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Une nouvelle action de sabotage a visé sept miradors de chasse à Villey-le-Sec
Miradors détruits dans une forêt par des militants anti-chasse
24 mai 2026
La
fronde anti-chasse prend une tournure de plus en plus concrète et
stratégique en Europe. Récemment, ce sont sept miradors de chasse qui
ont été mis à bas à Villey-le-Sec. Entre ras-le-bol citoyen et actions
nocturnes ultra-rapides, la résistance face aux chasseurs s'organise
avec une efficacité redoutable, laissant le monde cynégétique totalement
démuni.
Une nuit d’action radicale à Villey-le-Sec
Le
monde de la chasse est en émoi dans la région de Villey-le-Sec. En
l'espace d'une seule nuit, sept miradors de chasse ont été
méthodiquement détruits, coupés à la base et rendus totalement
inutilisables. Une plainte a immédiatement été déposée par les
associations de chasse locales, mais le message envoyé est clair : la
forêt n'appartient plus impunément aux fusils.
Ce
coup d'éclat n'est pas un cas isolé. Il s'inscrit dans un mouvement de
fond où les installations permettant de traquer le grand gibier comme l'explique notre guide complet du mirador de chassse
deviennent les cibles prioritaires de ceux qui défendent la faune
sauvage. Pour les militants, mettre à bas un mirador, c'est directement
entraver la capacité des chasseurs à piéger les animaux en toute
sécurité depuis leurs promontoires.
Militants et simples citoyens : le ras-le-bol généralisé
Ce
qui inquiète particulièrement les autorités cynégétiques, c'est que ces
actes ne sont plus seulement le fait de groupuscules radicaux.
Aujourd'hui, de simples citoyens, des randonneurs, des amoureux de la
nature et des riverains excédés par les détonations et le sentiment
d'insécurité se joignent à la cause.
La
cohabitation en forêt est devenue impossible. Le public ne tolère plus
de voir les espaces naturels privatisés par une minorité armée. Face à
l'inertie des pouvoirs publics, l'action directe apparaît pour beaucoup
comme le seul rempart efficace pour protéger le vivant. Les miradors,
symboles de la domination humaine et de la mise à mort programmée de la
faune, tombent les uns après les autres à travers toute l'Europe, qu'il s'agisse de ruse insolite comme cette fausse annonce sur LeBonCoin ou de sabotages physiques bien réels.
Une stratégie de terrain ultra-efficace et indétectable
Bien
conscients de la colère grandissante de la population, les chasseurs
tentent de réagir. Ils multiplient les précautions : caméras de chasse
dissimulées dans les arbres (parfois illégalement sur le domaine
public), rondes de surveillance, signalements... Mais malheureusement
pour eux, les militants anti-chasse ont toujours une longueur d'avance
et font preuve d'une réactivité ainsi que d'une discipline
impressionnantes. La méthode des "saboteurs" est parfaitement rodée et repose sur la discrétion absolue :
Le repérage en plein jour : Les militants arpentent les forêts sous l'apparence de simples
promeneurs ou de joggeurs. Pas de comportement suspect, pas de vêtement
distinctif. Ils cartographient les installations en toute légalité.
L'anonymat visuel :
Lors des actions, les tenues sont neutres, sombres, sans aucun logo,
marque ou élément permettant une identification sur d'éventuelles
caméras thermiques ou de vision nocturne.
La rapidité d'exécution :
Le sciage des pieds d'un mirador en bois ne prend que quelques minutes à
peine avec des outils adaptés et silencieux. L'action nocturne est
chirurgicale : arrivée, destruction, repli. Avant même que l'alerte ne
puisse être donnée, le site est désert.
Vers la fin de l'impunité pour les chasseurs ?
L'épisode
de Villey-le-Sec démontre que le rapport de force est en train de
changer. La peur a changé de camp. Les chasseurs, qui se considéraient
autrefois comme les "gestionnaires" légitimes de la nature, se
retrouvent aujourd'hui sur la défensive, obligés de barricader ou de
surveiller des structures de bois qui finissent inévitablement par être
ciblées.
Chaque
mirador détruit, c'est une zone de répit rendue aux animaux et un pas
de plus vers une nature sans violence. Un sentiment de plus en plus
partagé au sein de la communauté des défenseurs des animaux.
Alors
que les plaintes s'accumulent sans grand résultat vu l'absence de
preuves et l'organisation sans faille des militants, une question se
pose : combien de temps le lobby de la chasse pourra-t-il maintenir ses
infrastructures face à une guérilla citoyenne et pacifique pour la
faune, mais destructrice pour le matériel de chasse ? Une chose est
sûre, sur AnimalWeb Belgique, nous continuerons de suivre de près cette
transition vers une forêt partagée et respectueuse du vivant.
AnimalWeb Belgique :
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1. Animaux écrasés sur les routes : création de l’association Routes vivantes
Une association nommée Routes vivantes a été créée pour réduire la mortalité des animaux sauvages due aux collisions routières. Elle cherche à sensibiliser les automobilistes et à travailler avec les collectivités pour améliorer les passages à faune et mieux intégrer la biodiversité dans l’aménagement des infrastructures routières. (Le Zéphyr)
2. Des policiers appellent à désobéir aux ordres contre la liberté de la presse
Une association de policiers, PRC,dénonce les violences et entraves subies par les journalistes lors de manifestations.
Elle appelle à sanctionner les comportements abusifs et invite même les
policiers à refuser certains ordres jugés contraires à la liberté de la
presse, tout en critiquant la concentration des médias. (Blast)
3.Vallée de l’Arve : des habitants participent à la recherche sur les pollutions
Dans la vallée de l’Arve (Haute-Savoie), l’une des zones les
plus polluées de France, des habitants participent à un institut
écocitoyen qui associe citoyens, scientifiques, élus et acteurs locaux.
Ensemble, ils définissent les thèmes de recherche en
santé-environnement (qualité de l’air, de l’eau, des sols, impacts sur
la santé) afin de produire des études utiles aux décisions publiques et
mieux comprendre les effets des pollutions locales. (Vert)
4. Dans un village de la Meuse, les habitants décident directement des projets locaux
À Ménil-la-Horgne, une assemblée citoyenne permet aux
habitants de voter directement sur les projets du village (équipements,
services, énergie). Le maire et le conseil municipal mettent ensuite en
œuvre les décisions prises collectivement. Le dispositif renforce la participation et la cohésion locale, même s’il ne fait pas l’unanimité parmi les habitants.(Reporterre)
5. Au Brésil, réforme fiscale pour alléger la classe moyenne et taxer davantage les riches
Le gouvernement brésilien a adopté une réforme de l’impôt sur le revenu qui relève le seuil d’exonération,permettant à des millions de ménages de la classe moyenne de ne plus payer d’impôt. En parallèle, la contribution des plus riches est augmentéevia la taxation des dividendes et un impôt minimum sur les très hauts revenus. (La Relève et la Peste)
6. Sanctuaire pour éléphants au Portugal : une alternative à la captivité en Europe
Un sanctuaire pour éléphants ouvre dans le sud du Portugal, dans la région de l’Alentejo. Il doit accueillir des animaux issus de cirques et de zoos européens,
dont Julie, dernière éléphante de cirque du Portugal, et Kariba, une
éléphante vivant seule dans un zoo en Belgique. (The Guardian)
7. Un nouveau scanner pour détecter l’endométriose
Des chercheurs d’Oxford testent un nouveau type de scanner combiné à un traceur pour détecter plus tôt l’endométriose.L’objectif est de réduire les années d’attente avant diagnostic,
souvent très longues avec les méthodes actuelles. Les premiers
résultats sont encourageants mais doivent être confirmés par des études
plus larges. (BBC)
8. Victoire juridique contre la vénerie sous terre des blaireaux dans le Tarn-et-Garonne
Le tribunal administratif de Toulouse a annulé un arrêté
préfectoral autorisant la chasse des blaireaux en période complémentaire
dans le Tarn-et-Garonne.La décision juge cette pratique
illégale, notamment car elle pouvait toucher des jeunes blaireaux encore
dépendants dans les terriers. Les associations de protection de la
nature obtiennent ainsi une victoire après plusieurs années de recours.(ASPAS)
9. Un modèle de placenta artificiel pour mieux tester les médicaments pendant la grossesse
Des chercheurs de l’Université de Berne ont développé un modèle de placenta artificiel en laboratoire pour étudier comment les médicaments passent de la mère au fœtus.
L’objectif est de mieux évaluer les risques, car les effets sur les
femmes enceintes sont souvent mal connus et difficiles à tester. Ce
système pourrait aussi réduire le recours aux tests sur les animaux. (Swisscom / blue News)
10. À Varsovie, des canards prioritaires sur la route au printemps
À Varsovie, en Pologne, des bénévoles et la police interrompent temporairement la circulation chaque printemps pour permettre à des canards sauvages de traverser une route en toute sécurité. Ces opérations protègent notamment les jeunes harles bièvres lors de leur déplacement vers la rivière Vistule. (France 24)
Dans l’Hérault, un tiers-lieu agricole propose des événements culturels et solidaires pour «créer du lien, de la mixité». Las, cet «espace de liberté» en lisière des institutions est menacé par une fermeture administrative.
Paulhan (Hérault), reportage
Cerné par l’autoroute A75 et des vignes soigneusement désherbées, le
mas Nicolas fait figure de bastion rebelle. Entre les oliviers couverts
de fleurs blanches, des plants d’aromates diffusent leurs effluves
rafraîchissants. Quelques poulettes prennent le soleil non loin d’une
prairie colorée de coquelicots et de pissenlits.
Malgré cette effervescence printanière, le hangar paraît vide, et les
deux agriculteurs, Sylvain Roubira et Pierre Gulliez, ont le regard
las. Après un an de bataille administrative, ils se retrouvent au bord
de la banqueroute, accusant des pertes de plus de 60 000 euros. Avec le
désagréable sentiment d’être pris pour des pigeons (un comble pour des
éleveurs de volailles).
Tout avait pourtant bien commencé. Il y a dix ans à Montpellier
(Hérault), dans le sillon de Nuit debout et des Gilets jaunes, les deux
trentenaires créaient — avec d’autres — l’association la Cinquième
saison. «On défendait la réappropriation des terres et l’accès pour tous à une alimentation locale, de qualité», détaille Sylvain Roubira. Cantines populaires, glanages d’olives, paniers d’aide alimentaire avec des produits du coin…
En 2022, une poignée de ces militants firent un pari un peu fou :
racheter 6 hectares d’oliveraies en friche à Paulhan, un territoire
marqué par la viticulture conventionnelle et le vote pour le Rassemblement national. «On voulait participer à créer du lien, de la mixité», souligne Pierre Gulliez. «Ici, on est un peu dans un désert associatif, notamment pour les jeunes, enchérit son camarade. C’est la ruralité oubliée.»
Pour «faire infuser»
leurs idéaux d’autonomie et d’éducation populaire, ils y développent
des activités agricoles — huile d’olive, plantes aromatiques, pâtes et
farine de blés anciens. En complément, ils organisent des ateliers, des
chantiers participatifs avec les habitants du territoire, des colonies
de vacances «façon scout» et des soirées festives.
Dub, fanfare, reggae, techno : quinze soirées en trois ans, à prix
accessible, en partenariat avec des associations culturelles. Le tout en
extérieur, avec vente des produits de la ferme et toilettes sèches. «On était très attentifs à la prévention des violences sexistes et sexuelles et aux risques liés aux addictions, insiste Sylvain Roubira. Ça marchait bien, on sentait qu’il y avait une demande locale pour ce type d’événements.»
Entre les concerts et les ateliers, l’association a ainsi accueilli près de 4 000 personnes depuis la reprise de la ferme. «Ils font un travail hyper précieux»,
salue Florence Cros, de l’association locale Terre-contact, qui a
organisé des récoltes familiales d’olives et vend l’huile du mas dans
son épicerie solidaire. «Ça rapproche les gens de leur territoire, des sources vivrières locales.»
«On sentait qu’il y avait une demande locale pour ce type d’événements»
Un succès donc, qui assurait la viabilité économique du projet — «car ce n’est pas avec notre seule activité agricole qu’on arrivait à vivre». En bref, tout roulait… Jusqu’à ce 20 juin 2025.
Contrôle inopiné
Ce soir de Fête de la musique, la soirée était portée par H2O,
une association connue dans le milieu des raves et free parties — un
détail qui n’en est pas un. Quelques heures avant le début des
festivités, les paysans ont vu débarquer dans leurs champs une équipe
inattendue. Des policiers, un élu municipal, un représentant du Service
départemental d’incendie et de secours (Sdis) et un autre de la
préfecture. Objectif de ce contrôle «inopiné» : vérifier la conformité du site aux normes des établissements recevant du public.
Dans le rapport de visite, que Reporterre a pu consulter, les autorités se sont particulièrement inquiétées du risque incendie, délivrant un avis «défavorable»
à l’ouverture du site au public. Quelques heures plus tard, c’était
chose faite : un arrêté municipal ordonnait la fermeture administrative
du lieu, jusqu’à sa mise en conformité avec la réglementation des
établissements recevant du public (ERP).
Pour les agriculteurs, ce fut la douche froide. «On a été contrôlés comme une salle de concert, alors qu’on organisait des soirées associatives avec moins de 250 personnes»,
soupire Sylvain Roubira. Malgré tout, l’association choisit de suivre
la procédure. Appel à un cabinet d’études pour le passage en ERP, annulation de tous les événements prévus, demandes de subventions… Le dossier fut finalement déposé en décembre 2025.
Le 2 avril, un courrier du maire de Paulhan, Claude Valéro, classe la demande «sans suite». Raison invoquée : le projet «n’est pas considéré comme un ERP» mais relève d’une autre catégorie, celle des installations ouvertes au public (IOP)... et les règles ne sont plus les mêmes.
Flou juridique
Retour à la case départ — avec un gros risque de casse pour cette ferme dépendante des revenus liés à l’événementiel. «On a joué le jeu, on a essayé de tout bien faire, lâche, amer, Pierre Gulliez. On a un peu le sentiment d’être pris pour des idiots.»
«Un exemple ubuesque»,
selon leur avocate, maître Sophie Mazas. Pour elle, le tiers-lieu se
trouvait dans un flou juridique : celui des soirées festives et
microfestivals, portés par des associations, des comités de fête, «qui jusqu’à présent ne posait aucun problème et qui aujourd’hui cristallise toutes les tensions».
«On a des hommes et femmes politiques qui ne supportent pas que des gens vivent sans le contrôle de l’État et se gèrent eux-mêmes, regrette l’avocate, également membre de la Ligue des droits de l’Homme. Il devient de plus en plus difficile d’avoir des espaces de liberté pour la société civile.»
Avec ses prairies d’herbes folles, son soutien aux Soulèvements de la Terre et ses soirées techno, la Cinquième saison incarne en effet «un espace de liberté» en lisière des institutions. Trop politique ou marginale pour les autorités? Sollicitées par Reporterre, ni la préfecture ni la mairie n’ont répondu à nos questions.
Membre de l’association France tiers-lieux, Akira Lavault connaît
bien ces écueils administratifs sur lesquels se fracassent nombre de
projets : «Les tiers-lieux, qui portent des innovations sociales, se retrouvent souvent dans des situations compliquées»,
constate celle qui gère également un lieu, Maison Glaz, dans le
Morbihan. Parce qu’ils expérimentent d’autres façons de faire,
d’habiter, de s’organiser, ces espaces se retrouvent régulièrement en
marge de la réglementation. Il suffit alors de fonctionnaires ou d’élus
un peu trop zélés pour faire capoter ces initiatives pourtant fertiles.
Pour elle, plutôt que d’enfoncer ces alternatives, il faudrait, au contraire «les accompagner», car «l’immense majorité des porteurs de projet veulent bien faire, personne n’a envie de créer des lieux dangereux ou inaccessibles».
Las, l’heure n’est pas au soutien politique : les aides publiques aux
quelque 3 500 tiers-lieux de l’Hexagone ont fondu de 14 millions d’euros
il y a deux ans à moins de 700 000 euros en 2026. «On se sent clairement abandonnés, alors qu’on remplit des missions d’intérêt général», dit Akira Lavault.
Pour le moment, au mas Nicolas, Sylvain Roubira et Pierre Gulliez ont
adressé une lettre au maire, lui demandant l’autorisation de rouvrir
cet été, en parallèle de leur mise aux normes IOP. «Si
le lieu ferme, ce sera un potentiel manque pour tous les partenaires et
associations qui œuvrent à lier agriculture et alimentation», regrette Florence Cros.