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La solidarité s'organise pour aider les gens qui ont tout perdu suite au feu dévastateur dans les P.O
Voici cet appel
MOBILISATION SOLIDAIRE – 
Si besoin, contactez Elsa : 06 85 33 29 22
*Outils utiles* (si vous en avez, vos bras et votre énergie, c'est bien aussi) :
*Véhicules et matériel spécifique* :
Vous pouvez contacter *Valérie* (06 79 64 57 95) pour l'organisation du matériel.
Dash Q400-MRE à Bouleternère, dans les Pyrénées-Orientales, le 6 juillet 2026. - © Jean-Christophe Milhet / AFP
Par Scandola Graziani
17 juillet 2026
Pour freiner les feux de forêt, les pompiers français utilisent du « retardant », un produit rouge vif. Des scientifiques cherchent une alternative car il peut entraîner une fertilisation excessive des rivières et contenir des métaux lourds.
Un puissant jet rouge vif jaillissant d’un camion-citerne, un autre se déversant depuis le ventre d’un avion Dash… Pour maîtriser l’incendie en forêt de Fontainebleau, au sud-est de Paris, les pompiers ont épandu des litres de « retardant ». Cette substance colorée freine la progression du feu et protège la végétation, en la rendant moins inflammable.
Sa couleur rouge provient usuellement de l’oxyde de fer, un pigment d’origine naturelle, qui permet aux pompiers de savoir quelle zone ils ont déjà aspergée. Sur une vidéo du journal Le Parisien, on peut voir comment se déroule le largage, avec la mention « produit chimique non dangereux » à côté. Cette mixture rougeoyante est-elle vraiment sans risque pour l’environnement ?
En France, les pompiers utilisent du Fire-Trol-931, le cousin du Phos-Chek, massivement utilisé contre les incendies aux États-Unis. Il est produit par la même entreprise étasunienne, « Perimeter Solutions », nous informe la chimiste Lola Zavattoni, jointe par Reporterre. Doctorante sur les retardants à faible impact environnemental, elle participe à un programme national de recherche (ANR PREFIBIO) pour développer des solutions anti-incendie avec une entreprise française (Bioex).
À l’instar du Phos-Chek, le Fire-Trol est formulé à base de phosphate d’ammonium, une substance que l’on trouve habituellement dans la composition des engrais agricoles. La conséquence : « En cas de ruissellement ou de largage accidentel près d’une zone humide, sa présence dans les cours d’eau peut avoir un effet eutrophisant », explique Jean-Valère Lorenzetti, un post-doctorant qui participe également à ce programme de recherche. Soit un enrichissement excessif de l’eau par des nutriments, ce qui entraîne une prolifération des microalgues et des cyanobactéries au détriment des poissons et des écosystèmes aquatiques, montre une étude étasunienne de 2023.
Normalement, il s’agit d’une pollution « ponctuelle », mais dans certains cas, le produit peut s’infiltrer dans le sol, et polluer la nappe phréatique : « Ça dépend de la composition du sol, qui favorise ou non l’infiltration », précise Lola Zavattoni.
Si le produit peut temporairement polluer l’eau, il n’aurait en revanche pas d’effet négatif à long terme sur la végétation. « Le retardant peut provisoirement gêner la pousse des plantes à cause de son effet occultant, qui va bloquer la photosynthèse. Mais comme c’est un fertilisant, on remarque souvent un effet rebond avec une croissance rapide dans les années qui suivent », décrit Jean-Valère Lorenzetti.
Cependant, des études menées outre-Atlantique soulèvent un autre risque de pollution lié à la présence, dans ces retardants, de métaux lourds comme du cadmium, du chrome, de l’arsenic et de l’antimoine.
Une étude étasunienne publiée en 2024 montre que certains retardants, y compris le Phos-Check, contiennent des seuils de métaux lourds 4 à 2 880 fois supérieurs aux limites réglementaires pour l’eau potable, et potentiellement supérieurs aux seuils de toxicité pour la vie aquatique.
À la suite des incendies qui avaient ravagé la Californie en 2025, le média d’investigation indépendant LAist avait également mené une enquête pour étudier les concentrations en métaux lourds dans des échantillons de Phos-Chek. Leurs analyses confirmaient la présence de métaux lourds à des taux variables en fonction des prélèvements, sans que cela ne représente de réelle menace pour la santé humaine. En revanche, l’accumulation de ces métaux cancérigènes et reprotoxiques dans l’environnement pourrait, à terme, avoir un effet sur la biodiversité, s’inquiètait le média californien.
Comment expliquer la présence de ces métaux lourds dans les retardants anti-incendie ? « Cela pourrait venir des minerais d’où provient le phosphate d’ammonium, qui sont souvent riches en métaux [1] ou des inhibiteurs de corrosion qui sont ajoutés dans la formulation pour protéger les équipements », avance Maude Jimenez, enseignante-chercheuse en chimie à l’université de Lille, et directrice de thèse de Lola Zavattoni.
La chercheuse précise toutefois ne pas avoir entendu parler d’un tel problème de métaux lourds dans le Fire-Trol, utilisé en France : « Ce produit a été testé et validé par le Centre d’essais et de recherche qui fait beaucoup de tests, notamment sur la germination des plantes… C’est vraiment très encadré. »
Les trois scientifiques rencontrés par Reporterre s’accordent d’ailleurs tous pour dire que : « Les émissions issues de la combustion des incendies sont bien plus dangereuses, cancérigènes et délétères pour l’environnement que la pollution liée au produit retardant. Il n’y a pas photo. »
Pour autant, dans un souci d’écologie et de souveraineté, il et elles continuent à chercher des alternatives plus écologiques et plus locales au Fire-Troll étasunien. « Au sein du projet Prefibio, on travaille avec des écotoxicologues et on teste des produits biosourcés à base de protéines végétales. Pour cela, on utilise des déchets ou des produits secondaires de l’industrie agroalimentaire », explique Lola Zavattoni, qui n’a pas encore le droit de révéler la formulation de son produit.
[1] Il s’agit d’une hypothèse similaire à celle expliquant la présence de cadmium dans les engrais azotés.
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Source : https://reporterre.net/Incendies-quel-est-ce-produit-rouge-largue-sur-les-forets
Plusieurs associations de protection de la faune réclament la suspension de la chasse lors des épisodes de canicule,
estimant que les fortes chaleurs, la sécheresse et les incendies
fragilisent déjà fortement les animaux sauvages. Elles appellent le
gouvernement à adapter la réglementation face au changement climatique. (La Relève et La Peste)
Selon un rapport du service Copernicus, la qualité de l’air en Europe poursuit son amélioration grâce à la baisse des émissions de polluants liées aux transports, à l’industrie et au développement des énergies renouvelables. Le rapport souligne toutefois que les canicules et les incendies continuent de dégrader ponctuellement la qualité de l’air. (Euronews)
Le tribunal administratif de Paris a condamné l’État français pour préjudice écologique et lui ordonne de renforcer la protection des dauphins du golfe de Gascogne, avec l’objectif de limiter les captures accidentelles à 809 animaux par an dès l’hiver 2026-2027. (La Relève et La Peste)
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 85 % des dons de sang proviennent désormais de donneurs bénévoles, mais de fortes inégalités d’accès aux transfusions
persistent, notamment dans les pays à faibles revenus. L’organisation
appelle les États à renforcer le financement et la gouvernance de leurs
systèmes de transfusion. (Organisation mondiale de la santé (OMS))
Le quartier d’Ealing, à Londres, a réintroduit des castors pour restaurer une zone humide et limiter les inondations.
Selon les responsables du projet, cette solution fondée sur la nature a
permis de réduire les crues tout en favorisant le retour de la
biodiversité.(CNN)
La ville de Barcelone expérimentera un asphalte fabriqué avec du biochar issu de noyaux d’olive, capable de réduire jusqu’à 76 % les émissions de CO₂ liées à sa production. Ce projet entend valoriser les déchets agricoles tout en développant des infrastructures urbaines plus durables.(La Cara Buena del Mundo)
En Écosse, une centaine de bénévoles ont récolté 11 millions de graines d’arbres indigènes, permettant de faire pousser près de 8 millions d’arbres pour restaurer la forêt atlantique, un habitat aujourd’hui fortement menacé par les activités humaines et le changement climatique. (The Guardian)
En 2026, Hawaï confirme le maintien de son interdiction de la pêche aux requins,
en vigueur depuis 2022, afin de protéger ces espèces essentielles aux
écosystèmes marins. La loi interdit leur capture dans les eaux de
l’État, sauf exceptions limitées pour la recherche scientifique ou la sécurité publique. (World Animal News)
À l’approche de l’interdiction du commerce de viande de chien prévue en 2027, la Corée du Sud fait face à de nombreuses difficultés, entre éleveurs en difficulté, absence de solutions pour les centaines de milliers de chiens encore détenus et inquiétudes sur leur prise en charge. (BBC News)
À Gauriac (Gironde), la commune a racheté une parcelle de vigne située près de son école afin de créer une zone tampon et de réduire l’exposition des enfants aux pesticides. Le terrain est progressivement transformé en verger agroécologique, avec l’objectif de régénérer les sols et d’encourager la diversification agricole. (Vert)
– Mauricette Baelen
Source : https://mrmondialisation.org/chasse-air-et-dauphins-les-10-bonnes-nouvelles-de-la-semaine/
N'ayez pas peur : tout est sous contrôle !
17 juillet 2026
L’EPR de Flamanville (Manche) a été arrêté de manière fortuite, jeudi 16 juillet à 17 heures, a annoncé EDF. L’exploitant a détecté des mesures ne se situant pas « dans les plages souhaitées » sur deux des quatre motopompes du circuit primaire, le système qui assure la circulation de l’eau dans le réacteur.
EDF a donc décidé de mettre l’installation à l’arrêt. « Nous souhaitons dans un premier temps avoir une meilleure vision en allant directement dans le bâtiment réacteur pour mener un diagnostic et trouver les éventuelles solutions à envisager », a expliqué l’électricien, pour qui cette intervention relève de la « prévention ».
L’arrêt est prévu pour une durée d’environ dix jours. « C’est long, mais il s’agit d’analyses à opérer dans le bâtiment réacteur, cela nécessite donc toujours plus de temps », a indiqué EDF.
Le redémarrage de l’EPR est, à ce stade,
programmé pour le 26 juillet à 23 heures. Ce nouvel arrêt intervient
alors que le réacteur poursuit sa phase de montée en puissance. Lors du
lancement du chantier en 2007, EDF prévoyait une mise en service du réacteur en 2012. Mais il n’a été raccordé au réseau que le 21 décembre 2024. Le chantier a coûté 23,7 milliards d’euros, sept fois plus que le devis initial.
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