Vendredi 6 avril, salle Cocteau du lido : soirée ''Ciné-livres'' Prades 66500
Les Ciné-Rencontres vous proposent
en partenariat avec OMNIBUS
Salle Cocteau (2° étage du Lido)
Vendredi 6 avril
La soirée "Ciné-Livres"
2 films et un repas tiré du sac
entre les 2 projections
« Je ne mange pas de ce pain là - Benjamin Péret poète c'est-à-dire révolutionnaire » (2015),
est l’œuvre de Rémy Ricordeau. Ce film est consacré à celui qui fut, au
côté d’André Breton, un des principaux animateurs du mouvement
surréaliste, aussi radical dans tous les domaines qu’il est méconnu du
grand public. En retraçant son engagement poétique et politique, qui fut
la ligne directrice de toute sa vie, ce film se propose de le faire
redécouvrir au sein de ce qui restera la grande aventure intellectuelle
collective du XXe siècle. Éternel réfractaire à l'autorité
quelle qu'elle soit, les combats qu'a menés Benjamin Péret par
l’écriture comme dans l’action révolutionnaire l'ont été au service
d'une conception de l'émancipation humaine qui supposait à ses yeux la
liberté la plus absolue : celle de l'expression sensible comme celle,
concomitante, de la pensée critique. Novateur dans sa démarche poétique
autant que dans sa réflexion politique, les fulgurances dont l’auteur de
Mort aux vaches et au champ d’honneur et du Déshonneur des poètes a nourri son œuvre demeurent aujourd'hui un antidote salutaire contre les pestilences de l’époque.

"Une trop bruyante solitude"
Tourné
en 1994, mais sorti seulement sur les écrans en 2011, il a été réalisé
d'après l'œuvre éponyme écrite en 1976 par l’écrivain tchèque Bohumil
Hrabal – un familier du surréalisme. Dans sa paraphrase du Manifeste du surréalisme,
celui-ci ne remplace-t-il pas la phrase célèbre de Breton :
« Faites-vous apporter de quoi écrire » par : « Faites-vous apporter un
petit verre de rhum », dans le registre de l’humour désespéré de cette
fable philosophique. Mêlant brillamment le grotesque et le sublime, le
film raconte l’histoire d’Hanta, poète alcoolique condamné à presser
quotidiennement des livres voués à la disparition dans un sous-sol de
Prague, jusqu’au jour où la bureaucratie stalinienne supprime son unique
raison de survivre en décidant de moderniser sa misérable activité. Les
livres qu’il parvient à sauver sont pour Hanta, magnifiquement incarné
par Philippe Noiret, des compagnons de vie essentiels, comme les
colonies de souris qu’il nourrit, et comme les figures de temps anciens,
tels Jésus, Kant, Don Quichotte - ou son amour perdu -, qui se
succèdent très naturellement dans son souterrain…
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