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mardi 10 février 2026

À Lyon, cette ferme compte nourrir 10 000 collégiens de légumes bio

À Lyon, 

cette ferme compte nourrir 

10 000 collégiens de légumes bio

 

28 octobre 2025

Mewan Melguen, maraîcher employé par la Métropole de Lyon, au dessus d'une zone test réussie avec des plants de salsifis.

La Métropole de Lyon a inauguré officiellement sa ferme urbaine cet automne. L’exploitation agricole assure l’approvisionnement en légumes bio des cantines de 38 collèges métropolitains, avec des variétés anciennes et locales.

Chassieu (Rhône), reportage

Sans transition, à la sortie du tramway, les champs grignotent le bitume. À deux pas de l’aéroport de Lyon-Bron, des légumes anciens du coin retrouvent une nouvelle jeunesse tandis que d’autres affrontent vaillamment les rayons du soleil. Début octobre, ça sent encore l’été dans ce coin de banlieue lyonnaise. Les tomates sont cramoisies, l’air saturé de basilic. Bienvenue à la ferme métropolitaine de Chassieu.

Unique en France par sa taille de 4 hectares, l’exploitation s’inscrit dans la stratégie engagée par la Métropole de Lyon dès l’arrivée au pouvoir des écologistes, en 2020 : la création d’une délégation dédiée à l’agriculture et l’alimentation, le soutien de projets agricoles pour assurer la relève sur le territoire et la sanctuarisation de terres pour limiter la bétonisation.

La ferme s’étend sur 4 hectares, ce qui en fait la plus grande de France du genre. © Antoine Boureau / Reporterre

« Il ne manquait plus qu’on devienne nous-mêmes paysans et qu’on produise nos propres légumes, sourit Jérémy Camus, vice-président en charge de l’agriculture et de l’alimentation. Le rêve, c’est que demain, à la cantine, les collégiens puissent déguster des poireaux bleus de Solaise [une variété ancienne de la commune éponyme du sud lyonnais]. »

2,3 millions d’euros d’investissements

Germa alors l’idée d’une ferme métropolitaine qui pourrait approvisionner les collèges du Grand Lyon en fruits et légumes bio et locaux. Un investissement de 2,3 millions d’euros de la Métropole de Lyon, dont 355 000 euros de la Compagnie nationale du Rhône, auxquels s’ajoutent des dépenses de fonctionnement estimées à 80 000 euros par an.

De longues rangées de poireaux bleus de Solaise, variété rustique et locale, seront bientôt récoltés pour fournir les cantines des collèges. © Antoine Boureau / Reporterre

Environ 15 tonnes de légumes ont déjà été récoltées depuis les débuts de la ferme, au printemps 2024. Actuellement, les deux maraîchers, Mewan Melguen et Éloïse Amini, livrent chaque semaine 38 collèges publics, soit environ 10 000 assiettes.

Le premier, ingénieur en sûreté nucléaire de formation, était maraîcher à son compte à Saint-Romain-de-Popey, après un passage dans l’agroalimentaire avant d’être recruté en janvier 2024. Sa collègue, arrivée il y a un an, était avocate. Un boulot difficile à concilier avec son militantisme écologiste, qui a fini par prendre le dessus à l’arrivée du Covid-19.

« J’ai toujours le même salaire à la fin du mois »

La trentenaire s’est alors formée à l’arboriculture. C’est elle qui est chargée du futur verger maraîcher de la ferme. Embauchés pour trois ans, tous deux sont salariés de la Métropole, en 35 heures hebdomadaires. Une sécurité de l’emploi et un niveau de vie « impensables » à son compte, assure Mewan Melguen : « Ici, quand je teste une nouvelle variété, si ça fonctionne tant mieux, sinon tant pis, je n’ai rien perdu. J’ai toujours le même salaire à la fin du mois. »

Mewan Melguen et Éloïse Amini, les deux maraîchers, sont salariés par la Métropole de Lyon. © Antoine Boureau / Reporterre

Car la ferme métropolitaine de Chassieu a aussi été pensée comme un espace d’expérimentation pour réintroduire des fruits et légumes endémiques. Les semences viennent majoritairement du potager conservatoire de la Métropole de Lyon, à Lacroix-Laval, qui estime que « plus de 80 % des variétés cultivées il y a cinquante ans n’existent plus ».

Elles sont ensuite massifiées par la ferme semencière métropolitaine de Charly, gérée par le Centre de ressources de botanique appliquée. Ces vieux légumes semblent retrouver une nouvelle jeunesse à Chassieu. En ce début octobre, les poireaux bleus de Solaise dressent fièrement leurs feuilles bleutées caractéristiques à quelques mètres du boulevard. Cet hiver, Éloïse Amini compte planter des pruniers Reine-Claude d’Oullins, une autre variété ancienne du coin.

Ce jour là, les deux maraîchers récoltent des carottes Napoli. © Antoine Boureau / Reporterre

Pour atterrir dans les assiettes des collégiens, ces fruits et légumes doivent être bons au goût, bio et résistants au changement climatique. C’est souvent là que le bât blesse, explique Mewan Melguen : « Les variétés locales sont adaptées au climat d’hier, c’est difficile d’en trouver qui survivent aux sécheresses actuelles. »

Aubergines, tomates et haricots viande

Des aubergines, par exemple, il ne reste plus qu’une rangée de feuilles anémiques. Tant pis. Les tomates, elles, ont survécu et donnent encore. Le haricot viande, une légumineuse robuste redécouverte il y a une dizaine d’années en Chartreuse, pourrait être le candidat idéal.

L’appui institutionnel permet aux maraîchers d’avoir accès à des machines coûteuses. © Antoine Boureau / Reporterre

Dernier point, essentiel : les légumes doivent se cuisiner facilement dans les cantines. Le calibre n’est pas laissé au hasard. Les pommes sont préférées petites, pour être données entières, tandis que les courges et les patates les plus grosses demanderont moins de temps d’épluchage. Les cuisiniers des 38 collèges du Grand Lyon sont « hyper contents » des légumes, rapporte Mewan Melguen, presque déçu que ces derniers ne soient pas plus exigeants.

L’année prochaine, les maraîchers, optimistes, estiment pouvoir récolter 40 tonnes de fruits et légumes. Des parterres de fleurs ont été plantés pour attirer davantage de pollinisateurs. Le seul inconvénient de la proximité avec la ville, d’après les maraîchers.

Les légumes de la ferme sont livrés à 38 établissements, parmi lesquels le collège des Battières dans le 5e arrondissement de Lyon, dont le chef cuisinier Bertrand Lafaury réceptionne ici la livraison du jour. © Antoine Boureau / Reporterre

À deux, la charge de travail est conséquente — « On finit à 17 heures, il ne faut pas traîner ! » rigole Mewan Melguen en enjambant ses plants de basilic, satisfait de voir qu’ils ont résisté aux canicules. Les maraîchers sont épaulés par des saisonniers l’été, et par une douzaine de machines agricoles dernier cri : planteuses, désherbeur thermique, semoirs, tracteurs…

Concentrée, Éloïse Amini manœuvre la dernière arrivée, une arracheuse flambant neuve qu’elle compte tester sur les carottes. Chacune de ces machines coûte en moyenne 10 000 euros. Des investissements impensables pour un agriculteur à son compte. La création d’une coopérative d’utilisation de matériel agricole est dans les tuyaux pour tisser des liens avec le monde agricole local.

La ferme fait partie d’une stratégie pour faire passer toutes les cantines de l’agglomération en 100 % bio. © Antoine Boureau / Reporterre

Mewan Melguen espère que les expérimentations menées à Chassieu essaimeront ailleurs. « On ouvre des portes pour les agriculteurs. On aimerait leur transmettre notre modèle pour améliorer leurs conditions de travail. » Les moutons de l’exploitant voisin, en conventionnel, l’écoutent d’un air distrait. « Avant qu’on l’explique, notre démarche était perçue comme de la concurrence déloyale », grimace Mewan Melguen.

« La ferme permet d’éviter des dépenses d’achat »

Pour éviter cet écueil, la ferme fournit uniquement les 38 collèges du Grand Lyon dont les cantines sont gérées par la collectivité, précise Jérémy Camus, soit environ la moitié des établissements. Les légumes livrés gratuitement sont déduits du budget des établissements. « La ferme permet d’éviter des dépenses d’achat », dit l’élu. Et de rappeler l’objectif de passer toutes les cantines en 100 % bio. Pas de place, donc, pour le marché conventionnel.

Les élèves qui aujourd’hui dégustent ces légumes locaux iront peut-être bientôt à la ferme pour des visites pédagogiques. © Antoine Boureau / Reporterre

Ces derniers mois, Jérémy Camus dit être « assailli » de coups de téléphone de collectivités de grande taille intéressées par le concept. Des villes de gauche ou écologistes comme Grenoble, Strasbourg, Montpellier, Nantes… « La ferme a l’air de porter ses fruits ! » se réjouit l’élu qui imagine déjà un réseau de fermes métropolitaines.

« Ces modèles sont possibles, poursuit-il, ce n’est pas juste un truc de Lyonnais ! » Il prévoit aussi un « retour à la terre » des écoliers. D’ici un ou deux ans, des visites pédagogiques pourront être organisées à la ferme urbaine, dont l’emplacement a aussi été choisi pour sa proximité avec le tramway. De quoi, peut-être, susciter quelques vocations à l’heure où la relève agricole manque cruellement.

En attendant, Mewan Melguen et Éloïse Amini se sont lancés un nouveau défi, et de taille : remettre au goût du jour le salsifis… « Frais, ça n’a pas le même goût », assure le maraîcher en caressant amoureusement les plants en cours de test. Le verdict tombera d’ici quelques semaines dans les cantines du Grand Lyon.

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Source : https://reporterre.net/A-Lyon-cette-ferme-urbaine-nourrit-10-000-collegiens-de-legumes-bio

lundi 9 février 2026

De fil en fil, l’Ariège reconstruit sa filière locale de laine

De fil en fil, 

l’Ariège reconstruit 

sa filière locale de laine

 

15 mars 2025

 

La renaissance de la filière laine en Ariège.

Dans les années 1980, la filière laine a périclité en France. En Ariège, des initiatives, portées par des éleveurs, ont retissé le secteur en privilégiant la mutualisation et la solidarité entre ses acteurs.

Ariège, reportage

Au bord de la route qui mène au hameau de la Jalousie, dans le nord de l’Ariège, un troupeau de tarasconnaises paît paisiblement. Reconnaissables à leurs cornes enroulées, ces brebis locales, qui vivent au rythme des transhumances, seront tondues au printemps et leur laine sera stockée à quelques centaines de mètres de là. « En Ariège, la laine pousse dans les champs, s’amuse Olivia Bertrand, loin de l’industrie textile mondialisée basée sur la pétrochimie et les OGM. »

Tisserande de formation, cette trentenaire a lancé Laines paysannes en 2016 avec son compagnon Paul de Latour, éleveur de brebis. Au sein de cette association devenue coopérative sous le statut de société coopérative d’intérêt collectif (Scic), le couple et les neuf salariés transforment et valorisent la laine. Celle tondue sur place, mais aussi celle récoltée en se déplaçant de ferme en ferme dans la région, « un territoire avec une grande tradition de pastoralisme  », souligne la tisserande.

Des brebis paissent au port de Salau, dans l’Ariège. Flickr / CC / PierreG_09

Après la tonte, la laine est triée à la main, lavée, filée, tissée, tricotée... Autant d’étapes réalisées soit sur place soit dans des filatures et ateliers «  à 400 kilomètres maximum de chez nous », précise Olivia Bertrand. En mettant en lien des acteurs locaux et en commercialisant le fruit de leur travail, la coopérative s’est donné pour mission de ressusciter une filière laine dans la région.

4 % de la laine valorisée

La tâche n’a rien d’évident. À l’échelle nationale, le secteur a périclité dès les années 1980, entraînant dans sa chute toute l’industrie liée à la transformation de cette fibre. Aujourd’hui, sur 10 000 tonnes de laine brute française produite par an, 4 % seulement sont valorisées dans l’Hexagone et une grande partie est envoyée en Chine… pour revenir parfois en Europe sous forme de pelotes ou de vêtements bon marché. En quelques décennies, la laine a ainsi perdu toute sa valeur : les grossistes l’achètent aux éleveurs entre 5 et 40 centimes le kilo.  

En France, les moutons sont donc principalement élevés pour leur viande. La tonte n’en est pas moins indispensable : sans elle, les animaux souffriraient de parasitisme ou de la chaleur. Elle coûte 2 à 3 euros par bête et se fait à perte. Faute de débouchés rémunérateurs, les stocks s’entassent dans les hangars des fermes françaises. Certains éleveurs en viennent même à la jeter ou à la brûler, d’autres l’utilisent comme engrais. 

Lire aussi : La laine française termine au fumier

Chez Laines paysannes, c’est tout le contraire : à contre-courant de la fast-fashion, la laine locale est transformée en vêtements, accessoires ou tapis qui ont vocation à durer. Par amour du produit, pour lutter contre le gâchis massif d’une ressource aux multiples vertus, mais aussi par conviction. En favorisant un nouveau débouché pour l’élevage de montagne, la coopérative promeut l’émergence d’une « économie agricole familiale et vivrière ».  

La petite structure est en passe de relever son défi. « 10 à 12 tonnes de laine brute par an sont valorisées par Laines paysannes », souligne Olivia Bertrand. 25 fermes adhèrent à la coopérative qui leur achète la laine à 1,20 euro le kilo, pour couvrir symboliquement le prix de la tonte. « On n’a pas vocation à valoriser toute la laine d’Ariège [environ 60 tonnes produites par an sur le département], dit Olivia Bertrand, mais notre modèle est reproductible. » En opposition au modèle capitaliste des  start-up, la structure crée un écosystème vertueux, écologique, mais aussi un « lien social rural » entre éleveurs et acteurs de la filière.

« Nous sommes au début de la reconstruction de la filière »

À une quarantaine de kilomètres de là, à Camarade, petit hameau du nord de l’Ariège, les chèvres angoras de Pauline Fis et Loïc Pélissier passent leurs journées dans le sous-bois de la ferme Mohair Pyrénées. Le couple est un maillon d’une autre branche de la filière laine : le mohair, connu pour sa douceur, sa solidité et ses vertus isolantes. Les chèvres, dont les bouclettes typiques commencent à se dessiner, passeront leur vie à la ferme jusqu’à leur mort. « Après la tonte hivernale ou estivale, le mohair est trié en lots selon sa qualité », explique l’éleveuse.  

Les chèvres angoras, dont les bouclettes typiques commencent à se dessiner, passeront leur vie à la ferme jusqu’à leur mort. Flickr / CC / myri_bonnie 

Avec seulement 9 500 kilos de laine brute par an, la production de mohair est plus discrète que celle de la laine de mouton. Mais elle connaît les mêmes problématiques. La disparition des manufactures, et avec elle la perte de compétences et de matériel, fragilise les petits acteurs, obligés de trouver des solutions pour leur survie. « Nous faisons partie d’une société d’intérêt collectif agricole (Sica), basée à Castres dans le Tarn, qui regroupe une centaine d’éleveurs, dit Pauline Fis. Cela nous permet de mutualiser les étapes de fabrication, et la Sica a racheté de vieilles machines des années 1960, qui en général partent dans les pays de l’Est. »

Et de préciser : « Nous avons embauché une tisserande, car le dernier tisserand de Mohair que l’on connaissait partait à la retraite et aucune manufacture ne voulait s’occuper de notre laine. » Lavage, filage, tissage, tricotage, le parcours de la laine made in France est long et coûteux. De l’autre côté du département, Laines paysannes a internalisé le tissage de ses tapis ainsi que la confection de vêtements pour faire face à l’inflation des prix en ateliers. Pour Olivia Bertrand, l’enjeu, « c’est la réappropriation des outils de production et l’autonomie ».

Une feuille de route présentée à l’Assemblée nationale

Soucieuse d’accompagner le mouvement, la région Occitanie tente d’identifier les besoins du secteur. « On va développer une plateforme de tri d’ici à quelques mois. C’est un projet structurant », dit Mélanie Tisné-Versailles, conseillère régionale. Le projet est porté par cinq acteurs de la filière, basés en Occitanie, souhaitant mutualiser l’étape de la collecte. « Nous sommes au début de la reconstruction de la filière », s’enthousiasme l’élue. 

Lire aussi : À 22 ans, elle a repris la ferme de son père... à sa façon

Le conseil régional a d’ailleurs adopté, en 2021, un contrat pour les filières textiles, laines et cuir sur cinq ans avec un budget de 19 millions d’euros. Au niveau national, le collectif Tricolor essaie de redonner une dimension nationale à la relance de la filière. Pascal Gautrand, son délégué, est convaincu qu’il faut changer d’échelle et milite pour que « tous les maillons de la chaîne soient ensemble ».

Mais y parvenir suppose des soutiens structurels. C’est pourquoi une feuille de route a été présentée au ministère de l’Agriculture en mai dernier. Elle synthétise 65 contributions des acteurs des filières.

La traçabilité, un argument de vente

Depuis ses bureaux ariégeois, Laines paysannes s’emploie à rendre la laine tendance, en soignant ses produits autant que sa communication. Sur leur boutique en ligne, les marchés ou magasins éphémères, les clients peuvent s’offrir une paire de baskets en laine à 180 euros, un pull pour 120 à 200 euros, ou un tapis tissé main à 3 000 euros. Les prix s’expliquent par le coût de fabrication et la volonté d’une rémunération juste des éleveurs et artisans. 

« C’est un acte militant d’acheter nos produits », soulignent Pauline Fis et Loïc Pélissier, conscients que le prix peut être un frein. Pourtant, pour les deux structures, la clientèle locale répond présente. La traçabilité est un argument de vente et « la laine est un formidable outil pédagogique pour expliquer la réalité du travail des éleveurs », dit Olivia Bertrand.

Sous le hangar de Laines paysannes, de gros ballots de laine sont stockés en attendant de poursuivre le chemin de la transformation. Ils sont étiquetés selon leur provenance, la race de brebis, leur couleur naturelle. Un travail de fourmi dans une filière en pleine renaissance, selon Olivia Bertrand : « Fabriquer un pull en laine d’ici, c’est une innovation territoriale. »

 

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Source : https://reporterre.net/De-fil-en-fil-l-Ariege-reconstruit-sa-filiere-locale-de-laine

dimanche 8 février 2026

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