Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan. Mais pas que. Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...
BLOG EN COURS D'ACTUALISATION... ...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...
1. Animaux écrasés sur les routes : création de l’association Routes vivantes
Une association nommée Routes vivantes a été créée pour réduire la mortalité des animaux sauvages due aux collisions routières. Elle cherche à sensibiliser les automobilistes et à travailler avec les collectivités pour améliorer les passages à faune et mieux intégrer la biodiversité dans l’aménagement des infrastructures routières. (Le Zéphyr)
2. Des policiers appellent à désobéir aux ordres contre la liberté de la presse
Une association de policiers, PRC,dénonce les violences et entraves subies par les journalistes lors de manifestations.
Elle appelle à sanctionner les comportements abusifs et invite même les
policiers à refuser certains ordres jugés contraires à la liberté de la
presse, tout en critiquant la concentration des médias. (Blast)
3.Vallée de l’Arve : des habitants participent à la recherche sur les pollutions
Dans la vallée de l’Arve (Haute-Savoie), l’une des zones les
plus polluées de France, des habitants participent à un institut
écocitoyen qui associe citoyens, scientifiques, élus et acteurs locaux.
Ensemble, ils définissent les thèmes de recherche en
santé-environnement (qualité de l’air, de l’eau, des sols, impacts sur
la santé) afin de produire des études utiles aux décisions publiques et
mieux comprendre les effets des pollutions locales. (Vert)
4. Dans un village de la Meuse, les habitants décident directement des projets locaux
À Ménil-la-Horgne, une assemblée citoyenne permet aux
habitants de voter directement sur les projets du village (équipements,
services, énergie). Le maire et le conseil municipal mettent ensuite en
œuvre les décisions prises collectivement. Le dispositif renforce la participation et la cohésion locale, même s’il ne fait pas l’unanimité parmi les habitants.(Reporterre)
5. Au Brésil, réforme fiscale pour alléger la classe moyenne et taxer davantage les riches
Le gouvernement brésilien a adopté une réforme de l’impôt sur le revenu qui relève le seuil d’exonération,permettant à des millions de ménages de la classe moyenne de ne plus payer d’impôt. En parallèle, la contribution des plus riches est augmentéevia la taxation des dividendes et un impôt minimum sur les très hauts revenus. (La Relève et la Peste)
6. Sanctuaire pour éléphants au Portugal : une alternative à la captivité en Europe
Un sanctuaire pour éléphants ouvre dans le sud du Portugal, dans la région de l’Alentejo. Il doit accueillir des animaux issus de cirques et de zoos européens,
dont Julie, dernière éléphante de cirque du Portugal, et Kariba, une
éléphante vivant seule dans un zoo en Belgique. (The Guardian)
7. Un nouveau scanner pour détecter l’endométriose
Des chercheurs d’Oxford testent un nouveau type de scanner combiné à un traceur pour détecter plus tôt l’endométriose.L’objectif est de réduire les années d’attente avant diagnostic,
souvent très longues avec les méthodes actuelles. Les premiers
résultats sont encourageants mais doivent être confirmés par des études
plus larges. (BBC)
8. Victoire juridique contre la vénerie sous terre des blaireaux dans le Tarn-et-Garonne
Le tribunal administratif de Toulouse a annulé un arrêté
préfectoral autorisant la chasse des blaireaux en période complémentaire
dans le Tarn-et-Garonne.La décision juge cette pratique
illégale, notamment car elle pouvait toucher des jeunes blaireaux encore
dépendants dans les terriers. Les associations de protection de la
nature obtiennent ainsi une victoire après plusieurs années de recours.(ASPAS)
9. Un modèle de placenta artificiel pour mieux tester les médicaments pendant la grossesse
Des chercheurs de l’Université de Berne ont développé un modèle de placenta artificiel en laboratoire pour étudier comment les médicaments passent de la mère au fœtus.
L’objectif est de mieux évaluer les risques, car les effets sur les
femmes enceintes sont souvent mal connus et difficiles à tester. Ce
système pourrait aussi réduire le recours aux tests sur les animaux. (Swisscom / blue News)
10. À Varsovie, des canards prioritaires sur la route au printemps
À Varsovie, en Pologne, des bénévoles et la police interrompent temporairement la circulation chaque printemps pour permettre à des canards sauvages de traverser une route en toute sécurité. Ces opérations protègent notamment les jeunes harles bièvres lors de leur déplacement vers la rivière Vistule. (France 24)
Dans l’Hérault, un tiers-lieu agricole propose des événements culturels et solidaires pour «créer du lien, de la mixité». Las, cet «espace de liberté» en lisière des institutions est menacé par une fermeture administrative.
Paulhan (Hérault), reportage
Cerné par l’autoroute A75 et des vignes soigneusement désherbées, le
mas Nicolas fait figure de bastion rebelle. Entre les oliviers couverts
de fleurs blanches, des plants d’aromates diffusent leurs effluves
rafraîchissants. Quelques poulettes prennent le soleil non loin d’une
prairie colorée de coquelicots et de pissenlits.
Malgré cette effervescence printanière, le hangar paraît vide, et les
deux agriculteurs, Sylvain Roubira et Pierre Gulliez, ont le regard
las. Après un an de bataille administrative, ils se retrouvent au bord
de la banqueroute, accusant des pertes de plus de 60 000 euros. Avec le
désagréable sentiment d’être pris pour des pigeons (un comble pour des
éleveurs de volailles).
Tout avait pourtant bien commencé. Il y a dix ans à Montpellier
(Hérault), dans le sillon de Nuit debout et des Gilets jaunes, les deux
trentenaires créaient — avec d’autres — l’association la Cinquième
saison. «On défendait la réappropriation des terres et l’accès pour tous à une alimentation locale, de qualité», détaille Sylvain Roubira. Cantines populaires, glanages d’olives, paniers d’aide alimentaire avec des produits du coin…
En 2022, une poignée de ces militants firent un pari un peu fou :
racheter 6 hectares d’oliveraies en friche à Paulhan, un territoire
marqué par la viticulture conventionnelle et le vote pour le Rassemblement national. «On voulait participer à créer du lien, de la mixité», souligne Pierre Gulliez. «Ici, on est un peu dans un désert associatif, notamment pour les jeunes, enchérit son camarade. C’est la ruralité oubliée.»
Pour «faire infuser»
leurs idéaux d’autonomie et d’éducation populaire, ils y développent
des activités agricoles — huile d’olive, plantes aromatiques, pâtes et
farine de blés anciens. En complément, ils organisent des ateliers, des
chantiers participatifs avec les habitants du territoire, des colonies
de vacances «façon scout» et des soirées festives.
Dub, fanfare, reggae, techno : quinze soirées en trois ans, à prix
accessible, en partenariat avec des associations culturelles. Le tout en
extérieur, avec vente des produits de la ferme et toilettes sèches. «On était très attentifs à la prévention des violences sexistes et sexuelles et aux risques liés aux addictions, insiste Sylvain Roubira. Ça marchait bien, on sentait qu’il y avait une demande locale pour ce type d’événements.»
Entre les concerts et les ateliers, l’association a ainsi accueilli près de 4 000 personnes depuis la reprise de la ferme. «Ils font un travail hyper précieux»,
salue Florence Cros, de l’association locale Terre-contact, qui a
organisé des récoltes familiales d’olives et vend l’huile du mas dans
son épicerie solidaire. «Ça rapproche les gens de leur territoire, des sources vivrières locales.»
«On sentait qu’il y avait une demande locale pour ce type d’événements»
Un succès donc, qui assurait la viabilité économique du projet — «car ce n’est pas avec notre seule activité agricole qu’on arrivait à vivre». En bref, tout roulait… Jusqu’à ce 20 juin 2025.
Contrôle inopiné
Ce soir de Fête de la musique, la soirée était portée par H2O,
une association connue dans le milieu des raves et free parties — un
détail qui n’en est pas un. Quelques heures avant le début des
festivités, les paysans ont vu débarquer dans leurs champs une équipe
inattendue. Des policiers, un élu municipal, un représentant du Service
départemental d’incendie et de secours (Sdis) et un autre de la
préfecture. Objectif de ce contrôle «inopiné» : vérifier la conformité du site aux normes des établissements recevant du public.
Dans le rapport de visite, que Reporterre a pu consulter, les autorités se sont particulièrement inquiétées du risque incendie, délivrant un avis «défavorable»
à l’ouverture du site au public. Quelques heures plus tard, c’était
chose faite : un arrêté municipal ordonnait la fermeture administrative
du lieu, jusqu’à sa mise en conformité avec la réglementation des
établissements recevant du public (ERP).
Pour les agriculteurs, ce fut la douche froide. «On a été contrôlés comme une salle de concert, alors qu’on organisait des soirées associatives avec moins de 250 personnes»,
soupire Sylvain Roubira. Malgré tout, l’association choisit de suivre
la procédure. Appel à un cabinet d’études pour le passage en ERP, annulation de tous les événements prévus, demandes de subventions… Le dossier fut finalement déposé en décembre 2025.
Le 2 avril, un courrier du maire de Paulhan, Claude Valéro, classe la demande «sans suite». Raison invoquée : le projet «n’est pas considéré comme un ERP» mais relève d’une autre catégorie, celle des installations ouvertes au public (IOP)... et les règles ne sont plus les mêmes.
Flou juridique
Retour à la case départ — avec un gros risque de casse pour cette ferme dépendante des revenus liés à l’événementiel. «On a joué le jeu, on a essayé de tout bien faire, lâche, amer, Pierre Gulliez. On a un peu le sentiment d’être pris pour des idiots.»
«Un exemple ubuesque»,
selon leur avocate, maître Sophie Mazas. Pour elle, le tiers-lieu se
trouvait dans un flou juridique : celui des soirées festives et
microfestivals, portés par des associations, des comités de fête, «qui jusqu’à présent ne posait aucun problème et qui aujourd’hui cristallise toutes les tensions».
«On a des hommes et femmes politiques qui ne supportent pas que des gens vivent sans le contrôle de l’État et se gèrent eux-mêmes, regrette l’avocate, également membre de la Ligue des droits de l’Homme. Il devient de plus en plus difficile d’avoir des espaces de liberté pour la société civile.»
Avec ses prairies d’herbes folles, son soutien aux Soulèvements de la Terre et ses soirées techno, la Cinquième saison incarne en effet «un espace de liberté» en lisière des institutions. Trop politique ou marginale pour les autorités? Sollicitées par Reporterre, ni la préfecture ni la mairie n’ont répondu à nos questions.
Membre de l’association France tiers-lieux, Akira Lavault connaît
bien ces écueils administratifs sur lesquels se fracassent nombre de
projets : «Les tiers-lieux, qui portent des innovations sociales, se retrouvent souvent dans des situations compliquées»,
constate celle qui gère également un lieu, Maison Glaz, dans le
Morbihan. Parce qu’ils expérimentent d’autres façons de faire,
d’habiter, de s’organiser, ces espaces se retrouvent régulièrement en
marge de la réglementation. Il suffit alors de fonctionnaires ou d’élus
un peu trop zélés pour faire capoter ces initiatives pourtant fertiles.
Pour elle, plutôt que d’enfoncer ces alternatives, il faudrait, au contraire «les accompagner», car «l’immense majorité des porteurs de projet veulent bien faire, personne n’a envie de créer des lieux dangereux ou inaccessibles».
Las, l’heure n’est pas au soutien politique : les aides publiques aux
quelque 3 500 tiers-lieux de l’Hexagone ont fondu de 14 millions d’euros
il y a deux ans à moins de 700 000 euros en 2026. «On se sent clairement abandonnés, alors qu’on remplit des missions d’intérêt général», dit Akira Lavault.
Pour le moment, au mas Nicolas, Sylvain Roubira et Pierre Gulliez ont
adressé une lettre au maire, lui demandant l’autorisation de rouvrir
cet été, en parallèle de leur mise aux normes IOP. «Si
le lieu ferme, ce sera un potentiel manque pour tous les partenaires et
associations qui œuvrent à lier agriculture et alimentation», regrette Florence Cros.
La
ligne de train reliant Elne à Céret est fermée au voyageurs depuis le
siècle dernier. Désormais, seuls des trains de marchandises circulent
entre Elne et Le Boulou, voire Saint-Jean-Pla-de-Corts. Même si elle est
en très bon état sur cette portion, la ligne est à moitié à l'abandon entre Saint-Jean-Pla-de-Corts et Céret.
Une réouverture aux voyageurs entre Perpignan, Elne et Céret, avec des arrêts à Brouilla, Banyuls dels Aspres, Le Boulou, Saint-Jean-pla-de-Cortset la zone Tech-Oulrich serait une excellente nouvelle sur plusieurs aspects :
Environnement : Le train est un moyen de transport qui pollue jusqu'à 50 fois moins
que la voiture. Aujourd'hui, on considère que plus de 15 000 personnes
utilisent tous les jours la voiture dans le Vallespir. Beaucoup le font
pour aller travailler à Perpignan au quotidien. Si ne serait-ce qu'une
petite partie de ces gens se reportaient sur le train, on pourrait
fortement réduire les émissions de CO2 dans notre département.
Temps de trajet: La ligne permettrait de relier Céret à Perpignan en moins de 40min.Un
temps équivalent à ce qui se fait en voiture, mais c'est sans compter
les bouchons en heure de pointe. Avec le train, fini les embouteillages
et les problèmes de parking à Perpignan !
Pouvoir d'achat: Les billets pourraient être à 1€
pour tout le monde, comme sur la ligne Perpignan-Villefranche de
Conflent où on a aussi un abonnement à 40€/mois. Un trajet en voiture
entre Céret et Perpignan, peut coûter aujourd'hui jusqu'à 6€ entre
l'essence et le péage (et c'est sans compter l'entretien et les
possibles réparations sur la voiture !). Le train pourrait faire
économiser plus de 200 € par mois aux gens qui vont travailler tous les jours à Perpignan.
Trafic : Une cadence de 8 trains quotidiens dans les deux sens de circulation pourrait permettre de transporter jusqu'à 2000 voire 3000 personnes par jour. Cela représente environ 20% des personnes faisant le trajet en voiture tous les jours, et désengorgerait l'entrée de Céret en heure de pointe.
Énergie : Alors même que nous traversons une flambée desprix du carburant à la pompe, nous savons que les prochaines années nous réservent encore plus dedifficultés pour s'approvisionner en pétrole. Le train électrique qui pourrait rouler chez nous, apparait alors comme un moyen de transport qui répond aux enjeux d'énergie du futur.
Confort: En train, on peut prendre le tempsde
travailler, aller au toilettes, regarder le paysage... Ce sont autant
d'éléments qui rendent le voyage en train plus confortable qu'un trajet à
bord d'une voiture.
Multimodalité: Le train est une bonne opportunité
pour développer l'utilisation combinée de plusieurs modes de transport.
Ainsi, la gare de Céret pourrait être desservie par les carsreliant le haut Vallespir. Une navette faisant le trajet gare-centre, pourrait également être une bonne idée à Céret. La gare pourrait également comporter des places de parking et desemplacements sécurisés pour vélos. Ainsi il n'y a pas d'opposition entre le vélo et le train, mais ce sont plutôt deux modes de transports complémentaires.
Social: Le train du quotidien est un mode de
transport qui permet de se déplacer en groupe, de rencontrer des
personnes, de créer des liens, etc. C'est un véritable lieu de vie.
Économie: Le train jusqu'à Céret serait aussi un excellent moyen de redynamiser de façon raisonnée l'économie du Vallespir.
La réouverture de la ligne est un projet réaliste et
ne devrait pas être très compliquée à réaliser. Il suffirait de
remettre en état les quais dans les différentes gares et de refaire la
voie entre Saint-Jean-pla-de-Corts et Céret. Il faudrait aussi remettre
en état et sécuriser les 4 passages à niveau entre Saint-Jean et Céret.
On pourrait imaginer une électrification de la voie sur cette même
portion, même si des éventuels train bimodes électrique-diesel
pourraient aussi circuler sur la ligne.
La réouverture de la ligne dépend en grande partie de la région Occitanie qui a les compétences en la matière. La région et sa présidente Carole
Delga ont fait preuve de volontarisme ces dernières années en termes de
politique ferroviaire en rouvrant un bon nombre de lignes fermées aux
voyageurs comme Alès-Bessèges, Montréjeau-Luchon et la Rive droite du
Rhône. Voilà qui est rassurant et nous permet de croire en un avenir
pour notre ligne du Vallespir. Même si ce n'est donc pas une compétence
des communes, intercommunalités ou du département, nos élus locaux vont devoir faire pression pour exiger à la Région, à l’État et à la SNCF la réouverture de cette ligne.
On peut supposer que le chantier s'élèverait aux alentours de 35 millions d'euros.
Une somme qui peut être financée facilement si le projet est pris au
sérieux par la Région Occitanie et nos élus locaux. La réouverture
permettrait également d'éviter le projet inutile, destructeur, et court-termiste
de construction d'un quatrième pont à Céret, étant donné que le pont
ferroviaire est encore en place et en bon état. La construction du pont
routier couterait d'ailleurs aux alentours de5 millions d'euros de plus que la réouverture de la ligne de train.
Mobilisons-nous et faisons pressionsur nos élus pour qu'ils fassent aujourd'hui le choix du train, le transport écologique de demain !
Signez la pétition pour le retour du train à Céret :
*Le
forum vies mobiles est un laboratoire d’idées français
scientifique et citoyen spécialisé dans l’expertise de la
mobilité
Tom Dubois est
responsable de la valorisation des recherches, de la communication et
des relations publiques du Forum Vies Mobiles. Il est diplômé d’un
master en urbanisme et aménagement du territoire et également
titulaire d’un master spécialisé en communication.
Les projets routiers dévorent les terres. Ils sont le front pionnier de
l'urbanisation à marche forcée qui dévaste toutes nos campagnes : zones
commerciales et zones d’activités économiques s'étendent partout. Ils enferment
chacun de nous dans la dépendance à la voiture. Les usager·es, particulièrement
dans les territoires ruraux, sont pénalisé.e.s.
Le
transport représente 31 % des émissions de gaz à effet de serre de la France.
Le transport routier est de 9 à 14 fois plus polluant que le train. Les
dépenses de transport constituent 14 % des dépenses de consommation des
particuliers.C'est une question de justice sociale et
environnementale.
A CÉRET comme ailleurs, le projet
de route et de viaduc serait catastrophique pour l’environnementet la biodiversité. BIEN VIVRE EN VALLESPIR
milite pour l’ARRÊT
DÉFINITIF de ce projet destructeur et sans intérêt public. Avec le
soutien de la Déroute des routes, nous préconisons la restauration de la ligne ferroviaire
VOYAGEURS : PERPIGNAN-CÉRET, avec un emplacement de la gare en amont-rive droite du
Tech pour permettre un meilleur accès aux habitants de Céret et du haut
Vallespir.
L’alternative ferroviaireprésente des avantages très supérieurs à
ceuxattendus du projet routier. Une
expertise a montré la faisabilité et la très grande utilité publique de la
ligne ferroviaire Céret-Le Boulou-Elne-Perpignan.L’infrastructure ferrée existe déjà en
grande partie et est en grande partie récupérable. La réouverture
envisagéene génère aucune incidence sur
le site Natura 2000 et son impact CO2 est extrêmement faible contrairement au
projet routier. Enfin, l’évaluation de son coût est probablement inférieur au projet
routier.
Avec
la Déroute des routesnous demandons que les financements des
transports en commun et en particulier le train du quotidien, soient une priorité
politique.
La
coalition de La Déroute des routes, coalition qui rassemble plus de 50
collectifs en lutte contre des projets routiers contestés,propose 3 mesures pour transformer en
profondeur nos mobilités et répondre à l’urgence climatique et sociale :
1. Nationaliser les profits des concessions routières pour investir dans les
alternatives de transport. 2. Instaurer unmoratoire pour mettre fin aux investissements dans les nouveaux projets
routiers. 3. Investir dans le développement des alternatives de transport
L'étude conduite par Vizea et Bl Evolution avec le Forum Vies Mobiles montre que
l'alternative au « tout voiture » n'est pas une utopie. Cette étude vous sera présentéeet suivie d’un débat le :
SAMEDI 30 mai à 19 heures
Au cinéma
LE
MAJESTIC du BOULOU
(17 avenue du GL Santraille au Boulou )
Venez nombreux !!
Plus d'infos sur la campagne nationale :
Signez la pétition pour le retour du train à Céret :
La joie, ça nous déborde J’allais vous faire une carte postale de printemps, vous donner des
nouvelles de mon voisin cheval, vous impressionner par la hauteur des
vagues, vous dire qu’il y a des moments où il suffit de respirer pour
être heureux et voilà un message : « bienvenue en Israël ». Voilà « les images qui ont fait le tour du monde ». Des gens yeux bandés, attachés, agenouillés, alignés, humiliés, torturés.
Ce
que les Palestiniens subissent tous les jours depuis des mois et des
années sans trop nous indigner, cette fois c’est nous. Disons
quelques-unes et quelques-uns vivant du bon côté du monde et qui, à bord
d’une flottille de plusieurs navires, étaient en route pour briser le
blocus de Gaza et dénoncer le génocide et les massacres quotidiens en
Cisjordanie.
Les précédentes flottilles ont été malmenées et refoulées par Israël
mais, cette fois, les militants européens de la flottille SUMUD
interceptée illégalement ont été frappés et torturés avec harcèlements
et humiliations sexuels, sous les ordres du ministre israélien de la
sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, ouvertement raciste et fasciste,
goguenard et exalté au milieu des tortures en répétant « bienvenue en Israël, on est chez nous ». Le « on est chez nous » de nos fachos franchouillards.
Cette fois, alors que les Palestiniens subissent quotidiennement ce
genre de tortures dans une quasi-indifférence, le monde-du-bon-côté a
exprimé sa désapprobation. L’Espagne, l’Irlande, l’Italie, même le très
lâche Jean-Noël Barrot, le ministre français des affaires étrangères qui
a d’abord renvoyé dos à dos la flottille et le pouvoir israélien puis
qui, à l’unisson, a dit son indignation suite à Nétanyahou qui lui-même
a grondé avec modération son ministre de la sécurité nationale qui lui
est indispensable pour se maintenir au pouvoir jusqu’aux prochaines
élections et échapper aux boulets de ses diverses condamnations.
Du côté israélien, à part les rares médias critiques comme Haaretz et les ONG des droits humains, l’opinion ne semble pas autrement scandalisée.
Saluts et fraternité à celles et ceux de la flottille et celles et
ceux qui partout luttent et dénoncent le génocide et les crimes du
gouvernement israélien sans tomber dans le piège de la confusion et de
l’antisémitisme.
P.P.S.Sinon, quand même, mon voisin cheval va très
bien, il se pavane avec Madame et les deux poulains qui me sourient
quand je les photographie et qui aiment bien le goût de la petite brume
salée dans le pelage de leur jolie maman car quand même c’est vrai par
moment, la joie ça nous déborde.
Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste, fait partie des 2 000 professionnels du cinéma qui ont signé la tribune parue dans Libération contre « la concentration inédite de la chaîne de financement entre les mains de Vincent Bolloré » : la-bas.org/la-bas-magazine/chroniques/contre-le-technofascisme
Juin 1936 : Champi chante en soutien des grévistes des grands magasins