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samedi 31 octobre 2026

Pétition pour demander l'interdiction du gazage des cochons

 


« Une civilisation qui inflige ça aux animaux, avec une telle industrialisation de la mort, ne peut être qualifiée que d’inhumaine. Mais il est encore temps de changer de voie. »

Marie Darrieussecq, écrivaine

 

Avec Marie Darrieussecq et les vétérinaires signataires de l’appel, demandez l’interdiction du gazage des cochons.


Je signe la pétition

Chaque signature compte pour que plus aucun cochon ne descende dans cette fosse.

L’équipe de L214


Étourdir les cochons au CO₂ est source
de souffrance intense. Il faut l'interdire.

Chaque heure d’abattage, plus de 800 cochons sont gazés au CO₂ à l’abattoir Cooperl de Montfort-sur-Meu, en Bretagne. Plongés dans une fosse à haute concentration en CO₂, les cochons ont la sensation de se noyer : ils hurlent, paniquent, cherchent désespérément à fuir. Il leur faut entre 21 et 60 secondes pour perdre conscience…

Ce n’est ni instantané, ni sans souffrance. Les instances scientifiques européenne (EFSA) et britannique (AWC) l’affirment depuis 20 ans : cette méthode provoque douleur, peur et détresse respiratoire. Le Royaume-Uni envisage même d’y renoncer, et plus de trente vétérinaires demandent son interdiction.

Pourtant, l’abattoir Cooperl de Montfort-sur-Meu a investi en 2024 environ 5 millions d'euros dans cet équipement qui permet d’abattre un nombre gigantesque d’animaux, de conquérir de nouveaux marchés, d’augmenter les cadences et la productivité.
L’enseigne Carrefour fait fabriquer par son partenaire Cooperl des produits à base de cochons gazés sous ses marques, dont la Filière Qualité Carrefour, tout en se disant « pionnier sur le bien-être animal »…

Nous demandons :

  • À l’État français : interdire le gazage au CO₂ des cochons ;
  • À Carrefour : ne plus s’approvisionner en produits issus de cochons gazés et participer à un changement collectif en s'engageant dans le Plant Protein Pact, pour prendre part à une réduction de moitié du nombre d’animaux tués d’ici 2030.

Plus nous serons nombreux et nombreuses, plus il sera difficile pour les responsables de fermer les yeux. Signez et partagez : les cochons ne peuvent pas parler pour eux-mêmes, mais nous, oui. 

 

L214 publie une enquête sur l’étourdissement des cochons au CO₂ dans l’un des plus gros abattoirs de France : l’abattoir Cooperl de Montfort-sur-Meu, en Ille-et-Vilaine (Bretagne).

Les images, commentées par l'écrivaine Marie Darrieussecq, montrent la cruauté de cette méthode d'étourdissement dont les instances scientifiques ont établi qu’elle est source de peur, de détresse et de souffrance.

Plus de trente vétérinaires signent un appel publié ce jour pour demander l’interdiction du gazage au CO₂ des cochons. L214 se joint à cette demande et entame un recours contre l’État pour faire interdire cette pratique.
L’enseigne de supermarchés Carrefour fait fabriquer par son partenaire Cooperl ses produits à base de viande de porc sous ses marques distributeurs, notamment sa marque Filière Qualité Carrefour. L’association demande à Carrefour de refuser le gazage des cochons et de signer le Plant Protein Pact.

Le musicien Moby apporte son soutien et appelle à signer la pétition.



Source : https://www.l214.com/enquetes/2026/abattoir-cooperl-montfort/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=2026%2F10-abattoir-cooperl

vendredi 30 octobre 2026

Dimanche 1er novembre - Plantes et nature - Prades

 


 Pépiniéristes producteurs (Arbres fruitiers, arbres d’ornement, rosiers, essences de collection, arbustes, plants maraichers, aromatiques, médicinales, plantes d’intérieur, vivaces, cactées, florales, curiosités, variétés anciennes, locales ou d’ailleurs, semences…) et transformateurs de plantes (tisanes, hydrolats, baumes, macérats, fleurs séchées, savons, spiruline, apéritifs, céramique, délices et gourmandises, livres…) De nombreux stands sont en agriculture biologique. 

 Associations (sensibilisation à la Nature, animations, arbres en ville, troc de graines, solidarité incendie...)


Buvette et restauration bio toute la journée.

De 9H à 17H, au centre ville, entrée libre et gratuite

Organisé par l'association Herbes Folles 07 68 34 95 32

jeudi 29 octobre 2026

SOS MEDITERRANEE - Témoignage - Un portrait - Une histoire - Abir


  

 



        

Abir, originaire du Bangladesh, a passé un an en Libye, où il a enduré des violences récurrentes. Il nous raconte comment cet « enfer libyen » l’aura marqué physiquement autant que psychologiquement. 

J’ai quitté le Bangladesh parce que je ne pouvais pas y envisager un avenir à cause de la pauvreté, de l’insécurité et du manque de travail. Mon père a organisé mon départ avec un dalal (1), dans l’espoir que je puisse trouver de meilleures opportunités ailleurs.

Au lieu de cela, j’ai passé un an en Libye à essayer de rester en vie. Les personnes qui me gardaient prisonnier m’ont fait subir des violences dont je n’arrive toujours pas à parler. J’ai été frappé à plusieurs reprises aux bras, aux jambes et aux genoux, parfois à coups de poing, parfois avec des barres métalliques. La douleur se diffusait dans tout mon corps, au point que je pouvais à peine bouger. Chaque fois que je posais des questions à mes gardiens, ils se mettaient en colère et me frappaient encore plus fort. 

Blessures causées par la torture en Libye. 
Marie Tihon / SOS MEDITERRANEE

Je vivais tout le temps dans la peur. Je ne savais jamais quand les violences allaient commencer, ni quand elles allaient s’arrêter. La nuit, j’avais du mal à dormir. Au fil des mois, j’ai perdu espoir. J’ai cessé de penser à l’avenir et je me suis concentré uniquement sur le fait de survivre, jour après jour. 

Aujourd’hui encore, j’ai du mal à croire que tout cela est terminé. Je me sens toujours triste et il m’est difficile d’échapper aux souvenirs de la Libye. 

Avant, le football me rendait heureux. Je connaissais tous les joueurs. Aujourd’hui, lorsque les souvenirs deviennent trop difficiles à supporter, j’essaie de penser à ce sport. Cela permet à mon esprit de partir ailleurs. 

Je ne demande pas grand-chose pour l’avenir. J’espère simplement pouvoir vivre comme tout le monde.


(1) Un dalal est une personne qui agit comme intermédiaire ou courtier informel.

 

Lire le récapitulatif de cette opération de sauvetage 

Crédit photo : Hannah Wallace Bowman / SOS MEDITERRANEE 

*Le prénom a été modifié pour protéger son identité. 


Pour lire d'autres témoignages : 
https://sosmediterranee.fr/temoignage/abir/?utm_source=brevo&utm_medium=email&utm_campaign=26EMA107

Source : https://sosmediterranee.fr/temoignage/abir/?utm_source=brevo&utm_medium=email&utm_campaign=26EMA107

mercredi 28 octobre 2026

Pyrénées, rivière et travail : les 10 bonnes nouvelles de la semaine


Pyrénées, rivière et travail : 

les 10 bonnes nouvelles 

de la semaine

 

 

Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actu ? 

Voici 10 bonnes nouvelles 

à ne surtout pas manquer cette semaine. 

 

 

1. 202 communes des Pyrénées s’opposent aux projets NACRE et E-CHO

Dans les Pyrénées-Atlantiques, 202 communes s’opposent aux projets industriels NACRE et E-CHO, qui prévoient de produire des carburants à partir de biomasse, notamment forestière. E-CHO pourrait prélever jusqu’à 3,1 millions de m³ d’eau par an. Selon une déclaration antérieure d’Elyse Energy rapportée dans l’article, l’approvisionnement des installations nécessiterait la coupe de 14 000 hectares de forêt au cours des cinq premières années. (La Relève et la Peste)

2. Un espace naturel recréé pour restaurer une rivière en Limagne

Dans le Puy-de-Dôme, le Syndicat des Vallées de la Veyre et de l’Auzon aménage une zone humide de 1,5 hectare à la confluence de la rase de la Narse et du Charlet. Le projet prévoit un bassin de sédimentation, un lit sinueux, sept mares et des débordements favorisant l’infiltration de l’eau. L’objectif est de retenir les sédiments, d’améliorer la qualité de l’eau et de favoriser la biodiversité. La parcelle sera végétalisée avec des plantes, des saules et des arbres issus de prélèvements locaux. (Tikographie)

3. À Gennevilliers, ouvriers de Geodis et militants écologistes unissent leurs luttes

Des salariés de Geodis syndiqués à la CGT et des militants des Soulèvements de la Terre ont noué une alliance autour de la lutte contre le projet d’entrepôt Green Dock, abandonné en février 2026 après le refus du permis de construire. Après avoir soutenu une grève ayant permis aux salariés d’obtenir 150 euros bruts supplémentaires par mois en 2025, les militants écologistes les appuient désormais face à ce qu’ils dénoncent comme une répression syndicale. Ensemble, ils élaborent un contre-projet pour le port de Gennevilliers, fondé notamment sur davantage de fret ferroviaire, de transports en commun et d’espaces de repos pour les travailleurs. (StreetPress)

4. Au Brésil, le Parlement adopte la réduction du temps de travail à 40 heures par semaine

Le Parlement brésilien a adopté une réforme constitutionnelle ramenant la durée hebdomadaire du travail de 44 à 40 heures et permettant à de nombreux salariés de bénéficier de deux jours de repos par semaine au lieu d’un. Approuvée par 75 voix contre une au Sénat, la réforme doit être mise en œuvre progressivement sur quatorze mois. Lula espère qu’elle renforcera sa position avant le second tour de la présidentielle aujourd’hui. Son rival Flavio Bolsonaro, qui avait critiqué le texte, a finalement voté pour. (Le Monde)

5. Le Portugal certifie sa première forêt thérapeutique de la péninsule Ibérique

La forêt de Mata Nacional do Bussaco, au Portugal, est devenue la première forêt thérapeutique certifiée de la péninsule Ibérique. Elle abrite 250 espèces d’arbres et d’arbustes sur 105 hectares. Sont observés une amélioration du bien-être et de certains indicateurs de santé mentale chez des participants à des séances de thérapie forestière. Le projet européen PHorestAll étudie les liens entre biodiversité forestière et santé humaine, tandis que cette certification, valable jusqu’en 2031, devra ensuite être réévaluée. (La Relève et la Peste)

6. La Hongrie abroge des dispositions anti-LGBT+ adoptées sous Viktor Orbán

Le Parlement hongrois a voté le 13 octobre la suppression de dispositions d’une loi de 2021 sur la « protection de l’enfance » qui interdisaient d’évoquer l’homosexualité et l’identité de genre auprès des mineurs. Il s’agit de la première suppression significative de restrictions anti-LGBT+ depuis l’arrivée au pouvoir de Peter Magyar en mai 2026. Le Premier ministre affirme que cette réforme permettra à la Hongrie de se conformer au droit européen, tout en la présentant comme un renforcement de la protection de l’enfance plutôt que comme un rétablissement des droits LGBT+. (franceinfo)

7. La Buse de Ridgway connaît une bonne saison de reproduction en 2026

En République dominicaine, plus de 195 couples reproducteurs de cette buse endémique d’Hispaniola ont été recensés en 2026 et plus de 135 jeunes ont pris leur envol. En Haïti, 44 individus ont été comptés dans l’archipel des Cayemites, un record depuis le début du suivi local. Ces résultats suivent plusieurs années de mesures de protection et de réintroduction. Malgré cette progression, l’espèce reste classée en danger critique d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). (Ornithomedia)

8. La déforestation mondiale recule en 2025, mais s’aggrave en Afrique centrale

Sept millions d’hectares de forêts ont été détruits dans le monde en 2025, soit 15 % de moins qu’en 2024, selon le collectif Forest Declaration Assessment. Cette baisse s’explique notamment par le ralentissement de l’expansion agricole en Amazonie brésilienne et une situation plus favorable en Amérique latine. À l’inverse, la déforestation a atteint 2,4 millions d’hectares en Afrique tropicale. Les auteurs mettent en garde contre les risques accrus de sécheresses et d’incendies liés à un épisode intense d’El Niño. (franceinfo)

9. New York prévoit d’interdire les promenades en calèche d’ici 2028

La ville de New York a mis fin aux promenades en calèche, notamment dans Central Park, après plus de 150 ans de tradition. Le conseil municipal devrait voter une loi en ce sens, à la suite notamment de la mort en juin d’un touriste indien de 18 ans, Romanch Mahajan, tombé d’une calèche tirée par un cheval emballé. Le maire Zohran Mamdani a annoncé vouloir protéger les chevaux et accompagner les travailleurs et propriétaires concernés, notamment grâce à un plan de transition professionnelle et à d’éventuelles compensations. (Sky News)

10. Les herbiers marins de Cairns ont récupéré, mais les communautés de poissons ont changé

En Australie, les herbiers marins de Cairns ont retrouvé leur superficie et leur biomasse d’avant les inondations de 2009 à 2011, qui avaient entraîné une baisse de 98 % de leur surface. L’abondance des poissons et le nombre d’espèces ont également retrouvé leurs niveaux antérieurs. Toutefois, une étude fondée sur 34 années de données (1991-2025) montre que les espèces présentes ont changé : la restauration de l’habitat ne signifie donc pas le retour à l’écosystème initial. (Oceanographic)


Photo de couverture – Unsplash – Cuvii

– Mauricette Baelen

 

Source : https://mrmondialisation.org/pyrenees-riviere-et-travail-les-10-bonnes-nouvelles-de-la-semaine/