Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan. Mais pas que. Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...
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Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actu ? Voici les 10 bonnes nouvelles à ne surtout pas manquer cette semaine.
1. Le Royaume-Uni s’apprête à interdire l’ébouillantage des crustacés
Après avoir reconnu en 2021 que les homards, crabes et crevettes sont des êtres sensibles, le gouvernement britannique prépare une interdiction de l’ébouillantage à vif pour 2030. Des méthodes d’abattage alternatives, jugées moins cruelles, devraient être imposées. La Suisse, la Norvège, l’Autriche et la Nouvelle-Zélande l’ont déjà proscrit. (Reporterre)
2. Dans ce marché, les clients choisissent le prix qu’ils paient
Dans les locaux de l’ancienne Manufacture des tabacs, dans un quartier populaire de Bergerac, aucun tarif n’est affiché au marché “des trois prix” : chacun donne selon ses moyens ou ce qu’il estime juste.Ce système solidaire permet l’accès à une alimentation de qualité tout en assurant l’équilibre économique du lieu. (Reporterre)
3. Des mobilisations pour sauver les forêts millénaires du Canada
Dans la forêt de Walbran, sur l’île de Vancouver, au Canada, militants, habitants et communautés autochtones s’opposent à des projets d’exploitation menaçant des forêts anciennes. Ils dénoncent la destruction d’écosystèmes irremplaçables, essentiels à la biodiversité et au climat. (La Relève et la Peste)
4. Les politiques écologiques urbaines s’installent durablement
Bio dans les cantines, pistes cyclables, rues aux écoles : dans de nombreuses grandes villes comme Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Grenoble ou Marseille,ces mesures ne sont plus remises en cause. Même les alternances politiques ne reviennent pas sur ces transformations. (Libération)
5. Une espèce disparue depuis un siècle réapparaît en Lot-et-Garonne
Sur les bords de la Garonne vers Agen,le castor d’Europe,
absent des observations locales depuis près de cent ans, a été repéré
le long d’un fleuve. Une redécouverte liée à l’amélioration progressive
des milieux naturels. (Actu)
6. Des orangs-outans sauvés du trafic vont à l’école de la jungle
A l’Orangutan Information Centre (OIC), à Sumatra, en Indonésie, les orang-outans victimes du commerce illégal, vont ensuite à l’école de la jungle,suivre
une longue réhabilitation pour réapprendre à se nourrir seuls,
construire des nids et éviter les humains avant leur réintroduction. (Mongabay)
7. Un recensement inédit du léopard des neiges au Népal
397 individus léopards des
neiges ont été recensés à travers sept régions montagneuses du Népal,
avec une densité moyenne de 1,56 léopard pour 100 km².Une
prouesse rendue possible grâce à des années de relevés de terrain.
Menacé dans les 12 pays où il est présent. Ce recensement permet
d’orienter les actions de protection, notamment dans les zones non
protégées où subsistent encore de nombreux léopards des neiges. (WWF)
8. Le chauffage urbain va coûter moins cher à Paris
Au 1er janvier 2027, Dalkia
remplacera Engie à la tête du réseau de chaleur parisien (décision
validée le 17 décembre par le Conseil de Paris), via un contrat annoncé à
15 milliards d’euros sur 25 ans. La Ville annonce une baisse des tarifs en 2027 pour 69 % des usagers. (Journal du Geek)
9. Un label pour identifier le bœuf sans déforestation au Brésil
Un nouveau label reposant sur quatre niveaux de certification pour le bœuf sans déforestation a été lancé au Brésil. Si la filière bovine brésilienne ne l’a pas encore largement adopté,
les entreprises devraient progressivement s’y engager à mesure que la
demande de bœuf certifié BoT augmente chez les exportateurs.Un premier pas qui amènera sans doute à quelques critiques prochainement.(Mongabay)
10.Un tribunal suédois bloque l’abattage de loups prévu pour 2026
En Suède, un tribunal administratif a suspendu un projet
d’abattage de loups prévu pour 2026, estimant que les conditions légales
n’étaient pas réunies pour justifier ces tirs. La décision rappelle que le loup est une espèce strictement protégée
par le droit européen et que les autorités doivent démontrer l’absence
d’alternatives et l’absence d’impact négatif sur l’état de conservation
de l’espèce. (30 Millions d’Amis)
Médecin, Louis-Adrien Delarue refuse de voir
défiler dans son cabinet davantage de malades du cancer. Il a décidé de
se battre contre les pesticides et les élus les promouvant. Quitte à
finir au centre d’une plainte d’une députée d’extrême droite.
Angoulême (Charente), reportage
Le Dr Bruno Sachs est médecin de
campagne. Pas de ces vieux toubibs hermétiques à la misère humaine.
Plutôt de ceux attentifs et bienveillants. Parfois rongés par ce
trop-plein de malheur défilant dans leur cabinet. Sauf que le Dr Bruno Sachs n’existe pas. Il est le héros malgré lui du romancier Martin Winckler dans son best-seller La Maladie de Sachs. Le bouquin préféré de Louis-Adrien Delarue, et on comprend vite pourquoi.
Ajoutez au personnage fictif un peu de rébellion, du grunge de Nirvana et une touche du film Goliath
— où l’acteur Pierre Niney incarne la froideur terrifiante des
lobbyistes de l’agrochimie —, et vous obtiendrez un premier
portrait-robot de l’homme que l’on attend au Café des halles
d’Angoulême, en cette fraîche matinée de décembre.
Il débarque avec un bon quart d’heure de retard, lunettes embuées et front perlé de gouttelettes. «Toutes mes excuses… J’enchaîne les rendez-vous avant de baisser le rideau pour les fêtes.»
Les vendredis du généraliste sont sacrés : aucune consultation à
l’agenda, c’est sa journée militante. Son écharpe déroulée, le quadra
commande un allongé et rembobine la cassette de son enfance.
Petits fours et bourgeoisie
Naissance : le 6 mars 1980, au Havre. Premier port d’attache véritable : Versailles. Son père, diplômé de la prestigieuse HEC
— même promo qu’un certain François Hollande —, côtoyait la haute.
Partageant tantôt la tête de l’ancêtre de l’armateur de porte-conteneurs
CMACGM, tantôt celle du groupe Crédit Mutuel. Un aristo? «Non, mais un bourgeois assurément»,
nuance son fils. Le petit Louis-Adrien traînait ainsi dans les
cocktails sélects, où il croisa entre autres le Premier ministre Laurent
Fabius.
«J’ai rompu les liens à mon dix-huitième anniversaire»,
claque-t-il. Pour des histoires intimes l’ayant poussé à choisir le
camp maternel, d’une part. Parce qu’il exècre tout ce qu’incarne le
paternel, d’une autre. Ce capitalisme élitiste des plus froids. «Il n’a jamais supporté que je devienne un simple généraliste. Lui me rêvait chirurgien ou cardiologue.»
Le docteur en parle avec détachement, le cœur léger. Il a eu la chance
de goûter à deux univers que tout oppose, les a comparés, et a choisi le
sien.
«Mes vraies racines sont paysannes»,
dit-il, la fierté retrouvée. Une fois le divorce prononcé, il a suivi
sa mère, infirmière et fille d’éleveurs, dans les Deux-Sèvres. La ferme
des grands-parents s’est métamorphosée en terrain de jeu des grandes
vacances, et les genoux de papy sont devenus le meilleur rehausseur pour
conduire le tracteur. Louis-Adrien Delarue revoit encore son aïeul y
grimper à 90 ans passés, et sa mamie continuer d’élever «trois poules et un cochon» jusqu’au dernier sommeil. «Cette maison, c’est ma madeleine de Proust», sourit-il.
Parkinson à 40 ans
Léchant son pouce pour mieux dompter les pages, un vieil homme
feuillette le canard local à l’extrémité de la banquette. Dehors, les
cabanons du marché de Noël se réveillent péniblement, chahutés par le
crachin matinal. Louis-Adrien Delarue se fait plus grave : en octobre,
quatre de ses patients âgés de moins de 40 ans ont déclaré un cancer.
Dont trois du sein. Neuf mois plus tôt, le professeur Fabrice Barlesi,
oncologue et directeur de l’Institut Gustave Roussy, évoquait un imminent «tsunami» de cancers précoces. Une tendance «absolument palpable», confirme le praticien charentais.
Et le voilà lancé dans une démonstration bien ficelée : «Le lien entre les pesticides et les pathologies cancéreuses et neurologiques est de mieux en mieux documenté.»
Une myriade de travaux scientifiques appuie chacun de ses arguments.
Quelques anecdotes familiales aussi. Comme celle de ce cousin,
agriculteur conventionnel, victime de la maladie de Parkinson à 40 ans. «Il est mort cette année dans des conditions pas croyables, déplore Louis-Adrien Delarue. Son frère, lui, est né la langue pendante. Sans jamais pouvoir communiquer.»
Pas question d’aborder ces sujets de ce côté-là de la cousinade. «Pauv’ gars. Encore un qui mourra jeune»,
lançait-on simplement lorsqu’un voisin contractait une tumeur. C’était
comme ça. Et personne ne cherchait à savoir pourquoi. Personne ou
presque.
Une fois à la fac de médecine de Poitiers, le toubib en herbe ne
manquait pas d’opérer un crochet par la ferme de ses aïeuls. Une brioche
achetée en chemin, une tasse de café au creux de la paume, et le trio
passait des heures à discuter. «Ne
pas s’être affranchi des pesticides au lendemain de la guerre a
sûrement été le plus grand regret de mon grand-père. Il en parlait
souvent les larmes aux yeux.»
Dans le viseur du RN
Derrière les consultations, et les diagnostics qu’elles amorcent, se
cachent des destins déchirés. Le généraliste le sait bien. Un cancer
peut aussi être synonyme de couples qui se séparent, de proches vous
tournant le dos, et de peur dévorante de la mort. Pour ces malades, il a
décidé d’être là où on ne l’attendait pas. Là où l’on imagine mal une
blouse blanche se glisser.
Tantôt perché dans les tribunes de l’Assemblée nationale, aux côtés de Fleur Breteau, figure du collectif Cancer Colère — l’une des grandes rencontres de sa vie —, pour pointer «les alliés du cancer». Tantôt sur le blocage furtif d’une usine BASF, géant de l’agrochimie accusé de produire un pesticide pourtant interdit.
«Bonjour, c’est la gendarmerie»
Ce militantisme décomplexé lui a toutefois valu un inattendu coup de téléphone, le 1er décembre : «Bonjour, c’est la gendarmerie.» En pleine consultation, le praticien a appris sa convocation au poste avec prises d’empreintes et photo de face. Au bout de la ligne, son interlocuteur a fini «par cracher le morceau» :
la députée du Rassemblement national, Caroline Colombier, a déposé
plainte contre le quadra pour outrage envers un agent dépositaire de
l’autorité publique. Son tort? Un commentaire publié sur Facebook en réaction aux déclarations de la parlementaire sur l’acétamipride, un pesticide interdit que le projet de loi Duplomb entendait réautoriser.
Les mots exacts de l’intéressé? «Heureusement que le ridicule ne tue pas, vous seriez morte deux fois dans la même interview.» Lui n’y voit pas d’injure. Juste un goût pour le sarcasme hérité des colonnes de Charlie Hebdo. Quant à la stratégie de la lepéniste? «Une procédure-bâillon visant à éteindre le débat public, suppose-t-il. On croirait avoir affaire à une mafia.» Ce musellement des voix dissidentes lui évoque le chef-d’œuvre de George Orwell, 1984. Une dystopie devenue réalité à bien des égards. Contactée par Reporterre, Caroline Colombier n’a pas répondu à nos sollicitations.
Identités caviardées
De tels coups d’éclat médiatiques, Louis-Adrien Delarue en a signé
d’autres. À commencer par une thèse retentissante, levant le voile sur
les conflits d’intérêts gangrenant la Haute Autorité de santé. Et comme
le redoutait l’étudiant d’alors, la soutenance — censée être une
formalité — ne se déroula pas comme imaginé. «Faire des courbettes à un jury de professeurs en toge fixant leur petit nombril… Ce n’est pas ma tasse de thé, sourit-il. Mon sujet les a vexés. Certains l’ont pris pour eux et m’ont sacrément cuisiné.»
Pour valider son diplôme, et prononcer le serment d’Hippocrate, une
condition lui a été imposée : noircir les noms des experts fautifs de
recommandations frauduleuses, pointés du doigt dans le document de 216 pages.
«Ce silence sur les ravages des pesticides m’insupporte»
Omerta, non merci. Le soignant livrera en pâture ses travaux, un mois plus tard, sans en caviarder la moindre ligne. Les médias s’en saisiront.
La justice aussi. Quatorze années se sont depuis écoulées, mais l’homme
à la marinière n’a rien perdu de son envie de secouer l’univers feutré
de la médecine : «Ce silence
sur les ravages des pesticides m’insupporte. Pourquoi les professeurs
n’en parlent pas à la fac, alors que la documentation existe depuis les
années 1970? Certainement par peur de se faire rabrouer par le Conseil de l’Ordre.» Lui s’en moque : tant qu’il le pourra, il criera haut et fort dans l’espoir d’interpeller un à un ses collègues généralistes.
Ce
8 janvier, devant les juges perpignanais, l’avocat de Philippe Rouch,
directeur de la police municipale (PM) et celui du journal L’Empaillé
ont chacun plaidé la cause de leur client dans cette affaire de droit de
la presse. D’un côté, le directeur de la PM considérant que le mot
« caïd » employé dans un article du journal était une « injure
publique », de l’autre, le directeur de la publication qui avait publié
en octobre 2023, l’article « Purge sur la ville ». Après une première
plaidoirie, le tribunal s’est retiré près d’une trentaine de minutes
pour finalement prononcer la « nullité des poursuites ».
Devant le tribunal, plusieurs dizaines de personnes s’étaient
rassemblées pour soutenir les trois journalistes venus défendre leur
travail. « Nous nous retrouvons aujourd’hui devant le tribunal de
Perpignan pour défendre la presse libre. L’Empaillé, notre journal, est
attaqué en justice », ont expliqué les journalistes. De leur côté, les
manifestants scandaient des slogans hostiles à Louis Aliot, maire RN de
Perpignan et des chants de solidarité à l’égard du journal.
« Une victoire pour tous les journalistes »
Une fois l’audience démarrée, les débats ont porté sur les aspects
techniques du dossier. Car si en droit, le dossier est complexe sur le
fond, il a été jugé sur un élément de forme. Techniquement, c’est
l’absence de notification par le juge d’instruction au prévenu de sa
faculté « à garder le silence » qui « lui a nécessairement occasionné un
grief », précise le juge pour justifier sa décision. De fait, la
procédure est close et le journal peut poursuivre son travail.
À l’issue du procès, l’avocat du journal, Octave Nitkowski, précise
que « l’intégralité de la procédure a été annulée parce que les droits
de la défense n’ont pas été respectés dès le début du dossier. Monsieur
Grysole est définitivement innocenté dans cette procédure qui
représentait une entrave à sa liberté d’expression. »
Selon Octave Nitkowski, il s’agit « non seulement d’une victoire pour
la liberté d’expression, mais aussi pour les droits de la défense de
tous les journalistes. »
Le tribunal n’a pas jugé si le mot « caïd » pouvait être qualifié d’injure
Durant la suspension d’audience, l’avocat de Philippe Rouch et ancien
bâtonnier, Raymond Escalé, s’est rapproché des journalistes présents
dans la salle pour justifier la procédure contre le mot caïd. « Philippe
Rouch est un fonctionnaire, ce n’est pas un homme politique qui accepte
le jeu des médias ». Quand bien même, il livrait il y a quelques jours
une longue interview vidéo pour le site Omerta. En clair, selon son
avocat, le directeur de la police se serait senti insulté par
l’utilisation du mot caïd, allant même jusqu’à demander 5 000 euros de
dommages et intérêt.
Pour le directeur de la publication et journaliste de L’Empaillé,
Simon Grysole, le verdict laisse un sentiment de frustration. « C’est le
principe des procédures baillons,
c’est fait pour ne pas parler du fond. J’avais préparé une déclaration
que j’aurais aimé lire sur cette politique d’extrême droite menée ici et
qui est dangereuse. C’est là-dessus qu’on a enquêté et c’est ce qu’on
combat en tant que journal militant. On ne se le cache pas. C’est vrai
que c’est un peu frustrant mais ça reste une victoire ».
L’avocat de la défense a enfoncé le clou en déclarant que « le droit
est un rempart contre l’instrumentalisation qui en est faite par les
mairies RN. »
Ce 8 janvier au tribunal de Perpignan, Messieurs Aliot et Rouch ne se
sont pas déplacés. Le directeur de la police municipale de cette mairie
RN attaquait L’Empaillé. Nous l’avions qualifié de « caïd » dans notre enquête d’octobre 2023.
Celle-ci documentait la politique d’extrême droite menée à Perpignan,
et révélait l’existence d’une police municipale aux méthodes brutales et
arbitraires, forte de deux cents agents armés de flashballs et pour
certains décorés d’un écusson aux relents néo-fascistes. Cette plainte
relevait avant tout d’une procédure bâillon, destinée à nous faire
perdre du temps et de l’argent.
Lors de l’audience, il n’y a même pas eu de débat sur cette supposée
injure, puisque l’instruction n’a pas respecté la notification de droit
au silence lors de la mise en examen du directeur de publication. Ce
point de nullité, plaidé avec brio par notre avocat, a bien soulevé
quelques gesticulations verbales de la part de la procureure et de
l’avocat de la mairie d’extrême droite, mais sans succès : les juges ont
décidé de l’abandon des poursuites. Cette victoire avant même l’examen
du fond nous a privés de la possibilité d’argumenter sur l’indemnisation
de nos frais de procédures.
Nous remercions les dizaines de personnes qui se sont déplacées, de
Perpignan et d’ailleurs, pour nous soutenir devant le tribunal, ainsi
que le fonds Ripostes pour le financement des frais liés à la procédure.
Plus que jamais, nous continuerons à enquêter sur l’extrême droite,
et nous resterons le relais de toutes les luttes pour combattre ces gens
dangereux, que ce soit dans les villes tenues par le RN, à l’Assemblée
ou dans des groupuscules néofascistes éparpillés sur le territoire.
Vive la presse libre, vive la résistance antifasciste !