Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...
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samedi 6 avril 2024
vendredi 5 avril 2024
Pétition : le loup doit rester une espèce strictement protégée !
Pétition :
le loup doit rester
une espèce strictement
protégée !
La Commission Européenne propose de déclasser le loup de son statut actuel de protection stricte. Ce qui, concrètement, pourrait autoriser sa chasse. Ce n’est ni nécessaire, ni justifié. Et cela mettrait clairement en péril l’avenir de l’espèce, à l’heure où les efforts pour sa conservation commencent tout juste à porter leurs fruits…
Aujourd’hui, nous appelons le gouvernement français à s’opposer à ce projet dangereux pour la biodiversité et la vie sauvage. En signant cet appel, vous pouvez dire non à cette proposition insensée !
Ce projet de déclassement est NÉFASTE pour le loup mais pas seulement… En proposant d’affaiblir le niveau de protection d’une espèce protégée dans une convention internationale 1 , la Commission met également en danger la préservation des espèces et des habitats naturels dans leur ensemble, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’UE. Le lynx, l’ours brun et bien d’autres espèces pourraient être les prochaines victimes de cette décision.
Ce projet de déclassement est INACCEPTABLE. Si les partisans de l’abaissement de la protection affirment que les populations de loups ont augmenté au cours des vingt dernières années, les études montrent une vulnérabilité de ses effectifs en Europe. Selon l’Union Internationale de Conservation de la Nature, six des neuf populations de loups présentes dans l’UE sont vulnérables ou quasi-menacées. Selon la Commission elle-même, le statut de conservation du loup n’est favorable que dans la région alpine.
Ce projet de déclassement est HORS-SUJET. La Commission agite le spectre de la prédation du loup sur les troupeaux, l’accusant de tous les maux, ce qui est juste une diversion… Les véritables menaces pesant sur l’élevage sont liées aux importations sans contraintes. Le déclassement du loup ne changera rien aux difficultés économiques de la filière. De plus, en France, la prédation est stabilisée depuis sept ans, démontrant l’efficacité des mesures de protection mises en place, fondées sur le triptyque bergers, chiens de protection et clôtures : les attaques de loups impactent moins de 0,067 % du bétail européen en moyenne.
Ce projet de déclassement est DISCORDANT avec l’opinion publique car il ne tient compte ni de l’avis, ni des attentes des habitants des territoires concernés : plus des deux-tiers (68 %) des personnes vivant dans des zones rurales estiment que les loups devraient être strictement protégés et près des trois quarts d’entre eux (72 %) reconnaissent que l’espèce a le droit d’exister dans l’Union européenne 2 . Plus de 80% des contributions à la consultation publique sur le Plan National d’Action sont défavorables au déclassement et à la facilitation des tirs létaux.
Ce projet de déclassement est basé sur de FAUX PRETEXTES. “Trop nombreux, dangereux, ingérables”… les partisans de ce déclassement font ressurgir le mythe du grand méchant loup. En France, pourtant, la dernière situation d’attaque d’un loup sur l’homme date de 1918. Et il s’agissait d’un animal enragé.
Ni ange, ni démon, le loup est un super-prédateur. En chassant des proies sauvages, il contribue à réguler de nombreuses espèces. De plus, en les contraignant à se déplacer, il permet à la végétation de se régénérer. Par contre, il ne met pas en péril les populations d’ongulés sauvages, comme le laissent entendre certains promoteurs du déclassement.
Protéger le loup, c’est protéger une espèce aussi emblématique qu’indispensable à l’équilibre des écosystèmes qui nous entourent.
Nous sommes convaincus qu’une cohabitation harmonieuse est possible. Nous soutenons des actions pour aider les bergers à protéger leurs troupeaux. Renforcement de la présence humaine aux côtés du bétail, chiens de protection, pose de clôtures appropriées, expérimentations d’effarouchement…
Pour mettre les animaux d’élevage à l’abri, ces mesures fonctionnent !
En signant cet appel, demandez au Gouvernement français de s’opposer au projet de déclassement du loup, qui vise à simplifier les conditions de destruction de cette espèce protégée, et défendez la possibilité d’une coexistence pacifique entre le loup et les activités pastorales en privilégiant une politique de protection renforcée des troupeaux.
Une pétition soutenue par les associations :
NB : il s’agit d’une seule et même pétition, relayée sur les sites web des différentes associations.
Si
vous souhaitez aider l’ASPAS à protéger le loup, mais aussi la faune
sauvage dans son ensemble, vous pouvez faire un don ou adhérer ici…
Source : https://www.aspas-nature.org/petition-le-loup-doit-rester-une-espece-strictement-protegee/
jeudi 4 avril 2024
YALLAH GAZA - Documentaire - Samedi 6 avril 17h - Salle des fêtes Villefranche de Conflent - Projection-débat -
« Yallah Gaza », le nouveau documentaire de Roland Nurier, tourné peu avant la guerre actuelle, aborde les aspects historiques et géopolitiques ; il parle des politiques palestinienne et israélienne, de Droit international et de ses violations.
Il démystifie les préjugés, décrivant une société normale qui (sur)vit dans un environnement totalement anormal.
Plus de deux millions d’êtres humains (4 à 5 fois la population de Paris) entassés sur un territoire équivalent à la superficie d’une métropole comme Toulon et maintenue depuis bientôt 20 ans sous blocus terrestre, maritime et aérien israélien.
Et aujourd’hui à nouveau sous les bombes.
Projection-débat
Samedi 6 avril - 17h
Salle des Fêtes
21 rue Saint-Jean - Villefranche-de-Conflent
Organisée par le collectif Solidarité Palestine Conflent en partenariat avec le collectif La Clé
mercredi 3 avril 2024
Jeudi 4 avril - Disco Soupe 2024 - Prades
La Disco Soupe est une action internationale de sensibilisation contre le gaspillage alimentaire.
Elle est gratuite en réaction aux échanges monétaires de
la société capitaliste de surconsommation.
Les gens apportent un épluche-légumes et on prépare une soupe tous et toutes ensemble avec de la musique et des petites surprises.
Bâtiment Chefdebien, Boulevard de la Gare - 66500 PRADES
06 07 06 11 15
Facebook/Couleur-Famille-
Equipe de COULEUR FAMILLE
mardi 2 avril 2024
// La Lettre d'Info Alchimique //Au plaisir de vous croiser par ici ou par là !
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lundi 1 avril 2024
A69 - Victoire des écureuils qui obtiennent la protection des arbres grâce aux mésanges
A69 :
victoire des écureuils
qui obtiennent
la protection des arbres
grâce aux mésanges
« C’est très beau car on s’est battus pour le Vivant et c’est finalement lui qui nous a sauvé » explique Reva
Texte : Laurie Debove
Photographie : Matthieu RONDEL / AFP
25 mars 2024
L’OFB a fini par leur donner raison. Après 39 jours de siège pour empêcher l’abattage illégal des arbres situés sur le site nommé la Crem’Arbre, les écureuils sont descendus. Grâce à eux, des mésanges bleues ont été observées en train de nicher, ce qui confirme le placement des arbres sous la protection de la loi jusque début septembre.
Victoire d’étape des écureuils contre l’A69
Au sol, l’émotion est palpable lors que les écureuils descendent des arbres après 39 jours de siège. Alors qu’ils en étaient rendus à manger des bourgeons de platane afin de lutter contre la faim, complètement à court de vivres depuis le 14 mars, la détermination et le courage des écureuils a fini par payer.
« C’est une super nouvelle. A des moments, la situation semblait éternelle avec une aggravation de notre état à chaque instant. On descend des arbres avec une victoire collective, et même si on n’a pas encore eu de moratoire, c’est l’une des premières grandes victoires » sourit Reva pour La Relève et La Peste
Grâce à Reva, Anna et une autre écureuil perchée dans le chêne « Fourmis », et « surtout à tous nos soutiens au sol sans qui nous n’aurions pas tenus » précise Anna, la vérité a pu éclater sur le caractère illégal du déboisement que voulait faire le concessionnaire NGE-Atosca.
https://x.com/violencespolice/status/1772206621919215681?s=Reva et Celik, deux écureuils qui avaient entamé aux côtés de Thomas Brail une grève de la soif en octobre 2023. Crédit : GNSA
« Comme nous n’avons eu de cesse de le marteler, ce bois ne peut faire l’objet de défrichements de mi-novembre au 1er septembre de chaque année, qui plus est suite à la plainte qui a été déposée démontrant la nidification actuelle de mésanges bleues sur le site. L’OFB, par l’intermédiaire du procureur, a confirmé à nos avocates que le bois de la Crem’arbre est bel et bien classé à fort enjeu environnemental, conformément à ce que nous avancions. » a réagi le collectif d’associations opposées au projet de l’autoroute A69
Avec cette classification, les défrichements et déboisements n’étaient pas autorisés entre le 1er février et le 1er septembre. Fait que réfutait le concessionnaire NGE-Atosca alors qu’il tentait de passer en force pour défricher la zone, au mépris de la sécurité des écureuils perchés dans les arbres, à parfois plus de 20m de hauteur.
Mais depuis le 16 mars, les écureuils assistent avec attendrissement au retour des mésanges, dont un couple a commencé à construire un nid dans « Fourmis », un chêne occupé de la Crem’arbre. Cette identification de nid protège les arbres, ainsi que l’a confirmé l’OFB par l’intermédiaire du procureur.
Le retour des volatiles tient du miracle tant la zone a été l’objet d’un dispositif répressif agressif qui a noyé les habitants du lieu sous des pluies de gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement, perturbé la faune et la flore de nuit en usant des projecteurs puissants afin d’empêcher les écureuils de dormir.
Des atteintes graves à la presse ont aussi eu lieu tout le long du siège, avec les journalistes tenus à l’écart des écureuils ainsi que nous l’avons dénoncé dans une tribune collective. Même dimanche, jour où les écureuils ont enfin pu descendre des arbres, une journaliste de France3 a été jetée à terre par une policière alors qu’elle tentait de se rendre au pied des arbres pour filmer la descente en rappel des écureuils.
https://x.com/violencespolice/status/1772206621919215681?s=20https://x.com/violencespolice/status/1772206621919215681?s=20
La répression a été telle qu’elle avait été dénoncée par le rapporteur des Nations Unies, Michel Frost, qui s’est réjoui sur les réseaux sociaux du dénouement de cette lutte.
Une symbiose entre des humains et des arbres
Grâce aux écureuils, entre la moitié et les deux tiers des arbres ont été sauvés des tronçonneuses. Tous ceux d’un site plus loin, nommé la Calabre, sont également encore en vie, dont de très beaux chênes.
Les écureuils ne savaient pas que les platanes étaient comestibles avant de grimper. Alors que leur situation devenait critique à cause de l’interdiction du ravitaillement par les forces de l’ordre, c’est l’apparition des premiers bourgeons qui leur a littéralement sauvé la vie. Reva a perdu 9 kilos en 39 jours, Anna environ 6 kilos.
« C’est très beau car on s’est battus pour le Vivant et c’est finalement lui qui nous a sauvé » explique Reva
« Même la stature de l’arbre, son port, sa hauteur nous a protégé des attaques des forces de l’ordre. Finalement, on a réussi grâce à toute son essence, tout son être, on était vraiment dans une forme de symbiose avec lui » explique Anna, qui était perchée dans le platane, à La Relève et La Peste
Une expérience de vie hors-norme qui laisse des traces, physiques d’abord avec beaucoup de fatigue accumulée et les organismes affaiblis, mais aussi sensorielles avec une autre perception du temps et de l’espace. Les écureuils vont désormais devoir se réhabituer à la vie sur le plancher des vaches.
« Le premier truc que j’ai mangé aujourd’hui, c’était un bourgeon de platane. Il était juste à côté de moi alors que j’avais grimpé un muret pour regarder le lever de soleil » confie Anna auprès de La Relève et La Peste
Pour Thomas Brail, le fondateur du groupe national de surveillance des arbres, qui a initié le mouvement de protection des végétaux, cette victoire reste amère.
« Je pense que les autorités sont bien embêtées de savoir qu’on avait raison depuis le début. Ce qui est triste, c’est l’énergie qu’on déploie pour un projet qui n’a aucun sens », a-t-il déploré dimanche lors du retour sur terre des écureuils.
La lutte n’est pas finie pour autant. C’est maintenant une course contre la montre qui s’engage sur le volet judiciaire. Les opposants à l’A69 attendent les suites de l’enquête pénale ouverte par le pôle environnemental, ainsi que celle de la commission d’enquête parlementaire.
L’objectif : obtenir le jugement du recours sur le fond avant le 1er septembre, afin d’éviter que l’A69 ne devienne une route illégale de plus, après sa construction et les ravages environnementaux qu’elle causerait, à l’image de celle de l’Oise ou du contournement autoroutier de Strasbourg.
Laurie Debove









