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Des militants ont libéré 22 beagles d’un centre lié à l’expérimentation animale, dénonçant des actes de cruauté, dont des opérations sans anesthésie. Plusieurs activistes ont été arrêtés, tandis que des milliers de chiens resteraient encore enfermés dans ces installations (World Animal News)
La ville de New York peut désormais interdire la vente de foie gras, en raison des pratiques de gavage jugées cruelles. L’entrée en vigueur reste suspendue à des recours, dans un conflit entre bien-être animal et intérêts économiques (Time Out)
Après un siècle de contamination, la Quapaw Nation a dépollué ses sols et relancé une agriculture productive. Ce projet mené localement a permis de recréer des écosystèmes viables et de renforcer l’autonomie économique de la communauté (The Guardian)
À Hawaï, un programme paie les pêcheurs pour récupérer filets et déchets avant qu’ils n’atteignent les côtes ou la faune marine.Cette approche transforme une activité économique en levier direct de protection des océans (Good News Network)
Disparues à cause de la pollution et de la chasse, les loutres reviennent dans les Grands Lacs grâce à des programmes de réintroduction et à l’amélioration de l’eau. Leur présence indique un rétablissement des écosystèmes, malgré des menaces persistantes comme les polluants chimiques (Rewilding Magazine)
Des espèces comme le gypaète barbu et le milan royal réapparaissent dans les Alpes suisses après avoir été presque éradiquées. Ce retour est le résultat de décennies de conservation et témoigne d’un équilibre écologique retrouvé (RTS)
Dans les Pyrénées-Orientales, deux couples d’aigles de Bonelli se sont réinstallés après des décennies d’absence. L’espèce reste en danger et dépend d’une surveillance étroite en raison de sa reproduction incertaine. (France 3 Régions)
Le Conseil d’État a annulé un texte facilitant la création de plans d’eau au détriment des zones humides. La décision renforce la protection environnementale face aux pressions agricoles. (La Relève et la Peste)
Un complexe de recherche sera construit près du Mar Menor pour étudier et protéger les espèces locales. Il doit permettre d’améliorer les connaissances et guider les politiques de restauration écologique. (Onda Regional de Murcia)
Les nappes phréatiques en France ont été fortement rechargées après des précipitations importantes, avec une majorité de niveaux au-dessus des normales. Cette amélioration reste dépendante des conditions climatiques à venir. (La Relève et la Peste)
* Visuel de couverture : Unsplash
– Mauricette Baelen
Nassira El Moaddem est journaliste indépendante et présentatrice pour Arrêt sur images. © Lisa Drian/Vert
Dans son livre-enquête Main basse sur la ville, enquête au Blanc-Mesnil, territoire trahi de la République (Stock,
2026), la journaliste indépendante Nassira El Moaddem s’est penchée sur
la gestion politique du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis). Pressions sur
les employé·es de la mairie et sur certain·es habitant·es, financements
occultes… Elle a mis au jour des pratiques hallucinantes de la
municipalité. « C’est la première ville [de ce département] à avoir basculé à l’extrême droite »,
estime-t-elle, en référence à l’ancien maire (Les Républicains) Thierry
Meignen, aujourd’hui sénateur de la Seine-Saint-Denis. Contacté par Vert, il n’a pas répondu.
Aux élections municipales de 2026, il n’a pas été réélu : une défaite qu’il attribue à Nassira El Moaddem et à son ouvrage. « Je vais la faire condamner pour diffamation. Je vais la fouetter. J’irai au bout, elle va mourir, je la tue », avait-il déclaré au Monde, deux jours avant le second tour. En plus de ces menaces de mort, la journaliste et présentatrice pour Arrêt sur images raconte avoir été victime d’intimidations et de vol de matériel pendant son enquête. Avec sa maison d’édition Stock, elle a porté plainte contre Thierry Meignen auprès du procureur de la République de Paris. À la suite de ces révélations, Gérard Larcher, président (LR) du Sénat, a saisi le comité de déontologie de l’institution.
Auprès de Vert, Nassira El Moaddem revient sur son travail d’investigation et sur les pressions qu’elle a subies.
Au fur et à mesure, j’ai compris la peur ; j’ai compris la terreur des habitants. J’ai compris pourquoi les gens avaient tout simplement peur de me parler et de raconter leur histoire. Il y avait une nécessité de raconter et une peur de se livrer. Quand on est un habitant d’une ville où il y a un tel système mis en place, une telle emprise, on y réfléchit à deux fois avant de faire des confidences à une journaliste.
© Vert
Au départ, je n’y prêtais pas attention, mais j’ai fini par comprendre que j’étais suivie, y compris en dehors de la commune. J’ai été intimidée sur le terrain, jusqu’à ce qu’on me vole mon matériel professionnel juste devant l’école de mes enfants, alors que je n’habite pas au Blanc-Mesnil. Mais il n’est pas question de céder à ces menaces.
C’est une ville assez particulière : c’est la première à avoir basculé à l’extrême droite dans le 93. C’est un pur hasard que je m’y sois retrouvée. En 2020, c’était la crise sanitaire et je couvrais la question de l’impact du vide sur les habitants des quartiers populaires. J’ai rencontré les résidents du Blanc-Mesnil et il s’est avéré que les gens me parlaient plutôt de la manière dont la municipalité les maltraitait. Toutes leurs histoires m’ont intéressée : elles sont hallucinantes. C’est comme si j’avais une pelote de laine que je pouvais dérouler sans que jamais ça ne s’arrête. Ça a donné ce livre-enquête paru chez Stock.
Officiellement, Thierry Meignen est étiqueté Les Républicains : il appartient à ce groupe au Sénat. Officiellement, c’est donc quelqu’un de droite. Mais toute mon enquête consiste à documenter le fait que Thierry Meignen est à l’extrême droite, et depuis longtemps. Il a dissimulé son logiciel politique auprès des habitants du Blanc-Mesnil. Pourquoi ? Pour avoir la ville, il a bien été obligé de séduire, notamment dans les quartiers populaires.
Thierry Meignen est un proche d’Éric Zemmour et de Sarah Knafo, donc
de Reconquête. Il a reçu le premier à déjeuner au Sénat ; il a versé une
subvention de 20 000 euros à une association complètement bidon liée à
la seconde.
Jusqu’en 2024, il avait un directeur de cabinet, Vijay Monany, qui a été porte-parole de la campagne d’Éric Zemmour. Il est aujourd’hui secrétaire général adjoint du groupe parlementaire européen L’Europe souveraine des nations, où siègent Sarah Knafo et certains eurodéputés proches de la mouvance néonazie.
On observe une forme de trahison, quand on se dit que ce maire s’est rapproché de l’extrême droite la plus raciste au détriment des intérêts de ses administrés. Cette dissimulation a été très loin : il a noué des alliances politiques avec le Rassemblement national dès le début de son mandat de 2014. Ce que j’ai vu toutes ces années d’enquête, c’est un clientélisme extrêmement méthodique, industriel, organisé par cette droite-là.
Ce livre, je l’ai fait à destination des habitants ; je voulais qu’ils soient informés de ce qui se passait dans leur propre ville. Le problème, c’est qu’ils n’ont pas eu accès à mon livre. Au Blanc-Mesnil, il y avait une librairie jusqu’en 2015, mais elle a dû fermer parce qu’on lui a retiré un marché public. Aujourd’hui, le seul endroit où on peut acheter des livres au Blanc-Mesnil, c’est au centre Leclerc.
Problème : j’ai eu la confirmation que le livre avait été retiré des rayons. J’ai aussi appris récemment qu’il avait été placé dans un tiroir du bureau du directeur du magasin… La consigne était : si des gens veulent l’acheter, on leur donne au compte-gouttes.
Ils ne voulaient pas le mettre en évidence dans les rayons. Pour autant, ils ne pouvaient pas refuser de le vendre : c’est illégal. La solution trouvée a été de le mettre à l’abri, caché dans ce bureau. Ça me semble complètement hallucinant que ça puisse exister en France. J’espère que les choses changeront avec la nouvelle municipalité. Visiblement, il est de nouveau en rayon aujourd’hui. Tant mieux.
Oui… Les intimidations, elles ont plutôt lieu en ligne, c’est du cyberharcèlement. C’est notamment une opération de décrédibilisation de la journaliste que je suis. Il y a les traditionnels « Militante d’extrême gauche », « Islamo-gauchiste », voire « Islamiste ». On dit de moi que j’ai été payée par les communistes pour faire ce travail. C’est vraiment une opération de délégitimation, de décrédibilisation.
Je sais aussi que les proches de Thierry Meignen envoient des personnes assister à mes rencontres pour voir avec qui j’échange et rapporter ce que je dis. C’est dans cette ambiance-là que la promotion et les rencontres autour du livre se font. Mais je suis très sereine. C’est important d’aller à la rencontre des habitants pour pouvoir faire la restitution de mon travail. Et, surtout, écouter ce qu’ils ont à me dire.
Voilà plus de dix ans que les scientifiques alertent sur la «bombe sanitaire» que représente le cadmium, un métal lourd hautement toxique qui contamine la population française. L’étude Esteban menée par Santé publique France en 2021 a notamment montré que 47,6% de la population générale adulte (18-60 ans) dépassait le seuil de concentration critique de cadmium urinaire de 0,5 microgramme par gramme de créatinine (l’indicateur de santé des reins, que l’on retrouve dans l’urine). Avec des niveaux jusqu’à trois à quatre fois supérieurs à ceux observés dans d’autres pays nord-américains et européens.
Les produits à base de céréales sont les principaux facteurs d’exposition au cadmium. © Adobe Stock
Moins connu que le plomb ou bien le mercure, ce métal est identifié au niveau européen comme un contaminant préoccupant pour la santé publique, car reconnu comme « cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction » (CMR). Il est associé aussi, comme le rappelle l’Anses, à des « atteintes rénales » et à « une fragilité osseuse à la suite d’une exposition prolongée », qui peut même conduire à l’ostéoporose.
Pour trouver l’origine de cette contamination, pas besoin d’aller chercher très loin. Ce mercredi, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) confirme dans une vaste étude qu’une « part significative » de la population française est imprégnée à des niveaux «préoccupants» au cadmium, et que « l’alimentation est de loin la source majeure d’exposition ». L’agence a étudié l’ensemble des facteurs d’exposition possibles : « alimentation, eau, air, poussières, sol, produits cosmétiques, tabagisme », ainsi que les différentes voies d’exposition : « ingestion, inhalation, cutanée ». Résultat, l’alimentation représente jusqu’à 98% de l’exposition au cadmium dans la population hors fumeur·ses.
Les aliments qui y contribuent sont à la fois ceux dont la teneur en cadmium est importante, mais aussi les plus consommés par les Français·es. Les « produits céréaliers : céréales du petit-déjeuner, pains et produits de panification sèche, viennoiseries, pâtisseries, gâteaux et biscuits sucrés, pâtes, riz et blé ainsi que les pommes de terre et certains légumes », détaille l’Anses. Mais aussi le tabac, « qui constitue une source supplémentaire d’imprégnation au cadmium ». À l’inverse, note l’institution, « le chocolat est un contributeur mineur à l’exposition au cadmium, par rapport aux produits céréaliers et aux pommes de terre ».
Cette contamination n’a rien d’un hasard. Naturellement présent dans l’environnement, le cadmium est contenu surtout dans les engrais phosphatés, des fertilisants fabriqués à partir de roches contenant du phosphore que les agriculteur·ices (en bio ou en conventionnel) utilisent pour augmenter les rendements. Après avoir été épandu dans les champs, le cadmium est absorbé par les végétaux et contamine les aliments.
En France, l’usage d’engrais phosphatés à forte teneur en cadmium importés du Maroc peut expliquer les concentrations plus élevées chez les Français·es qu’ailleurs. « Le pays possède les plus grandes réserves minières en phosphate du monde, mais ses roches affichent des teneurs en cadmium très élevées, jusqu’à 73 mg/kg », rapporte Le Monde.
En juin 2025, toujours selon Le Monde, des médecins de la Conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé-médecins libéraux (URPS-ML) avaient envoyé une lettre au premier ministre et aux ministres de la santé, de l’agriculture et de la transition écologique pour faire part de leur « grande inquiétude » vis-à-vis de la contamination au cadmium des Français·es.
L’Anses appelle à « agir dès à présent ». « Si les niveaux d’exposition actuels se maintiennent et qu’aucune action n’est mise en place, des effets néfastes à terme sont probables pour une part croissante de la population », alerte Géraldine Carne, qui a coordonné l’expertise à l’Anses.
Pour freiner cette contamination jugée « préoccupante », l’agence identifie plusieurs leviers d’action. En premier lieu, « appliquer
dès que possible des valeurs limites en cadmium pour les matières
fertilisantes épandues sur les sols agricoles, en particulier pour les
engrais minéraux phosphatés ». Pour cela, l’institution rappelle les
valeurs qu’elle avait déjà recommandées en 2019 : ne pas dépasser un
apport de 2 grammes de cadmium par hectare de surface agricole et par
an. Pour respecter ce seuil, une teneur maximale de 20 milligrammes de
cadmium par kilogramme (mg/kg) de phosphate dans les produits « de type engrais minéraux phosphatés » est « recommandée ».
Actuellement, le seuil appliqué en France est de 90 mg/kg de phosphate, soit plus du double de la norme en vigueur dans l’Union européenne – de 40 mg/kg depuis 2025. Ce seuil va d’ailleurs diminuer, pour passer à 20 mg/kg à partir de 2035 dans toute l’UE. Certains pays tels que la Finlande, la Hongrie et la Slovaquie l’appliquent déjà.
Par ailleurs, l’Anses dit soutenir les nouvelles pratiques agricoles qui ajustent « le type et les quantités de matières fertilisantes en fonction des sols et des cultures », ainsi que le recours à des techniques « permettant de mobiliser le phosphore déjà présent dans les sols afin d’éviter de nouveaux apports ».
Si possible, les agriculteur·ices sont encouragé·es à s’approvisionner en engrais moins riches en cadmium, ou à mettre en œuvre des « procédés de décadmiation » de ces engrais. Une « révision de l’étiquetage des engrais », qui mentionnerait notamment la teneur en cadmium, est poussée par l’Anses.
À l’échelle individuelle, l’agence sanitaire préconise de limiter la consommation de produits à base de blé, sucrés et salés, « tels que les céréales du petit-déjeuner, gâteaux, biscuits ». Et d’introduire, à l’inverse, plus de légumineuses dans les repas.
Émission à écouter
L'invité d'ICI matin Roussillon
En
commun 66 se bat depuis plusieurs années pour contrer cette hérésie
prête à sortir de terre à Villeneuve-de-la-Raho. Un golf 18 trous !!!!!
Dans notre département, si atteint par le manque d'eau ces dernières
années, cette ambition politicienne donnée à une entreprise privée nous
obligeait à une mobilisation dense et sérieuse pour éviter cet
accaparement de l'eau pour un business qui ne concerne que moins de 1 %
de la population. Pendant que l'on nous interdit d'arroser nos petits
potagers, de remplir nos piscines gonflables pour rafraîchir nos enfants
l'été, eux pourront aller “putter”…
Pour notre opposition à ce projet,
la justice qui n'a pas voulu entendre nos arguments indiscutables a
donné raison aux climatosceptiques… et nous condamne à payer des frais
aux millionnaires porteurs de ce projet. En commun 66 se bat sur
beaucoup de fronts sans jamais avoir demandé la moindre subvention. Nous
devons cette fois-ci compter sur vous pour nous permettre de continuer à
préserver les biens communs dans les Pyrénées-Orientales. Merci à vous
tous… 2000 €… On doit pouvoir y arriver tous ensemble…