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vendredi 18 septembre 2026

25 minutes d’applaudissements pour un film qui est une « incitation antisémite à l’échelle mondiale » selon Benyamin Nétanyahou


25 minutes d’applaudissements 

pour un film qui est une 

« incitation antisémite 

à l’échelle mondiale » 

selon Benyamin Nétanyahou

 

Le

 

Les militaires israéliens témoignent dans la nuit pour ne pas être reconnus et leur voix a été modifiée (photo : The Guardian)
 

La plus longue standing ovation jamais enregistrée dans un grand festival de cinéma pour NAZA, le film de deux journalistes israéliens, Rachel Szor et Yuval Abraham, à la Mostra de Venise.

Le titre NAZA (« dommage collatéral ») est un terme militaire des services de renseignement israéliens pour désigner la marge de victimes civiles jugée tolérable lors d’une attaque.

Colère et menace du gouvernement et de l’état-major israéliens, même si le film n’est pas encore dans les salles.

Avec les témoignages de 24 membres de l’armée et des services de renseignement, le film montre le système de planification des frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza à partir du 7 octobre 2023, en s’appuyant sur les enquêtes journalistiques du Guardian et du site israélien +972 Magazine.

Le ministre de la culture Miki Zohar dénonce une « trahison envers Israël » et annonce vouloir retirer immédiatement la citoyenneté israélienne aux deux réalisateurs qu’il accuse de « nuire à leur patrie afin de recevoir les applaudissements des antisémites du monde entier ». Pour le premier ministre Benyamin Nétanyahou, c’est une « incitation antisémite à l’échelle mondiale ».

L’armée israélienne rejette catégoriquement les témoins, remettant en cause leur fiabilité.

Selon les témoignages, l’IA Lavender, logiciel de ciblage développé par l’armée israélienne, est capable d’identifier des cibles en utilisant les données de milliers de téléphones portables piratés. Exemple : « Papa est à la maison » sur le portable d’un enfant suffit à lancer un bombardement selon les témoignages. Procédure dite « Where is Daddy ».

Au contraire, l’armée affirme que ces décisions « sont prises uniquement par des humains ».

« Nous montrons dans notre film un système qui, par essence, cible des personnes dans des zones civiles, dans leur domicile familial », précise le réalisateur Yuval Abraham à l’agence Reuters. « Parfois, il peut y avoir plus de 500 NAZA (…), des villages ou des quartiers entiers sont détruits. »

Un responsable militaire parmi les personnes interrogées reconnaît « des tueries de masse à une échelle industrielle », alors qu’Israël affirme encore s’efforcer d’éviter la mort de civils et accuse le Hamas de les utiliser comme « boucliers humains ».

Les officiers évoquent aussi des massacres dans des zones interdites définies par Israël, notamment à proximité de centres de distribution d’aide humanitaire. Leur emplacement n’est pas communiqué aux habitants, admet l’un des officiers : « ils doivent l’apprendre à leurs dépens ».

Via des images d’archives, le film illustre enfin comment la surveillance de masse des Palestiniens par Israël a été mise en place bien avant le 7 octobre 2023.

Sortie prévue : 30 septembre.

À la veille des élections israéliennes du 27 octobre et à quelques jours du troisième anniversaire des massacres du 7-Octobre, NAZA rallume toutes les polémiques sur le génocide à Gaza.

Là-bas si j’y suis

 

Source : https://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/25-minutes-d-applaudissements-pour-un-film-qui-est-une-incitation-antisemite-a-l-echelle-mondiale-selon-Benyamin-Netanyahou 

jeudi 17 septembre 2026

LATCHO DROM ! BONNE ROUTE !

Tony Gatlif (10.09.1948 - 02.09.2026), le réalisateur de « Gadjo dilo » et de « Latcho Drom », est mort à Arles à l’âge de 77 ans

LATCHO DROM ! 

BONNE ROUTE !

Le

 

Tony Gatlif à Paris, le 5 mars 2012 (photo : Yann Rabanier/LIBÉRATION)

 

C’est où ton pays quand t’en as plus ? Et quand t’en as jamais eu ? C’est quoi tes rues, tes saisons, tes odeurs, tes amours, ton école, ta boussole ? Tony Gatlif a la réponse : la musique. Voilà le pays qu’il nous fait aimer dans ses films, Latcho Drom, Gadjo dilo et tous les autres, des histoires différentes mais toujours dans la même patrie sans bords, celle des Gitans, Tsiganes, Roms, Manouches et celle de tous ceux qui ont des semelles de vent.

« Les Tsiganes n’apprennent pas la musique, ils la volent ». À partir d’un des rares moyens qu’ils avaient pour vivre, ces musiciens ont agrandi la vie. D’abord la leur, comme gagne-pain, puis ils ont agrandi la vie de toute l’humanité à partir de cette petite seconde d’éternité où Django attaque Nuages, puis tous les autres qui jouent de leur âme jusqu’à l’os, jusqu’à la fièvre, même jusqu’à la transe.

Mais le sédentaire redoute le nomade, les assis haïssent les oiseaux de passage. Une vieille histoire, vous croyez ? Pas pour tout le monde en cette année électorale qui commence avec une surenchère de racolage. Le 4 août dernier, Gabriel Attal, qui court après les voix de l’extrême droite, vient en Vendée, à Saint-Hilaire-de-Riez, pour dénoncer un camp illégal de « gens du voyage », avec comme solution un « registre national des grands déplacements ».

L’ancien premier ministre d’Emmanuel Macron ne peut ignorer qu’un tel registre rappelle les sinistres « carnets anthropométriques » institués en 1912 afin de contrôler les « nomades », et qui ont servi d’instrument pour leur internement en camp de concentration et pour leur déportation.

De plus, la visite de Gabriel Attal coïncide avec le 2 août, journée européenne de commémoration du génocide des Roms et des gens du voyage durant la Seconde guerre mondiale.

Mais que voulez-vous, le marketing électoral passe avant tout. Selon le récent rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, les Roms sont toujours perçus comme un « groupe à part » par 63 % des Français [1]. La forme du racisme la plus banalisée. Un marché juteux si vous voulez conquérir l’Élysée. Si vous hésitez, le cinéma de Tony Gatlif peut vous aider à faire la différence entre les voleurs de poule et les voleurs de foule. C’est pas la même musique : Tony Gatlif, c’est Djelem, djelem, l’hymne tsigane. Ça peut se traduire par « je suis parti »…

Alors Latcho Drom, bonne route !

Daniel Mermet


Notes

[1Commission nationale consultative des droits de l’homme, La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Année 2025, 2026.


Source : https://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/latcho-drom-bonne-route

mercredi 16 septembre 2026

[FLASH INFO] Un nouveau-né de 2 jours en pleine mer







 

SOS MEDITERRANEE est une association qui a pour mission de sauver des vies, de protéger les personnes rescapées et de témoigner de la situation en mer et des multiples visages de la migration.

Elle est habilitée à recevoir les legs, donations et assurances-vie, entièrement exonérés des droits de mutation.
Demandez notre brochure pour plus d'informations.


lundi 14 septembre 2026

5 raisons de végétaliser les cours d’école

 


5 raisons de végétaliser 

les cours d’école

 

De nombreuses générations d’enfants ont connu le modèle traditionnel de la cour d’école entièrement recouverte de bitume et même parfois privée de tout végétal. Aujourd’hui, de plus en plus d’établissements expérimentent d’autres manières d’aménager leurs cours, en laissant davantage de place à la nature. Une configuration qui offre de multiples avantages, notamment en termes écologiques et éducatifs. Après un été caniculaire quasiment partout en France – n’en déplaise aux climato-négationnistes dans le déni, Mr Mondialisation revient sur un projet de renaturation plus que nécessaire.

 

En juin dernier, des parents très inquiets se sont mobilisés pour limiter la surchauffe des salles de classe, devenues de vraies fournaises.

Pourtant, avec des moyens et une organisation collective anticipée, végétaliser une cour de récréation pourrait devenir vital. Opter pour cette solution permettrait de lutter activement contre l’emballement climatique, mais aussi d’ouvrir l’esprit des plus jeunes à des problématiques environnementales et sociales. Mr Mondialisation vous présente à nouveau cinq raisons de généraliser cette idée à tous les établissements scolaires.

Lien pour voir la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=g0D5ICi6xrA

1) Lutter contre le dérèglement climatique

Si les environnementalistes se battent pour limiter l’intensité du réchauffement climatique, celui-ci est inévitable et a d’ailleurs déjà bien commencé. Résultat, les fortes températures, les sécheresses et les canicules vont se multiplier ces prochaines années.

Or, les espaces artificialisés, en particulier avec du bitume noir, favorisent grandement les îlots de chaleur. À l’inverse, les végétaux peuvent rafraîchir une zone, notamment grâce à l’ombre que peuvent offrir les arbres.

 

Lien pour voir la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=ftJSarL9qgw

En outre, les plantes ont également l’avantage de capturer du CO2 et donc de contribuer à limiter le dérèglement climatique. Enfin, retirer le bitume permet aussi au sol d’absorber l’eau de pluie et faciliter son cycle naturel.

2) Apprendre à vivre ensemble

C’est un rapport que l’on fait sans doute moins spontanément, et pourtant, une cour végétalisée offre plusieurs avantages au niveau de la socialisation des enfants. Elle permet d’abord de diversifier les jeux et mieux intégrer les filles.

En effet, les espaces traditionnels mettent fréquemment les garçons à l’honneur, notamment avec un terrain de football qui occupe généralement une place centrale dans l’école. Un sport qui a tendance à moins intéresser le genre féminin, qui de fait reste souvent en marge, comment le montre une enquête de l’UNICEF.

Avec une organisation spatiale différente, les enfants peuvent participer à plus d’activités ludiques et améliorer leur relation et leur coopération. Cette diversité permet en outre aux occupations des uns de ne pas empiéter sur celles des autres et donc de mieux cohabiter et intégrer tout le monde.

3) Améliorer sa santé et ses capacités

Une étude néerlandaise établit un lien de cause à effet entre la présence de la verdure et la diminution de l’agressivité, la violence et le harcèlement entre enfants. Il faut dire que de nombreuses recherches confirment également que le contact avec la nature fait énormément baisser le stress.

 

Lien pour voir la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=QbUUj9DDjWw

Mais ce n’est pas tout, puisque cette exposition améliorerait aussi le système immunitaire, les capacités motrices (notamment par la diversification des jeux et l’interaction avec l’environnement) et l’estime de soi. Elle inciterait les enfants à se dépenser. Et pour couronner le tout, le contacte avec la nature augmenterait tout simplement la sensation de sérénité.

4) Rêver

En présence d’un terrain vide, bétonné et sans vie, il est sans doute beaucoup plus simple de surveiller les élèves. Et c’est probablement pour cette raison que les cours d’école modernes ont été conçues ainsi.

Lien pour voir la vidéo sur YouTube :  https://www.youtube.com/watch?v=QOaCIB0_9lM

Et pourtant, pour évoluer de façon équilibrée, un enfant a, à l’inverse, besoin d’être stimulé, pour pouvoir rêver, escalader, manipuler, construire, inventer, ou encore se cacher. La diversité des espaces offerts par la végétalisation peut contribuer à fournir les éléments nécessaires à tous ces besoins.

Ce foisonnement va aussi permettre de développer une plus grande créativité à travers tout un imaginaire, mais également à encourager la curiosité et à porter un intérêt réel et empathique à tout ce qui entoure l’écolier.

5) S’ouvrir à la nature

Dans un monde où l’urbanisation est galopante et où les écoles en milieu rural ferment les unes après les autres, les établissements scolaires sont de plus en plus situés dans les agglomérations où la nature est elle-même déjà bien discrète.

Pour beaucoup d’enfants citadins, il n’existe donc presque plus aucun moyen de se connecter avec elle et d’apprendre à la respecter et à la protéger. Dans ce contexte, les cours végétalisées peuvent devenir une fabuleuse façon d’atteindre ces buts.

 Lien pour voir la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=UHGqySplHnY

 

Mieux, elles peuvent même prendre une dimension éducative avec une participation au jardinage, à la découverte des plantes ou encore à l’observation de la biodiversité (notamment les insectes et les oiseaux) favorisée par une telle configuration. Et dans une époque où la défense de la planète s’avère de plus en plus cruciale, ouvrir les futurs citoyens à ce genre d’enjeux apparaît comme une nécessité absolue.

– Simon Verdière, mise à jour par Mara Pron


Photo de couverture de Vitolda Klein sur Unsplash

Source : https://mrmondialisation.org/5-raisons-vegetaliser-cour-ecole/