L'IA ou la transition,
il faut choisir
À Avion, des élèves du lycée Auguste-Béhal de Lens ont conçu et fabriqué un banc d’allaitement installé au parc de la Glissoire,
offrant aux parents un espace calme et intime pour allaiter ou donner
le biberon. Un second banc est prévu, dans une démarche visant à favoriser l’allaitement dans l’espace public. (La Voix du Nord)
La justice américaine a confirmé que l’État
ne pouvait pas gérer seul certains permis de destruction des zones
humides sans respecter les obligations de la législation sur les espèces
menacées. Les autorisations resteront donc soumises au cadre
fédéral, qui prévoit davantage de contrôle public et de consultation des
nations autochtones. (Earthjustice)
À Dives-sur-Mer, où les résidences secondaires représentent près de la moitié des logements, la commune développe des BRS, logements sociaux, préemptions et taxes sur les résidences secondaires et logements vacants pour maintenir des habitant·es à l’année. Le dispositif BRS permet notamment à un trentenaire d’acheter son appartement 155 000 €, soit presque deux fois moins cher que les logements voisins. (Grand Format)
La Cour suprême du Michigan a annulé le permis de construction du tunnel destiné à faire passer l’oléoduc Line 5 sous le détroit de Mackinac.
La décision intervient après les recours de plusieurs nations
autochtones et de collectifs écologistes opposés aux risques pour les
eaux des Grands Lacs. (Earthjustice)
À Genève, l’association Vet’Lok permet aux familles d’emprunter des vêtements pour enfants plutôt que de les acheter, favorisant réemploi, partage et réduction des achats neufs. Le modèle, encore marginal, existe aussi en France et pourrait réduire la surconsommation textile. (la Brèche)
Certaines plantes, comme le tabouret des bois, le saule ou l’arabette de Haller,
accumulent naturellement le cadmium et d’autres métaux lourds, ouvrant
des pistes pour dépolluer les sols. La laitue est particulièrement
efficace en laboratoire, mais son usage alimentaire pose problème puisqu’elle concentre aussi le cadmium présent dans les sols. (La Relève et la Peste)
À Nantes, l’artiste Evor a transformé progressivement deux cours d’immeubles en une jungle de 600 m² et des milliers de plantes, offrant un îlot de fraîcheur
en plein centre-ville. Désormais intégrée au parcours du Voyage à
Nantes, elle est accessible au public depuis un belvédère aménagé par la
Ville. (Marcelle)
Face aux canicules, sécheresses et incendies de l’été, les associations écologistes constatent une hausse de la mobilisation citoyenne.
Une dizaine de manifestations sont prévues en septembre, avec des
convergences inédites entre syndicats, associations sociales et
écologistes, tandis que les collectifs entendent maintenir la pression
sur les enjeux climatiques à l’approche de la présidentielle de 2027. (Vert)
En Nouvelle-Zélande, la population du kākāpō, perroquet nocturne incapable de voler, atteint 325 individus,
après une saison de reproduction exceptionnelle marquée par 90 nouveaux
poussins. L’espèce, tombée à seulement 51 individus en 1995, bénéficie
depuis de décennies d’un programme de conservation intensif combinant
suivi scientifique, gestion des prédateurs et aide à la reproduction. (Le Cercle)
En Sardaigne, la mobilisation de collectifs citoyens et environnementaux a conduit les autorités à révoquer les autorisations d’un projet de complexe touristique de luxe à Cala Finanza, qui bénéficiait d’un régime dérogatoire aux règles environnementales et paysagères. La décision bloque pour l’instant la construction du site, même si le promoteur a engagé un recours. (EuroNews)
– Mara Pron
Photo de couverture : Kakapo – Dianne Mason / WikimediaCommons
Depuis 2023, les Journées du matrimoine en
Conflent mettent en lumière l'apport des femmes à notre héritage
culturel commun. |
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En s’installant en Afghanistan en 2021, Elise Blanchard découvre l’impact de la sécheresse sur le pays. Alors qu’elle se rend dans un camp de réfugiés, la majorité d’entre eux lui explique avoir quitté leur domicile suite à la sécheresse qui a sévi à partir de 2018. « Je m’attendais à ce qu’on me parle de la guerre, mais non, c’était la pauvreté, la sécheresse. Alors c’est un sujet que je me suis promis de faire en profondeur. »
Elle découvre que les fillettes sont parmi les premières victimes. Vendues en mariage pour permettre aux familles de survivre. Dans la province de Badghis où 95 % de la population dépend directement des cultures pluviales et de l’élevage, près de la moitié des jeunes filles sont mariées avant leurs 18 ans. Parfois fiancées à un mois, les fillettes sont vendues pour permettre aux familles de payer leur dette et de se nourrir. Une situation qui les expose à des grossesses à la puberté et souvent à des violences domestiques.
« Je savais que ça existait. Mais ça a été particulièrement dur. J’avais couvert les violences domestiques, les frappes aériennes, la malnutrition, les morts de femmes et d’enfants par manque d’accès à une clinique ou à une sage-femme. Mais ce qui a été incroyablement difficile, c’est de voir l’impact psychologique sur ces fillettes. C’était un truc que dans leurs regards. »
« L’Afghanistan, c’est plein de douleurs pour les femmes et les filles », explique Elise Blanchard après y avoir vécu sept ans. « C’était ma maison. » Alors comment se positionner, entre un pays que l’on souhaite comprendre, et un régime taliban violent ? « J’ai voulu mettre en avant des sujets qui n’étaient pas forcément couverts, montrer la complexité de l’Afghanistan. En sachant que je ne comprendrais jamais tout. Mais j’ai voulu amener de la nuance, montrer tous les oxymores, toutes les contradictions qui composent le pays. » Une ambivalence qui traverse son livre Dans la maison d’un taliban, où elle fait le récit du quotidien qu’elle a partagé avec une famille talibane.
Pour cela, il est essentiel selon elle de raconter le sort de ces enfants dans leur ensemble. Ne pas décorréler un mariage d’une situation économique et climatique. « L’idée était de montrer tout le processus dans une seule expo. Montrer la sécheresse, les fillettes, les montrer avant de partir chez leur mari. Lorsqu’elles ont encore vraiment cette innocence d’enfant. Et aussi les montrer après, quand elles y pensent. C’était réellement inclure différents lieux, les villages, les camps de déplacés, les villes… un ensemble. Pas juste un mariage. »
De la même manière, elle insiste sur le besoin de sortir de l’image préconçue. Les hommes mariés, par exemple, ne sont pas forcément très âgés, parfois même mineurs. « Ce n’est pas dire que ce n’est pas un problème dans ce cas-là, mais c’était essayer de montrer qu’il n’y a pas un cas unique. » Plutôt que de suivre quelques familles, Elise Blanchard a d’ailleurs préféré en inclure le plus possible, pour exposer l’ampleur du phénomène dans sa diversité.
Au cœur de la série de photos, les fillettes. Des regards qui retiennent l’attention au milieu des images de paysages asséchés. « C’était rentrer dans leur intimité, les voir dans leur vie de tous les jours. Ce sont des filles qui jouent, qui ont des vies, qui vont étudier le Coran. J’ai passé beaucoup de temps avec elle. Et c’est comme ça qu’on voit l’impact psychologique. »
Les photos se gardent de pointer du doigt les parents, à qui Elise Blanchard accorde aussi une place. « Une mère me disait : ‘Comment est-ce que vous pensez qu’une mère puisse vouloir faire ça ? Une autre m’a dit : ‘J’aurais préféré la voir mourir que de l’imaginer vivre avec ce vieil homme.’ » Le souvenir aussi d’un père qui lui montrait les photos de ses filles vendues en mariage à 7 et 9 ans.
« Il n’avait pas l’argent pour aller les voir, et il s’est mis à pleurer. Voir un homme afghan pleurer, ça ne m’est pas arrivé beaucoup. Et il me disait : ‘J’ai dû sacrifier une de mes filles pour sauver le reste de la famille.’ »
Avec sa série, Elise Blanchard place le dérèglement climatique au cœur de Visa pour l’Image à travers des photographies où l’humain occupe l’objectif. Elle démontre plus que jamais comment les femmes et les enfants sont en première ligne.
La série « Afghanistan, les fillettes
vendues pour survivre aux sécheresses » est à voir au Couvent des
Minimes jusqu’au 13 septembre.
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Pour voir sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=glCEAcFTQi4&t=3s
Source : https://madeinperpignan.com/fillettes-vendues-mariage-secheresse-elise-blanchard-afghanistan/
Le 10 septembre 2026, des artistes locaux font halte à Villefranche-de-Conflent. Leur idée : pas d’exposition figée dans une salle, mais des dessinateurs et dessinatrices qui bougent, en bus, en train ou à pied, pour aller à la rencontre des gens.
Pendant la journée, ils se promèneront dans les rues de la cité pour croquer ce qu’ils voient : les habitants, les visiteurs, les vieilles pierres… Un peu comme un reportage, mais fait au crayon !
En fin de journée, tous ces dessins seront exposés le temps d’une soirée au Jardin Saint-Pierre, avec un vernissage pour clôturer la journée en beauté.
L’événement est organisé par le Collectif La Clé, en collaboration et avec le soutien de la commune. Gratuit et ouvert à tous.
Venez voir votre ville dessinée sous vos yeux !