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vendredi 4 septembre 2026

Stop Pesticides - Mobilisation internationale le 3 octobre 2026 à Saint‑Pierre‑la‑Garenne (Eure)

Stop Pesticides

Mobilisation internationale 

le 3 octobre 2026 

à Saint‑Pierre‑la‑Garenne (Eure)



Les pesticides tuent, de plus en plus et depuis bien trop longtemps ! Le 3 octobre 2026, nous, paysan·nes, travailleurs et travailleuses agricoles, personnes malades et habitant·es de territoires contaminés convergeront vers le site de Syngenta à Saint-Pierre-la-Garenne, dans l’Eure. Nous y appelons à une manifestation massive pour dénoncer les ravages de l’industrie agrochimique et obtenir la mise à l’arrêt de ce site majeur, emblématique de l’impunité dont bénéficient les multinationales qui nous empoisonnent. Simultanément, des mobilisations auront lieu sur plusieurs autres continents pour dire « Pesticides, Syngenta, ni ici ni ailleurs ! » 




Le Teaser de la mobilisation en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=SRCp1qZ00ME

Notre campagne contre la production de pesticides

Les pesticides tuent, de plus en plus et depuis bien trop longtemps, en premier lieu les travailleurs et travailleuses agricoles. Les quelques multinationales qui en tirent profit intoxiquent toujours plus les terres et les populations. Depuis des années, nous accumulons pourtant les preuves, les alertes et les combats : dossiers de reconnaissance de maladies professionnelles, recours juridiques, enquêtes de terrain, rassemblements devant des points de captage d’eau pollués, manifestations, accompagnement des personnes contaminées... Pourtant, nous ne sommes toujours pas entendu.es. Alors que les scandales sanitaires à ce sujet se multiplient, les pouvoirs publics et les instances européennes continuent de favoriser un modèle agricole soumis aux pesticides et de légiférer en ce sens. Ils installent ainsi une insécurité chimique sur la population entière, C’est pourquoi nous avons engagé une campagne d’actions pour désarmer les infrastructures de production des pesticides sur nos territoires et promouvoir une autre agriculture. 

Pourquoi arrêter ce site ?

Un site qui contamine durablement

Le site de Saint-Pierre-la-Garenne illustre concrètement les dégâts de ce système. Depuis des décennies, Syngenta y produit de nombreux pesticides dangereux. Les nappes phréatiques voisines sont fortement polluées, et des arrêtés préfectoraux interdisent régulièrement aux riverain.es d’utiliser l’eau de leurs puits pour arroser leurs cultures. Dans les environs, les pathologies, notamment certains cancers, sont en constante augmentation. Le territoire lui-même en subit les conséquences durables.

La santé des salarié.es menacée

Cette pollution s’accompagne de conditions de travail indignes. Sur les 150 salarié·es du site, plus de la moitié sont en procès avec leur employeur au sujet des primes de douche, que l’entreprise refuse de verser. Or le Code du travail impose à l’employeur de mettre à disposition des douches et des installations sanitaires adaptées dans les établissements où sont réalisés certains travaux insalubres et salissants. Ces obligations prennent un sens particulier lorsque les travailleur·euses manipulent chaque jour des substances chimiques toxiques et que des maladies professionnelles associées sont reconnues sur le site.

Un système derrière ce site


Interdits ici, les produits sont vendus ailleurs

L’usine s’inscrit aussi dans une économie d’exportation des poisons. Jusqu’en 2023, elle produisait encore des substances actives de pesticides interdites en Europe, que ce soit pour leur usage agricole, leur production, leur stockage ou leur circulation. Ces produits étaient ensuite envoyés vers d’autres continents, avec des conséquences sociales et environnementales dramatiques. Des pratiques comparables se poursuivent dans d’autres sites industriels proches, notamment chez BASF à Saint-Aubin-lès-Elbeuf. Ce commerce des toxiques repose sur une logique de double standard et de colonialisme chimique que nous refusons : ce qui est interdit ici ne doit pas être imposé ailleurs.

À moins de deux kilomètres se trouve également le site de Nufarm, autre acteur majeur de l’agrochimie, qui produit notamment de l’imidaclopride, du glyphosate ou de la butraline. Jusqu’en 2025 au moins, l’entreprise a exporté en Afrique de l'Ouest et sans accord des pays importateurs d’importants volumes de prochloraz, un fongicide retiré du marché français en 2021 en raison de ses effets sur les cancers hépatiques et sur l’environnement. Malgré ces faits, aucune sanction n’a été prise par les services de l’État.

La captation des semences 

Le site de Saint-Pierre-la-Garenne abrite notamment le Centre d’Étude Technique d’Application des Produits de Protection des Semences (CETAPPS), où d’importants volumes de semences propriétaires sont enrobés chimiquement avant leur diffusion. La production industrielle des pesticides est intrinsèquement liée à celle du contrôle des semences, et donc à la perte d’autonomie des paysan·nes. Nous refusons que les semences soient brevetées et génétiquement modifiées par ces firmes alors que nous les sélectionnons depuis des générations pour préserver une biodiversité cultivée indispensable à la souveraineté alimentaire.

Un secteur organisé en oligopole

Syngenta, aux côtés de BASF, Bayer-Monsanto et Corteva, domine un secteur organisé en oligopole. Depuis son rachat en 2017 par le conglomérat public chinois ChemChina, l’entreprise occupe une place centrale dans le marché mondial des pesticides et des semences. Ce pouvoir économique s’appuie sur une forte concentration industrielle et sur le soutien de grands actionnaires comme BlackRock, Vanguard, State Street, Capital Group et Fidelity. Ce système fragilise l’agriculture paysanne et entretient une dépendance structurelle aux intrants chimiques, au prix de la maladie des populations et de la disparition progressive des paysan·nes.

Le chantage à l’emploi

Lorsque ces enjeux sont soulevés, les entreprises agitent souvent le chantage à l’emploi et la menace de délocalisation. Nous répondons clairement à cet argument. Nous défendons des reconversions industrielles utiles aux salarié·es comme aux paysan·nes, mais nous ne voulons de ces productions ni ici ni ailleurs. Les mobilisations prévues dans d’autres pays le 3 octobre exprimeront elles aussi cette exigence commune et cette solidarité internationale.

Ce que nous demandons 

Un seul chemin est possible : la transformation du modèle agricole. Nous voulons cultiver, nourrir et vivre de notre travail sans nous empoisonner. Nous refusons que nos terres soient accaparées et leur fertilité brisée par les multinationales de l’agro-industrie. Nous nous opposons à ce que les semences paysannes soient brevetées et que la biodiversité cultivée soit réduite à une marchandise.Les alternatives agroécologiques aux pesticides existent, et leur généralisation suppose de lever les freins économiques et politiques qui maintiennent la dépendance à l’agrochimie. Nous devons sortir du système libéral qui tire les prix vers le bas et impose à une majorité de paysan.nes l’utilisation massive de pesticides utilisés comme moyens de survie à court terme sur le marché international. Les coûts cachés des pesticides en France (soutien financier public, coûts environnementaux, coûts sanitaires), estimés à 18 milliards d’euros par an, devraient au contraire être consacrés à la transformation du modèle agricole.

Changer la donne par l’action collective ! Réunies nos colères sont puissantes.

Le 3 octobre 2026 à Saint-pierre-la-Garenne, nous viendrons de Normandie, de partout en France et au-delà pour marquer notre détermination à en finir avec les industriels des pesticides. Pour mettre un terme à l'insécurité chimique, l'expression de la colère citoyenne est essentielle. Nous exigerons que soient établies les responsabilités dans la contamination de l’eau, des sols et des corps, que cessent les productions les plus toxiques, que les salarié·es soient justement indemnisé.es et soutenu.es dans la reconversion de ces secteurs. L’omerta tout comme les crimes de Syngenta doivent cesser !

MANIF’ et FÊTE : Parce que face aux industrie de la mort, nous partageons une immense envie de vivre, notre mobilisation débordera de sons et de couleurs. Une grande fête paysanne aura lieu le samedi soir à l'issue de la manifestation 

ACCUEIL : Il sera possible de camper, dans des endroits dédiés, la veille et le soir même de la manifestation - 

SOIRÉE D'INFOS, BUS, COVOITURAGE : Des  soirées d'information afin de se regrouper localement pour la mobilisation, ainsi que des bus s’organisent depuis diverses villes en France. Si vous souhaitez organiser une soirée de mobilisation dans votre ville ou village nous pouvons vous envoyer un kit de présentation. 

À l'appel de la Confédération paysanne, Cancer Colère, le CSVPO (collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest), les Soulèvements de la terre.

Avec le soutien d'organisations syndicales, paysannes, décoloniales, écologistes, culturelles...

Pour plus d'infos : stop-syngenta3oct.com

Contact : stop-pesticides3oct@riseup.net

  


 

Les 10 exigences concrètes 

de notre campagne d'action 

pour sortir des pesticides 

et défendre une agriculture paysanne

Nous demandons :

1. L'accompagnement des fermes vers une transition agroécologique. Les politiques publiques et notamment la PAC 2028-2034 doivent soutenir des pratiques agricoles respectueuses de la santé, des sols et de la biodiversité et aider à l'emploi. Aucun fonds public ne doit aller à une agriculture mortifère ;

2. L'instauration de prix minimum garantis qui visent à interdire l'achat des produits agricoles par les distributeurs alimentaires en dessous du prix de revient qui comprend les charges, la rémunération du travail et la protection sociale ;

3. l'application de la décision rendue le 3 septembre 2025 par la cour administrative d'appel de Paris imposant la réévaluation des procédures d'homologation des pesticides du fait de leur impact environnemental et sanitaire désastreux ;

4. l'interdiction effective des substances cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques et des perturbateurs endocriniens ;

5. l'abandon des projet de loi Duplomb 2, du projet de directive omnibus et la mise à distance du lobby agrochimique vis à vis des espaces de décisions des politiques publiques ;

6. la reconnaissance élargie des maladies professionnelles et des réparations pour les travailleurs et travailleuses agricoles malades de l'utilisation des pesticides ;

7. la garantie d’une protection sociale pleine et entière pour tous les salarié·es de l’agrochimie, victimes ou exposé·es aux risques de leur activité et des mesures protectrice d'accompagnement à la reconversion de leurs secteurs d'activités ;  

8. l'arrêt de l'exportation de pesticides interdits en Europe sur d'autres continents, des réparations pour les victimes du chlordécone dans les Antilles, le paraquat en Guyane, ou le malathion en Te Ao Maohi - Polynésie, dépollution et la restitution des terres spoliées par l'empire constitué par le groupe Bernard Hayot (GBH) ;

9. le refus des nouveaux OGM issus des Nouvelles Techniques Génomiques (NGT) et des variétés de semence brevetées qui engendrent une privatisation du vivant au dépend de l'agriculture paysanne et de l'autonomie alimentaire des populations ;

10. la protection immédiate de tous les points de captage et cours d'eau, ainsi que la dépollution des sols et des milieux naturels ; 

Source : https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/stop-pesticides-mobilisation-internationale-le-3-octobre-2026

jeudi 3 septembre 2026

Face à leur maire d’extrême droite, des habitants se mobilisent pour garder leurs jardins familiaux après les incendies

 

Face à leur maire 

d’extrême droite, 

des habitants se mobilisent 

pour garder 

leurs jardins familiaux 

après les incendies


« Fermeture des jardins. Agression d’une dame par un élu. Mépris ». Dans les Pyrénées-Orientales, une lutte pour le maintien de jardins familiaux met en difficulté le maire d’extrême droite. 

Guillaume Bernard

Hayat sur sa parcelle potagère calcinée, à Ille-sur-Têt. ©Guillaume Bernard

Les jardins ouvriers et familiaux de la commune d’Ille-sur-Têt (Pyrénées-Orientales) vont-ils survivre à la mairie d’extrême droite ? Ce 27 août 2026, ils sont près de 150 à s’être rassemblés devant la « Catalane », la salle polyvalente de la petite commune de 5500 habitants, pour exiger la réouverture de ces jardins. « On défend la possibilité pour les habitants qui n’ont pas forcément de gros revenus ou de terrains de continuer à produire leur propre nourriture localement », explique Romain, militant au sein du collectif Jeunesses populaires du Conflent, actif dans ce territoire dominé par le mont Canigou.

Jusqu’à cet été, dix-neuf parcelles de 200 à 300 mètres carrés chacune étaient mises à disposition par la commune pour servir de potagers et être cultivées par plusieurs familles. Mais le 5 juillet, un mégafeu né dans une commune plus au nord parcourt 4000 hectares et embrase la quasi-totalité des jardins. « Cela a été un choc, je cultive mon potager depuis treize ans, avec mes parents », déplore Hayat, 49 ans. Cette mère seule s’occupe à plein temps de ses quatre enfants, dont deux sont handicapés. « Ce jardin, ça n’est pas seulement des souvenirs de famille, c’est un vrai revenu. J’y fais pousser presque tous mes légumes. Je n’ai pas la place pour faire ça chez moi », explique-t-elle.

« Ceinture de protection » contre les incendies

Alors que les jardiniers espèrent retourner dans leurs potagers, le nouveau maire, Alain Fabresse (UDR, le parti d’Éric Ciotti, allié au RN), élu quelques mois plus tôt, estime, dans un communiqué du 28 juillet, que les jardins « ont contribué à favoriser la propagation du feu en direction des premières habitations ». Il annonce son projet de les raser pour instaurer une « zone tampon » entre les espaces naturels et les habitations. Dans la foulée, il interdit par arrêté l’accès aux jardins, invoquant « des risques de blessure par objet tranchant ».

Ses arguments peinent à convaincre les premiers concernés. « Les jardins étaient bien entretenus, arrosés, verts, ils protégeaient des flammes. En revanche, les habitations qu’il y a derrière avaient des broussailles qui ont pris feu », soutient Hayat. « Il y a déjà un grand terrain vide derrière le jardin qui peut servir de zone tampon. Il n’y a pas besoin de raser les jardins pour faire cette ceinture », estime Romain. « Tout ça, c’est un prétexte pour qu’on s’en aille », tranche Hayat. Les défenseurs des jardins attaquent donc l’arrêté au tribunal administratif et organisent une première manifestation devant l’Hôtel de ville le 4 août, rassemblant 80 personnes.

Un mois plus tard, une pétition contre la fermeture des jardins dépasse les 1600 signatures, et le second rassemblement du 27 août réunit deux fois plus de monde.

Hayat cultivait sa parcelle dans les jardins familiaux depuis 13 ans, avant les incendies.
©Guillaume Bernard

Face à la mobilisation, c’est silence radio côté mairie. Le conseil municipal, qui aurait dû se tenir ce 27 août, est reporté sans explication. Sollicité par Basta!, le maire n’a pas non plus répondu. « Ce que fait l’extrême droite dans ma commune m’inquiète. On a l’impression que notre maire prend ses décisions seul. Ce qu’il se passe avec les jardins familiaux en est vraiment l’exemple », constate Sandrine, une habitante mobilisée contre la fermeture des jardins.

Ancien attaché territorial à la mairie de Perpignan (RN) et artiste-peintre à ses heures, Alain Fabresse a remporté les élections municipales en profitant d’une triangulaire, avec la présence de deux listes « divers gauche » au second tour. Il a ainsi pu s’imposer dans ce bourg populaire où vit une importante communauté musulmane.

Racisme et violence

Les opposants à la destruction perçoivent le comportement du maire comme une volonté de se débarrasser de jardins « mal vus » par la municipalité. « Il faut voir comment certains habitants parlent des jardiniers en des termes peu élogieux et des jardins comme “des dépotoirs”. Il y a un fond de racisme et de mépris social. Et en se débarrassant des jardins, on se débarrasse aussi d’une population jugée “indésirable” », analyse Florence*, habitante de la commune impliquée dans la politique locale et qui souhaite rester anonyme. « On nous a dit que ces jardins étaient des bidonvilles, c’est n’importe quoi. Les gens n’aiment pas les poules ? » poursuit Hayat.

Une affiche à été placardée sur le marché d’Ille-sur-Têt pour appeler au rassemblement.
©Guillaume Bernard

 

Le ton monte et une femme venue aider les jardiniers, accuse l’élu de l’avoir frappée par-derrière, dans la nuque. « J’ai eu deux jours d’ITT et j’ai dû porter une minerve », rapporte-t-elle. Elle dépose plainte dès le lendemain et les jardiniers et leurs soutiens demandent dès lors la démission de cet élu.

Ils impriment des tracts titrés : « Fermeture des jardins. Agression d’une dame par un élu. Mépris pour les Illois ». Ils sont diffusés au marché, scotchés sur les murs de la commune. La confédération paysanne des Pyrénées-Orientales rejoint le mouvement. « L’extrême droite s’en prend toujours aux mêmes. On sera toujours du côté de ceux qui produisent de la nourriture en local », annonce un de ses porte-parole sur les réseaux sociaux. Côté mairie, là encore, c’est le silence.

Ils impriment des tracts titrés : « Fermeture des jardins. Agression d’une dame par un élu. Mépris pour les Illois ». Ils sont diffusés au marché, scotchés sur les murs de la commune. La confédération paysanne des Pyrénées-Orientales rejoint le mouvement. « L’extrême droite s’en prend toujours aux mêmes. On sera toujours du côté de ceux qui produisent de la nourriture en local », annonce un de ses porte-parole sur les réseaux sociaux. Côté mairie, là encore, c’est le silence.

Résistance locale

« La victoire est possible », veulent croire Romain et les Jeunesses populaires du Conflent, dans un communiqué qui suit la manifestation du 27 août. Ce groupe a été formé lors de la campagne législative de juin 2024, notamment pour soutenir la candidate locale du Nouveau Front populaire. En vain : les quatre circonscriptions du département sont tombées dans les mains du Rassemblement national. Mais le collectif a maintenu son existence et modifié son activité.

« On a organisé des manifestations à Prades [sous-préfecture des Pyrénées-Orientales, ndlr] pour soutenir la Palestine ou encore pour la Marche des fiertés. Prades est une commune où il y a encore un tissu militant et associatif fort. On n’est pas en territoire hostile, raconte Romain. Ille-sur-Têt, c’est différent, c’est la mairie d’extrême droite la plus proche, il y a moins de militants. Mais ce qu’on voit avec la lutte pour les jardins familiaux, c’est qu’il y a là aussi des gens qui veulent résister », poursuit le trentenaire. La mobilisation suffira-t-elle pour faire plier Alain Fabresse ? « Nous avons confiance en [les Illois] pour se rassembler à chaque conseil municipal et exiger du maire un retour sur sa décision », déclare le communiqué du collectif. En attendant, l’édile d’extrême droite a décidé de ne plus s’exprimer publiquement sur le sujet.

Pendant ce temps, la vie reprend dans les jardins. Hayat est passée voir ce qu’il restait de son potager et a même ramassé quelques aubergines épargnées par le feu. « Il y a déjà quelques arbres qui ont commencé à repousser », sourit-elle.

*Prénom modifié


Nous rentrons dans une période cruciale...

L’extrême droite pourrait remporter les prochaines élections présidentielles dans un an et arriver au pouvoir pour la première fois depuis le régime de Vichy.

Mais rien n’est joué. Cette catastrophe peut encore être évitée.

C’est pourquoi Basta! va redoubler d’effort dans les mois à venir :

  • En documentant le travail des forces de l’ordre grâce à une base de données interactive, pour alerter sur les dangers d’un élargissement de l’arbitraire policier promu par le RN au travers de la « présomption de légitime défense »
  • En enquêtant sur les soutiens internationaux du RN, tant dans les milieux économiques que religieux, politiques, qu’intellectuels.
  • En exposant les contradictions d’un parti prétendument « du côté des classes populaires » mais qui se range le plus souvent du côté des puissants.
  • En faisant briller le travail de cette presse libre qui « tient les digues » grâce à notre Portail des médias indépendants.

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Source : https://basta.media/des-habitants-Ille-sur-Tet-defendent-jardins-ouvriers-et-potagers-face-au-maire-extreme-droite