujours que cette campagne est magique, car non seulement elle nous rassemble, mais elle nous confère aussi plus de visibilité et de confiance en soi. Nous avons l'impression que les savoirs des femmes sont enfin reconnus et dans une certaine mesure, cela permet de faire prendre conscience aux gens que nous sommes les premières agricultrices, les exploratrices des semences, et que cela fait des siècles que nous nous en occupons et les reproduisons. La Campagne nous autonomise. Nous ne sommes plus de simples femmes au foyer, nous sommes celles qui entretiennent le potager, celles qui s'occupent des semences et qui, en les reproduisant, reproduisent la vie.
FR : Leur reconnaissance nous a coûté une belle bataille, mais ils sont aujourd'hui plus visibles. L'existence même et la survie du monde paysan tient aujourd'hui sa force des femmes, dans la mesure où une grande partie des foyers ruraux vit du travail et de la pratique agricoles des femmes. La Campagne va de pair avec la restauration et le partage des connaissances en matière d'agroécologie, non pas comme une mode passagère mais comme le système de production propre aux autochtones et aux paysans.
FR : Nous sommes contre, car la conception de la Sécurité alimentaire de la FAO comme celle des gouvernements se basent sur la capacité des peuples à se procurer de la nourriture et non sur le besoin de production des peuples, ni sur leur capacité de tisser des liens de solidarité horizontaux entre les peuples visant à garantir le droit fondamental à l'alimentation.
Nous exigeons l'accès à une alimentation saine et culturellement appropriée produite par les paysannes et les paysans et à la portée de tous. L'alimentation est un droit, pas un commerce. Nous demandons donc aux gouvernements d'investir. C'est là que nous avons besoin de ressources, car c'est une obligation et un devoir de garantir l'alimentation des peuples.
De nos jours, les gens ne savent pas très bien ce qu'ils mangent et l'accès à l'information est limité pour la majorité des personnes des secteurs populaires. Cela aussi nous pousse à défendre l'agroécologie dans le but d'éviter qu'elle ne se transforme en un simple outil commercial. L'agriculture urbaine concerne plus la classe moyenne, élitiste, qui a la possibilité de dépenser des sommes plus élevées pour sa santé. Nos voulons rendre notre production accessible aux gens dans les marchés locaux, établir un lien entre le produit de la campagne et la ville afin de ne plus avoir de chaîne d'intermédiaires. Nous voulons que les gens sachent, par exemple, d'où viennent leurs légumes, qui les a produits, et dans quelles conditions elles ont été produites. Lorsque les gens de la ville auront compris cela, l'agriculture paysanne sera sauvée. La Réforme agraire n'est pas un processus social mais un processus de vie qui respecte le droit à l'alimentation des peules.
FR : Au Chili, la culture des aliments OGM a beau être interdite, on en voit partout. Nous avons demandé à être informée du lieu de semis des OGM, mais Monsanto a prétendu qu'ils ne pouvaient pas dire où ils se trouvaient car il y avait parmi nous une organisation vandale affiliée à la Vía campesina, l'ANAMURI, et qui menaçait sérieusement 'tout progrès accompli par l'humanité’.
Le Tribunal rendit sa décision en notre faveur et Monsanto, contraint de nous indiquer où se trouvaient les semis, fit appel. Nos arguments contre l'accord Upov 91 étaient toutefois si solides que Monsanto dut cesser ses poursuites contre nous. Au Paraguay, les femmes arrachèrent des plantations clandestines d'OGM de concert avec le Ministère de l'agriculture et des plantes.
Le fait que les Constitutions du Vénézuela, de l'Équateur et de la Bolivie reconnaissent la Souveraineté Alimentaire comme un droit et assurent la protection de nos semences est un pas en avant. La loi sur la souveraineté et la sécurité alimentaires incluant les semences approuvée par le Paraguay, l'Uruguay et le Nicaragua constitue elle aussi un progrès!
Le concept de souveraineté alimentaire et l'inquiétude que soulèvent les semences ne sont plus le problème des seuls paysans: les environnementalistes et les écologistes en ont eux aussi fait leur préoccupation, suivis par les populations dont la prise de conscience va croissant. Intégrée aujourd'hui aux débats des Forums internationaux, la question fera également partie des sujets abordés à Río + 20.
FR : Nous avons aujourd'hui besoin de terre et de semences, le marché ayant accaparé ces dernières. La campagne que nous menons en vue de multiplier les semences est urgente. Nous n'avons pas besoin d'un potager mais de champs. Nous sommes prêt-e-s à prendre des risques et transgresser les lois qui criminalisent la production de semences paysannes. Cela implique de tenir tête aux politiques agricoles des gouvernements dans le but d'organiser la souveraineté dans nos champs. La souveraineté alimentaire va au-delà de la simple conservation des semences et implique bien plus que de garantir la sécurité alimentaire. Ce sont nos droits et la survie des paysan-ne-s qui sont en jeu.
C'est une tâche difficile qui exige un solide engagement, car il s'agit de récupérer non seulement les semences, mais aussi tout ce qui s'y rapporte, c'est à dire les valeurs: la spiritualité, la solidarité, la camaraderie entre les membres, le partage. Ces valeurs sous-jacentes à la Campagne lui valent d'être chaleureusement accueillie par les gens avec lesquels nous établissons des rapports. C'est aussi parce qu'en notre qualité d'organisation et de femmes, nous sommes des porte-paroles très sollicitées pour aborder le sujet. Et je suis persuadée que plus nous nous impliquons, plus cela devient passionnant. Vous me parlez de semences et je m'emballe. Si vous me parlez des femmes aussi. Parce que je crois que les semences sont liées à nous comme nous sommes liées à elles. Ce sont des semences de liberté, des semences d'autonomie, des semences de justice et de dignité, ce sont des semences de résistance comme nous sommes des femmes en résistance.
[1]La Cumbre de la Tierra celebrada en 2002 del 26 de agosto al 4 de septiembre de 2002 en Johannesburgo.
Convenio UPOV (Unión Internacional para la Protección de las Obtenciones Vegetales)/ http://www.elmostrador.cl/opinion/2011/05/27/convenio-upov-91-y-la-agricultura-chilena-seis-puntos-antes-de-la-polemica/
[1] La campagne, intitulée aujourd'hui “Les semences, patrimoine des peuples au service de l'humanité” s'appelait initialement “Les semences, patrimoine commun de l'humanité”.
[2] Elle appartient à l'ANAMURI (Association nationale de femmes rurales et autochtones) ainsi qu'à la Coordination latino-américaine d'organisations paysannes (CLOC-VC)
[3] Document final, CLOC-V.C. Réunion de la campagne des semences à Quito, du 22 au 24 juillet 2010, rédigé par Francisca Ramirez. Nous remercions FR d'avoir partagé ce document avec nous.
[4] Il existe au Chili des écoles de conservation des semences qui cherchent à faire perdurer les savoirs ancestraux. “La conservatrice est la personne qui se charge de protéger et de veiller sur les semences.” En Equateur des tables rondes géantes sont organisées dans des parcs pour parler de la souveraineté alimentaire.
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Note: Cet article fait partie de la série hebdomadaire des « Dossier de Vendredi (Friday File en anglais) », de l’AWID qui explore des thèmes et évènements importants à partir de la perspective des droits des femmes. Si vous souhaitez recevoir la lettre d’information hebdomadaire « Dossier du Vendredi », cliquez ici.
Cet article a été traduit de l’anglais par Monique Zachary.
Femmes et semences pour la résistance
Gabriela De Cicco | 30 mai 2012 | souveraineté alimentaire, semences & biodiversitéAWID | 05/04/2012
Femmes et semences pour la résistance [1]DOSSIER DU VENDREDI: Les assauts de l’alimentation transgénique, l’avancée des monocultures préconisées par le commerce agro-alimentaire et le modèle d’exploitation extrême menacent la Souveraineté alimentaire. Ceux qui soutiennent et renforcent ces pratiques, notamment les sociétés transnationales, sont plus tournés vers le profit que vers le respect des aliments et des ressources naturelles. L’AWID s’est entretenue avec l’activiste paysanne chilienne Francisca Rodríguez[2] au sujet de la campagne pour la défense des semences comme acte de résistance face au pouvoir des multinationales.
Cet article fait partie de la série des Dossiers du Vendredi qui analysent quelques sujets et débats liés au thème du Forum international de l’AWID 2012 et mettent en évidence les rapports qui existent entre les questions des droits des femmes et le pouvoir économique. Vous trouverez plus d’informations sur le Secteur privé et le pouvoir des entreprises ici.
En 2001, les femmes de la Coordinadora Latinoamericana de Organizaciones del Campo (CLOC, la coordination latino-américaine d’organisations paysannes) se sont réunies au Mexique à l'occasion de la IIème Assemblée continentale des femmes paysannes « Femmes paysannes cultivant un millénaire de vie, de justice et d’égalité ». A la suite de cette rencontre, elles présentèrent l’idée de mener une campagne mondiale pour la défense des semences indigènes et autochtones devant le IIIème congrès de la CLOC et de la Vía Campesina. En 2002, au cours du Forum qui se tenait en parallèle au Sommet mondial de l’alimentation, la Vía Campesina et les Amis de la Terre international (Amigos de la Tierra Internacional) décidèrent, en collaboration avec d’autres organisations, de lancer la campagne mondiale initialement intitulée « Les semences, patrimoine commun de l’humanité ».[3]
La Campagne se base sur les multiples formes de la connaissance autochtone et paysanne des semences, de l’agriculture et de la biodiversité, ces dernières étant valides en elles-mêmes et dispensées de validation externe, scientifique ou autre. Elle vise à trouver des moyens efficaces d’impliquer la société dans son ensemble, y compris faire appel à des techniciens et des scientifiques lorsque les processus d’érosion biologique et culturelle l’exigent. Le leadership et la prise de décision finale relèvent de la Vía Campesina, des organisations de paysan-ne-s et d’indigènes ainsi que des communautés. La Campagne fait partie de la lutte pour défendre, renforcer et/ou retrouver la souveraineté politique, culturelle, économique et alimentaire des peuples, et s’inscrit dans le cadre d’une lutte plus vaste contre le système capitaliste et sa phase néo-libérale. Elle fait ainsi partie de la recherche des projets alternatifs populaires et s’avère étroitement liée à la défense des terres, des territoires et des cultures paysannes et autochtones.
La campagne est menée dans chaque pays en fonction de ses réalités locales à travers les foires de biodiversité, les marchés locaux et les échanges de semences. [4]
Francisca Rodríguez (FR): Lors d'une discussion sur la Souveraineté alimentaire (SA) au Mexique, nous sommes parvenues à la conclusion que nous, les femmes, exercions la souveraineté alimentaire dans toute sa dimension tandis que les hommes, qui l'intègrent certes dans leur discours, ne l'assument pas pleinement. Nous avons compris que la SA était menacée, car quand bien même une réforme agraire aurait lieu, cette dernière serait abandonnée au bon vouloir des multinationales semencières si nous ne défendions pas nos semences. La décision de proposer cette campagne relevait d'une intention politique bien plus que d'une identité émotionnelle.
AWID: Pourquoi la campagne a-t-elle changé de nom?
FR: A Río + 10 [1] à Johannesburg en 2002, la société multinationale Monsanto accepta de reconnaître les semences comme patrimoine de l'humanité, puisqu'ainsi tout le monde avait des droits sur elles, eux y compris. Nous étions sidérées! Nous avons donc remis notre stratégie en question, et c'est au cours de notre deuxième rencontre à Caguazú, au sud du Paraguay, que nous avons déclaré “non, les semences ne sont pas le patrimoine de l'humanité, elles sont le patrimoine de nos peuples autochtones et paysans, celui des femmes, nous qui en sommes les créatrices et qui les avons mises au service de l'humanité.”
Les semences sont la clé de la souveraineté alimentaire; tout part de là. Il n'y a par conséquent pas de souveraineté alimentaire possible sans semences, ni de réforme agraire sans semences. Nous ne pouvons prétendre être des peuples souverains si nous ne possédons pas nos propres semences. Nous avons tout perdu et dépendons de ce que l'industrie de l'alimentation, qui s'est emparée de nos semences, a à nous offrir ou nous vendre, déterminant ainsi à la fois notre façon de manger et notre façon de vivre.
AWID: Comment les femmes s'impliquent-elles dans la campagne?
FR: Avec beaucoup de conviction. Nous disons toujours que cette campagne est magique, car non seulement elle nous rassemble, mais elle nous confère aussi plus de visibilité et de confiance en soi. Nous avons l'impression que les savoirs des femmes sont enfin reconnus et dans une certaine mesure, cela permet de faire prendre conscience aux gens que nous sommes les premières agricultrices, les exploratrices des semences, et que cela fait des siècles que nous nous en occupons et les reproduisons. La Campagne nous autonomise. Nous ne sommes plus de simples femmes au foyer, nous sommes celles qui entretiennent le potager, celles qui s'occupent des semences et qui, en les reproduisant, reproduisent la vie.
AWID : Comment la Campagne contribue-t-elle aux droits économiques des femmes?
FR : Leur reconnaissance nous a coûté une belle bataille, mais ils sont aujourd'hui plus visibles. L'existence même et la survie du monde paysan tient aujourd'hui sa force des femmes, dans la mesure où une grande partie des foyers ruraux vit du travail et de la pratique agricoles des femmes. La Campagne va de pair avec la restauration et le partage des connaissances en matière d'agroécologie, non pas comme une mode passagère mais comme le système de production propre aux autochtones et aux paysans.
AWID : Pourquoi êtes-vous en désaccord avec le concept de sécurité alimentaire?
Nous exigeons l'accès à une alimentation saine et culturellement appropriée produite par les paysannes et les paysans et à la portée de tous. L'alimentation est un droit, pas un commerce. Nous demandons donc aux gouvernements d'investir. C'est là que nous avons besoin de ressources, car c'est une obligation et un devoir de garantir l'alimentation des peuples.
De nos jours, les gens ne savent pas très bien ce qu'ils mangent et l'accès à l'information est limité pour la majorité des personnes des secteurs populaires. Cela aussi nous pousse à défendre l'agroécologie dans le but d'éviter qu'elle ne se transforme en un simple outil commercial. L'agriculture urbaine concerne plus la classe moyenne, élitiste, qui a la possibilité de dépenser des sommes plus élevées pour sa santé. Nos voulons rendre notre production accessible aux gens dans les marchés locaux, établir un lien entre le produit de la campagne et la ville afin de ne plus avoir de chaîne d'intermédiaires. Nous voulons que les gens sachent, par exemple, d'où viennent leurs légumes, qui les a produits, et dans quelles conditions elles ont été produites. Lorsque les gens de la ville auront compris cela, l'agriculture paysanne sera sauvée. La Réforme agraire n'est pas un processus social mais un processus de vie qui respecte le droit à l'alimentation des peules.
AWID : Pourriez-vous nous donner l'exemple d'une action particulière ayant fait reculer une multinationale?
FR : Au Chili, la culture des aliments OGM a beau être interdite, on en voit partout. Nous avons demandé à être informée du lieu de semis des OGM, mais Monsanto a prétendu qu'ils ne pouvaient pas dire où ils se trouvaient car il y avait parmi nous une organisation vandale affiliée à la Vía campesina, l'ANAMURI, et qui menaçait sérieusement 'tout progrès accompli par l'humanité’.
Le Tribunal rendit sa décision en notre faveur et Monsanto, contraint de nous indiquer où se trouvaient les semis, fit appel. Nos arguments contre l'accord Upov 91 étaient toutefois si solides que Monsanto dut cesser ses poursuites contre nous. Au Paraguay, les femmes arrachèrent des plantations clandestines d'OGM de concert avec le Ministère de l'agriculture et des plantes.
Le fait que les Constitutions du Vénézuela, de l'Équateur et de la Bolivie reconnaissent la Souveraineté Alimentaire comme un droit et assurent la protection de nos semences est un pas en avant. La loi sur la souveraineté et la sécurité alimentaires incluant les semences approuvée par le Paraguay, l'Uruguay et le Nicaragua constitue elle aussi un progrès!
Le concept de souveraineté alimentaire et l'inquiétude que soulèvent les semences ne sont plus le problème des seuls paysans: les environnementalistes et les écologistes en ont eux aussi fait leur préoccupation, suivis par les populations dont la prise de conscience va croissant. Intégrée aujourd'hui aux débats des Forums internationaux, la question fera également partie des sujets abordés à Río + 20.
AWID : Quels sont les défis qui vous attendent?
FR : Nous avons aujourd'hui besoin de terre et de semences, le marché ayant accaparé ces dernières. La campagne que nous menons en vue de multiplier les semences est urgente. Nous n'avons pas besoin d'un potager mais de champs. Nous sommes prêt-e-s à prendre des risques et transgresser les lois qui criminalisent la production de semences paysannes. Cela implique de tenir tête aux politiques agricoles des gouvernements dans le but d'organiser la souveraineté dans nos champs. La souveraineté alimentaire va au-delà de la simple conservation des semences et implique bien plus que de garantir la sécurité alimentaire. Ce sont nos droits et la survie des paysan-ne-s qui sont en jeu.
C'est une tâche difficile qui exige un solide engagement, car il s'agit de récupérer non seulement les semences, mais aussi tout ce qui s'y rapporte, c'est à dire les valeurs: la spiritualité, la solidarité, la camaraderie entre les membres, le partage. Ces valeurs sous-jacentes à la Campagne lui valent d'être chaleureusement accueillie par les gens avec lesquels nous établissons des rapports. C'est aussi parce qu'en notre qualité d'organisation et de femmes, nous sommes des porte-paroles très sollicitées pour aborder le sujet. Et je suis persuadée que plus nous nous impliquons, plus cela devient passionnant. Vous me parlez de semences et je m'emballe. Si vous me parlez des femmes aussi. Parce que je crois que les semences sont liées à nous comme nous sommes liées à elles. Ce sont des semences de liberté, des semences d'autonomie, des semences de justice et de dignité, ce sont des semences de résistance comme nous sommes des femmes en résistance.
[1]La Cumbre de la Tierra celebrada en 2002 del 26 de agosto al 4 de septiembre de 2002 en Johannesburgo.
Convenio UPOV (Unión Internacional para la Protección de las Obtenciones Vegetales)/ http://www.elmostrador.cl/opinion/2011/05/27/convenio-upov-91-y-la-agricultura-chilena-seis-puntos-antes-de-la-polemica/
[1] La campagne, intitulée aujourd'hui “Les semences, patrimoine des peuples au service de l'humanité” s'appelait initialement “Les semences, patrimoine commun de l'humanité”.
[2] Elle appartient à l'ANAMURI (Association nationale de femmes rurales et autochtones) ainsi qu'à la Coordination latino-américaine d'organisations paysannes (CLOC-VC)
[3] Document final, CLOC-V.C. Réunion de la campagne des semences à Quito, du 22 au 24 juillet 2010, rédigé par Francisca Ramirez. Nous remercions FR d'avoir partagé ce document avec nous.
[4] Il existe au Chili des écoles de conservation des semences qui cherchent à faire perdurer les savoirs ancestraux. “La conservatrice est la personne qui se charge de protéger et de veiller sur les semences.” En Equateur des tables rondes géantes sont organisées dans des parcs pour parler de la souveraineté alimentaire.
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Note: Cet article fait partie de la série hebdomadaire des « Dossier de Vendredi (Friday File en anglais) », de l’AWID qui explore des thèmes et évènements importants à partir de la perspective des droits des femmes. Si vous souhaitez recevoir la lettre d’information hebdomadaire « Dossier du Vendredi », cliquez ici.
Cet article a été traduit de l’anglais par Monique Zachary.
Licence de l'article: Creative Commons - Titulaire de la licence de l'article: AWID
Crise en Grèce, censure sur Arte
http://www.acrimed.org/article3829.html
Merci à Jean Monestier pour l'envoi de cet article.
Le jeudi 16 mai, j’ai participé à l’émission d’Arte 28 minutes sur le thème : La Grèce, talon d’Achille de l’Europe ?
Je viens de visionner l’émission telle qu’elle a été diffusée et j’en crois pas mes yeux : le passage où je disais que l’aide accordée à la Grèce a été en réalité une aide aux créanciers du pays, et que les plans de sauvetage successifs ont été conçus pour protéger les créanciers d’un défaut éventuel de la Grèce, tout en plongeant le pays dans une récession de l’ordre de 20 % en le menant tout droit à la faillite, a tout simplement disparu ! Si vous regardez attentivement, vous constaterez les traces de coupure par des enchaînements assez abrupts et la non-fluidité de la parole après la première intervention de Benjamin Coriat.
De même est passé à la trappe, un passage vers la fin où j’avais évoqué une confrontation qui n’est pas de nature nationale entre Grecs et Allemands, mais bel et bien entre deux camps transnationaux, c’est-à-dire entre ceux qui, en marchant littéralement sur des cadavres, défendent les intérêts du secteur financier d’une part, et d’autre part ceux qui défendent les droits démocratiques et sociaux et en fin de compte le droit à une vie digne de ce nom. Je prends à témoin Benjamin Coriat qui participait à l’émission et qui pourrait certifier que j’ai bien tenu ces propos dont la trace disparaît sous les ciseaux du censeur.
Car, cela relève tout simplement de la CENSURE. Une question s’impose : Qui donc contrôle Arte et qui filtre les infos ainsi ?
Je l’avoue, je n’en reviens pas. L’émission a été enregistrée "dans les conditions du direct" deux heures et demie avant sa diffusion et que je sache cette formule veut dire qu’on ne coupe pas, à la limite on refait une prise si on a un souci, ce qui a été le cas pour les présentations. Et même si la pratique établie est de couper un peu les longueurs, comment se fait-il que les deux coupes principales portent, comme par hasard, sur des propos concernant les vrais bénéficiaires de l’aide à la Grèce, c’est à dire les banques, ainsi que sur le caractère fallacieux de la supposée confrontation gréco-allemande ?
Comme vous pouvez d’ailleurs sans doute le constater vous-même, mon temps de parole correspond à un tiers - peut-être même moins - de celui de monsieur Prévelakis. Celui-ci, avec sa proposition d’un médiateur, sous la tutelle duquel devrait se mettre la Grèce, proposait rien de moins que de suspendre les procédures démocratiques en Grèce et de donner à Sarkozy (!) la position d’un tuteur du peuple grec qui ne saurait être représenté par ses élus, surtout si ceux-là appartiennent par malheur au Syriza. J’ai bondi mais on ne m’a pas laissé le temps de réagir en coupant là l’émission.
Conclure l’émission sur ce propos est absolument scandaleux. Cela n’honore pas, loin de là, Arte qui se revendique d’une sensibilité démocratique. D’ailleurs, si vous regardez un peu attentivement le déroulement juste avant la fin, vous verrez que la dernière question s’adresse à moi, madame Quin se tourne bien vers moi et non pas vers M. Prévélakis. Et ma réponse concernant les deux Europe qui s’affrontent et qui précédait la conclusion de Georges Prévélakis, est passée complètement à la trappe.
Bref, les coupures, la répartition inégale du temps de parole, la conclusion sur un appel à suspendre la démocratie en Grèce, tout cela, si n’est pas de la manipulation de l’information, c’est quoi au juste ?
Voilà bien des questions sur le traitement de l’information par une chaîne européenne qui se veut indépendante.
Merci de diffuser ce message le plus largement possible et de l’afficher sur les réseaux, si vous voulez bien.
Vicky Skoumbi,
rédactrice en chef de la revue grecque αληthεια
Post-Scriptum d’Acrimed (23 mai). Le producteur de l’émission a apporté une réponse "à laquelle s’associe la Direction des Programmes d’ARTE" : À nos téléspectateurs.
Merci à Jean Monestier pour l'envoi de cet article.
Sous ce titre de notre choix, nous publions, avec l’autorisation de son auteure, une lettre de Vicky Skoumbi, rédactrice en chef de la revue grecque αληthεια (Acrimed).
Chères amies, chers amis,Le jeudi 16 mai, j’ai participé à l’émission d’Arte 28 minutes sur le thème : La Grèce, talon d’Achille de l’Europe ?
Je viens de visionner l’émission telle qu’elle a été diffusée et j’en crois pas mes yeux : le passage où je disais que l’aide accordée à la Grèce a été en réalité une aide aux créanciers du pays, et que les plans de sauvetage successifs ont été conçus pour protéger les créanciers d’un défaut éventuel de la Grèce, tout en plongeant le pays dans une récession de l’ordre de 20 % en le menant tout droit à la faillite, a tout simplement disparu ! Si vous regardez attentivement, vous constaterez les traces de coupure par des enchaînements assez abrupts et la non-fluidité de la parole après la première intervention de Benjamin Coriat.
De même est passé à la trappe, un passage vers la fin où j’avais évoqué une confrontation qui n’est pas de nature nationale entre Grecs et Allemands, mais bel et bien entre deux camps transnationaux, c’est-à-dire entre ceux qui, en marchant littéralement sur des cadavres, défendent les intérêts du secteur financier d’une part, et d’autre part ceux qui défendent les droits démocratiques et sociaux et en fin de compte le droit à une vie digne de ce nom. Je prends à témoin Benjamin Coriat qui participait à l’émission et qui pourrait certifier que j’ai bien tenu ces propos dont la trace disparaît sous les ciseaux du censeur.
Car, cela relève tout simplement de la CENSURE. Une question s’impose : Qui donc contrôle Arte et qui filtre les infos ainsi ?
Je l’avoue, je n’en reviens pas. L’émission a été enregistrée "dans les conditions du direct" deux heures et demie avant sa diffusion et que je sache cette formule veut dire qu’on ne coupe pas, à la limite on refait une prise si on a un souci, ce qui a été le cas pour les présentations. Et même si la pratique établie est de couper un peu les longueurs, comment se fait-il que les deux coupes principales portent, comme par hasard, sur des propos concernant les vrais bénéficiaires de l’aide à la Grèce, c’est à dire les banques, ainsi que sur le caractère fallacieux de la supposée confrontation gréco-allemande ?
Comme vous pouvez d’ailleurs sans doute le constater vous-même, mon temps de parole correspond à un tiers - peut-être même moins - de celui de monsieur Prévelakis. Celui-ci, avec sa proposition d’un médiateur, sous la tutelle duquel devrait se mettre la Grèce, proposait rien de moins que de suspendre les procédures démocratiques en Grèce et de donner à Sarkozy (!) la position d’un tuteur du peuple grec qui ne saurait être représenté par ses élus, surtout si ceux-là appartiennent par malheur au Syriza. J’ai bondi mais on ne m’a pas laissé le temps de réagir en coupant là l’émission.
Conclure l’émission sur ce propos est absolument scandaleux. Cela n’honore pas, loin de là, Arte qui se revendique d’une sensibilité démocratique. D’ailleurs, si vous regardez un peu attentivement le déroulement juste avant la fin, vous verrez que la dernière question s’adresse à moi, madame Quin se tourne bien vers moi et non pas vers M. Prévélakis. Et ma réponse concernant les deux Europe qui s’affrontent et qui précédait la conclusion de Georges Prévélakis, est passée complètement à la trappe.
Bref, les coupures, la répartition inégale du temps de parole, la conclusion sur un appel à suspendre la démocratie en Grèce, tout cela, si n’est pas de la manipulation de l’information, c’est quoi au juste ?
Voilà bien des questions sur le traitement de l’information par une chaîne européenne qui se veut indépendante.
Merci de diffuser ce message le plus largement possible et de l’afficher sur les réseaux, si vous voulez bien.
Vicky Skoumbi,
rédactrice en chef de la revue grecque αληthεια
Post-Scriptum d’Acrimed (23 mai). Le producteur de l’émission a apporté une réponse "à laquelle s’associe la Direction des Programmes d’ARTE" : À nos téléspectateurs.
vendredi 1 juin 2012
Flamenco contre Bankia !
Les Espagnols ont la lutte joyeuse
Traduction du texte sous la vidéo :
"Animez par les événements récents autour de Bankia, à qui le gouvernement injecte des milliers de millions d'euros tandis que la population espagnole s'écroule dans la misère, nous avons voulu nous joindre aux nombreuses critiques contre ce larcin."
http://www.youtube.com/watch? feature=player_embedded&v= iop2b3oq1O0
En attendant les sous-titres ...
Traduction du texte sous la vidéo :
"Animez par les événements récents autour de Bankia, à qui le gouvernement injecte des milliers de millions d'euros tandis que la population espagnole s'écroule dans la misère, nous avons voulu nous joindre aux nombreuses critiques contre ce larcin."
http://www.youtube.com/watch?
En attendant les sous-titres ...
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